Comixtrip http://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Wed, 18 Oct 2017 19:00:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.2 Cyparis, le prisonnier de Saint-Pierre http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/cyparis-prisonnier-de-saint-pierre/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/cyparis-prisonnier-de-saint-pierre/#respond Wed, 18 Oct 2017 19:00:53 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=40538 Vous ne croyez pas au destin ? que notre vie est toute tracée, jusqu’à nos derniers jours ? Après avoir lu l’histoire de Cyparis, vous n’en serez peut-être plus aussi sûr… L’incroyable destin de Cyparis Yé Krik! Yé Krak! Yé Mistikrik! Yé Mistikrak! Est-ce que la cour dort ?! Non! La cour ne dort pas! […]

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Vous ne croyez pas au destin ? que notre vie est toute tracée, jusqu’à nos derniers jours ? Après avoir lu l’histoire de Cyparis, vous n’en serez peut-être plus aussi sûr…

L’incroyable destin de Cyparis

Yé Krik! Yé Krak! Yé Mistikrik! Yé Mistikrak! Est-ce que la cour dort ?! Non! La cour ne dort pas! Ainsi débutent les conteurs Martiniquais! Et quelle histoire que celle de Cyparis. Qu’est ce qui a poussé ce courageux jobeur (une personne qui enchaîne les petits boulots) à boire du rhum plus que de raison, jusqu’à devenir un véritable danger et agresser un homme, ce qui lui a valu un joli séjour à l’ombre ? Eh bien probablement le destin! Car pendant son incarcération, plusieurs tableaux se joue dans la belle ville de Saint-Pierre.

Une montagne en colère

Alors que la vie est paisible sur cette île des Antilles, véritable havre de paix dans le monde, personne ne se doute que bientôt la montagne Pelée sortira de son sommeil, mais ne reproduira pas ses caprices précédents… Un autre trouble se prépare sur l’île, les élections… Alors que les politiciens sont plus occupés à savoir qui représentera le canton et qui prendra le pouvoir tant convoité, personne ne prête attention aux signaux naturels, si ce n’est un humble professeur de sciences naturelles qui tente par tout les moyens d’avertir le monde de cette catastrophe… En vain.

1 chance sur 40000

Ce qui devait arriver, arriva.. La montagne Pelée entre en éruption, et détruit tout sur son passage, rayant Saint-Pierre de la carte et tuant toutes les âmes qui y vivent. Toutes ? Non, car un irréductible chanceux en ressort indemne, Cyparis ! Découvrez dans ce magnifique album l’histoire d’un homme ordinaire au destin exceptionnel, par Lucas Vallerie, édité aux éditions de La Boîte à Bulles (éditeur de Les fantômes d’Ermo ou encore de Le monde à tes pieds) basée sur une histoire vraie sur fond de débâcle politique et de catastrophe tragique mais inévitable…

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Petite maman http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/petite-maman/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/petite-maman/#respond Tue, 17 Oct 2017 18:24:26 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=40620 Stéphanie a 15 ans lorsque naît Brenda, sa fille. Le père parti, les relations sont compliquées entre elles. De plus, le nouveau compagnon de la mère est violent. Halim Mahmoudi raconte leur quotidien dans Petite maman, un album âpre et dur aux éditions Dargaud. JOUR DE JOIE ? Ce devait être le plus beau jour de […]

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Stéphanie a 15 ans lorsque naît Brenda, sa fille. Le père parti, les relations sont compliquées entre elles. De plus, le nouveau compagnon de la mère est violent. Halim Mahmoudi raconte leur quotidien dans Petite maman, un album âpre et dur aux éditions Dargaud.

JOUR DE JOIE ?

Ce devait être le plus beau jour de la vie de Stéphanie : la naissance de sa fille Brenda. Mais voilà, lorsque l’on a que 15 ans, comment gérer au mieux une enfant alors que soit-même on est encore qu’une adolescente ?

Dans les années 80, même si c’était une décennie insouciante, avoir un enfant si jeune était aussi délicat qu’aujourd’hui. Il faut souligner, que le père – 17 ans – n’assumant rien, c’était fait la malle. Malgré la présence de sa mère, Stéphanie n’y arrive pas, elle sombre.

UN NOUVEAU COMPAGNON VIOLENT

La mère et la fille ont emménagé dans un autre immeuble juste derrière chez la grand-mère. Elles doivent donc apprendre à vivre l’une à côté de l’autre, s’apprivoiser et se comprendre. Mais, seule, Stéphanie ne peut pas. Entre crises de violence, crises de larmes et affections parfois feintes, la vie n’est pas une long fleuve tranquille. Les atomes crochus n’entrent jamais en scène.

Brenda est suivie par un psychologue et malgré l’aide de son médecin de famille qui lui conseille un pédiatre, Stéphanie ne donne pas de suite.

Les amies sont nombreuses à venir chez elles. Mais, comme le souligne Brenda : « on était resté des enfants ». Elles prenaient la vie comme elle vient, comme un grand terrain de jeu malgré leurs responsabilités de maman. D’ailleurs, la mère de Stéphanie « disait que maman ne grandirait jamais, parce qu’elle ne pensait qu’à elle, à ses copines et rien d’autre. »

Puis quelques temps plus tard, leur vie va basculer : Stéphanie rencontre un homme. Rapidement, il s’installe dans leur appartement et alors plus rien ne va. Déjà que ce n’était pas la joie, il fait subir les pires humiliations, de la pression psychologique et de la violence à Brenda« J’étais devenue morte. Je ne ressentais plus grand-chose… sauf peut-être les brûlures de l’eau chaude et des cigarettes. »

PETITE MAMAN : INVERSION DE STATUT

Attention Petite maman est explosif ! Ce très beau récit de Halim Mahmoudi ne laissera pas le lecteur indifférent, sans réaction. Rien que pour cela, l’objectif de l’album est atteint. Il faut souligner que Petite maman est d’une grande justesse dans les faits, complexe et aborde de nombreux sujets contemporains forts.

Illustrateur, scénariste et journaliste, Halim Mahmoudi a étudié le graphisme à Amiens. Il enseigne l’illustration et le scénario dans plusieurs écoles et universités. Après Arabico en 2011, il se révèle par la publication du formidable Un monde libre (Des ronds dans l’o, 2015) où il met en scène trois histoires sous forme de chroniques sociales autour de l’immigration.

A travers Petite maman – un sujet très glissant – il met en lumière la banalisation horrible des enfants maltraités. En France, deux enfants meurent chaque jour à la suite d’acte de maltraitance ! Effrayant ! Ici, la situation de Brenda est plus que délicate. Il faut dire que malgré les mains tendues, Stéphanie veut gérer comme une grande même si elle n’a que 15 ans. Un terrain fertile pour la maltraitance ?

La petite fille grandit alors plus vite que la moyenne de ses camarades. Elle se doit d’être forte, de ne jamais laisser paraître ses failles devant cet homme abject, sinon il s’y glisserait encore plus dedans. Elle se protège, protège son petit frère et devient même une mère pour sa mère. Cette inversion de statut est là encore bien dépeint, avec justesse. Veiller sur sa mère alors que l’on est encore petite fille n’est pourtant pas dans la logique, les rôles sont alors bouleversés.

Son dessin en trichromie (noir, blanc, bleu) restitue avec beaucoup de justesse ce drame de vie. Les cases s’enchaînent, s’entrechoquent et le découpage suit les tourments psychologiques de Brenda.

Pourtant, Halim Mahmoudi laisse entrevoir une éclaircie dans ce récit sombre et âpre. Il n’y aurait pas de déterminisme social, ni de redite du schéma subit. Brenda maman ne se comporte pas de la même manière que sa mère lorsqu’elle a un enfant. La grande force du récit étant de ne jamais donner de leçons et de ne pas juger la situation. Un album à hauteur des yeux d’enfance : fort et poignant !

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Souterrains : dans les profondeurs de la mine http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/souterrains-baudy/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/souterrains-baudy/#respond Mon, 16 Oct 2017 20:00:49 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=40393 Dans ces Souterrains sombres et instables, un groupe de mineurs est choisi pour tester un nouvel équipement et va se retrouver coincé dans les entrailles de la Terre… La surface et les souterrains Au début du XXème siècle, Henri et Lucien sont mineurs. Ils passent leurs journées dans la chaleur et l’obscurité de la mine […]

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Dans ces Souterrains sombres et instables, un groupe de mineurs est choisi pour tester un nouvel équipement et va se retrouver coincé dans les entrailles de la Terre…

La surface et les souterrains

Au début du XXème siècle, Henri et Lucien sont mineurs. Ils passent leurs journées dans la chaleur et l’obscurité de la mine pour tenter de survivre avec leurs familles respectives. Henri est délégué syndical, et peste à longueur de soirée dans son rade préféré contre les patrons de la mine et les avancées technologiques qui vont finir par les remplacer tous. Lucien, son beau-frère, s’amuse de le voir se débattre comme un beau diable face au patronat et tente à plusieurs reprises de le rassurer sur ses inquiétudes. Pourtant un jour, Lucien choisi d’être volontaire pour tester une toute nouvelle machine, destinée à aider les mineurs dans leurs tâches. Alors qu’ils sont dans un des souterrains les plus profonds, Lucien découvre la véritable nature de cette machine… Un robot. Et un robot très doué. Lucien prend alors conscience de l’impact que cet machine risque d’avoir sur sa vie et celle de ses camarades, et décide d’agir… Seulement voilà, la galerie s’effondre sous leurs pieds, et l’équipe est condamnée à descendre encore plus bas dans les souterrains, jusqu’à faire une découverte fantastique, extraordinaire mais également terrifiante. Un peuple entier de créatures fantastiques s’est établi juste sous la mine, et n’ont pas l’air ravis d’avoir de la visite…

Politique sur fond de fantastique

La crise minière est un sujet central dans Souterrains. Les ouvriers qui ont peur d’être un jour remplacés par des machines qui pourront fonctionner 24h/24, les ouvriers qui partent et qui ne sont pas remplacés, les patrons qui en demandent toujours plus pour en gagner encore plus… Tout cela à une fin telle qu’on la connaît de nos jours, que certains ont vu arriver depuis cette époque, et d’autres non. Une belle leçon de vie apparaît également sur l’esprit d’équipe, la morale et les enjeux du secret…

Romain Baudy (Pacifique) nous sert un très beau récit fantastico-politique tant au scénario qu’au dessin pour révéler pleinement sa personnalité d’auteur, le tout publié aux éditions Casterman.

Pour plus de bande dessinée sur le thème des mines, vous pouvez également consulter notre article sur Les Gueules Rouges de Jean-Michel Dupont et Eddy Vaccaro ou encore Koma, l’album de Pierre Wazem et Frederik Peeters.

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Festival BD Boum de Blois 2017 : le programme http://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-bd-boum-de-blois-2017/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-bd-boum-de-blois-2017/#respond Mon, 16 Oct 2017 09:59:50 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=40639 Le Festival BD Boum de Blois 2017 se déroulera du 24 au 26 novembre dans plusieurs lieux de la cité blésoise. Ateliers pour enfants, dédicaces, remises de prix, expositions, débats ou vente au enchères sont au programme de ce 34e festival, l’un des plus importants de France. 12 EXPOSITIONS 210 auteurs invités, 70 exposants et […]

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Le Festival BD Boum de Blois 2017 se déroulera du 24 au 26 novembre dans plusieurs lieux de la cité blésoise. Ateliers pour enfants, dédicaces, remises de prix, expositions, débats ou vente au enchères sont au programme de ce 34e festival, l’un des plus importants de France.

12 EXPOSITIONS

210 auteurs invités, 70 exposants et 22 000 visiteurs (en 2015) et aussi 12 expositions :

DES ATELIERS, des rencontres ET DES SPECTACLES

Des ateliers de pratiques artistiques pour les scolaires, des spectacles (La voix du vent, Le chasseur de rêves et Le grand méchant renard) et des rencontres d’auteurs sont organisés. Des conférences, des cafés littéraires, des débats et une journée professionnelle.

  • La liste des nommés pour les différents prix, consultable ici.

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Quai des Bulles 2017 : les sélections pour les prix http://www.comixtrip.fr/actualites/quai-des-bulles-2017/ http://www.comixtrip.fr/actualites/quai-des-bulles-2017/#respond Sun, 15 Oct 2017 20:52:18 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=40607 Quai des Bulles 2017. Créé en 1981, le Festival Quai des Bulles dévoile ses sélections pour les différents prix. A Saint-Malo, les lauréats seront dévoilés le samedi 28 octobre. Quai des Bulles 2017 : les sélections pour les prix Grand Prix de l’affiche 2017 : Michel Plessix. Le dessinateur disparu le 21 août dernier est […]

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Quai des Bulles 2017. Créé en 1981, le Festival Quai des Bulles dévoile ses sélections pour les différents prix. A Saint-Malo, les lauréats seront dévoilés le samedi 28 octobre.

Quai des Bulles 2017 : les sélections pour les prix

  • Grand Prix de l’affiche 2017 : Michel Plessix. Le dessinateur disparu le 21 août dernier est ainsi honoré pour la toute dernière affiche qu’il a réalisé.

 

  • Prix révélation ADAGP : Le profil de Jean Melville de Robin Cousin (FLBLB), lire notre chronique. Le lauréat a déjà été désigné.

Il concourait avec Le miracle de Vierves (Inne Haine), Charlotte et moi (Olivier Clert), Jeu décisif (Théo Calméjane), Salud ! (Nadar), Heidi au printemps (Marie Spénale), Jean Doux et le mystère de la disquette molle (Philippe Valette), Les deux vies de Baudouin (Fabien Toulmé), Natures mortes (Zidrou & Oriol) et Totem (Nicolas Wouters & Mikaël Ross)

 

  • Prix Ouest-France : les finalistes

Sauvage ou la sagesse des pierres, de Thomas Gilbert (Vide Cocagne), lire notre chronique

Monsieur désire ?, de Hubert et Séverine Augustin (Glénat), lire notre chronique

Ralentir, de Alexis Horellou et Delphine Le Lay (Le Lombard)

Magritte, ceci n’est pas une biographie, de Thomas Campi et Vincent Zabus (Le Lombard)

TER, de Rodolphe et Christophe Dubois (Daniel Maghen), lire notre chronique

Pereira prétend, de Pierre-Henri Gomont (Sarbacane), lire notre chronique

Ideal standard, de Aude Picault (Dargaud), lire notre chronique

Imbattable, de Pascal Jousselin (Dupuis)

La terre des fils, de Gipi (Futuropolis), lire notre chronique

S’enfuir, de Guy Delisle (Delcourt), lire notre chronique

 

A noter qu’un Prix Coup de coeur et des Prix scolaires sont aussi remis pendant cette cérémonie.

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Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2017 : Les finalistes http://www.comixtrip.fr/actualites/prix-de-la-critique-acbd-bande-dessinee-quebecoise-2017/ http://www.comixtrip.fr/actualites/prix-de-la-critique-acbd-bande-dessinee-quebecoise-2017/#respond Sun, 15 Oct 2017 20:01:55 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=40597 L’Association des critiques et journalistes de bande dessinée (ACBD) dévoile la liste des trois finalistes pour le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2017. Qui succèdera à l’album La Femme aux cartes postales de Jean-Paul Eid et Claude Paiement ? Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2017 […]

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L’Association des critiques et journalistes de bande dessinée (ACBD) dévoile la liste des trois finalistes pour le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2017. Qui succèdera à l’album La Femme aux cartes postales de Jean-Paul Eid et Claude Paiement ?

Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2017 : Les finalistes

Comment je ne suis pas devenu moine, de Jean-Sébastien Bérubé, Futuropolis
Louis parmi les spectres, d’Isabelle Arsenault et Fanny Britt, La Pastèque, lire notre chronique
S’enfuir : récit d’un otage, de Guy Delisle, Dargaud, lire notre chronique

MODALITES D’ATTRIBUTION

Ces trois titres ont été sélectionnés par les membres du comité de sélection du Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2017 parmi 70 ouvrages de bande dessinée publiés par des auteurs québécois entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017.

Les membres de l’ACBD sont invités à voter pour l’un des trois albums avant le 26 octobre.

Le 3e Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise (BDQ) sera remis dans le cadre du Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure, le vendredi 17 novembre 2017, à 17h.

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Prix Polar SNCF 2018 : la sélection des 5 albums retenus http://www.comixtrip.fr/dossiers/prix-polar-sncf-2018-bd/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/prix-polar-sncf-2018-bd/#respond Sun, 15 Oct 2017 09:23:54 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=40585 Prix Polar SNCF 2018. Voici la sélection des 5 albums retenus pour concourir à la prestigieuse récompense. Après Un léger bruit dans le moteur en 2013, Mon ami Dahmer en 2014, Zaï Zaï Zaï Zaï en 2016 et Apache en 2017, qui sera le lauréat en 2018 ? « Où qu’ils posent leurs pas, les personnages […]

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Prix Polar SNCF 2018. Voici la sélection des 5 albums retenus pour concourir à la prestigieuse récompense. Après Un léger bruit dans le moteur en 2013, Mon ami Dahmer en 2014, Zaï Zaï Zaï Zaï en 2016 et Apache en 2017, qui sera le lauréat en 2018 ?

« Où qu’ils posent leurs pas, les personnages de cette sélection se retrouvent aux frontières d’un monde hostile et étrange. Les bandes dessinées du Prix SNCF du polar 2018 ? En marge… » – Frédéric Prilleux, Président du Comité d’Experts Bande Dessinée du Prix SNCF du Polar.

Tous les albums ont été chroniqués par Comixtrip. Suivez les liens pour les découvrir.

Prix Polar SNCF 2018 : la sélection des 5 albums retenus

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Angoulême 2018 : Les prix scolaires http://www.comixtrip.fr/dossiers/angouleme-2018-les-prix-scolaires/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/angouleme-2018-les-prix-scolaires/#respond Sun, 15 Oct 2017 08:42:57 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=40580 Angoulême 2018 : les prix scolaires. Chaque année, en collaboration avec le Rectorat de Poitiers et l’Inspection Académique de la Charente, le Festival d’Angoulême organise trois prix à destination des écoles, des collèges et des lycées récompensant un album par tranche d’âge, désignés par les élèves. Les albums sélectionnés pour le Prix des écoles d’Angoulême 2018 […]

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Angoulême 2018 : les prix scolaires. Chaque année, en collaboration avec le Rectorat de Poitiers et l’Inspection Académique de la Charente, le Festival d’Angoulême organise trois prix à destination des écoles, des collèges et des lycées récompensant un album par tranche d’âge, désignés par les élèves.

Les albums sélectionnés pour le Prix des écoles d’Angoulême 2018 :

  • Bushido T.1 Yuki  de Gorobei & Thierry Gloris, éditions Dupuis, lire notre chronique
  • Emile et Margot T.7 Monstres en folie !  de Anne Didier, Olivier Muller & Olivier Deloye, éditions BD Kids, lire notre chronique du tome 4.
  • Le vélo géant de Lau Bergey & Nicolas André, éditions La Joie de Lire
  • Lili Crochette et Monsieur Mouche T.1 Le fléau du bord de l’eau de Joris Chamblain & Olivier Supiot, éditions de la Gouttière, lire notre chronique
  • Quand le cirque est venu de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert, éditions Delcourt, lire notre chronique

Les albums sélectionnés pour le Prix BD des collégiens 2018 :

  • Bergères Guerrières T.1 La relève de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais, éditions Glénat, lire notre chronique
  • Kushi T.1 le lac sacré de Patrick Marty & Golo Zhao, éditions Fei, lire notre chronique
  • La guerre de Catherine de Julia Billet & Claire Fauvel, éditions Rue de Sèvres, lire notre chronique
  • Le collège noir T.1 Le livre de la lune  de Ulysse Malassagne, éditions Grafiteen, lire notre chronique
  • Philippine Lomar T.2 Le braqueur des cœurs de Dominique Zay, Greg Blondin & Dawid, éditions de la Gouttière, lire notre chronique

LES ALBUMS SÉLECTIONNES POUR LE PRIX BD DES LYCÉENS 2018 :

  • Bâtard de Max de Radiguès, éditions Casterman, lire notre interview de Max de Radiguès sur Bâtard
  • L’amour est une haine comme les autres de Stéphane Louis & Lionel Marty, éditions Bamboo
  • Ma guerre, De la Rochelle à Dachau de Guy-Pierre Gautier et Tiburce Oger, éditions Rue de Sèvres, lire notre chronique
  • Mulo T.1 Crachin breton de POG & Cédrick Le Bihan, éditions Dargaud, lire notre chronique
  • Tu sais ce qu’on raconte de Gilles Rochier & Daniel Casanave, éditions Warum, lire notre chronique

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C’est la jungle! http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/cest-la-jungle/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/cest-la-jungle/#respond Sun, 15 Oct 2017 07:41:46 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=39982 Les nouvelles éditions Wombat proposent une version définitive de C’est la jungle!, un des sommets de la BD comique américaine du vingtième siècle. Pour découvrir ou redécouvrir tout le talent d’Harvey Kurtzman. UNE FIGURE DU NEUVIÈME ART Harvey Kurtzman (1924-1993) fut selon le New York Times, excusez du peu, « une des figures les plus importantes de […]

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Les nouvelles éditions Wombat proposent une version définitive de C’est la jungle!, un des sommets de la BD comique américaine du vingtième siècle. Pour découvrir ou redécouvrir tout le talent d’Harvey Kurtzman.

UNE FIGURE DU NEUVIÈME ART

Harvey Kurtzman (1924-1993) fut selon le New York Times, excusez du peu, « une des figures les plus importantes de l’Amérique de l’après-guerre ».  Fondateur et rédacteur en chef du fameux magazine Mad puis de plusieurs revues jusqu’à la fin des années 60, il fut aussi un scénariste prolifique et apprécié jusque dans les pages du Playboy d’Hugh Hefner, récemment disparu.

Sans son apport, assurent les spécialistes du 9e art, pas de mouvement underground en BD, pas de journal Pilote en France, pas d’Echo des Savanes, pas de Hara Kiri, pas de Fluide Glacial et pas non plus de Métal Hurlant…C’est dire. Bref, on a ici affaire à un monument…

QUATRE HISTOIRES DISTINCTES

C’est la jungle! a été publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1959 en format poche. C’est le premier roman graphique. Et ce fut un échec commercial. Depuis, les « graphic novels » ont fait bien du chemin et trouvé au fil des décennies un public de plus en plus large. Ce jungle book se compose de quatre histoires distinctes. La première, « Thelonius Violence », du nom d’un détective « à la cool » est une sorte de parodie des séries TV de l’époque, pleine de jolies filles, qui se déroule à un train d’enfer sur fond de jazz. On notera ici le sens de l’a propos de l’auteur qui fait coïncider coups de poing et éclats de voix de ses personnages avec des onomatopées musicales comme ce savoureux « Vaa Doodle De Blaaa »

La deuxième histoire, « Le cadre supérieur au complet de flanelle grise » est une satire féroce du monde de l’entreprise, en particulier celui de l’édition et de le presse magazine que Kurtzman a bien connu. Frais émoulu d’une école de commerce, le jeune Goodman Beaver , « bardé d’idéaux et de convictions morales, débordant d’enthousiasme, d’une envie dévorante de créer du neuf… Des produits de qualité qui amélioreraient la vie de son prochain » va être progressivement corrompu par les règles de l’entreprise qui l’emploie.

La troisième, « Frénésie sur la prairie », peut-être la plus drôle de ces histoires, se déroule « dans les vastes plaines du Nebraska ». Elle met en scène le shérif de Dodge city, Matt Dollin, qui poursuit sans relâche les truands mais qui se révèle un bien triste pistolero.

La quatrième enfin, « Décadence dégénérée », est basée sur les souvenirs de l’auteur lors de son séjour à Paris, une petite ville du Texas, baptisée ici Rottenville. Histoire cruelle de lynchage où une poignée de jeunes désœuvrés s’en prend à un des leurs et se méprend sur ses intentions.

SOUPLESSE ET NERVOSITÉ DU TRAIT

Tout au long de ces pages, Kurtzman développe un sens aigu du découpage. Le rythme est rapide, enlevé, démultiplié par des dialogues maîtrisés et des onomatopées originales. Son dessin est souple et nerveux.

Ses pairs ne s’y sont pas trompés, rendant tour à tour hommage à son talent de conteur et de dessinateur.

Dans cette troisième édition française de C’est la Jungle, dont le regretté Wolinski signa le prologue, tous s’acquittent de la dette dont ils se sentent redevables à travers des témoignages. Au lecteur du 21 e siècle de se forger son propre jugement…

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Mathieu Thonon : Entretien avec l’auteur de Brane Zéro http://www.comixtrip.fr/dossiers/mathieu-thonon-entretien-avec-lauteur-de-brane-zero/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/mathieu-thonon-entretien-avec-lauteur-de-brane-zero/#respond Fri, 13 Oct 2017 17:45:05 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=40008 Mathieu Thonon nous a accordé un entretien pour nous parler de son parcours dans la bande dessinée, de sa série Brane Zéro chez Akileos mais aussi de son nouveau projet Robots. Plongée dans un formidable univers de science-fiction ! Mathieu Thonon, quelles études dans le graphisme avez-vous suivi ? J’ai obtenu un baccalauréat STI Arts appliqués […]

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Mathieu Thonon nous a accordé un entretien pour nous parler de son parcours dans la bande dessinée, de sa série Brane Zéro chez Akileos mais aussi de son nouveau projet Robots. Plongée dans un formidable univers de science-fiction !

Mathieu Thonon, quelles études dans le graphisme avez-vous suivi ?

J’ai obtenu un baccalauréat STI Arts appliqués où l’on m’a fait découvrir plein de techniques picturales différentes (études de cas, recherches appliquées, de la scénographie, du design d’objets, du nu ou de la peinture) et c’était vraiment super cool !

Après, j’ai suivi les cours des Beaux-Arts à Orléans ce qui m’a permis d’obtenir un diplôme de graphiste. Je pensais y entrer pour apprendre à dessiner et j’y ai appris à être graphiste.

Actuellement je travaille à mi-temps en tant que graphiste et vidéo-graphiste donc ma formation initiale me sert encore beaucoup aujourd’hui.

Cela m’a aussi mis le pied dans l’univers de la typographie et de la mise en page du graphisme. Ce sont des parties que l’on touche peu en tant qu’auteur de bande dessinée et qui sont très liées à la composition de l’image. Cela a beaucoup enrichi mon univers. Pour la partie dessin, j’ai appris dans les grandes lignes, tout seul, en autodidacte.

« Gaston Lagaffe, c’est le tout premier livre que j’ai lu de ma vie. En maternelle, j’attendais de savoir lire pour pouvoir savourer Gaston Lagaffe. Je me souviens avoir feuilleté les albums sans savoir lire puis l’année d’après, les lire vraiment »

Plus jeune, est-ce que vous avez baigné dans le monde de la bande dessinée ?

J’en lisais beaucoup puisque chez mes parents, il y avait une bibliothèque assez fourni de ce côté là : tous les Tintin, Blake & Mortimer ou des Pilote. J’ai donc lu beaucoup de bandes dessinées classiques. Par exemple, je suis ultra-fan des Spirou de la période Tome & Janry.

Gaston Lagaffe, c’est le tout premier livre que j’ai lu de ma vie. En maternelle, j’attendais de savoir lire pour pouvoir savourer Gaston Lagaffe. Je me souviens avoir feuilleté les albums sans savoir lire puis l’année d’après, les lire vraiment. Le dessin de Franquin est celui qui m’a le plus influencé avec celui de Soda de Gazzotti et Tome. Actuellement, j’en lis beaucoup moins; je regarde plutôt des films et des séries.

Brane Zéro est votre première série, quelle en fut sa genèse ?

Cela a été beaucoup lié aux contraintes du milieu et du média. J’avais un autre projet qui me tenait à cœur depuis très longtemps – qui se construit à côté et que j’aimerais faire un jour – on m’a proposé de faire une bande dessinée dans le mensuel MBD Magazine, où je devais faire 12 pages par mois. A ce moment-là, je me suis dit que j’allais partir sur un autre projet et c’est comme cela que Brane Zéro s’est lancé. C’était sur le principe d’un récit-fleuve, tant que le magazine existait, je continuais l’histoire en la diluant autant que je pouvais.

J’avais donc l’idée générale et je suis parti sur 12 pages, ce qui constituait l’introduction. La publication a bien marché et le responsable du magazine comme moi étions contents. Entre temps, j’avais écris le scénario. J’ai donc enchainé 12 autres pages. La cadence était soutenue, mais le magazine a coulé le mois suivant.

Je me suis alors retrouvé avec 24 pages finalisées et un scénario. J’avais donc un dossier très complet, très professionnel et je l’ai envoyé à des éditeurs. Je suis alors passé de refus lors des cinq années auparavant à trois éditeurs qui voulaient le projet ! Je ne savais pas lequel choisir et pour plein de raisons j’ai retenu Akileos dont je connaissais bien le travail mais aussi parce que Edouard Cour – un ami des Beaux-Arts – avait déjà publié des albums chez eux. J’avais donc la possibilité dans le futur de dédicacer à côté d’un de mes potes, ça c’était marrant (rires) !

J’ai fini le story-board du premier tome et le scénario du deux, puis ensuite je me suis lancé dans la réalisation du tome 1.

« Ce sont aussi les vecteurs de pouvoir raconter une histoire […] sur les liens que l’on peut avoir avec les membres de sa famille, jusqu’où on est prêts à aller, ce que l’on a le droit de faire ou pas, par amour pour quelqu’un de sa famille »

Qui sont Henri et son grand-père ?

Henri et son grand-père sont les principaux protagonistes de Brane Zéro, ceux à travers qui le lecteur va vivre l’histoire. Ce sont des personnages auxquels on peut s’identifier. Le petit garçon et son grand-père traversent un monde post-apocalyptique en essayant d’y survivre. Ce sont aussi les vecteurs de pouvoir raconter une histoire de voyage dans le temps, sur l’amour, sur les liens que l’on peut avoir avec les membres de sa famille, jusqu’où on est prêts à aller, ce que l’on a le droit de faire ou pas, par amour pour quelqu’un de sa famille.

Pouvez-vous nous présenter les Langoliers ? Qui sont-ils ?

C’est ce que l’on serait si on pouvait faire tout ce que l’on veut, si l’on n’avait aucune limite, ni de contraintes physiques.

Au tout début, lorsque c’était encore le magazine, je voulais faire une histoire post-apocalyptique parce que l’on baignait beaucoup dedans à cette époque mais je ne voulais pas inventer un récit avec des zombies. J’avais envie de créer des créatures qui fassent peur mais qui ne soient pas des monstres avec de grosses dents. Le design a alors découlé de cela.

Lorsque j’invente quelque chose, c’est un mélange d’une idée cool que je vais essayer d’intégrer avec quelque chose de travaillé à plus long terme, un flot d’une idée plus générale. Ils sont donc un peu nés comme cela les Langoliers, de cette envie de designer des monstres qui fassent peur parce qu’ils ont des pattes, des formes jamais vues ailleurs, ils sont difficilement compréhensibles et c’est ce qui les rend effrayants. On a aussi du mal à lire leurs émotions. Il a fallu alors les intégrer à l’histoire. Petit à petit, cela a pris un sens, une logique.

La science-fiction est-il un genre que vous appréciez, qui vous attire ?

Oui, c’est un genre que j’apprécie plutôt pas mal, plus en écriture qu’en tant que consommateur. En tant que public, il y a très peu de choses que je n’apprécie pas. Tant que les choses sont à leur place, j’apprécie. Ce que je n’aime pas, ce sont des choses qui sont vendues pour ce qu’elles ne sont pas.

En écriture, le genre science-fiction, j’y reviens souvent parce que c’est un des genres les plus larges. Il permet à la fois le plus de choses mais sans que cela soit n’importe quoi non plus. On peut inscrire des choses complétement délirantes dans une espèce de réalité scientifique, c’est cette imbrication qui me plait.

En quoi Brane Zéro est un hommage à Akira ?

C’est quelque chose que l’on m’a beaucoup demandé. En fait, c’est un peu une coïncidence, surtout parce qu’il y a des immeubles détruits. Pour mon autre projet, des immeubles géants, j’en ai beaucoup dessiné et pour Brane Zéro je me suis dit : « cassons-les comme Akira mais traçons-les à la règle. » J’ai mis aussi un gros symbole sur la couverture et pour beaucoup de gens c’est un symbole japonais – si on lit la bande dessinée on comprend que ce n’est pas le cas – et ils se sont dit que ça ressemblait à Akira parce que sur la couverture de Akira, il y a un symbole japonais, mais en fait c’est le titre ! (rires).

« Dans mon nouveau projet, les décors sont très peints, lâchés et les personnages à la ligne »

Le traitement des couleurs dans le premier volume est très important. Pourquoi les bâtiments et quelques créatures en sont dépourvus ?

A l’époque, j’étais moins solide dans ce domaine, je ne voulais pas prendre le risque de tout coloriser puisque c’était mon tout premier album et que cela n’aurait pas été très cohérent et très bon.

En plus, avec le magazine, il fallait faire 12 pages par mois donc cela me permettait de gagner un peu de temps. Je voulais intégrer cela au scénario et cela faisait longtemps que ça me travaillait cette histoire de quelques touches de couleurs dans le noir et blanc. Je voulais quelque chose de graphique mais pas quelque chose de gratuit et qui soit complétement justifié par le scénario.

Je me rends de plus en plus compte – notamment sur mon nouveau projet – que je suis très influencé par les dessins animés, comme ceux de Hanna Barbera de la vieille époque où les décors sont peints et les personnages sont dessinés sur des celluloïds mais ils n’ont pas le même traitement. Ce rendu est très beau. Cela m’a souvent interpellé inconsciemment. Dans Brane Zéro, il y a un peu de ça qui ressort personnages/décors. Dans mon nouveau projet, les décors sont très peints, lâchés et les personnages à la ligne.

  • Techniques de travail :

Quelles techniques utilisez-vous pour réaliser une planche ?

Pour Brane Zéro, c’est dessiné de manière traditionnelle : story-board, page encrée sur du Canson, scannée et colorisée à l’ordinateur. En revanche, pour mon nouveau projet, c’est entièrement numérisé.

Pourquoi avoir réalisé deux teasers et un making-of pour la série ?

Lorsque je fais un projet en bande dessinée, je ne peux pas ne pas l’imaginer en vidéo. J’aimerais tellement faire un film Brane Zéro un jour (rires) ! Je pousse en ce sens mais ce n’est pas gagné. Comme j’avais tous les éléments sous la main et que Akileos cherchait quelqu’un pour faire les bandes annonces – j’en avais déjà fait – ils ont été séduits. D’ailleurs, depuis deux ans, c’est moi qui les réalise toutes pour la maison d’édition (Le roy des ribauds, O sensei…).

  • Projets :

Le deuxième volume de Brane Zéro est sorti en février 2016, qu’avez-vous fait depuis ? Quels sont vos nouveaux projets en bande dessinée ?

Je travaille sur un nouveau projet qui est signé chez Akileos mais sur lequel j’ai pris beaucoup de retard. Comme je travaille à mi-temps, cela est donc plus long pour la réalisation de l’album. C’est un projet un peu particulier qui s’appellera Robots mais qui va parler des humains. Je n’aurais jamais pu le faire en tant que premier album et c’est Akileos qui me fait le cadeau de me laisser la chance de le réaliser à mon rythme.

Graphiquement c’est très lourd, c’est un peu comme une nouvelle, c’est contemplatif et sur plus de 48 pages. C’est une belle prise de risque. Pour le développer j’ai un co-scénariste, Rémi Hunger, réalisateur de publicités et de films, un ami depuis le lycée.

Entretien réalisé le samedi 16 septembre 2017

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Je ne suis pas d’ici http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/je-ne-suis-pas-dici/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/je-ne-suis-pas-dici/#respond Thu, 12 Oct 2017 08:46:10 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=40347 Coréenne du Sud, Yunbo raconte son quotidien en France dans Je ne suis pas d’ici, un magnifique album. Comment surmonter la solitude et appréhender les us et coutumes lorsque l’on vient d’un pays lointain ? Toutes les réponses et bien plus encore dans cette bande dessinée surprenante et intelligente. « ET POUR LA PREMIÈRE FOIS DE MA […]

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Coréenne du Sud, Yunbo raconte son quotidien en France dans Je ne suis pas d’ici, un magnifique album. Comment surmonter la solitude et appréhender les us et coutumes lorsque l’on vient d’un pays lointain ? Toutes les réponses et bien plus encore dans cette bande dessinée surprenante et intelligente.

« ET POUR LA PREMIÈRE FOIS DE MA VIE, JE SUIS PARTIE LOIN. TRÈS LOIN »

Jeune étudiante de Corée du Sud de 25 ans, Eun-mee apprend le français depuis quelques mois en vue de son arrivée prochaine dans notre pays.

Le jour J arrive. Sac énorme sur le dos, valise à roulette dans une main et sac à main sur l’épaule, la voici prête pour le grand saut dans l’inconnu : « Et pour la première fois de ma vie, je suis partie loin. Très loin. »

Elle va rapidement tomber des nues. Ses images de la France sont de vrais préjugés, loin de la vérité. Première mésaventure à peine descendue de l’avion : elle laisse ses bagages devant la porte des toilettes et ils disparaissent. Avec son français encore un peu basique, sa compréhension limitée mais surtout beaucoup de peur, elle réussit néanmoins à les récupérer aux objets trouvés.

UNE PREMIÈRE ANNÉE DÉLICATE

Quelques minutes plus tard, Eun-mee monte dans le TGV direction Angers : elle doit y suivre des cours dans une école de dessin. Son premier logement, elle ne l’aime pas beaucoup parce qu’elle doit partager les sanitaires avec les autres locataires et cela est surprenant pour elle. De plus, la propriétaire ne semble pas très agréable.

Assurant mal en français, elle se sent rapidement très seule et démunie. Heureusement les cours commencent, elle rencontre Su-yeon Kwon, une coréenne dans sa classe. Elle fait alors énormément d’efforts pour s’intégrer en sortant avec d’autres étudiants. L’année scolaire n’est pas très simple.

Mais l’année suivante, elle entre à l’Ecole Européenne de l’Image à Angoulême. Elle y rencontre alors le beau Gabriel

Je ne suis pas d’ici : SE SENTIR VRAIMENT ÉTRANGÈRE ?

Premier album de Yunbo et première formidable réussite. Autrice en résidence à La maison des auteurs d’Angoulême, elle a décidé de raconter son expérience surprenante dans Je ne suis pas d’ici. Dans cette très belle autobiographie, elle revient sur les difficultés que rencontrent beaucoup d’étrangers en débarquant en France. Autant pour s’intégrer, cela semble simple lorsque l’on vient d’un pays latin autant d’un pays asiatique cela est plus compliqué. Les codes de la Corée du Sud sont à des années-lumière de ceux de notre pays. Au-delà de la langue délicate à apprendre, les relations entre personnes, mais aussi entre femmes et hommes sont différentes.

A l’image de Bengalore de Simon Lamouret (Warum) où il dévoilait les différences culturelles entre l’Inde et la France, Yunbo met en scène les petits riens du quotidien qui peuvent s’avérer de gros obstacles.

Avec beaucoup de délicatesse mais aussi beaucoup de justesse dans son propos, Yunbo dévoile une tranche de vie très importante qui va la faire grandir, la faire mûrir, rencontrer son amoureux et découvrir un univers riche qui deviendra par la suite son métier.

Le lecteur apprécie avant tout, toutes les pensées et le cheminement psychologique de la jeune autrice. Je ne suis pas d’ici bénéficie aussi d’une très belle partie graphique. Son trait réaliste restitue idéalement ses doutes, ses envies et ses réussites. Son découpage clair donne à cet album une grande fluidité. Le plus étonnant est qu’après quelques pages, son visage se transforme en une gueule de chien, renforçant ainsi son sentiment « d’étrangère » et de déracinement profond.

Sa venue en France qui n’était que provisoire – elle est arrivée en 2008 – ne l’est finalement plus. Yunbo se sent de mieux en mieux dans notre pays. D’ailleurs, son compagnon Samir Dahmani publie Je suis encore là-bas (Steinkis), simultanément avec Je ne suis pas d’ici. Il met en scène, l’histoire de Sunjin une Coréenne du Sud qui vient de passer 10 années en France.

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Hubert Reeves nous explique la Biodiversité http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/hubert-reeves-nous-explique-la-biodiversite/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/hubert-reeves-nous-explique-la-biodiversite/#respond Wed, 11 Oct 2017 10:00:13 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=40284 Après L’univers dans la collection La petite bédéthèque des Savoirs – un véritable succès éditorial – Hubert Reeves et Daniel Casanave reforment leur duo pour un deuxième album, Hubert Reeves nous explique la biodiversité, aux éditions Le Lombard. Divertissant et pédagogique ! HUBERT REEVES NOUS EXPLIQUE : NOUVELLE COLLECTION AUTOUR DE LA NATURE Né en 1932, Hubert […]

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Après L’univers dans la collection La petite bédéthèque des Savoirs – un véritable succès éditorial – Hubert Reeves et Daniel Casanave reforment leur duo pour un deuxième album, Hubert Reeves nous explique la biodiversité, aux éditions Le Lombard. Divertissant et pédagogique !

HUBERT REEVES NOUS EXPLIQUE : NOUVELLE COLLECTION AUTOUR DE LA NATURE

Né en 1932, Hubert Reeves est un infatigable défenseur de la Terre et de la Nature. Astrophysicien de renommée mondiale, il parcourt notre planète pour porter la bonne parole et de sensibiliser les plus jeunes à la cause environnementale.

Conseiller scientifique à la NASA dès les années 50, il devient Directeur de recherches au Centre National de la recherche scientifique de Paris en 1965. Actuellement, il est Président d’honneur de l’association Humanité et Biodiversité après 15 années de présidence de l’entité.

Qui de mieux placé pour nous raconter le monde qui nous entoure que ce grand pédagogue. Même les plus réfractaires aux sciences se laissent bercer par les paroles claires et d’une grande simplicité, le tout avec son accent chantant de son Québec natal.

D’ailleurs après Hubert Reeves nous explique la biodiversité, le duo d’auteurs se penchera sur la forêt.

LA BIODIVERSITÉ AU FIL D’UNE BALADE

Pour découvrir ce sujet vaste, riche et essentiel pour notre planète, Daniel Casanave – accompagné par Nelly Boutinot – met en scène le scientifique entouré de jeunes enfants en balade dans la région Auvergne, près de Millau.

A bord de leur minibus, les participants s’arrêtent, flânent ce qui permet à Hubert Reeves de prendre le temps de raconter les nombreuses interactions entre la faune et la flore. Même les constructions humaines proviennent de la nature (le béton provient des algues microscopiques à coquilles calcaires, par exemple). Tout y est : l’eau, la laine pour les vêtements ou le pétrole.

Hubert Reeves insiste beaucoup sur les chaînes alimentaires et leurs nombreux déséquilibres dus aux animaux exogènes (oursins, écrevisses des Etats-Unis ou frelons asiatiques…), la disparition de certaines strates ou les changements de nourriture mais aussi sur le rôle essentiel des vers de terre, véritables nettoyeurs de la nature.

Hubert Reeves nous explique la biodiversité : UNE BELLE BANDE DESSINÉE POUR LES ENFANTS

Spécialement conçue pour les jeunes lecteurs, Hubert Reeves explique la biodiversité; c’est avant tout un manifeste pour sensibiliser les futurs adultes. En effet, ils se mobilisent plus facilement que leurs aînés. L’urgence étant là, cet album comme les nombreux reportages ou documentaires sont nécessaires au bien futur.

L’astrophysicien souligne d’ailleurs : « Parmi les comportements à recommander, il y a la consommation de la nourriture bio et la préservation des lieux humides, riches en organismes qui servent à la pureté de l’eau. Ou encore la réduction de notre consommation de viandes, surtout celle des bovins, grands consommateurs de céréales, et donc d’énergie. »

Le trait de Daniel Casanave est plus qu’idéal pour rendre l’ambiance chaleureuse et joyeuse (le ton n’est jamais sombre malgré les grandes menaces qui planent sur la Terre). L’auteur de Tu sais ce qu’on raconte (avec Gilles Rochier) et Nerval l’inconsolé (avec David Vandermeulen) dévoile des planches très lisibles et très efficaces.

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Jessica Jones, détective, femme et mère http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/jessica-jones/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/jessica-jones/#respond Tue, 10 Oct 2017 07:39:36 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=40271 La détective aux super-pouvoirs Jessica Jones est probablement une énigme pour nous, mais rassurez-vous, elle en est aussi une à la fois pour elle, mais aussi pour ses proches… Jessica Jones, Alias Investigations Jessica Jones a été créée en 2001 par Brian Michael Bendis et Michael Gaydos. Comme pour beaucoup de ses pairs, elle a […]

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La détective aux super-pouvoirs Jessica Jones est probablement une énigme pour nous, mais rassurez-vous, elle en est aussi une à la fois pour elle, mais aussi pour ses proches…

Jessica Jones, Alias Investigations

Jessica Jones a été créée en 2001 par Brian Michael Bendis et Michael Gaydos. Comme pour beaucoup de ses pairs, elle a eu ses pouvoirs au cours d’un accident avec des produits radioactifs (à la manière de Daredevil), mais malheureusement cet accident impliquait aussi sa famille, et elle se retrouve orpheline. Ses pouvoirs sont principalement la super-force, une résistance aux blessures et enfin la capacité de voler, même si elle a perdu peu à peu cette capacité, au profit de celle de pouvoir effectuer de grands sauts. Après de multiples péripéties en tant que Jewel ou Knightress (ses noms de super-héroïnes), où son chemin croise notamment celui Kilgrave, plus connu sous le nom de l’Homme Pourpre (tel que vous avez pu le découvrir sur Netflix), Jessica décide de couper les ponts de cette vie et ouvre son agence de détectives, Alias Investigations.

Une enquête à haut risque

Malgré son envie de se couper du monde du super-héroïsme, les affaires de Jessica la ramènent souvent parmi eux. Au cours de ses investigations, elle renoue avec Luke Cage, le super-héros à la peau impénétrable. Ils finissent par se mettre en couple, et lorsque Luke rejoint les Avengers, elle le suit mais reste à l’écart de l’équipe pour… élever leur petite fille, Danielle. Dans ce tome 1, la situation est un peu particulière. Luke et Jessica sont toujours ensemble, mais Jessica sort juste de prison et a pris soin auparavant de cacher leur fille. Luke veut tout mettre en oeuvre pour la retrouver, et n’hésitera pas à employer tous les moyens à sa disposition. De son côté, Jessica essaye de reprendre tranquillement de nouvelles affaires pour se remettre sur pied, mais, comme toujours, alors qu’elle essaye de fuir un certain style de vie, il finit par la rattraper…

Brian Michael Bendis (Ultimate Spider-Man) et Michael Gaydos (Daredevil:Redemption) sont toujours à l’affiche de la série dans ce tome 1 édité par Panini Comics et nous emmènent dans une histoire inédite de Jessica Jones qui fait suite aux événements de Secret Wars et Civil War II (à lire avant de découvrir cette enquête de Jessica Jones pour bien en comprendre la teneur).

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L’esprit du camp http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lesprit-du-camp/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lesprit-du-camp/#respond Mon, 09 Oct 2017 20:00:50 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=40096 Etre monitrice dans un camp d’été lorsque cela n’est pas voulu, n’est pas une sinécure. Pourtant Elodie va devoir se faire rapidement à l’organisation du lieu. Michel Falardeau met en scène les aventures de la jeune adolescente et des participants dans L’esprit du camp, un album Lounak. ENVOYEE DE FORCE AU CAMP DE L’OURS 1994. […]

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Etre monitrice dans un camp d’été lorsque cela n’est pas voulu, n’est pas une sinécure. Pourtant Elodie va devoir se faire rapidement à l’organisation du lieu. Michel Falardeau met en scène les aventures de la jeune adolescente et des participants dans L’esprit du camp, un album Lounak.

ENVOYEE DE FORCE AU CAMP DE L’OURS

1994. Lycéenne d’à peine 17 ans, Elodie est énervée contre sa mère qui a décidé de l’envoyer de force dans un camp d’été pour y être animatrice. Elle aurait préféré rester avec ses amis en ville.

Pensant être la pire des monitrice – elle ne connaît ni la faune ni la flore de la forêt – elle doit se faire à l’idée qu’elle va y passer deux mois de ses vacances.

DIRECTEUR LOUCHE, COLLÈGUES SURPRENANTES ET ENFANTS PARTANT AU QUART DE TOUR

Elodie est accueillie par le directeur du Camp de l’ours, un quadragénaire lunettes rondes, pull à col roulé vert, short bleu et à l’air louche. Son humour ne détend pas la jeune adolescente qui est laissée en plan par sa mère.

Elle prend ses quartiers dans la cabane réservée aux animateurs et pense qu’elle pourra échapper aux présentations. Elle tente donc de se faire la plus discrète possible. Manqué ! Elle doit visiter le camp au pas de course ; les enfants arrivent dans l’après-midi.

A peine le temps d’apprendre l’hymne du camp que les cars déversent les petits surexcités par leur futur séjour dans la nature. Elodie doit en gérer dix…

L’ESPRIT DU CAMP : BELLE AVENTURE DANS LA NATURE

Dans la veine de Lumberjanes (Urban Comics) mais sans le côté fantastique, L’esprit du camp est un bel album jeunesse, drôle et empli d’aventures.

Le récit d’une belle modernité de Michel Falardeau ravira les ado-lecteurs qui pourront facilement s’identifier aux personnages, notamment Elodie, râleuse ne voulant obéir ni à sa mère – qui la contraint – ni à ses nouveaux collègues.

Située au Canada dans les années 90, L’esprit du camp joue aussi sur la corde de la nostalgie pour les lecteurs plus âgés. Cet effet n’est pas si marqué que cela et pourra donc parfaitement convenir aux plus jeunes.

Aux Etats-Unis comme au pays de l’Erable, les camps d’été sont prisés et nombreux. Il y en a pour tous les goûts : nature, sport, science… De véritables institutions pour les enfants de la classe moyenne.

La grande force du récit de l’auteur de Mertownville réside dans la galerie de personnages qu’il a multiplié. Parfois un brin caricaturaux – cela est dans les codes des albums humoristiques que de grossir les traits – ses héros de papier sont décalés.

Les actions s’enchaînent, les quiproquos et les situations cocasses aussi sous les crayons de Michel Falardeau. Son trait à la palette numérique moderne est d’une redoutable efficacité.

LE STUDIO LOUNAK

Le Studio Lounak basé au Québec développe un catalogue varié et d’une belle richesse éditoriale. De Far Out à Hasard ou destinée, en passant par L’abominable Charles Christopher ou Puragtoire, depuis 2014, il fait vivre la bande dessinée canadienne à l’image de La Pastèque, Mécanique Générale ou Pow Pow.

Comme le mentionne le site de Lounak : « Les éditions Lounak publient de la bande dessinée associée aux littératures de l’imaginaire. Elles sont nées d’un désir de faire de beaux livres à partir du travail artistique incroyable qui est exécuté quotidiennement au Studio Lounak. Fascinés autant par la bande dessinée américaine, européenne qu’asiatique, nous publions ce qui nous inspirent. »

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Voltaire amoureux http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/voltaire-amoureux/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/voltaire-amoureux/#respond Sun, 08 Oct 2017 20:00:21 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=40187 Le plus sentimental des philosophes des Lumières, Voltaire fait enfin l’objet d’une biographie fictionnelle, Voltaire amoureux, signée Clément Oubrerie qui met en scène les premiers pas de l’écrivain et ses premiers succès. Etonnant et enthousiasmant ! LE TOUT PARIS BRUISSE DU NOM DE VOLTAIRE 1717. Bouvier de la Police Secrète du royaume se hâte chez Philippe […]

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Le plus sentimental des philosophes des Lumières, Voltaire fait enfin l’objet d’une biographie fictionnelle, Voltaire amoureux, signée Clément Oubrerie qui met en scène les premiers pas de l’écrivain et ses premiers succès. Etonnant et enthousiasmant !

LE TOUT PARIS BRUISSE DU NOM DE VOLTAIRE

1717. Bouvier de la Police Secrète du royaume se hâte chez Philippe d’Orléans, le régent, avec sous son bras une affiche reprenant un texte pamphlétaire anonyme. Rapidement, tout Paris bruisse de cet effronté, écrivain culotté qui défie l’ordre et la religion.

L’année suivante, l’auteur de ces textes, François-Marie Arouet est embastillé pour outrage au Régent. Même l’abbé qui vient le visiter, ne peut le raisonner. C’est aussi à ce moment-là que l’écrivain prend le pseudonyme de Voltaire.

DE OEDIPE A LA HENRIADE

Tout juste relâché, Voltaire apprend que Beauregard – qu’il croyait être son ami confident – était un indicateur de la police. Ce sont tous ses bons mots contre l’autorité qui l’envoyèrent alors à la Bastille. C’est à partir de là qu’il vouera une haine mortelle à son meilleur ennemi.

Voulant être le nouveau Racine – il le trouve soporifique – il décide de terminer Oedipe, sa pièce commencée quelques temps auparavant. Les premières représentations sont un triomphe. Il est repéré par les gens lettrés et les Nobles pour intervenir dans les Salons littéraires où sa verve et son sens du bon mot font mouche.

Le spectacle suivant, Artémire, est un fiasco à cause de Poisson, comédien de la Comédie Française, jaloux de l’imposition de Suzanne la maîtresse de Voltaire dans la pièce. Plus tard, il se met alors en tête de monter La Henriade qu’il considère comme son chef-d’œuvre…

VOLTAIRE AMOUREUX ET VIREVOLTANT

Découvert par les formidables publications Aya de Yopougon – série multi-récompensée avec Marguerite Abouet – Pablo avec Julie Birmant ou Les royaumes du Nord avec Stéphane Melchior, Clément Oubrerie est décidément un excellent auteur ; la preuve avec ce Voltaire amoureux.

Il montre l’écrivain comme un homme virevoltant, drôle, haut-en-couleur et d’une rare intelligence mais à l’ego surdimensionné. Amoureux aussi puisque sa vie est jalonnée de rencontres avec des femmes qu’il aime fortement, quitte à en imposer une dans sa pièce Artémire. Il les aime ces femmes et ces maîtresses, il en parle avec emphase, il le embellit avec ses mots. Il papillonne d’ailleurs de l’une à l’autre avec passion.

Voltaire amoureux est aussi un album très drôle par la personnalité décalée de l’écrivain, véritable personnage de comédie. Souvent étourdi, parfois naïf, les situations qui s’enchaînent sont cocasses. A vif et ultra passionné, il attend d’être aimé par tout le monde et reconnu comme un auteur qui compte. Se battre avec Beauregard ou ses rêves, tout fait rire.

LA LAÏCITÉ COMME LUTTE PREMIÈRE

Le lecteur découvre aussi les premiers succès de Voltaire. Ses écrits sont forts et pamphlétaires. Considéré comme l’un des pères de la laïcité à la française, cet auteur impertinent combat toutes les formes d’obscurantisme. Moderne dans son propos, l’album est donc aussi un regard sur notre monde actuel (la laïcité et la prépondérance des religions dans l’espace public déchaîne les passions actuellement). « L’intérêt public est que le gouvernement empêche la religion de nuire » écrivait Voltaire dans une lettre privée. Il bataille pour que la religion n’entre pas dans le gouvernement du pays et par ce biais dans les lois qui régissent le pays.

Pour pouvoir placer ses écrits philosophiques, il doit aussi flatter les puissants, les nobles et les gens de Cour afin de le financer, de financer les impressions des livres, de financer ses travaux ou voyages. Il les amadoue d’un côté et les combat de l’autre, tels La Fontaine, Molière ou La Bruyère. Comme le souligne Clément Oubrerie : « D’un côté, il souhaite conseiller les puissants, de l’autre, il ne supporte ni le totalitarisme ni le pouvoir royal. »

L’auteur de Isadora (avec Julie Birmant) explique ainsi qu’il a eu l’idée d’écrire Voltaire amoureux après les Attentats contre Charlie Hebdo en janvier 2015. En effet, le nom de l’écrivain revenait régulièrement dans les débats, lui le chantre de la lutte contre le fanatisme et l’intolérance. Il confie ainsi : « Voltaire est l’un des premiers à prendre publiquement la parole contre le pouvoir royal et les dérives de la religion. »

Comme pour ses précédentes publications, Clément Oubrerie dévoile des planches de grande qualité. En phase avec le propos de son récit, son trait est comme son héros, virevoltant.

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