Comixtrip http://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Fri, 18 Aug 2017 08:57:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.1 Soul eater est de retour ! http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/soul-eater-est-de-retour-atsushi-ohkubo/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/soul-eater-est-de-retour-atsushi-ohkubo/#respond Thu, 17 Aug 2017 09:04:19 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=38614 En 2009, débarquait en France, le phénomène Soul eater, un manga fantastique de Astushi Ohkubo. A raison de 25 volumes à sa sortie, Kurokawa a décidé de rééditer cet excellent shônen en intégrale. Meisters et armes démoniaques sont de retour ! ARMES DÉMONIAQUES Maka est aux prises avec Jack l’éventreur. Aidée par Soul eater Evans […]

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En 2009, débarquait en France, le phénomène Soul eater, un manga fantastique de Astushi Ohkubo. A raison de 25 volumes à sa sortie, Kurokawa a décidé de rééditer cet excellent shônen en intégrale. Meisters et armes démoniaques sont de retour !

ARMES DÉMONIAQUES

Maka est aux prises avec Jack l’éventreur. Aidée par Soul eater Evans – un garçon capable de se transformer en arme démoniaque, immense faux – son binôme, elle repousse l’ennemi. Son arme engloutie alors « l’âme » du démon.

La jeune fille est un Meister de l’école Shibusen qui forme les futurs soldats et leurs armes. Fondée par Maître Shinigami – le Dieu de la Mort – cette académie spéciale fonctionne à merveille. Le responsable possède lui aussi son arme : Death Scythe, niveau maximum pour une arme démoniaque.

Pour atteindre ce stade ultime, les Meisters doivent faire manger 99 âmes humaines corrompues ainsi que celle d’une sorcière à leur binôme. En mangeant celle de Jack l’éventreur, Evans est aux portes de Death Scythe. Il ne lui reste plus que l’âme d’une sorcière et le tour sera joué. Est-ce que ce sera le cas avec celle de Blair ? Pas sûr tant elle lui donne du fil à retordre !

SOUL EATER : SUCCÈS PHÉNOMÉNAL AU JAPON

Prépublié au Japon à partir de 2004 dans la revue Shônen Gangan des éditions Square Enix, la série sera éditée en France par Kurokawa.

Dès sa sortie dans son pays d’origine, Soul eater affole les compteurs ! Le succès est au rendez-vous et lorsque le 24e volumes sort (sur 25), 15 millions d’exemplaires ont été vendus. En France, le phénomène est quasi identique avec 17 millions vendus fin 2015. Pour combler l’appétit des lecteurs français, les nouveaux volumes sortent tous les deux mois.

Des produits dérivés sont déclinés de la série (figurines, jeux vidéos ou des artbooks), un spin off (Soul eater not !) et une série animée diffusée au Japon à partir de 2008 sur Tokyo TV et en France sur MCM, trois ans plus tard. Elle sera disponible ensuite en coffret DVD (au nombre de 5) chez Kazé.

UN UNIVERS EXTRÊMEMENT RICHE

La grande force de Soul eater est son univers extrêmement riche développé par son créateur Atsushi Ohkubo. Formé par le maître mangaka Rando Ayamine, l’auteur de Fire force est un excellent conteur d’histoire. Il faut souligner que si les duos improbables en manga existent depuis longtemps – y compris un personnage et son arme – l’originalité tient dans le fait que cette dernière peut se transformer en être humain. Maka et Evans forment alors un binôme décalé et le jeune garçon-faux apporte tout l’humour à la série, malgré le côté parfois sombre du récit. Il existe donc un subtil mélange de Tim Burton et Dr Slump dans ce shônen (références de l’auteur).

Les clins d’œil et hommages sont multiples tout au long des pages : Jack l’éventreur, Arsène Lupin, Frankenstein, Anubis et même Marlon Brando. Les noms des personnages ont tous une signification en lien avec des comédiens, des séries télé ou des musiciens. Les lieux ont aussi cette logique et font référence à des lieux existants sur Terre.

Soul eater est aussi peuplé de créatures fantastiques en tout genre. Outre les sorcières (dont Evans doit avaler une âme), il y a aussi des loups-garous. Atsushi Ohkubo imagine une sacré galerie de personnages qui gravite autour de Maka et Evans. Amis ou ennemis, il y en a pour tous les goûts ! De plus, les combats sont souvent épiques et très violents même si l’humour de la Faux fait retomber la tension à la fin de chaque passe d’arme.

Si vous hésitez encore pour débuter la lecture d’un premier manga de type shônen, Soul eater est fait pour vous (malgré les 25 volumes). Il y a tous les ingrédients pour vous tenir en haleine. Kurokawa a eu la riche idée de rééditer les premiers volumes de cette saga en intégrale (pour l’instant 2 volumes comprenant les tomes 1.2.3 & les tomes 4.5) pour (re)découvrir un univers fantastique, fou, sympathique et décalé.

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Mr Garcin colle et décolle les héros pop http://www.comixtrip.fr/dossiers/mr-garcin-colle-et-decolle-les-heros-pop/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/mr-garcin-colle-et-decolle-les-heros-pop/#respond Wed, 16 Aug 2017 14:59:10 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=38568 Depuis quelques années, Mr Garcin livre une vision très personnelle des héros de la pop culture par de grands tableaux de collage qui rendent hommage à ces figures entrées dans le panthéon moderne de nombreuses personnes dans le monde. Plongée dans l’univers de « l’homme aux mains d’argent » qui coupe, colle et décolle les héros. AMAZING […]

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Depuis quelques années, Mr Garcin livre une vision très personnelle des héros de la pop culture par de grands tableaux de collage qui rendent hommage à ces figures entrées dans le panthéon moderne de nombreuses personnes dans le monde. Plongée dans l’univers de « l’homme aux mains d’argent » qui coupe, colle et décolle les héros.

AMAZING SPIDER-MAN #700 : UN NUMERO COLLECTOR

L’œil de Spiderman qui orne le numéro 700 du comics Amazing Spider-Man tout le monde le connait. Mais connait-on qui se cache derrière ce collage impressionnant ? Mr Garcin, artiste montpelliérain de 39 ans. C’est dans son enfance, alors qu’il n’a qu’une dizaine d’années qu’il commence à découper tout ce qu’il trouve : magazines, revues ou bandes dessinées. Il crée ainsi ses propres couvertures ou jaquettes VHS de substitution, comme notamment celles de Dragon Ball.

Alors qu’il est vendeur dans un magasin de DVD une vingtaine d’années plus tard, il débute la réalisation d’un grand poster à l’aide d’une quinzaine de couvertures de Strange, le comics des éditions Semic. Juste pour lui pour l’installer dans son salon. Il faut dire qu’il n’a pas le coup de crayon pour devenir dessinateur de bande dessinée. Peu importe, il sera serial colleur !

Mais la consécration va venir de cette fameuse composition Eye’s Spider-Man. A peine quelques jours après l’avoir réalisée et l’avoir montrée sur internet qu’il reçoit une missive des éditions Marvel. Là, c’est le choc, il a peur du procès ! Mais les échanges qui suivent sont plus positifs et il vient de décrocher la timbale : son collage ornera la couverture du numéro 700 de Amazing Spider-Man, celui le plus vendu de l’histoire des comics ! Le second tour de force, c’est que depuis 1939, aucune couverture n’avait été confiée à un non-dessinateur par la firme américaine. 2011 c’est donc le début de la gloire pour Mr Garcin !

Mr GARCIN RHABILLE LES HÉROS DE LA CULTURE POP

Dix heures par jour, dans son atelier, Mr Garcin affûte ses ciseaux sur des centaines de magazines ou bandes dessinées pour créer de tableaux vendus sur son site, mais aussi dans des galeries d’art du monde entier (Arludik du 9 mars au 6 mai 2017). En 2011, il expose aussi à la Paris Comics Expo.

Pour chacune de ses œuvres, il lui faut un mois en moyenne. Il tente de rendre hommage à ses icônes de la pop culture des années 70/80, celles de sa jeunesse. Ainsi, il réalise un tableau de Homer Simpson ou Ken le survivant. Il continue par Batman, Wonder Woman, Hulk, Street Fighter, Dark Vador, Deadpool, le Joker, Astérix – même s’il n’est pas amateur de l’oeuvre de Goscinny & Uderzo – et même un de Stan Lee, le célèbre scénariste.

Ayant peur du vide et aimant les œuvres « chargées » (Dali, le Radeau de la Méduse, Roy Lichtenstein), il fait éclater la couleur des centaines de personnages dans le personnage représenté (jusqu’à 700 pour celui d’Astérix !). Mais ce ne sont pas uniquement des collages basiques, ils veulent raconter une histoire et en un clin d’œil voir les différentes représentations du héros.

Pour admirer le travail exceptionnel de Mr Garcin, rendez-vous dans la galerie ci-contre !

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Silex, the Tumulus and the city http://www.comixtrip.fr/dossiers/silex-the-tumulus-and-the-city/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/silex-the-tumulus-and-the-city/#respond Wed, 16 Aug 2017 08:53:42 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=38474 La famille Dotcom envahit le Tumulus de Bougon ! Les célèbres personnages de Jul sont à l’honneur dans une très belle exposition Silex, the tumulus and the city mêlant des objets paléontologiques, préhistoriques et des planches de leurs albums. Un vraie réussite ! TUMULII DE BOUGON : NECROPOLE DE – 4700 ANS AVANT NOTRE ERE […]

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La famille Dotcom envahit le Tumulus de Bougon ! Les célèbres personnages de Jul sont à l’honneur dans une très belle exposition Silex, the tumulus and the city mêlant des objets paléontologiques, préhistoriques et des planches de leurs albums. Un vraie réussite !

TUMULII DE BOUGON : NECROPOLE DE – 4700 ANS AVANT NOTRE ERE

Au Sud-Est du département des Deux-Sèvres, à 45 min de Poitiers et 40 min de Niort, au lieu dit Les Chirons se dressent les Tumulii de Bougon, une nécropole vieille de 4700 ans avant notre ère. Les premières fouilles datant de 1840, montrèrent rapidement la qualité et l’importance historique du lieu : 6 tumilii de très grande taille qui abritèrent de nombreuses sépultures dans lesquelles des squelettes furent découverts.

Afin que les visiteurs puissent profiter de ces immenses salles couvertes, le Département deux-sévrien a fait construire un musée en 1992. Il leur permet de comprendre le rôle important de ces tumulus à l’époque de la Préhistoire, mais aussi d’appréhender les facettes de cette riche période qui allait des Premiers hommes au début de l’Ecriture, en passant par la sédentarisation ou les premiers pas de l’Agriculture.

Après les riches explications avec l’aide d’audio-guides, très pratiques, solidement documentés et très accessibles mais aussi des reconstitutions d’une grande qualité (tumulus, habitations africaine ou européenne), les visiteurs peuvent donc emprunter les sentiers aménagés pour découvrir à l’extérieur les 6 nécropoles par un parcours didactique bien pensé.

C’est au premier étage du Musée que se tient l’exposition Silex, the tumulus and the city qui mêle des planches originales de Jul aux objets préhistoriques découverts dans les environs de Bougon.

SILEX, THE TUMULUS AND THE CITY : BELLE ENTRÉE DANS LA PRÉHISTOIRE

Disons-le de suite : l’exposition Silex, the tumulus and the city nous a énormément plu ! Comme le note le Musée : « elle propose un regard croisé entre la Préhistoire et la bande dessinée Silex and the City. Jul y dépeint les travers de notre temps…et le musée vous propose une rencontre entre les vestiges archéologiques et cette bande dessinée, pour rétablir de manière ludique et pleine d’humour la réalité scientifique portée par les objets qui ont inspiré le dessinateur ».

Après avoir monté les marches illustrées par une composition des personnages Dotcom dans Bougon, les visiteurs sont accueillis par le fameux silex visible sur la page de garde des albums (Bluetooth, email, GPS, port USB…). Il faut souligner que Jul – scénariste d’une aventure de Lucky Luke avec Achdé – est un auteur très talentueux et qu’il a crée un univers préhistorique décalé et très drôle. A la manière des Pierrafeu, il a imaginé son « Astérix » à l’époque préhistorique. Depuis 2009, il fait rire ses lecteurs à travers les facéties et les déboires de la Famille Dotcom. A travers les 7 volumes, il transpose des phénomènes contemporains dans son univers afin de les déformer ou les amplifier pour s’en moquer.

POTERIES, HABITATS, DOLMENS, DINOSAURES OU MAMMOUTHS : TOUT PASSE A LA MOULINETTE DE JUL

Les commissaires de l’exposition, en lien avec Jul, ont imaginé 13 espaces afin de faire découvrir aux visiteurs les aspects les plus importants de la Paléontologie et de la Préhistoire. Pour chacun d’eux, des kakemonos sont installés pour donner quelques informations scientifiques essentiels pour la compréhension, ainsi que des vestiges historiques caractéristiques

  • Dans le coin « poterie », un grand vase à 6 anses datant de -2700 ans avant notre ère trône au milieu de 4 planches de Jul mettant en scène une épicerie bio avec Adam & Eve, Web qui serait enceinte ou l’expulsion d’un élève migrant.
  • Dans l’espace « habitat », les organisateurs ont installé deux grandes reconstitutions (habitat en os de mammouth et un campement de chasseurs). En plus, nous pouvons admirer la planche d’ouverture du premier tome de Silex and the city, le mouvement des Sans Grotte ou Crao de la Pétaudière – directeur de EDF – qui reçoit dans son bureau Blog, le père Dotcom.
  • Pour illustrer « le feu », les visiteurs peuvent découvrir un Briquet à friction dans une vitrine et deux planches du tome 3 dont l’une fustige les délocalisations des industries.
  • Le coin « Dolmens » met en scène deux reconstitutions de tumulus agrémentées de 3 planches sur les murs : la campagne électorale de Blog et les religions monothéistes.
  • Les « dinosaures » ne sont pas en reste avec des pages de Jul sur le Paléoport d’Orly, le Jurassic Krach et le 1er salon de l’Humanitaire.
  • Dans l’espace « Mammouths », des os nous sont familiers puisque qu’une épiphyse de fibula de sauropode et des vertèbres issues des Fouilles d’Angeac-Charente sont visibles ! Un dessin de Mazan permet aux visiteurs de bien repérer l’endroit de la fibula sur un squelette de cette espèce. Ces vestiges auraient même pu faire partie de l’Exposition Les géants du vignoble. Des planches avec l’explosion du volcan EDF, le marché le samedi et Blog qui recherche un petit ami sont accrochés près de cette immense vitrine.
  • Un reproduction d’un squelette d’Ours des cavernes fait face aux os d’Angeac. Prêté par le Paléosite de Charente-Maritime, il est accompagné de pages mettant en scène la réintroduction de l’animal dans la nature mais aussi de la dernière planche du tome 2 montrant le Père Noël.
  • Enfin, dans l’espace « parures », trône fièrement la Dame à la capuche, aussi appelée la Dame de Brassempouy (vers -23 000 ans avant notre ère, empruntée au Musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye ) dans un immense tube. Si elle ne mesure que 3.5 cm de haut, elle illumine de toute sa majesté ce dernier coin. Pour la mettre en valeur, deux planches de Silex and the city sont visibles sur le mur derrière elle, qui la mettent en scène comme une cousine des Dotcom !

FINIR LA VISITE EN JOUANT

A l’entrée de l’exposition, une immense fresque avec tous les personnages de la série orne un mur et accueille les visiteurs dans un espace détente très chaleureux. Si l’on peut voir des épisodes de la série animée issus des albums (diffusés sur Arte depuis 2012), les enfants peuvent aussi jouer au Dobble Dotcom ou au Bricol’tout (ils doivent retrouver les objets actuels correspondants à ceux de l’époque préhistorique) pendant que les parents pourront feuilleter les 7 tomes de cette formidable saga humoristique.

Silex, the tumulus and the city : une exposition didactique sans être rébarbative, très bien pensée, attrayante et ludique autour des merveilleux albums de Jul ! A voir encore jusqu’au 1er octobre 2017 !

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Un monde un peu meilleur http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/un-monde-un-peu-meilleur/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/un-monde-un-peu-meilleur/#respond Wed, 16 Aug 2017 08:51:02 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=38551 Lapinot est de retour ! Oui, vous avez bien lu : Lapinot est de retour ! Alors que ses aventures avaient pris fin en 2004, le revoilà comme si de rien n’était 13 ans plus tard. Richard, Nadia, Titi, un homme qui peut voir les auras des personnes en face de lui et une voiture […]

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Lapinot est de retour ! Oui, vous avez bien lu : Lapinot est de retour ! Alors que ses aventures avaient pris fin en 2004, le revoilà comme si de rien n’était 13 ans plus tard. Richard, Nadia, Titi, un homme qui peut voir les auras des personnes en face de lui et une voiture vandalisée, voilà les ingrédients de Un monde un peu meilleur, ce nouvel opus de la saga : excellent !

RICHARD FAIT DES SIENNES

Devisant sur un banc public, Richard et Lapinot sont tranquilles. Le premier se remet de ses blessures aidé par une béquille, le second est mal à l’aise avec Nadia depuis qu’il l’a laissée tomber.

Comme d’habitude, pour faire le zouave, le chat interpelle les passants. Et cette fois-ci, il joue avec un gros costaud qui sort de sa voiture. Ni une, ni deux, il récolte un coup de poing dans l’estomac et le véhicule – qui n’est pas à lui – est massacré par le gros balèze. Le lapin lui cherchera à retrouver le propriétaire de la voiture défoncée au cric.

UN SDF ET DES AURAS

Alors qu’il cherche un crayon et un papier pour laisser son numéro de téléphone au propriétaire du véhicule, Lapinot tombe sur Gaspard, un étrange sans-domicile-fixe. Dans sa grande bonté, le lapin invite le grand gaillard à venir passer la nuit chez lui.

Plus surprenant, le mystérieux personnage en est sûr : il peut aussi voir les auras de toutes les personnes qu’il croise. Des plus sombres aux plus lumineuses, en un simple regard, il peut définir celui ou celle qui se trouve en face de lui. Dubitatifs, Richard et Lapinot continuent néanmoins leur route avec lui et l’emmènent à la soirée organisée par Céline. Ils y retrouvent toute leur petite bande : Pierrot, Titi, Alice et même Nadia…

LAPINOT : UN TRES BEL UNIVERS ANIMALIER

Créé au début des années 90 (Lapinot et les carottes de Patagonie), Lapinot est une série qui tient à cœur de Lewis Trondheim et cela se ressent encore dans Un monde un peu meilleur. Cette création d’univers correspondait à celle de la maison d’édition L’Association, dont l’auteur était l’un des fondateurs avec Jean-Christophe Menu, David B, Mattt Konture, Stanislas, Killoffer et Mokeït. Il fallait imaginer des albums, des séries et Trondheim le fit pour la première fois en 1991 avec Intérieur d’artiste où le célèbre lapin fit son apparition.

L’univers grossit et Lapinot se décline en plus de dix albums classiques (Slaloms, Pichenettes, Blacktown…), 4 aventures sans lui (mais avec les autres personnages de la série) mais aussi 6 récits où il est mis en scène de façon non-classique (Mildiou, Désoeuvré…).

La série met donc en scène des animaux anthropomorphes – animaux à forme humaines – qui permettent à Lewis Trondheim d’aborder des thématiques contemporaines avec un humour très présent.

UN MONDE UN PEU MEILLEUR : EXCELLENT OPUS DE LAPINOT

Nous attendions impatiemment un nouveau Lapinot et Un monde un peu meilleur ne nous déçoit pas ! La mort, un lapin qui ressuscite, un Richard toujours aussi lourd/déconnant, les relations tendues entre Lapinot et Nadia, les applications de rencontres, les chaînes d’information en continue qui sautent sur un semblant de brève pour alimenter ses journaux, une mère envahissante/toxique, un SDF qui a des visions, la bienveillance du lapin… tout est excellent.

L’auteur de Coquelicots d’Irak – qui racontait l’enfance de Brigitte Findakly – confie que Lapinot : « n’a pas à proprement parler ressuscité. Il est bien mort dans La vie comme elle vient, il n’y pas de happy end 13 ans plus tard. Mais comme Lapinot passe d’un univers à l’autre sans se sourciller, Moyen-Age, Western, Spirou etc… Il peut très bien réapparaitre dans un univers contemporain où il ne serait pas mort. »

Le membre de l’Atelier Mastodonte joue avec les distorsions de temps, avec ses personnages, avec malice et de l’humour et cela plait ! Un retour qui fait du bien !

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New York : Le Baxter Building http://www.comixtrip.fr/autour-du-monde/new-york-baxter-building/ http://www.comixtrip.fr/autour-du-monde/new-york-baxter-building/#respond Tue, 25 Jul 2017 07:45:05 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=autour-du-monde&p=37591 New York New York ! Remercions à nouveau nos amis du guide Fantrippers, ce guide des 1000 lieux de New York à consulter absolument ! Aujourd’hui ils nous ont donnée l’occasion de vous parler d’un lieu spécial et des plus importants dans les comics : Le Baxter Building ! Le Baxter Building : mythique ! Le Baxter Building […]

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New York New York ! Remercions à nouveau nos amis du guide Fantrippers, ce guide des 1000 lieux de New York à consulter absolument ! Aujourd’hui ils nous ont donnée l’occasion de vous parler d’un lieu spécial et des plus importants dans les comics : Le Baxter Building !

Le Baxter Building : mythique !

Le Baxter Building est le fief des 4 fantastiques. Vous avez sûrement entendu parler de cette équipe de super-héros (apparue pour la première fois en 1961 et créée par Stan Lee et Jack Kirby) composée de Reed Richards -Mr Fantastic- un des hommes les plus intelligents qui puissent exister, Susan Storm -la Femme Invisible- fiancée puis femme de Reed Richards, Johnny Storm son frère, une vraie tête brûlée, et donc tout naturellement la Torche Humaine, et enfin Ben Grimm -la Chose- pilote émérite et meilleur ami de Reed Richards.

C’est lors d’un voyage spatial pour une expérience de Reed que les 4 compères ont obtenu leurs pouvoirs par une exposition massive à des rayons cosmiques. Ils retournent sur Terre sains et saufs et bien décidés à aider leurs prochains et s’installent donc dans ce fameux Baxter Building !

Un QG détonnant

Le Baxter Building a été construit en 1949 a l’origine pour contenir des machines de recyclage, mais les 5 derniers étages restèrent inoccupés un long moment avant que Reed Richards s’en souvienne et décide d’acheter ces derniers étages pour ses besoins scientifiques et les nouvelles fonctions de son poste de super-héros tout comme ces trois autres compagnons.

De nombreuses péripéties leurs sont arrivées dans ce bâtiment. Les attaques répétées contre leur ennemi juré, Victor Von Doom autrement appelé Docteur Fatalis, ou encore les difficultés financières pour garder leur quartier général, et enfin leur exil dans la Zone Négative qui se soldera plus tard par leur retour, mais le Baxter Building est alors occupé par les Thunderbolts.

Plus récemment lors de Secret Wars (et oui encore !) Reed Richards, Susan Storm et leurs enfants ont choisis de façonner les mondes et le multivers, après l’effondrement du régime du Docteur Fatalis et de son alliance avec l’Homme Molécule, et de partir à leurs rencontres, laissant Ben Grimm et Johnny Storm retourner sur Terre. Ben Grimm intégra les Gardiens de la Galaxie et Johnny Storm devint agent de liaison avec les Inhumains.

Une araignée tout aussi fantastique

Toujours après Secret Wars, un personnage a vu sa vie changer du tout au tout : Peter Parker. De simple photographe, il est dorénavant un PDG puissant et bien plus riche que Tony Stark qui est désormais ruiné, mais il n’en a pas oublié pour autant sa mission de Spider-Man (qu’il présente comme étant son garde du corps). Et pour le siège social new-yorkais de sa société il a alors choisi… Le Baxter Building ! Car, il faut le préciser, Spider-Man a longtemps été un allié et un membre de la famille des 4 fantastiques !

Vous pouvez découvrir les 4 fantastiques dans l’excellent Fantastic Four Season One de Roberto Aguirre-Sacasa et David Marquez publié chez Panini Comics, et également les films (certes controversés) de 2005 et le reboot de 2015. En bonus un podcast de Fréquence 616 sur le film de 2015 ! Enjoy !

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L’été en pente douce http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lete-en-pente-douce/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lete-en-pente-douce/#respond Tue, 25 Jul 2017 02:00:47 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=36426 Roman puis film culte aujourd’hui adapté pour la BD, L’été en pente douce est l’histoire de rencontres improbables entre paumés revisitée par le duo Jean-Christophe Chauzy et Pierre Pelot. UN FILM CULTE Publié sans grand écho en 1980 chez un éditeur suisse ( Kesselring ) le roman du prolifique écrivain lorrain Pierre Pelot a connu […]

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Roman puis film culte aujourd’hui adapté pour la BD, L’été en pente douce est l’histoire de rencontres improbables entre paumés revisitée par le duo Jean-Christophe Chauzy et Pierre Pelot.

UN FILM CULTE

Publié sans grand écho en 1980 chez un éditeur suisse ( Kesselring ) le roman du prolifique écrivain lorrain Pierre Pelot a connu au fil des ans un succès critique et populaire croissant. Succès décuplé en 1987 avec une adaptation cinématographique réussie de Gérard Krawczyk. Ce film réunissait notamment trois acteurs de talent: Pauline Lafont, Jean-Pierre Bacri et Jacques Villeret.

Aujourd’hui, trente ans tout juste après la sortie du film en salles, c’est la bande dessinée qui s’empare de cette histoire. Le romancier Pierre Pelot, auteur de près de 200 romans, a repris sa plume pour cette adaptation. Le dessinateur Jean-Christophe Chauzy, plus de 30 albums au compteur, a joliment dessiné à l’aquarelle cette histoire policière aux allures de western rural.

LE DÉBILE, LE LOUBARD ET LA JOLIE FILLE

« On était vendredi. Lilas était assise, bien droite, sur le siège défoncé de la 2 CV, à côté de Fane, la poitrine tendue et les mains posées sur ses cuisses. Elle portait d’énormes lunettes noires et le dernier cadeau de l’autre salaud de Claude Shawenhick qui remontait au lundi précédent laissait encore une trace jaunâtre sur sa pommette droite, débordant sous le verre de lunette…. ». Atmosphère, atmosphère, comme disait l’autre. En quelques mots, Pierre Pelot campe le décor et nous embarque dans son univers.

Un univers dans lequel il fait chaud, très chaud, un coin de France profonde où viennent de débarquer Fane, amateur de bière et de baston, et sa nouvelle amie, Lilas, une brune incendiaire à la silhouette affolante. La mère de Fane vient de mourir, « repassée par un quinze tonnes « , autrement dit écrasée par un camion. Elle laisse à Fane et à son frère Mo, simple d’esprit, la maison natale en héritage. C’est là que le trio va s’installer, bien décidé à mener une nouvelle vie.  Lilas, arrachée aux griffes de son ancien petit ami Claude, qui la battait, voit en Fane un protecteur. Lui, le balafré, estropié de la main droite depuis qu’enfant, jouant avec son frère Mo, ils se sont fait exploser une grande allemande, aspire à écrire des romans policiers. Il en a tellement lu, claironne-t-il, qu’il lui sera facile d’en écrire…

MOITEURS ET SENSUALITÉ

Au cœur de ce trio, il y a donc Lilas, cette jolie brune aux formes généreuses que Fane a ramené dans ses bagages. Elle attise et attire tous les regards des mâles du voisinage. D’abord celle des frères Voke, garagistes, et qui aimeraient bien voir la maison de Fane rasée pour faire une extension qui réunirait leurs deux garages. Lilas l’aguicheuse qui arbore en permanence des tenues légères reste une midinette et une fleur bleue qui aimerait avoir des enfants de Fane. Mais tout cela, c’est sans compter sur les jalousies, les rancœurs et les convoitises des gens du village. Car ici, personne ne voit d’un bon œil l’arrivée de ce couple et son mode de vie « décalé » .

Sous une chaleur étouffante, ils passent leur temps à boire et à tirer des plans sur la comète, attisant encore plus les jalousies.  Le final de cette histoire, comme dans tout bon western, va virer au tragique. La fin proposée ici n’est pas celle du film mais se rapproche en tous points de celle qui était proposée dans le roman de Pelot. Sa conclusion n’en est pas moins inattendue et  bouleversante.

Ici, les aquarelles de Chauzy (Le reste du monde et Le monde d’après) font merveille et les dialogues sont percutants. Parfaitement scénarisé, cet été en pente douce tient son lecteur en tension de bout en bout. Une réussite.

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Eisner Awards 2017 : le palmarès http://www.comixtrip.fr/actualites/eisner-awards-2017-le-palmares/ http://www.comixtrip.fr/actualites/eisner-awards-2017-le-palmares/#respond Sun, 23 Jul 2017 02:39:51 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=37612 Eisner Awards 2017 : le palmarès. Le vendredi 21 juin furent décernés les Eisner Awards, prix prestigieux américains qui récompensent les meilleurs albums et les meilleurs auteurs publiés aux Etats-Unis en 2016 dans de nombreuses catégories. Le Comic Con de San Diego était en effervescence. Le public a donc découvert un palmarès fort avec notamment […]

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Eisner Awards 2017 : le palmarès. Le vendredi 21 juin furent décernés les Eisner Awards, prix prestigieux américains qui récompensent les meilleurs albums et les meilleurs auteurs publiés aux Etats-Unis en 2016 dans de nombreuses catégories. Le Comic Con de San Diego était en effervescence. Le public a donc découvert un palmarès fort avec notamment Raina Telgemeier, Sonny Liew, Fiona Staples, Jeff Lemire, Jason Shiga et même Moebius qui ont été récompensés.

LES EISNER AWARDS : DES PRIX PRESTIGIEUX

Comic-Con International de San Diego est le siège du Will Eisner Comic Industry Awards, la version mondiale des Oscars de la bande dessinée. Ces prix prestigieux furent crées par Dave Olbrich en 1988.

LES EISNER AWARDS 2017 : LE PALMARES

Voici le palmarès complet de la cérémonie. Quelques albums ont été chroniqués par Comixtrip. Pour le découvrir, il suffira de suivre le lien.

  • Best Short Story
    Good Boy, Tom King and David Finch, in Batman Annual #1 (DC)
  • Best Single Issue/One-Shot
    Beasts of Burden: What the Cat Dragged In, Evan Dorkin, Sarah Dyer, Jill Thompson (Dark Horse)
  • Best Continuing Series
    Saga, by Brian K. Vaughan, Fiona Staples (Image), lire la chronique
  • Best Limited Series
    The Vision, Tom King, Gabriel Walta (Marvel)
  • Best New Series
    Black Hammer, Jeff Lemire, Dean Ormston (Dark Horse)
  • Best Publication for Early Readers (up to age 8)
    Narwhal: Unicorn of the Sea, Ben Clanton (Tundra)
  • Best Publication for Kids (ages 9-12)
    Ghosts, Raina Telgemeier (Scholastic), lire la chronique
  • Best Publication for Teens (ages 13-17)
    The Unbeatable Squirrel Girl, Ryan North, Erica Henderson (Marvel)
  • Best Humor Publication
    Jughead, Chip Zdarsky, Ryan North, Erica Henderson, Derek Charm (Archie)
  • Best Anthology
    Love Is Love, Sarah Gaydos, Jamie S. Rich (IDW/DC)
  • Best Reality-Based Work
    March (Book Three), John Lewis, Andrew Aydin, Nate Powell (Top Shelf), lire notre chronique
  • Best Graphic Album—New
    Wonder Woman: The True Amazon, Jill Thompson (DC Comics)
  • Best Graphic Album—Reprint
    Demon, Jason Shiga (First Second), lire la chronique
  • Best U.S. Edition of International Material
    Moebius Library: The World of Edena, Jean “Moebius” Giraud et al. (Dark Horse)
  • Best U.S. Edition of International Material—Asia & Best Writer/Artist & Best Publication Design
    The Art of Charlie Chan Hock Chye, Sonny Liew (Pantheon), lire la chronique
  • Best Archival Collection/Project—Strips (at least 20 years old)
    Chester Gould’s Dick Tracy, Colorful Cases of the 1930s, édité par Peter Maresca (Sunday Press)
  • Best Archival Collection/Project—Comic Books (at least 20 Years Old)
    The Complete Wimmen’s Comix, édité par Trina Robbins, Gary Groth, J. Michael Catron (Fantagraphics)
  • Best Writer
    Brian K. Vaughan, Paper Girls, Saga (Image), lire la chronique de Paper Girls
  • Best Penciller/Inker or Penciller/Inker Team & Best Cover Artist (for multiple covers)
    Fiona Staples, Saga (Image)
  • Best Painter/Multimedia Artist (interior art)
    Jill Thompson, Wonder Woman: The True Amazon (DC); Beasts of Burden: What the Cat Dragged In  (Dark Horse)
  • Best Coloring
    Matt Wilson, Cry Havoc, Paper Girls, The Wicked + The Divine (Image); Black Widow, The Mighty Thor, Star-Lord (Marvel)
  • Best Lettering
    Todd Klein, Clean Room, Dark Night, Lucifer (Vertigo/DC); Black Hammer (Dark Horse)
  • Best Comics-Related Periodical/Journalism
    The A.V. Club comics coverage, including Comics Panel, Back Issues, and Big Issues, by Oliver Sava et al., www.avclub.com
  • Best Comics-Related Book
    Krazy: George Herriman, A Life in Black and White, by Michael Tisserand (Harper)
  • Best Academic/Scholarly Work
    Superwomen: Gender, Power, and Representation, by Carolyn Cocca (Bloomsbury)

HALL OF FAME

Le Hall of fame est le Temple de la renommée ou Panthéon qui consiste à honorer des auteurs majeurs de la bande dessinée. L’année dernière (2016), le français Jacques Tardi avait été nommé à ce titre honorifique. Pour 2017, le jury a choisi : Milt Gross, H. G. Peter, Antonio Prohias et Dori Seda.

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L’adoption, tome 2 : La Garúa http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/ladoption-tome-2-la-garua/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/ladoption-tome-2-la-garua/#respond Sat, 22 Jul 2017 02:12:59 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=37103 Dans sa collection Grand Angle, Les Editions Bamboo ont une nouvelle fois fait confiance au duo Zidrou/Monin. Cela donne L'adoption, un diptyque surprenant.

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Dans la chronique du premier tome de L’adoption, nous avions évoqué ce rebondissement qui allait supposer une  deuxième partie loin du confort dans lequel était installé Gabriel, le héros de cette comédie dramatique. Le moins que l’on puisse dire c’est que Zidrou et Arno Monin n’ont pas manqué leur effet de surprise. Car c’est une toute autre histoire qui est narrée dans La Garùa. Et au vu de la tournure des événements, le titre de cet album (qui évoque ce phénomène répandu à Lima où une sorte « d’inversion thermique » habille la ville de nuages bas la rendant brumeuse voire triste) résonne avec l’épais brouillard qui anime l’esprit du septuagénaire. Reste à savoir quand et comment apparaîtra l’éclaircie. 

« Quand les tomates sont farcies,  y a plus qu’à les mettre au four ». C’est sur cette pensée profonde que Gabriel prend son courage à deux mains avant de franchir la porte de la maison. Celle où vit désormais la petite Qinaya. À ce moment précis, dix-huit mois se sont écoulés depuis que les services sociaux sont venus la chercher pour la ramener auprès de sa mère biologique au Pérou, à Lima.

Avec pour prétexte de ramener son vélo, lequel symbolisait le début de complicité avec sa petite-fille adoptive, Gabriel ne pouvait s’attendre à mieux que de revoir une enfant heureuse et épanouie. En espérant intiment qu’elle reconnaisse son achachi. Qinaya finira par lui apporter la quiétude nécessaire pour qu’il laisse passer le petit nuage. Désormais, telle une Garùa, Gabriel va devoir affronter la brume épaisse qui se trouve face à lui et pour se frayer un chemin, il pourra compter sur un compagnon nommé Marco.

VERS L’ADOPTION D’UN COMPORTEMENT DIFFÉRENT

Car ce n’est pas encore le moment pour le patriarche Van Oosterbeeck de rentrer auprès des siens. Le destin et le nombre de vols limités en décident autrement. Le temps pour lui de comprendre ce qui l’a vraiment conduit jusqu’au Pérou. Quelques points communs vont rapprocher naturellement Gabriel et Marco. Ce dernier, avec sa propre quête, va aider notre protagoniste à comprendre que ce qu’il était venu chercher en Amérique du Sud, il le possédait déjà. Le boucher retraité qui clame à qui veut l’entendre « qu’il n’y a pas plus tendre comme viande que le cœur d’un papa », ne s’était pas rendu compte qu’il avait endurci le sien. Jusqu’à ce qu’une petite fille de quatre ans lui ouvre les yeux.

Mais, sans dévoiler le contenu de cette suite -et fin- de l’Adoption, on peut sans trop de risques, souligner les deux facettes de Gabriel selon le tome lu. On passe ainsi du papy bougon mais attachant, au papa égaré mais dont l’intégrité aidera à ce qu’il retrouve ce rôle si important. Ainsi, même si les auteurs surprennent avec ce deuxième épisode, quelques indices avaient tout de même été laissés dans Qinaya. Au moins sur les conséquences de l’adoption illégale pour les personnages secondaires.

UN PÂTÉ AU GOÛT DE RETROUVAILLES

Dans L’adoption, Zidrou ne laisse rien au hasard. Chaque élément est à sa place. Chaque protagoniste à un rôle déterminant (on regrettera peut-être une seule chose. Celle d’apercevoir la maman de Qinaya sans qu’elle ne se présente à Gabriel). Mais c’est bel et bien le vieil homme qui est au centre de toutes les attentions. Il nous nous fait rire, nous émeut et nous fait passer par tant d’autres émotions. Si bien que de le voir préparer son fameux sandwich au pâté chaud avec par dessus un gros cornichon coupé en deux, pourra nous envoyer vers nos propres madeleines de Proust…

Les dialogues quant à eux, offrent peut-être moins de légèreté que dans le premier opus mais ils n’en restent pas moins bien sentis. Parsemées de répliques qui font mouche, grâce encore à cette belle complémentarité avec le dessinateur Arno Monin.

UNE SUPERBE PARTIE GRAPHIQUE

En effet, il offre avec L’adoption toute l’étendue de son talent. Si l’on devait donner un exemple, ce serait celui où ne l’on voit pas toujours le regard de Gabriel à travers ses verres de lunettes teintés. Le visage de ce dernier étant tellement expressif que cela n’est aucunement gênant. Des couvertures à la profondeur de ses personnages. Des ambiances chaudes et colorées à celles plus troublantes. A. Monin donne cette agréable sensation qu’il s’est complètement approprié cette histoire.

Pour toutes ces raisons évoquées, ce serait avec grand plaisir de pouvoir retrouver ces deux auteurs dans un nouveau projet commun.

Au final, en relisant le diptyque dans son intégralité, on s’aperçoit que cette tranche de vie remplie de sensibilité et d’humanité, est d’une constante fluidité. L’adoption est une comédie dramatique qu’on découvre, qui nous séduit et qu’on adopte sans hésitation.

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Entretien avec Thomas Bonis http://www.comixtrip.fr/dossiers/thomas-bonis-appa-dav-bamboo/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/thomas-bonis-appa-dav-bamboo/#respond Fri, 21 Jul 2017 02:00:05 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=37428 Thomas Bonis nous a accordé quelques minutes pour nous parler de Appa, sa série jeunesse réalisée avec Dav, mais aussi ses premiers pas dans le monde de la bande dessinée et ses futurs projets. Plongée dans l’univers de cet auteur sympathique et chaleureux. Thomas Bonis, lisiez-vous de la bande dessinée enfant ? Etiez-vous immergé dans cet […]

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Thomas Bonis nous a accordé quelques minutes pour nous parler de Appa, sa série jeunesse réalisée avec Dav, mais aussi ses premiers pas dans le monde de la bande dessinée et ses futurs projets. Plongée dans l’univers de cet auteur sympathique et chaleureux.

Thomas Bonis, lisiez-vous de la bande dessinée enfant ? Etiez-vous immergé dans cet univers ?

Pas du tout, j’ai découvert Gaston Lagaffe et ce fut mon premier contact avec la bande dessinée. C’est seulement en découvrant Dragon Ball que j’ai pris goût au dessin. Je regardais plus les dessins animés, c’était l’époque du Club Dorothée.

Quel a été votre parcours scolaire, votre parcours dans les études de graphisme ?

J’ai eu un parcours un peu chaotique (rires). Dès le collège, j’ai su que je voulais faire de la bande dessinée. J’habitais Niort à l’époque et je dessinais tout le temps. Au lycée, j’ai suivi une filière scientifique et après mon bac, je suis parti à l’Ecole d’arts appliqués Pivaut à Nantes pendant deux ans. C’était très technique et cela ne laissait pas beaucoup de place à la création. Je n’ai pas terminé le cursus parce que cela ne me plaisait pas, ce n’était pas assez créatif et trop académique.

En revanche, ce fut très formateur dans la façon de travailler, la somme de travail à effectuer. Parfois, je pouvais faire deux nuits blanches par semaine pour terminer un projet. J’y ai aussi appris les techniques de la couleur directe.

« Mes passages chez Pivaut, aux Beaux-Arts et à la faculté, m’ont permis d’avoir une vision très large de l’Art »

Après ce passage à l’Ecole Pivaut, qu’avez-vous fait ?

J’ai suivi les cours des Beaux-Arts à Poitiers en 2001. C’était l’inverse de Pivaut, c’était plus libre, plus artistique. Ceux de ma classe ne comprenaient pas pourquoi je travaillais autant. J’ai passé trop de temps sur un film d’animation qui n’était pas prévu au programme et l’on m’a demander de partir.

J’ai ensuite enchainé sur une licence d’Histoire de l’Art toujours à Poitiers. J’y ai appris beaucoup de choses notamment les différentes sortes d’architectures. Mes passages chez Pivaut, aux Beaux-Arts et à la faculté, m’ont permis d’avoir une vision très large de l’Art.

Quel a été votre premier travail dans le monde de la bande dessinée ?

C’était pour le Parc National Anjou-Touraine qui voulait communiquer sur son travail. Un copain scénariste cherchait un dessinateur pour ce projet et a pensé à moi puisque je venais de terminer mes études. Cette brochure fut publiée à 2500 exemplaires et offert gratuitement aux habitants des communes environnantes du Parc. Elle permettait de faire connaître tous les aspects de la Loire afin de sensibiliser les jeunes à l’environnement et l’écologie autour du fleuve.

Avez-vous fait d’autres travaux de communication ?

J’ai travaillé pour la ville de Torfou en Vendée – un lieu de bataille des guerres de Vendée où le général Kléber a affronté les Chouans – pour laquelle j’ai effectué des illustrations pour son parcours historique dans ses rues.

J’ai aussi illustré une bande dessinée pour une école de La Chevrolière (44) pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

En ce moment, je travaille sur le règlement intérieur d’un foyer de travailleurs handicapés. Je dois retranscrire ses règles en bande dessinée sans dialogue, sous forme de pictogrammes.

« Pet’s Land :  le dessin était assez enfantin mais c’était très trash, les créatures explosaient à tout va. Je me suis bien amusé ! »

Quel a été votre première publication dans le monde du 9e art ?

Lorsque j’étais à Poitiers, deux amis ont monté leur propre maison d’édition, Fantastic Lab. Avec l’un deux – Aurélien Bordes – j’ai réalisé deux tomes de Pet’s Land, une bande dessinée futuriste : des peluches qui sont devenues biologiques et intelligentes sont livrées à elles même dans un parc d’attraction abandonné. Ces personnages qui faisaient un mètre de hauteur ont investi et transformé les lieux pour survivre.

Les albums étaient vendus sur internet – il n’y avait pas encore tous les réseaux sociaux – donc ce fut très difficile. La maison d’édition à du fermer en 2008. Le plus dur, c’est que l’on a sorti un tome tous les trois mois. Je n’ai donc pas beaucoup dormi à cette période (rires).

Pourtant, j’aimais cette série : le dessin était assez enfantin mais c’était très trash, les créatures explosaient à tout va. Je me suis bien amusé ! (rires)

  • Lanfeust Mag

« C’était surtout très formateur pour l’écriture et je me suis rendu compte que cela pouvait être aussi agréable d’écrire que de dessiner »

Comment avez-vous rejoint l’aventure Lanfeust Mag ?

Comme à la base, je ne suis que dessinateur et ne trouvant pas de scénariste pour mes projets, j’ai acheté des livres sur la création d’histoire ou le scénario. J’ai donc appris en autodidacte le travail d’écriture. J’ai commencé alors à écrire des courts récits. Mes amis dans l’atelier Z’aéro Graff à Cholet m’ont conseillé de les envoyer à Lanfeust Mag. Ces 3 histoires de 4 pages, je les ai faites dessiner par un ami de l’atelier Pierre Ples. C’était mes vrais premiers travaux professionnels publiés. Lanfeust Mag était surtout un vrai tremplin pour les jeunes auteurs qui démarraient.

C’était surtout très formateur pour l’écriture et je me suis rendu compte que cela pouvait être aussi agréable d’écrire que de dessiner.

Comment avez-vous rencontré Dav (David Augereau) ?

Je le connais depuis très longtemps, depuis 1998, il me semble. Il a aussi fait des études aux Beaux-Arts de Poitiers, mais avant moi. Il les quittait quand je suis arrivé. Il n’est resté là-bas qu’une année parce qu’il a signé un contrat pour dessiner Django Renard (avec Curd Ridel chez Bamboo).

Quelle est la genèse de Appa ?

Dav est un auteur qui aime le gag et l’aventure, mais il est moins à l’aise avec la construction d’histoire. Il a créé l’univers de la petite héroïne et du dragon et il m’a demandé de l’aider à mettre tout cela en forme. J’ai alors commencé à écrire. Par la suite, il y a eu un jeu de ping-pong entre nous pour les trouver les idées. D’ailleurs, au début, il avait l’idée d’en faire un manga.

Nous avons présenté le projet chez Ankama, qu’ils ont accepté. Mais après 15 pages, sans vraiment trop comprendre pourquoi, ils nous ont demander d’arrêter. Dans la foulée , nous sommes passés chez Bamboo.

  • Bamboo²

Comment êtes-vous entrés dans ce projet de Bamboo² (une même histoire déclinée en bande dessinée et en manga) ?

Comme David connaissait déjà Bamboo puisqu’il y avait publié Django Renard, Olivier Sulpice lui a dit que s’il avait des projets, il ne fallait pas qu’il hésite. L’aventure Ankama terminée, quelques jours plus tard, David lui a parlé de Appa et il nous a fait de suite un contrat.

Dans cette nouvelle collection de Bamboo², il y avait les séries Isaline, Hallow et puis nous avec Appa.

« Agrandir les vignettes, respecter la pagination et un rythme, cela lui a demandé trois mois de travail »

Etait-ce délicat de décliner l’histoire dans les deux genres graphiques ?

Non parce que les pages sont les mêmes. Où cela a été compliqué, c’était de redécouper les planches, réorganiser les cases. C’est David qui a fait tout ce travail. Ce qui au début semblait facile et rapide, a été beaucoup plus long que prévu. Il a rajouté quelques pages et cases pour plus de cohérence. Agrandir les vignettes, respecter la pagination et un rythme, cela lui a demandé trois mois de travail.

Pourquoi ce concept de Bamboo² s’est-il arrêté ?

Nous vendions quatre albums pour un manga. En plus, le dessin n’était – je pense – pas assez manga, le rythme non plus. L’éditeur a tenté, il a essayé quelque chose d’original mais cela n’a pas fonctionné, ça arrive. Il a mis des moyens, il a tout fait pour que ça marche mais le public n’a pas été au rendez-vous; d’où un arrêt à le fin du premier tome.

Le tome 2 était annoncé en 2016 mais il a mis plus de temps à être publié, pourquoi ?

David a fait autre chose entre temps. Il a monté un projet de sketchbook avec un financement participatif qui lui a pris de l’énergie. De plus, il a réalisé Le bonhomme en pain d’épice, un album dans la collection Pouss de Bamboo.

Nous avions développé Appa sur plusieurs tomes mais le tome 1 n’ayant pas atteint les objectifs de ventes que l’éditeur espérait, il nous a demandé de conclure la série sur un seul volume. Il a donc fallu réécrire la fin du 2 qui termine vraiment la série.

Qui est Appa ?

C’est avant tout un appât vivant (rires) ! Elle servait d’appât pour la pêche à la murène géante. C’est une fille qui a du caractère et qui aime l’aventure. Elle n’a pas peur du danger, ce qui engendre des conséquences plus ou moins rigolotes. Elle est pétillante, a envie de découvrir le monde et surtout, elle va droit au but.

Qui est Boule de Poils ?

C’est un bourrin qui fonce dans le tas et ne fait pas dans le détail. Il est très râleur et un peu cynique, mais il a beaucoup de cœur et il est très protecteur.

Quels liens vont-ils tisser entre eux ?

Au départ, ils ne s’entendent pas du tout. Appa sauve Boule de Poils et dans le Code des dragons, cela les unit. Il doit rester avec elle, la protéger même si cela crée des étincelles. Ils commencent à bien s’entendre et partent rapidement dans une aventure à la recherche de bambous dans un zoo abandonné.

Lorsque Appa et Boule de Poils partent chercher du bambou, c’est un prétexte pour les faire voyager. La série s’est avant tout un récit initiatique par le voyage, par les rencontres. Pourquoi cette volonté ?

C’est un prétexte pour s’amuser, pour découvrir d’autres créatures. C’est un peu sur le modèle de Dragon Ball : un lieu = une aventure et le lecteur en apprend petit à petit un peu plus sur les personnages principaux.

« Appa et Boule de Poils arrivent dans un lieu, il est «bloqué» et il faut accomplir une épreuve pour aller à l’étape suivante. Le découpage ressemble donc à un jeu vidéo »

Il y a beaucoup d’humour, de rebondissements, de surprises et de rythme dans Appa. Pourquoi avoir voulu aller vers ce style de récit ?

Comme énormément d’auteurs marqués par Dragon Ball, nous avions voulu faire notre Dragon Ball. Il avait aussi une très grosse influence des jeux vidéos,  notamment Zelda. Le lecteur peut le voir dans nos pages de gardes, très stylisées jeux vidéos des années 80-90.

Appa et Boule de Poils arrivent dans un lieu, il est «bloqué» et il faut accomplir une épreuve pour aller à l’étape suivante. Le découpage ressemble donc à un jeu vidéo. On le voit dans le tome 2 avec l’histoire de l’épée et du vol du marteau du forgeron, le père de Tison.

Pourquoi est-ce important de vous adresser aux plus jeunes ?

Je n’ai pas spécialement une volonté de m’adresser aux enfants. J’anime des ateliers bande dessinée dans les classes aux alentours de chez moi et le courant passe très bien entre eux et moi. Ce que j’aime bien dans la Jeunesse c’est que l’on peut y créer des univers fous.

Avez-vous des projets bande dessinée dans vos cartons ?

Avec Clémence Perrault, nous travaillons sur petite histoire courte jeunesse pour un collectif Glénat qui sortira en février 2018 et dont les bénéfices seront reversés à une association qui lutte contre le cancer, Imagine for Margo.

Je vais aussi travailler sur un projet jeunesse avec des super-héros. Pour l’instant rien n’est défini, j’ai tout à construire.

Entretien réalisé le lundi 17 juillet 2017

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Le profil de Jean Melville http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-profil-de-jean-melville/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-profil-de-jean-melville/#respond Thu, 20 Jul 2017 02:00:56 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=37438 Lorsqu’une société qui produit des lunettes connectées tente de régir les vies de ses utilisateurs, faire du commerce avec d’autres entreprises au détriment des gens, c’est une mauvais évolution. C’est ce que Robin Cousin a voulu mettre en lumière dans Le profil de Jean Melville, un formidable polar déguisé en chronique sociale aux éditions Flblb. […]

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Lorsqu’une société qui produit des lunettes connectées tente de régir les vies de ses utilisateurs, faire du commerce avec d’autres entreprises au détriment des gens, c’est une mauvais évolution. C’est ce que Robin Cousin a voulu mettre en lumière dans Le profil de Jean Melville, un formidable polar déguisé en chronique sociale aux éditions Flblb. Glaçant !

GARY ET JEAN : AMITIÉ A L’OMBRE D’UN MORT

Gary et Jean sont amis depuis l’enfance. Habitant au bord de la mer, ils mènent une vie agréable jusqu’au jour où le père du second disparait au pied d’une falaise à marée basse, c’était le 24 mai 1997. Le corps n’ayant jamais été retrouvé, le fils ne se résigne pas. Avec Gary, il tente de faire toute le lumière sur cet incident tragique. Tous les minuscules indices sont bons à prendre.

Dans un futur proche. Jean s’est enfin fait à l’idée que son père soit mort. Hypermnésique (il se souvient de tout, sa mémoire stocke tous ses souvenirs), il aimerait aider Gary dans ses enquêtes. Employé dans une agence, ce célibataire endurci n’a pas un métier des plus reluisants, loin des clichés véhiculés dans les films noirs américains. Lui, il doit souvent faire des filatures, dénicher des preuves d’adultère et non courir derrière des meurtriers.

JIMINI ME VEUT RÉGIR LES VIES

Après avoir récupéré quelques éléments pour son dossier en cours, Gary se rend au bureau. L’agitation bat son plein : Bruno Mirabelle de la société Jimini Me vient présenter ses lunettes connectées aux membres de l’équipe. Mieux, il va leur confier une enquête.

Leader sur le marché des lunettes connectées, Jimini Me n’est pourtant pas une entreprise philanthrope. En mettant l’objet sur leur nez, les gens sont plongés dans un monde où tout est à porté de main. En créant son profil, en y entrant ses buts, ses envies et ses passions, l’ordinateur intégré aide les personnes dans leur vie, réfléchit à leur place à grands coups de messages péremptoires et les invite à aller consommer des produits chez ses partenaires. Bref tout est beau dans le meilleur des mondes.

L’un des clients de Jimini Me, Gotel – un opérateur de téléphonie – a été victime d’un sabotage : des câbles sous-marins ont été endommagés. L’enquête est confiée à l’agence de détectives de Gary

LE PROFIL DE JEAN MELVILLE : SANS ESPRIT CRITIQUE

Prépublié par Médiapart à partir de mars, Le profil de Jean Melville est une excellent polar moderne imaginé par Robin Cousin. Après 5 ans d’études aux Beaux-Arts d’Angoulême, le jeune auteur se fait connaître avec Le chercheur fantôme (Flblb) qu’il écrit en résidence dans la cité angoumoisine. Cet excellent premier album est soutenu par la critique et reçoit même le Prix de la fiction scientifique en 2015.

Pour Le profil de Jean Melville, il met en lumière dans un futur proche, un monde hyper connecté où toutes les personnes sont aux mains de sociétés qui régissent leur vie. A partir de lunettes reliées aux internets, elles ont le monde à porté de main, tout est planifié, elles n’ont plus à réfléchir, elles sont sans libre arbitre. Glaçant.

Ce Big Brother adapté à tous indique donc la marche à suivre, vous donne des ordres et vous incite à consommer chez les partenaires qui se reversent des commissions financières. Les libertés diminuent, l’esprit critique avec mais cela n’a pas l’air de déplaire aux utilisateurs. Il faut souligner qu’ils sont tellement chaperonnés qu’ils se laissent porter sans réagir, comme hypnotisés ou lobotomisés.

POLAR NERVEUX

La grande force de l’album est l’angle utilisé par Robin Cousin : l’enquête, le polar très noir avec un assassinat. Il multiplie les pistes et les rebondissements pour tenir en haleine son lectorat. S’il n’avait parlé que DATA et de Big Brother, cela n’aurait pas eu le même impact.

Pour cela, il met en scène deux amis – Gary et Jean – à la relation parfois tendue (à découvrir tout au long de l’album, entre attirance et répulsion). Les deux protagonistes étant comme une sorte d’adversaires à cette hyper connexion à leur manière : Gary ne veut pas utiliser les lunettes, tandis que Jean fait confiance à RCC un logiciel libre, sans contrainte, sans publicité et qui met en lumière les dérives des autres grands groupes. Romain Cousin fustige donc l’immersion contre leur gré des gros groupes puissants et préférera les alternatives communautaires (Microsoft contre Linux ou Libreoffice ?)

Manipulations et enjeux financiers sont donc au cœur de ces transactions entre entreprises aux mœurs douteuses, à la limite de la loi, quasi mafieuses. Le lecteur se pose ainsi de nombreuses questions éthiques sur les nouvelles technologies : intelligent !

UN DESSIN EN RÉALITÉ AUGMENTÉE

Le profil de Jean Melville bénéficie d’un partie graphique de grande valeur. Cet excellent thriller est illustré en majorité par le noir et blanc. Des touches de couleurs – très intelligemment distillées – soulignent les moments où les personnages sont connectés  : lunettes bleues ou assertions de voix-off détestables en rouge.

Robin Cousin réussit la prouesse de matérialiser la réalité augmentée et c’est très fort. Lorsque Gary se plonge dans les souvenirs de Jean, il se barbouille le visage d’un arc-en-ciel de couleurs, le faisant enter dans la tête de son ami tel Harry Potter dans la Pensine de Dumbledore. Ainsi le monde de Jimini Me semble terne et formaté par des couleurs bleue ou rouge, tandis que le RCC semble joyeux et plus ouvert par une palette de couleurs.

Le profil de Jean Melville : à découvrir pour comprendre le monde connecté, pour réfléchir et s’en méfier.

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New York : Le Flatiron Building http://www.comixtrip.fr/autour-du-monde/new-york-flatiron-building/ http://www.comixtrip.fr/autour-du-monde/new-york-flatiron-building/#respond Wed, 19 Jul 2017 02:00:52 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=autour-du-monde&p=37465 Vous vous rappelez surement du projet Fantrippers dont on vous a parlé il y a quelque temps au sujet du sanctuaire de Docteur Strange, le projet qui prévoit de faire un guide de 1000 lieux cultes de cinéma, séries, roman, musique et bande dessinée sur la Grosse Pomme ? Eh bien aujourd’hui, c’est pour vous parler du […]

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Vous vous rappelez surement du projet Fantrippers dont on vous a parlé il y a quelque temps au sujet du sanctuaire de Docteur Strange, le projet qui prévoit de faire un guide de 1000 lieux cultes de cinéma, séries, roman, musique et bande dessinée sur la Grosse Pomme ? Eh bien aujourd’hui, c’est pour vous parler du Flatiron Building que nos amis de Fantrippers nous ont fournis quelques photos de ce building atypique !

 

L’utilisation cinématographique du Flatiron

Outre sa forme architecturale intéressante et déconcertante, ce building est très célèbre. Vous avez pu notamment le voir dans la trilogie Spider-man de Sam Raimi, où ce building est le siège du Daily Bugle, le journal pour lequel Peter Parker fournit des photos de son alter ego l’homme araignée. Cependant dans les comics, il n’a pas la même utilisation sur notre terre.

Vous devez surement vous rappeler également de la notion de multivers, le fait que notre univers fait partie d’une multitude d’autres où des versions alternatives de nous ou de nos super-héros préférés existent. Sur la Terre 26496 et 96283, le Flatiron sert, comme dans les films, au Daily Bugle. Sur notre Terre (anciennement la Terre 616, et dorénavant la Première Terre après le bouleversement de Secret Wars) il a une toute autre utilisation.

Sur notre terre

Il est le siège de Damage Control. Attention spoiler pour ceux qui n’ont pas vu le tout nouveau et tout beau Spider-man Homecoming, il s’agit en effet de la société qui « vole » le chantier de déblayage des carcasses d’aliens de Grand Central après la bataille de New York dans Avengers.

Damage control a été créé en juin 1988 par Dwayne Mc Duffie et Ernie Colon. C’est une société spécialisée dans la réparation de bâtiments, voiries ou autres infrastructures détruites ou endommagés après des combats entre surhumains. Les fonds d’origine viennent de Tony Stark et Wilson Fisk qui se partagent à moitié cette compagnie. Ce qui déplaît à Tony Stark, mais il doit mettre ces différents de côté afin que cette compagnie puisse perdurer, indispensable pour la notoriété publique des Avengers ou d’autres groupes de super-héros.

Où retrouver l’équipe ?

Vous pouvez découvrir Damage control dans Damage Control : the complete collection ou encore au cinéma en ce moment dans Spider-man Homecoming, déjà pré-commandable sur Amazon en collector ou en version classique.

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C’est arrivé demain : la bande dessinée de science-fiction http://www.comixtrip.fr/dossiers/cest-arrive-demain-science-fiction-bd/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/cest-arrive-demain-science-fiction-bd/#respond Tue, 18 Jul 2017 02:00:33 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=37329 La bande dessinée de science-fiction envahit Poitiers ! Le Miroir présente l’Exposition C’est arrivé demain mettant en lumière ce genre littéraire dans le monde du 9e Art : Alex Raymond, Jacobs, Poïvet, Forest, Mézières, Druillet, Moebius ou Bajram, ils sont tous là ! C’EST ARRIVÉ DEMAIN : PRÊTS DE PLANCHES C’est arrivé demain est un […]

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La bande dessinée de science-fiction envahit Poitiers ! Le Miroir présente l’Exposition C’est arrivé demain mettant en lumière ce genre littéraire dans le monde du 9e Art : Alex Raymond, Jacobs, Poïvet, Forest, Mézières, Druillet, Moebius ou Bajram, ils sont tous là !

C’EST ARRIVÉ DEMAIN : PRÊTS DE PLANCHES

C’est arrivé demain est un projet porté par des spécialistes de la bande dessinée et de la science-fiction qui présente les œuvres des plus grands auteurs ayant réalisé des albums dans ce genre littéraire. Jean-Pierre Dionnet (co-fondateur de la revue Métal Hurlant), Denis Bajram (auteur), Stéphane Beaujean (directeur artistique du Festival d’Angoulême) et Jean-Pierre Mercier (conseiller scientifique de la Cité de la BD Angoulême) ont donc planché sur la science-fiction dans le 9e art.

Pour cela, les concepteurs ont fait appel aux conservateurs de la Cité de la Bande dessinée qui ont prêté 9 planches (Guido Buzzelli, Philippe Druillet, Jean-Claude Forest, Paul Gillon, Roger Leloup, Tanino Liberatore, Raymond Poïvet et François Schuiten) mais aussi aux collections privées de Denis Bajram, Jean-Claude Mézières, Michel-Edouard Leclerc par son Fond Hélène & Edouard Leclerc pour la culture géré par Lucas Hureau (MEL Compagnie des arts) ou celle de Georges Simonian.

PREMIER ÉPISODE : planches, dessins et objets de collections

C’est arrivé demain est visible gratuitement dans la Chapelle Saint-Louis jouxtant le Collège Henri IV à Poitiers, un très bel endroit lumineux et chaleureux qui invite à la méditation devant les planches exposées. Le visiteur peut ainsi déambuler et découvrir chronologiquement la science-fiction dans la bande dessinée depuis les années 30.

La scénographie sobre invite le visiteur à pénétrer dans 3 cabinets de 16m² en forme de cube. Pour chacun d’un, un texte explicatif est inscrit sur l’une des faces à l’extérieur :

  • Cabinet 1 : Des origines américaines aux fondateurs européens de l’après-guerre. Dans ce premier lieu, 28 planches originales sont accrochées mettant en lumière les pionniers du genre : Jack Kirby, une planche de Fantastic Four par John Buscema, 3 merveilles de Alex Raymond pour Flash Gordon, la planche 51 du Rayon U de Jacobs ou encore l’élégance des traits de Paul Gillon (Naufragés du temps) et Jean-Claude Forest (Barbarella) mais aussi la précision de Raymond Poïvet (Les pionniers de l’espérance). Le mur suivant est agrémenté de pages du formidable Roger Leloup (Yoko Tsuno – un nouvel album est paru ce mois-ci), deux de Gos (Scrameustache) ou une du regretté Pierre Serron, décédé il y a peu (Les petits hommes). Cette cabine s’achève sur un dessin original issu de Captain Ken du maître mangaka Osamu Tezuka.

 

  • Cabinet 2 : Valérian, Métal Hurlant et la bande dessinée dans les expositions au musée. Dans ce deuxième lieu 26 planches sont visibles : 6 cadres sont dédiés à Valérian & Laureline de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières dont un qui met en regard le découpage du scénariste et les 3 étapes de création. Eldo Yoshimizu (qui a crée le visuel de l’exposition) et Enki Bilal ont rendu hommage au créateur des agents spatio-temporels dans deux belles illustrations. Le mur d’en face met en lumière deux artistes majeurs du 9e art : Moebius (5 cadres dont deux  de Cité de feu : encrage et mise en couleurs) et Philippe Druillet (5 aussi issus de Lone Slone ou Yragaël). L’auteur de Vuzz  est aussi à l’honneur par l’accroche d’une huile sur toile de très grand format (4x2m) intitulé Nouvelles technologies. Une vitrine se tient au centre de la pièce mettant en scène des numéros de Métal Hurlant, un puzzle de 1000 pièces de Philippe Druillet et 3 disques dont les pochettes ont été illustrées : Excalibur de William Sheller, Agressor par Druillet ou Black Sun par Caza.

 

  • Cabinet 3 : Créations récentes. 24 planches sont accrochées dans ce dernier lieu. Le premier mur regroupe 3 planches de Universal War One de talentueux Denis Bajram. Il explique aussi les étapes de réalisation d’une page : story-board, crayonnés, encrage et mise en couleur. Sur le mur suivant, 12 cadres sont visibles : de Gajic à Stan & Vince (Vortex), en passant par Andréas, Cadelo, Gauckler, Cromwell, Vance, Beb Deum, Rochette ou Manara. L’on poursuit la visite par 9 planches de Magalex de Beltran, Betelgeuse de Léo, Monsieur Ferraille de Winshluss, Aâma de Frederik Peeters ou Le transperceneige de Rochette.

Pour accompagner ces trois cabinets, le visiteur est accueilli par un Astro Boy de couleur or d’après l’œuvre de Osamu Tezuka réalisé par Leblon- Delienne. Enfin, un reportage filmé est projeté sur un grand écran où sont interviewés Michel-Edouard Leclerc et Jean-Pierre Dionnet. Deux bémols à l’exposition : une bande son dans les cabinets aurait eu de l’effet et l’absence des textes explicatifs à côté de cadres (le visiteur doit utiliser des feuilles agrafées présentant les œuvres pour comprendre) : pas du tout commode !

A noter que la ville de Poitiers se pare de deux illustrations de Eldo Yoshimizu agrandies et imprimées sur d’immenses bâches que le public peut admirer sur la façade du parking de l’Hôtel de Ville (rue Carnot) et sur un des murs du TAP (Théâtre Auditorium de Poitiers).

Le second épisode (visible pendant l’été 2018, toujours à Poitiers) reposera sur la relation entre l’imagerie de la bande dessinée de science-fiction et les nouvelles technologies de l’image.

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Valérian, le guide des mille planètes http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/valerian-le-guide-des-mille-planetes/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/valerian-le-guide-des-mille-planetes/#respond Mon, 17 Jul 2017 02:10:18 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=37287 Alors que Valérian et la Cité des Mille Planètes réalisé par Luc Besson sortira en France le 26 juillet 2017, les éditions Dargaud profitent de l’événement pour dévoiler Valérian, le guide des mille planètes, un très bel abécédaire signé Christophe Quillien. VALERIAN ET LAURELINE : 50 ANS D’AVENTURES C’est le 9 novembre 1967 que paraît […]

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Alors que Valérian et la Cité des Mille Planètes réalisé par Luc Besson sortira en France le 26 juillet 2017, les éditions Dargaud profitent de l’événement pour dévoiler Valérian, le guide des mille planètes, un très bel abécédaire signé Christophe Quillien.

VALERIAN ET LAURELINE : 50 ANS D’AVENTURES

C’est le 9 novembre 1967 que paraît pour la première fois dans la revue Pilote (numéro 420), Valérian et Laureline, la merveilleuse série imaginée par Pierre Christin et Jean-Claude Mézières. Mise en couleurs par Evelyne Tranlé, la série voit le premier album qui réunit La Cité des eaux mouvantes et Terres en flammes, publié en 1970 chez Dargaud.

Aujourd’hui, il y 22 albums de leurs 29 aventures, d’abord appelées Valérian agent spatio-temporel puis Valérian et Laureline depuis 2007 pour les 40 ans. Il faut ajouter les autres publications et hors-séries qui font grossir l’univers de Valérian. Avec Barbarella, Laureline sera l’un des toutes premières héroïnes du 9e art, faisant de la série une œuvre majeure de la bande dessinée et de la bande dessinée de science-fiction.

Agents du service spatio-temporel (SST) de Galaxity, Valérian et sa compagne Laureline se déplacent dans l’espace et dans le temps pour explorer de nouvelles planètes ou régler des conflits planétaires. (Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette page).

VALERIAN, LE GUIDE DES MILLE PLANÈTES : ABÉCÉDAIRE TRÈS COMPLET

Les éditions Dargaud proposent Valérian, le guide des milles planètes, un abécédaire de 366 pages. Extrêmement bien documenté, ce petit livre de format 14×19 cm fait un inventaire exhaustif des personnages, créatures, extra-terrestres, espèces animales ou planète de la série de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières.

Classés alphabétiquement, les mots principaux sont ainsi déclinés. Le livre met aussi en exergue les influences des auteurs, l’influence de la série sur les artistes et répond à toutes les questions. Il peut donc se lire dans l’ordre de la publication ou par petites touches dans le désordre. Mieux, il peut servir de dictionnaire lorsque le lecteur reprend les albums.

Christophe Quillien (auteur de Art et BD ou de Génération Rock & Folk) a effectué un travail de titan pour produire ce magnifique ouvrage richement illustré (chaque mot possède son image référence). De l’Age noir à Zypanons de Zyp, en passant par agent spatio-temporel, armes, les cercles du pouvoir, Valérian ou Laureline, tout y est.

L’auteur de Valérian, le guide des mille planètes met aussi en lumière les thématiques fortes de l’œuvre : l’amitié, l’amour, le chômage, le clonage, le couple, la défense des opprimés, la diversité, la drogue, l’écologie, le féminisme, la guerre, la lutte des classes, le machisme, les migrants, la miniaturisation, les multinationales, le nucléaire, la paternité, Tchernobyl ou la violence. Ce magnifique space opera est aussi un fantastique bestiaire inventé par Jean-Claude Mézières (les Shingouz, le transmutteur grognon de Bluxte…) ici aussi décliné.

La force de Valérian et Laureline repose aussi sur les références littéraires (Bachelard, Borges, Gracq, K. Dick ou Vian) mais aussi dans les autres arts comme la peinture (Renoir, Pollock), le cinéma (Fritz Lang) ou la mise en scène de personnalités (Aufray).

C’est aussi une belle manière de replonger dans l’Histoire de la bande dessinée, puisque Christophe Quillien ouvre des portes vers de grands auteurs : Charlier, Bilal, Giraud-Moebius, Franquin, Goscinny, Jijé, Lupano ou Larcenet.

AUTOUR DU FILM

En plus du long métrage sur les écrans fin juillet, les éditions Dargaud publient de nouveau les aventures de Valérian et Laureline en intégrale (7 volumes actuellement) mais aussi un numéro Spécial 50 ans de Pilote. La revue qui revient de temps à autre, aléatoirement, fait une exception pour fêter l’anniversaire des agents spatio-temporels, comme pour boucler la boucle puisque c’est dans le périodique que les lecteurs découvrirent pour la première fois l’œuvre de Christin et Mézières.

Au sommaire de ce magazine de 100 pages, de nombreux hommages d’auteurs en bande dessinée (Bablet, Barral, Bertail, Blain, Blutch, Bonhomme, Bouzard, Clérisse, F’murrr, Juillard, Larcenet, Lauffray, Pétillon ou Sapin), des témoignages de personnalités dont Luc Besson et une partie de l’équipe du film; des dossiers sur la SF en BD, en littérature et au cinéma.

Enfin, après Manu Larcenet (L’armure de Jakolass), ce sont Mathieu Lauffray et Wilfried Lupano qui réalisent un album Valérian vu par… qui sortira le 22 septembre 2017.

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Enola Holmes : Le secret de l’éventail http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/enola-holmes-le-secret-de-leventail/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/enola-holmes-le-secret-de-leventail/#respond Sat, 15 Jul 2017 07:39:04 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=37239 Difficile de se faire une place dans la famille Holmes ! Soeur de Mycroft et de Sherlock, Enola décide elle aussi de résoudre des enquêtes. Serena Blasco adapte le roman de Nancy Springer, Enola Holmes en bande dessinée. Quatrième opus de cette très belle série jeunesse chez Jungle. ENOLA : LA SŒUR DE SHERLOCK HOLMES […]

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Difficile de se faire une place dans la famille Holmes ! Soeur de Mycroft et de Sherlock, Enola décide elle aussi de résoudre des enquêtes. Serena Blasco adapte le roman de Nancy Springer, Enola Holmes en bande dessinée. Quatrième opus de cette très belle série jeunesse chez Jungle.

ENOLA : LA SŒUR DE SHERLOCK HOLMES

Publié la première fois en 2006 par Philomel Books, Enola Holmes est donc tout droit sortie de l’imagination de la romancière Nancy Springer. Cet univers de la romancière américaine est un détournement des aventures de Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle. Si le célèbre détective et son frère Mycroft, haut fonctionnaire londonien, existent dans les textes, Enola est un personnage ajouté à cette œuvre.

Sœur cadette de Sherlock et Mycroft, Enola Holmes est née en juillet 1874. Son père décédé lorsqu’elle avait 4 ans, elle vit avec sa mère Lady Eudoria Vernet Holmes dans la maison familiale de Ferndell dans le premier tome. Dans ce premier volume La double disparition, l’adolescente a 14 ans (ses frères ont respectivement 20 et 27 ans de plus qu’elle).

La jeune fille a un tempérament singulier, autonome et qui dénote dans ce monde victorien du 19e siècle. Portant des jupes très courtes, elles a des idées progressistes et féministes comme sa mère, Eudoria. C’est d’ailleurs à causes de ces dernières que Mycroft comme Sherlock n’ont pas revu leur génitrice depuis des années. Le jour de l’anniversaire de Enola, sa mère décide de disparaître afin qu’elle s’assume et devienne plus autonome.

ENOLA HOLMES : QUATRIÈME BELLE AVENTURE

Enola Holmes qui a ouvert un cabinet de détective, s’est inventée le personnage de secrétaire du Dr Ragostin (elle n’est qu’adolescente et personne ne l’aurait prise au sérieux sans cela). Grimée ainsi, personne ne la reconnait – pas même son frère Mycroft – et peut accueillir des clients.

Après la recherche du chien d’une dame âgée, celle du rubis d’une veuve et celle de la jambe de bois d’un général, l’adolescente va s’embarquer dans une nouvelle enquête malgré elle.

Dans les toilettes publiques, elle reconnait Cecily Alistair – dont elle avait fait la connaissance dans le tome 2 de la série – qui semble triste et mal à l’aise. A l’aide de son éventail, elle communique avec la détective en herbe. Elle semble lui demander de l’aide et serait retenue prisonnière contre son gré. Elle va devoir épouser un riche lord – Inglethorpe – sans son consentement. Enola décide d’enquêter et de la sortir des griffes de ce sinistre personnage…

ENOLA HOLMES : HÉROÏNE DÉBROUILLARDE, CURIEUSE ET ROMANESQUE

La littérature, la télévision, le cinéma (plus de 260 longs métrages dont les 3 excellents films de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr ou La vie privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder pour ne citer qu’eux) ou le 9e art (Holmes de Brunschwig et Cécil, Sherlock Holmes Society de Sylvain Cordurié ou Sherlock de Steven Moffat, Mark Gatiss et Jay), il y a pléthore de déclinaisons de l’univers de Conan Doyle.

Les adaptations en bande dessinée de Enola Holmes par Serena Blasco sont un véritable succès (plus de 50 000 exemplaires des trois premiers opus dont 25 000 pour le tome 1 !). La jeune auteure a choisi un très bel univers. Teinté d’un petit humour qui fait son effet, le monde de la romancière américaine est un prolongement intelligent des aventures de Sherlock Holmes, qui plaira à tous les jeunes lecteurs.

Enola est une héroïne débrouillarde, curieuse, romanesque, qui aime tous les déguisements possibles pour faire avancer ses enquêtes et surtout c’est une fin limier !

Le trait de Serena Blasco est d’une grande originalité et modernité. Celle qui a fréquenté assidûment l’Atelier Gottferdom (de nombreux auteurs qui y ont élu domicile, travaillent dans la revue Lanfeust Mag, Soleil) propose des planches d’un belle douceur agrémentées de jolies couleurs aquarellées.

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Musnet, Les larmes du peintre http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/musnet-les-larmes-du-peintre/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/musnet-les-larmes-du-peintre/#respond Fri, 14 Jul 2017 02:00:27 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=37125 Alors qu’il tente toujours de devenir peintre, Musnet n’a plus de temps à consacrer aux toiles : Rémi, son maître, va bientôt mourir. Kickliy achève de belle manière Musnet, sa série jeunesse autour de la peinture et de Claude Monet. Réjouissant ! 10 ANNEES AUX COTÉS DU MAITRE Giverny. L’hiver est là avec ses températures […]

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Alors qu’il tente toujours de devenir peintre, Musnet n’a plus de temps à consacrer aux toiles : Rémi, son maître, va bientôt mourir. Kickliy achève de belle manière Musnet, sa série jeunesse autour de la peinture et de Claude Monet. Réjouissant !

10 ANNEES AUX COTÉS DU MAITRE

Giverny. L’hiver est là avec ses températures négatives et son immense manteau blanc de neige. Musnet se tient 24h/24 aux côtés de Rémi, son maître. Depuis qu’il est arrivé chez lui, il y a 10 ans, le peintre n’a jamais été tendre. Ses méthodes d’apprentissage étaient des plus strictes : nettoyage de l’atelier, préparation des couleurs et fabrication des toiles mais en aucun cas, la possibilité de peindre.

Le vieil écureuil au crépuscule de sa vie s’épanche sur son existence, son passé, la peinture, son travail et ses relations avec la petite souris. Ces moments très forts sont vraisemblablement les plus forts et où il se révèle le plus humain. Il faut souligner qu’il n’est pas dans les meilleures conditions, ne pouvant plus se lever, y compris pour ses besoins.

UN LIVRE A ÉCRIRE

De son côté, Mya a trouvé refuge dans un terrier peu chauffé pour écrire. Elle n’est pas dans un bon jour, énervée par Musnet qui lui aurait volé son idée de roman. Celui qui a même offert une maison à ses parents, elle ne peut plus le voir en peinture ! Elle veut rester cloîtrer dans son trou tant qu’elle n’aura pas écrit son best-seller : tant pis pour le froid et les Fétas de fin d’année.

Dans l’atelier de Rémi, Musnet lui rase la barbe afin d’être présentable dans l’au-delà. Ce moment de grâce fait ouvrir son cœur à la petite souris : il le considère comme l’enfant qu’il n’a jamais eu. Mieux, il est fier de lui.

Alors qu’il lui demande d’aller chercher de l’eau pour boire, Musnet est embêté par un renard. Sauvé par Mya, il arrive trop tard : Rémi est mort…

UNE TRÈS BELLE FIN POUR UNE FABLE ANIMALIÈRE DE  GRANDE QUALITÉ

Avec Les larmes du peintre, Kickliy met un point final à sa très belle série animalière. Après 3 volumes, ce quatrième tome termine de la plus belle des manières, une aventure que l’auteur a mis peut de temps à boucler (le premier volume fut publié en mai 2016). En un an, il a imaginé un univers d’une belle richesse mettant en lumière la peinture et les peintres.

Pour ce dernier opus, Kickliy nous parle de la mort, du deuil, de la transmission, d’héritage intellectuel, d’art en général mais aussi d’entraide et de dévotion. Malgré les tensions dans leurs relations et la dureté de son apprentissage, Musnet est redevable envers Rémi et fera tout jusqu’à son dernier souffle : admirable ! La petite souris à la reconnaissance du ventre et c’est une valeur fondamentale qui plaira aux plus jeunes lecteurs.

MUSNET : UNE SÉRIE ANTHROPOMORPHIQUE TRÈS DRÔLE

Tout n’est pas sombre dans cet ultime volume (la mort de Rémi et les larmes sourdes de Claude Monet), il y a de l’humour et de la joie, notamment par le personnage de Mya Briesourix, énervée par le comportement de Musnet. Malgré les fâcheries, la souricette l’aidera contre le renard, le soutiendra dans le deuil et son sourire reviendra lors de l’inauguration de l’exposition. Les relations d’attirance-répulsion entre les deux souris apporte de la fraicheur et de la modernité au récit. L’amour triomphe toujours !

La grande force de Musnet réside dans l’excellent dessin de Kickliy. Il a fait le pari d’utiliser des animaux anthropomorphes pour raconter son histoire. Ces animaux qui se comportent comme des humains sont charmants et attachants. Son dessin d’un simple trait est beaucoup plus complexe que l’on pourrait penser au premier regard. Son découpage est rythmé ce qui imprime du mouvement à ses animaux de papier. Le lecteur appréciera la démultiplication d’un même personnage dans une même vignette qui rend encore plus vivant son récit.

Normalement, il n’y aura pas de suite à Musnet : dommage ! Il y avait de quoi encore raconter de belles histoires dans ce très bel univers. Kickliy est un auteur très talentueux qu’il va falloir suivre de près. Ses illustrations plus réalistes autour de la peinture ou celles sur le monde qui l’entoure valent le coup d’œil (voir le diaporama ci-contre).

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