Comixtrip http://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Sat, 16 Dec 2017 10:40:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9 Black Hammer, les origines secrètes http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/black-hammer-origines-secretes/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/black-hammer-origines-secretes/#respond Sat, 16 Dec 2017 10:40:26 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=43119 Sélection officielle du festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2018, Black Hammer va vous faire frissonner par ses thématiques bouleversantes telles que l’exploration des sentiments ou la résilience de l’âme humaine… Focus. Black Hammer, le héros disparu Spiral City, une ville qui accueille un grand nombre de héros. Parmi eux Golden Gail, Colonel Weird […]

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Sélection officielle du festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2018, Black Hammer va vous faire frissonner par ses thématiques bouleversantes telles que l’exploration des sentiments ou la résilience de l’âme humaine… Focus.

Black Hammer, le héros disparu

Spiral City, une ville qui accueille un grand nombre de héros. Parmi eux Golden Gail, Colonel Weird ou encore Black Hammer. Tous sont respectés et admirés par les habitants de cette ville. Leurs nombreux succès leur apporte une grande notoriété, et le danger n’est pour eux qu’un aspect infime de leur travail. Pourtant un jour, ce danger les rattrape… L’anti-dieu va remettre tout leur destin en cause. En effet, lors d’un combat, les différents super-héros se retrouvent dans une nouvelle réalité qui ignore les super-héros. Contraint de se cacher, ils se fondent dans la foule et vivent leur vie comme une paisible famille. Seulement voilà, un des leurs a disparu… Black Hammer !

Un récit étonnament humain

Alors que les héros vont tout faire pour inverser leur situation et retrouver leur camarade, cette famille nouvellement composée va devoir faire face à de nombreux doutes ainsi que de multiples rancoeurs. Super-héros fragile, ils vont vite découvrir qu’il ne suffit pas d’avoir des pouvoirs pour être forts… Récompensé par l’Eisner Award 2017 de la Meilleure Nouvelle Série, c’est tout naturellement que Black Hammer fait partie de la séléction officielle du festival international de la bande dessinée d’Angoulême.

Black Hammer est écrit par Jeff Lemire, artiste canadien aux multiples chefs d’œuvres comme Flashpoint, Lost Dogs, ou encore Sweet Tooth. Il est accompagné au dessin par Dean Ormston, dessinateur de talent qui a travaillé sur Sandman, The Girl Who Would Be Death ou encore Northlanders. Publié chez Dark Horse dans sa version originale, il est édité en France par Urban Comics dans sa collection Urban Indies. A mettre entre toutes les mains de fan de comics mêlant les codes de la science-fiction, de l’horreur et du récit intimiste.

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La guerre des Lulus http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-guerre-des-lulus/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-guerre-des-lulus/#respond Fri, 15 Dec 2017 18:00:12 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=43092 Après 4 superbes tomes, La guerre des Lulus tire sa révérence avec Le der des ders, un cinquième excellent volume. La série historique tout public se déroulant pendant la Première Guerre Mondiale est signée de main de maître par Régis Hautière et Hardoc. LA GUERRE DES LULUS : NAISSANCE D’UNE GRANDE SÉRIE C’est en 2013 que […]

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Après 4 superbes tomes, La guerre des Lulus tire sa révérence avec Le der des ders, un cinquième excellent volume. La série historique tout public se déroulant pendant la Première Guerre Mondiale est signée de main de maître par Régis Hautière et Hardoc.

LA GUERRE DES LULUS : NAISSANCE D’UNE GRANDE SÉRIE

C’est en 2013 que Régis Hautière et Hardoc publient le premier opus de La guerre des Lulu édité par Casterman. Le scénariste de Alvin (avec Renaud Dillies, Dargaud), Un homme de joie (avec David François, Casterman) et Les spectaculaires (avec Arnaud Poitevin, Rue de Sèvres) imagine le destin hors du commun de quatre enfants-adolescents français pendant la Première Guerre Mondiale. Ce groupe fort et soudé – composé de Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig (leur prénom commençant tous par LU) – connaît de nombreuses aventures et mésaventures pendant cette période si trouble.

Ainsi avec le premier volume – La maison des enfants trouvés – le lecteur fait la connaissance de Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig surnommés les Lulus. Sans parents, ils sont pris en charge à l’Orphelinat de l’Abbaye de Valencourt en Picardie. Mais une menace plane sur la quiétude de l’établissement : la guerre de 1914 ! Rapidement, leur instituteur est mobilisé et les pensionnaires doivent fuir. Mais voilà, les Lulus ne répondent pas à l’appel et se retrouvent près des lignes allemandes.

Dans le deuxième opus, bien cachés les Lulus sont rejoints par Luce, elle aussi réfugiée, mais aussi par Hans, un soldat allemand qu’ils font prisonnier. Dans Le tas de briques, l’album suivant, ils prennent possession d’une cabane dans la forêt, puis ils décident de se rendre en Allemagne dans le volume 4 de la série… Ainsi se déroule la superbe odyssée des Lulus pendant la Grande Guerre.

LE DER DES DERS

Sans vouloir trop dévoiler l’intrigue – pour les futurs lecteurs – nous pouvons l’affirmer : cette fresque historique pour toute la famille est formidable !

Dans Le der des ders, les Lulus se retrouvent en janvier 1918 au cœur d’une forêt avec des résistants français faisant partis de La société des gentils hommes. Après les avoir délivré, ces hommes passent un marché avec eux : en échange de leur liberté et d’un passage en zone libre, ils doivent récupérer des informations auprès des Allemands. Les deux plus âgés sont employés par les Allemands tandis que les deux petits sont retenus prisonniers…

UN BELLE FRESQUE HISTORIQUE POUR TOUT PUBLIC

Débutée l’année précédant les commémorations du Centenaire de la Première Guerre Mondiale, la série La guerre des Lulus est novatrice puisqu’elle met en scène des enfants dans le conflit. Alors que jusqu’à présent, les albums étaient surtout centrés sur les adultes (tous les récits de Jacques Tardi, 14/18 de Corbeyran et Le Roux chez Delcourt, Notre mère la guerre de Kris et Maël chez Futuropolis ou encore La grande guerre de Charlie de Mills et Colquhoun chez Delirium) les deux auteurs dévoilent ainsi une histoire d’enfants pour les enfants. Dans la même veine que Les godillots (de Marko et Olier, Bamboo), ils mettent en scène une vraie aventure historique, très forte et bien documentée.

L’intrigue générale et les histoires inclues dans chaque tome sont très travaillées et accrochent le lecteur dès les premières pages. Le profil psychologique de chaque Lulus est intéressant, chacun apportant de la complémentarité aux autres. A noter un soin apporté aux dialogues qui permet de donner beaucoup de justesse et de la fraîcheur dans la bouche des enfants.

La guerre des Lulus possède aussi ce charme que l’on peut trouver dans La guerre des boutons (le roman de Louis Pergaud et le film d’Yves Robert), le danger de la guerre en plus.

Cette série intelligente et enthousiasmante est portée par le très beau dessin de Hardoc. Aidé aux couleurs par l’excellent David François, le dessinateur de Le Loup l’Agneau et les Chiens de Guerre (avec le même scénariste) dévoile des planches semi-réalistes d’une belle lisibilité et d’une grande justesse. Le lecteur appréciera les visages très expressifs des personnages mais aussi les décors très recherchés. Les hachures dans les vignettes apportent aussi de la matière. Le découpage très vivant permet aussi d’imposer un rythme bienvenu. En donnant la morphologie de René Goscinny à Luigi, Hardoc rend un bel hommage à l’un de ses auteurs préférés (voir l’illustration pour l’album 90 par Toutatis à l’occasion de l’anniversaire de Albert Uderzo dans le cahier additionnel).

Si Le der des ders annonçait la fin de la série principale La guerre des Lulus, deux nouveaux albums vont voir le jour sous le nom de La perspective de Luigi. Une très bonne nouvelle !

La guerre des Lulus : une formidable série familiale autour de 4 garçons orphelins dans une période troublée portée par une intrigue solide et un dessin de grande qualité.

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Toto l’ornithorynque et le dragon bleu http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/toto-lornithorynque-dragon-bleu/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/toto-lornithorynque-dragon-bleu/#respond Thu, 14 Dec 2017 19:30:41 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=43068 Après 20 ans et 7 volumes, Toto l’ornithorynque est de retour dans une huitième aventure, Toto l’ornithorynque et le dragon bleu. Cette merveilleuse série Jeunesse est l’œuvre de Eric Omond et Yoann aux éditions Delcourt. TOTO L’ORNITHORYNQUE : NAISSANCE D’UNE SÉRIE A SUCCÈS C’est en 1997 que Eric Omond et Yoann donnent naissance à Toto l’ornithorynque, […]

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Après 20 ans et 7 volumes, Toto l’ornithorynque est de retour dans une huitième aventure, Toto l’ornithorynque et le dragon bleu. Cette merveilleuse série Jeunesse est l’œuvre de Eric Omond et Yoann aux éditions Delcourt.

TOTO L’ORNITHORYNQUE : NAISSANCE D’UNE SÉRIE A SUCCÈS

C’est en 1997 que Eric Omond et Yoann donnent naissance à Toto l’ornithorynque, une sublime série Jeunesse qui dès le premier tome devient un grand succès auprès du public. Les deux compères, qui s’étaient rencontrés aux Beaux-Arts d’Angers, avaient auparavant travaillé ensemble sur Phil Kaos (éditions Triskel).

Pour conter les aventures du plus célèbres ornithorynque du 9e art, le scénariste de Gus le menteur (avec Bodin) a fait fonctionner son imagination après avoir vu des dessins de Yoann avec de mignons petits animaux. Prévue pour être un livre Jeunesse au départ, la première histoire de Toto sera finalement publiée en bande dessinée (Toto l’ornithorynque et l’arbre magique).

Par la suite, Omond et Yoann réaliseront ensemble Ninie Rézergoude, La voleuse du Père-Fauteuil ou Paris Strass.

MERVEILLEUX BESTIAIRE

La très belle série Toto l’ornithorynque repose avant tout sur de sympathiques et attachants personnages-animaux anthropomorphes : Toto le héros, Chichi l’échidné (un animal qui possède de longs piquants et des pattes griffues), Wawa le koala, Riri la chauve-souris et Fafa l’écureuil-volant.

Ces cinq animaux vivent en Australie (ils font parties de la faune endogène du pays) et forment une vraie bande d’amis. Leurs aventures mettent en lumière de très belles valeurs, idéales pour les plus jeunes : l’amitié, la solidarité et l’entraide.

Ainsi, Toto sera successivement aux prises avec le Maître des brumes, des prédateurs ou un lion marsupial, au fil des volumes, aidé par ses amis pour se sortir de mauvaises postures.

La deuxième force de la série est la partie graphisme de Yoann. Le dessinateur de Spirou et Fantasio (avec Fabien Velhmann, Dupuis) réalise de magnifiques planches au trait d’un grande douceur agrémenté de couleurs pastel chaleureuses. Son traitement chromatique apporte énormément de matière aux pelages et ramages des animaux.

TOTO L’ORNITHORYNQUE ET LE DRAGON BLEU

Toto possède un don exceptionnel : il peut parler avec les esprits. Chaque nuit, il se rend au pays des rêves. Cette nuit-là, il apprend de l’Esprit des rêves qu’un autre rêveur existe et qu’il habite de l’autre côté de l’océan.

Le lendemain, il annonce à ses amis qu’il part vers la mer pour aller trouver Gogo le dragon bleu afin de discuter avec lui… C’est le début d’un voyage initiatique drôle et sympathique.

Pour fêter les 20 ans de Toto l’ornithorynque, le premier volume est remis en vente et un cahier spécial est adossé à l’histoire de 30 pages. Des autrices et auteurs de bande dessinée ont illustré leur vision de la série. On y trouve notamment des dessins de : Olivier Boiscommun, Michel Plessix, Kerascoët, Aurélie Neyret, Edith, José-Luis Munuera, Daniel Goossens, Alexis Nesme, Tebo, Lewis Trondheim, Frank Margerin, Juanjo Guarnido, Pascal Rabaté, Régis Loisel, Enrico Marini ou Alfred.

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Simon Hureau : voyage au cœur du pays Himba http://www.comixtrip.fr/dossiers/simon-hureau-rouge-himba-solenn-bardet/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/simon-hureau-rouge-himba-solenn-bardet/#respond Thu, 14 Dec 2017 14:49:31 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=43016 Le voyage chevillé au corps et au cœur, Simon Hureau a effectué un périple en terre Himba en Namibie avec Solenn Bardet. De ces cinq semaines, ils en ont réalisé un imposant, étonnant et instructif livre ethnographique de 392 pages, Rouge Himba. Rencontre enthousiasmante avec le dessinateur autour ce magnifique ouvrage. Passionnant ! Simon Hureau, […]

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Le voyage chevillé au corps et au cœur, Simon Hureau a effectué un périple en terre Himba en Namibie avec Solenn Bardet. De ces cinq semaines, ils en ont réalisé un imposant, étonnant et instructif livre ethnographique de 392 pages, Rouge Himba. Rencontre enthousiasmante avec le dessinateur autour ce magnifique ouvrage. Passionnant !

Simon Hureau, votre œuvre regorge de récits de voyages à l’étranger. Etes-vous ce que l’on pourrait appeler un grand voyageur ?

Un petit voyageur mais marqué par le voyage. J’ai souvent envie de retranscrire mes expériences de voyages dans mes livres.

Le voyage et rencontrer l’autre, est-ce viscéralement ancré en vous ?

Oui, j’ai l’impression. Toutes les facettes du voyage pas uniquement rencontrer l’autre mais cela va avec.

« Mon premier voyage hors-Europe, ce fut le Togo à 18 ans, pour un chantier bénévole international de défrichage et de plantation d’arbres. C’était d’emblée très marquant »

Même plus jeune, aviez-vous voyagé avec vos parents ?

Nous restions en Europe. Nous partions en voiture et à cette époque je n’avais jamais pris ni l’avion ni le train. C’étaient des destinations accessibles en voiture, plutôt méridionales : Espagne, Italie, Portugal et le Sud de la France.

Mon premier voyage hors-Europe, ce fut le Togo à 18 ans, pour un chantier bénévole international de défrichage et de plantation d’arbres. C’était d’emblée très marquant.

Pour moi dans le voyage, il y a toujours la dimension initiatique et plus particulièrement celui que j’ai fait au Cambodge en 2000-2001 qui a ensuite donné lieu à Palaces et Bureau des prolongations, où j’ai vécu vraiment une expérience très forte. Le premier au Togo m’a ouvert sur l’étranger avec un grand E et le Cambodge a confirmé tout ce que j’attendais du voyage. C’est difficile d’en parler parce que l’on fait des livres parce que l’on a été marqué par ces expériences. Je suis rentré de ces voyages et j’ai eu besoin d’écrire ces livres.

« [Le Cambodge] Ce fut un voyage marquant, fondateur et initiatique »

Qu’aviez-vous été faire au Cambodge ?

Au Cambodge, j’allais voir des copains des Arts Déco de Strasbourg qui étaient partis là-bas sept mois dont Tian l’auteur de L’année du lièvre chez Gallimard. Comme il l’explique dans son album, il a vécu bébé l’invasion de Phnom Penh mais il n’y était jamais retourné depuis. Avec trois copains, Lisa Mandel, Sylvain Moizie et Lucie Alban, ils sont allés là-bas en lien avec une ONG. J’ai alors profité de leur séjour pour aller les voir. Ce fut un voyage marquant, fondateur et initiatique.

Dans Mille parages, vous essayez de ne pas vous retrouver dans les lieux touristiques et de dormir au plus près des habitants. Pourquoi une telle volonté ?

Simplement, aller à la rencontre de l’authenticité. Les lieux touristiques peuvent être intéressants en soi mais tout ce que le tourisme façonne autour de ces endroits, c’est malsain et j’ai juste envie de le fuir. Je parle d’ailleurs de tout cela dans Kompilasi Komikus. Notamment, un moment je fais 100 mètres en dehors du site et c’est aussi beau, il n’y a personne et on a l’impression d’être sur une île déserte. D’où l’importance de faire un pas de côté.

« Nous avons finalement plus appris à nous connaître en réalisant le livre qu’en voyageant ensemble »

L’album s’ouvre sur votre rencontre avec Solenn à Bailly. Est-ce que vous pouvez raconter comment elle vous a abordé et comment vous êtes vous retrouvé embarqué dans ce voyage étonnant ?

C’est vraiment le hasard des rencontres sur les festivals. Je me suis retrouvé dans un café BD en région parisienne parce que j’avais rencontré celui qui l’organisait à Saint-Malo quelques mois plus tôt. Cet homme faisait partie de l’organisation de l’association qu’a fondé Solenn et il me l’a présenté. Avec Clément Baloup, nous exposions des originaux de nos albums sur le voyage. Elle m’a alors proposé de la suivre lors de son prochain séjour.

C’est ça qui est formidable, on ne le prévoit pas et on revient avec une proposition de voyage à l’autre bout du monde. Je n’ai pas accepté tout de suite. Dans l’idée, nous partions sur deux livres : un carnet de voyage et une bande dessinée où nous aurions raconté sa vie. Je sais l’investissement qu’il faut avoir pour faire un album et je me demandais si la passion l’emporterait jusqu’au bout et si j’allais bien m’entendre avec cette personne que je ne connaissais pas. C’était donc un pari et je ne regrette pas de l’avoir tenu.

Nous avons vécu deux aventures : le voyage d’une part et le livre d’une autre. Cinq semaines de voyage pour deux ans sur l’album. Deux moments déséquilibrés en terme de temps, mais passionnants l’un et l’autre. Nous avons finalement plus appris à nous connaître en réalisant le livre qu’en voyageant ensemble.

Il faut néanmoins souligner que le travail sur l’album fut épuisant, fatigant, éprouvant. Je n’ai jamais fait de livre aussi gros mais nous avons chacun essayé de chercher d’extraire le meilleur de l’autre. Nous nous sommes mutuellement tirés vers le haut pour aboutir à un résultat que nous n’avions pas prévu. Nous ne savions pas à quoi cela ressemblerait.

« J’aime quand la façon de réaliser un livre change de l’un à l’autre; quand chaque album a sa manière propre de venir au monde. C’est unique et ça ne se reproduira pas »

L’album n’a donc pas été planifié ?

Nous réfléchissions à la forme sans l’avoir planifié. Nous nous posions des questions, la forme qu’il pourrait prendre et nous évoquions des possibilités. Finalement au retour, j’ai commencé à travailler sur quelques récits en bande dessinée à partir de la base de mes croquis et Solenn réagissait en m’envoyant des séquences dialoguées. Cela a été un travail de façonnage : nous avons sculpté un énorme bloc par petits morceaux que nous avons mis bout à bout, puis que nous avons jointoyé. C’était très organique comme façon de procéder.

J’aime quand la façon de réaliser un livre change de l’un à l’autre; quand chaque album a sa manière propre de venir au monde. C’est unique et ça ne se reproduira pas. Depuis janvier, je n’ai fait que cela mais je ne regrette pas du tout.

Quand Rouge Himba est paru, il n’y a pas eu de surprise, il était conforme à ce que nous pouvions attendre tant nous étions allés au bout du bout des relectures et des corrections.

« L’intérêt des voyages, c’est l’imprévu »

Nous les Français, de la Namibie, nous ne connaissons rien. Etait-ce aussi votre cas ? Avant de partir, comment aviez-vous préparé ce voyage ?

Je voulais savoir avec qui je partais, donc j’ai regardé son DVD Les Himbas font leur cinéma et lu son livre qu’elle m’avait envoyé. J’en savais donc plus sur elle, la Namibie et les Himbas. Après, je n’ai pas dévalisé toute une bibliothèque pour tout connaître de ce pays. De fait, nous n’avons pas fait un livre sur la Namibie mais sur la culture himba. Je me suis laissé une part de virginité parce que cela n’a pas d’intérêt d’aller quelque part si on sait tout et que l’on n’a plus aucune surprise. J’y vais avec un carnet, j’ouvre les yeux et je ne sais pas ce qui va m’intéresser avant de le découvrir en dessinant.

Au départ, j’étais plus attiré par d’autres pays d’Afrique, plus francophones, au Nord de l’Equateur. Je suis allé au Togo et au Burkina Faso. Si on me demandait dans quels autres pays africains je voudrais aller, je dirais le Ghana, la Côte-d’Ivoire, le Bénin, le Cameroun, le Gabon ou la République centre-africaine. La Namibie, je n’y aurais jamais pensé de moi-même.

L’intérêt des voyages, c’est l’imprévu; ce qui se passe dans la journée que l’on aurait jamais imaginé le matin et l’improvisation sans se mettre en danger bien évidemment.

Le point commun entre tous mes albums, c’est le basculement initiatique des événements dans la vie du personnage principal que ce soit une fiction ou un récit de voyage; un petit quelque chose qui fait que l’on est différent le soir.

« C’est un mode de vie très particulier mais il est facile de s’y adapter parce que chaque communauté est un univers à part entière même s’il y a des liens très forts entre chacune »

A la lecture au ressent que ce voyage, c’est aussi un périple où vous vous laissez porter par les événements. Etait-ce vraiment ainsi ?

Ma situation était extrêmement confortable parce que je suivais Solenn qui est très organisée et qui a l’habitude de voyager là-bas. C’était son 14e ou 15e séjour chez les Himbas. Elle peut prévoir des choses mais ce n’est jamais très construit parce que sur place – comme ils sont semi-nomades – elle ne sait jamais exactement qui elle va croiser, quand et comment. Par exemple, c’est arrivé qu’elle cherche son père adoptif pendant six mois sans le trouver et de repartir sans l’avoir vu. C’’était donc une suite d’imprévus et nous devions nous adapter à cette vie semi-nomade.

Sur les cinq semaines, elle voulait revoir sa mère adoptive et elle n’a réussi à la voir que le dernier jour. Nous débarquons un peu à l’improviste, nous rencontrons les uns et les autres. Elle sait qu’elle va chez les Himba mais elle ne sait jamais qui elle rencontrera, ni où elle s’installera. Elle sait néanmoins qu’elle sera toujours accueillie dans de bonnes conditions. C’est un mode de vie très particulier mais il est facile de s’y adapter parce que chaque communauté est un univers à part entière même s’il y a des liens très forts entre chacune.

Comment avez-vous appréhendé ce milieu graphique ?

En terme de croquis, j’ai fait ce que j’ai pu parce que graphiquement c’est un univers très pauvre visuellement constitué d’arbres, de cailloux et de peu de reliefs. J’ai beaucoup dessiné des clôtures, des huttes, des vaches et des gens. J’ai souvent tendance à me reposer sur des univers complexes qui bâtissent d’eux-même un panorama et là nous sommes plus dans le pictural, dans l’ambiance que dans un dessin structuré. Il faut donc se réfugier dans le portrait et dans les petites scènes du quotidien. C’est passionnant mais ce n’est pas un exercice pour lequel j’étais très rompu.

Combien avez-vous rempli de carnets ?

Quand je prépare un voyage, je me demande toujours quel carnet je vais prendre. J’en prévois plusieurs puis je me dis : «pas celui-là, pas ce format là, là-bas ce sera horizontal donc je prends un panoramique», je me pose 10 000 questions et je m’arrange finalement avec ce que je prends.

J’avais un grand carnet dans lequel je faisais des dessins un peu plus poussés quand j’avais le temps, ainsi q’un journal de bord dans lequel je faisais les petits croquis rapides et les prises de notes autant écrites que graphiques. Je suis revenu avec 4 carnets, puisque le journal s’étalait sur 3.

C’est un pays où la nuit tombe d’un seul coup vers 18h comme si on éteignait la lumière, donc pour dessiner ce n’est pas idéal. Si je voulais continuer les croquis après cela, c’était à la lampe frontale, la lumière de la lune ou du feu et c’est souvent très insuffisant.

« Au final, on arrive à un livre quasi hybride entre le récit de voyage, le carnet et la thèse ethnographique »

Rouge Himba est un vrai ouvrage d’ethnologie sur la culture himba, riche mais très accessible. En avez-vous eu conscience avant ? En avez-vous eu conscience en le réalisant ?

Au début, en le faisant non mais au fur et à mesure que Solenn apportait du contenu, de la profondeur et des informations d’ordre ethnographiques, nous finissions par nous rendre compte de ce que l’on faisait.

Au final, on arrive à un livre quasi hybride entre le récit de voyage, le carnet et la thèse ethnographique. Nous ne savons pas trop ce que nous avons fait. Sur la couverture, il est noté Carnet d’amitié, ça se lit comme une bande dessinée, il y a des passages franchement didactiques et c’est aussi un récit de vie. Notre travail a consisté à mettre tout cela en scène et en équilibre, de faire tenir tout cela ensemble, afin que cela ne soit pas trop indigeste. Nous attendons le retour des lecteurs pour qu’ils nous disent réellement ce que l’on a fait .

« Dans Rouge Himba j’ai un rôle utilitaire, pratique »

Tel Candide, vous vous mettez en scène comme un passeur, le témoin pour le lecteur souvent de manière amusante, avec beaucoup d’auto-dérision. Est-ce que vous en avez rajouté pour faire rire ou cela s’est-il vraiment déroulé ainsi ?

Non, je ne crois pas avoir rajouté grand-chose. Clairement avec Solenn nous formions un duo, elle qui les connaît depuis 20 ans et moi interpellé par tout. Nous nous sommes vite dit qu’il fallait faire fonctionner ce duo là. Nous aurions bien pu ne pas parler de voyage mais que des Himbas, cela n’aurait pas marché.

En fait, je pense que mon personnage emmène le lecteur dans le livre parce qu’il est plus facile de s’identifier à moi qu’à Solenn qui connaît déjà tout. Les questions des lecteurs c’est moi qui les pose parce que je suis novice sur le terrain des Himbas pour lequel je ne connais rien. Les questions que je pose à Solenn, elle y répond directement aux lecteurs.

Mon personnage fait voyager le lecteur avec Solenn chez les Himbas. Dans Rouge Himba j’ai un rôle utilitaire, pratique. De mémoire, nous n’avons pas triché, tout est authentique.

« On sent un peuple énergique, motivé, dynamique et porté sur la vie »

Il y a aussi des moments émouvants – comme lorsque Solenn se recueille sur la tombe de son père adoptif – contrebalancés par un mot ou une situation amusante. Etait-ce vraiment l’ambiance perçue ?

Oui, c’est réellement comme cela. Il y a une dureté générale de l’environnement et des conditions de vie mais toujours avec une légèreté. Ils rigolent tout le temps et ils font des blagues. Ils prennent vraiment la vie du bon côté. Toutes les situations un peu lourdes sont vite désamorcées par les petites bricoles du quotidien qui font que tout est désacralisé.

Par l’intermédiaire de Solenn, il y a de l’humain, du lourd, du profond et de l’émotion. Ce n’est jamais plombé. L’avenir des Himba est incertain mais il y a de la résistance et de l’optimisme. On sent un peuple énergique, motivé, dynamique et porté sur la vie. Il y a une énergie de vie puissante et on se sent vraiment porté par cela là-bas. Pourtant n’est pas Himba qui veut, il faut la force de subir ce mode de vie et de l’assumer.

En lisant l’album, nous avons l’impression que nous sommes à un moment crucial de leur mode de vie. Les Himbas semblent tiraillés entre la modernité et les traditions. Est-ce que l’on est à ce moment de bascule ? Reste-t-il des gardiens de l’esprit Himba ?

Oui en quelque sorte. Mais ce moment là peut durer encore longtemps comme cela, tout en restant sur le fil et cette incertitude de basculement. Clairement, il y a des gens qui basculent, des enfants qui vont à l’école et qui mettent un pied dans la «civilisation», dans le monde de la vie en ville. Leur mode de vie est tellement unique et tellement en harmonie avec leur environnement que c’est tout l’un ou tout l’autre. Ils ne peuvent plus être à cheval entre les deux. Ou alors si, avoir deux trois avantages de la vie moderne comme le téléphone : ils en tirent partie mais ils ne changent pas leur mode de vie.

Il y a 20 ans, les gens qui connaissaient les Himbas disaient : «dans 20 ans, il n’y aura plus de Himbas», alors qu’aujourd’hui on constate qu’ils sont toujours là. Il y a des gens qui se déculturent totalement, qui deviennent guide pour les touristes, qui quittent leur mode de vie traditionnel, qui vont vivre à Opuo, la petite ville, qui se mettent à avoir un métier et qui n’ont plus rien à voir avec ce que sont les Himbas. Pour autant, non, il y a réellement un mode de vie qui perdure. Il y a une fierté de la culture himba très forte.

Il y a certes un danger, un risque réel mais on ne peut pas affirmer qu’ils vont s’éteindre. Cela tient sur un fil. Le tourisme se développe ce qui fait qu’ils sont plus en contact avec les Occidentaux, les blancs, la modernité, mais ils résistent. Il faut néanmoins avoir de l’espoir et être optimiste pour eux.

« C’est comme dans Astérix, cela se termine toujours par un banquet autour d’une vache ou une chèvre sacrifiée »

Il y a des dizaines de pages de comédie pure, lors de la cérémonie de présentation de Zélie aux ancêtres et le mariage. Etait-ce vraiment aussi drôle sur le moment ?

C’était franchement insolite. C’est surtout avec du recul que nous y avons vu le côté comique de la situation. Sur place, nous nous disons que l’on vivait un moment étonnant, de le prendre comme il venait et l’on verrait jusqu’où cela nous mènerait.

Il est assez facile a posteriori d’y insuffler du comique. Quand on vit les choses, parfois on ne se rend pas réellement compte. Quant au mariage, je me suis vraiment amusé avec toutes les informations que me donnait Solenn, sur comment se passerait le mariage pour en faire quelque chose de limite burlesque, ce que cela peut limite devenir. La situation était ubuesque ! C’est comique, on ne se moque pas des traditions mais de nous même.

Tout cela est à prendre au sérieux avec un peu de légèreté aussi. Dans n’importe quelle situation, on trouve toujours une solution; il suffit de parler un peu plus longtemps. Ils arrivent toujours à s’arranger avec la tradition. Comme tout est oral, rien n’est gravé dans le marbre, il y a toujours le moyen de trouver une stratégie.

Solenn étant Française, c’est une situation nouvelle, il faut créer une solution. Elle fait en quelque sorte jurisprudence. C’est comme dans Astérix, cela se termine toujours par un banquet autour d’une vache ou une chèvre sacrifiée.

Est-ce que vous avez vraiment éviscéré les chèvres ?

Ce n’est pas moi qui les ait tuées mais j’ai participé à les dépecer. Le découpage, c’est leur affaire.

« Chaque situation est toujours réglée, pour le bien de tout le monde. C’est extrêmement positif, c’est très harmonieux »

Dans l’album, il y a deux notions très importantes : le matriclan et le patriclan, qui font que c’est une démocratie directe et très saine. Comment l’avez-vous vécu ?

Je trouve cela très beau, d’une grande modernité. Humainement parlant c’est extraordinaire de voir que tout le monde à sa parole. Il n’y a pas de hiérarchie et chacun est écouté. Cela donne forcément des moments d’une certaine lourdeur, cela peut durer longtemps. Cela génère des moments écrasants en terme de temporalité, que l’on doit subir. Je suis extérieur à tout cela, mais je vois bien que lorsque Solenn est là-bas, elle passe un temps fou à organiser ces meetings. La temporalité est complètement différente de la nôtre.

Chaque situation est toujours réglée, pour le bien de tout le monde. C’est extrêmement positif, c’est très harmonieux.

Cela semble aussi beaucoup plus égalitaire en terme femme-homme…

Oui, chacun à sa parole même si c’est assez drôle de voir que les hommes ont tous un petit siège pour s’asseoir alors que les femmes s’assoient par terre. Il y a quand même des différences mais elles ont leur mot à dire. Par exemple, la mère adoptive de Solenn est devenue depuis une cheffe de région et elle a donc une voix qui porte. Elle va souvent à la capitale puisqu’elle est l’une des représentantes du peuple Himba.

L’organisation des campements semblent très réfléchie. Est-ce la vérité sur place ?

Je ne sais pas d’où tout cela vient mais il y a quelque chose de très harmonieux dans la rondeur des choses : les cases sont rondes, les enclos des animaux sont ronds et le campement en rond. Nous ne sommes pas habitués à la rondeur des habitations, il n’y a pas d’angle et cela crée une ambiance radicalement différente. Ils sont proches de la terre et il n’y a pas d’étage. La case du gardien du feu sacré et le feu en lui-même tout cela est très codifié.

« C’est un cercle vertueux où rien n’est perdu, tout est utilisé, tout est mis à profit, c’est une sorte de minimalisme idéal »

Il y a aussi ce côté nature dans les cases. Ils les fabriquent avec des matériaux qui se désagrègent naturellement…

Moi cela me parle énormément. C’est absolument fascinant. Lorsque l’on parle d’être en harmonie avec la nature, ils le sont nécessairement. Ils sont obligés d’être là où les animaux peuvent boire et manger, de suivre le troupeau et de l’emmener ailleurs. De la même façon, ils ne possèdent rien. Ils vivent dans des cases qu’ils fabriquent eux-mêmes avec du bois, de la terre, de l’eau et bouses de vache. C’est un cercle vertueux où rien n’est perdu, tout est utilisé, tout est mis à profit, c’est une sorte de minimalisme idéal.

Par exemple, avec l’écorce du mopane, ils peuvent tout faire : des liens, des cordes et ils se guérissent avec les feuilles. Il suffit d’avoir un couteau sur soi et on peut vivre.

J’ai aussi été fasciné par vos dessins des chutes d’eau de la page 217…

Oui, les chutes d’Epupa sur le fleuve Kunene. C’est extrêmement impressionnant. Ça doit être l’un des plus beaux endroits que j’ai vu au monde. C’est énorme, ce fleuve qui s’élargit et ces énormes rochers couverts de baobabs multicentenaires. Ça fait partie de ces sites qui nous renvoient à ce que l’on est. Je n’ai quasiment rien vu de la Namibie, mais s’il y a un lieu à voir dans cette région, c’est celui-ci.

Ça me fascine aussi les paysages qui ne bougent pas avec le temps, qui sont restés «vierges». Les chutes, personne ne s’y aventure, c’est de la pure nature sauvage. Les Himbas ne peuvent pas détruire la nature parce que c’est leur ressource, ils sont obligés d’être en équilibre avec elle. En cela, ils sont très modernes. Nous, nous luttons pour retrouver un équilibre, on se rend compte que l’on en est très loin, alors qu’eux ils sont considérés par beaucoup de Namibiens comme des sauvages mais c’est eux qui ont raison dans le sens où l’équilibre, ils le vivent au quotidien. C’est beau de voir que l’on peut vivre aussi bien avec aussi peu.

Entretien réalisé le dimanche 26 novembre 2017

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Pere Pérez : Le soleil s’invite dans les comics http://www.comixtrip.fr/dossiers/pere-perez-soleil-sinvite-comics/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/pere-perez-soleil-sinvite-comics/#respond Thu, 14 Dec 2017 07:51:04 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=42364 Pere Pérez est un auteur-dessinateur espagnol né en 1982 qui a travaillé pour DC, Marvel ainsi que Valiant. Lors de sa venue au Paris Comic Con sur le stand de Bliss Comics, nous avons pu en savoir un peu plus sur ce personnage sympathique et talentueux. « C’est deux rêves en un » Pere, pourquoi devenir dessinateur […]

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Pere Pérez est un auteur-dessinateur espagnol né en 1982 qui a travaillé pour DC, Marvel ainsi que Valiant. Lors de sa venue au Paris Comic Con sur le stand de Bliss Comics, nous avons pu en savoir un peu plus sur ce personnage sympathique et talentueux.

« C’est deux rêves en un »

Pere, pourquoi devenir dessinateur ?

J’aime dessiner depuis que je suis enfant. A la base je ne pensais pas en faire un métier, je faisais des études pour devenir professeur. Et puis un jour je me suis aperçu que c’était difficile, mais possible de devenir dessinateur, c’est devenu pour moi mon nouveau but. Aujourd’hui, j’ai de la chance car j’enseigne également là où j’ai appris à dessiner, donc c’est deux rêves en un !

« Ce sont des séries où je peux y apporter des touches vraiment personnelles. »

Quelle est votre meilleure expérience dans ce métier ?

C’est une question difficile [rires]. Peut-être, les travaux dont je suis le plus fier, c’est Archer et Armstrong et aussi Ivar, Timewalker. Les scénarios sont écrits par Fred Van Lente. Ce sont des séries où je peux y apporter des touches vraiment personnelles, y montrer ma véritable personnalité. En plus c’est vraiment drôle à lire, c’est un très bon script. C’est aussi drôle à dessiner, donc pour moi tout fonctionne bien ensemble et j’en suis vraiment fier.

Et la plus mauvaise ?

Ahah, je ne peux pas le dire ! [rires] Je ne dirais pas mauvaise en soi. Mais je vais dire le Retour de Bruce Wayne, c’était difficile pour moi de dessiner car ils m’ont demandé de prendre la suite après de grands artistes comme Bryan Hitch ou Yanick Paquette. Je devais dessiner dans un délai très court avec un script qui était très dense. Il a fallu que je dessine et que je lise durant de longues heures du jour et de la nuit et c’était assez pénible. J’aime beaucoup ce que cela donne, mais c’était vraiment un travail difficile pour moi.

« J’espère que vous aimerez ! »

Quels sont vos projets actuels ?

Je travaille en ce moment pour Marvel, je suis sur la mini-série Rogue et Gambit (des X-Men), avec Kelly Thompson. Je suis vraiment très content de ce projet, je sais que beaucoup de gens attendent des histoires sur les mutants, et plus particulièrement sur Gambit qui a été un peu laissé de côté ces derniers temps. Le script est super et je suis très content de dessiner ces personnages. J’espère que vous aimerez !

Est ce que vous allez retravailler pour Valiant ?

Je pense que oui, notamment pour Archer et Armstrong. J’ai dessiné pas mal de personnages durant ces dernières années pour eux. Je ne pense pas qu’il y aura de nouveaux personnages en particulier que je voudrais dessiner. Peut-être plus de Bloodshot et j’aimerais aussi redessiner Neela et Ivar de l’album Timewalker, ça serait super de retravailler dessus.

« Il ne faut pas lâcher son rêve. »

Avez-vous quelques conseils à donner pour quelqu’un qui voudrait devenir dessinateur ?

Dessinez beaucoup ! C’est ce que je dis à tout le monde. On devient dessinateur en dessinant, il faut y consacrer énormement de temps, dès que vous pouvez, chaque jour. Il faut penser dessin, manger dessin, tout dans votre vie doit tourner autour du dessin. Et il faut aussi développer son réseau, ne pas avoir peur d’exposer son travail, de le présenter. Et même si vous essuyez des refus parce que certains n’aimeront pas ce que vous avez fait sur le moment, il faut persévérer. Il ne faut pas lâcher son rêve, il faut continuer, continuer, continuer et à force que l’on vous dise « non », un jour on vous dira « oui » !

Je sais que vous aimez écrire, avez-vous des projets dans ce domaine ?

J’ai prévu la suite d’un livre que j’ai écrit en Espagne qui s’appelle Shaolin Mutants. J’ai la deuxième partie qui est déjà écrite, il faut juste que je trouve du temps pour la dessiner. J’ai encore un autre projet, je ne peux pas en parler mais vous en saurez plus l’année prochaine.

« J’ai vraiment adoré dessiner Deadpool. »

Quels personnages vous préférez dessiner ?

J’ai vraiment adoré dessiner Deadpool. Après j’aime aussi beaucoup dessiner Armstrong, Batgirl c’était vraiment cool de travailler sur ce personnage. Après je pourrais citer Daredevil.

« J’aimerais beaucoup dessiner aussi quelque chose autour de Star Wars. »

Et enfin lesquels vous reveriez de dessiner ?

J’aimerais beaucoup dessiner Iron Fist, j’aimerais bien développer le dessin autour des arts martiaux qu’il pratique. J’aimerais beaucoup aussi dessiner plus de Daredevil. Il fait aussi beaucoup d’arts martiaux et c’est quelque chose que j’aime beaucoup dessiner techniquement. Travailler sur les ombres, les positions… Je pense que c’est cela qui rend le dessin vraiment vivant. Mais j’aimerais beaucoup dessiner aussi quelque chose autour de Star Wars !

Entretien réalisé le samedi 28 octobre 2017 à Paris

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Reborn : quand on meurt, on ne va pas au paradis http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/reborn/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/reborn/#respond Tue, 12 Dec 2017 10:26:48 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42921 Reborn répond à une question existentielle de la vie, où va t-on lorsque l’on meurt ? Mark Millar et Greg Capullo nous exposent leur vision des choses, une histoire fantastique, et du pur MillarWorld. Reborn, un album mortel La mort fait partie de la vie. C’est la seule certitude que l’on puisse avoir lorsque l’on […]

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Reborn répond à une question existentielle de la vie, où va t-on lorsque l’on meurt ? Mark Millar et Greg Capullo nous exposent leur vision des choses, une histoire fantastique, et du pur MillarWorld.

Reborn, un album mortel

La mort fait partie de la vie. C’est la seule certitude que l’on puisse avoir lorsque l’on naît. Pourtant depuis la nuit des temps, ce moment nous inquiète au plus haut point. Les religions existaient, existent et existeront uniquement pour répondre à cette question. Mais qui a réellement la réponse ? Comment peut-on savoir ? Il n’y a aucun moyen, et c’est aussi ce qui effraie Bonnie Black ! Reborn nous convie à suivre les aventures post-mortem de cette vieille dame, anxieuse et terrifiée à l’idée de sa propre mort. Pourtant un jour, l’heure est venue de partir, et le long voyage commence…

Le début d’une nouvelle vie

Car oui, la mort n’est en fait qu’une étape vers une nouvelle vie ! Bonnie va s’en rendre compte immédiatement. A peine son cœur lâche, elle se retrouve à vingt ans sur un champ de bataille où des monstres essayent de la tuer. Secourue, elle est accueillie en héroïne car elle est l’élue ! Mais comment cela se peut-il ? Il faut savoir que dans cet autre monde, plus vous étiez une bonne personne, plus grand est votre pouvoir ! Mais plus vous étiez mauvais, et plus grande est votre force… Et Bonnie fut d’une grandeur d’âme sans précédent. Elle est celle qui va vaincre le Seigneur des Ténèbres. Cependant, elle va aussi retrouver tous les êtres chers à son cœur qu’elle a perdue au fil des ans en les voyant mourir les uns après les autres. Et pour cela, Bonnie est prête à tout pour eux, et réaliser la prophétie qui lui est attribuée !

Publié par Panini Comics, Mark Millar (Chrononauts, Kick-Ass) s’est associé au génie artistique de Greg Capullo (Spawn, Batman) pour nous livrer un récit mélant science-fiction et fantasy épatant !

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Mickey Mouse, tome 1 : La vallée de la mort et autres histoires http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/mickey-mouse-la-vallee-de-la-mort-gottfredson/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/mickey-mouse-la-vallee-de-la-mort-gottfredson/#respond Mon, 11 Dec 2017 09:19:08 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42979 Après avoir publié la superbe collection L’âge d’or de Mickey Mouse, les éditions Glénat poursuivent leur travail de mémoire autour de l’œuvre de Floyd Gottfredson, Mickey Mouse. Premier volume de cette intégrale avec La vallée de la mort et autres histoires. Attention pépite patrimoniale ! QUAND FLOYD GOTTFREDSON ANIMAIT MICKEY Mouse Né en 1905, Floyd Gottfredson […]

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Après avoir publié la superbe collection L’âge d’or de Mickey Mouse, les éditions Glénat poursuivent leur travail de mémoire autour de l’œuvre de Floyd Gottfredson, Mickey Mouse. Premier volume de cette intégrale avec La vallée de la mort et autres histoires. Attention pépite patrimoniale !

QUAND FLOYD GOTTFREDSON ANIMAIT MICKEY Mouse

Né en 1905, Floyd Gottfredson est embauché par les Studios Disney en 1929. Blessé au bras lorsqu’il était enfant, il développa son don du dessin alors qu’il ne devait pas sortir de la maison après ses 9 opérations. Bien lui en a pris de se lancer dans cet art puisqu’il devient l’animateur de la plus célèbre des souris, Mickey Mouse à partir de 1930. Si Walt Disney mettait un point d’honneur à tout regarder de près – les films d’animation comme les strips – les illustrés étaient l’œuvre d’une équipe et plus particulièrement d’un homme qui imaginait l’histoire, dessinait et encrait.

Pendant 45 ans et ce jusqu’à sa retraite, Floyd Gottredson anima Mickey Mouse même si le nom de Walt Disney apparaissait sur tous les strips et non le sien. Au même titre que Carl Barks, Don Rosa ou tous les illustrateurs des Disney Golden Books, le dessinateur sortira de son anonymat qu’après avoir quitté la firme et lorsqu’il sera élevé au rang de Disney Legend en 2003.

UN TRÈS BEAU PREMIER VOLUME QUI REND HOMMAGE AUX ANIMATEURS DE MICKEY MOUSE

Ce premier volume de l’intégrale Floyd Gottfredson comporte des histoires de Mickey et Minnie Mouse mais aussi une préface de David Gerstein – l’auteur du livre – un texte signé Warren Spector qui sert d’introduction, un avant-propos de Thomas Andrae sur Gottfredson et enfin une appréciation de Floyd Norman.

A la fin de l’album, 55 pages de dossier autour des Archives de Gottfredson (essais et chroniques d’archives) sont visibles. Elles comportent entre autre des galeries de portraits : Mickey et Minnie, Le renard, Butch ou Pluto, mais aussi l’envers des décors et enfin des hommages de dessinateurs de la série : Win Smith, Roy Nelson, Jack King, Hardie Gramatky, Earl Duvall et Al Taliaferro.

LA VALLEE DE LA MORT ET AUTRES HISTOIRES

Entre ces deux parties, 13 récits de Mickey Mouse sont compilés dans un ordre quasi chronologique : de La vallée de la mort à La pension de famille de Clarabelle, en passant par M. Roublard et les voleurs d’oeufs, Mickey Mouse contre Kat Nipp, Mickey Mouse champion de boxe, Pluto le chiot ou Mickey pompier.

La toute première histoire imaginée par Floyd Gottfredson fut La vallée de la mort (1er avril – 20 septembre 1930). Ce récit de 49 pages fut scénarisé par Walt Disney et Floyd Gottrefdson, qui le mis en image avec Win Smith, Roy Nelson et Hardie Gramatky qui se chargèrent notamment des crayonnés et de l’encrage. A la demande de King Features, les deux scénaristes avaient la charge de mettre plus d’aventure dans leurs histoires ; pas simple quand on utilise des strips.

La vallée de la mort met en scène Minnie recevant une bonne nouvelle : l’héritage du vieux manoir de Mortimer. Accompagnée par Mickey, elle se rend chez Maître Chicaneau pour signer la passation. Dégageant fortement l’amoureux de Minnie, le faux notaire peut ainsi agir à sa guise. Attendant dehors la fin de la signature, la souris est mise en garde par un message signé Le renard.

Malgré cela, le couple part vers la nouvelle acquisition de Minnie. Là-bas, les ennuis commencent : Chicaneau, Pat Hibulaire et ses sbires tentent de faire peur aux deux souris. Tapi dans l’ombre, Le renard essaie néanmoins de les aider…

Mickey Mouse volume 1 : un merveilleux début d’intégrale misant sur des récits intelligents et drôles ainsi que le trait vivant et chaleureux de Floyd Gottredson. La qualité de l’impression (noir et blanc, format à l’italienne pour goûter tout le sel des strips) est idéale. Les éditions Glénat publieront deux tomes de cette intégrale par an. La suite, vite !!!

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Balthazar Picsou http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/balthazar-picsou/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/balthazar-picsou/#respond Sat, 09 Dec 2017 11:00:12 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42941 Le plus avare des canards créé par Carl Barks en 1947, Balthazar Picsou fait l’objet d’une superbe encyclopédie illustrée pour ses 70 ans aux éditions Glénat. Une fabuleuse pépite ! NAISSANCE D’UN VIEUX PINGRE Né en 1901, Carl Barks entre aux Studios Disney en 1935. Rapidement Walt Disney décèle en lui un grand talent d’animateur. Il […]

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Le plus avare des canards créé par Carl Barks en 1947, Balthazar Picsou fait l’objet d’une superbe encyclopédie illustrée pour ses 70 ans aux éditions Glénat. Une fabuleuse pépite !

NAISSANCE D’UN VIEUX PINGRE

Né en 1901, Carl Barks entre aux Studios Disney en 1935. Rapidement Walt Disney décèle en lui un grand talent d’animateur. Il travaille sur certains films d’animation (une quarantaine de courts métrages) puis se consacre à la famille Duck en créant Picsou. Jusqu’en 1967, il imagine une ribambelle de personnages autour des célèbres canards : Riri, Fifi & Loulou, les Rapetou, Miss Tick, Flairsou, Géo Trouvetout ou encore Gontran Bonheur ; soit plus de 6 000 pages réalisées ! En cela, il fut un précurseur puisqu’il constitua un univers riche y compris la création de Donaldville, la cité des canards. A la retraite, Carl Barks demandera à la firme de pouvoir continuer à dessiner ses personnages en peinture, ce qui lui sera accordé par deux fois.

Si le maître du 9e art lui donne son aspect, ses caractéristiques physiques et psychologiques, lorsqu’il passe la main, d’autres dessinateurs poursuivent son travail et ce depuis 70 ans. On notera notamment Riley Thomson, Tenas, Bob Moore, Paul Murry mais surtout Don Rosa qui va imaginer l’Histoire de Picsou, son enfance, son adolescence, ses ancêtres, le manoir des McPicsou et sa réussite financière ; en gardant à l’esprit ce que Carl Barks avait inventé.

BALTHAZAR PICSOU : SA VIE, SON ŒUVRE

Glénat et Disney avaient déjà rendu un grand hommage en publiant chronologiquement l’œuvre intégrale de Carl Barks dans la magnifique collection La dynastie Donald Duck dont nous vous avions parlé (3e volume et 20e volume), ainsi qu’un très beau recueil autour de plus belles histoires de Noël signées du créateur de Picsou : Mes extraordinaires histoires de Noël.

Dans cette superbe encyclopédie dessinée de plus de 400 pages, le lecteur peut découvrir tout sur Picsou : de La bande à Picsou (la série animée de 1987) au Zoo de la ville. De nombreux articles sont consacrés à la fortune colossale amassée par le maître de l’avarice : son sou fétiche, le montant de l’or dans ses coffres, les lieux de stockage, les personnes qui travaillent bénévolement pour lui (secrétaire ou chauffeur) mais aussi les pièges contre les Rapetou ou son bureau en haut de son immense coffre. Son argent attirera aussi d’autres malfrats notamment Gripsou, Miss Tick, les Lardo ou Lucien Arpène.

S’il est hautain et méprisant – ce qui ne sera pas simple à décliner en attraction dans les parcs à thème de Disney – le lecteur pourra percevoir quelques traits d’humanité envers ses neveux dans les épisodes du recueil.

L’encyclopédie revient aussi sur le merchandising autour de Picsou : dessins animés, film d’animation jouets, figurines, jeux vidéo, musiques ainsi que les différentes publications hebdomadaires dont il fut le héros.

HISTOIRES CULTES

Dans ce recueil figurent avant tout une vingtaine d’histoires mettant en scène Picsou, Donald et ses neveux, ainsi que tous les personnages qui gravitent dans l’univers des célèbres canards. Si un grand nombre d’entre elles sont signées Carl Barks, d’autres le sont de Don Rosa ou du trio italien Salvagnini-Cavazzano-Zemolin.

D’Un petit cadeau très spécial à Des capsules pour Tralla La, en passant La rose du Klondike, tous les épisodes marquants de la vie de Picsou sont compilés. Nous pourrons noter notamment Noël sur le Mont Ours qui signe la première apparition du vieil avare, Rapetou contre coffre-fort de Don Rosa avec les plans détaillés de l’intérieur du bâtiment, Le maître des canards qui raconte l’interview de Barks par une journaliste pendant sa retraite ou encore Juste un pauvre vieil homme pauvre écrite en 1952 par Carl Barks annotée comme « Juste la meilleure histoire de Picsou, et même de la bande dessinée mondiale !!! »

Balthazar Picsou se termine par une galerie hommage au personnage vu par différents auteurs de bandes dessinées actuelles : Régis Loisel qui signe la couverture et qui avait imaginé Café Zombo, mais aussi Hervé Bourhis, Silvio Comboni qui prépare un version de Mickey pour janvier prochain, Cosey qui avait imaginé la rencontre de Mickey et Minnie dans Une mystérieuse mélodie, Pieter de Poortere, Herenguel, Keramidas qui planche sur une histoire avec Donald, le formidable strip de Thierry Martin, Alexis Nesme ou encore Thomas Priou.

Balthazar Picsou : une encyclopédie à offrir aux inconditionnels du canard pour Noël ! Un régal !!!

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Thibaut Lambert : entretien avec l’auteur de De rose et de noir http://www.comixtrip.fr/dossiers/thibaut-lambert-de-rose-et-de-noir/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/thibaut-lambert-de-rose-et-de-noir/#respond Fri, 08 Dec 2017 19:56:48 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=42778 Thibaut Lambert a répondu aux questions de Comixtrip concernant ses deux albums : Au coin d’une ride & De rose et de noir, deux publications aux thématiques délicates éditées par Des ronds dans l’o. Plongée dans un univers de ce jeune auteur de grand talent. Thibault Lambert, est-ce que plus jeune vous avez baigné dans […]

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Thibaut Lambert a répondu aux questions de Comixtrip concernant ses deux albums : Au coin d’une ride & De rose et de noir, deux publications aux thématiques délicates éditées par Des ronds dans l’o. Plongée dans un univers de ce jeune auteur de grand talent.

Thibault Lambert, est-ce que plus jeune vous avez baigné dans le monde de la bande dessinée ?

Oui, parce que mon grand-père lisait, lit encore énormément de bandes dessinées et c’est lui qui m’y a initié. Il lit de tout, notamment des livres d’Histoire et des romans. Il m’a fait découvrir les Tintin ou les Blake & Mortimer.

Comme ma mère a vu que je m’y intéressais, elle m’en acheta : les Tuniques Bleues, les Cédric, surtout des albums que l’on trouvait en supermarché parce que comme je venais de la campagne, il n’y avait pas de librairie spécialisée BD où j’habitais.

Adolescent, je dessinais beaucoup et j’inventais mes propres histoires. J’ai toujours écrit dans mon coin et mis en images des récits.

Votre premier album, Al Zimmer, traitait déjà de la maladie d’Alzheimer. Pourquoi cette thématique ?

Ma compagne travaillait en maison de retraite et à force de l’entendre raconter des anecdotes vécues à son travail, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire de ce côté là. Au départ, cette histoire ne faisait que trois pages. Par la suite, je l’ai envoyée à la Ligue Alzheimer en Belgique et ils m’ont demandé d’en faire un album complet. C’est donc devenu une commande.

Je me suis alors documenté pour réaliser l’histoire. Je suis allé en maison de retraite pour voir comment cela se déroulait et la Ligue m’a fourni de nombreux documents.

Pourquoi avoir voulu poursuivre dans cette thématique dans Au coin d’une ride ?

A la suite d’Al Zimmer, j’avais encore des choses à dire, des choses non-abordées, mais je n’avais pas envie de faire de suite.

Comment a jailli l’idée de l’album ?

C’est une histoire que j’ai lu; un petit article de quatre lignes sur ce couple à qui l’on demande de ne pas afficher leur relation. Cela m’intéressait parce que cela me permettait d’aborder le sujet sous un autre angle.

Al Zimmer racontait l’histoire d’un petit garçon dont le grand-père était atteint de la maladie mais il ne comprenait pas réellement ce que c’était. Il se la représentait sous la forme d’un méchant masqué qu’il fallait combattre.

Comment Au coin d’une ride s’est-il retrouvé au catalogue Des ronds dans l’o ?

J’ai envoyé mon projet à plusieurs maisons d’édition, deux m’ont répondu favorablement. Marie Moinard – éditrice – m’a recontacté en premier et j’ai choisi le premier qui m’avait répondu.

« L’homosexualité en maison de retraite est encore très tabou, on demande encore aujourd’hui de la taire »

Dans l’album, il y a aussi le thème de l’abandon : Georges malade qui se sent abandonné dans l’institut et Eric qui se sent seul en rentrant chez lui. Pourquoi avoir voulu insister sur cela ?

Le lecteur ne les suit qu’un moment, on ne reste avec qu’eux que dans ce laps de temps, on ne sait rien de leur vie passée en commun, on découvre leurs doutes et leurs émotions sur une tranche de leur vie. L’homosexualité en maison de retraite est encore très tabou, on demande encore aujourd’hui de la taire. Et même la sexualité du quatrième âge en général.

Trois années se sont écoulées après Au coin d’une ride. Qu’avez-vous fait entre les deux projets ?

D’abord quelques projets n’ont pas abouti. J’ai réalisé deux carnets de voyage en Amérique du Sud après un an là-bas en 2011. Je l’ai soumis à un site de financement participatif. Un premier était sorti un peu avant Au coin d’une ride, puis je me suis lancé sur un deuxième mais le site a fermé un mois avant la fin de la campagne.

Est-ce que vous pouvez nos présenter Manon, l’héroïne de l’album ?

Manon est une femme de 25-26 ans qui commence à trouver sa place dans le monde du travail mais qui est bloquée par rapport aux hommes, par rapport aux relations amoureuses. Elle a vécu en couple avec un gars qui était violent verbalement et physiquement.

Manon a envie de croire de nouveau à l’amour mais sous une autre forme de relation ; mais ce passé la bloque, la frustre, elle a plein de doutes et elle a peur.

« En début de relation amoureuse, je me suis retrouvé avec une femme qui m’a annoncé que son ex lui tapait dessus. Je suis resté là sans trop savoir ni quoi dire ni quoi faire »

La thématique de la violence faite aux femmes résonnait-elle en vous ?

Oui, complètement. En début de relation amoureuse, je me suis retrouvé avec une femme qui m’a annoncé que son ex lui tapait dessus. Je suis resté là sans trop savoir ni quoi dire ni quoi faire.

Je sais que cela existe mais tant que tu n’as pas une personne en face de toi qui te le confie, cela paraît flou et très abstrait.

Avez-vous travaillé à partir de documentation ? Avez-vous rencontré des femmes dans cette situation, des psychologues spécialistes de cette question ?

J’ai en effet rencontré des psychologues mais j’avais surtout son expérience à elle. Nous en avons beaucoup parlé ensemble. Je sentais ses doutes même sur des petits gestes du quotidien, des choses qui me semblaient anodines.

« Je voulais avant tout qu’il y ait un message positif. Comme le sujet est très lourd, je voulais que le lecteur en sorte en se disant que c’est possible de surmonter cela »

Au-delà du thème, votre album parle de l’après, de la longue reconstruction, qui est rarement abordé en fiction. Etait-ce important de parler avant tout de cette période délicate, de se refaire confiance, de refaire confiance aux autres et à un autre homme ?

Je voulais avant tout qu’il y ait un message positif. Comme le sujet est très lourd, je voulais que le lecteur en sorte en se disant que c’est possible de surmonter cela. Manon, elle en veut, elle y croit et cela fait du bien de voir une personne si battante.

Dans ma propre expérience, ce ne fut pas simple. Lorsque que cette femme m’a confié cela, j’avais de la colère en moi pourtant je savais que cela ne servirait à rien. Le mieux à faire c’était d’être là, de l’accompagner et de l’aider dans ses moments de doute.

« Il y a des hommes qui tapent sur leurs compagnes mais il y en a beaucoup d’autres qui ne demandent qu’à les aimer »

De rose et de noir est plus que d’actualité en ce moment. Comment voyez-vous votre album dans cette période ?

C’est en effet particulier du fait de cette temporalité. J’espère que cela permettra d’apporter quelque chose de positif. Il y a des hommes qui tapent sur leurs compagnes mais il y en a beaucoup d’autres qui ne demandent qu’à les aimer.

Votre album devait forcément être publié par Marie Moinard et Des ronds dans l’o, un éditeur militant. Cela allait-il de soi ?

Quand Marie te dit oui, tu sais que tu vas aller jusqu’au bout et que si cela ne va pas, elle va te le dire. Elle fait son travail d’éditrice avec professionnalisme et avec du cœur. Pour moi, cela est très rassurant.

Après une telle histoire, est-ce délicat de se plonger dans un nouveau projet ?

J’avais terminé De rose et de noir en avril, je pouvais donc prendre le temps et réfléchir avant de me lancer dans autre chose. Pendant que je dessinais l’album, j’avais déjà travaillé sur mon futur projet.

Cette nouvelle bande dessinée parlera d’amour en maison de retraite. Quand j’ai réalisé Au coin d’une ride, lors d’une exposition, une directrice de maison de retraite de Saujon en Charente-Maritime est venue me voir pour me demander s’il était possible de faire une bande dessinée avec des personnes âgées. J’ai donc réalisé un atelier pendant une année avec une dizaine de résidents, une psychologue et une animatrice. Nous avons créé une histoire avec des personnages qui ont leur âge et qui vivent dans le même établissement qu’eux. Cela leur permet de parler de choses du quotidien qu’ils n’auraient pas abordé s’ils avaient été interrogés directement.

Ce qui m’intéressait, c’est que cela viennent d’eux et que je sois avec eux mais pas seul dans mon coin. A l’heure actuelle, l’histoire est bouclée, découpée et j’ai attaqué les crayonnés.

Entretien réalisé le samedi 25 novembre 2017

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Tarzan, intégrale Joe Kubert 1 http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tarzan-integrale-joe-kubert-1/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tarzan-integrale-joe-kubert-1/#respond Fri, 08 Dec 2017 18:00:41 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42736 Le seigneur des Singes, Tarzan créé par Edgar Rice Burroughs fut animé par Joe Kubert à partir 1972. Delirium fait œuvre de mémoire en rééditant ses histoires en intégrale. Un véritable bijou patrimonial ! LES ORIGINES DE TARZAN En 1972, Joe Kubert reprend le personnage de Tarzan. Le premier épisode paraît en fascicule en avril de […]

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Le seigneur des Singes, Tarzan créé par Edgar Rice Burroughs fut animé par Joe Kubert à partir 1972. Delirium fait œuvre de mémoire en rééditant ses histoires en intégrale. Un véritable bijou patrimonial !

LES ORIGINES DE TARZAN

En 1972, Joe Kubert reprend le personnage de Tarzan. Le premier épisode paraît en fascicule en avril de cette année-là. Il réadapte alors les origines du Seigneur des singes.

Une lady s’aventure dans la jungle à la recherche de son père. Accompagné par un chasseur, elle est attaquée par une panthère. Surgit alors Tarzan qui fait fuir la bête sauvage. L’accompagnateur débute alors l’histoire étonnante de celui qui vivra auprès des singes à la jeune femme avide de connaître cette existence parmi les animaux.

1888. Un navire quitte Douvres pour Freeport en Afrique, avec à son bord, Lady et Lord Greystoke. Une mutinerie éclate mais le couple est épargné. Mieux, ils sont abandonnés au bord d’un rivage africain, le long d’une forêt impénétrable.

TARZAN : LE SEIGNEUR DES SINGES

Rapidement John Clayton – lord Greystoke – débute la construction d’une cabane en hauteur à l’abri des bêtes sauvages. Peu sûre, il décide d’en bâtir une autre plus solide.

Un jour, Alice son épouse, est attaquée violemment par un grand singe. Malgré les bons soins de son mari, elle ne s’en remettra pas vraiment. Quelque temps plus tard, elle donne naissance à un très beau garçon.

Non loin de là, Kala – une guenon – apeurée par la folie de Kerchak le roi des singes, laisse tomber son petit, qui décède. Le chef du clan décide alors d’aller rendre visite aux Greystoke. Kala vole le bébé d’Alice, déjà morte. Les songent laissent John enfermé dans la maison.

Le nouveau bébé de la guenon – un être humain – est alors élevé comme un singe. Prénommé Tarzan, il devient rapidement le plus fort et obtient le titre de Seigneur des Singes…

UNE SUPERBE INTÉGRALE DE JOE KUBERT

Prévue en deux volumes, cette intégrale de Tarzan est un véritable petit bijou. Reprenant les fascicules français édités par Sagédition dans les années 70, elles ont fait l’objet d’un excellent travail mémoriel de la part de Delirium et de son éditeur Laurent Lerner (déjà avec La grande guerre de Charlie, Eerie & Creepy présentent Bernie Wrightson, Judge Dredd Origines ou Monster). Jusqu’à présent non-rééditées ni rassemblées, elles sont traduites par François Truchaud.

Douze histoires sont au menu de ce premier tome reprenant des récits dessinés par Joe Kubert mais aussi ceux illustrés conjointement par cet auteur et Burne Hogarth (dessinateur de la série à partir de 1936), Hal Foster (premier illustrateur de la série et dessinateur de Prince Valiant) et Frank Thorne.

Les couleurs originales de Tatjana Wood ont fait l’objet d’une restauration numérique sous l’œil de Kubert quelques années avant son décès en 2012.

LA FORCE DU TRAIT

Les récits de cette première intégrale se lisent d’une traite, happant le lecteur avec une déconcertante facilité. Il faut souligner qu’ils mettent en scène l’enfant, l’adolescent et les premiers combats gagnés par Tarzan.

Ce qui frappe avant tout à la lecture, c’est l’excellence dans le trait de Joe Kubert. L’auteur né en 1926 avait dessiné Johnny Quick, Newsboy legion ou Dr Fate auparavant. Il avait donc déjà un trait affirmé avant Tarzan. S’inspirant de son illustre prédécesseur, Hal Foster, il donne un virage fort à la série. Le Seigneur des singes gagne en volume musculaire et les animaux l’entourant en mouvement dans leurs gestes. Les scènes de combats sont somptueuses. Le dessinateur inspirera lui-même de nombreux auteurs américains par la suite.

Petit oubli de la sélection Patrimoine d’Angoulême 2018, ce premier tome ravira les amateurs du personnage, du génial dessinateur et des lecteurs non-initiés curieux de découvrir un sublime travail éditorial !

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The Legend of Zelda : Hyrule Historia et Art & Artifacts http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/the-legend-of-zelda-30-ans-et-2-artbooks/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/the-legend-of-zelda-30-ans-et-2-artbooks/#respond Thu, 07 Dec 2017 22:24:27 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42854 The Legend Of Zelda est une des plus grosses sagas de chez Nintendo et du jeu vidéo en général. Du haut de ses trente ans d’existence il parait evident qu'un grand nombre d'ouvrages lui soit dédié. En France c'est  Soleil Manga qui depuis quelques années nous fait le bonheur d'éditer les mangas et les artbooks de cette license.

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The Legend Of Zelda est une des plus grosses sagas de chez Nintendo et du jeu vidéo en général. Du haut de ses trente ans d’existence il paraissait évident qu’un grand nombre d’ouvrages lui soit dédié. En France c’est  Soleil Manga qui depuis quelques années nous fait le bonheur d’éditer les mangas et les artbooks de cette licence. Chers lecteurs et lectrices aujourd’hui Comixtrip vous propose de découvrir ou redécouvrir la légende de Zelda.

The Legend of Zelda… C’est quoi ?

En 1986 dans le bureau de Nintendo deux concepteurs de jeux vidéos, Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka, donnent naissance à une saga qui deviendra culte, The Legend of Zelda. Le joueur incarne Link, un valeureux guerrier, qui devra affronter grand nombre d’ennemis dont le terrifiant Ganondorf, afin de délivrer la belle Princesse Zelda. Il est vrai que le pitch de cette aventure d’heroïc fantasy sonne un peu classique cependant au fil des années la saga a su se renouveler tout en gardant ce qui faisait le sel de la licence.

Les opus se sont enchaînés sur différentes consoles de Nintendo, la licence a évolué, passant par différents styles graphiques, comme le sombre Majora’s Mask ou encore le cartoonesque The Wind Waker. En Mars 2017 la Switch une nouvelle console de Nintendo débarque et avec elle un nouveau Zelda nommé The Legend of Zelda Breath of the Wild, devenant presque immédiatement une référence du genre.

Hyrule Historia et Art & Artifacts

C’est grâce à l’éditeur Soleil Manga que de magnifiques ouvrages Zelda ont pu arriver dans nos contrées et régaler nos yeux avec des artbooks sublimes et foisonnant de détails, nous faisant revivre les aventures de Link et de la Princesse Zelda mais cette fois ci les livres remplacent nos consoles. Ce n’est pas un mais bien deux artbooks que l’éditeur nous offre cette année.

Le premier, se nomme The Legend of Zelda : Hyrule Historia, dans cet ouvrage vous pourrez découvrir bon nombre de secrets et d’archives gardées précieusement jusqu’alors par Nintendo. En plus des présentations de personnage, des lieux et des ennemis tirés de chaque opus. Vous découvrirez à la fin de l’artbook 32 pages exclusives du manga The Legend of Zelda Skyward Sword publié à l’époque pour les 25 ans de la saga.

Le deuxième ouvrage, The Legend of Zelda : Arts & Artefacts, compile un grands nombre d’artworks, illustrations et d’interviews inédites, un must pour les fans voulant tout savoir sur cette incroyable légende. Afin de compléter cette merveilleuse collection sachez qu’un troisième livre sortira en 2018 sous le nom de The Legend of Zelda : Encyclopedia.

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Tyrannosia http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tyrannosia/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tyrannosia/#respond Thu, 07 Dec 2017 18:00:24 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42679 Un petit robot atterrit sur une planète peuplée de dinosaures. Il tente d’entrer en communication avec eux, mais ils se cachent. Jolie petite histoire muette pour enfants, Tyrannosia est signée Adrien Thiot-Rader aux éditions La joie de lire. Où SONT LES DINOSAURES ? Une planète peuplée uniquement de dinosaures vit paisiblement. Une soucoupe volante vient alors […]

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Un petit robot atterrit sur une planète peuplée de dinosaures. Il tente d’entrer en communication avec eux, mais ils se cachent. Jolie petite histoire muette pour enfants, Tyrannosia est signée Adrien Thiot-Rader aux éditions La joie de lire.

Où SONT LES DINOSAURES ?

Une planète peuplée uniquement de dinosaures vit paisiblement. Une soucoupe volante vient alors perturber cette quiétude. Affolés, les habitants vont se cacher près des arbres et ainsi épier un petit robot qui sort de l’engin spatial. Ce dernier commence l’exploration des lieux mais ne trouve aucun dinosaures. En haut de la montagne, dans le lac, il cherche en vain…

TYRANNOSIA : JOLI PETIT ALBUM MUET

Après les merveilleux Au pays des lignes et Chemin des souvenirs de Victor Hussenot, ainsi que Alcibiade et Le monde des végétanimaux de Rémi Farnos, la très belle collection Somnambule des éditions La joie de lire s’enrichit d’un nouveau titre Tyrannosia, un joli petit album muet de Adrien Thiot-Rader.

Diplômé de l’Ecole Supérieure de l’Image d’Angoulême et co-créateur avec Pierre Jano, Alex Chavel et Rémi Farnos de la structure éditoriale Polystyrène, l’auteur imagine une livre-jeu coloré, très attirant et amusant.

Tel le concept de Où est Charlie ?, il place çà et là dans toutes ses planches des dinosaures qui se fondent dans la masse pour ne pas être retrouvés. Ainsi, le jeune primo ou non-lecteur peut s’amuser à les dénicher. Baobab, Babine, Bavette, Batavia, Barbapapa, Baliverne, Basmati ou Bâbord, les B-dinos sont partout !

Adrien Thiot-Rader mise aussi sur le petit robot pour apporter une touche d’humour par les situations cocasses qu’il traverse à chaque page.

FESTIVAL DE COULEURS

Comme les précédentes publications de la collection, la compréhension de l’album repose uniquement sur l’image. Pour cela Tyrannosia est composé de grandes illustrations pleine-page très lisibles aux formes douces et arrondies. Seul le robot possède des angles et des traits droits. Pour le reconnaître visuellement, il est aussi le seul à arborer la couleur grise.

Tout le reste est agrémenté de tons verts, rouges, orangés et marrons. Cela permet aussi à l’auteur de cacher au mieux les dinosaures puisqu’ils sont de la même couleur que les décors naturels. Une très belle mention aux arbres ressemblant à des feuilles, les branches sont comme des nervures.

Tyrannosia : lire, chercher, s’amuser et rire sont au cœur de ce très bel album jeunesse. Une réussite ! Un récit qui aurait pu amplement trouver sa place aux côtés du Monde des végétanimaux dans le Top 40 des BD jeunesse 2017 de Comixtrip ou dans le Top 15 des BD jeunesse muettes.

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40 éléphants : Florrie, doigts de fée http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/40-elephants-florrie-doigts-de-fee/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/40-elephants-florrie-doigts-de-fee/#respond Wed, 06 Dec 2017 18:00:07 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42573 40 éléphants. Plongez dans le Londres des années 20 au sein du gang de professionnelles qui a fait trembler l’Angleterre et suivez les aventures de Florrie « doigts de fée » jeune pickpocket talentueuse fraîchement intégrée… Florrie et les 40 éléphants Les 40 éléphants fut un gang exclusivement féminins. Elles étaient voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses ou encore […]

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40 éléphants. Plongez dans le Londres des années 20 au sein du gang de professionnelles qui a fait trembler l’Angleterre et suivez les aventures de Florrie « doigts de fée » jeune pickpocket talentueuse fraîchement intégrée…

Florrie et les 40 éléphants

Les 40 éléphants fut un gang exclusivement féminins. Elles étaient voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses ou encore proxénètes. De différents milieux sociaux, elles semaient la terreur dans les rues de Londres. Ce groupe se spécialisait dans le vol de masse dans certaines enseignes, afin de dépasser complètement les équipes de sécurité. Dirigé par Alice Diamond, le gang des 40 éléphants à fait parler d’elles et a changé la donne en matière de crime organisé, volant la vedette à des gangs masculins paraissant plus expérimentés. Dans cette histoire, Florrie intègre le gang après avoir voler un membre d’un gang rival.

Une bande désorganisée

Florrie arrive à un moment critique. Une guerre interne pourrait bien éclater. La police est de plus en plus entre leurs plans… Des gangs rivaux veulent reprendre leur territoire. Les 40 éléphants pourraient bien être en difficulté. Et qui est donc réellement Florrie ? Elle est recueillie par Esther, membre du groupe des 40 éléphants. Cette jeune pickpocket est pleine de talent, mais est-elle réellement loyale ? Découvrez les aventures de cette jeune londonienne et de ce groupe atypique de Kid Toussaint et Virginie Augustin publié aux éditions Grand Angle.

Les auteurs

Kid Toussaint est notamment connu pour avoir signé de nombreuses récits originaux. Parmi eux l’on peut citer Magic 7 chez Dupuis ou encore Holly Ann chez Casterman. Rédacteur, traducteur et scénariste, Kid a plus d’un tour dans son sac et reviendra en 2018 avec Brûlez Moscou chez Lombard, à suivre…

Virginie Augustin est une dessinatrice d’animation, autrice de bande dessinée. Elle a travaillé sur les longs-métrages Tarzan et Hercule chez Disney. Elle a également dessiné Alim le Tanneur chez Delcourt, ainsi que Monsieur désire ? chez Glénat.

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Fred Van Lente : un scénariste de talent http://www.comixtrip.fr/dossiers/fred-van-lente-un-scenariste-de-talent/ http://www.comixtrip.fr/dossiers/fred-van-lente-un-scenariste-de-talent/#respond Wed, 06 Dec 2017 07:40:09 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=42527 Fred Van Lente est un scénariste brillant qui travaille pour Marvel et Valiant, et d’autres maisons de comics. Il est notamment l’auteur de Cowboys & Aliens, qui a été adapté au cinéma en 2006 par Jon Favreau. Lors de sa venue au Paris Comic-Con sur le stand de Bliss Comics, nous avons pu en savoir […]

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Fred Van Lente est un scénariste brillant qui travaille pour Marvel et Valiant, et d’autres maisons de comics. Il est notamment l’auteur de Cowboys & Aliens, qui a été adapté au cinéma en 2006 par Jon Favreau. Lors de sa venue au Paris Comic-Con sur le stand de Bliss Comics, nous avons pu en savoir un peu plus sur cet auteur de génie.

 « J’ai commencé avec une bande de copains. »

Fred Van Lente, quels genres d’études vous avez faites pour devenir scénariste ?

A l’origine j’ai été à l’université pour étudier la réalisation de films. Mais en fait je n’ai vraiment pas aimé [rires], je n’aimais pas spécialement m’occuper des lumières, ou de la caméra… En fait je ne manifestais de l’intérêt que pour les histoires… Je voulais donc changer de cursus pour pouvoir plutôt étudier les lettres. Mais l’université où j’étais ne le proposais pas. Je suis ensuite rentré dans un comic book club grâce à des amis On a commencé à faire quelques comics ensemble. C’est comme cela que j’ai commencé, avec une bande de copains sans cours. Je n’ai donc pas vraiment de diplômes dans ce domaine mais j’ai réussi à me construire une carrière quand même.

« L’aspect scientifique me fascine. »

Qu’est ce qui vous inspire pour écrire ?

Oh beaucoup de choses ! Principalement la vie réelle, c’est une grande source d’inspiration. Souvent les actualités dans les journaux, ce qui m’arrive à moi ou encore à mes amis, ou simplement des choses que je vois dans la rue, ou ailleurs et que je retraduis ensuite. L’aspect scientifique aussi me fascine particulièrement pour ce qui est des histoires, comme par exemple pour Ivar, Timewalker, avec les voyages dans le temps et toutes les théories qui s’y rapportent, il y a matière à travailler.

Qu’est ce que vous pouvez me dire sur The Con Artist ?

Eh bien c’est une histoire de meurtre, elle se déroule au Comic Con de San Diego. C’est surtout un sketchbook en noir et blanc à travers les dessins du héros, Michael Yoo, qui vient pour travailler dans l’Arist Alley pour signer des autographes et vendre ses dessins. Son éditeur, Danny Lieber est retrouvé mort et le nombre de suspect est bien sur impressionnant. Mais Michael a dessiné énormément de choses dans son sketchbook et aurait peut-être les clés pour résoudre le meurtre caché dans ses dessins. J’en suis vraiment content et j’ai hâte de voir comment le public va l’accueillir, sortie prévue normalement courant de l’année prochaine !

« J’aime beaucoup Armstrong parce que je pense que j’en ai fait une version un peu alternative de moi. »

Quels sont les personnages pour lesquels vous préférez écrire ?

Eh bien il y a Armstrong que j’aime beaucoup. Par exemple la dernière histoire est celle où il collectionne pleins de bouteilles de vins de pleins d’années différentes. C’est son frère Ivar qui lui a permis d’avoir cette « cave ». J’aime beaucoup Armstrong parce que je pense que j’en ai fait une version un peu alternative de moi pas que parce qu’il aime boire beaucoup [rires] mais pour son côté un peu fêtard mais aussi bougon.

Et y en a t’il un que vous rêvez d’écrire ?

Pas particulièrement, j’adore travailler sur toute sorte de personnages de comics en règle générale. Chaque personnage a ses qualités et ses défauts, chacun mérite une histoire à sa hauteur.

« Je m’estime chanceux. »

Quels dessinateurs sont le plus en accord avec vos attentes ?

J’ai la chance de travailler avec beaucoup de grands artistes comme Pere Pérez par exemple, on a travaillé ensemble chez Valiant pour Ivar, Timewalker et Marvel pour Deadpool vs Punisher. Il y a aussi Francis Portela, Clayton Henry, David Lafuente… Je n’ai pas particulièrement de dessinateurs préférés, la plupart sont de grands talents et je m’estime chanceux de travailler avec eux. Si quelque chose n’est pas comme on le veut, on en discute, on le modifie… C’est beaucoup d’échanges fructueux.

Qu’est ce qui, selon vous, fait un bon scénariste ?

Avoir de l’imagination, de l’intérêt pour les actualités et des univers différents de ceux que l’on connait, avoir une bonne trame de son idée, bien la structurer et avoir quelque chose d’assez intéressant à raconter et qui parle à beaucoup de monde. Il faut aussi bien orienter le dessinateur en écrivant ce qui se passe plan par plan, surtout pour que cela se rapproche de ce que l’on a imaginé.

Qu’est ce que vous aimez dans l’univers Valiant ?

J’aime beaucoup car chaque livre est vraiment distinct des autres. On a par exemple l’univers d’Ivar qui est un voyageur du temps plutôt sérieux, Armstrong qui est un guerrier immortel fêtard. Les univers sont divers et variés, science fiction, humour… Des nouvelles séries sont en cours aussi et vont encore enrichir ce catalogue de diversité, et j’aime beaucoup cela.

« Je suis plus un scénariste, mais j’aime beaucoup dessiner. »

Pour finir, est-ce que vous aimez dessiner ?

Je suis plus un scénariste, mais j’aime beaucoup dessiner, j’ai fait quelques planches sur Timewalker par exemple, aussi sur Archer et Armstrong, j’essaye quand même de garder la main sur cela !

Entretien réalisé le samedi 28 octobre 2017 à Paris

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L’écorce des choses http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lecorce-des-choses/ http://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lecorce-des-choses/#respond Tue, 05 Dec 2017 09:01:46 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=42653 Une petite fille sourde tente de s’intégrer au mieux dans le nouveau monde qu’elle découvre. Cécile Bidault dévoile L’écorce des choses, un merveilleux album Warum, nommé en Sélection Jeunesse du Festival d’Angoulême 2018. TERRITOIRES INCONNUS Un couple et leur fille de 9 ans emménagent dans une nouvelle maison à la campagne, un lieu que le […]

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Une petite fille sourde tente de s’intégrer au mieux dans le nouveau monde qu’elle découvre. Cécile Bidault dévoile L’écorce des choses, un merveilleux album Warum, nommé en Sélection Jeunesse du Festival d’Angoulême 2018.

TERRITOIRES INCONNUS

Un couple et leur fille de 9 ans emménagent dans une nouvelle maison à la campagne, un lieu que le grand-père paternel de la fillette a habité, il y a quelques années. Depuis toute petite, la jeune fille n’entend pas. Son monde est donc fait d’un long silence ininterrompu. Pour communiquer au mieux avec elle et les autres, son père décide de lui apprendre la langue des signes.

Petit à petit la vie suit son cours. Un jour en jouant au ballon, la petite fille le suit et découvre de l’autre côté de la haie, un garçon. C’est le début d’une belle amitié…

DE LA DOUCEUR DE L’ÉCORCE DES CHOSES

Tout de délicatesse et avec beaucoup de douceur, Cécile Bidault imagine le quotidien de cette petite fille sourde. Illustratrice de talent,  L’écorce des choses est son tout premier album.

C’est surtout avec son magnifique univers graphique – un dessin fait d’un trait d’une grande lisibilité aux couleurs légères – qu’elle insuffle cette tendresse.

Avec moins de dix phrases dans les dix premières pages (sur 96 planches), Cécile Bidault réussit à faire ressentir ce silence assourdissant. Qu’est-ce qu’un album muet porté ainsi peut être bavard ! Parce qu’il en dit et s’en passe de nombreuses situations dans L’écorce des choses.

A l’image de Super sourde de Cece Bell (Les Arènes) qui s’adressait aux plus jeunes lecteurs, voilà donc un des très rares albums qui traite de ce handicap et dont la cible est le jeune lectorat.

Ce récit de Cécile Bidault met en lumière des émotions simples et universelles que l’on ne ressent rarement dans ce style d’histoires. A l’image de Tombé dans l’oreille d’un sourd de Audrey Levitre et Grégory Mahieux (Steinkis), l’autrice y aborde la solitude, les difficultés à communiquer et l’amitié.

Nommé dans la Sélection Jeunesse d’Angoulême 2018, L’écorce des choses apaise par sa narration lente, comme sur du velours.

L’écorce des choses : un album Jeunesse positif et fort sur le handicap comme on aimerait en lire plus souvent !

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