Comixtrip http://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Fri, 23 Jun 2017 02:00:27 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.5 Spider-man : l’intégrale 1976 de Len Wein et Ross Andru http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/spider-man-lintegrale-1976/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/spider-man-lintegrale-1976/#respond Fri, 23 Jun 2017 02:00:27 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=36052 Spider-man est probablement l’un des super-héros les plus connus et les plus appréciés par petits et grands. La collection intégrale année par année permet de connaître le personnage de fond en comble. Spider-man ou le Tisseur Sans conteste, Spider-man a fait rêver beaucoup de monde à travers les âges. Créé en 1962 par Stan Lee […]

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Spider-man est probablement l’un des super-héros les plus connus et les plus appréciés par petits et grands. La collection intégrale année par année permet de connaître le personnage de fond en comble.

Spider-man ou le Tisseur

Sans conteste, Spider-man a fait rêver beaucoup de monde à travers les âges. Créé en 1962 par Stan Lee et Steve Ditko, Spider-man est l’alter ego de Peter Parker, un jeune étudiant brillant qui, au cours d’une expérience auquel il assiste, se fait mordre par une araignée radioactive. Très vite cette morsure lui apporter des super-pouvoirs comme la force, l’agilité, un sens d’araignée l’avertissant du danger et l’adhérence aux parois. Peter utilise d’abord ces pouvoirs pour gagner de l’argent facile. Mais son oncle Ben se fait assassiner par un truand, et il décide alors d’utiliser ses pouvoirs pour que cela n’arrive plus jamais.

Une carrière redoutable

Au cours de toutes ces aventures, Spider-man combat de nombreux ennemis tels que le Docteur Octopus, Shocker, le Bricoleur, Hammerhead, le Caïd et bien sûr le Bouffon Vert. Il y en a une myriade d’autres qui mettent à mal le Tisseur aussi bien dans sa vie d’araignée que dans sa vie civile. Les déboires amoureux de Peter sont nombreux. Gwen Stacy, Betty Brant ou encore Mary-Jane Watson, c’est difficile de concilier une vie de super-héros et son identité secrète de photographe pour le Daily Bugle. On pourrait encore citer son patron J. Jonah Jameson, peut-être l’anti-fan numéro 1 de Spider-man, sa tante May Parker la femme la plus douce et une véritable mère pour Peter, ou encore Harry Osborn son meilleur ami et Flash Thompson son ancien ennemi de lycée devenu ami plus tard. Comme vous le constatez, l’univers de Spider-man est très riche en personnage et en histoire.

1976

Pourquoi 1976 ? Nous sommes en plein âge de bronze pour les comics qui démarre environ en 1970 et s’arrête vers 1986. Beaucoup de codes sont bousculés pendant cette période (notamment le comics code, l’ensemble des règles régissant les comics, si, si, ça existe !) et les super-héros d’aujourd’hui ne sont plus tout à fait les mêmes que durant l’âge d’or ou encore celui d’argent. C’est aussi cette année que Len Wein (Wonder Woman) devient le troisième scénariste régulier de Spider-Man après Stan Lee et Gerry Conway. Aux côtés de Ross Andru, ils nous font vivre des aventures emblématiques tels que la fin de la Spider-mobile, les nouveaux partenaires tels que Mirage, Puzzle ou la Mouche, le retour du Docteur Octopus et Hammerhead, et enfin le partenariat avec Diablo, qui, à l’époque, est un personnage régulier de l’univers de Spidey.

Et pour en savoir plus ?

Pour en savoir plus sur le Tisseur, Panini Comics sort toutes les intégrales de cet univers, idéal pour ceux qui débutent, ou encore pour ceux qui lisent depuis longtemps mais qui ne sont pas nés durant l’apparition de Spider-man et qui souhaite en découvrir toutes les racines. Spider-man est réellement un personnage riche en rebondissements et nous émerveille encore après 55 ans. Longue vie à l’Araignée !

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Les 20 indispensables de l’été 2017 http://www.comixtrip.fr/actualites/les-20-indispensables-de-lete-2017/ http://www.comixtrip.fr/actualites/les-20-indispensables-de-lete-2017/#respond Thu, 22 Jun 2017 14:01:19 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=35917 Toute l’année, les journalistes de l’ACBD, spécialisés en bande dessinée, ont la chance de lire des milliers d’albums… et souhaitent orienter les lecteurs parmi la masse des nouveautés. Pour vous aider à choisir les BD que vous emporterez en vacances, ils proposent Les 20 indispensables de l’été 2017, voici par ordre alphabétique les 20 titres […]

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Toute l’année, les journalistes de l’ACBD, spécialisés en bande dessinée, ont la chance de lire des milliers d’albums… et souhaitent orienter les lecteurs parmi la masse des nouveautés. Pour vous aider à choisir les BD que vous emporterez en vacances, ils proposent Les 20 indispensables de l’été 2017, voici par ordre alphabétique les 20 titres qui ont le plus retenu leur attention ces derniers mois :

Quelques-uns des titres de cette belle sélection Les indispensables de l’été 2017 ont été chroniqués par l’équipe de Comixtrip. Pour voir les articles, vous pouvez cliquer sur les liens.

LES 20 INDISPENSABLES DE L’ETE 2017

À partir de la liste de toutes les nouveautés bandes dessinées parues entre le 1er novembre 2016 et le 6 juin 2017 (2386 titres), les 89 membres actifs de l’ACBD ont choisi, chacun, 10 albums qui leur ont semblé incontournables ; ceci afin de sélectionner 20 titres que l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée met en avant pour l’été. Cette liste Les indispensables de l’été 2017 est le résultat de leur vote.

  • Charlie Chan Hock Chye : une vie dessinée de Sonny Liew, éditions Urban Comics, lire notre chronique
  • Le Château des étoiles T3 : Les Chevaliers de Mars d’Alex Alice, éditions Rue de Sèvres, lire notre chronique du tome 1 et le compte-rendu de l’exposition à Angoulême
  • Le coup de Prague de Jean-Luc Fromental et Miles Hyman, éditions Dupuis, lire notre chronique
  • Culottées : des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent T2 de Pénélope Bagieu, éditions
    Gallimard, lire notre chronique
  • Gérard : cinq années dans les pattes de Depardieu de Mathieu Sapin, éditions Dargaud
  • Gus T4 : Happy Clem de Christophe Blain, éditions Dargaud
  • Imbattable T1 : Justice et légumes frais de Pascal Jousselin, éditions Dupuis
  • Jacques Prévert n’est pas un poète d’Hervé Bourhis et Christian Cailleaux, éditions Dupuis
  • Jean Doux et le mystère de la disquette molle de Philippe Valette, éditions Delcourt
  • Jolly Jumper ne répond plus de Guillaume Bouzard, éditions Lucky Comics
  • Katanga T1 : Diamants de Fabien Nury et Sylvain Vallée, éditions Dargaud, lire notre chronique
  • Louis parmi les spectres de Fanny Britt et Isabelle Arsenault, éditions de la Pastèque, lire notre chronique
  • Mazzeru de Jules Stromboni, éditions Casterman
  • Mickey Mouse : Café « Zombo » de Régis Loisel, éditions Glénat Disney, lire notre chronique
  • Monet : nomade de la lumière de Salva Rubio et Efa, éditions Le Lombard
  • Paiement accepté de Ugo Bienvenu, éditions Denoël Graphic
  • Scalp : la funèbre chevauchée de John Glanton et de ses compagnons de carnage de Hugues
    Micol, éditions Futuropolis, lire notre chronique
  • La Terre des fils de Gipi, éditions Futuropolis, lire notre chronique
  • Ter T1 : L’Étranger de Rodolphe et Christophe Dubois, éditions Daniel Maghen, lire notre chronique
  • Une soeur de Bastien Vivès, éditions Casterman

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Le petit rêve de Georges Frog http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-petit-reve-de-georges-frog/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-petit-reve-de-georges-frog/#respond Thu, 22 Jun 2017 02:00:08 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35889 La collection Métamorphose des éditions Soleil accueillent Le petit rêve de Georges Frog, une réédition en intégrale de 4 albums de Phicil parus chez Carabas. Plongée dans l’univers du jazz, des rent parties et du swing dans les Etats-Unis des années 30. GEORGES RAINETTE DÉCOUVRE LE JAZZ Etats-Unis dans les années 30. Georges Rainette, Français […]

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La collection Métamorphose des éditions Soleil accueillent Le petit rêve de Georges Frog, une réédition en intégrale de 4 albums de Phicil parus chez Carabas. Plongée dans l’univers du jazz, des rent parties et du swing dans les Etats-Unis des années 30.

GEORGES RAINETTE DÉCOUVRE LE JAZZ

Etats-Unis dans les années 30. Georges Rainette, Français immigré, suit des cours au conservatoire de New-York. Avec son ami Harry, il assiste à un concert de jazz et il est tout de suite emballé ! L’énergie et l’émotion sont au rendez-vous, c’est phénoménal !

Après ce choc, il décide d’arrêter le conservatoire et de se consacrer uniquement au jazz ! Malgré la perte de sa bourse d’études, il veut percer et devenir professionnel. En attendant, il pense qu’il pourra donner des cours. Il a pourtant du mal à l’avouer à ses parents restés en France.

VINYLES, PIANO ET CORA

Avec l’enthousiasme du débutant, Georges décide de sortir ses vieux vinyles où le swing est très présent. Il s’installe devant son piano et attend patiemment l’inspiration. Il faut souligner que son instrument lui parle et leurs échanges sont souvent intéressants et enrichissants.

Dans le même temps, les Cat, nouveaux locataires, emménagent dans l’immeuble. M. Cat – chat désagréable et hautain – est père de Cora et veuf. Dès le premier regard, Georges tombe amoureux de la belle jeune fille. Après un étrange quiproquo, le musicien entre en contact plus direct avec elle…

COMMENT GEORGES RAINETTE DEVIENT GEORGES FROG

Publiée entre 2006 et 2010 aux éditions Carabas, la série Georges Frog est donc reprise en intégrale chez Soleil. Ainsi, le lecteur (re)découvre les 4 albums épuisés dans un bel écrin de 208 pages.

Après La France sur le pouce (avec Olivier Courtois, Dargaud), l’année 2017 de Phicil est donc prolifique. Pour Le petit rêve de Georges Frog, l’auteur réunit ses deux passions : la bande dessinée et la musique (il est titulaire d’une maîtrise en musicologie). Il plonge ainsi le lecteur dans le monde interlope et extrêmement créatif du jazz, celui de  ses débuts hésitants mais où tout était à inventer dans le New-York des années 30.

Le lecteur découvre la transformation de Georges Rainette, le petit frenchy, en Georges Frog (à l’américaine) le musicien incompris mais talentueux.

LE PETIT RÊVE DE GEORGES FROG : TRÈS BEAU CONTE INITIATIQUE

Ce récit initiatique, dans tous les sens du termes, conte merveilleusement le passage de l’amateurisme au professionnalisme. L’évolution, pas toujours linéaire, de la petite grenouille happe le lecteur. Toujours bienveillant avec lui, pourtant Phicil ne lui épargne pas les obstacles (la page blanche, l’inspiration, les premiers concerts avec seulement quelques personnes).

Ce que l’on aime aussi dans Le petit rêve de Georges Frog, ce sont les relations du musicien avec ses instruments. Ainsi son piano parle, réfléchit et le fait réfléchir. Tel Jiminy Crikett, il semble être sa bonne conscience. Cette union entre les deux personnages renforce le côté poétique du récit.

Pour pimenter son histoire Phicil glisse dans les pattes de Georges, un très belle jeune femme en la personne de Cora. Tout de suite fous amoureux, le couple sera séparé par un père hyper protecteur. Il faut dire que M. Cat ne veut pas de cette relation contre-nature, lui un homme plutôt riche et Rainette, un pauvre musicien. Comme pour le jazz, cet idylle est une étape initiatique dans la vie de la grenouille. Premières vraies amours, premiers vrais déchirements et premières reconquêtes; tout y est même une autre amoureuse transie !

FABLE ANIMALIÈRE DE GRANDE QUALITÉ

Malgré les obstacles nombreux, le personnage principal est toujours optimiste. Pour mettre en image cette excellent récit, Philippe Gillot (alias Phicil) a choisi des animaux anthropomorphes avec soin. Chiens, chats, grenouilles, ours ou lapins lui permettent de prendre plus de distance et de donner beaucoup de corps à son récit. Pour conter une belle fable, quoi de mieux que des animaux se comportant comme des êtres humains.

A l’époque de la première édition de la série Le petite rêve de Georges Frog, Renaud Dillies apportait lui aussi de la chair à ses récits autour de la musique avec des animaux (Betty Blues en 2003 et Sumato l’année suivante). Cette belle filiation (que l’on retrouve encore aujourd’hui avec l’album de Dillies Loup) s’inscrit dans la veine des Blacksad, Trondheim, Edmond Calvo ou autre Pesch et De cape et de crocs.

Le dessin de Phicil est avenant et possède énormément de charme. Le trait est simple mais agrémenté par des couleurs d’une belle modernité, restituent avec beaucoup de justesse l’ambiance swing des bars américains de cette période.

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The Delinquents http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/the-delinquents/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/the-delinquents/#respond Wed, 21 Jun 2017 02:00:50 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35949 Quand deux duos de super-héros au goût douteux s’allient, le résultat ne peut qu’être drôle, épique et enivrant. Retrouvez Quantum, Woody, Archer et Armstrong et leur nouvelle équipe de The Delinquents.   The Delinquents : la fine équipe Pour ceux qui ne connaissent pas, rapide présentation des personnages. Armstrong est un des trois frères Anni-Padda […]

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Quand deux duos de super-héros au goût douteux s’allient, le résultat ne peut qu’être drôle, épique et enivrant. Retrouvez Quantum, Woody, Archer et Armstrong et leur nouvelle équipe de The Delinquents.

 

The Delinquents : la fine équipe

Pour ceux qui ne connaissent pas, rapide présentation des personnages. Armstrong est un des trois frères Anni-Padda (Que sont Ivar et Gilad) et est un immortel. Il vit depuis des millénaires et roule sa bille un peu partout dans le monde et notamment avec les vagabonds. Archer a été entraîné pour détruire Armstrong qui est vite devenu son… meilleur ami. Quantum et Woody sont deux frères adoptifs qui ont obtenu des super-pouvoirs au cours d’un accident de laboratoire de leur père. Quantum a la capacité de générer des champs de force, tient à son identité secrète et réfléchi avant d’agir… Contrairement à Woody, qui ne se grime jamais et pense plus à ses intérêts plutôt qu’a son prochain. Une fine équipe donc, qui s’allie par la force des choses.

Une alliance inattendue

Alors que Quantum et Woody se mettent aux services d’une multinationale agricole, appelé Mondostano qui pratique des expériences OGM des plus déroutantes, pour retrouver le fameux trésor des vagabonds, ils croisent la route d’Archer et Armstrong, qui ont été informés par un ancien camarde de route d’Armstrong que des voleurs cherchent le fameux trésor. Après des explications musclées, les « Delinquents » vont s’allier contre Mondostano, la firme maléfique.

Un crossover sous forme de road trip

C’est un véritable road trip des Etats-Unis que vont faire les 4 membres du groupe pour parvenir à déjouer les plans machiavéliques d’un gourou et de sa secte. Un crossover très intéressant qui a été réalisé par les auteurs de chaque série pour nous proposer un one-shot alléchant, et plein d’humour. Fred Van Lente (Ivar : Timewalker), James Asmus (Quantum et Woody) et Kano (Quantum et Woody) se sont surpassés dans cet album publié par Bliss Comics.

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Russian Olive to Red king http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/russian-olive-to-red-king/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/russian-olive-to-red-king/#respond Tue, 20 Jun 2017 02:00:00 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35863 Que faire lorsque que l’on attend impatiemment l’être aimé alors qu’on le sait perdu ? Dans un grand désarroi Red attend le retour de Olive, sa femme, disparue dans un accident d’avion. Kathryn Immonen et Stuart Immonen décrivent ce long moment entre espoir et douleur dans Russian Olive to Red king, un merveilleux roman graphique […]

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Que faire lorsque que l’on attend impatiemment l’être aimé alors qu’on le sait perdu ? Dans un grand désarroi Red attend le retour de Olive, sa femme, disparue dans un accident d’avion. Kathryn Immonen et Stuart Immonen décrivent ce long moment entre espoir et douleur dans Russian Olive to Red king, un merveilleux roman graphique édité par Akileos.

UN AU-REVOIR…

Couple de journalistes, Olive et Red se réveille dans une grande douceur. Pourtant, l’homme ne peut cacher son petit chagrin de voir partir sa femme qui doit couvrir une découverte archéologique majeure.

Malgré la somme importante de travail qui l’attend et la compagnie de Pacha, leur chien, il n’est pas très vaillant et n’attend qu’une seule chose : le retour de son amour.

… DANS L’ATTENTE D’UN RETOUR

Dans un petit coucou, Olive essaie d’en savoir plus sur le lieu qu’elle doit rallier. A bord, elle est seule avec Rossi, un vieux pilote expérimenté mais qui vient très rarement dans le coin. Elle doit écrire un article sur des pétroglyphes. Ces dessins rupestres dessinés sur des pierres naturelles ont été découverts il y a peu.

Alors que le petit appareil poursuit sa route, Rossi a une attaque cardiaque. Malgré ses efforts, Olive n’arrive pas à le réveiller et l’avion s’écrase au milieu de nulle part, dans une forêt enneigée.

L’atterrissage est rude mais la jeune femme survit. Elle s’extrait du cockpit, rassemble un maximum d’objets qui pourront lui servir et les emballe dans un parachute qu’elle va trainer dans la neige. Pour tenter de survivre dans ce milieu hostile et se donner du courage, elle commence à réciter du Tchekov. De son côté, Red le sent, il s’est passé quelque chose; pourtant il doit composer avec cette longue attente…

RUSSIAN OLIVE TO RED KING : DE L’ESPOIR AU DÉSESPOIR

D’une très grande qualité narrative, Russian Olive to Red king est un magnifique roman graphique imaginé par le couple Immonen, Kathryn au scénario et Stuart au dessin.

Très contemplatif et lent, avec des dialogues pesés et peu nombreux, l’auteure canadienne dévoile un drame entre espoir et grands doutes. Depuis maintenant 10 ans, la scénariste arpente le milieu du comics avec beaucoup de talent. Elle a notamment écrit des séries pour son mari (Hellcat ou Clair obscur) mais aussi Runaways (avec Sara Pichelli) ou encore elle a animé des super-héros (X-Men, The extra Avengers, Spider-man ou SHIELD).

Pour Russian Olive to Red King, elle dévoile une histoire articulée autour de sentiments très forts : l’espoir, le désespoir, la douleur, le déni ou même la peur. En filigrane, elle parle de la mort, du deuil et de son acceptation.

Le découpage est fort, faisant passer le lecteur de Red à Olive, de son attente interminable à la survie de la jeune femme. Tel Henri Guillaumet – aviateur français de l’Aéropostale en Argentine qui s’est écrasé dans les Andes mais qui a réussi à revenir d’entre les morts – Kathryn Immonen imagine une jeune femme forte qui tente de s’en sortir malgré les obstacles (la faim, le froid du grand Nord canadien, la peur) mais qui ne veut pas renoncer en se réfugiant dans le littérature russe. De son côté, Red – colosse au cœur tendre – essaie de garder espoir, de vivre comme il le peut.

DE THOR, HULK OU SPIDERMAN A UN RÉCIT PLUS INTIMISTE

Ce tourbillon des sentiments d’une grande justesse sont magnifiquement mis en image par Stuart Immonen. Connu pour ses travaux sur les séries DC ou Marvel (Thor, Hulk, Ultimate Spider-Man, All New Captain America), le dessinateur canadien joue ici un registre fin, fort et sans artifice. Loin des super-héros, il sublime les relations à distance des deux protagonistes par de grandes cases aérées (du dessin pleine page à 6 cases maximum) et un trait d’une grande lisibilité. Ses couleurs suivent son découpage : ocre-rouge-jaune pour Red, bleu-blanc-gris pour les scènes d’Olive.

Le huitième et dernier chapitre est quant à lui très original puisqu’il s’agit d’un long texte très poignant de Red pour Olive.

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DC Univers Rebirth http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/dc-univers-rebirth/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/dc-univers-rebirth/#respond Mon, 19 Jun 2017 02:00:06 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35851 DC Univers Rebirth : les premiers épisodes de chaque série du Rebirth de DC Comics rassemblés en un seul et même volume. Comment ? Qu’est ce que cela veut dire ? Explication… L’événement de l’année : Rebirth ! Et oui, Rebirth est l’événement de l’année pour nous ! Techniquement aux Etats-Unis, la saga Rebirth a […]

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DC Univers Rebirth : les premiers épisodes de chaque série du Rebirth de DC Comics rassemblés en un seul et même volume. Comment ? Qu’est ce que cela veut dire ? Explication…

L’événement de l’année : Rebirth !

Et oui, Rebirth est l’événement de l’année pour nous ! Techniquement aux Etats-Unis, la saga Rebirth a déjà démarrée depuis l’année dernière. Pourquoi attendre autant de temps ? Eh bien pour qu’en France la saga DC Renaissance puisse se terminer, car Rebirth est la suite de la saga Renaissance. Ah oui vous vous dites sûrement que Renaissance et Rebirth, c’est la même chose. En fait c’est simple, Urban Comics a eu… 5 ans d’avance sur DC Comics pour le titre. En vérité « Renaissance » fait référence aux New 52, mais DC a décidé d’appeler sa nouvelle saga « Rebirth« . Urban a donc décidé de garder le nom américain pour bien différencier les deux périodes. Trêve de précisions, plongeons nous au cœur de cet ouvrage.

Oui, mais quel est l’intérêt de cet ouvrage ?

La grande particularité de ce tome de 592 pages, eh bien c’est que l’on retrouve des séries que nous, simples Français mortels, nous avons moins l’habitude de découvrir. En effet, si on s’intéresse par exemple au personnage de Deathstroke, eh bien on achète les tomes qui lui correspondent. Mais ceux qui voudraient découvrir et qui n’achètent pas par « angoisse » que ça ne plaise pas, c’est un peu dommage. Eh bien voilà, dans DC Rebirth, une belle flopée de héros et de vilains nous est présentée. Pas d’inquiétude pour les nouveaux lecteurs, à chaque début d’épisode, la biographie (concise mais complète) du personnage se charge de vous mettre à jour sur chaque protagoniste. Particulièrement nombreux !

DC Univers Rebirth : la ribambelle

Ainsi donc, vous allez pouvoir retrouver (ou découvrir) de nombreux personnages comme les principaux bien sûr, Batman, Superman (enfin si on veut… ;)), Wonder Woman, mais également de moins connus du grand public comme Blue Beetle, Constantine ou encore les Birds Of Prey. Et l’on retrouve bien sur Flash, Cyborg, Green Arrow, Nightwing, Red Hood, Aquaman, Green Lantern (et les autres Green Lantern) et encore bien d’autres ! Chaque premier épisode du Rebirth est présent dans ce tome qui donne un très bon point de départ pour de nouveaux lecteurs, mais qui est aussi un nouvel arc à suivre pour les plus anciens, qui ont suivi les aventures de chacun de ses personnages dans Renaissance, et qui vont pouvoir continuer à les suivre fidèlement dans Rebirth !
L’occasion aussi de retrouver de nombreux auteurs de renom tels que Geoff Johns (Justice League, Geoff Johns présente Superman), Scott Snyder (Batman, Wytches)  et Greg Rucka (Wonder Woman, Lazarus) le tout publié par Urban Comics !

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Max de Radiguès, auteur bienveillant (2/2) http://www.comixtrip.fr/dossiers/max-de-radigues/entretien-avec-max-de-radigues-22/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/max-de-radigues/entretien-avec-max-de-radigues-22/#respond Fri, 16 Jun 2017 08:02:25 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=35656 Deuxième partie de notre entretien avec Max de Radiguès. Après avoir évoqué ses études et des premières publications, l’auteur belge nous parle de ses albums sortis récemment : La cire moderne, Simon & Louise et Bâtard. Plongée dans l’univers de adolescence de très grande qualité. LA CIRE MODERNE « Pour La cire moderne, j’y allais un […]

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Deuxième partie de notre entretien avec Max de Radiguès. Après avoir évoqué ses études et des premières publications, l’auteur belge nous parle de ses albums sortis récemment : La cire moderne, Simon & Louise et Bâtard. Plongée dans l’univers de adolescence de très grande qualité.

  • LA CIRE MODERNE

« Pour La cire moderne, j’y allais un peu à reculons puis j’ai lu l’histoire. Il y avait quelque chose de particulier »

Max de Radiguès, comment avez-vous été mis en contact avec Vincent Cuvellier ?

Nous avons des amis en commun mais nous ne nous connaissions pas. Comme moi, il habite Bruxelles. Jusqu’à l’album, il avait uniquement écrit des histoires en littérature jeunesse. Il a envoyé son scénario à Néjib – éditeur chez Casterman – qui m’a contacté parce qu’il pensait que cela pouvait me plaire.

Cela m’est déjà arrivé plusieurs fois que des éditeurs m’envoient des scénarios, mais cela ne convient pas. Je suis catégorisé «jeune-young BD» et donc on ne m’envoie que des scénarios ado.

Pour La cire moderne, j’y allais un peu à reculons puis j’ai lu l’histoire. Il y avait quelque chose de particulier. C’est loin de ce que je pourrais faire seul mais pourtant il y avait une connexion, tout le bouquin tenait dans la relation entre les personnages et comment s’articulaient les liens entre eux. C’était donc éloigné de ce que je fais mais aussi assez proche, paradoxalement.

L’album parle de religion, hors je n’ai pas du tout eu d’éducation religieuse, je suis on ne peut plus athée et je trouvais que c’était intéressant de me plonger dans ce style d’histoire.

Les personnages sont de jeunes majeurs, qui parfois peuvent avoir des réactions immatures, cela vous changeait de vos adolescents !

En effet, ce ne sont plus des ados mais ils sont à cette période où l’on est supposé être un adulte et l’on ne sait pas encore ce que l’on fait. J’ai l’habitude de traiter de la période 13/14 ans où l’on est pas un adolescent encore accompli, mais on n’est pas encore adulte et plus un enfant.

Alors que là, ils ont entre 20 et 24 et ils sont supposés être adultes mais en même temps, ils ne savent pas ce qu’ils vont faire, entre ces deux périodes de leur vie.

Jordan :  « Une fois que je l’ai trouvé, c’est celui que j’ai eu le plus de plaisir à dessiner, notamment parce que son visage se déforme tout le temps. Il est super touchant »

Jordan est une personnage très haut en couleur. Appréciez-vous cela ?

En effet, le frère de Sam est – on peut le dire – « un peu con » et agaçant. Pour moi, c’est le personnage qui tient l’album. C’est ce qui est bien de travailler avec Vincent pour cela, parce que moi, je n’aurais pas pu développer un personnage comme celui-là, il est unique.

Bizarrement, c’est le personnage que j’ai eu le plus de mal à trouver graphiquement parce que c’est tellement hors de mon registre ; je ne fais pas ce genre de personnage d’habitude. Une fois que je l’ai trouvé, c’est celui que j’ai eu le plus de plaisir à dessiner, notamment parce que son visage se déforme tout le temps. Il est super touchant. On en connaît tous des Monsieur-je-sais-tout, qui parlent plus fort que tout le monde, énervant et quand on le connaît mieux, on découvre qu’ils sont sensibles.

Avez-vous parlé des dialogues ensemble, de l’humour qui se dégage de l’album ?

Le côté humour c’est vraiment Vincent qui l’a amené. Il y a plein de répliques qui sont super drôles, ça vient de lui.

Les choses dont on a le plus parlé, c’est de la religion. Vincent a grandi dans une famille catholique « de gauche », proche mouvement des prêtres-ouvriers. D’ailleurs, ses parents géraient une auberge de jeunesse. Il se considère comme croyant même s’il ne pratique pas. Je suis donc à l’opposé de cela.

Dans certaines scènes, où rapport à la religion est fort, j’ai désamorcé certaines situations, j’ai rendu comique certaines choses. Il a des moments qui pour lui étaient premier degré, tandis que moi, je les voyais plus dans le second.

Par exemple, il y a une scène qui se déroule à Lourdes et il y a un miracle : une petite mamie qui se lève de son fauteuil roulant et qui marche. Pour Vincent, c’était très important parce que dans sa famille, il y a eu une miraculée. Lorsqu’il a écrit cette scène, c’était pour lui un vrai miracle et moi dans la manière dont je l’ai dessiné, c’est une mamie qui se prend d’affection pour Jordan et qui rend service en détournant l’attention.

Il y a quelques petits trucs comme ça que j’ai volontairement fait éloigner de leur but initial parce que je ne voulais pas que la religion soit trop sérieuse.

  • SIMON ET LOUISE

Simon et Louise est une histoire d’amour adolescente qui n’est pas linéaire, qui est difficile pour les deux personnages. Pourquoi ?

Simon et Louise regroupe deux albums : 520 km et Un été en apnée. A la base, j’avais réalisé seulement 520 km et je ne pensais pas faire de suite. L’idée de l’album, c’était un gamin qui découvre que sa copine l’a quitté mais il n’arrive pas à accepter cela.

Tous les ados sont passés par là, avoir des amours pas tout à fait raisonnés où ils ont l’impression qu’ils sont fous amoureux et qu’ils vont finir leurs jours avec cette personne. Simon décide alors de fuguer et d’aller retrouver Louise.

Ça c’est le résumé de l’album mais le sujet réel c’est le voyage de Simon et toutes les personnes qu’il va rencontrer. Il va passer quelques jours sur la route et toutes ses rencontres, c’est le cœur du bouquin. Cela se termine à Montpellier lorsque Simon retrouve Louise mais le lecteur n’a pas de réponse sur ce qui se passe entre eux. Le but avant tout, c’était le voyage.

Mais il y a eu une grosse frustration chez les lecteurs, tout simplement parce que je ne donnais pas les réponses. L’album s’est assez bien vendu, il y a eu de très bons retours et j’avais énormément de demandes de faire une suite, notamment d’en dire plus sur leur relation. Comme je suis sympa, j’ai accepté mais j’ai raconté le même moment du point de vue de Louise.

Un été en apnée n’était donc pas prévu.

Oui, d’ailleurs la première case de Un été en apnée c’est Louise qui le quitte et le lecteur voit ce qui se passe de son côté à elle. Pourtant, je parle de tout à fait autre chose. Il y a une phase lorsque l’on est ado : on commence à sortir avec des gars ou des filles mais Louise, elle n’est pas tout à fait prête. Elle a une cousine qui est un peu plus dégourdie qu’elle. Elle n’est pas super à l’aise avec tout ça. Je voulais surtout raconter cela, le moment où l’on se sent obligé de sortir avec des mecs alors que l’on n’a pas envie.

J’ai quand même gardé des parallèles avec 520 km. Il a donc des scènes communes aux deux albums. Simon est un peu à fond, tandis que Louise n’est pas du tout sûre. J’ai rajouté des pages pour l’intégrale et le lecteur apprend que tout l’été passe et  à la fin, les deux ne sont plus sûrs de rien.

Pour Un été en apnée, je voulais faire un album avec une fille héroïne. Je voulais parler des premières relations, le mettre en parallèle avec 520 km – ce qui avait du sens – que les lecteurs soient contents parce qu’ils ont accès à plus d’informations et surtout que moi, je puisse faire un bouquin assez différent.

  • BATARD

Bâtard est un très beau road-trip. Pourquoi cette course-poursuite, cette volonté de fuite en avant ?

De nouveau, Bâtard est une histoire que j’ai débuté en fanzine avec un système d’abonnement sur mon site. J’essaie d’en envoyer un tous les mois mais le plus souvent c’est tous les un mois et demi – deux mois.

J’ai commencé Bâtard mais je ne savais pas du tout où cela aller me mener. J’avais mon idée de base, comme le lecteur peut le voir dans la première scène du livre : un fille est reconnue par quelqu’un dans un fast-food, elle n’est pas très à l’aise, elle retourne dans un motel où on découvre un gamin. Elle lui dit qu’ils doivent partir vite et on se rend compte qu’ils ont plein d’argent.

J’avais seulement dessiné ça mais je l’ai sorti. J’avais aussi besoin d’un titre – Bâtard – en ne sachant pas ce que j’allais faire de ce mot et surtout comment j’allais me débrouiller avec ça. J’ai lancé un abonnement pour les 7 premiers numéros et il fallait donc que je retombe sur mes pattes à la fin de cet abonnement. Au fur et à mesure, l’histoire s’est construite et j’ai eu l’idée de la fin vers le 6/7.

« Comme il y a beaucoup d’improvisation dans la manière dont j’écris, je me tends plein de perches, je me laisse des ouvertures. Je mets volontairement des personnages que je peux réutiliser plus tard dans le récit »

Il y a une rupture dans le récit après l’accident et l’arrivée de Eugène chez les Mexicains. Pourquoi ce changement de ton et de direction ?

Comme il y a beaucoup d’improvisation dans la manière dont j’écris, je me tends plein de perches, je me laisse des ouvertures. Je mets volontairement des personnages que je peux réutiliser plus tard dans le récit. Par exemple le camionneur, je l’ai dessiné sans savoir si c’était un personnage que je réutiliserais ou pas. Le lecteur ne le voit pas mais il y a plusieurs endroits dans mon récit, de branches où je peux me raccrocher.

Donc oui, cela correspond plus ou moins au moment où elle est blessé et où il arrive dans le ranch. Il arrive un moment où je me dis qu’il faut que j’arrive à boucler cette histoire parce que je connaissais la fin.

« [Eugène] prend plein d’initiatives, il est débrouillard. C’est un gamin qui a de la trempe ! »

Eugène, il n’est pas gêné de cette vie, il s’en accommode très bien, il est plutôt joyeux. Il y va à fond et il est confiant. Et entre May et lui, il y a des connexions très fortes, ils s’amusent de leur vie. Etait-ce important pour le récit ?

Je le sous-entends au début du récit, Eugène un gamin qui a grandi dans ce milieu du petit et du grand banditisme, ça fait partie intégrante de sa vie, de son quotidien. Je pense que les enfants sont super adaptables, on peut les lâcher dans n’importe quoi, ils s’y font vite, ils s’adaptent super vite. Eugène c’est un gamin qui a appris à vivre comme cela. En plus, il prend plein d’initiatives, il est débrouillard. C’est un gamin qui a de la trempe !

Il est pourtant souvent positif. Pourquoi cette volonté ?

Pourtant dans le récit, il y a plusieurs moments où Eugène a ce côté enfantin, il a des crises de larmes et il va faire des enfantillages. Mais à ce moment-là, il doit prendre les choses en main, faire son bout de chemin seul et prendre des initiatives.

« Ce qui m’intéresse avant tout, ce sont les personnages plus que le récit. C’est une excuse pour faire évoluer les personnages. J’aime ce côté initiatique. »

Est-ce que ce qui vous intéresse dans vos albums, ce sont des anti-héros dont la vie bascule par un événement particulier ?

En fait, je ne le prévois pas du tout, ce sont des choses involontaires dans tous mes albums. Lorsque les autres mettent le doigt dessus alors je m’en rends compte.

Je fais des bouquins qui ne sont pas au départ reliés à l’adolescence mais je retombe toujours un peu dedans (rires). Bâtard, je ne pensais pas retomber dans cette thématique. Ce sont des choses un peu contre mon gré, inconscientes (rires). En fait, c’est juste la manière dont je raconte les histoires. Ce qui m’intéresse avant tout, ce sont les personnages plus que le récit. C’est une excuse pour faire évoluer les personnages. J’aime ce côté initiatique.

Il y a toujours une situation de départ simple et les protagonistes vont devoir évoluer et changer pour pouvoir avancer dans l’histoire. C’est donc un hasard si je travaille avec des adolescents (rires).

Sur quel type de récits vous êtes-vous basé pour écrire l’histoire ?

L’idée de Bâtard est venue de mes lectures de romans américains et plus particulièrement Stone Junction de Jim Dodge même si celui-ci est un peu fantastique contrairement à mon album par un enfant qui arrive à braquer des banques juste en touchant les coffre-forts. J’aime ce récit parce qu’il y a cette ambiance de grand banditisme, d’enfant qui grandit là-dedans. Il y a aussi des influences de plein de films, notamment ceux de Tarantino.

Dans Bâtard, il y a une séquence très forte, celle qui fait le parallèle entre Eugène insouciant dans le ranch et May qui tente de tuer Lin et Zwey, ce superbe découpage qui entremêle les deux lieux. Pourquoi cette mise de front ?

En effet, il y a un mélange de quiétude et de violence. Les gens me trouvent assez gentil dans ce que je produis – à part Orignal qui est plus dur – et je me suis dit que j’allais faire un récit dur et violent. Mais, je retombe dans le schéma de relation, plus sensible. Mon intention était pourtant de faire un truc qui cogne.

A la fin de Bâtard, il y a des fan-arts dessinés par des auteurs de bande dessinée. Pourquoi avez-vous eu envie de publier ces illustrations ?

Comme le bouquin est d’abord paru en fanzine, je procède toujours comme cela : des auteurs invités qui viennent faire des planches. Dans Bâtard, c’était un peu particulier parce qu’elles se retrouvent toutes à la fin alors que dans les fanzines, elles sont intercalées. Je dis aux auteurs à quel endroit le dessin arrive (entre telle et telle page) et ils peuvent faire ce qu’ils veulent à partir de là, mais néanmoins cela doit fonctionner dans le récit.

Chez Casterman, ils étaient très enthousiastes par ces fan-arts donc ils ont voulu les publier. D’habitude, je les enlève; ils ne sont visibles que pour ceux qui sont abonnés comme une sorte de bonus.

L’humour : « Ce n’est pas une volonté, juste que je suis quelqu’un de très optimiste et cela se transcende dans mes albums »

Dans tous vos albums, nous pouvons remarquer qu’il y a de l’humour. Pourquoi vouloir toujours déminer les sujets par ce biais là ?

En fait c’est moi qui suis comme ça ! (rires). Ce n’est pas une volonté, juste que je suis quelqu’un de très optimiste et cela se transcende dans mes albums. Quand j’écris, j’ai du mal à écrire autre chose que cela (rires). Quand on observe mon dessin, on voit qu’il est très doux. Je ne peux pas dessiner autrement. Je me suis vraiment battu pour dessiner comme je dessine.

Quand je raconte une histoire adulte ou jeunesse, un truc doux ou violent, mon dessin il est exactement le même. Cela donne une ambiance qui est équivalente à tous les livres, que je dessine une histoire d’amour ado ou que je dessine May qui pulvérise un autre personnage. Cette ligne-claire, assez sobre, je ne peux pas y échapper.

C’est pour cela que je me suis retrouvé à faire un album en tant que scénariste – Weegee avec Wauter Mannaert – qui raconte l’histoire d’un photographe dans les années 30 à New-York. Avec mon dessin ça ne collait pas, c’était trop propre, ça manquait de corps et de vie. J’ai fait une planche et j’ai compris que ça ne servait à rien, que le récit perdait en intensité. J’ai donc fait appel à un dessinateur pour le raconter et le résultat est meilleur !

Quels sont vos futurs projets ?

Je travaille sur un nouvel album qui paraîtra chez Sarbacane : une histoire plus aventure jeunesse pour les 10/14 ans et là je pense que je pourrais faire des suites. La base du récit, ce sont deux enfants qui tentent de rentrer chez eux, en passant d’île en île, avec une ambiance différente dans chaque. Je vais donc pouvoir raconter des histoires différentes en gardant les mêmes personnages.

Entretien réalisé le samedi 10 juin 2017 à Niort

*Vous pouvez découvrir les premières pages de La cire moderne et Bâtard ci-dessous.

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Max de Radiguès nous a accordé quelques minutes pour un entretien passionnant sur son travail d’auteur. Pour cette première partie, il nous dévoile son parcours dans les études de graphisme, nous présente les éditions L’employé du moi et ses premiers travaux publiés (Cowabunga, Orignal et L’âge dur). Plongée dans l’univers bienveillant mâtiné d’humour de l’auteur bruxellois pétri de talent.

« Je suis donc entré dans la section BD. J’étais un peu « la brebis galeuse » (sourire), j’avais beaucoup de mal avec le dessin »

Max de Radiguès, quel a été votre parcours dans le graphisme ?

J’ai fait l’Ecole Générale en Belgique jusqu’à mes 18 ans (l’équivalent du bac). Au moment de choisir mes études, je ne savais pas vraiment quoi faire et la seule chose qui m’intéressait, c’était la bande dessinée, raconter des histoires. Je me suis donc inscrit dans plusieurs écoles d’art à Bruxelles, alors que mon père n’était pas trop enchanté, il me voyait plus comme un économiste alors que j’étais nul en mathématiques (rires). Il avait sûrement une revanche à prendre sur les études et il voulait que je fasse quelque chose de sérieux.

Malheureusement pour lui, je me suis inscrit dans des écoles d’art. Je n’avais jamais eu de cours de dessin avant, j’ai planté tous les examens d’entrée et j’étais accepté nulle part. Heureusement pour moi, l’Ecole de Saint-Luc avait une année préparatoire l’époque, une année générale où tu faisais de l’Histoire de l’Art, un peu de dessin, de la publicité et du graphisme. Si tu réussissais cette année, tu étais accepté dans le section de ton choix de l’Ecole. C’était donc une année assez théorique. Comme je venais de l’Ecole Générale, étudier n’était pas un problème.

Je suis donc entré dans la section BD. J’étais un peu « la brebis galeuse » (sourire), j’avais beaucoup de mal avec le dessin. Mais en fait, c’était idéal d’être le plus faible de la classe, parce que j’avais mes deux professeurs qui donnaient des cours mais aussi les 22 autres élèves qui étaient en fin de compte tous des profs pour moi. Tout le monde savait mieux dessiner, savait plus de chose que moi et connaissait plus de bandes dessinées. Tout le monde s’occupait de moi.

« Shenzen de Guy Delisle, c’était une grosse claque et j’ai découvert le boulot de L’Association. Cela m’a permis de m’ouvrir à un autre pan de la BD. Jusque-là, j’étais amateur de BD et à partir de ce moment, cela m’a donné envie d’en réaliser »

Plus jeune, est-ce que vous aviez l’habitude de lire des bandes dessinées ?

J’étais un très gros lecteur de romans et de bandes dessinées. Ma maman était professeur de français. Nous passions beaucoup de temps en librairie. Elle nous « traînait » en librairie. Il y avait une condition que si nous venions avec elle, nous pouvions repartir avec un roman ou une BD.

Au début de l’adolescence, je me suis un peu désintéressé de la lecture parce que je faisais beaucoup de skate-board, je m’intéressais à la musique. Puis, j’y suis revenu vers mes 15/16 ans où j’ai commencé à lire beaucoup de mangas. En même temps, je travaillais en tant que libraire pendant mes vacances. L’argent de poche que je gagnais, je l’investissais dans les BD. Mes premiers 15 jours de boulot, tous les jours à midi, je demandais ma paye du jour et j’allais chez un autre libraire pour acheter les Akira. En 15 jours, j’ai donc acheté les 14 tomes couleur. Je n’ai donc pas gagné un Franc pendant cette période (rires).

Comme tous les ados, je lisais de l’héroïc-fantasy pendant la grande époque de Lanfeust. Il y avait donc un libraire qui me voyait débarquer souvent et qui petit à petit m’a aiguillé vers autre chose, notamment les Monsieur Jean. Et surtout, une ex de mon frère qui avait oublié un bouquin dans sa voiture : Shenzen de Guy Delisle, c’était une grosse claque et j’ai découvert le boulot de L’Association. Cela m’a permis de m’ouvrir à un autre pan de la BD. Jusque-là, j’étais amateur de BD et à partir de ce moment, cela m’a donné envie d’en réaliser.

Est-ce que vous pouvez nous présenter les éditions L’employé du moi ?

L’employé du moi est une maison d’édition qui s’est créée au début des années 2000 à Bruxelles. C’est un groupe d’étudiants en art qui a publié le fanzine Spon pendant plus d’un an, à hauteur de 24 pages par semaine. Au bout d’un an, ils étaient épuisés et ont décidé de monter une maison d’édition pour publier leurs propres ouvrages.

Comment les avez-vous rejoint ?

Je suis entré en contact avec eux vers 2002-2003. A Saint-Luc, nous affichions nos productions, les professeurs donnaient leur avis puis nous les rangions dans un tiroir et comme moi je galérais beaucoup sur mes planches, cela me frustrait énormément. Sans trop le savoir, j’avais commencé à faire du fanzine, à imprimer, à photocopier et je vendais mes productions à la librairie. Je me suis rendu compte qu’eux en faisait et je suis donc aller les voir dans leur atelier.

En 2006, il y avait une place qui se libérait dans l’atelier et j’ai commencé l’aventure. Cela s’est fait naturellement car les années précédentes, je les aidais à ranger les stocks, à animer le site 40 075 km comics et je donnais un coup de main sur le travail éditorial, sur de la maquette. C’était donc logique que j’y entre en tant qu’auteur.

« J’ai donc eu envie de parler de cette période de manière positive […]  de parler aux ados sans les prendre pour des idiots »

Vous êtes l’un des meilleurs observateurs de la période de l’adolescence. Pourquoi êtes-vous attiré par ce moment crucial de l’existence ?

Cela fut simple, j’étais libraire et je me suis rendu compte qu’il y avait un vide par rapport aux adolescents. J’avais l’impression qu’il y avait beaucoup d’ouvrages Jeunesse pour les plus petits, qu’il y avait de la bande dessinée pour les grands adolescents (héroïc-fantasy, manga…) mais que la période du début de l’adolescence, c’était une chose dont on parlait assez peu. Et quand on en parlait, c’était hyper caricatural, assez négatif : les ados sont idiots, ne savent pas parler, ne se tiennent pas bien ou sont grossiers. L’adolescence était pour moi, une période très intéressante, hyper intense : les amitiés étaient intenses, les premiers sentiments amoureux super intenses.  Ado, je faisais du skate et de la musique avec mes potes, on était toujours à fond.

J’ai donc eu envie de parler de cette période de manière positive. J’avais l’impression qu’en littérature jeunesse on pouvait parler de tout, alors qu’en bande dessinée, il est difficile de parler de certains sujets comme la sexualité. J’avais donc envie de parler aux ados sans les prendre pour des idiots.

« C’est un moment où l’on commence à savoir ce que l’on veut, à savoir ce que l’on pense, on a des idées et souvent on est rabaissé par les adultes, parce que l’on est un adolescent, on est un peu fougueux et que ce que l’on pense n’a pas d’intérêt »

Dans tous vos albums, vous êtes bienveillant avec eux, vous les rendez beaux et vous ne donnez jamais de leçon. Pourquoi être si positif sur cette période ?

C’est un moment où l’on commence à savoir ce que l’on veut, à savoir ce que l’on pense, on a des idées et souvent on est rabaissé par les adultes, parce que l’on est un adolescent, on est un peu fougueux et que ce que l’on pense n’a pas d’intérêt. Alors que c’est le contraire, on a plein d’idées !

J’ai 35 ans aujourd’hui et je pense que des choses qui se sont déroulées dans mon adolescence résonnent toujours et font de moi la personne que je suis aujourd’hui. J’aime parler aux adolescents, sans leur donner toutes les clefs, il se débrouillent avec ce que je raconte, ils interprètent comme ils veulent.

  • COWABUNGA

« Tout à coup, j’ai compris ce que c’était que l’amour maternel. J’ai compris que jamais elle ne laisserait personne me faire du mal. C’était un truc super puissant »

Quelle est la genèse de Cowabunga ?

J’avais fait une première version pour les 24h de la bande dessinée. C’est une histoire autobiographique qui m’est arrivée vers 8/9 ans; une anecdote qui m’a laissée une forte impression.

Je me suis fait attaqué par un husky dans la rue près de chez moi en faisant du skate. Ma mère est venue, elle était tellement en colère qu’on s’attaque à son fils, elle avait une telle rage que le chien l’a senti . Même moi, j’ai senti qu’elle dégageait une colère. Tout à coup, j’ai compris ce que c’était que l’amour maternel. J’ai compris que jamais elle ne laisserait personne me faire du mal. C’était un truc super puissant.

  • ORIGNAL

Dans votre parcours professionnel, Orignal tient une place particulière de part sa thématique. Pourquoi ?

Le sujet du harcèlement scolaire est assez fort. Je n’ai jamais moi-même été harcelé. J’ai prépublié cette histoire en fanzine. Je faisais des petits fascicules de 12 pages que j’envoyais par la Poste aux gens qui s’abonnaient sur mon site. Je l’ai fait sans savoir trop où j’allais.

Comme j’allais voir des copains à Toronto, j’ai fait cela vite fait pour avoir quelque chose à leur donner. Je l’avais fait muet comme ça je pouvais aussi les donner aussi aux anglophones. Et naturellement, je l’ai appelé Orignal comme j’étais là-bas.

Au fur et à mesure, j’ai reconstruit mon récit. J’ai eu l’idée de la fin. J’avais donc quelques numéros et je me suis demandé comment je pouvais les relier, les raccorder, avec un final assez dur. Je voulais que le lecteur accepte ce final. Je voulais que le lecteur ait le sentiment de : on n’a pas le droit de faire ça mais aussi, c’est bien fait pour la gueule de ce petit gamin, que le lecteur soit un peu pris entre deux chaises.

  • L’AGE DUR

« Je voulais que le lecteur ne se rende pas compte que je le ballade d’un récit à l’autre, qu’il ait l’impression de lire une seule histoire mais en fait, il lit plein de petites choses différentes »

Dans L’âge dur, il n’y a finalement pas de héros, pas de linéarité, les histoires s’entremêlent et il n’y pas de fin. Les récits proposent plutôt un instant T. Pourquoi cette volonté ?

Je suis vraiment issu du fanzinat, j’en fais toujours beaucoup. L’âge dur, c’est de nouveau des histoires dans un fanzine; toujours des petits fascicules sous forme d’abonnement. Là, je voulais que ce soit très court, 6 pages au maximum. Au début, ce n’était pas prévu que ce soit un bouquin. J’en ai fait une bonne dizaine et je me suis dit qu’il y avait un potentiel pour en faire un album et c’est à ce moment-là que j’ai pensé qu’il fallait que je fasse revenir certains personnages.

Au départ, je voulais juste raconter des micro-instants, des choses complètement anecdotiques mais qui par le prisme de l’adolescence ont une importance.

Quand il a fallu faire le bouquin, j’ai pris tous les fanzines que j’avais fait, je les ai étalé par terre (rires) et j’ai réorganisé une fausse architecture, une fausse narration et j’ai ajouté des pages à gauche et à droite pour créer un semblant de fil rouge.

Je voulais que le lecteur ne se rende pas compte que je le ballade d’un récit à l’autre, qu’il ait l’impression de lire une seule histoire mais en fait, il lit plein de petites choses différentes.

« Ce qui m’intéresse le plus ce sont les cheminements et les relations entre les personnages »

D’ailleurs, vous ne vous érigez jamais en donneur de leçons.

Cela ne m’intéresse pas trop de donner toutes les réponses. Beaucoup de lecteurs me disent : « Mais et la fin ? Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce qu’ils sont ensemble ? Est-ce qu’ils meurent ? ». Ce qui m’intéresse le plus ce sont les cheminements et les relations entre les personnages. Quand les protagonistes sont dans une situation, je laisse le lecteur se débrouiller, c’est lui qui prend les décisions.

Entretien réalisé le samedi 10 juin 2017 à Niort.

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Capitaine Fripouille http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/capitaine-fripouille/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/capitaine-fripouille/#respond Thu, 15 Jun 2017 02:04:22 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35665 En ville, la librairie de Fabiola et Ernesto est menacée de fermeture. Comment sauver ce lieu de culture ? Il suffit simplement de se faire aider par Capitaine Fripouille, le père de la jeune femme  ! Mais cela ne va pas se dérouler facilement, tant le personnage est fantasque. Alfred, sur un scénario de Olivier […]

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En ville, la librairie de Fabiola et Ernesto est menacée de fermeture. Comment sauver ce lieu de culture ? Il suffit simplement de se faire aider par Capitaine Fripouille, le père de la jeune femme  ! Mais cela ne va pas se dérouler facilement, tant le personnage est fantasque. Alfred, sur un scénario de Olivier Ka, conte cette très belle aventure Jeunesse aux éditions Delcourt.

PALLADIPELLEDIPOLLO : UNE VILLE SOUS CONTRÔLE

Palladipelledipollo, petite ville fortifiée sur un promontoire. Toutes les boutiques de la ville portent le même nom : Jabot. De l’hôtel au fleuriste, en passant par les restaurants, le disquaire, le magasin de jouet ou le coiffeur, tous ont été racheté par le riche homme d’affaires Federico Jabot.

Au milieu de cette hégémonie, seule la librairie Fellini tenue par Ernesto et Fabiola résiste. Dans cette boutique de « livres de qualité en tout genre » pourtant tout ne va pas pour le mieux : les dettes s’accumulent et le couple doit rembourser une énorme dette à la banque Jabot.

CAPITAINE FRIPOUILLE A LA RESCOUSSE

En pleine journée, un carrosse déboule devant la librairie. Descend alors un homme imposant qui entre dans la boutique et fait peur à Ernesto. Ce bonhomme, c’est le Capitaine Fripouille, le beau-père du propriétaire ! Tout le monde est étonné de cette arrivée soudaine, lui qui n’a plus donné de nouvelles depuis 6 ans !

Fabiola râle fort parce qu’il débarque sans prévenir. Seule Edna, la petite fille est heureuse de le voir, lui l’aventurier qui parcourt toutes les mers du monde.

Il est surtout là parce qu’il a entendu parler des difficultés financières du couple. Il leur propose son aide parce qu’il a bien observé la mutation de la ville. Il faut résister !

Le soir venu, drapé dans sa cape, Capitaine Fripouille sort sur les toits. Sous les yeux de Edna, il disparait derrière les tuiles de la maison voisine. Mais que fait-il ?

Le lendemain, sur le marché où Fabiola tient un étal, elle croise l’infâme Federico Jabot qui la menace, lui qui tient tout la ville. La jeune femme promet de ne pas se laisser faire…

CAPITAINE FRIPOUILLE : UNE AVENTURE QUI FAIT RÉFLÉCHIR

La collection Les enfants gâtés des éditions Delcourt dirigée par Grégoire Seguin s’enrichit d’un nouvel album de très grande qualité narrative et graphique. Après La poudre d’escampette de Chloé Cruchaudet et le formidable Quand le cirque est venu de Stéphane Fert et Wilfrid Lupano, Olivier Ka et Alfred proposent une superbe aventure pour les jeunes lecteurs.

Si pour le récit de Lupano & Fert, les lecteurs découvraient une satyre sur la dictature confrontée au désordre de circassiens, celui de Ka & Alfred fustige la société de consommation et l’hégémonie des grandes enseignes sur les petites boutiques, celles qui meurent sous les coups de la grande distribution.

Avec de l’argent, l’on peut tout s’acheter et fonder un empire robuste et prospère. Etouffer la concurrence, voilà ce que veut faire Federico Jabot. Tels les récits de science-fiction où une seule société détient tout – comme dans Shangri-La de Mathieu BabletCapitaine Fripouille dénonce aussi cela, l’uniformisation et le formatage. Seule la culture peut combattre le fléau. D’ailleurs l’auteur fait rend un hommage au réalisateur italien Federico Fellini pour le nom de la librairie et le prénom de Jabot.

UNE BELLE SATYRE AMUSANTE

La librairie Fellini incarne la résistance à cette oppression à l’image du village d’Astérix qui résiste encore et toujours à l’envahisseur. Pour véhiculer les belles valeurs de liberté et d’ouverture, Olivier Ka prend le partie de la satyre, de l’amusement et de l’humour.

Pour cela, le scénariste de C’est l’homme qui dit qu’y est ! (avec Emmanuelle Richard, éditions Charette) imagine des personnages haut-en-couleur, notamment Capitaine Fripouille (clin d’oeil au Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier pour le nom), un colosse grassouillet sorte de Tartarin de Tarascon pourr l’affabulation de ses aventures et le côté fantasque. Il y a aussi Federico Jabot qui représente la figure de l’infamie par son côté sadique et cruel. Enfin, il y a la petite Edna (un clin d’oeil à l’héroïne de Moebius, Edena pour le prénom) qui voit son grand-père comme un héros.

LE MERVEILLEUX TRAIT D’ALFRED

Pour accompagner Olivier Ka dans les aventures de Capitaine Fripouille, le lecteur retrouve Alfred, le talentueux auteur de Come Prima. Les deux compères se connaissent bien puisqu’ils ont réalisé la série Monsieur Rouge (3 volumes chez Petit à Petit), Pourquoi j’ai tué Pierre (Delcourt, Fauve d’or à Angoulême en 2006) mais aussi le Concert de dessins en 2015Olivier imaginait le récit, tenait le rôle du voleur et Alfred dessinait avec des amis auteurs pendant que Areski Belkacem & ses musiciens jouaient des morceaux.

Le dessin très rond de Alfred est idéal pour restituer l’ambiance joyeuse et aventureuse du récit. Ses personnages apportent aussi de l’humour au récit. Ainsi le couple Ernesto et Fabiola est dépareillé : lui est petit et elle est élancée, mais aussi le Capitaine Fripouille, à l’allure bonhomme et enrobée ou encore Jabot qui a un teint vert blafard de grand effet.

La scène de la librairie qui marche fera penser aux inventions de Fred dans sa magnifique série Philémon ou celles de Hayao Miyazaki (le car chat dans Totoro) dont le maître mangaka dit qu’il s’est parfois inspiré de l’auteur franco-grec. Le combat qui s’ensuit fera lui penser aux scènes de certains mangas live, dessins animés des années 80 (X-Or, Bioman) voire Godzilla où les personnages immenses combattent au-dessus de villes minuscules.

A noter qu’un spectacle Capitaine Fripouille va être crée à partir du livre dans les prochains mois.

Cet album pourrait faire amplement partie de notre Top 10 des bandes dessinées Jeunesse à mettre dans sa valise.

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One Punch Man 07 Le combat : Saïtama vs Boros http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/one-punch-man-07/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/one-punch-man-07/#respond Wed, 14 Jun 2017 02:00:35 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35579 ONE et Yusuke Murata nous offre un combat final explosif entre Boros et Saïtama digne des plus grand shonen dans ce septième tome de One Punch Man édité par Kurokawa.

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Dans ce septième tome de One Punch Man édité par Kurokawa, ONE et Yusuke Murata mettent en scène un combat final explosif entre Boros et Saïtama digne des plus grands shonen.

Saïtama versus Boros : Last Punch !!!

Les héros de classe S, les plus puissants de la terre, sont en réunion de crise lorsque qu’un gigantesque vaisseau apparaît au dessus de la ville A. Tous sont dépêchés sur place afin d’endiguer la menace. Pendant que Bang, Atomic Samouraï, Tatsumaki, Genos et les autres font face à Mutatron tout en essayant de détruire le vaisseau, Saïtama de son coté a engagé un combat dantesque contre le puissant seigneur Boros. Les deux adversaires semblent vouloir donner le meilleur d’eux-même.

L’issue de cette affrontement est-elle jouée d’avance ? Saïtama pourra t’il finir ce combat en un coup de poing ? Et quelles seront les répercutions de cette attaque sur la suite de l’histoire ?

L’avenir de One Punch Man

Avec ce tome ONE et Yusuke Murata nous offrent une déferlante d’actions dignes des meilleurs shonen du genre. Ce septième tome marque la fin d’un arc car il se termine au même endroit que l’animé. Le tome huit de One Punch Man, toujours édité par Kurokawa, sera donc totalement inédit et permettra au lecteur français de savoir enfin ce qu’il se passe après le combat contre Boros.

Vous reprendrez bien un de punch en bonus ?

Trois récits bonus vous attendent à la fin du manga. Dans le premier vous découvrirez comment le mystérieux Metal Knight a aidé à la reconstruction du quartier général de l’association des héros. le deuxième bonus en quatre pages se focalise quant à lui sur Charanko le « meilleur » disciple de Bang. Le dernier récit, et non des moindre, nous dépeint les relation tendues entre la police et l’association des super héros mais c’est sans compter sur l’intervention de Saïtama et d’un monstre prénommé Red Boule

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Power Man et Iron Fist, volume 1 http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/power-man-et-iron-fist-volume-1/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/power-man-et-iron-fist-volume-1/#respond Tue, 13 Jun 2017 02:16:16 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35514 Super-héros, Power Man et Iron Fist doivent de nouveau faire équipe afin de retrouver un collier appartenant à la grand-mère de leur ancienne secrétaire. Les héros à louer sont de retour sous la plume de David Walker et Sanford Green. Une nouvelle mouture plutôt réussie ! POWER MAN ET IRON FIST : HÉROS A LOUER […]

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Super-héros, Power Man et Iron Fist doivent de nouveau faire équipe afin de retrouver un collier appartenant à la grand-mère de leur ancienne secrétaire. Les héros à louer sont de retour sous la plume de David Walker et Sanford Green. Une nouvelle mouture plutôt réussie !

POWER MAN ET IRON FIST : HÉROS A LOUER

Luke Cage (Power Man) fut créé en 1972 par Archie Goodwin et John Romita Jr. Il tient sa force surhumaine de traitements expérimentaux lorsqu’il était en prison. Il pèse 200 kg et sa peau résiste aux impacts des balles même si elle n’est pas indestructible. De plus, il peut guérir en une nuit de ses blessures. C’est un excellent combattant notamment parce qu’il a zoné dans les rues avec son gang.

Danny Rand (Iron Fist) fut créé en 1974 par Roy Thomas et Gil Kane. C’est le plus grand spécialiste des arts martiaux au monde. Son poing devient surpuissant grâce à sa capacité de concentrer son « chi », qui peut aussi guérir les blessures. Ces techniques de combats, il les a apprise lorsqu’il fut confié à des moines de la cité mystique de K’un-Lun alors qu’il était orphelin.

Ainsi les deux super-héros sont comme le jour et la nuit, très opposés. Le premier est un afro-américain, marié à Jessica Jones et père d’une très belle petite fille, tandis que le second est blanc et fils d’un riche industriel. Ils font néanmoins équipe pour la première fois en 1977 et créent leur propre agence Les héros à louer.

RETROUVER LE COLLIER DE JENNIE

Alors qu’ils ne font plus équipe depuis plusieurs années, Luke et Danny reforment leur duo juste pour venir en aide à Jennie Royce, leur ancienne assistante lorsqu’ils étaient Les héros à louer. Accusée de meurtre, elle purgea une longue peine de prison. A sa libération, les deux super-héros sont là pour l’accueillir. Elle leur parle alors d’un collier qui aurait appartenu à sa grand-mère qu’elle souhaiterait récupérer.

Danny – dans son ancien costume jaune et marron – et Luke se rendent alors chez Tombstone, un caïd qui tient le quartier grâce à ses hommes de main. Après une bagarre rondement menée, ils ressortent du bureau avec le précieux objet. Ils l’apportent alors à Jennie, heureuse de ce dénouement. Pourtant tout ne va pas se dérouler de la meilleure des manières après la restitution du collier…

REMIS ENSEMBLE OU PAS ?

Alors que Power Man et Iron Fist ne s’étaient plus réunis depuis des lustres, David Walker a décidé de leur faire vivre de nouvelles aventures en commun. Entre temps, Cage avait dirigé les Avengers puis avait décidé de se ranger en se mariant avec Jessica (c’est d’ailleurs elle qui porte la culotte dans le couple).

Le scénariste de Cyborg (DC Comics), de Fury ou Nighthawk (Marvel) apporte de suite de l’action dans les premières pages par une belle baston chez Tombstone mais surtout énormément d’humour et de folie par les relations entre les deux personnages.

Le running-gag « remis ensemble ou pas » fonctionne à merveille. Si Iron Fist veut à tout pris reformer l’ancien duo des Héros à louer, Power Man – qui déteste être appelé ainsi – ne le veut en aucun cas. Il faut dire qu’il a peur de la réaction de sa femme (les chemises déchirées ou les voitures du couple esquintées voire plus).

D’un côté, un père rangé et de l’autre un célibataire excentrique, voilà un duo qui détonne. Ce dernier n’a pas la langue dans sa poche, use et abuse de phrases qui font mouche. Luke semble blasé tandis que Danny a un comportement parfois immature. Ça fait des étincelles, surtout qu’à niveau des bagarres, ils sont toujours aussi complémentaires et forts !

UN DESSIN MODERNE

Alors qu’ils ont déjà travaillé ensemble sur la série Shaft (Dynamite), David Walker et Sandford Greene récidivent avec beaucoup de réussite ! Le dessinateur réalise des planches modernes, avec beaucoup de mouvements apportant aussi une touche rétro 70’s intelligente.

Son trait lisible est d’une redoutable efficacité. Les scènes d’action sont parfaites et les trognes des méchants bien campées.

Power Man et Iron Fist : un premier volume fun et distrayant. Une série à suivre !

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Varsovie, Varsovie http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/varsovie-varsovie/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/varsovie-varsovie/#respond Mon, 12 Jun 2017 02:34:45 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=34828 Pour sa deuxième bande dessinée, publiée chez Marabulles, l’auteur-réalisateur Didier Zuili signe un bel album consacré à la tragédie du ghetto de Varsovie, Varsovie Varsovie. L’ARCHIVISTE DU GHETTO Né à Paris en 1958, Didier Zuili est un auteur qui mène à la fois un travail de dessinateur et de réalisateur de films (près d’une vingtaine de […]

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Pour sa deuxième bande dessinée, publiée chez Marabulles, l’auteur-réalisateur Didier Zuili signe un bel album consacré à la tragédie du ghetto de Varsovie, Varsovie Varsovie.

L’ARCHIVISTE DU GHETTO

Né à Paris en 1958, Didier Zuili est un auteur qui mène à la fois un travail de dessinateur et de réalisateur de films (près d’une vingtaine de documentaires et de fictions courtes réalisées pour la télévision entre 2004 et 2017).  « Varsovie, Varsovie », signé chez Marabulles, est son second album de bande dessinée.

Il lui a fallu, dit-il, trois années pour mener à bien son projet, à savoir raconter une partie de la tragédie du ghetto de Varsovie, à travers l’évocation d’Emmanuel Ringelblum, cet historien juif polonais (1900-1944 ) qui se fit enfermer dans le ghetto pour réaliser une sorte de  » journal collectif  » qui serait la mémoire des événements commis par les nazis à leur encontre.

Avec un groupe d’intellectuels baptisé Oyneg Shabbes, l’archiviste compila, regroupa des témoignages « pour ne pas laisser des faussaires écrire l’histoire « .

RÉSISTANTS HÉROÏQUES

L’auteur de ce one shot saisissant aime à rappeler qu’il n’a rien inventé. Fidèle au travail de mémoire de Ringelblum, il rend compte de moments historiques forts comme la visite de Himmler dans le ghetto en janvier 1943 jusqu’au combat héroïque, en avril de la même année, de ceux qui surent tenir tête aux nazis pendant plus d’un mois avant d’être liquidés.

Parquées comme des bêtes dans des conditions plus que précaires, près de 400.000 personnes s’entassèrent sur 307 hectares. Ce sont aussi ces tranches d’histoire, à travers le regard croisé de plusieurs personnages, Jonasz, Shaïa, Yentl, fictifs ou ayant réellement existé, que Didier Zuili nous donne à voir.

Les travaux de Ringelblum et de ses amis  avaient été dissimulés dans des boîtes de métal dans trois caches dont deux seulement auraient été retrouvées à ce jour.

DES TABLEAUX EXPRESSIFS

 » Nous ne savons pas qui survivra de notre groupe d’Oyneg Shabbes, écrivait Emmanuel Ringelblum en juin 1942, ni à qui il appartiendra d’éditer les matériaux rassemblés. Cependant, il reste évident pour nous tous que nos efforts, notre sacrifice, notre vie dans la terreur constante n’auront pas été inutiles… »

Pas inutile non plus cet album didactique, enrichi à la fin d’une contribution de l’historien Georges Bensoussan, « 1939-1943, le ghetto de Varsovie ». Le trait de Didier Zuili, parfois fragile, sait aussi être efficace. Le crayonné, le choix des couleurs font de cet album un travail de mémoire intéressant à plus d’un titre…

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La guerre de Catherine : la photographie comme arme http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-guerre-de-catherine/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-guerre-de-catherine/#respond Sat, 10 Jun 2017 02:18:51 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35302 La guerre de Catherine est à l’origine un roman de Julia Billet qui a été sélectionné par le ministère de l’Education Nationale. Grâce au talent de Claire Fauvel, c’est aujourd’hui une très belle bande dessinée. Rachel Cohen alias Catherine Colin Alors que la guerre fait rage au début des années 1940, les parents de Rachel […]

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La guerre de Catherine est à l’origine un roman de Julia Billet qui a été sélectionné par le ministère de l’Education Nationale. Grâce au talent de Claire Fauvel, c’est aujourd’hui une très belle bande dessinée.

Rachel Cohen alias Catherine Colin

Alors que la guerre fait rage au début des années 1940, les parents de Rachel la confie à un établissement avec une méthode d’enseignement assez singulière, la Maison de Sèvres. Les enfants ont libre choix de ce qu’ils veulent apprendre, de leur emploi du temps et de leur vie en communauté. Mais outre ses aspects d’école atypique, l’école est surtout dirigé par des professeurs d’une grande largeur d’esprit qui méprise au plus haut point l’ascension fulgurante du nazisme et ont peur pour l’avenir des enfants qui sont sous leurs responsabilités. La directrice, l’ensemble des professeurs, tous ont un surnom qui évoque les codes utilisés pendant cette fameuse guerre. Ainsi l’école est dirigée par Goéland avec l’aide de Musaraigne ou encore de Pingouin. Mais un beau matin, la vie de Rachel ne va plus du tout être la même et cela commence par un changement d’identité, elle devient alors Catherine Colin.

 

L’aventure commence

Mais changer de nom ne suffit pas pour être en sécurité. Rachel/Catherine, tout comme d’autres enfants juifs, est envoyée par ses protecteurs dans la zone libre afin d’éviter la déportation. Avant de partir, Catherine, puisqu’il faut l’appeler ainsi désormais, se voit offrir un cadeau par l’un de ses professeurs, un appareil photo. Mais ce cadeau à un coût. Catherine doit prendre des photos de son voyage, et de son aventure. Ravie de cette mission de la plus haute importance, La Guerre de Catherine va nous emmener au sein du plus terrible conflit de ces dernières décennies et nous faire vivre l’envers du décor en photo.

 

Un récit bouleversant

La guerre de Catherine est un récit bouleversant. Tiré d’une histoire vraie, celle de Tamo Cohen, la mère de Julia Billet, qui a vécue dans la maison de Sèvres et qui, tout comme Catherine, a du changer son nom et a parcouru la France portée de lieu en lieu jusqu’à revenir à ces racines. L’oeuvre de Julia Billet (Le mystère de la chambre froide, le secret des lucioles) est renversante et mérite bien sa sélection par le ministère de l’éducation nationale. Cette version dessinée par Claire Fauvel (Une saison en Egypte) apporte une plume de légèreté pour un drame historique qui fait de cette bande dessinée un véritable chef d’oeuvre à posséder à tout prix dans sa bibliothèque. Le tout publié par les éditions Rue de Sèvres (à qui on doit notamment Les petites victoires).

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Monster X Monster tome 2 : Une parodie épique ! http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/monster-x-monster-tome-2/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/monster-x-monster-tome-2/#respond Fri, 09 Jun 2017 02:14:46 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35509 encontre, entrainement et combats sont au rendez vous de ce deuxième tome de Monster X Monster signé Nikiichi Tobita aux éditions Ki-oon.

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Dans un monde où le système économique s’établit autour de la chasse au monstre, notre héros se trouve être le pire flemmard de la ville. Si les premiers chapitres de ses aventures font la part belle à son coté « glandeur », ce deuxième tome de Monster X Monster ne lui laisse pas un instant de répit. Rencontres, entraînements et combats sont au rendez vous de ce manga parodique signé Nikiichi Tobita aux éditions Ki-oon.

Glandeur X Monster

Après avoir été poignardé par un mystérieux individu notre héros se réveille. Son agression est le cadet de ses soucis puisque sa ville, Aselan, est en proie à une attaque de monstres gigantesques. Partagé entre la peur des créatures et l’inquiétude de savoir sa mère en danger, il devra se surpasser pour venir en aide à celle qui a tout sacrifié pour lui.

Dans ce nouveau tome un événement va venir bouleverser à tout jamais la vie de notre héros et il se verra contraint d’embrasser sa destinée de Bringer. Dans ce périple il sera accompagné du Bringer instructeur Haiden Sunbolt et de sa disciple Pepelo.

Monster X Monster X Monster Hunter

Monster X Monster se veut à l’origine comme une parodie déguisée, le bestiaire, les armures et l’univers dans lequel évolue les protagonistes sont totalement inspirés de Monster Hunter. Le premier tome nous présentait des scénettes comiques, entre procrastination et flemmardise nous suivions notre héros dans son quotidien. Chaque chapitre était un stand alone et avait un début et une fin, jusqu’à ce qu’un fil rouge apparaisse changeant au passage la narration de l’aventure.

Auteur X Monster

Avec ce deuxième tome l’auteur, Nikiichi Tobita, nous prend en partie à contrepied en faisant de Monster X Monster une vrai aventure d’héroïque fantasy. Le coté parodique est toujours présent mais a laissé une place à quelques segments un peu plus sérieux voire même dramatiques.  Tous les ingrédients sont réunis pour un final détonnant.

Quel est le pouvoir spécial de notre héros ? Réussira t-il à devenir un véritable Bringer ? Et surtout, comment se nomme t-il ? Autant de questions qui trouveront leur réponse dans le tome deux de Monster X Monster disponible dés maintenant aux éditions Ki-oon.

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Giant, tome 1 http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/giant-tome-1/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/giant-tome-1/#respond Thu, 08 Jun 2017 02:00:38 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=35470 Dans une ville en pleine mutation architecturale, Dan se fait embaucher sur la future tour Rockefeller de New-York. Là, il fait la connaissance de Giant, un ouvrier taciturne. Quelles conditions de travail pouvaient avoir ses employés sous-payés ? Mikaël tente d’y répondre dans Giant, une belle fresque historique aux éditions Dargaud. DE GIGANTESQUES STRUCTURES QUI […]

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Dans une ville en pleine mutation architecturale, Dan se fait embaucher sur la future tour Rockefeller de New-York. Là, il fait la connaissance de Giant, un ouvrier taciturne. Quelles conditions de travail pouvaient avoir ses employés sous-payés ? Mikaël tente d’y répondre dans Giant, une belle fresque historique aux éditions Dargaud.

DE GIGANTESQUES STRUCTURES QUI S’ÉLÈVENT VERS LE CIEL

New-York 1932. Alors que le pays est en quasi faillite depuis trois ans, le ville commence sa mue. C’est le début des constructions de gigantesques buildings. Rockefeller qui a fait fortune dans le pétrole, décide de construire le sien.

Pour travailler sur ces immenses immeubles, de nombreux immigrés quittent la vieille Europe pour un maigre salaire. Tous pensent retourner rapidement chez eux lorsque les chantiers seront terminés. En attendant, ils vivent chichement et envoient le surplus d’argent à leurs familles restées en Irlande ou en Angleterre.

Il faut souligner que leurs pays d’origine sont aussi touchés par la crise et que les Etats-Unis sont une porte ouverte vers le travail, l’argent.

DAN DÉCOUVRE LE METIER

Parmi ces ouvriers surexploités, il y a Giant, un colosse taciturne et quasi mutique, mais aussi Dan qui se présente ce matin-là au contremaître. Pas de contrat, juste une poignée de main pour valider ce nouveau travail.

Le jeune Irlandais rejoint alors la section des riveteurs où travaille Giant. Leur mission : insérer des rivets dans les poutres pour les fixer entre elle.

Attiré par le côté mystérieux de Giant, Dan tente de parler avec lui, de percer ses secrets souvent par l’humour et de devenir son ami…

GIANT : UNE TRÈS BELLE FRESQUE SOCIALE

Loin des clichés de l’American way of life, Giant nous plonge l’Histoire des Etats-Unis des années 30, à travers le quotidien d’ouvriers immigrés, celles de petits, des sans-rien. Ainsi, l’auteur propose une belle plongée dans le monde ouvrier des années 30. Et le lecteur découvre le début du capitalisme à outrance : les employés pauvres cohabitent (de loin) avec les ultra-riches industriels.

Construit comme une très belle fresque historique sociale, le récit de Mikaël attire, fascine et accroche. Tout le monde a vu les photographies de ces employés surexploités jouant les acrobates sur les poutres de ces chantiers à ciel ouvert. Attribué à Charles Clyde Ebbets puis à Lewis Hine, le fameux cliché de 11 ouvriers assis sur une énorme traverse pendant leur pause, les pieds dans le vide jouant avec leur vie, était une commande publicitaire de Rockefeller lui-même (voir le diaporama). Elle reflète exactement leurs conditions souvent inhumaines, admirablement restituées ici par l’auteur de Promise (3 volumes, Glénat).

DAN, GIANT ET LES AUTRES

Pour incarner au mieux cette très belle série historique, Mikaël imagine Dan, Giant et quelques autres qui sont souvent seuls – leur famille loin en Europe – vivant dans des logements insalubres, le plus simplement possible, dépensant leur argent dans les bars de la ville, chez des prostituées ou aux jeux.

Pourtant ces hommes ne se plaignent jamais, faisant leur travail consciencieusement malgré leurs camarades morts en tombant des échafaudages, qui se multiplient. Pas de contrat, sécurité sommaire et salaire de misère mais une confrérie qui se sert les coudes pour affronter les obstacles, vivre le mieux possible. Ainsi les migrants économiques se retrouvent par origine : les Irlandais ensemble, les Ecossais ensemble…, formant des quartiers dans la ville. Rien de mieux que de se regrouper pour s’intégrer.

D’un côté, il y a Dan, le jeune Irlandais qui ne connait rien à la vie, insouciant, amuseur public et qui démarre sa carrière sur le chantier Rockefeller. De l’autre, Giant, mystérieux sur son passé, sur sa famille (Mary-Ann et ses enfants restés au pays) et qui est le roi de la riveteuse. Il a du mal à parler et du mal à communiquer avec sa femme (ses lettres sont peu fréquentes).

DE MAGNIFIQUES PLANCHES

Pour tenir en haleine son lectorat, Mikaël termine ce premier tome par une fin qui donne envie de poursuivre. Ce diptyque donne l’eau à la bouche aussi par une partie graphique très réussie. Son trait semi-réaliste anguleux convient admirablement pour restituer la dureté du quotidien des ouvriers mais aussi ses personnages (Giant le colosse).

Il met peu de couleurs dans le ciel (souvent blanc) afin de faire la part belle aux protagonistes, qu’ils se détachent dans la vignettes le plus possible lorsqu’ils sont tout en haut de la construction. Pour le reste, les couleurs pâles se combinent avec le noir afin de renforcer le côté sombre du récit.

L’on peut rapprocher Giant d’une autre série sur la même thématique : Un homme de joie de David François et Régis Hautière (Casterman) qui mettait en scène Sacha, les constructions, la mafia, la prostitution et la prohibition.

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