Tout l’Art de Wonder Woman

Alors que le film Wonder Woman réalisé par Patty Jenkins sera dans les salles demain, les éditions Urban Comics dévoilent Tout l’Art de Wonder Woman, un sublime artbook signé Robert Greenberger.

75 ANS D’AVENTURES

Tout l’Art de Wonder Woman revient sur 75 années d’aventures de Diana Prince, la célèbre héroïne créée par William Moulton Marston. A travers 208 pages, Robert Greenberger dévoile tous les secrets de sa fabrication, de sa genèse à l’époque actuelle.

Il faut souligner que l’auteur de ce magnifique album est un spécialiste de super-héros comics. Il fut rédacteur en chef de Comics Scene, Starlog et Weekly World News mais surtout il occupa des postes stratégiques chez Marvel et DC Comics (Star Trek, Suicide Squad, Doom Patrol ou Lois Lane).

C’est en 1941 que Moulton imagine Wonder Woman. A l’époque ce fut un véritable tour de force puisque les comics étaient dominés par les hommes. Elle devint la première et était l’unique figure féminine de ces univers. Elle apparut dans le numéro 8 de la revue All-Star Comics.

Pour sa première apparition, le lecteur découvrit Steve Trevor – pilote de l’armée de l’air américaine – s’écrasant sur l’Ile du Paradis, lieu de vie des Amazones. C’est Diana Prince – la fille de Hippolyte, la reine – qui le secourut et l’emmena dans sa demeure. Jusqu’à présent, aucun homme n’était venu sur l’île.

WONDER WOMAN : PREMIÈRE HÉROÏNE FÉMINISTE

Lors de sa sortie, les éditions DC envoyèrent le communiqué de presse suivant : «Wonder Woman a été conçue par le docteur Marston dans le but de promouvoir au sein de la jeunesse un modèle de féminité forte, libre et courageuse, pour lutter contre l’idée que les femmes sont inférieures aux hommes et pour inspirer aux jeunes filles la confiance en elles et la réussite dans les sports, les activités et les métiers monopolisés par les hommes».

William Moulton  veut que Wonder Woman soit l’égérie de la lutte pour le droits des femmes. Il confiera au journal The American Scholar en 1943 : «Même les filles ne voudront pas être des filles tant que nos archétypes féminins manqueront de force, de vigueur et de puissance. Comme elles ne veulent pas être des filles, elles ne veulent pas être tendres, soumises, pacifiques comme le sont les femmes bonnes. Les grandes qualités des femmes ont été méprisées à cause de leur faiblesse. Le remède logique est de créer un personnage féminin avec toute la force de Superman plus l’allure d’une femme bonne et belle.»

Jusqu’à sa disparition en 1947, le scénariste écrit la quasi totalité des histoires de Wonder Woman et posa ainsi les fondations de sa légende. Néanmoins, il lui sera reproché les penchants un peu sado-masochiste et le côté trop érotique de son héroïne aimant humilier et ligoter homme et femme. Il fera équipe avec HG Peter pour le dessin qui lui aussi donne son identité graphique à la célèbre Amazone.

TOUT L’ART DE WONDER WOMAN : AMAZONES, TOURNOI, LA PANOPLIE ET  SES ADVERSAIRES

Dans Tout l’Art de Wonder Woman, Robert Greenberger décline les grandes thématiques liées à la super-héroïne. Ainsi il compose l’artbook en 12 chapitres. Si dans le premier, il revient sur la création, les suivants mettent en lumière :

  • Les Amazones. Morton s’est forcément inspiré de la mythologie grecque pour ces femmes immortelles. Après le combat contre Hercule et avec l’aide d’Aphrodite, elles gagnent l’Ile du Paradis. Là, Hippolyte façonne Diana dans de la terre glaise.
  • Le tournoi. Après la guérison de Trevor, il faudra une émissaire pour le raccompagner. Pour cela, Hippolyte imagine des défis. La gagnante sera l’accompagnatrice. Diana se confronte anonymement à ces épreuves et les remporte toutes. Elle dévoile sa vraie identité et ramène le pilote.
  • Les Olympiens. Si chez Moulton, les dieux grecs n’ont que peu d’influence sur Wonder Woman, les successeurs du scénariste les utiliseront beaucoup plus dans ses aventures; pour le meilleur comme pour le pire.
  • La panoplie. Marston imagine de nombreux objets pour Wonder Woman : les bracelets forgés dans l’amazonium qui fait ricocher les balles; une tiare ornée d’une étoile rouge (boomerang, communicateur avec la Justice League); le lasso qui contraint quiconque à dire la vérité et son avion invisible.
  • Les adversaires. Wonder Woman n’a pas d’ennemi qu’elle poursuit dans toutes ses aventures à proprement parler comme Lex Luthor pour Superman. On notera néanmoins : la Cheetah, Giganta, Zoom, le docteur Psycho, Paula Van Gunther ou Darkseid.

Dans Tout l’Art de Wonder Woman, le lecteur découvre des illustrations et des planches de plus grands maîtres du 9e art qui animèrent la célèbre Amazone, entre autres : Harry G. Peter, Romero Tanghal, Phil Jimenez, Pete Woods, Gary Franck, Terry Dodson ou encore Alex Ross.

Tout l’art de Wonder Woman : un album que tous les amateurs de Diana Prince doivent posséder dans sa bédéthèque.

Pour prolonger la thématique, vous pouvez parcourir les chroniques Comixtrip de :

Article posté le mardi 06 juin 2017 par Damien Canteau

Tout l'Art de Wonder Woman (Urban Comics) décrypté par Comixtrip le site BD de référence
  • Tout l’art de Wonder Woman
  • Textes : Robert Greenberger
  • Editeur: Urban Comics, collection Urban Books
  • Prix: 29€
  • Parution: 02 juin 2017
  • IBAN : 9782365779715

Résumé de l’éditeur : En 2017, la princesse amazone la plus célèbre du 9e art fête ses 75 ans ! Pour l’occasion, ce beau livre de plus de 200 pages revient sur le parcours de l’héroïne, de l’Âge d’Or à nos jours. Un panorama thématique et esthétique pour tout connaître de celle qui avec Superman et Batman forme la trinité des héros de DC Comics.

 

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

En savoir