Comixtrip http://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Fri, 15 Dec 2017 09:26:43 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9 Toto l’ornithorynque et le dragon bleu http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/toto-lornithorynque-dragon-bleu/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/toto-lornithorynque-dragon-bleu/#respond Thu, 14 Dec 2017 19:30:41 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=43068 Après 20 ans et 7 volumes, Toto l’ornithorynque est de retour dans une huitième aventure, Toto l’ornithorynque et le dragon bleu. Cette merveilleuse série Jeunesse est l’œuvre de Eric Omond et Yoann aux éditions Delcourt. TOTO L’ORNITHORYNQUE : NAISSANCE D’UNE SÉRIE A SUCCÈS C’est en 1997 que Eric Omond et Yoann donnent naissance à Toto l’ornithorynque, […]

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Après 20 ans et 7 volumes, Toto l’ornithorynque est de retour dans une huitième aventure, Toto l’ornithorynque et le dragon bleu. Cette merveilleuse série Jeunesse est l’œuvre de Eric Omond et Yoann aux éditions Delcourt.

TOTO L’ORNITHORYNQUE : NAISSANCE D’UNE SÉRIE A SUCCÈS

C’est en 1997 que Eric Omond et Yoann donnent naissance à Toto l’ornithorynque, une sublime série Jeunesse qui dès le premier tome devient un grand succès auprès du public. Les deux compères, qui s’étaient rencontrés aux Beaux-Arts d’Angers, avaient auparavant travaillé ensemble sur Phil Kaos (éditions Triskel).

Pour conter les aventures du plus célèbres ornithorynque du 9e art, le scénariste de Gus le menteur (avec Bodin) a fait fonctionner son imagination après avoir vu des dessins de Yoann avec de mignons petits animaux. Prévue pour être un livre Jeunesse au départ, la première histoire de Toto sera finalement publiée en bande dessinée (Toto l’ornithorynque et l’arbre magique).

Par la suite, Omond et Yoann réaliseront ensemble Ninie Rézergoude, La voleuse du Père-Fauteuil ou Paris Strass.

MERVEILLEUX BESTIAIRE

La très belle série Toto l’ornithorynque repose avant tout sur de sympathiques et attachants personnages-animaux anthropomorphes : Toto le héros, Chichi l’échidné (un animal qui possède de longs piquants et des pattes griffues), Wawa le koala, Riri la chauve-souris et Fafa l’écureuil-volant.

Ces cinq animaux vivent en Australie (ils font parties de la faune endogène du pays) et forment une vraie bande d’amis. Leurs aventures mettent en lumière de très belles valeurs, idéales pour les plus jeunes : l’amitié, la solidarité et l’entraide.

Ainsi, Toto sera successivement aux prises avec le Maître des brumes, des prédateurs ou un lion marsupial, au fil des volumes, aidé par ses amis pour se sortir de mauvaises postures.

La deuxième force de la série est la partie graphisme de Yoann. Le dessinateur de Spirou et Fantasio (avec Fabien Velhmann, Dupuis) réalise de magnifiques planches au trait d’un grande douceur agrémenté de couleurs pastel chaleureuses. Son traitement chromatique apporte énormément de matière aux pelages et ramages des animaux.

TOTO L’ORNITHORYNQUE ET LE DRAGON BLEU

Toto possède un don exceptionnel : il peut parler avec les esprits. Chaque nuit, il se rend au pays des rêves. Cette nuit-là, il apprend de l’Esprit des rêves qu’un autre rêveur existe et qu’il habite de l’autre côté de l’océan.

Le lendemain, il annonce à ses amis qu’il part vers la mer pour aller trouver Gogo le dragon bleu afin de discuter avec lui… C’est le début d’un voyage initiatique drôle et sympathique.

Pour fêter les 20 ans de Toto l’ornithorynque, le premier volume est remis en vente et un cahier spécial est adossé à l’histoire de 30 pages. Des autrices et auteurs de bande dessinée ont illustré leur vision de la série. On y trouve notamment des dessins de : Olivier Boiscommun, Michel Plessix, Kerascoët, Aurélie Neyret, Edith, José-Luis Munuera, Daniel Goossens, Alexis Nesme, Tebo, Lewis Trondheim, Frank Margerin, Juanjo Guarnido, Pascal Rabaté, Régis Loisel, Enrico Marini ou Alfred.

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Pere Pérez : Le soleil s’invite dans les comics http://www.comixtrip.fr/dossiers/pere-perez-soleil-sinvite-comics/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/pere-perez-soleil-sinvite-comics/#respond Thu, 14 Dec 2017 07:51:04 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=42364 Pere Pérez est un auteur-dessinateur espagnol né en 1982 qui a travaillé pour DC, Marvel ainsi que Valiant. Lors de sa venue au Paris Comic Con sur le stand de Bliss Comics, nous avons pu en savoir un peu plus sur ce personnage sympathique et talentueux. « C’est deux rêves en un » Pere, pourquoi devenir dessinateur […]

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Pere Pérez est un auteur-dessinateur espagnol né en 1982 qui a travaillé pour DC, Marvel ainsi que Valiant. Lors de sa venue au Paris Comic Con sur le stand de Bliss Comics, nous avons pu en savoir un peu plus sur ce personnage sympathique et talentueux.

« C’est deux rêves en un »

Pere, pourquoi devenir dessinateur ?

J’aime dessiner depuis que je suis enfant. A la base je ne pensais pas en faire un métier, je faisais des études pour devenir professeur. Et puis un jour je me suis aperçu que c’était difficile, mais possible de devenir dessinateur, c’est devenu pour moi mon nouveau but. Aujourd’hui, j’ai de la chance car j’enseigne également là où j’ai appris à dessiner, donc c’est deux rêves en un !

« Ce sont des séries où je peux y apporter des touches vraiment personnelles. »

Quelle est votre meilleure expérience dans ce métier ?

C’est une question difficile [rires]. Peut-être, les travaux dont je suis le plus fier, c’est Archer et Armstrong et aussi Ivar, Timewalker. Les scénarios sont écrits par Fred Van Lente. Ce sont des séries où je peux y apporter des touches vraiment personnelles, y montrer ma véritable personnalité. En plus c’est vraiment drôle à lire, c’est un très bon script. C’est aussi drôle à dessiner, donc pour moi tout fonctionne bien ensemble et j’en suis vraiment fier.

Et la plus mauvaise ?

Ahah, je ne peux pas le dire ! [rires] Je ne dirais pas mauvaise en soi. Mais je vais dire le Retour de Bruce Wayne, c’était difficile pour moi de dessiner car ils m’ont demandé de prendre la suite après de grands artistes comme Bryan Hitch ou Yanick Paquette. Je devais dessiner dans un délai très court avec un script qui était très dense. Il a fallu que je dessine et que je lise durant de longues heures du jour et de la nuit et c’était assez pénible. J’aime beaucoup ce que cela donne, mais c’était vraiment un travail difficile pour moi.

« J’espère que vous aimerez ! »

Quels sont vos projets actuels ?

Je travaille en ce moment pour Marvel, je suis sur la mini-série Rogue et Gambit (des X-Men), avec Kelly Thompson. Je suis vraiment très content de ce projet, je sais que beaucoup de gens attendent des histoires sur les mutants, et plus particulièrement sur Gambit qui a été un peu laissé de côté ces derniers temps. Le script est super et je suis très content de dessiner ces personnages. J’espère que vous aimerez !

Est ce que vous allez retravailler pour Valiant ?

Je pense que oui, notamment pour Archer et Armstrong. J’ai dessiné pas mal de personnages durant ces dernières années pour eux. Je ne pense pas qu’il y aura de nouveaux personnages en particulier que je voudrais dessiner. Peut-être plus de Bloodshot et j’aimerais aussi redessiner Neela et Ivar de l’album Timewalker, ça serait super de retravailler dessus.

« Il ne faut pas lâcher son rêve. »

Avez-vous quelques conseils à donner pour quelqu’un qui voudrait devenir dessinateur ?

Dessinez beaucoup ! C’est ce que je dis à tout le monde. On devient dessinateur en dessinant, il faut y consacrer énormement de temps, dès que vous pouvez, chaque jour. Il faut penser dessin, manger dessin, tout dans votre vie doit tourner autour du dessin. Et il faut aussi développer son réseau, ne pas avoir peur d’exposer son travail, de le présenter. Et même si vous essuyez des refus parce que certains n’aimeront pas ce que vous avez fait sur le moment, il faut persévérer. Il ne faut pas lâcher son rêve, il faut continuer, continuer, continuer et à force que l’on vous dise « non », un jour on vous dira « oui » !

Je sais que vous aimez écrire, avez-vous des projets dans ce domaine ?

J’ai prévu la suite d’un livre que j’ai écrit en Espagne qui s’appelle Shaolin Mutants. J’ai la deuxième partie qui est déjà écrite, il faut juste que je trouve du temps pour la dessiner. J’ai encore un autre projet, je ne peux pas en parler mais vous en saurez plus l’année prochaine.

« J’ai vraiment adoré dessiner Deadpool. »

Quels personnages vous préférez dessiner ?

J’ai vraiment adoré dessiner Deadpool. Après j’aime aussi beaucoup dessiner Armstrong, Batgirl c’était vraiment cool de travailler sur ce personnage. Après je pourrais citer Daredevil.

« J’aimerais beaucoup dessiner aussi quelque chose autour de Star Wars. »

Et enfin lesquels vous reveriez de dessiner ?

J’aimerais beaucoup dessiner Iron Fist, j’aimerais bien développer le dessin autour des arts martiaux qu’il pratique. J’aimerais beaucoup aussi dessiner plus de Daredevil. Il fait aussi beaucoup d’arts martiaux et c’est quelque chose que j’aime beaucoup dessiner techniquement. Travailler sur les ombres, les positions… Je pense que c’est cela qui rend le dessin vraiment vivant. Mais j’aimerais beaucoup dessiner aussi quelque chose autour de Star Wars !

Entretien réalisé le samedi 28 octobre 2017 à Paris

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Reborn : quand on meurt, on ne va pas au paradis http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/reborn/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/reborn/#respond Tue, 12 Dec 2017 10:26:48 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42921 Reborn répond à une question existentielle de la vie, où va t-on lorsque l’on meurt ? Mark Millar et Greg Capullo nous exposent leur vision des choses, une histoire fantastique, et du pur MillarWorld. Reborn, un album mortel La mort fait partie de la vie. C’est la seule certitude que l’on puisse avoir lorsque l’on […]

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Reborn répond à une question existentielle de la vie, où va t-on lorsque l’on meurt ? Mark Millar et Greg Capullo nous exposent leur vision des choses, une histoire fantastique, et du pur MillarWorld.

Reborn, un album mortel

La mort fait partie de la vie. C’est la seule certitude que l’on puisse avoir lorsque l’on naît. Pourtant depuis la nuit des temps, ce moment nous inquiète au plus haut point. Les religions existaient, existent et existeront uniquement pour répondre à cette question. Mais qui a réellement la réponse ? Comment peut-on savoir ? Il n’y a aucun moyen, et c’est aussi ce qui effraie Bonnie Black ! Reborn nous convie à suivre les aventures post-mortem de cette vieille dame, anxieuse et terrifiée à l’idée de sa propre mort. Pourtant un jour, l’heure est venue de partir, et le long voyage commence…

Le début d’une nouvelle vie

Car oui, la mort n’est en fait qu’une étape vers une nouvelle vie ! Bonnie va s’en rendre compte immédiatement. A peine son cœur lâche, elle se retrouve à vingt ans sur un champ de bataille où des monstres essayent de la tuer. Secourue, elle est accueillie en héroïne car elle est l’élue ! Mais comment cela se peut-il ? Il faut savoir que dans cet autre monde, plus vous étiez une bonne personne, plus grand est votre pouvoir ! Mais plus vous étiez mauvais, et plus grande est votre force… Et Bonnie fut d’une grandeur d’âme sans précédent. Elle est celle qui va vaincre le Seigneur des Ténèbres. Cependant, elle va aussi retrouver tous les êtres chers à son cœur qu’elle a perdue au fil des ans en les voyant mourir les uns après les autres. Et pour cela, Bonnie est prête à tout pour eux, et réaliser la prophétie qui lui est attribuée !

Publié par Panini Comics, Mark Millar (Chrononauts, Kick-Ass) s’est associé au génie artistique de Greg Capullo (Spawn, Batman) pour nous livrer un récit mélant science-fiction et fantasy épatant !

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Mickey Mouse, tome 1 : La vallée de la mort et autres histoires http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/mickey-mouse-la-vallee-de-la-mort-gottfredson/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/mickey-mouse-la-vallee-de-la-mort-gottfredson/#respond Mon, 11 Dec 2017 09:19:08 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42979 Après avoir publié la superbe collection L’âge d’or de Mickey Mouse, les éditions Glénat poursuivent leur travail de mémoire autour de l’œuvre de Floyd Gottfredson, Mickey Mouse. Premier volume de cette intégrale avec La vallée de la mort et autres histoires. Attention pépite patrimoniale ! QUAND FLOYD GOTTFREDSON ANIMAIT MICKEY Mouse Né en 1905, Floyd Gottfredson […]

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Après avoir publié la superbe collection L’âge d’or de Mickey Mouse, les éditions Glénat poursuivent leur travail de mémoire autour de l’œuvre de Floyd Gottfredson, Mickey Mouse. Premier volume de cette intégrale avec La vallée de la mort et autres histoires. Attention pépite patrimoniale !

QUAND FLOYD GOTTFREDSON ANIMAIT MICKEY Mouse

Né en 1905, Floyd Gottfredson est embauché par les Studios Disney en 1929. Blessé au bras lorsqu’il était enfant, il développa son don du dessin alors qu’il ne devait pas sortir de la maison après ses 9 opérations. Bien lui en a pris de se lancer dans cet art puisqu’il devient l’animateur de la plus célèbre des souris, Mickey Mouse à partir de 1930. Si Walt Disney mettait un point d’honneur à tout regarder de près – les films d’animation comme les strips – les illustrés étaient l’œuvre d’une équipe et plus particulièrement d’un homme qui imaginait l’histoire, dessinait et encrait.

Pendant 45 ans et ce jusqu’à sa retraite, Floyd Gottredson anima Mickey Mouse même si le nom de Walt Disney apparaissait sur tous les strips et non le sien. Au même titre que Carl Barks, Don Rosa ou tous les illustrateurs des Disney Golden Books, le dessinateur sortira de son anonymat qu’après avoir quitté la firme et lorsqu’il sera élevé au rang de Disney Legend en 2003.

UN TRÈS BEAU PREMIER VOLUME QUI REND HOMMAGE AUX ANIMATEURS DE MICKEY MOUSE

Ce premier volume de l’intégrale Floyd Gottfredson comporte des histoires de Mickey et Minnie Mouse mais aussi une préface de David Gerstein – l’auteur du livre – un texte signé Warren Spector qui sert d’introduction, un avant-propos de Thomas Andrae sur Gottfredson et enfin une appréciation de Floyd Norman.

A la fin de l’album, 55 pages de dossier autour des Archives de Gottfredson (essais et chroniques d’archives) sont visibles. Elles comportent entre autre des galeries de portraits : Mickey et Minnie, Le renard, Butch ou Pluto, mais aussi l’envers des décors et enfin des hommages de dessinateurs de la série : Win Smith, Roy Nelson, Jack King, Hardie Gramatky, Earl Duvall et Al Taliaferro.

LA VALLEE DE LA MORT ET AUTRES HISTOIRES

Entre ces deux parties, 13 récits de Mickey Mouse sont compilés dans un ordre quasi chronologique : de La vallée de la mort à La pension de famille de Clarabelle, en passant par M. Roublard et les voleurs d’oeufs, Mickey Mouse contre Kat Nipp, Mickey Mouse champion de boxe, Pluto le chiot ou Mickey pompier.

La toute première histoire imaginée par Floyd Gottfredson fut La vallée de la mort (1er avril – 20 septembre 1930). Ce récit de 49 pages fut scénarisé par Walt Disney et Floyd Gottrefdson, qui le mis en image avec Win Smith, Roy Nelson et Hardie Gramatky qui se chargèrent notamment des crayonnés et de l’encrage. A la demande de King Features, les deux scénaristes avaient la charge de mettre plus d’aventure dans leurs histoires ; pas simple quand on utilise des strips.

La vallée de la mort met en scène Minnie recevant une bonne nouvelle : l’héritage du vieux manoir de Mortimer. Accompagnée par Mickey, elle se rend chez Maître Chicaneau pour signer la passation. Dégageant fortement l’amoureux de Minnie, le faux notaire peut ainsi agir à sa guise. Attendant dehors la fin de la signature, la souris est mise en garde par un message signé Le renard.

Malgré cela, le couple part vers la nouvelle acquisition de Minnie. Là-bas, les ennuis commencent : Chicaneau, Pat Hibulaire et ses sbires tentent de faire peur aux deux souris. Tapi dans l’ombre, Le renard essaie néanmoins de les aider…

Mickey Mouse volume 1 : un merveilleux début d’intégrale misant sur des récits intelligents et drôles ainsi que le trait vivant et chaleureux de Floyd Gottredson. La qualité de l’impression (noir et blanc, format à l’italienne pour goûter tout le sel des strips) est idéale. Les éditions Glénat publieront deux tomes de cette intégrale par an. La suite, vite !!!

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Balthazar Picsou http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/balthazar-picsou/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/balthazar-picsou/#respond Sat, 09 Dec 2017 11:00:12 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42941 Le plus avare des canards créé par Carl Barks en 1947, Balthazar Picsou fait l’objet d’une superbe encyclopédie illustrée pour ses 70 ans aux éditions Glénat. Une fabuleuse pépite ! NAISSANCE D’UN VIEUX PINGRE Né en 1901, Carl Barks entre aux Studios Disney en 1935. Rapidement Walt Disney décèle en lui un grand talent d’animateur. Il […]

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Le plus avare des canards créé par Carl Barks en 1947, Balthazar Picsou fait l’objet d’une superbe encyclopédie illustrée pour ses 70 ans aux éditions Glénat. Une fabuleuse pépite !

NAISSANCE D’UN VIEUX PINGRE

Né en 1901, Carl Barks entre aux Studios Disney en 1935. Rapidement Walt Disney décèle en lui un grand talent d’animateur. Il travaille sur certains films d’animation (une quarantaine de courts métrages) puis se consacre à la famille Duck en créant Picsou. Jusqu’en 1967, il imagine une ribambelle de personnages autour des célèbres canards : Riri, Fifi & Loulou, les Rapetou, Miss Tick, Flairsou, Géo Trouvetout ou encore Gontran Bonheur ; soit plus de 6 000 pages réalisées ! En cela, il fut un précurseur puisqu’il constitua un univers riche y compris la création de Donaldville, la cité des canards. A la retraite, Carl Barks demandera à la firme de pouvoir continuer à dessiner ses personnages en peinture, ce qui lui sera accordé par deux fois.

Si le maître du 9e art lui donne son aspect, ses caractéristiques physiques et psychologiques, lorsqu’il passe la main, d’autres dessinateurs poursuivent son travail et ce depuis 70 ans. On notera notamment Riley Thomson, Tenas, Bob Moore, Paul Murry mais surtout Don Rosa qui va imaginer l’Histoire de Picsou, son enfance, son adolescence, ses ancêtres, le manoir des McPicsou et sa réussite financière ; en gardant à l’esprit ce que Carl Barks avait inventé.

BALTHAZAR PICSOU : SA VIE, SON ŒUVRE

Glénat et Disney avaient déjà rendu un grand hommage en publiant chronologiquement l’œuvre intégrale de Carl Barks dans la magnifique collection La dynastie Donald Duck dont nous vous avions parlé (3e volume et 20e volume), ainsi qu’un très beau recueil autour de plus belles histoires de Noël signées du créateur de Picsou : Mes extraordinaires histoires de Noël.

Dans cette superbe encyclopédie dessinée de plus de 400 pages, le lecteur peut découvrir tout sur Picsou : de La bande à Picsou (la série animée de 1987) au Zoo de la ville. De nombreux articles sont consacrés à la fortune colossale amassée par le maître de l’avarice : son sou fétiche, le montant de l’or dans ses coffres, les lieux de stockage, les personnes qui travaillent bénévolement pour lui (secrétaire ou chauffeur) mais aussi les pièges contre les Rapetou ou son bureau en haut de son immense coffre. Son argent attirera aussi d’autres malfrats notamment Gripsou, Miss Tick, les Lardo ou Lucien Arpène.

S’il est hautain et méprisant – ce qui ne sera pas simple à décliner en attraction dans les parcs à thème de Disney – le lecteur pourra percevoir quelques traits d’humanité envers ses neveux dans les épisodes du recueil.

L’encyclopédie revient aussi sur le merchandising autour de Picsou : dessins animés, film d’animation jouets, figurines, jeux vidéo, musiques ainsi que les différentes publications hebdomadaires dont il fut le héros.

HISTOIRES CULTES

Dans ce recueil figurent avant tout une vingtaine d’histoires mettant en scène Picsou, Donald et ses neveux, ainsi que tous les personnages qui gravitent dans l’univers des célèbres canards. Si un grand nombre d’entre elles sont signées Carl Barks, d’autres le sont de Don Rosa ou du trio italien Salvagnini-Cavazzano-Zemolin.

D’Un petit cadeau très spécial à Des capsules pour Tralla La, en passant La rose du Klondike, tous les épisodes marquants de la vie de Picsou sont compilés. Nous pourrons noter notamment Noël sur le Mont Ours qui signe la première apparition du vieil avare, Rapetou contre coffre-fort de Don Rosa avec les plans détaillés de l’intérieur du bâtiment, Le maître des canards qui raconte l’interview de Barks par une journaliste pendant sa retraite ou encore Juste un pauvre vieil homme pauvre écrite en 1952 par Carl Barks annotée comme « Juste la meilleure histoire de Picsou, et même de la bande dessinée mondiale !!! »

Balthazar Picsou se termine par une galerie hommage au personnage vu par différents auteurs de bandes dessinées actuelles : Régis Loisel qui signe la couverture et qui avait imaginé Café Zombo, mais aussi Hervé Bourhis, Silvio Comboni qui prépare un version de Mickey pour janvier prochain, Cosey qui avait imaginé la rencontre de Mickey et Minnie dans Une mystérieuse mélodie, Pieter de Poortere, Herenguel, Keramidas qui planche sur une histoire avec Donald, le formidable strip de Thierry Martin, Alexis Nesme ou encore Thomas Priou.

Balthazar Picsou : une encyclopédie à offrir aux inconditionnels du canard pour Noël ! Un régal !!!

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Thibaut Lambert : entretien avec l’auteur de De rose et de noir http://www.comixtrip.fr/dossiers/thibaut-lambert-de-rose-et-de-noir/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/thibaut-lambert-de-rose-et-de-noir/#respond Fri, 08 Dec 2017 19:56:48 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=42778 Thibaut Lambert a répondu aux questions de Comixtrip concernant ses deux albums : Au coin d’une ride & De rose et de noir, deux publications aux thématiques délicates éditées par Des ronds dans l’o. Plongée dans un univers de ce jeune auteur de grand talent. Thibault Lambert, est-ce que plus jeune vous avez baigné dans […]

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Thibaut Lambert a répondu aux questions de Comixtrip concernant ses deux albums : Au coin d’une ride & De rose et de noir, deux publications aux thématiques délicates éditées par Des ronds dans l’o. Plongée dans un univers de ce jeune auteur de grand talent.

Thibault Lambert, est-ce que plus jeune vous avez baigné dans le monde de la bande dessinée ?

Oui, parce que mon grand-père lisait, lit encore énormément de bandes dessinées et c’est lui qui m’y a initié. Il lit de tout, notamment des livres d’Histoire et des romans. Il m’a fait découvrir les Tintin ou les Blake & Mortimer.

Comme ma mère a vu que je m’y intéressais, elle m’en acheta : les Tuniques Bleues, les Cédric, surtout des albums que l’on trouvait en supermarché parce que comme je venais de la campagne, il n’y avait pas de librairie spécialisée BD où j’habitais.

Adolescent, je dessinais beaucoup et j’inventais mes propres histoires. J’ai toujours écrit dans mon coin et mis en images des récits.

Votre premier album, Al Zimmer, traitait déjà de la maladie d’Alzheimer. Pourquoi cette thématique ?

Ma compagne travaillait en maison de retraite et à force de l’entendre raconter des anecdotes vécues à son travail, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire de ce côté là. Au départ, cette histoire ne faisait que trois pages. Par la suite, je l’ai envoyée à la Ligue Alzheimer en Belgique et ils m’ont demandé d’en faire un album complet. C’est donc devenu une commande.

Je me suis alors documenté pour réaliser l’histoire. Je suis allé en maison de retraite pour voir comment cela se déroulait et la Ligue m’a fourni de nombreux documents.

Pourquoi avoir voulu poursuivre dans cette thématique dans Au coin d’une ride ?

A la suite d’Al Zimmer, j’avais encore des choses à dire, des choses non-abordées, mais je n’avais pas envie de faire de suite.

Comment a jailli l’idée de l’album ?

C’est une histoire que j’ai lu; un petit article de quatre lignes sur ce couple à qui l’on demande de ne pas afficher leur relation. Cela m’intéressait parce que cela me permettait d’aborder le sujet sous un autre angle.

Al Zimmer racontait l’histoire d’un petit garçon dont le grand-père était atteint de la maladie mais il ne comprenait pas réellement ce que c’était. Il se la représentait sous la forme d’un méchant masqué qu’il fallait combattre.

Comment Au coin d’une ride s’est-il retrouvé au catalogue Des ronds dans l’o ?

J’ai envoyé mon projet à plusieurs maisons d’édition, deux m’ont répondu favorablement. Marie Moinard – éditrice – m’a recontacté en premier et j’ai choisi le premier qui m’avait répondu.

« L’homosexualité en maison de retraite est encore très tabou, on demande encore aujourd’hui de la taire »

Dans l’album, il y a aussi le thème de l’abandon : Georges malade qui se sent abandonné dans l’institut et Eric qui se sent seul en rentrant chez lui. Pourquoi avoir voulu insister sur cela ?

Le lecteur ne les suit qu’un moment, on ne reste avec qu’eux que dans ce laps de temps, on ne sait rien de leur vie passée en commun, on découvre leurs doutes et leurs émotions sur une tranche de leur vie. L’homosexualité en maison de retraite est encore très tabou, on demande encore aujourd’hui de la taire. Et même la sexualité du quatrième âge en général.

Trois années se sont écoulées après Au coin d’une ride. Qu’avez-vous fait entre les deux projets ?

D’abord quelques projets n’ont pas abouti. J’ai réalisé deux carnets de voyage en Amérique du Sud après un an là-bas en 2011. Je l’ai soumis à un site de financement participatif. Un premier était sorti un peu avant Au coin d’une ride, puis je me suis lancé sur un deuxième mais le site a fermé un mois avant la fin de la campagne.

Est-ce que vous pouvez nos présenter Manon, l’héroïne de l’album ?

Manon est une femme de 25-26 ans qui commence à trouver sa place dans le monde du travail mais qui est bloquée par rapport aux hommes, par rapport aux relations amoureuses. Elle a vécu en couple avec un gars qui était violent verbalement et physiquement.

Manon a envie de croire de nouveau à l’amour mais sous une autre forme de relation ; mais ce passé la bloque, la frustre, elle a plein de doutes et elle a peur.

« En début de relation amoureuse, je me suis retrouvé avec une femme qui m’a annoncé que son ex lui tapait dessus. Je suis resté là sans trop savoir ni quoi dire ni quoi faire »

La thématique de la violence faite aux femmes résonnait-elle en vous ?

Oui, complètement. En début de relation amoureuse, je me suis retrouvé avec une femme qui m’a annoncé que son ex lui tapait dessus. Je suis resté là sans trop savoir ni quoi dire ni quoi faire.

Je sais que cela existe mais tant que tu n’as pas une personne en face de toi qui te le confie, cela paraît flou et très abstrait.

Avez-vous travaillé à partir de documentation ? Avez-vous rencontré des femmes dans cette situation, des psychologues spécialistes de cette question ?

J’ai en effet rencontré des psychologues mais j’avais surtout son expérience à elle. Nous en avons beaucoup parlé ensemble. Je sentais ses doutes même sur des petits gestes du quotidien, des choses qui me semblaient anodines.

« Je voulais avant tout qu’il y ait un message positif. Comme le sujet est très lourd, je voulais que le lecteur en sorte en se disant que c’est possible de surmonter cela »

Au-delà du thème, votre album parle de l’après, de la longue reconstruction, qui est rarement abordé en fiction. Etait-ce important de parler avant tout de cette période délicate, de se refaire confiance, de refaire confiance aux autres et à un autre homme ?

Je voulais avant tout qu’il y ait un message positif. Comme le sujet est très lourd, je voulais que le lecteur en sorte en se disant que c’est possible de surmonter cela. Manon, elle en veut, elle y croit et cela fait du bien de voir une personne si battante.

Dans ma propre expérience, ce ne fut pas simple. Lorsque que cette femme m’a confié cela, j’avais de la colère en moi pourtant je savais que cela ne servirait à rien. Le mieux à faire c’était d’être là, de l’accompagner et de l’aider dans ses moments de doute.

« Il y a des hommes qui tapent sur leurs compagnes mais il y en a beaucoup d’autres qui ne demandent qu’à les aimer »

De rose et de noir est plus que d’actualité en ce moment. Comment voyez-vous votre album dans cette période ?

C’est en effet particulier du fait de cette temporalité. J’espère que cela permettra d’apporter quelque chose de positif. Il y a des hommes qui tapent sur leurs compagnes mais il y en a beaucoup d’autres qui ne demandent qu’à les aimer.

Votre album devait forcément être publié par Marie Moinard et Des ronds dans l’o, un éditeur militant. Cela allait-il de soi ?

Quand Marie te dit oui, tu sais que tu vas aller jusqu’au bout et que si cela ne va pas, elle va te le dire. Elle fait son travail d’éditrice avec professionnalisme et avec du cœur. Pour moi, cela est très rassurant.

Après une telle histoire, est-ce délicat de se plonger dans un nouveau projet ?

J’avais terminé De rose et de noir en avril, je pouvais donc prendre le temps et réfléchir avant de me lancer dans autre chose. Pendant que je dessinais l’album, j’avais déjà travaillé sur mon futur projet.

Cette nouvelle bande dessinée parlera d’amour en maison de retraite. Quand j’ai réalisé Au coin d’une ride, lors d’une exposition, une directrice de maison de retraite de Saujon en Charente-Maritime est venue me voir pour me demander s’il était possible de faire une bande dessinée avec des personnes âgées. J’ai donc réalisé un atelier pendant une année avec une dizaine de résidents, une psychologue et une animatrice. Nous avons créé une histoire avec des personnages qui ont leur âge et qui vivent dans le même établissement qu’eux. Cela leur permet de parler de choses du quotidien qu’ils n’auraient pas abordé s’ils avaient été interrogés directement.

Ce qui m’intéressait, c’est que cela viennent d’eux et que je sois avec eux mais pas seul dans mon coin. A l’heure actuelle, l’histoire est bouclée, découpée et j’ai attaqué les crayonnés.

Entretien réalisé le samedi 25 novembre 2017

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Tarzan, intégrale Joe Kubert 1 http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tarzan-integrale-joe-kubert-1/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tarzan-integrale-joe-kubert-1/#respond Fri, 08 Dec 2017 18:00:41 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42736 Le seigneur des Singes, Tarzan créé par Edgar Rice Burroughs fut animé par Joe Kubert à partir 1972. Delirium fait œuvre de mémoire en rééditant ses histoires en intégrale. Un véritable bijou patrimonial ! LES ORIGINES DE TARZAN En 1972, Joe Kubert reprend le personnage de Tarzan. Le premier épisode paraît en fascicule en avril de […]

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Le seigneur des Singes, Tarzan créé par Edgar Rice Burroughs fut animé par Joe Kubert à partir 1972. Delirium fait œuvre de mémoire en rééditant ses histoires en intégrale. Un véritable bijou patrimonial !

LES ORIGINES DE TARZAN

En 1972, Joe Kubert reprend le personnage de Tarzan. Le premier épisode paraît en fascicule en avril de cette année-là. Il réadapte alors les origines du Seigneur des singes.

Une lady s’aventure dans la jungle à la recherche de son père. Accompagné par un chasseur, elle est attaquée par une panthère. Surgit alors Tarzan qui fait fuir la bête sauvage. L’accompagnateur débute alors l’histoire étonnante de celui qui vivra auprès des singes à la jeune femme avide de connaître cette existence parmi les animaux.

1888. Un navire quitte Douvres pour Freeport en Afrique, avec à son bord, Lady et Lord Greystoke. Une mutinerie éclate mais le couple est épargné. Mieux, ils sont abandonnés au bord d’un rivage africain, le long d’une forêt impénétrable.

TARZAN : LE SEIGNEUR DES SINGES

Rapidement John Clayton – lord Greystoke – débute la construction d’une cabane en hauteur à l’abri des bêtes sauvages. Peu sûre, il décide d’en bâtir une autre plus solide.

Un jour, Alice son épouse, est attaquée violemment par un grand singe. Malgré les bons soins de son mari, elle ne s’en remettra pas vraiment. Quelque temps plus tard, elle donne naissance à un très beau garçon.

Non loin de là, Kala – une guenon – apeurée par la folie de Kerchak le roi des singes, laisse tomber son petit, qui décède. Le chef du clan décide alors d’aller rendre visite aux Greystoke. Kala vole le bébé d’Alice, déjà morte. Les songent laissent John enfermé dans la maison.

Le nouveau bébé de la guenon – un être humain – est alors élevé comme un singe. Prénommé Tarzan, il devient rapidement le plus fort et obtient le titre de Seigneur des Singes…

UNE SUPERBE INTÉGRALE DE JOE KUBERT

Prévue en deux volumes, cette intégrale de Tarzan est un véritable petit bijou. Reprenant les fascicules français édités par Sagédition dans les années 70, elles ont fait l’objet d’un excellent travail mémoriel de la part de Delirium et de son éditeur Laurent Lerner (déjà avec La grande guerre de Charlie, Eerie & Creepy présentent Bernie Wrightson, Judge Dredd Origines ou Monster). Jusqu’à présent non-rééditées ni rassemblées, elles sont traduites par François Truchaud.

Douze histoires sont au menu de ce premier tome reprenant des récits dessinés par Joe Kubert mais aussi ceux illustrés conjointement par cet auteur et Burne Hogarth (dessinateur de la série à partir de 1936), Hal Foster (premier illustrateur de la série et dessinateur de Prince Valiant) et Frank Thorne.

Les couleurs originales de Tatjana Wood ont fait l’objet d’une restauration numérique sous l’œil de Kubert quelques années avant son décès en 2012.

LA FORCE DU TRAIT

Les récits de cette première intégrale se lisent d’une traite, happant le lecteur avec une déconcertante facilité. Il faut souligner qu’ils mettent en scène l’enfant, l’adolescent et les premiers combats gagnés par Tarzan.

Ce qui frappe avant tout à la lecture, c’est l’excellence dans le trait de Joe Kubert. L’auteur né en 1926 avait dessiné Johnny Quick, Newsboy legion ou Dr Fate auparavant. Il avait donc déjà un trait affirmé avant Tarzan. S’inspirant de son illustre prédécesseur, Hal Foster, il donne un virage fort à la série. Le Seigneur des singes gagne en volume musculaire et les animaux l’entourant en mouvement dans leurs gestes. Les scènes de combats sont somptueuses. Le dessinateur inspirera lui-même de nombreux auteurs américains par la suite.

Petit oubli de la sélection Patrimoine d’Angoulême 2018, ce premier tome ravira les amateurs du personnage, du génial dessinateur et des lecteurs non-initiés curieux de découvrir un sublime travail éditorial !

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The Legend of Zelda : Hyrule Historia et Art & Artifacts http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/the-legend-of-zelda-30-ans-et-2-artbooks/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/the-legend-of-zelda-30-ans-et-2-artbooks/#respond Thu, 07 Dec 2017 22:24:27 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42854 The Legend Of Zelda est une des plus grosses sagas de chez Nintendo et du jeu vidéo en général. Du haut de ses trente ans d’existence il parait evident qu'un grand nombre d'ouvrages lui soit dédié. En France c'est  Soleil Manga qui depuis quelques années nous fait le bonheur d'éditer les mangas et les artbooks de cette license.

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The Legend Of Zelda est une des plus grosses sagas de chez Nintendo et du jeu vidéo en général. Du haut de ses trente ans d’existence il paraissait évident qu’un grand nombre d’ouvrages lui soit dédié. En France c’est  Soleil Manga qui depuis quelques années nous fait le bonheur d’éditer les mangas et les artbooks de cette licence. Chers lecteurs et lectrices aujourd’hui Comixtrip vous propose de découvrir ou redécouvrir la légende de Zelda.

The Legend of Zelda… C’est quoi ?

En 1986 dans le bureau de Nintendo deux concepteurs de jeux vidéos, Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka, donnent naissance à une saga qui deviendra culte, The Legend of Zelda. Le joueur incarne Link, un valeureux guerrier, qui devra affronter grand nombre d’ennemis dont le terrifiant Ganondorf, afin de délivrer la belle Princesse Zelda. Il est vrai que le pitch de cette aventure d’heroïc fantasy sonne un peu classique cependant au fil des années la saga a su se renouveler tout en gardant ce qui faisait le sel de la licence.

Les opus se sont enchaînés sur différentes consoles de Nintendo, la licence a évolué, passant par différents styles graphiques, comme le sombre Majora’s Mask ou encore le cartoonesque The Wind Waker. En Mars 2017 la Switch une nouvelle console de Nintendo débarque et avec elle un nouveau Zelda nommé The Legend of Zelda Breath of the Wild, devenant presque immédiatement une référence du genre.

Hyrule Historia et Art & Artifacts

C’est grâce à l’éditeur Soleil Manga que de magnifiques ouvrages Zelda ont pu arriver dans nos contrées et régaler nos yeux avec des artbooks sublimes et foisonnant de détails, nous faisant revivre les aventures de Link et de la Princesse Zelda mais cette fois ci les livres remplacent nos consoles. Ce n’est pas un mais bien deux artbooks que l’éditeur nous offre cette année.

Le premier, se nomme The Legend of Zelda : Hyrule Historia, dans cet ouvrage vous pourrez découvrir bon nombre de secrets et d’archives gardées précieusement jusqu’alors par Nintendo. En plus des présentations de personnage, des lieux et des ennemis tirés de chaque opus. Vous découvrirez à la fin de l’artbook 32 pages exclusives du manga The Legend of Zelda Skyward Sword publié à l’époque pour les 25 ans de la saga.

Le deuxième ouvrage, The Legend of Zelda : Arts & Artefacts, compile un grands nombre d’artworks, illustrations et d’interviews inédites, un must pour les fans voulant tout savoir sur cette incroyable légende. Afin de compléter cette merveilleuse collection sachez qu’un troisième livre sortira en 2018 sous le nom de The Legend of Zelda : Encyclopedia.

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Tyrannosia http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tyrannosia/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tyrannosia/#respond Thu, 07 Dec 2017 18:00:24 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42679 Un petit robot atterrit sur une planète peuplée de dinosaures. Il tente d’entrer en communication avec eux, mais ils se cachent. Jolie petite histoire muette pour enfants, Tyrannosia est signée Adrien Thiot-Rader aux éditions La joie de lire. Où SONT LES DINOSAURES ? Une planète peuplée uniquement de dinosaures vit paisiblement. Une soucoupe volante vient alors […]

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Un petit robot atterrit sur une planète peuplée de dinosaures. Il tente d’entrer en communication avec eux, mais ils se cachent. Jolie petite histoire muette pour enfants, Tyrannosia est signée Adrien Thiot-Rader aux éditions La joie de lire.

Où SONT LES DINOSAURES ?

Une planète peuplée uniquement de dinosaures vit paisiblement. Une soucoupe volante vient alors perturber cette quiétude. Affolés, les habitants vont se cacher près des arbres et ainsi épier un petit robot qui sort de l’engin spatial. Ce dernier commence l’exploration des lieux mais ne trouve aucun dinosaures. En haut de la montagne, dans le lac, il cherche en vain…

TYRANNOSIA : JOLI PETIT ALBUM MUET

Après les merveilleux Au pays des lignes et Chemin des souvenirs de Victor Hussenot, ainsi que Alcibiade et Le monde des végétanimaux de Rémi Farnos, la très belle collection Somnambule des éditions La joie de lire s’enrichit d’un nouveau titre Tyrannosia, un joli petit album muet de Adrien Thiot-Rader.

Diplômé de l’Ecole Supérieure de l’Image d’Angoulême et co-créateur avec Pierre Jano, Alex Chavel et Rémi Farnos de la structure éditoriale Polystyrène, l’auteur imagine une livre-jeu coloré, très attirant et amusant.

Tel le concept de Où est Charlie ?, il place çà et là dans toutes ses planches des dinosaures qui se fondent dans la masse pour ne pas être retrouvés. Ainsi, le jeune primo ou non-lecteur peut s’amuser à les dénicher. Baobab, Babine, Bavette, Batavia, Barbapapa, Baliverne, Basmati ou Bâbord, les B-dinos sont partout !

Adrien Thiot-Rader mise aussi sur le petit robot pour apporter une touche d’humour par les situations cocasses qu’il traverse à chaque page.

FESTIVAL DE COULEURS

Comme les précédentes publications de la collection, la compréhension de l’album repose uniquement sur l’image. Pour cela Tyrannosia est composé de grandes illustrations pleine-page très lisibles aux formes douces et arrondies. Seul le robot possède des angles et des traits droits. Pour le reconnaître visuellement, il est aussi le seul à arborer la couleur grise.

Tout le reste est agrémenté de tons verts, rouges, orangés et marrons. Cela permet aussi à l’auteur de cacher au mieux les dinosaures puisqu’ils sont de la même couleur que les décors naturels. Une très belle mention aux arbres ressemblant à des feuilles, les branches sont comme des nervures.

Tyrannosia : lire, chercher, s’amuser et rire sont au cœur de ce très bel album jeunesse. Une réussite ! Un récit qui aurait pu amplement trouver sa place aux côtés du Monde des végétanimaux dans le Top 40 des BD jeunesse 2017 de Comixtrip ou dans le Top 15 des BD jeunesse muettes.

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40 éléphants : Florrie, doigts de fée http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/40-elephants-florrie-doigts-de-fee/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/40-elephants-florrie-doigts-de-fee/#respond Wed, 06 Dec 2017 18:00:07 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42573 40 éléphants. Plongez dans le Londres des années 20 au sein du gang de professionnelles qui a fait trembler l’Angleterre et suivez les aventures de Florrie « doigts de fée » jeune pickpocket talentueuse fraîchement intégrée… Florrie et les 40 éléphants Les 40 éléphants fut un gang exclusivement féminins. Elles étaient voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses ou encore […]

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40 éléphants. Plongez dans le Londres des années 20 au sein du gang de professionnelles qui a fait trembler l’Angleterre et suivez les aventures de Florrie « doigts de fée » jeune pickpocket talentueuse fraîchement intégrée…

Florrie et les 40 éléphants

Les 40 éléphants fut un gang exclusivement féminins. Elles étaient voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses ou encore proxénètes. De différents milieux sociaux, elles semaient la terreur dans les rues de Londres. Ce groupe se spécialisait dans le vol de masse dans certaines enseignes, afin de dépasser complètement les équipes de sécurité. Dirigé par Alice Diamond, le gang des 40 éléphants à fait parler d’elles et a changé la donne en matière de crime organisé, volant la vedette à des gangs masculins paraissant plus expérimentés. Dans cette histoire, Florrie intègre le gang après avoir voler un membre d’un gang rival.

Une bande désorganisée

Florrie arrive à un moment critique. Une guerre interne pourrait bien éclater. La police est de plus en plus entre leurs plans… Des gangs rivaux veulent reprendre leur territoire. Les 40 éléphants pourraient bien être en difficulté. Et qui est donc réellement Florrie ? Elle est recueillie par Esther, membre du groupe des 40 éléphants. Cette jeune pickpocket est pleine de talent, mais est-elle réellement loyale ? Découvrez les aventures de cette jeune londonienne et de ce groupe atypique de Kid Toussaint et Virginie Augustin publié aux éditions Grand Angle.

Les auteurs

Kid Toussaint est notamment connu pour avoir signé de nombreuses récits originaux. Parmi eux l’on peut citer Magic 7 chez Dupuis ou encore Holly Ann chez Casterman. Rédacteur, traducteur et scénariste, Kid a plus d’un tour dans son sac et reviendra en 2018 avec Brûlez Moscou chez Lombard, à suivre…

Virginie Augustin est une dessinatrice d’animation, autrice de bande dessinée. Elle a travaillé sur les longs-métrages Tarzan et Hercule chez Disney. Elle a également dessiné Alim le Tanneur chez Delcourt, ainsi que Monsieur désire ? chez Glénat.

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Fred Van Lente : un scénariste de talent http://www.comixtrip.fr/dossiers/fred-van-lente-un-scenariste-de-talent/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/fred-van-lente-un-scenariste-de-talent/#respond Wed, 06 Dec 2017 07:40:09 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=42527 Fred Van Lente est un scénariste brillant qui travaille pour Marvel et Valiant, et d’autres maisons de comics. Il est notamment l’auteur de Cowboys & Aliens, qui a été adapté au cinéma en 2006 par Jon Favreau. Lors de sa venue au Paris Comic-Con sur le stand de Bliss Comics, nous avons pu en savoir […]

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Fred Van Lente est un scénariste brillant qui travaille pour Marvel et Valiant, et d’autres maisons de comics. Il est notamment l’auteur de Cowboys & Aliens, qui a été adapté au cinéma en 2006 par Jon Favreau. Lors de sa venue au Paris Comic-Con sur le stand de Bliss Comics, nous avons pu en savoir un peu plus sur cet auteur de génie.

 « J’ai commencé avec une bande de copains. »

Fred Van Lente, quels genres d’études vous avez faites pour devenir scénariste ?

A l’origine j’ai été à l’université pour étudier la réalisation de films. Mais en fait je n’ai vraiment pas aimé [rires], je n’aimais pas spécialement m’occuper des lumières, ou de la caméra… En fait je ne manifestais de l’intérêt que pour les histoires… Je voulais donc changer de cursus pour pouvoir plutôt étudier les lettres. Mais l’université où j’étais ne le proposais pas. Je suis ensuite rentré dans un comic book club grâce à des amis On a commencé à faire quelques comics ensemble. C’est comme cela que j’ai commencé, avec une bande de copains sans cours. Je n’ai donc pas vraiment de diplômes dans ce domaine mais j’ai réussi à me construire une carrière quand même.

« L’aspect scientifique me fascine. »

Qu’est ce qui vous inspire pour écrire ?

Oh beaucoup de choses ! Principalement la vie réelle, c’est une grande source d’inspiration. Souvent les actualités dans les journaux, ce qui m’arrive à moi ou encore à mes amis, ou simplement des choses que je vois dans la rue, ou ailleurs et que je retraduis ensuite. L’aspect scientifique aussi me fascine particulièrement pour ce qui est des histoires, comme par exemple pour Ivar, Timewalker, avec les voyages dans le temps et toutes les théories qui s’y rapportent, il y a matière à travailler.

Qu’est ce que vous pouvez me dire sur The Con Artist ?

Eh bien c’est une histoire de meurtre, elle se déroule au Comic Con de San Diego. C’est surtout un sketchbook en noir et blanc à travers les dessins du héros, Michael Yoo, qui vient pour travailler dans l’Arist Alley pour signer des autographes et vendre ses dessins. Son éditeur, Danny Lieber est retrouvé mort et le nombre de suspect est bien sur impressionnant. Mais Michael a dessiné énormément de choses dans son sketchbook et aurait peut-être les clés pour résoudre le meurtre caché dans ses dessins. J’en suis vraiment content et j’ai hâte de voir comment le public va l’accueillir, sortie prévue normalement courant de l’année prochaine !

« J’aime beaucoup Armstrong parce que je pense que j’en ai fait une version un peu alternative de moi. »

Quels sont les personnages pour lesquels vous préférez écrire ?

Eh bien il y a Armstrong que j’aime beaucoup. Par exemple la dernière histoire est celle où il collectionne pleins de bouteilles de vins de pleins d’années différentes. C’est son frère Ivar qui lui a permis d’avoir cette « cave ». J’aime beaucoup Armstrong parce que je pense que j’en ai fait une version un peu alternative de moi pas que parce qu’il aime boire beaucoup [rires] mais pour son côté un peu fêtard mais aussi bougon.

Et y en a t’il un que vous rêvez d’écrire ?

Pas particulièrement, j’adore travailler sur toute sorte de personnages de comics en règle générale. Chaque personnage a ses qualités et ses défauts, chacun mérite une histoire à sa hauteur.

« Je m’estime chanceux. »

Quels dessinateurs sont le plus en accord avec vos attentes ?

J’ai la chance de travailler avec beaucoup de grands artistes comme Pere Pérez par exemple, on a travaillé ensemble chez Valiant pour Ivar, Timewalker et Marvel pour Deadpool vs Punisher. Il y a aussi Francis Portela, Clayton Henry, David Lafuente… Je n’ai pas particulièrement de dessinateurs préférés, la plupart sont de grands talents et je m’estime chanceux de travailler avec eux. Si quelque chose n’est pas comme on le veut, on en discute, on le modifie… C’est beaucoup d’échanges fructueux.

Qu’est ce qui, selon vous, fait un bon scénariste ?

Avoir de l’imagination, de l’intérêt pour les actualités et des univers différents de ceux que l’on connait, avoir une bonne trame de son idée, bien la structurer et avoir quelque chose d’assez intéressant à raconter et qui parle à beaucoup de monde. Il faut aussi bien orienter le dessinateur en écrivant ce qui se passe plan par plan, surtout pour que cela se rapproche de ce que l’on a imaginé.

Qu’est ce que vous aimez dans l’univers Valiant ?

J’aime beaucoup car chaque livre est vraiment distinct des autres. On a par exemple l’univers d’Ivar qui est un voyageur du temps plutôt sérieux, Armstrong qui est un guerrier immortel fêtard. Les univers sont divers et variés, science fiction, humour… Des nouvelles séries sont en cours aussi et vont encore enrichir ce catalogue de diversité, et j’aime beaucoup cela.

« Je suis plus un scénariste, mais j’aime beaucoup dessiner. »

Pour finir, est-ce que vous aimez dessiner ?

Je suis plus un scénariste, mais j’aime beaucoup dessiner, j’ai fait quelques planches sur Timewalker par exemple, aussi sur Archer et Armstrong, j’essaye quand même de garder la main sur cela !

Entretien réalisé le samedi 28 octobre 2017 à Paris

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L’écorce des choses http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lecorce-des-choses/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lecorce-des-choses/#respond Tue, 05 Dec 2017 09:01:46 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42653 Une petite fille sourde tente de s’intégrer au mieux dans le nouveau monde qu’elle découvre. Cécile Bidault dévoile L’écorce des choses, un merveilleux album Warum, nommé en Sélection Jeunesse du Festival d’Angoulême 2018. TERRITOIRES INCONNUS Un couple et leur fille de 9 ans emménagent dans une nouvelle maison à la campagne, un lieu que le […]

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Une petite fille sourde tente de s’intégrer au mieux dans le nouveau monde qu’elle découvre. Cécile Bidault dévoile L’écorce des choses, un merveilleux album Warum, nommé en Sélection Jeunesse du Festival d’Angoulême 2018.

TERRITOIRES INCONNUS

Un couple et leur fille de 9 ans emménagent dans une nouvelle maison à la campagne, un lieu que le grand-père paternel de la fillette a habité, il y a quelques années. Depuis toute petite, la jeune fille n’entend pas. Son monde est donc fait d’un long silence ininterrompu. Pour communiquer au mieux avec elle et les autres, son père décide de lui apprendre la langue des signes.

Petit à petit la vie suit son cours. Un jour en jouant au ballon, la petite fille le suit et découvre de l’autre côté de la haie, un garçon. C’est le début d’une belle amitié…

DE LA DOUCEUR DE L’ÉCORCE DES CHOSES

Tout de délicatesse et avec beaucoup de douceur, Cécile Bidault imagine le quotidien de cette petite fille sourde. Illustratrice de talent,  L’écorce des choses est son tout premier album.

C’est surtout avec son magnifique univers graphique – un dessin fait d’un trait d’une grande lisibilité aux couleurs légères – qu’elle insuffle cette tendresse.

Avec moins de dix phrases dans les dix premières pages (sur 96 planches), Cécile Bidault réussit à faire ressentir ce silence assourdissant. Qu’est-ce qu’un album muet porté ainsi peut être bavard ! Parce qu’il en dit et s’en passe de nombreuses situations dans L’écorce des choses.

A l’image de Super sourde de Cece Bell (Les Arènes) qui s’adressait aux plus jeunes lecteurs, voilà donc un des très rares albums qui traite de ce handicap et dont la cible est le jeune lectorat.

Ce récit de Cécile Bidault met en lumière des émotions simples et universelles que l’on ne ressent rarement dans ce style d’histoires. A l’image de Tombé dans l’oreille d’un sourd de Audrey Levitre et Grégory Mahieux (Steinkis), l’autrice y aborde la solitude, les difficultés à communiquer et l’amitié.

Nommé dans la Sélection Jeunesse d’Angoulême 2018, L’écorce des choses apaise par sa narration lente, comme sur du velours.

L’écorce des choses : un album Jeunesse positif et fort sur le handicap comme on aimerait en lire plus souvent !

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Le trésor mathématique de Polybius http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-tresor-mathematique-de-polybius/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-tresor-mathematique-de-polybius/#respond Mon, 04 Dec 2017 11:19:24 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42612 Après Thomas et Manon de Rémi Farnos, les éditions Polystyrène publient Le trésor mathématique de Polybius, un étonnant livre-objet aux multiples combinaisons de Pedro Stoïchita. Fascinant et jubilatoire ! LE TRÉSOR MATHÉMATIQUE DE POLYBIUS : UN LIVRE COMBINATOIRE Les éditions Polystyrène publient depuis — de nombreux livres-objets de grande qualité, allant au-delà de la bande dessinée, des […]

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Après Thomas et Manon de Rémi Farnos, les éditions Polystyrène publient Le trésor mathématique de Polybius, un étonnant livre-objet aux multiples combinaisons de Pedro Stoïchita. Fascinant et jubilatoire !

LE TRÉSOR MATHÉMATIQUE DE POLYBIUS : UN LIVRE COMBINATOIRE

Les éditions Polystyrène publient depuis — de nombreux livres-objets de grande qualité, allant au-delà de la bande dessinée, des publications où le lecteur est avant tout acteur pour se créer lui-même son histoire, comme avec Thomas et Manon qui était composé de petites fiches que le lecteur posait sur la table pour inventer l’histoire des deux héros.

Encore une fois, la petite structure associative est inventive, énergique et singulière avec la publication de ce coffret fascinant Le trésor mathématique de Polybius de Pedro Stoïchita, un auteur hispano-roumain ayant effectué des études en Suisse, un master de Philosophie en Allemagne et qui vit encore actuellement à Berlin.

Pour son travail de fin d’études, l’auteur a inventé une machine encore exposée à Brême qui reprend les grandes lignes de l’album, fondé sur des lois mathématiques, sur l’observation et sur l’envie du lecteur.

Pour ce merveilleux objet, il travaille depuis 2013 avec les éditions Polystyrène afin de trouver la meilleure formule pour la forme. Parce qu’avant tout, il faut que le livre soit simple d’accès, de manipulation et puisse raconter des choses.

UN LIVRE-OBJET PLEIN DE RéFéRENCES

Pedro Stoïchita a voulu créer un album qui soit manipulable par n’importe quel public, parce que oui, l’objet peut aussi convenir aux plus jeunes.

Le lecteur ouvre l’objet qui se compose de 4 parties distinctes (indiquées A, B, C et D) qu’il va devoir faire bouger comme un éphéméride. Afin de le guider, l’auteur y a noté un mode d’emploi mais aussi de nombreuses notes. Le lecteur peut ainsi aller à sa guise d’une case à l’autre afin d’inventer sa propre histoire et ainsi pouvoir combiner jusqu’à 10 000 séquences !

L’hispano-roumain emprunte aussi bien à l’Oulipo, l’Oupabo (comme notamment Alain Ayroles et son Une affaire de caractères), mais aussi à Marc-Antoine Mathieu qu’à Spinoza. Il fait d’ailleurs sans cesse référence à Descartes dans les notes (cela vient de ses études en philosophie).

Pour créer ses illustrations au crayon de bois de format panorama, Pedro Stoïchita s’inspire largement de la peinture hollandaise du 17e siècle comme La laitière de Vermeer ou encore celle de Gustave Courbet. Ainsi les combinaisons de pages peuvent déboucher sur de décalages comiques, des histoires tragiques ou horrifiques et même oniriques. Si le procédé est différent, l’idée d’une pièce qui évolue dans le temps ressemble aussi au magnifique album Ici de Richard McGuire (Gallimard).

Ainsi avec Le trésor mathématique de Polybius, le lecteur se retrouve en position d’observateur face à des inconnus qui s’articulent sous ses mains.

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Matricule 155 Simon Radowitzky http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/matricule-155-simon-radowitzky/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/matricule-155-simon-radowitzky/#respond Sat, 02 Dec 2017 07:48:05 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42310 DANS LA PEAU D’UN REBELLE Toute sa vie il aura été un rebelle et un militant. Simon Radowitzky (1891- 1956) figure mal connue en Europe de l’anarchisme, est aujourd’hui le sujet d’un imposant roman graphique, « Matricule 155 », publié par l’exigeante maison Vertige Graphic (un peu plus de 120 titres publiés depuis 1993). Jusqu’où un homme […]

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DANS LA PEAU D’UN REBELLE

Toute sa vie il aura été un rebelle et un militant. Simon Radowitzky (1891- 1956) figure mal connue en Europe de l’anarchisme, est aujourd’hui le sujet d’un imposant roman graphique, « Matricule 155 », publié par l’exigeante maison Vertige Graphic (un peu plus de 120 titres publiés depuis 1993).

Jusqu’où un homme peut-il résister pour un idéal ? C’est en filigranes la question que pose l’auteur de cette biographie dessinée, l’argentin Agustin Comotto, auquel il aura fallu six ans de travail et de recherches sur le terrain et dans les archives pour mettre en images la vie de cet homme d’exception.

DE L’UKRAINE À L’ARGENTINE

Né en Ukraine dans une famille ouvrière d’origine juive qui fuit alors la violence des Cosaques, Simon Radowitzky connaît très jeune, il n’a que 10 ans, les difficiles conditions de travail de l’usine. A 14 ans, on le retrouve participant à une première grève et déjà délégué ouvrier. C’est le temps d’un premier exil pour échapper à la déportation en Sibérie.

La fuite, la séparation et l’exil ponctueront la vie de cet homme dont l’idéal de justice sociale le mènera maintes fois en prison. Jusqu’à cette colonie pénitentiaire d’Ushuaïa ( Argentine ) où il passera 21 ans pour l’assassinat le 14 novembre 1909 de Ramon Falcon, le chef de la police de Buenos Aires , responsable d’une féroce répression policière à l’encontre du mouvement ouvrier.

DU MYTHE A L’ANONYMAT

Pendant sa longue détention dans un pénitencier du bout du monde, Radowitzky va devenir, à son corps défendant, un véritable mythe pour les opprimés du monde entier.  Le mouvement libertaire organise grèves et campagnes de solidarité pour le faire libérer du bagne. Libéré en 1930, le matricule 155 ne cessera pas pour autant la lutte.

C’est ainsi qu’on le retrouve au début des années 1930 en Uruguay où il s’engage contre la dictature puis il connaît à nouveau la déportation. C’est ensuite l’Espagne républicaine et la Révolution qui l’accueillent. L’homme se bat alors sur le front puis travaille pour les anarcho-syndicalistes de la CNT. En 1939 il sera de nouveau interné, cette fois en France dans le camp de Saint-Cyprien, dans les Pyrénées Orientales. Libéré, il reprendra la route pour le Mexique où il milite dans la Section internationale d’aide aux réfugiés de la Solidarité internationale antifasciste.

C’est dans ce pays qu’il terminera son existence, ayant choisi depuis un certain temps déjà de replonger dans l’anonymat. A l’inverse de ses compatriotes argentins devenus célèbres ou élevés au rang de mythes tels un Che Guevara, un Gardel ou un Maradona, Radowtizky aura tout fait pour ne pas être une icône, préférant le collectif à l’individuel.

Avec ses visages taillés au couteau, marqués, cernés de noirs et blancs parfois teintés de rouge, qui font parfois penser au trait de son compatriote Breccia, Comotto réussit son pari. Donner de la chair à des idées et faire de cette histoire universelle, la lutte pour la justice et les droits humains l’histoire de chacun…

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Green Arrow : vie et mort d’Oliver Queen http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/green-arrow-vie-mort-oliver-queen/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/green-arrow-vie-mort-oliver-queen/#respond Fri, 01 Dec 2017 18:00:32 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42489 DC Comics est en pleine phase de Rebirth, touchant un à un chacun de leurs personnages, dont fait partie Green Arrow, le célèbre Archer qui est l’un des personnages encore plus impacté par le Rebirth que d’autres… Green Arrow, l’Archer Vert Parlons un peu du héros. Ressemblant fortement à Robin des Bois, Green Arrow est […]

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DC Comics est en pleine phase de Rebirth, touchant un à un chacun de leurs personnages, dont fait partie Green Arrow, le célèbre Archer qui est l’un des personnages encore plus impacté par le Rebirth que d’autres…

Green Arrow, l’Archer Vert

Parlons un peu du héros. Ressemblant fortement à Robin des Bois, Green Arrow est un des personnages les plus importants chez DC Comics. Créé en 1941 par Mortimer Weisinger et George Papp, Green Arrow est en fait le millionnaire Oliver Queen.Avant d’être un héros, Oliver était l’héritier de la fortune familiale des empires Queen Industries, et était un play-boy arrogant et borné. Un jour lors d’une croisière avec son père, le navire fit naufrage laissant Oliver seul sur une île déserte durant trois ans. Armé d’un seul arc et de quelques flèches, il parvient à survivre et à développer de nombreuses aptitudes au combat et à l’archerie. De retour dans sa ville natale, c’est un homme entièrement changé, et deviendra le héros Green Arrow combattant les inégalités et la criminalité.

Des origines souvent bouleversées

Ceci n’est que la base de ses origines. Les personnages de chez DC Comics ont souvent connus des remaniements, des modifications de leur passé, ou encore de leur nature profonde. Trois ans ou cinq ans sur l’île, seul ou rempli de trafiquants de drogues qu’il doit combattre, de la ville de Seattle ou de Star City, l’on pourrait débattre des origines de Green Arrow des heures durant. Ce qui est établi dorénavant, c’est ce qui suit. Avez-vous entendu parler du Flashpoint ? Si non, sachez que l’autre légende de DC Comics, Flash, a créer un paradoxe temporel en retournant dans le passé pour sauver sa mère victime d’un meurtre durant son enfance. Une fois de retour dans le présent, de nombreuses choses ont été modifiées, et la vie de tous s’en est trouvée bouleversée. L’ère du Rebirth est là pour rétablir ce qui a été détruit, tout en restant dans la continuité de Renaissance, l’ancien arc de chez DC qui s’est achevé l’année dernière.

Green Arrow Rebirth

Ce qui a été modifié durant le Flashpoint pour Green Arrow ? Plusieurs choses. Premièrement son père, Robert Queen, n’est pas mort comme il le croyait durant le naufrage. Il a non seulement survécu, mais c’est lui qui a orchestré sa propre mort pour rejoindre un groupe d’assassins nommé la Flèche (qui se revendiquent justiciers). Robert a eu une aventure avec Shado, une des tueuses, et ont eu une fille, Emiko qui est donc la demi-sœur d’Oliver. Ensuite Oliver a été rajeuni par le Rebirth et n’a jamais fait partie de la Ligue de Justice dans cette nouvelle réalité et donc n’a jamais connu Green Lantern ou encore Flash. Et enfin, il n’a jamais connu Dinah Lance (Black Canary) et n’ont donc jamais formé le couple que l’on connait. C’est donc dans cette nouvelle réalité qu’Oliver doit évolué, mais heureusement petit à petit, certaines choses vont changer. Black Canary va enfin réapparaître dans la vie de notre Archer préféré…

Green Arrow Rebirth va vous faire plonger dans les rues sombres et dangereuses de Seattle aux côtés d’un héros tourmenté, mais prêt à tout pour sa ville, le tout proposé par Benjamin Percy, Otto Schmidt et Juan Ferreyra aux éditions Urban Comics !

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