Vivre en terre occupée

José Pablo Garcia est choisi par Action contre la faim pour partir en Palestine et réaliser ensuite une bande dessinée. Les éditions La boîte à bulles publient son ouvrage Vivre en terre occupée.

Né en 1982, José Pablo Garcia est un auteur espagnol. Pensant arrêter la bande dessinée depuis peu de temps, il est retenu par Action contre la faim pour accompagner l’ONG dans les territoires occupés de Palestine.

Le voilà donc embarqué dans un avion, direction Israël. Appareil photos ou carnet à dessin en main, il découvre tour à tour des cités sous le joug israélien : Jérusalem la ville divisée, la Cisjordanie avec Hébron et Bethléem, l’Est de la capitale, le Nord avec Naplouse et Ramallah, ainsi que Gaza la bande de terre sous blocus.

Avec un regard neutre sur les différentes situations, José Pablo Garcia livre un album équilibré où il raconte les difficultés des ONG de se rendre et de travailler dans ces zones sous contrôle et donc par analogie celles des habitants. Tel Candide, il commet quelques petites impairs qui apporte de la chaleur et de l’humour à son album. Le propos est clair et didactique, simple et qui touche au but.

Vivre en terre occupée : un album plein d’humanité sur les difficultés du quotidien des Palestiens.

  • Vivre en terre occupée
  • Auteur : José Pablo Garcia
  • Editeur : La Boîte à Bulles, collection Contre-coeur
  • Parution : janvier 2018
  • Prix : 15€
  • ISBN : 9782849532942

Résumé de l’éditeur : Bien décidé à arrêter son métier d’auteur de bande dessinée, José Pablo Garcia va recevoir une offre qui pourrait bien le faire changer d’avis… L’association Action Contre la Faim et l’Agence Espagnole de Coopération, lui proposent de partir 10 jours dans les Territoires Occupés puis de réaliser une bande dessinée de sensibilisation aux conditions de vie de la population locale. Le voici donc parti en Cisjordanie où la population vit depuis plus de 50 ans sous l’occupation puis à Gaza où le blocus imposé depuis plus de 10 ans rend les conditions de vie encore plus précaires. José Pablo Garcia porte un regard sans a priori et plein d’humanité sur un conflit qui semble chaque jour plus insoluble.

Zatopek

Le plus grand coureur de fond de l’Histoire de l’athlétisme, Emil Zatopek fait l’objet d’une très belle biographie dessinée signée Jan Novak et Jaromir 99 aux éditions Des ronds dans l’o.

Ne vous arrêtez pas uniquement à la couverture et son graphisme hyper numérique mais prenez le temps d’ouvrir Zatopek, cela en vaut vraiment le coup ! Né en 1922 dans l’ancien empire austro-hongrois mais pas encore la Tchécoslovaquie (seulement à partir de 1945), le futur grand champion grandit dans une grande famille (6 frères et 1 soeur). Dès son plus jeune âge, Emil court, court énormément, parfois jusqu’à l’épuisement.

Agé de 15 ans, il fait son entrée chez Bata, la grande usine de chaussures du pays. Alors qu’il n’a plus vraiment le temps de courir, son patron l’inscrit – sans son aval – à une grande course. Lui n’a pas trop envie mais termine finalement deuxième sans aucun entrainement : ça promet !

Le docteur Haluza repère son énorme potentiel et rejoint le club d’athlétisme de la ville où le médecin est aussi entraineur. La suite, on la connait : quadruple médaillé d’or aux Jeux Olympiques dans les courses de fond 5 000 et 10 000m (Londres en 1948 et Helsinki en 1952)…

La biographie de Zatopek est formidable à plusieurs points : pour les amoureux du sport et de l’athlétisme par la vie parfois romanesque de Emil mais aussi d’une point de vue historique. Scénariste tchéco-américain, Jan Novak réussit parfaitement à décrire en toile de fond les changements de régime et les tensions dans ce nouveau pays sous le joug de l’URSS. D’ailleurs le sport de haut niveau deviendra une vraie arme de propagande et sera mis sous tutelle des gouvernements. Cette transition est aussi bien décrite dans l’album.

La Tchécoslovaquie « produira » plusieurs sportifs de haut niveau qui feront rayonner l’aura du pays dans le monde. Parmi eux, reste le grand Zatopek. Si les plus jeunes d’entre nous ne connaissent pas vraiment cet homme (décédé en 2000), prononcer son nom est déjà une victoire. Les Français vouaient un culte à Alain Mimoun (médaillé d’or à Melbourne en 1956), les Tchèques avaient Zatopek. Les deux hommes deviendront d’ailleurs de grands amis.

Amis, famille, sport, entrainements étonnants et sacrifice sont au cœur de Zatopek mise en image par Jaromir 99. Le côté rétro de l’ambiance et des personnages est bien restitué par le dessinateur. Cela pourrait parfois ressembler aux affiches communistes stylisées des années 40/50 et cela apporte du charme à l’album.

  • Zatopek
  • Scénariste : Jan Novak
  • Dessinateur : Jaromir99
  • Editeur : Des ronds dans l’o
  • Parution : 17 janvier 2018
  • Prix : 24€
  • ISBN : 9782800169767

Résumé de l’éditeur : « C’est à la frontière de la douleur et de la souffrance qu’un garçon devient un homme », affirmait Emil Zátopek. C’est précisément en repoussant constamment les limites de son propre corps que l’athlète tchèque est devenu le phénoménal coureur à pied que l’on connaît et un des sportifs les plus célèbres de l’histoire. Sa victoire sur le 10 000 mètres et sa deuxième place sur le 5 000 mètres aux Jeux olympiques de Londres en 1948 n’étaient qu’un début. Trois médailles d’or à Helsinki quatre ans plus tard et un triplé resté inégalé depuis ont fait de lui une légende. C’est pourtant un succès plus important encore qu’il a alors remporté en contraignant le régime communiste à autoriser la participation aux Jeux olympiques de son collègue Stanislav Jungwirth, initialement sanctionné pour des motifs politiques. Le scénario signé Jan Novák et la réalisation visuellement enivrante de Jaromír 99 nous font revivre quelques uns des plus grands moments de la carrière d’Emil Zátopek ainsi que sa rencontre avec Dana, l’amour de sa vie.

Yarichin bitch club

Tônô arrive dans son nouveau lycée où il intègre un mystérieux club de photographie. Ogeretsu Tanaka dévoile son histoire dans Yarichin bitch club, un manga yaoi publié par Taifu Comics.

Le père de Tônô est muté à Mori Mori. Tônô son fils doit alors quitter Tokyo et son effervescence pour sse retrouver dans un petit lycée de garçons à la campagne. Il croise alors la route de Yasha qui devient son ami et qui lui explique que pour son intégration, il devra choisir un club sous peine de sanction. Il consulte la liste des clubs et décide de rejoindre celui de photographie. Il s’y rend et découvre stupéfait que les 5 garçons qui le composent sont loin de prendre des clichés et se complaisent dans des jeux sexuels. Lui le jeune tokyoïte vierge, cela ne va pas de soi de rester avec eux…

Prépublié au Japon depuis 2012 dans la revue Rutile des éditions Gentosha, Yarichin bitch club est un yaoi décalé et très drôle. Ogeretsu Tanaka met en scène des garçons délurés et très sexes, ainsi qu’un jeune adolescent timide. Il faut dire que cette opposition apporte des moments humoristiques dans lesquels Tônô ne se sent pas à l’aise. Les 5 membres du club de photos eux n’ont peur de rien : ils s’amusent avec des sex-toys et convoitent tous les jeunes nouveaux pour leur faire goûter au plaisir du sexe entre hommes. Le jeune tokyoïte lui repousse comme il peut les avances de certains, il semble plus attiré par les filles.

Les planches de l’auteur de Escape journey sont plaisantes et très réussies. Les scènes de sexe sont cash mais peu nombreuses; le mangaka préférant se concentrer sur la psychologie des personnages et les errements de Tônô.

  • Yarichin bitch club, tome 1
  • Auteur : Ogeretsu Tanaka
  • Editeur : Taifu comics
  • Parution : 25 janvier 2018
  • Prix : 8.99€
  • ISBN : 9782375060827

Résumé de l’éditeur : Alors qu’il pensait intégrer un lycée de Tokyo, Touno Takashi se retrouve finalement dans un lycée pour garçons en pleine montagne. Bien qu’il se sente à l’écart, il est rapidement accueilli par l’adorable Yacchan, qui l’informe qu’il doit absolument intégrer un club du lycée. À défaut d’en trouver un qui lui convienne, Touno décide de rejoindre le club de photographie. Mais en y entrant il aperçoit 5 élèves en train de s’amuser avec des sextoys. Il découvre alors trop tard que le club de photographie est en réalité un club de sexe, et que Touno ainsi que Kashima Yuu, également nouvel élève du lycée, devront rapidement faire l’amour avec d’autres garçons s’ils veulent échapper à l’orgie prévue à la fin du mois. Pour Touno qui en plus d’être vierge est hétéro, c’est l’enfer qui commence.

Peau d’encre

Artiste de street-art, Antoine Paris dévoile Peau d’encre, son premier livre autour du tatouage aux éditions Eidola.

Le Père Noël est intrigué : il entend des cris de bébé à l’intérieur d’une poubelle. Etonnament le bambin est tatoué de la tête aux pieds ! Sa vie n’est pas toute rose : à l’école, ses camarades se moquent de lui. Il faut souligner que pour cacher ses tatouages, il a décidé de s’habiller avec excentricité. Plus tard, ce n’est pas plus simple avec les filles : elles rigolent en le voyant nu.

Un jour, un magicien lui offre une seringue avec un liquide magique ! C’est le début d’une vie meilleure pour le tatoué…

Né en 1986, Antoine Paris dévoile son tout premier album, lui qui est connu dans le monde de street-art en tant que peintre et performer. Ses œuvres voyagent beaucoup de Berlin à Boston, en passant par Londres ou Stuttgart. Avec Peau d’encre, il imagine un conte pour adulte accrocheur et sympathique. Exclusion, être à la marge et différence physique sont au cœur de ce beau livre illustré. L’auteur glisse du fantastique dans Peau d’encre : la magie est au rendez-vous. Il y ajoute une belle romance qui remettra son personnage principal dans la voie du bonheur. Ses planches sont agrémenté d’un trait léger et d’encres bien senties.

  • Peau d’encre
  • Auteur : Antoine Paris
  • Editeur : Eidola
  • Parution : 26 janvier 2018
  • Prix : 10€
  • ISBN : 979-10-900-93-21-8

Résumé de l’éditeur : Un bébé, trouvé par un père noël dans une poubelle, est né tatoué de la tête aux pieds. Etre né tatoué c’est être soumis à la raillerie de la société. Et le garçon qui devient homme, rencontre des enchanteurs et génies contemporains, une vie de labeur, le mysticisme, l’art, et enfin la liberté et l’amour.

A chaque page, ce parcours de vie, drôle, émouvant et humain, touche par le trait où on reconnaît l’artiste. Un équilibre constant entre le plein et le vide, le trait noir et la couleur, la dureté et la douceur, l’humour et la gravité, l’enfance et l’âge adulte, la liberté et les responsabilités. Antoine Paris nous offre un moment d’équilibre dont on sort plus léger, le sourire aux lèvres.

Un livre pour faire plaisir et se faire plaisir.

Les histoires de cul de l’Oncle Zague

Après Itinéraire d’un soumis, Axterdam est de retour avec Les histoires de cul de l’Oncle Zague, un recueil de récits pour adultes édité par Dynamite.

L’oncle Zague est un vrai obsédé sexuel, il aime cela et il le revendique ! Ainsi il raconte 7 histoires qui lui sont arrivées dans les années 80. Comme il le souligne à la fin de l’album : « Promis, juré ! Tout ce que je vous ai raconté dans ce livre est exact et m’est véritablement arrivé. » ça promet ! Photographe de mode mais aussi dessinateur, il ne cache rien et dit tout !

Il multiplie les conquêtes féminines et le sexe avec elles. Le sexe est débridé dans les années 80, tout est possible. Il se retrouve alors avec des masseuses dont une est transgenre, on se prête les corps dans des moments à deux, trois, quatre et plus…

Les récits courts de Axterdam apporte du rythme et de l’énergie à ce recueil qui va à l’essentiel : montrer des scènes soft à très hard pour émoustiller le lectorat masculin. Et en ce sens, c’est réussi ! Les planches tout en numérique sont efficaces sans laisser non plus un grand souvenir après la fermeture de l’album. Simple et redoutable mais sans plus.

  • Les histoires de cul de l’Oncle Zague
  • Auteur : Axterdam
  • Editeur : Dynamite
  • Parution : 18 janvier 2018
  • Prix : 16€
  • ISBN : 9782362341618

Résumé de l’éditeur : À la manière d’un Père Castor pour adultes, l’oncle Zague, charmeur et obsédé sexuel invétéré, nous raconte sa jeunesse délurée au coeur des années 1980. C’est que notre héros en a vécu, des aventures rocambolesques ! Sans filtre ni tabou, au fil d’anecdotes croustillantes et hautement érotiques, Zague confesse sa mauvaise vie : comment il a enterré la vie de jeune fille d’une future mariée dans une orgie mémorable ; comment il a infiltré une émission de télévision dans le seul but de séduire une célébrité du petit écran ; comment il est devenu un habitué des salons de massage les plus spéciaux de la capitale… On en passe et des meilleures !

Voyage au bout de l’été

Plongez dans le monde du shojo avec Voyage au bout de l’été, un excellent manga signé Keiko Nishi aux éditions Akata.

Petit fonctionnaire propre sur lui, timide et extrêmement sérieux, Makoto dessine en cachette des shojos. Alors qu’il veut envoyer son premier manuscrit à un éditeur, il ne le fait pas, comme d’habitude, par peur. En attendant de rentrer chez lui, il passe à la cafétéria. Il se rend à la table de Kureha, jeune lycéenne qui fume. Il lui fait la morale et elle réplique en lui crachant de l’eau à la figure ! Sans gène, elle lui prend son enveloppe contenant ses planches et commence à les lire. Elle est sous le charme et en pleurs. Comment un homme célibataire peut-il imaginer un shojo aussi juste ?

Elle le sent : son histoire est un petit bijou. Elle le force alors à prendre le ferry pour Tokyo, direction les maisons d’édition. Afin que cela fonctionne mieux, elle dira que c’est elle qui a réalisé l’histoire pour plus de réussite dans l’entreprise de publication…

Voilà un titre sympathique et drôle ! Keiko Nishi imagine un josei – manga pour les femmes de 15 à 30 ans – de grande qualité. L’univers du manga est assez bien restitué et fidèle à ce que l’on peut connaître. L’intrigue fonctionne à merveille grâce aux deux personnages opposés, ce qui apporte énormément d’humour. D’un côté, Makoto jeune homme ultra sérieux, effacé et célibataire (aurait-il du mal avec les femmes ?) et de l’autre, Kureha, jeune adolescente sans filtre, exubérante et ambitieuse. En faisant croire aux éditeurs que c’est elle l’autrice du shojo, Nishi peut placer des scènes de quiproquos et de mensonges très amusantes.

Malgré des décors a minima, Keiko Nishi réalise des planches efficaces et réussies. Il concentre ses vignettes avant tout sur les personnages et leurs interactions.

Voyage au bout de l’été : une comédie romantique sympathique et drôle.

  • Voyage au bout de l’été
  • Auteur : Keiko Nishi
  • Editeur : Akata
  • Parution : 11 janvier 2018
  • Prix : 6.99€
  • ISBN : 9782369742593

Résumé de l’éditeur : Makoto est une fonctionnaire qui dessine des mangas pour filles en secret. Lorsque Kureha découvre son travail, elle décide de l’emmener à Tokyo afin de trouver un éditeur.

The Dream : Jude

Notre avis : Le regard noir et érotique sur une Amérique tout en fantasme sur fond de mécènes riches, puissants mais énigmatiques font de The Dream un triptyque à suivre !

Jude est un travailleur du sexe. Il se produit chaque soir dans une boite huppée de Broadway, et fait rêver de nombreuses femmes grâce à son corps. Une nuit comme une autre, une femme l’approche dans sa loge. Il pense forcément qu’elle est là pour le séduire. Oui, mais pas comme il le pense. Elle lui propose un contrat pour un film et ainsi lui offrir une toute nouvelle vie. Mais pour être embauché, il va devoir subir toute une batterie de tests orchestrés par l’Invisible Art Production, une société de production plutôt secrète et spéciale…

Pour ne rien arranger, Jude à attiré l’attention de la fille d’un mafieux qui adore son nouveau jouet et qui ne veut le laisser partir sous aucun prétexte… Lorsque la femme chargée de le recruter est prête à toutes les extrémités pour l’embaucher, le mystère sur la véritable nature de l’I.A.P nous tient en haleine…

Jean Dufaux scénarise cette histoire sulfureuse et démentielle. Il est l’auteur de La Complainte Des Landes Perdues ou encore Meutes. Pour les graphismes, c’est Guillem March, dont le travail touche aussi bien à l’univers érotique tel que The Dream ou encore des histoires pour enfants. Il a publié Souvenirs Recueil de trois courts et a notamment dessiné 2 tomes de Catwoman ! The Dream est à retrouver aux éditions Dupuis.

  • The Dream : Jude
  • Scénariste : Jean Dufaux
  • Dessinateur : Guillem March
  • Editeur : Dupuis
  • Parution : 12 janvier 2018
  • Prix : 14,50 €
  • ISBN : 9782800169767

Résumé de l’éditeur :
Travailleur du sexe dans une boîte huppée de Broadway, Jude se produit chaque soir lors de spectacles érotiques sous les yeux avides d’une population nantie. Une nuit, il se voit offrir par Megan, belle femme énigmatique, une proposition qui ne se refuse pas : un contrat pour un film, censé l’arracher à sa vie présente pour un fantasme qu’il n’aurait jamais espéré atteindre. Pour être embauché, il doit être accepté par l’Invisible Art Production, dont les membres se font plus secrets et dangereux les uns que les autres…

Parce que dans cette Amérique fantasmée où la violence et l’argent font la loi, les chances de tout plaquer pour refaire sa vie ailleurs sont minces…

DanMachi 3 : Nouvelles rencontres

Notre avis : La série héroïc fantasy DanMachi continue son ascension dans notre cœur grâce à un tome 3 riche de nombreux événements.

On vous a déjà parlé du manga DanMachi dans deux précédents articles sur le tome 1 et le tome 2. Le jeune aventurier Bell Cranel vient tout juste d’obtenir son arme forgée par Héphaïstos. C’est grâce à sa déesse, Hestia, qui voulait absolument offrir à Bell un cadeau unique. Une épée de la forge d’Héphaïstos est un cadeau sublime, mais extrêmement cher. Déjà que la Familia d’Hestia, qui ne comprend que Bell, n’est pas très riche, Hestia doit prendre un second emploi pour réussir à rembourser un jour Héphaïstos. Pour cela, Hestia va travailler au magasin d’armes de la forge. Tout cela sans le dire à Bell, par peur de le décevoir.

Eina, la fille qui est en charge de surveiller les activités dans le donjon de Bell, souhaite l’emmener s’équiper correctement chez Héphaïstos. En entrant dans le magasin, Bell est très surpris de voir sa déesse avec un second emploi, alors que grâce à son cadeau il va pouvoir subvenir plus facilement à leurs besoins. Ne voulant s’expliquer, Hestia part, laissant Bell voguer à travers les rayons du magasin et trouver… une armure, qui lui sera bien utile.

Le début de ce troisième tome va inévitablement conduire à de nouvelles péripéties. Tout d’abord Bell va rencontrer une jeune demoiselle qui souhaite devenir sa porteuse, puis Bell va recevoir de la protection de la part d’une autre de ses admiratrices. Un complot va également se créer pour arracher Bell à sa Familia. Bref que d’aventures pour notre jeune héros dont le destin va dépasser tout entendement.

DanMachi est une série écrite par Fujino Omori et dessinée par Kunieda. Elle vient d’être adaptée en série animée, de quoi assurer quelques beaux jours à la sympathique saga publiée par Ototo.

  • DanMachi tome 3, La légende des Familias
  • Scénariste : Fujino Omori
  • Dessinateur : Kunieda
  • Editeur : Ototo
  • Parution : 19 janvier 2018
  • Prix : 6,99€
  • ISBN : 9782377170814

Résumé de l’éditeur :
Nombreux sont les dieux venus s’installer dans la Cité-Labyrinthe d’Orario, bénissant les mortels qui s’aventurent dans son dédale souterrain en quête de pouvoir, de fortune… ou de filles ?!C’est en tout cas le souhait de Bell Cranel, un aventurier novice sous la bénédiction de l’impopulaire déesse Hestia. Sauvé de justesse par la belle Aiz Wallenstein, une épéiste hors pair, Bell s’engage à suivre ses traces et à devenir un aventurier digne de se mesurer à elle. Bien décidé à relever ce nouveau défi, Bell plonge dans le mystérieux Donjon avec une énergie nouvelle qui ne manquera pas d’attirer l’attention de certains dieux.

Black Magick: flic ou sorcière il faut choisir

Notre avis : Les univers sombres du polar et de la magie noire réunis forment une alliance exquise, haletante et délicieusement mystérieuse dans Black Magick.

Rowan Black est une flic. Elle travaille à la criminelle de Portsmouth. Seulement elle n’est pas que flic, c’est aussi une sorcière. Et comme toute double vie qui se respecte, un jour son secret n’en est plus un. Lors d’une prise d’otages, le suspect connait sa véritable nature. Craignant qu’elle ne soit révélée au grand jour, Rowan va devoir tout faire pour se protéger, quitte à aller bien plus loin que ce qu’elle n’aurait voulu…

Entre rituels secrets, meurtres et mystérieux ennemis à ses trousses, la vie de Rowan Black va devenir très compliquée. Et ce tome 1, Réveil, n’est que le début d’une longue série de nouveaux dangers pour la jeune Rowan.

Black Magick est un album haut en noir et blanc, scénarisé par le grand et génial Greg Rucka. Lauréat de plusieurs Eisner Awards, Greg Rucka nous a habitué à des comics de qualité et à nous émerveiller avec ses créations. Il est notamment l’auteur de Gotham Central chez DC ou encore de Lazarus chez Image Comics (publié en France chez Glénat Comics). Il est accompagné par la dessinatrice superstar Nicola Scott. Ex-costumière pour le théâtre, Nicola commence sa carrière dans le comics en 2002. Elle devient rapidement connue du grand public, notamment pour son travail chez DC sur Green Lantern ou encore Batman.

Entrez dans le monde fantastique des rituels magiques et du quotidien de la crim’ de Portsmouth avec Black Magick aux éditions Glénat Comics !

  • Black Magick : Réveil
  • Scénariste : Greg Rucka
  • Dessinatrice : Nicola Scott
  • Éditeur : Glénat Comics
  • Parution : 10 janvier 2018
  • Prix : 17,50 €
  • ISBN : 9782344020166

Résumé de l’éditeur :
Rowan Black travaille à la criminelle de Portsmouth. En bonne flic, elle a pas mal de choses à cacher. Dont une en particulier : c’est aussi une sorcière. La nuit, elle participe à des rituels secrets – quand ils ne sont pas interrompus par le boulot. Le jour où elle est appelée en urgence pour régler une prise d’otage, Rowan découvre que le criminel connait sa véritable identité. Et qu’il n’est sans doute pas le seul. Alors que la lumière se fait sur son passé, l’avenir de Rowan devient soudain beaucoup plus obscur…

Urland : donner de la voix à son fils

Notre avis : Urland est un album poignant, brillamment dessiné et plein de poésie. L’amour d’un père pour son fils peut être sans frontières.

Richard Bräker est un compositeur et chef de chœur brillant. Il donne des concerts qui sont de vrais régals pour les oreilles. Un jour, sa femme accouche et donne naissance à un garçon… Malheureusement sourd et muet. Dévasté de savoir que son fils ne pourra jamais entendre ni le succéder dans sa passion, c’est une longue descente aux enfers pour Richard. Il se rend régulièrement dans un troquet pour noyer son chagrin dans l’alcool. Un jour comme les autres, alors qu’il était en pleine dégustation de plusieurs litres de vin, il aperçoit un vieillard aux longs cheveux terrifiant. Cet homme lui parle de son fils, lui dit des choses incompréhensibles pour Richard. Rapidement, cet homme lui propose un pacte. Contre une vie, il peut guérir son fils. Richard sacrifie immédiatement la sienne, mais le problème avec les pactes, c’est qu’il ne sont pas toujours très clair.

L’amour de Richard pour son fils et l’espoir que celui-ci recouvre l’usage de sa voix et de son ouïe va le traîner dans une histoire dont il n’est pas prêt de se relever… Daniel Koller signe cette bande dessinée à la fois magique, terrifiante et sociale. Dessinateur et scénariste, Daniel Koller est un véritable passionné de bandes dessinées depuis l’enfance et à également publié Le Cercle des Rois ou encore Les tribulations de Luc Lafontaine. Urland est publié aux éditions Perspective Arts 9.

  • Urland
  • Auteur : Daniel Koller
  • Editeur : Perspective Arts 9
  • Parution : 19 janvier 2018
  • Prix : 15 €
  • ISBN : 9782372450355

Résumé de l’éditeur :
Richard Bräker, chef de chœur et compositeur, nourrit pour son fils à venir, de secrètes ambitions au point de pactiser avec une ancestrale Entité lorsqu’il s’aperçoit que son fils nait sourd-muet. Il ignore, en réalité, le prix terrible qu’il lui faudra payer.

Re Zero: tome 3 du deuxieme arc !

Notre avis : Re Zero est une série passionnante que nous suivons avec enthousiasme, et ce tome nous conforte dans cette idée !

On vous a déjà parler de Re Zero dans trois autres chroniques ici, ou encore par là. Cette série suit un jeune héros appelé Subaru Natsuki. Cet adolescent est arrivé dans un autre monde par invocation. La personne qu’il doit aider s’appelle Emilia. C’est une belle jeune fille demie-elfe aux cheveux argentés dont Subaru tombe tout de suite sous le charme. Un humain invoqué dans un autre monde reçoit aussitôt des pouvoirs. Pour Subaru, c’est la mort réversible. Une fois qu’il meurt, il revient à son point de départ d’invocation.

Dans les précédents tomes du deuxième arc, Subaru atterrit dans un manoir plutôt étrange. Toujours en compagnie de sa belle, il doit résoudre… son propre meurtre qui arrive le matin du quatrième jour. De nombreux échecs plus tard, Subaru tient enfin une piste. Aidé d’une des résidentes, Béatrice, qui possède des pouvoirs, il parvient à survivre au matin du quatrième jour ! Seulement voilà, tout ne se passe pas comme prévu, et puisque ce n’est pas Subaru qui est mort, le destin a voulu frapper une autre personne de la maison… Subaru n’écoutant que son courage (ou sa folie) va alors prendre une terrible décision, afin de remédier à cette situation insoutenable pour lui. Le jeune lycéen écervelé du début prend du galon, et va repousser ses limites toujours plus loin !

Le manga écrit par Tappei Nagatsuki et dessiné par Makoto Fugestu est publié aux éditions Ototo et n’attend que vous !

  • Re Zero: Une semaine au manoir tome 3
  • Scénariste : Tappei Nagatsuki
  • Dessinateur : Makoto Fugetsu
  • Editeur : Ototo
  • Parution : 19 janvier 2018
  • Prix : 6.99€
  • ISBN : 9782377170821

Résumé de l’éditeur :
Après une troisième mort réversible, Subaru pense enfin avoir trouvé un moyen de surmonter l’épreuve. Cependant, bien que parvenu indemne au « matin de la promesse » grâce à l’aide Béatrice, un drame incompréhensible l’attend. Afin de sauver les habitants du manoir Roswaal, Subaru Natsuki prend la décision la plus idiote et la plus noble… En annexe, une histoire courte écrite spécialement par Tappei Nagatsuki : « Réunion entre filles au manoir Roswaal (Dans la garde-robe) » !

King of Eden, volume 1

Thriller fort et accrocheur, King of Eden met en scène un tueur en série qui brûle les corps de ses victimes. Cet excellent manga est signé Takashi Nagasaki et Ignito aux éditions Ki oon.

Andalousie. Deux agents de la Garde Civile font leur rond dans la ville. Ils sont alertés par le corps décharné d’un chien, puis la vision d’énormes traces de sang. Ils découvrent alors un amas de corps décapités et démembrés. L’un des cadavres saute sur l’un d’eux et le mord au cou. Ils sont alors surpris par une mystérieuse silhouette qui met  le feu aux défunts.

Les deux policiers rentrent dans leur brigade. Celui mordu se transforme en zombie et débute alors son travail de destruction de ses collègues…

Ce premier volume de King of Eden est particulièrement réussi. Haletant et prenant dès le début du récit de Takashi Nagasaki, qui enchaîne les scènes sanglantes pour le plus grand bonheur des amateurs du genre. Le scénariste de Master Keaton, Pluto ou Billy Bat (les trois séries dessinées par Naoki Urasawa) construit une histoire forte et digne des grands thrillers en bande dessinée. Epidémie, homme mystérieux et archéologue trouble, tout est réussi pour faire frissonner les lecteurs.

Pour accompagner Takashi Nagasaki au dessin Ignito réalise des planches en couleur saisissantes. Le tout couleur en manga étant très rare pour être souligné. L’auteur coréen réussit avec brio à restituer les scènes glaçantes du récit.

  • King of Eden, volume 1
  • Scénariste : Takashi Nagasaki
  • Dessinateur : Ignito
  • Editeur : Ki oon, collection seinen
  • Parution : 11 janvier 2018
  • Prix : 7.90€
  • ISBN : 9791032701324

Résumé de l’éditeur : Des villages entiers sont rayés de la carte par de gigantesques incendies aux quatre coins du globe. Thaïlande, Écosse, Espagne… le scénario est toujours le même : les cadavres calcinés des habitants portent des traces de morsures et ont subi de telles déformations qu’ils n’ont plus rien d’humain… Étrangement, un jeune archéologue coréen, Teze Yoo, semble lié à ces tragédies : sur chaque site, il achève le dernier survivant avant de brûler les corps. Mais pour les services de renseignements internationaux, il est surtout le suspect numéro un quant à la propagation d’un virus convoité par les groupes terroristes du monde entier ! Le Dr Itsuki, elle-même archéologue et ancienne camarade de classe de Teze, est recrutée par les services secrets coréens pour retrouver sa trace. De l’Angleterre à la Chine en passant par la Roumanie, la chasse à l’homme est lancée ! Un thriller palpitant qui vous fera remonter aux origines de l’humanité ! Après Master Keaton, Pluto ou encore Billy Bat, Takashi Nagasaki nous offre un nouveau scénario complexe et haletant, sublimé par le trait réaliste du prodige coréen Sangcheol Lee. Dans King of Eden, le premier meurtre de l’Histoire n’est plus un mythe, mais le premier indice sur la piste d’un virus mortel !