Hicksville

Publié initialement en 1998 en langue anglaise, Hicksville est l’œuvre majeure de Dylan Horocks. Augmentée d’une introduction pour la nouvelle édition parue chez Casterman (à L’Association en 2001), l’histoire met en scène un journaliste parti à la rencontre de la nouvelle star des comics. Une ode au Neuvième art !

RÉSUMÉ DE L’ÉDITEUR

Le journaliste Léonard Batts a décidé d’écrire la biographie de la nouvelle star du comics américain Dick Burger. Il part enquêter dans sa ville de naissance, Hicksville, au nord de la Nouvelle Zélande. Dans ce patelin perdu au milieu de nulle-part, il va découvrir la capitale improbable et méconnue de la bande dessinée mondiale… A Hicksville en effet, chaque habitant est un spécialiste passionné de BD, chaque librairie, bibliothèque renferment des trésors à faire pâlir n’importe quel collectionneur. Cependant, à l’évocation du nom de Dick Burger, Léonard Batts se heurte au mutisme le plus total. Quel lourd secret se cache dans le passé de la star ?

UN HYMNE A LA BANDE DESSINÉE

Le récit de Dylan Horrocks est un véritable hymne à la bande dessinée ; il déclame tout son amour au 9e art (la bande dessinée européenne et les comics). D’une très grande qualité narrative, parfois ardu et dense, l’auteur australien navigue entre les lignes et les vignettes des grands auteurs.
Son héros, Léonard, journaliste simple, parfois naïf, part en Nouvelle-Zélande, sur le trace du nouveau petit génie du dessin, Dick Burger, le nouveau Jack Kirby, rien de moins. Il souhaite écrire un biographie sur ce jeune prodige. Dans cette ville fantasmée, au cœur du pays des maoris, tous les habitants ont de près ou de loin, des liens avec le monde de la bande dessinée. Mais pourtant, ils n’entendent pas aider le jeune homme dans sa quête : le fait de mentionner le nom de l’auteur et toutes les bouches se ferment ; le long périple de Léonard pour arriver dans le ville en témoigne. Pourquoi tant de mystères autour de Dick ?

UN RÉCIT MULTIFORME

Ce formidable roman graphique original et singulier, part dans tous les sens mais nous en apprend beaucoup sur la bande dessinée mais aussi sur Dylan Horrocks, entre ses envies, ses souvenirs personnels et ses propres créations. Dans son introduction, le lecteur apprend que son père a un côté Capitaine Haddock (qui se rêvait en dessinateur et qui possédait de nombreux albums de Tintin en français), qu’il aimait Les Peanuts de Schultz, les Moomins de Tove Jansson ou Capitain Marvel. Il entrecoupe son histoire de mini-récits avec des super-héros.

UN TRAIT PROCHE DE CELUI DE CHARLES BURNS

Le trait en noir et blanc de l’auteur d’At Work (Casterman, 2015) est d’une belle simplicité mais dégage une grande force, dans la veine de Charles Burns. Un dessin qui évoluera pour atteindre sa plénitude dans Magic Pen (Casterman, 2014), publié après Hicksville.

Article posté le mercredi 14 janvier 2015 par Damien Canteau

  • Hicksville
  • Auteur : Dylan Horrocks
  • Editeur : Casterman
  • Prix : 22€
  • Sortie : 14 janvier 2015

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

En savoir