Burning Tattoo

Notre avis : Atteint de la maladie des os de verre, Tatau n’a qu’un rêve : voir ce qui se passe au-delà de la barrière de corail qui entoure son village. A l’aide d’une encre magique, il va peut être pouvoir assouvir ce but insensé. Emmanuel Nhieu dévoile le premier volume de Burning Tattoo, un excellent manga aux éditions Ankama.

Malgré sa maladie des os de verre, Tatau est un jeune adolescent enthousiaste et rêveur. Comme tous les petits garçons, il se rend tous les jours à l’école de son village sur une île. Les cours de Mister Big sont plutôt amusants et son but est de dépasser la barrière de corail après le lagon en surf.

Pourtant la vie du petit garçon n’est pas simple. Même affublé d’un casque et des gants, dès qu’il se cogne, il se brise les os. De plus, les autres adolescents n’hésitent pas à venir le taquiner voir se bagarrer avec lui. C’est le cas lorsqu’un jour, il est arrêté dans la rue par ses camarades qui n’attendent qu’une chose : en découdre avec lui. C’était sans compter sur Anton, son cousin force de la nature, qui vient le sauver.

Il rencontre aussi Ink, la fille de Mister Big qui va l’aider vis-à-vis de son handicap. Après qu’un buffle lui ai passé sur le corps, l’adolescente lui propose alors se rendre chez Buse Bizarre pour qu’il lui fasse un tatouage magique pour décupler sa force…

Après les excellents mangas écrits par des Français (Dofus, City Hall, Ogrest ou Radiant), les éditions Ankama dévoilent le premier volume – sur trois – de Burning Tattoo. Ce manfra d’Emmanuel Nhieu est lui aussi d’une grande qualité, construit comme un shônen fantastique et d’aventure haletant. Comme tout bon shônen qui se respecte, l’intrigue est centrée sur un frêle garçon qui devra relever le défi d’une quête – ici trouver des pigments ensorcelés -, aidé en cela par des personnages secondaires faire-valoir sympathiques. Tatau malade, est pourtant un adolescent à fort caractère, parfois naïf et d’un grand enthousiasme armé de sa PS XII – très décalée. Ses compagnons de jeu, Ink, une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, un brin féministe et Anton, le colosse au grand cœur, toujours prêt à rendre service.

Teinté d’un humour dévastateur – par les dialogues et les situations cocasses – Burning Tattoo met en valeur l’esprit de camaraderie et d’entraide, l’envie de liberté mais aussi l’aventure et un peu de bagarre, le tout avec de la magie et du fantastique. Le trait d’Emmanuel Nhieu est idéal pour restituer l’ambiance folle du récit. Dans l’esprit des mangas, proche de la culture japonaise et la culture geek, il ravira les amateurs de ces deux genres. Un excellent début de saga !

Article posté le jeudi 21 avril 2016 par Damien Canteau

Très bon premier volume de Burning Tattoo un manga de Emmanuel Nhieu aux éditions Ankama, décrypté par Comixtrip le site BD de référence
  • Burning Tattoo, volume 1/3
  • Auteur : Emmanuel Nhieu
  • Editeur : Ankama
  • Prix : 7.95€
  • Parution : 08 avril 2016

Résumé de l’éditeur : Tatau n’est pas un garçon comme les autres : atteint de la maladie des os de verre, il rêve de liberté et surtout de découvrir ce qui se trouve au-delà de la barrière de corail qui entoure son village. Mais que peut-il espérer là où tant d’autres n’ont fait qu’échouer ? Pourtant, en apprenant l’existence d’une encre légendaire, Tatau va caresser l’espoir de devenir plus fort que la barrière de corail elle-même ! Il n’hésite alors pas une seconde et perd en quête de l’encre éternelle…

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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