Comixtrip http://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Thu, 30 Mar 2017 07:25:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.3 Le monde à tes pieds http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-monde-a-tes-pieds/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-monde-a-tes-pieds/#respond Thu, 30 Mar 2017 02:00:21 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32464 Dans un roman graphique soigné, Le monde à tes pieds, le jeune dessinateur espagnol Nadar dresse le portrait de trois trentenaires malmenés par la crise économique. Chronique d’une génération sacrifiée à laquelle on avait promis un avenir radieux. CARLOS, DAVID ET SARA C’est l’histoire d’un malaise. Et celui d’une génération. Dans l’Espagne des années 2010, […]

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Dans un roman graphique soigné, Le monde à tes pieds, le jeune dessinateur espagnol Nadar dresse le portrait de trois trentenaires malmenés par la crise économique. Chronique d’une génération sacrifiée à laquelle on avait promis un avenir radieux.

CARLOS, DAVID ET SARA

C’est l’histoire d’un malaise. Et celui d’une génération. Dans l’Espagne des années 2010, on vit de moins en moins bien. En 2008, après des années où l’immobilier tirait la croissance dans le pays, la crise économique touche le monde et atteint de plein fouet la péninsule ibérique. Le marché se retourne, le chômage explose. Les plus jeunes, même les plus diplômes, paient les pots cassés. C’est dans ce contexte que Nadar, jeune lui aussi (il est né en 1985) situe l’histoire de ses trois personnages, Carlos, David et Sara, dans Le monde à tes pieds. Ils ne se connaissent mais partagent la même inquiétude des lendemains incertains…

  • Carlos est ingénieur. Il vit avec Diego, kinésithérapeute, et vend des vêtements dans une boutique quand il se voit proposer un emploi à sa mesure. Mais pour cela il lui faudra partir, à Tallin, en Estonie. Au détriment de son couple…
  • David est au chômage depuis quatre ans. Il vit chez sa mère. Quand il décroche enfin un entretien d’embauche qui ne débouche sur rien de concret, c’est la déception. Alors, pour gagner de l’argent, son ultime recours sera de répondre à une annonce dans les journaux:  » Femme mûre recherche sexe. Je paye. 6268… » La relation avec sa « cliente » s’avère rapidement sans issue. Il dira bientôt son fait à cette bourgeoise essentiellement préoccupée par le règlement de son divorce et la sauvegarde de son train de vie. La mère de David, contente qu’il ait enfin trouvé un travail de « commercial » ne saura rien de ses activités d’escort boy.
  • Sara est une brillante étudiante promise à un bel avenir. Mais pour l’heure elle est employée dans un centre d’appels et vend des assurances-vie. Elle vit avec Nico, un graphiste. Ils ont du mal à joindre les deux bouts. Elle rêve d’une vie meilleure. Des trois personnages dépeints dans ce tableau de l’Espagne contemporaine, elle est l’un des rares personnages à mettre des mots sur la révolte d’une génération sacrifiée, contrainte de vivre dans la précarité …

LA PEUR DU DÉCLASSEMENT

Malgré leurs différences (chacun réagit à sa manière aux difficultés financières qu’il doit affronte) les trois personnages principaux partagent la même inquiétude latente. Désespérant de connaître un jour l’aisance et le confort d’un avenir assuré, ils partagent cette fameuse peur du déclassement. Le concept est savamment développé dans une postface confiée au chercheur Philippe Lemistre, qui analyse d’un point de vue sociologique le positionnement des trois personnages.  Selon lui,  » les crises économiques amplifient le déclassement, mais n’en sont pas la raison principale pour les diplômés « . Il avance d’autres arguments  tels que le concept de « files d’attente pour l’emploi « .

Dans ce roman graphique à l’esthétique soignée, un graphisme réaliste à l’américaine, le dessinateur espagnol Nadar (déjà auteur de Papier Froissé, Futuropolis) signe une histoire attachante et aux visées universelles. Chacun au final se bat avec ses armes dans la quête du bonheur personnel même s’il lui faut un temps l’abandonner au profit de la survie…

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Automne rouge http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/automne-rouge/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/automne-rouge/#respond Wed, 29 Mar 2017 02:00:03 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32738 Dans les années 70, à Québec, un adolescent tente de s’affirmer à travers l’écriture d’une histoire de super-héros. Mais cela n’est pas simple dans ce temps troublé par l’action terroriste du Front de Libération du Québec. Affirmation de soi et affirmation identitaire dans Automne rouge, un très bel album de André-Philippe Côté et Richard Vallerand […]

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Dans les années 70, à Québec, un adolescent tente de s’affirmer à travers l’écriture d’une histoire de super-héros. Mais cela n’est pas simple dans ce temps troublé par l’action terroriste du Front de Libération du Québec. Affirmation de soi et affirmation identitaire dans Automne rouge, un très bel album de André-Philippe Côté et Richard Vallerand aux éditions de La Pastèque.

HYDROMAN : UN SUPER-HÉROS POUR S’AFFIRMER

Québec, 1970. Comme souvent, Jason – le gros dur de la classe – arrive en retard en cours. Ce jour-là, le professeur  demande à ses élèves de rédiger un texte autour des super-héros, d’en imaginer un, ainsi que ses exploits; « un vrai héros de chez nous ».

De nature introvertie, Laurent est heureux d’inventer une histoire. Il faut souligner que cela va lui permettre de s’affirmer, lui qui est très souvent embêté par d’autres camarades de classe. Pour écrire, il fait appel à Monsieur Lebrun, un ami de la famille, qui l’aide à mettre ses idées en ordre.

Son récit se déroule sur le barrage de Manicouagan où René, un ingénieur est électrocuté lors d’un énorme orage. L’homme se réveille à l’hôpital et découvre qu’il a acquis des super-pouvoirs qu’il met au service des injustices.

LAURENT NE SAIT PAS SE DÉFENDRE

A la sortie des cours, Laurent est molesté par Jason qui lui vole son texte et se l’approprie. L’adolescent timide ne sait pas se défendre et laisse la scène se dérouler sans rien faire.

Incommodé, il ment à Lebrun et décide de créer une autre histoire autour des Indiens Hurons. En effet, Jason serait un indien comme il l’affirme. Ce nouveau récit permettrait à Laurent de doubler son maître-chanteur.

LA COLÈRE GRONDE

Du côté d’Aline sa mère, tout n’est pas simple non plus. Employée dans une grand hôtel de Québec, elle passe énormément de temps à son travail mais aussi à la tête du syndicat qui défend les salariés. Les réunions se multiplient depuis que la situation du patron changée qui souhaiterait licencier. La colère gronde et la grève se met en place.

Dans le même temps, le Front de Libération du Québec (FLQ) met la pression sur le gouvernement pour rendre l’autonomie à la région. Les actions de ses membres sont violentes et tendent même vers du terrorisme. Le FLQ récupère alors la grève des employés de l’hôtel et demande à la leader syndicale de rejoindre la lutte armée. Un dilemme !

Aline n’a donc pas de temps à consacrer à son fils. Elle le fait même garder par Marie, sa jeune tante. Il l’adore et il passe de bons moments avec elle même si cela ne remplace pas une maman.

AUTOMNE ROUGE : UN EXCELLENT RÉCIT CHORAL

Automne rouge imaginé par André-Philippe Côté est un beau récit choral. Il multiplie les histoires dans l’histoire de manière subtile, s’imbriquant logiquement les unes avec les autres.

Il met en place une intrigue forte dans le Québec des années 70, un Québec qui aspire à l’autonomie à travers le FLQ, un collectif clandestin d’inspiration socialiste qui fut créé en 1963. L’ambiance insurrectionnelle du récit est donc fondée sur un fait historique ayant existé. Le dilemme qui se pose à Aline est l’action syndicale par les grèves ou l’action plus violente.

Le personnage principal de Automne rouge – Laurent – est quand à lui aussi dans une période troublée de sa vie. L’adolescent a du mal à s’affirmer à cause de sa timidité et semble touché par l’éloignement de sa mère et son manque d’amour. Le travail écrit de son professeur peut lui permettre de passer ce cap délicat.

Autour du jeune garçon, il y a donc Monsieur Lebrun, un homme dont on ne sait pas grand chose et qui aide Laurent. Il y a aussi Marie, sa jeune tante, ainsi que son compagnon buveur et violent, mais aussi Michaël, l’ex de la jeune femme.

VERS LE DRAME ET LE POLAR

Le scénariste de la série Docteur Smog (3 tomes avec Gag chez Jungle) fait prendre à son récit un tournant plus dramatique sous forme d’enquête dans la seconde partie de l’album. Ce qui insuffle un nouveau départ à Automne rouge : une réussite !

Pour mettre en image cette superbe histoire, André-Philippe Côté a fait appel à Richard Vallerand. Après des études  en animation au Sheridan Colledge of Ontario, il travaille dans le studio Bluth Entertainment et participe à l’aventure Sarbakan (création de jeux vidéo, web, BD interactives). Par la suite, il cofonde La Shop à Bulles en 2011 avec les auteurs Djihef et Mikaël, un lieu de création pour le 9e art.

Dans Automne rouge, il dévoile de très belles planches lumineuses au découpage rythmé. L’auteur de la série Les carnets du commandant Piché (avec Sylvie Roberge chez Dominique et Cie) restitue magnifiquement l’ambiance seventies et polar de l’album.

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Batman : Empereur Pingouin, ou une révolte au sommet http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/batman-empereur-pingouin-revolte-sommet/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/batman-empereur-pingouin-revolte-sommet/#respond Tue, 28 Mar 2017 02:05:23 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32497 Un semblant d’ordre règne dans la pègre de Gotham qui pourrait bien être bouleversé par un nouveau vilain, L’Empereur Pingouin. Avant lui, il y avait… Avant L’Empereur Pingouin, il y a eu Batman Tome 3 (Le deuil de la famille) collection DC RENAISSANCE. Si vous ne l’avez pas lu, ce n’est pas le plus important, […]

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Un semblant d’ordre règne dans la pègre de Gotham qui pourrait bien être bouleversé par un nouveau vilain, L’Empereur Pingouin.

Avant lui, il y avait…

Avant L’Empereur Pingouin, il y a eu Batman Tome 3 (Le deuil de la famille) collection DC RENAISSANCE. Si vous ne l’avez pas lu, ce n’est pas le plus important, mais pour comprendre quelques références en voici un petit résumé : Batman vient tout juste de finir un combat long et éprouvant contre la Cour des Hiboux, et il apprend que son pire ennemi est revenu, le Joker. Comme tout super-méchant qui se respecte, il décide de se venger de Batman, mais plus seulement de lui, mais aussi de toutes les personnes qu’il connait. Plus furieux et plus fou que jamais, le Joker va tellement toucher l’ensemble de la famille Batman qu’à la fin, une partie d’eux est brisée et il sera difficile pour eux de continuer comme avant. Un album fascinant.

Le vrai Pingouin

On arrive donc maintenant dans une Gotham chamboulée par les récents événements et où la pègre continue son bonhomme de chemin, présidé par Oswald Cobblepot, dit le Pingouin. On découvre une nouvelle psychologie du personnage, qui cherche à donner une nouvelle image de lui dans la société. Il court-circuite par exemple Bruce Wayne sur une donation afin que le nom de sa mère soit à l’honneur. Il parvient à lui voler la vedette, mais l’alter ego de Batman a autre chose en tête. De nombreux événements suite à sa bataille contre le Joker se déroulent, et il doit faire face à des dizaines de gangs et autres manipulations du clown.

Le petit nouveau

Et dans tout cet imbroglio, un nouveau venu se faisant appeler l’Empereur Pingouin tient à se faire une place au sommet de la pègre ce qui complique quelques peu la tâche du Chevalier Noir. De l’évincement du Pingouin à sa montée en puissance dans tous les domaines de la pègre de Gotham, découvrez ce nouveau personnage au passé des plus troublants et bizarrement familier…

En peu de temps, de nombreuses péripéties s’abat sur Batman et où le ton très sombre de l’univers de Gotham se retrouve parfaitement grâce à John Layman comme scénariste (Chew, Batman Eternal) et Andy Clarke (Batman) et Jason Fabok (Justice League) au dessin. Un relié complet et intégral publié chez Urban Comics.

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La terre des fils http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-terre-des-fils/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-terre-des-fils/#respond Mon, 27 Mar 2017 02:00:22 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32701 Survivants d’un pays dévasté, un père et ses deux fils tentent de vivre. D’une rare brutalité, l’homme élève ses rejetons sans tendresse, comme des animaux. Gipi transcende son immense talent de conteur dans La terre des fils, un drame sombre et puissant. UN MONDE POST-APOCALYPTIQUE Dans un monde dévasté où il ne reste que quelques […]

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Survivants d’un pays dévasté, un père et ses deux fils tentent de vivre. D’une rare brutalité, l’homme élève ses rejetons sans tendresse, comme des animaux. Gipi transcende son immense talent de conteur dans La terre des fils, un drame sombre et puissant.

UN MONDE POST-APOCALYPTIQUE

Dans un monde dévasté où il ne reste que quelques êtres humains, deux frères partent à la chasse. Au milieu d’ossements humains, ils tuent un chien qu’ils rapportent à la maison.

Sur l’eau, une barge leur sert de demeure. Assis sur un fauteuil, leur père les attend. Lorsqu’il apprend qu’ils ont tué le chien – un mensonge, il était déjà mort – il s’emporte.

Les deux fils l’éviscèrent, gardent la viande et partent avec leur paternel pour vendre sa peau à Anguillo, un vieil ermite aveugle. Pendant la transaction, les adolescents épient les deux hommes, attendent qu’ils partent et volent les bâtons de dynamite, avec lesquels ils pêcheront plus facilement du poisson.

UN CARNET MYSTÉRIEUX

Le lendemain, les deux frères montent dans leur barque pour tester la dynamite. Ils découvrent alors plusieurs cadavres flottants sur le lac. Si l’un des deux voulaient les manger, le second affirme qu’ils sont empoisonnés. Ils récupèrent alors leurs vêtements et des objets qui pourraient leur servir.

Encore une fois, leur père s’énerve et leur répète de nouveau qu’il ne faut pas toucher les morts et qu’il n’y a personne au-delà du lac . « Si un dépasse le lac, il meurt » : récite sans réfléchir l’un des enfants.

Le père lui poursuit l’écriture de sa vie dans un carnet qui intrigue ses fils. Mais, ils ne savent pas lire et cette obsessions sera fatale à leur père…

LA TERRE DES FILS : UNE HISTOIRE PUISSANTE ET SOMBRE

Né en 1963, Gipi est un auteur italien talentueux. Alors qu’il débute sa carrière d’illustrateur en 1994, il faudra attendre 2003 pour voir son premier album publié : Notes pour une histoire de la guerre (Fauve d’or du meilleur album de l’année 2006 à Angoulême). Viennent ensuite Vois comme ton ombre s’allonge, S., Bons baisers de province ou En descendant le fleuve et autres histoires (tous édités par Futuropolis).

Dans La terre des fils, Gipi développe un monde post-apocalyptique fort et sombre – une maladie, une catastrophe nucléaire ? L’auteur ne ne dit pas – qui ressemble à l’univers de Sweet tooth, excellente série de Jeff Lemire (Urban Comics). Il ne reste que quelques survivants, qui tentent de désespéramment de s’accrocher à la vie. Chaque petit groupe n’interagit que très peu avec les autres. Leurs membres sont méfiants et ne se font aucun cadeau.

Ils survivent comme des animaux et se comportent de moins en moins comme des êtres humains. Ils pillent, tuent et chassent au milieu des cadavres.

LA TERRE DES FILS : UN RÉCIT ÂPRE ET CRUEL

Gipi imagine les relations entre ses trois personnages principaux de manière dure et cruelle. Les enfants de cet homme ont été élevés après la catastrophe. Ils n’ont pas de nom, appelle leur père Monsieur et le vouvoient. Cette distance, sans concession serait la condition pour qu’ils puissent survivre et être protégés.

Le lac étant la limite à ne pas dépasser, là encore pour ne pas entrer en connexion avec d’autres personnes. Le père leur parle durement, les châtie à chaque bêtise et ne fait preuve d’aucun geste d’amour.

Les deux adolescents sont illettrés et ne vivent que par leur instinct. D’ailleurs, ils parlent un langage d’une grande simplicité, au vocabulaire pauvre et à la grammaire sommaire; tandis que le père, lui sait lire et écrire. Il consigne dans son carnet ses souvenirs et ceux de la mère de ses fils. Ces lignes incompréhensibles pour les enfants, font l’effet d’un aimant sur eux : ils veulent savoir ! L’objet semble alors être la seule lumière dans cette existence très sombre.

DE L’HÉRITAGE A LAISSER A SES ENFANTS

Les rencontres sont quasi inexistantes entre les différents groupes; elles peuvent d’ailleurs être dangereuses. Là encore, les petites communautés sont désignés par un surnom : Grossetête pour les frères jumeaux ou les Fidèles pour les adeptes du dieu Trokool.

L’histoire sans récitatif, à l’écriture minimaliste raconte aussi le passage de l’enfance à l’autonomie d’adulte mais interroge aussi sur l’héritage que l’on veut léguer à nos enfants.

Le trait à la plume de Gipi sublime ce magistral roman graphique. Ses planches sont puissantes et ses personnages sont croqués avec une très grande justesse.

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Ninjak 2 – La guerre des ombres : My name is Jak… Ninjak http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/ninjak-2-la-guerre-des-ombres/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/ninjak-2-la-guerre-des-ombres/#respond Sat, 25 Mar 2017 02:00:26 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32218 Vous pensez que James Bond serait plus efficace s’il était ninja ? Valiant valide votre hypothèse avec Ninjak édité par Bliss Comics. Précédemment dans Ninjak 1 – L’armurerie Issu d’une famille aisée, Colin King est un enfant qui ne manque de rien en apparence. Cependant l’absence prolongée de ses parents pour des raisons mystérieuses laisse en lui […]

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Vous pensez que James Bond serait plus efficace s’il était ninja ? Valiant valide votre hypothèse avec Ninjak édité par Bliss Comics.

Précédemment dans Ninjak 1 – L’armurerie

Issu d’une famille aisée, Colin King est un enfant qui ne manque de rien en apparence. Cependant l’absence prolongée de ses parents pour des raisons mystérieuses laisse en lui un vide immense. Son majordome, Alain, fait office de tuteur mais passe son temps à le terroriser et le molester.

Plus tard le MI-6, services secrets britanniques, enrôle Colin qui devient très vite une recrue exemplaire. Tout en peaufinant ses techniques d’espionnage une relation naît avec sa supérieure Angelina amenant cette dernière à être assassinée par un tireur embusqué. Réclamant vengeance il est mis en contact avec son nouveau superviseur, Neville Alcott.

De nos jours Colin est devenu l’espion connu sous le nom de Ninjak. Alliant espionnage, ninjustu et technologie il est le meilleur dans sa partie. Sa mission actuelle est de mettre hors d’état de nuire ceux que l’on appelle les Sept Ombres. Il parvient à arrêter un de ses membres, Kannon qui est un fabriquant d’armes, mais il lui reste encore six autres ombres à traquer.

Ninjak 2 – La guerre des ombres

La chasse aux Sept Ombres continue pour Ninjak. Le mystère entourant cette organisation s’épaissit et les différents membres qu’affronte notre héros sont de plus en plus puissants. Et plus inquiétant, il semble que Colin ait déjà rencontré ces assassins quelques années auparavant.

Ce récit nous transporte entre le passé et le présent de Ninjak, nous donnant des éléments de réponse sur les nombreuses absences des parents de Colin puis sur son apprentissage auprès du moine mort-vivant. Le point culminant est bien évidement la rencontre entre Ninjak et les autres membres des Sept Ombres qu’il devra combattre.

Un scénariste, quatre dessinateurs

On ne présente plus Matt Kindt, scénariste presque attitré de l’univers Valiant (The Valiant, Divinity ou encore Rai). Maîtrisant son sujet et s’inspirant de personnages tels que James Bond, Batman et Hawkeye, Matt Kindt offre un réel background à un personnage déjà très complexe et mystérieux.

Chacun des quatre chapitres est dessiné par un artiste différent. Nous retrouvons dans l’ordre Ràul Allén (Bloodshot Reborn), Juan José Ryp (Clone), Stephen Segovia (Earth 2) et Clay Mann (X-Men : Schism). Chaque rencontre entre Ninjak et ses ennemis fait l’objet d’un nouveau style artistique ainsi chaque personnage a sa signature graphique.

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Tokyo Kaido T1 Les enfants prodiges http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tokyo-kaido/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tokyo-kaido/#respond Sat, 25 Mar 2017 02:00:15 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32161 A paru, début Février, dans l’excellente maison d’édition Le Lézard Noir, le fascinant premier tome de Tokyo Kaido, nouvelle série de Minetaro Mochizuki auteur du sublime et très remarqué Chiisakobé, qui vient de se voir décerner le prix de la meilleure série lors du dernier festival d’Angoulême. Un prix amplement mérité, corrélé à un vif […]

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A paru, début Février, dans l’excellente maison d’édition Le Lézard Noir, le fascinant premier tome de Tokyo Kaido, nouvelle série de Minetaro Mochizuki auteur du sublime et très remarqué Chiisakobé, qui vient de se voir décerner le prix de la meilleure série lors du dernier festival d’Angoulême. Un prix amplement mérité, corrélé à un vif succès public et critique qui ne se dément guère au fil des mois. Juste retour des choses pour une maison d’édition indépendante qui s’acharne depuis des années à publier des ouvrages originaux et de qualités dans un souci de découverte sans cesse renouvelé que ne dictent aucuns impératifs commerciaux ou marketing particulier.

Mochozuki, un auteur discret mais incontournable

Chiisakobé met en scène une singulière galerie de personnages dont le mutique Shigeji, jeune maître charpentier, qui retourne dans son quartier natal pour s’occuper des obsèques de ses parents et remettre à flot, vaille que vaille, l’entreprise familiale. Il se retrouve alors face à la têtue Ritsu, une amie d’enfance que la vie n’a pas épargnée non plus. La jolie jeune femme entraîne dans son sillage cinq orphelins au caractère bien trempé qui bousculeront les habitudes du solitaire et énigmatique Shigeji et, très vite, leur relation prendra une tournure étonnante. Usant de cadrages originaux et d’une mise en page soignée, Mochizuki impressionne par sa maitrise graphique. Au sommet de son art, il aborde de nombreux thèmes et parvient à transmettre énormément d’émotions grâce à un dessin sobre aux traits nets et élégants. Une formidable humanité se dégage de cette œuvre qui fait la part belle aux regards échangés, à la position des corps, et aux moindres détails du quotidien qui, souvent en disent plus que bien des mots. Chiisakobé est une œuvre riche de sens, complexe et épurée, d’une rare beauté plastique.

Certains lecteurs, plus avertis, se souviendront de la série Dragon Head paru chez Pika à la fin des années 90, une œuvre marquante à plus d’un titre. Lors d’une banale sortie scolaire entre lycéens survient une terrible catastrophe et brusquement leur train déraille. Ils se réveillent alors ensevelis sous des gravats, les cadavres de leurs camarades encore chauds amoncelés sous les décombres. A mesure que l’activité volcanique se dérègle, l’atmosphère devient fiévreuse, la folie et la peur gagnent les survivants, transformant peu à peu le récit en un thriller psychologique perturbant au cœur d’un environnement post apocalyptique hostile. Dragon Head marqua durablement les esprits à une époque où les sorties manga était beaucoup moins fréquente. Il y a fort à parier que certains lecteurs plus que trentenaires se rappellent encore de l’ambiance angoissante et suffocante qui baigne le récit. Notons que Pika réédite actuellement la série, qui comptera 5 doubles volumes, dans un appréciable grand format.

L’épure du trait, la maitrise et l’inventivité de la mise en page et du découpage dont Mochizuki fait preuve dans Chiisakobé sont le fruit de ses nombreuses années de recherches graphiques. Notamment le travail entamé dans la série Tokyo Kaido -parue en 2008 au Japon- autour de la gestuelle, la position des corps et l’expression des visages qui permet au lecteur de rentrer si aisément dans la tête des personnages et de comprendre si justement leur état d’esprit.

De singuliers troubles cérébraux

Le jeune et brillant Dr Tamaki, éminent spécialiste du cerveau, accueil dans sa clinique enfants et adolescents atteints de troubles neurologiques graves et très rares, auxquels le monde médical peine à trouver les traitements adéquats. Il leur prodigue des soins expérimentaux et un accompagnement psychologique, entouré d’une équipe de soignants attentifs à leur bien être. Nous suivrons dans ce premier volume de Tokyo Kaido le parcours de quatre jeunes gens.

Hashi, est un garçon de 19 ans, qu’un fragment de métal planté dans le cerveau l’oblige à exprimer tout haut et sans aucun filtre ses opinions, souvent désobligeantes. De nature placide et de tendance asociale, il lui arrive d’avoir un comportement excentrique et de s’automutiler pour tenter d’échapper à sa tragique condition. Une jeune femme de 21 ans, la douce et calme Hana, est soudainement sujette à des crises d’orgasmes incontrôlables très embarrassantes suite à une infection du cerveau. Mari, une fillette de 6 ans, ne perçoit aucun être humain autour d’elle même s’il est possible de communiquer avec elle via écrans interposés. Quant à Hideo, 10 ans, il souffre d’hallucinations visuelles et auditives causées par une maladie congénitale. Il est persuadé de voir des extraterrestres, de parler aux dieux et d’être lui-même un super héros. Les différents troubles dont souffrent ces jeunes gens conditionnent leur vision du monde et les dotent d’une vie intérieure extraordinaire dont ils s’accommodent plus ou moins selon leurs caractères.

De quoi Tokyo Kaido est-il le titre ?

De curieux éléments émaillent la lecture de Tokyo Kaido donnant une impression d’étrangeté très proche de certaines œuvres de David Lynch, telle la haie de cyprès à la silhouette inquiétante qui borde la clinique impeccable de blancheur, projetant une ombre quasi démoniaque et qui semble jouer le rôle de barrière invisible avec le monde ordinaire. Ou encore l’équipe soignante, sujette à des comportements parfois incongrus : par exemple Bibi le vigile, tout en short, Ray Ban et fine moustache, qui brandi son nunchaku de manière obsessionnelle. Mais aussi le mystérieux Dr Tamaki qui à l’air de cacher des choses et à bien du mal à concilier travail et vie familiale. Cette étrangeté qui entoure la clinique, son personnel et ses patients est un des mystères de plus qui habitent ce premier volume.

Tokyo Kaido est riche en références en tous genres, sous entendus bizarres, situations cocasses dont il s’agira de laisser le plaisir de la découverte au lecteur. Cependant, le plus surprenant reste l’univers mental dans lequel les malades évoluent et dont Mochizuki arrive à rendre compte avec grande finesse. Subtilement il brouille les pistes et s’opère alors un glissement progressif entre réalité et fantasme. Car finalement : à quel point les perceptions des patients sont-elles véritablement imputables à leurs seuls troubles neurologiques ? Ne seraient-ils pas capable de percevoir une réalité co-existante à la nôtre ?

Tokyo Kaido c’est aussi le titre du manga, dessiné par Hashi durant son hospitalisation, qui narre les mésaventures d’un monstre hideux dont la mère s’acharne à le faire s’intégrer parmi les humains. En vain, car celui-ci sera, invariablement et violemment, rejeté par ses camarades. Hana en lisant le manga, prend conscience du mal être émotionnel et de la quasi impossibilité communicationnelle dont souffre Hashi. Cette mise en abyme de l’incapacité des personnages à vivre normalement au sein de la société est un élément central dans l’œuvre de Mochizuki. Difficile de ne pas voir à travers ce dispositif narratif une fascinante métaphore des propres tourments de l’auteur.

Angoisses, doutes et créations artistiques

Mochizuki exprime dans son œuvre toute la difficulté de s’affranchir des codes et des normes sociales inhérentes à nos sociétés modernes. Avec Tokyo Kaido il parle de lui en abordant de manière détournée la thématique du doute, du manque de confiance et d’estime de soi qui entrave la créativité. Mais finalement, ce manque de certitude ne serait-il pas le moteur même de la créativité de l’auteur qui en dépassant ses propres peurs et angoisses s’obligerait à développer de nouveaux codes graphiques ? D’ailleurs, Mochizuki, suite à la parution de Tokyo Kaido dans une relative indifférence, ira jusqu’à s’extraire lui même de l’univers très normé de l’édition japonaise pour aller vers un travail plus artisanal en changeant d’éditeur. Celui-la même qui lui proposa alors d’adapter un roman qui donnera lieu à la création du sublime et universel Chiisakobé.

Mochizuki prend son temps, d’abord pour développer la personnalité des différents protagonistes qui peuplent le récit, puis pour installer cette curieuse ambiance entre normalité et fantasme qui surprendra le lecteur. Ce premier tome de Tokyo Kaido semble forcément moins abouti, comparativement, que Chiisakobé et souffre peut-être des hésitations de son auteur à trouver son propre langage graphique. Cependant, il n’en reste pas moins très proche au niveau du dessin, dans un magnifique noir et blanc très pop. Évidemment, nous attendons la suite avec impatience tant l’auteur laisse de nombreuses pistes à suivre et de questions en suspens. Incontournable, ce très bel ouvrage, à l’étrange beauté pulp, évoquera un mariage pas si improbable entre l’américain Charles Burns (Black Hole) et le japonais Atsushi Kaneko (Bambi, Soil, Wet Moon, Death&Co).

Pour les plus curieux vous trouverez, entre d’autres choses intéressantes, deux interviews de Mochizuki dans le n°12 de la très bonne revue Kaboom et dans le n°1 de la nouvelle revue Atom, spécialisée en BD asiatique.

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Sacha et Tomcrouz : Les vikings http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/sacha-et-tomcrouz-les-vikings/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/sacha-et-tomcrouz-les-vikings/#respond Fri, 24 Mar 2017 02:16:48 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32507 Recevoir un chien minuscule pour son anniversaire alors que l’on aurait souhaité un rat et se retrouver dans un monde parallèle à cause d’un événement étrange, voilà le destin de Sacha. Anaïs Halard et Bastien Quignon dévoilent le premier opus de Sacha et Tomcrouz, une jolie aventure fantastique pour les jeunes lecteurs. UN CHIEN POUR […]

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Recevoir un chien minuscule pour son anniversaire alors que l’on aurait souhaité un rat et se retrouver dans un monde parallèle à cause d’un événement étrange, voilà le destin de Sacha. Anaïs Halard et Bastien Quignon dévoilent le premier opus de Sacha et Tomcrouz, une jolie aventure fantastique pour les jeunes lecteurs.

UN CHIEN POUR UN RAT

Sacha Bazarec est un petit garçon studieux, brillant et féru de science. A l’école, il est admiré par sa maîtresse et toutes ses camarades. Mais lui est attiré par Jade, son amoureuse secrète.

Aujourd’hui est un jour particulier pour le petit génie : c’est son anniversaire. Il se dépêche donc de rentrer chez lui pour recevoir le cadeau de ses rêves : un rat. Seul avec sa maman antiquaire dans une maison surprenante, il est accueilli par Alastor, le voisin qui tourne trop souvent autour de sa mère.

Alors qu’elle lui tend un beau vase chinois, il le sent : son animal préféré se trouve à l’intérieur. Malheur ! C’est un petit chien tout rabougri, tout rikiki qui sort de l’objet !

TOMCROUZ : UN AMI AU POIL

Etonné, Sacha le poursuit en courant. Après un passage sous la douche, le petit garçon le sèche mais le chiot est alors enrhumé. Il décide de l’appeler Tomcrouz, comme l’idole de sa maman !

Dans la nuit, le petit chien se rend dans le bureau du père de Sacha. Là, il suit un papillon, fait tomber des fioles et des tubes à essai. Il lèche alors une étrange substance qui le laisse groggy.

Le lendemain matin et avant de partir à l’école, Sacha s’arrête devant la boutique de sa maman et observe de loin Ulfberth, l’épée des vikings forgée en 850. Il entre, attrape l’objet mais Tomcrouz éternue sur la poignée et les voilà tous les deux projetés dans un monde parallèle…

SACHA ET TOMCROUZ : UNE JOLIE PETITE SÉRIE JEUNESSE

Ah enfin ! Nous tenons peut être la série jeunesse de ce début d’année 2017 ! Le récit imaginé par Anaïs Halard est enchanteur, joyeux, optimiste et plein de rebondissements. Enseignante en FLE (Français en langue étrangère), la scénariste dévoile un premier volume accrocheur dès les premières pages.

Sacha et Toumcrouz mélange subtilement le fantastique (une substance étrange et une porte dimensionnelle), l’Histoire (des vikings et une épée mythique) et l’humour. Le lecteur apprécie ce premier opus par la rapidité de la mise en place – les éléments de compréhension sont quand même évoqués – pour laisser toute la place à l’action. Elle met en relation Sacha – le petit génie des sciences, un peu peureux mais valeureux – et Tomcrouz – un chihuaha tout petit mais ingénieux – pour leur faire former un très beau duo homme-animal, complice et drôle.

POUR LA BEAUTÉ DU DESSIN DE BASTIEN QUIGNON

Bastien Quignon est un jeune auteur de 30 ans que nous suivons attentivement depuis quelques années – notamment depuis Sixteen Kennedy Express, une histoire d’amour entre deux adolescents dans les années 60 avec Aurélien Ducoudray – parce que nous apprécions énormément son travail.

L’auteur de J’ai vu un truc (L’employé du moi) dévoile de sublimes planches aux couleurs pastel. Son trait aérien, évanescent est idéal pour restituer l’ambiance fantastique du récit. Ses personnages tout en rondeur sont dans la veine des auteurs de manga (Nie Jun, Les contes de la ruelle) mais aussi des mangakas de films d’animation. Il faut regarder de plus près les décors proposé par le dessinateur et plus particulièrement la maison de Sacha (intérieur et extérieur) pour être définitivement conquis par ses pages.

Bastien Quignon compte parmi ses influences Edgar Degas pour sa mise en lumière mais aussi Jon McNaught – un formidable auteur que nous apprécions aussi (Automne et Dimanche chez Nobrow) – pour ses scènes minimalistes et ses travaux en bichromie.

Charmé par ce premier volume de Sacha et Tomcrouz, nous attendons avec impatience le tome 2 pour nous régaler encore de ce duo improbable et de leurs aventures spatio-temporelles.

  • A noter l’excellent travail de la collection Métamorphose des éditions Soleil, dirigée par Barbara Canepa et Clotilde Vu qui propose de formidables albums dans le genre fantastique, notamment : Les carnets de Cerise de Joris Chamblain et Aurélie Neyret, Billy Brouillard de Guillaume Bianco, Marie-Antoinette carnet d’une reine & Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe, Chemin perdu d’Amélie Fléchais ou Fox’s garden de Camille Garoche.

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FRNCK, tome 1 http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/frnck-tome-1/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/frnck-tome-1/#respond Thu, 23 Mar 2017 02:00:32 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32236 Que faire lorsque l’on se retrouve à l’époque préhistorique alors que l’on est un adolescent de 2017 ? Franck va vivre une aventure folle dans FRNCK de Olivier Bocquet et Brice Cossu. Début très prometteur pour cette nouvelle saga jeunesse Dupuis. ÉNIÈME TENTATIVE D’ADOPTION Franck, 13 ans, est un ado qui bouge ! Orphelin, il […]

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Que faire lorsque l’on se retrouve à l’époque préhistorique alors que l’on est un adolescent de 2017 ? Franck va vivre une aventure folle dans FRNCK de Olivier Bocquet et Brice Cossu. Début très prometteur pour cette nouvelle saga jeunesse Dupuis.

ÉNIÈME TENTATIVE D’ADOPTION

Franck, 13 ans, est un ado qui bouge ! Orphelin, il a été placé dans un institut. Malgré les différents essais d’adoption, cela n’a jamais vraiment fonctionné, obligeant le jeune garçon a toujours revenir au point de départ.

Décrit comme un « jeune homme plein de potentiel », un couple arrive ce jour pour les présentations. Mais comme à son habitude, Franck n’en fait qu’à sa tête. Malgré les dégâts dans le bureau de la directrice, les futurs parents acceptent quand même de l’accueillir.

FRANCK S’ENFUIT

Alors que le bonheur semble enfin frapper à sa porte, l’adolescent décide de fuir la nuit suivante. Il est surpris par le vieux jardinier qu’il apprécie depuis qu’il est arrivé à l’orphelinat.

Il faut souligner que c’est lui qui l’a trouvé alors bébé dans la forêt. Il lui confie son dossier dans lequel il est notifié que ses parents ne seraient pas morts.

Pendentif de naissance autour du cou, Franck est encore plus motivé pour les retrouver et partir.

FAILLE TEMPORELLE DANS LE LAC

Alors qu’il traverse un chantier interdit au public, il est pourchassé par le chien de garde. Il tombe dans le lac, est aspiré par un tourbillon et se retrouve dans une jungle étrange.

Il pense être dans un parc d’attraction préhistorique mais ce n’est pas le cas. Pourtant tout à l’air vraiment réel, même le smilodon qui l’attaque…

FRNCK : EXCELLENTE AVENTURE FANTASTIQUE

Découvert avec la formidable série La colère de Fantômas (avec Julie Rocheleau chez Dargaud), Olivier Bocquet imagine une excellente histoire, très rythmée, intelligente et drôle.

L’auteur du Transperceneige – Terminus (avec Jean-Marc Rochette) met en place son intrigue de manière simple mais avec une efficacité redoutable. Son récit multiplie les actions dès les premières pages, mais aussi les surprises et les rebondissements nombreux. Le lecteur n’a pas le temps de reprendre son souffle et ne s’ennuie pas une seule seconde. A partir du moment où Franck tombe dans le lac, nous sommes embarqués dans un véritable tourbillon, comme un feuilleton qui apporte du suspense à la fin de chaque double page – à l’ancienne, comme les meilleurs récits longs du journal Spirou – pour notre plus grand bonheur.

FRNCK possède aussi son lot de mystères et de questions. En effet, Olivier Bocquet met son héros en danger en le faisant glisser dans une faille temporelle. Il se trouve nez à nez avec un smilodon mais aussi une tribu d’hommes préhistoriques. Plus étonnant, ces derniers sembleraient comprendre le langage de Franck. Amusant, ils s’expriment uniquement qu’avec les consonnes des mots; d’où le FRNCK pour Franck.

Pour agrémenter son récit, l’auteur de Lune et l’autre (avec Gabriel Germain) distille un humour dévastateur à travers les situations cocasses mais aussi des dialogues enlevés et ciselés. Franck est un adolescent avec ses qualités et ses défauts mais qui réagit toujours de manière naïve ou par la peur d’où des instants très drôles, un peu à la manière des héros de shônen ou ceux de Christophe Arleston.

UN DESSIN INSPIRÉ ET AU DIAPASON

Aidé par Yoann Guillo aux couleurs – très réussies – Brice Cossu dévoile des planches extrêmement rythmée. Jusqu’à présent son œuvre était destinée à un public adulte (Les cauchemars de Terram avec Sand, Paradis perdu avec Ange ou le 3e volume de Carthago adventures avec Alexis Sentenac et Christophe Bec) mais il réussit parfaitement son entrée dans l’univers jeunesse-ado. Son dessin semi-réaliste est idéal pour restituer l’ambiance humoristique et aventureuse du récit.

Son découpage très rythmé lorgne vers les meilleurs récits manga et ses personnages sont toujours en mouvement, ce qui est extrêmement plaisant.

Rafraichissant, moderne et original, FRNCK nous plait, nous amuse comme certainement les deux auteurs ont du s’amuser en le créant et cela se sent.

Cette formidable histoire – très originale dans son propos – ravira les amateurs d’action, d’aventure et de fantastique. Le début du commencement – comme une belle entrée en matière, une belle promesse – à suivre de près ! Prometteur !

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X-O Manowar : L’épopée fantastique d’un Wisigoth http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/x-o-manowar/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/x-o-manowar/#respond Wed, 22 Mar 2017 02:00:14 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32164 Vous avez peut-être déjà entendu parler de X-O Manowar dans d’autres albums tel que Divinity. Mais connaissez-vous réellement le personnage ? Non ? Eh bien c’est le moment de rattraper ses lacunes avec cette intégrale de 752 pages publiée chez Bliss Comics. La déroute d’un peuple Un peu d’histoire pour commencer. An 402 après Jésus-Christ. […]

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Vous avez peut-être déjà entendu parler de X-O Manowar dans d’autres albums tel que Divinity. Mais connaissez-vous réellement le personnage ? Non ? Eh bien c’est le moment de rattraper ses lacunes avec cette intégrale de 752 pages publiée chez Bliss Comics.

La déroute d’un peuple

Un peu d’histoire pour commencer. An 402 après Jésus-Christ. Les Wisigoths ont été chassés de leurs terres de Dacie (l’actuelle Roumanie) par les terribles Huns. Après une longue errance, un accord est passé avec les Romains. Mais ceux-ci trahissent leur accord et à peine le Danube passé, les Wisigoths sont traqués et massacrés.

Aric est encore jeune lors de tous ces événements. Il voit son père partir au combat régulièrement contre les Romains, et à chaque fois qu’il revient, il lui parle de leur terre natale, la Dacie. Le rêve de tous ces Wisigoths est de revoir un jour cette terre qui est la leur.

Plus tard, Aric a grandi. Il est le neveu du roi des Wisigoths, et l’héritier du trône. Il mène de glorieuses batailles contre les Romains. C’est un guerrier féroce et des plus vaillants. Mais le courage peut parfois laisser place à de l’arrogance et une trop grande confiance en soi. Une nuit, voulant prendre des Romains en embuscade avec des compagnons, ils se font enlever par des extraterrestres alors venus en reconnaissance sur notre belle planète bleue.

L’aventure spatiale

Ils sont embarqués dans un vaisseau spatial et servent d’esclaves durant de longues années. Beaucoup meurent, pourtant Aric ne désespère pas de revenir vers les siens, et reprendre le combat de sa vie.

Un jour, c’est la mutinerie. Après un plan mûrement réfléchi avec le reste de ses compagnons et d’autres peuples enlevés également, ils parviennent à tuer quelques gardes et s’enfermer, en cherchant la sortie, dans un temple dédié à une curieuse idole. Cette idole est en fait une armure, Shanhara, que les aliens (les Vignes) vénèrent et espèrent qu’elle se liera à l’un de leurs guerriers pour obtenir des pouvoirs incroyables. Aric s’en approche, et Shanhara se lie à lui. Les Vignes en sont abasourdis, et n’arrivent pas à croire que leur divinité a laissé un misérable humain se lier à elle et lui conférer les pouvoirs qu’ils convoitaient tant.

Après une longue bataille où seul Aric, devenu le X-O Manowar, survit, il s’échappe et rentre sur Terre.

Le retour… pas si triomphal du X-O Manowar

Seulement voilà, il a passé seize ans dans l’espace, là où les notions de temps ne sont pas du tout les mêmes que sur Terre, et a en fait passé… 1600 ans en captivité ! C’est donc un monde entièrement chamboulé qu’Aric découvre, où les Wisigoths ont entièrement disparus, et où sa venue sur Terre n’est pas la bienvenue car dans son esprit, Aric est constamment en guerre dans ce monde où l’équilibre de paix entre les pays n’est pas particulièrement au beau fixe.

De nombreuses péripéties l’attendent alors. L’invasion des Vignes qui veulent effectuer des représailles sur la Terre, la venue d’autres personnages de l’univers Valiant tels que Ninjak ou le Guerrier Eternel méfiants de ses intentions, ainsi que de nombreuses autres surprises…

Le Tome 1 intégrale de ce personnage controversé par son caractère violent et vindicatif qui a été choisi par une armure censé être une divinité est des plus intéressants. On s’aperçoit qu’au-delà de l’apparence du personnage, l’armure a su lire en lui ce que personne d’autre ne peut comprendre.

L’histoire, le concept du temps dans l’espace, les tensions politiques de notre époque, les incompréhensions d’un authentique Wisigoth face à ce monde et une critique sur la notion du bien et du mal, sont autant de thèmes abordés dans ce recueil de Robert Venditti (Flash, Green Lantern) et de Cary Nord (Conan) accompagnés par Lee Garbett (Lucifer, Loki) et Trevor Hairsine (Divinity).

A la fin de ce Tome, le crossover Unity est réalisé par Matt Kindt (Ninjak, Rai) et Doug Braithwaite (Punisher, Universe X).

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Wake up America http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/wake-up-america/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/wake-up-america/#respond Tue, 21 Mar 2017 02:12:05 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32283 John Lewis est le seul membre encore en vie des Big Six dont a fait partie Martin Luther King. Moins connu que le pasteur assassiné, il livra lui aussi toute sa vie, une lutte pour le droits de noirs américains de façon non-violente. Wake up america  raconte le destin hors du commun de cet homme […]

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John Lewis est le seul membre encore en vie des Big Six dont a fait partie Martin Luther King. Moins connu que le pasteur assassiné, il livra lui aussi toute sa vie, une lutte pour le droits de noirs américains de façon non-violente. Wake up america  raconte le destin hors du commun de cet homme de grandes convictions. Cette autobiographie est scénarisée par Lewis lui-même aidé de Andrew Aydin et mise en images par Nate Powell. Plongée dans cette vie d’exception en découvrant les trois premiers opus de cette merveilleuse série.

BARACK OBAMA : PREMIER PRÉSIDENT NOIR AMÉRICAIN

Washington, janvier 2009. C’est un jour important pour les Etats-Unis : Barak Obama doit prêter serment pour devenir le premier président noir américain. Parmi les nombreux soutiens du futur gouvernant, il y a le député John Lewis, membre imminent du Big Six qui lutta toute sa vie pour que les noirs américains puissent avoir les mêmes droits que les blancs. Cet homme important est ému par la cérémonie d’investiture qui va suivre, lui qui ne pensait pas un jour pouvoir vivre cela. En effet, il est le dernier parmi ces illustres hommes à être vivant.

En attendant ce moment historique, Lewis accueille dans son bureau du Congrès, une femme et ses deux enfants Jacob et Esaü arrivés tout juste d’Atlanta pour vivre ce moment solennel. Après les présentations d’usage, le député commence à leur raconter son histoire, son enfance à Pike County, en Alabama.

UNE ENFANCE TRÈS PIEUSE EN ALABAMA

Son père avait acheté pour 300 $ des terres dans cette partie des Etats-Unis en 1940. Il y cultivait des cacahuètes, du coton et du maïs. John, quant à lui, avait la délicate tâche de s’occuper des poules de la basse-cour. Il veillait sur elles comme sur des enfants en bas âge : il les bichonnait et même les enterrait quand elles mouraient après leur avoir offert une cérémonie de funérailles. Mais ses parents n’étaient pas bien riches, ils ne pouvaient pas acheter un incubateur pour la couvée. Alors, le jeune garçon en bricola une. A cet âge-là, il désirait devenir pasteur ; son père lui offrit un Bible qu’il lisait avec conviction à ses animaux à plumes.

TRAVAILLER DUREMENT, NE RIEN DIRE ET ÊTRE DOMINÉS PAR LES BLANCS

Ses parents lui avaient inculqué des valeurs de respect et de partage. Néanmoins dans ce coin de la campagne, ils ne voulaient pas faire de vagues et demandait à leur fils de ne jamais se mettre en travers des blancs. Il en était ainsi de la vie des noirs américains : ils ne devaient que travailler, ne rien dire et être dominés par les blancs. Le jeune garçon se rendit compte de cela lorsqu’il partit pour Buffalo. C’est avec son oncle Otis, qu’il prit la route pour l’Ohio. Le voyage en voiture fut long et délicat : les blancs ne les regardaient même pas. A Buffalo, les deux communautés ne se mélangeaient pas.

De retour chez lui, il se rendit compte que les blancs ne se souciaient guère de ne pas paver les routes qui les menaient chez eux, que le car de ramassage scolaire et les manuels scolaires n’étaient jamais neufs mais aussi que les bâtiments des écoles étaient vieux et mal entretenus. Son seul luxe : l’école, son lieu de refuge : la bibliothèque. Mais lorsque les travaux à la ferme arrivaient, John devait rester à la maison pour aider et n’allait pas à l’école. Ce fut difficile pour lui. Un jour, il se cacha et alla tout de même à l’école sans l’accord de ses parents…

PREMIERES ACTIONS ENTRE 1960 ET 1963

Dans le deuxième volet de Wake up America, le lecteur découvre les premières occupations de rue devant les cinémas qui interdisaient l’entrée aux noirs, à Nashville. Dans la veine pacifiste de Gandhi, ils décident de ne jamais répliquer par la violence malgré les insultes et les coups portés par les jeunes blancs ou les policiers, plus prompts à frapper qu’à protéger. De plus, John Lewis, qui voue un culte au «Professeur» Luther (Martin Luther King), se rapproche de l’homme dans les réunions même si leurs visions de la lutte sont au départ différentes. Il prend une place de plus en plus prépondérante dans le Comité Etudiant (SNCC).

LES FREEDOMS RIDERS SOUTENUS DISCRÈTEMENT PAR KENNEDY

Pour faire découvrir leurs combats à toute l’Amérique, John et ses camarades décident de créer les Freedoms Riders (les voyageurs de la liberté) : plusieurs jeunes noirs reliaient des villes américaines en car. De Fredericksbourg à La Nouvelle-Orléans, en passant par Richmond, ils défiaient pacifiquement les forces locales et les racistes blancs (pour tester au mieux l’application de l’Arrêt Boyton). Tout au long de leur long périple, les organisateurs étaient en contact avec JF Kennedy, jeune député démocrate et futur président des Etats-Unis ; entre soutien franc, aide en sous-main et distanciation.

CHAQUE ADULTE NOIR DOIT AVOIR LE DROIT DE VOTER (1963-1965)

Birmingham, septembre 1963. Dans une église réservée aux noirs de la ville, une bombe explosa lors d’un cours de catéchisme. Deux fillettes décédèrent. Des heurts violents entre pro et anti noirs se déroulèrent alors dans la cité d’Alabama, faisant un mort – un adolescent noir de 16 ans – mais la police conclut à un accident.

John Lewis et Martin Luther King arrivèrent alors sur place pour rendre hommage aux différentes victimes dans une messe très suivie. Après les funérailles, ils établirent un plan de lutte : obliger le gouverneur à démissionner et permettre à chaque adulte noir de voter.

Pour cela, ils mobilisèrent leurs troupes afin de peser sur les mairies et les shérifs pour que tous puissent être inscrits sur les listes électorales. Dans un premier temps localement dans les villes et villages, afin qu’il y ait des noirs plus nombreux dans les conseils municipaux et peser ainsi sur les comtés, sur les districts et enfin sur les Etats.

Mais malgré une belle stratégie par étapes, cela ne se déroula pas facilement. Les hommes de droit ne se laissèrent pas faire, firent souvent usage de leurs armes et freinèrent les inscriptions en multipliant la paperasse incompréhensible.

LA MORT DE JOHN FITZGERALD KENNEDY : UNE PAUSE DANS LA LUTTE

22 novembre 1963, le président John Fitzgerald Kennedy est assassiné à Dallas. John Lewis et l’ensemble de la communauté noire américaine est sous le choc, dévastée. Il faut souligner que l’homme fort de la Maison Blanche ainsi que les Démocrates étaient dans leur grande majorité favorables à le lutte pour les droits des noirs.

Lewis et Luther King soutenaient tous les Démocrates dans les élections s’ils étaient en leur faveur. Ce terrible événement était une vraie rupture dans la lutte et de facto se transformait en une pause.

Pour reprendre les actions, le 26 avril 1964, fut créé le Parti Democrate du Mississipi pour la liberté (MFDP, Freedom democratic party). Il avait pour but de participer aux primaires du Parti Démocrate dans toutes les élections afin qu’il ait la légitimité nécessaire pour disputer les sièges du parti lors de la Convention Nationale et peser encore plus au niveau national…

WAKE UP AMERICA : UNE VIE DE LUTTE(S)

Le 28 août 2013, les Etats-Unis commémorèrent le cinquantième anniversaire du fabuleux discours «I have a dream» de Martin Luther King. Pour célébrer cet événement, auquel participa en tant que tribun John Lewis, le député de Georgie, décide de raconter sa vie en bande dessinée (premier volume chez Rue de Sèvres la même année).

Ce très beau roman graphique co-scénarisé par Lewis et Andrew Aydin, son assistant parlementaire, est fascinant. Il met en lumière les difficultés de ces hommes avides de paix pour ce fameux mouvement des droits civiques des noirs américains.

Le lecteur découvre ainsi le destin unique de cet homme, qui sera très influent dans le communauté noire et même au-delà. Emouvant, le récit est touchant, fort et poignant. A la fois porteur d’espoir et n’épargnant rien aux lecteurs (brimades, insultes, coups, KKK, policiers véreux), les trois volumes sont un formidable témoignage historique (l’histoire est racontée chronologiquement pour plus de lisibilité).

D’une belle concision et d’une grande maîtrise narrative et graphique, les albums sont forts, bouleversants et puissants. Le trait en noir et blanc de Nate Powell renforce le caractère historique important de la série ; les expressions des visages sont magnifiques.

UN COMBAT A POURSUIVRE

Pourtant les combats de John Lewis et du Big 6 sont encore d’actualité (émeutes de Baltimore et Ferguson, mettant en cause des policiers blancs dans des meurtres de jeunes noirs), ne laissant rien présager de bon. D’ailleurs, la campagne présidentielle 2016 et la victoire surprise de Donald Trump a fait ressurgir des idées nauséabondes qui semblaient enfouies à jamais. Ainsi le responsable du Ku Klux Klan soutenait la candidature du magnat et les suprémacistes blancs reprenaient des couleurs.

Eisner award de la meilleure BD de reportage, Wake up America est une série essentielle, qui permettra aux jeunes générations de comprendre et parfois même de poursuivre les combats de Martin Luther King et de John Lewis pour que tous les êtres vivants sur Terre soient considérés à leur juste valeur et soient égaux en droits.

Wake up America : une grande fresque historique et politique; juste nécessaire ! Un livre passionnant à mettre entre toutes les mains.

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Lady Killer #1 – À Couteaux Tirés – http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lady-killer-1-a-couteaux-tires/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lady-killer-1-a-couteaux-tires/#respond Mon, 20 Mar 2017 02:00:48 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=31782 Avec Lady Killer #1 (Glénat Comics), Joëlle Jones et Jamie S. Rich brossent le portrait d'une femme aussi captivante que dangereuse.

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Lady Killer : un titre qui prend tout sens sens lorsqu’on fait connaissance avec l’héroïne de cette série. Imaginée par Joëlle Jones et Jamie S. Rich, Josie Schuller est une épouse aimante et une mère modèle. Rien qui ne puisse soupçonner une double vie, celle de tueuse à gages. Dans ce premier tome qu’est À Couteaux Tirés, nous est présentée une femme aussi chaleureuse envers sa famille que froide dans l’exécution de ses contrats. Dans une Amérique des années soixante superbement illustrée, voici une aventure aux allures prometteuses.

UNE FEMME AUX DEUX VISAGES

Le premier chapitre de Lady Killer est remarquable dans sa présentation. On y découvre Josie Schuller grimée en commerciale vendant des produits cosmétiques. En frappant à la porte d’une certaine madame Roman(ov), on comprend que ses intentions sont clairement plus sanguinaires que de parfaire la beauté de sa future victime. Josie est une tueuse à gages et vient honorer son contrat. Cette première confrontation dévoile une femme méthodique, appliquée, et qui s’adapte au moindre écartement du scénario prévu. En somme, une professionnelle aguerrie.

La cuisine sombre et mortuaire laisse soudainement place à une pièce similaire mais aux tons plus colorés, gais, et où une ambiance  familiale règne. Le couteau de cuisine qui servait d’arme de crime sur la page précédente, redevient un ustensile prêt à couper la viande. Une excellente transition pour découvrir l’autre univers de Josie. Celui d’une épouse attendant son mari pour servir le dîner. Celui d’une mère sommant ses deux petites filles de ranger leurs affaires. Un cadre idéal tout juste terni par la présence de belle-maman, suspicieuse face à certains comportements jugés incohérents avec le statut marital.

QUI EST VRAIMENT JOSIE SCHULLER ?

La question se pose. Des deux modes de vie présentés, lequel définit au mieux la personnalité de Josie Schuller ? Bien que légitime et rassurant, il serait peut-être hâtif de déduire que Josie est exclusivement cette mère au foyer attachante dont les missions d’assassinats seraient le côté (très) obscur. Pourquoi ne serait-elle, tout simplement, pas une tueuse assumée dont l’entourage affiché serait une parfaite couverture ? Cette question se justifie lorsque l’éditeur compare ce personnage au héros éponyme de la série télévisée DexterCe dernier n’ayant, à priori, qu’un seul point commun, le goût de tuer (en soulignant la différence notable que c’est un  tueur en série).

Dans tous les cas, on ne naît pas tueur, on le devient. Josie mène à bien cette tâche sous les ordres de son patron, Stenholm, depuis quinze ans (mais un indice, une photo, dévoile un terrain favorable au meurtre dès son plus jeune âge). Une longue  expérience qui fait d’elle une spécialiste au mode opératoire très masculin. Dans le sens où ses exécutions sont très violentes et ne laissent place à aucun tact dans le geste. Si ce n’est sur la précision chirurgicale avec laquelle elle utilise son arme blanche. Elle n’a aucun scrupule sur les éventuelles scènes horrifiantes que peuvent laisser son passage sauf peut-être si l’une d’entre elles venait à tâcher sa tenue vestimentaire…

Son commanditaire ne voit pas d’un très bon œil sa double vie. Persuadé qu’une faille se dessine, il lui soumet un travail délicat en guise de test. L’occasion pour notre héroïne de se dévoiler un peu plus et de connaître ses limites si tant est qu’elle puisse en avoir.

DU PUR POLAR AMÉRICAIN

Ces cinq premiers chapitres rassemblés par le label comics des Éditions Glénat  pour concocter À Couteaux Tirés, sont d’une épatante intensité. Sur plusieurs aspects, ce volume de Lady Killer donne les prémices d’une série attrayante. D’abord par cette histoire imaginée par Jamie S. Rich et Joëlle Jones. La première de couverture est suffisamment éloquente pour comprendre que les auteurs nous emmènent dans une intrigue sans morale. Le récit de cette tueuse à gages trouve son originalité dans la maîtrise de ses actes quels qu’ils soient. Une héroïne qui interpelle tant planent encore moult interrogations autour d’elle. Sans utiliser de cartouche, les scénaristes misent également sur des dialogues vifs qui n’offrent aucun temps mort.

UN LADY KILLER  QUI VAUT LE COUP D’ŒIL

Et puis, il y a cette partie graphique qui mérite toute son attention. Pour illustrer cette Amérique des sixties, le trait de Joëlle Jones favorise brillamment l’immersion dans cette époque.  Associée à la couleur très flashy rendue par Laura Allred, la dessinatrice crée deux univers bien distincts selon la configuration dans laquelle se trouve le personnage principal. Ainsi l’environnement où  Josie se définit comme une mère modèle, est lumineux, éclatant et bon enfant. Celui s’efface lorsqu’elle se transforme en tueuse à l’arme blanche, et laisse place à des planches sombres et agressives. En substituant, telle une marque de fabrique, le rouge avec le noir pour évoquer le sang, J. Jones accroche notre œil et rend les éclaboussures dues aux gestes tranchants, beaucoup moins anodines qu’avec la couleur originelle. De surcroît, elle utilise abondamment dans ses cases ces effets de « brush » qui accentuent la noirceur de l’intrigue.

Au final, on pardonnera certaines incohérences ou raccourcis qui pourraient frustrer le lecteur. Le prochain Lady Killer devra apporter son lot de réponses pour dédouaner les auteurs d’éventuelles facilités prises dans ce premier opus. Il faudra pour cela, en savoir un peu plus sur le passé de Josie et que les liens se fassent naturellement avec les quelques informations distillées ici et là. Cette première partie ne se terminant pas sur un classique cliffhanger, la suite devrait se concentrer sur quelques flashback précieux. C’est, en tout cas, ce que l’on imagine.

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Les gueules rouges http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-gueules-rouges/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-gueules-rouges/#respond Sat, 18 Mar 2017 02:00:53 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=31930 Le scénariste de Love in Vain et le dessinateur de Mobutu dans l’espace allient leurs talents dans un one shot original, Les gueules rouges. Une chronique sensible de a vie quotidienne des mineurs au début du XXe siècle sur fond de western. ÉCHAPPER A SA CONDITION A l’été 1905, du côté de Valenciennes, le jeune […]

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Le scénariste de Love in Vain et le dessinateur de Mobutu dans l’espace allient leurs talents dans un one shot original, Les gueules rouges. Une chronique sensible de a vie quotidienne des mineurs au début du XXe siècle sur fond de western.

ÉCHAPPER A SA CONDITION

A l’été 1905, du côté de Valenciennes, le jeune Gervais Cottignies, 12 ans, rêve comme beaucoup de gamins de son âge de cow-boys et d’indiens, d’aventure et de grands espaces. Mais c’est aussi un bon élève, promis à un bel avenir car il vient de réussir certificat d’études. Mais son père, mineur de fond, ne l’entend pas de cette oreille.

Si le fils descend avec lui à la mine, cela fera un salaire de plus dans la famille et  » plus eud’viande dans l’assiette! « . Et puis, comme renchérit l’abbé au catéchisme, pourquoi vouloir s’élever dans la société?  » Se satisfaire de sa condition , c’est respecter la volonté du seigneur! ». Mais un jour de juillet, le destin de cet enfant va basculer avec l’arrivée en ville du grand cirque de Buffalo Bill, en tournée dans tout le pays avec son  » Buffalo Bils Wild West « . C’est un convoi impressionnant qui sillonne l’Europe à bord d’un train composé de 50 wagons venus par bateau d’Amérique. Le cirque comprend 800 acteurs, 750 chevaux… Chaque représentation nécessite de monter et démonter 4.000 mâts, d’installer 8.000 sièges, 23.000 mètres de toile et 30.000 mètres de cordage…

UNE FICTION RÉALISTE

Si l’intrigue de ce album one shot reste une pure fiction, il n’en intègre pas moins une foule de données historiques qui restituent la réalité politique et sociale de l’époque. Jean-Michel Dupont, le scénariste, auteur par ailleurs de Love in Vain, émouvant portrait du bluesman Robert Johnson, s’est largement documenté pour écrire cette histoire où des gueules noires, les mineurs, vont à la rencontre des Gueules rouges que sont les indiens. Le jeune Gervais va sympathiser avec deux d’entre eux, White Eagle et Setting Sun. Par un malencontreux hasard, ces deux-là vont se retrouvent pourchassés, accusés du meurtre de la fille de l’ingénieur de la mine.

DU CÔTÉ DE ZOLA

Dans ce western transposé au pays de Germinal (le portrait de René l’anarchiste fait penser à l’Etienne Lantier de Zola) les auteurs abordent les thèmes des luttes sociales, alors intenses à l’époque, montrent les préjugés culturels et raciaux, fustigent le déterminisme social. Si en début de vingtième siècle, les indiens, même regardés avec intérêt par buffalo Bill sont considérés avec dédain par l’ensemble de la population, il en va aussi de même pour cette classe ouvrière sur laquelle parfois la troupe n’hésite pas à ouvrir le feu…

Pleine de bruit et de fureur, de colère et d’espoir, cette épopée est servie par le style efficace d’Eddy Vaccaro. Ce dernier délaisse pour un temps ses crayons, ses noirs et ses blancs, pour donner un album entièrement à l’aquarelle. Une véritable réussite.

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Gaston au-delà de Lagaffe http://www.comixtrip.fr/dossiers/gaston-au-dela-de-lagaffe/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/gaston-au-dela-de-lagaffe/#respond Fri, 17 Mar 2017 02:00:01 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=32100 En février 1957 naissait Gaston Lagaffe sous la plume d’André Franquin dans le magazine Spirou. Pour célébrer dignement l’anniversaire de ses 60 ans, les éditions Dupuis ont confectionné une exposition au Centre Pompidou Gaston au-delà de Lagaffe qui se déroule en ce moment et ont publié un album L’anniv de Lagaffe. Double actualité. GASTON AU-DELÀ […]

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En février 1957 naissait Gaston Lagaffe sous la plume d’André Franquin dans le magazine Spirou. Pour célébrer dignement l’anniversaire de ses 60 ans, les éditions Dupuis ont confectionné une exposition au Centre Pompidou Gaston au-delà de Lagaffe qui se déroule en ce moment et ont publié un album L’anniv de Lagaffe. Double actualité.

GASTON AU-DELÀ DE LAGAFFE : BELLE EXPOSITION RÉTROSPECTIVE

Depuis le 07 décembre 2016 et jusqu’au 10 avril 2017, le Centre Pompidou-Beaubourg à Paris (4e arrondissement) accueille la merveilleuse exposition qui fête les 60 ans du plus célèbre « héros sans emploi » du 9e art crée par Franquin.

Proposé par les éditions Dupuis et Fluide Glacial, elle a été confié à Jérôme Bessière et Emmanuèle Payen pour le commissariat aidé par Frédéric Jannin – auteur de Arnest Ringard et Augraphie avec Franquin – ainsi que Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault pour les conseils scientifiques autour de Lagaffe.

Gaston au-delà de Lagaffe permet de découvrir les premiers pas du personnage jusqu’aux travaux autour des Idées Noires à travers 4 espaces dédiés.

LES PREMIERS PAS DANS LE MAGAZINE SPIROU

Dès les premiers pas dans l’exposition, les visiteurs découvrent toute la richesse de l’univers de Franquin avec une frise chronologique qui court sur 60 ans reprenant les grandes étapes de la vie de Gaston.

Ils découvrent avec amusement que Franquin a pris Yvan Delporte – scénariste et rédacteur en chef de Spirou de 1956 à 1968 – pour modèle à la nonchalance de Lagaffe (voir le diaporama) et qu’il l’a dessiné sous la forme d’un S dans sa structure corporelle.

Combler les blancs des pages du journal, tel était le but des illustrations de Gaston. Le héros de papier plaira tout de suite aux lecteurs qui le plébisciteront. L’aventure commence réellement le 5 décembre 1957 lorsque Franquin lui fait vivre ses premiers strips. Tordants, amusants et à contre-emploi, tout est merveilleux dans cette série.

GASTON LAGAFFE EN PARALLÈLE DE SPIROU ET FANTASIO

Dans le deuxième espace, les visiteurs entrevoient les différents personnages de la rédaction qui vont composer les futurs albums.

Il faut souligner que André Franquin était très pris à l’époque de la naissance de son anti-héros par les aventures de Spirou et Fantasio (Le repaire de la murène en 1957, puis Les pirates du silence en 1959). Néanmoins, Gaston lui permet de repousser ses limites qu’il ne pouvait franchir dans les histoires du petit groom rouge : il ose tout !

Il brosse ainsi les portraits de personnages secondaires d’une drôlerie sans précédent : Fantasio son supérieur laissera la place à Prunelle, Mademoiselle Jeanne l’amoureuse, M. de Mesmaeker qui n’arrive jamais à signer les fameux contrats (une arlésienne) – il prend pour modèle le père de Jidéhem (son assistant et auteur de la série Sophie) – Bertrand, Lebrac le dessinateur, Jules-de-chez-Smith-en-face ou le célèbre Longtarin le policier qui représente l’autorité aveugle. Ajouter à cela, une mouette rieuse et un chat et la faune est complète.

Planches originales et vidéos du créateur sont visibles dans ce bel espace.

FRANQUIN : MAITRE DU 9e ART

Novateur dans sa narration, sa conception des planches, sa mise en scène et son sens du gag, de nombreux auteurs se revendiquent une filiation ou sont admiratifs de André Franquin.

Les quatrième de couverture ou les facéties graphiques sont mises en évidence dans cette partie de l’exposition. Une case agrandie explose la scénographie de Valentina Dodi.

Le visiteur observe les différentes passerelles entre les séries de Franquin : Fantasio est le chef de Lagaffe, Bravo les brothers (petit bijou de 22 pages, 61e aventures de Spirou et Fantasio, publiée à la suite de l’album Panade à Champignac) ou le Marsupilami se rendent visite les uns les autres comme un excellent cross-over.

LES IDÉES NOIRES : CHEF-D’ŒUVRE DE FRANQUIN

Alors que l’on parle d’une version couleur de Idées noires à l’image de Tintin au pays des soviets (un sacrilège ?), la dernière partie de l’exposition met la lumière sur les travaux de Franquin autour de l’écologie mais aussi le Trombone Illustré, créé en 1977 avec son ami Delporte : un supplément agrafé au centre du journal Spirou qui détonnait dans le ton et l’humour à mille lieues de ceux du magazine. Vrai espace de liberté pendant 30 semaines, il accueille les monstres et obsessions d’André Franquin qui seront ensuite publiées en album par Audie-Fluide Glacial.

Comixtrip vous conseille vivement d’aller visiter Gaston au-delà de Lagaffe. Les visiteurs ne s’y trompent pas et viennent en grand nombre depuis décembre s’immerger dans l’univers fou et bouillonnant de Franquin (voir le diaporama – photos prises le vendredi 10 mars vers 13h). Il faut dire que l’exposition est gratuite dans la Bibliothèque Publique d’Information et que l’on peut y accéder par la rue Beaubourg.

La scénographie est colorée, pétillante, inventive, complète, riche et les yeux des futurs visiteurs tourbillonneront dans tous les sens tant il y a à voir !

  • Vous pouvez aussi retrouver toutes nos photos de l’exposition du héros sans emploi lors du dernier Festival BD d’Angoulême sur le parvis de l’Hôtel de Ville : Le monde de Lagaffe

L’ANNIVERSAIRE DE LAGAFFE : BEL ALBUM HOMMAGE

A travers 56 pages, les éditions Dupuis ont réuni les meilleurs gags de Gaston Lagaffe. Parmi les 900 strips du héros sans emploi, elles ont effectué un tri délicat pour ressortir les 60 les plus désopilants, la quintessence !

Après une préface signée Joseph Boulier – directeur financier des éditions Dupuis – le lecteur est plongé dans l’univers fou, pétillant et drôle de Lagaffe. Les inventions, les siestes, les jeux avec Jules, les pertes de mémoire, la naïveté, les rendez-vous avec mademoiselle Jeanne, les gaffes, les boulettes et les bévues, tout y est !

Comme à chaque gag, cela commence toujours très bien puis cela se termine dans du grand n’importe quoi, un grain de sable qui vient enrayer la belle machine et qui emporte le lecteur dans un grand rire.

L’anniv de Lagaffe : un très bel album-hommage; pour rire !

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Hellspawn – intégrale : Delcourt fête les 25 ans de Spawn et Image Comics http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/hellspawn-lintegrale/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/hellspawn-lintegrale/#respond Thu, 16 Mar 2017 02:00:13 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32035 Delcourt marque le coup avec cette intégrale Hellspawn pour les 25 ans d'un des anti-héros les plus bad ass de l'univers comics.

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En 1992 Spawn naissait sous la plume de Todd McFarlane chez Image Comics. Il semblait donc évident que Delcourt marque le coup avec cette intégrale Hellspawn pour les 25 ans d’un des personnages les plus bad ass de l’univers comics.

L’origine de Spawn

Al Simmons était un agent du gouvernement en mission quand il fût trahi puis tué par ses supérieurs. Sa mort bascula lorsqu’il arriva en enfer presque contraint de faire un pacte avec le démon Malebolgia. C’est ainsi que naquit Spawn, l’anti-héros sombre et violent, luttant dans les rues de New York pour trouver sa place dans la lutte opposant ciel et enfers.

La coopérative Hellspawn

Bien que Spawn soit la création de Todd Mcfarlane, le titre Hellspawn lui est né de la collaboration du créateur avec plusieurs autres auteurs.

Les dessins de Hellspawn sont aux antipodes de ce que l’on pourrait retrouver dans un comics standard. Ici pas de découpage case par case et pas ou peu de bulles de dialogue. Bien que les illustrations aient été confiées à deux artistes différents, Ashley Wood ( Robot vs Zombies, Spawn : De Sang et d’Ombre ) et Ben Templesmith ( Choker, Fell, Wormwood ), leurs styles restent assez similaires. La folie transpire littéralement à travers les illustrations à tel point qu’il vous faudra rester quelques temps sur certaines pages afin de réussir à relever tous les détails.

La narration de son côté est clairement scindée en deux parties. La première, écrite par Brian Michael Bendis ( Powers, Ultimate Spider-Man, House of M ), fait figure de renouveau. Très ancré dans la réalité, ce début de récit nous confronte à ce que le citoyen lambda a de plus noir en lui. Spawn est relégué au rang de légende urbaine sur des forums internet et livre des combats dans l’ombre. La deuxième partie quant à elle, scénarisée par Steve Niles ( 30 jours de nuit ), cherche beaucoup plus à renouer avec la continuité de Spawn. On y croisera donc des personnages connus de l’univers, tels que Cy-gor ou Sam et Twitch. Les enjeux seront bien plus liés à Spawn et au choix qu’il devra faire concernant la guerre opposant le ciel et les enfers. Tout est mis en place afin de nous amener vers un final apocalyptique.

Les 25 ans de Spawn

Fan de Spawn de la première heure ou nouveau lecteur cette intégrale est faite pour vous. Non content de regrouper la totalité de Hellspawn cet ouvrage contient son lot de couvertures variantes et d’illustrations inédites. On ne peut que remercier Delcourt de l’hommage rendu à ce personnage qui a redéfini à sa manière le genre super-héroïque.

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Les jours de la Merlette et autres histoires http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-jours-de-la-merlette/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-jours-de-la-merlette/#respond Wed, 15 Mar 2017 02:00:47 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=32044 Auteur italien découvert il y a quelques années en France avec Les gens le dimanche (Atrabile), Manuele Fior est de retour avec Les jours de la Merlette et autres histoires, un magnifique recueil de 10 récits courts édité par Ici Même. DE « A L’AIDE »… Dans Les jours de la Merlette et autres histoires, Manuele Fior […]

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Auteur italien découvert il y a quelques années en France avec Les gens le dimanche (Atrabile), Manuele Fior est de retour avec Les jours de la Merlette et autres histoires, un magnifique recueil de 10 récits courts édité par Ici Même.

DE « A L’AIDE »…

Dans Les jours de la Merlette et autres histoires, Manuele Fior explore divers genres littéraires avec énormément de justesse. Du drame au récit d’anticipation, en passant par le carnet de voyage ou le récit historique, tout est formidable dans ce recueil de très grande qualité d’édition (papier et couverture). Ces 10 histoires courtes furent publiées un première fois dans des journaux ou dans des collectifs BD.

  • A l’aide. A l’aéroport de Tempelhof de Berlin, Davide, artiste italien, est paniqué : son fils a disparu. Il demande de l’aide à la police… Peur et chagrin immense dans cette belle histoire-enquête de 4 pages publiée dans La Repubblica en 2014.
  • Voyage scolaire. Un groupe de scolaires italiens est en excursion à Paris. Le soir à l’hôtel, la professeur d’Histoire surprend la conversation des élèves sur son compte… Comment les professeurs sont perçus par les élèves ? Comment surmonter la pression ? Rancoeur et dégoût sont magnifiés par Manuele Fior dans ce récit prépublié dans La Repubblica.
  • Carte postale d’Olso. Une italienne prend la plume pour rédiger une carte postale de son lieu de villégiature de Moss près d’Oslo à son compagnon qu’elle a quitté… Superbe histoire sur deux pages de Manuele Fior qui libère son talent par une palette graphique à l’aquarelle d’excellente qualité.
  • Carte postale du Salento. Un couple d’Italiens est en voyage vers le Sud du pays. Ils découvrent que la jeune femme de leur tente voisine a disparu… Publié dans l’Internazionale en 2008, cette histoire met en parallèle la joie et le bonheur d’un couple en excursion et la disparition d’une femme. La vie se poursuit malgré tout.
  • Histoire de Gabriel C. Pendant la Première Guerre Mondiale, Gabriel s’est mutilé à la gorge pour en finir. Deux camarades l’aident et se retrouve alors à l’hôpital… Ce récit est issu d’un collectif Vies tranchées édité par Delcourt en 2010. Manuele Fior met en image une histoire vraie trouvée dans des documents inédits de l’hôpital psychiatrique de Ville-Evrard où furent internés des soldats. Troublant et poignant, il illustre ce mal-être des poilus près à se suicider.

… « A GARE DE L’EST »

  • Le peintre. Arnold Böcklin, peintre allemand – sa toile la plus célèbre L’île des morts – est en cure à Ischia pour des douleurs à l’épaule… Commande pour Le monde diplomatique (janvier 2011) Le peintre est un condensé du séjour de Arnold Böcklin en une planche : très fort !
  • Grand-mère et petit-fils. France. Un laotienne âgée raconte son arrivée forcée à Taïwan après des bombardements au Laos en 1965. Après 28 ans dans ce pays, elle décide de venir en France grâce aux conseils de sa fille… Récit de 6 pages en deux parties publiée pour la première fois en 2010 dans le recueil Immigrants chez Futuropolis. Mis en image en noir et blanc, cette histoire conte le destin bouleversé d’une laotienne immigrée. Déracinement, peur et nouveau départ dans un pays inconnu rythment ce très beau récit.
  • Les jours de la Merlette. Jours les plus froids de l’année (29, 30 et 31 janvier) sont cléments cette année-là. Marcuzzi, expert- ingénieur, veut s’en persuadé : il n’ira pas en prison. Responsable des appels d’offres pour la reconstitution du territoire montagnard, il est sollicité par Paschini… Angoisse et paranoïa dans cette histoire étrange et surprenante.
  • Gare de l’Est. Deux robots gigantesques se battent dans le rues qui longent la gare parisienne. Les habitants sont paniqués… Beau récit d’anticipation dans la veine de ceux des années 70-80.

LES JOURS DE LA MERLETTE : PANORAMA DE L’ŒUVRE DE MANUELE FIOR

Vivant actuellement en France, Manuele Fior est un auteur italien né en 1975. Après des études en architecture, il va vivre à Berlin. Il publie ses premières histoires courtes en 2001 dans le magazine Plaque (éditions Avant Verlag). En 2005, il part pour Oslo et réside à Paris depuis.

Il imagine ensuite plusieurs albums : Icarus (Atrabile 2006), Mademoiselle Else (Delcourt 2009), 5 000 kilomètres par secondes (Atrabile 2010, Fauve d’Or du meilleur album à Angoulême en 2011), puis L’entrevue (Futuropolis 2012) et Les variations d’Orsay (Futuropolis 2015).

Les jours de la Merlette et autres histoires est un formidable panorama de l’œuvre de Manuele Fior qui permet de découvrir l’immense talent de l’auteur italien à travers des récits très divers.

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