Comixtrip https://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Tue, 19 Nov 2019 14:42:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.2.3 Charly Malfède https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/charly-malfede-schmitt-carayon-marsili-jungle/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/charly-malfede-schmitt-carayon-marsili-jungle/#respond Tue, 19 Nov 2019 14:42:03 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=66708 Rejeté au collège par de nombreux camarades, Charly est en plus hanté par une ombre mystérieuse. Serait-il devenu fou ? Michel-Yves Schmitt, Christian Carayon et Alessandra Marsili dévoilent sa vie dans Charly Malfède. Un excellent début de saga fantastique jeunesse ! Un cauchemar récurrent Quasiment toutes les nuits, Charly Malfède fait le même cauchemar : […]

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Rejeté au collège par de nombreux camarades, Charly est en plus hanté par une ombre mystérieuse. Serait-il devenu fou ? Michel-Yves Schmitt, Christian Carayon et Alessandra Marsili dévoilent sa vie dans Charly Malfède. Un excellent début de saga fantastique jeunesse !

Un cauchemar récurrent

Quasiment toutes les nuits, Charly Malfède fait le même cauchemar : une ombre le poursuit sur une pont suspendu et il tombe dans le vide.

Le jeune adolescent aux oreilles décollées vit dans une maison avec ses parents en instance de divorce et Gaspard, son petit frère très perturbé par cela et qui mouille son pyjama toutes les nuits.

La vie de Charly n’est pas des plus roses. A la maison, c’est tendu et au collège aussi. « Toujours Mal-fait, le Charly » entend-il à longueur de journée. Il est la risée et le souffre-douleur de certains élèves. Heureusement, il reste Zaza dit P’tite tête, son meilleur ami.

Et si ses visions se réalisaient ?

Autour de Charly, il y a aussi Léa, son ex petite amie qui aime maintenant un lycée mais également Sienna, la fille à part de sa classe. Zaza, Sienne et Charly se retrouvent bien dans ce rejet par les autres.

Alors que jusqu’ici l’ombre hantait ses cauchemars, Malfède peut la voir aussi dans la journée ! Il découvre que ces visions cauchemardesques se réalisent. Et s’il était le chat noir, qu’il portait malheur ?

Charly Malfède : frissons garantis

Après La brigade des cauchemars, Les détectives du surnaturel et Texto maudit, la collection Frissons des éditions Jungle s’agrandit avec Charly Malfède. Quel excellent titre jeunesse !

Michel-Yves Schmitt (Jeanne détective de la jungle) s’est associé à Christian Carayon pour imaginer un univers empli de mystères, de suspense et d’action.

Ce beau titre fantastique a d’énormes qualités narratives (les scènes avec l’ombre sont très réussies). Le duo de scénaristes ménagent bien la tension qui grandit au fil des pages. Il utilise les codes du thriller avec habileté. On sent toute la malice et le bonheur qu’il ont eu à produire ce premier opus. Le lecteur est accroché du début à la fin de l’album.

Rejet de l’autre, séparation et maladie

Pour donner du corps à Charly Malfède, Michel-Yves Schmitt et Christian Carayon ont lorgné vers des thématiques contemporaines et très universelles qu’ils ont amené habilement dans leur récit.

En plus de la construction à l’adolescence (amitié, amour, identité), ils y ont ajouté les difficultés familiales (la séparation, un petit frère touché psychologiquement). Pour corser le tout, Charly est un être plutôt réservé et rejeté par les autres. Il ne trouve que son équilibre de vie avec des personnes qui lui ressemblent (Zaza, Sienna et Léa).

La vie étant déjà très délicate pour lui, elle croise le chemin de la maladie. Pour ne pas gâcher votre plaisir de lecteur, nous n’en dévoilerons pas plus sur ce sujet.

Dans ce premier tome de Charly Malfède, l’histoire est aussi passionnante et prenante par son côté fantastique. L’ombre semble si réelle et ses visions cauchemardesques et tragiques semblent se réaliser.

Un dessin au diapason

Si le récit est excellent, Charly Malfède bénéficie aussi du très bon dessin d’Alessandra Marsili. L’autrice de Scouick ma vie de souris (Sarbacane) réalise de belles planches dans un style semi-réaliste proche du dessin animé. Les visages de ses personnages sont très expressifs et ses couleurs bien senties.

Charly Malfède : un début de saga prometteur, passionnant et accrocheur ! Un thriller jeunesse pour les adolescents empli de suspense et de mystères. On recommande !

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Sillage, Mise à jour https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/sillage-mise-a-jour-morvan-buchet-delcourt/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/sillage-mise-a-jour-morvan-buchet-delcourt/#respond Tue, 19 Nov 2019 13:45:26 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=66551 Depuis 1998, la série Sillage réjouit de nombreux fans. A la tête de 20 albums, Jean-David Morvan et Philippe Buchet rivalisent d’imagination pour faire vivre des aventures trépidantes et accrocheuses à Nävis, la seule humaine du convoi de Sillage. Avec Mise à jour, ils confirment la très belle facture de cette sage de science-fiction unique […]

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Depuis 1998, la série Sillage réjouit de nombreux fans. A la tête de 20 albums, Jean-David Morvan et Philippe Buchet rivalisent d’imagination pour faire vivre des aventures trépidantes et accrocheuses à Nävis, la seule humaine du convoi de Sillage. Avec Mise à jour, ils confirment la très belle facture de cette sage de science-fiction unique en son genre. Enthousiasmant !

Aux origines de Sillage

En 1998, Jean-David Morvan et Philippe Buchet s’associent pour inventer Sillage, l’une des séries de science-fiction grand public les plus prenantes de ces dernières années.

Publiée par Delcourt dans sa collection Neopolis, elle met en scène Nävis, la seule humaine – jusque là connue – dans les convois de vaisseaux spatiaux de Sillage. A bord des peuplades hétéroclites sont en recherche de planètes à coloniser.

Dans le premier opus de la saga, Nävis doit quitter sa belle planète pour rejoindre le convoi. Jusqu’alors, elle fut élevée par Houyo, une tigresse, et Snivel, un androïde très intelligent. Elle avait fait la connaissance de Heiliig, un madjestoet, voulant coloniser son havre paradisiaque.

En tant que seule humaine, elle est alors scrutée de près, notamment parce que son cerveau résiste à toutes les télépathies très utilisées par les gouvernants de Sillage.

Par la suite, elle devient agent du Conseil de Sillage. Sa route croise de nombreux personnages avec lesquels elle se lie d’amitié : Makel Loos, Bobo ex-migrateur, Rib’Wund ou Juaiz Rammasz.

Aventures trépidantes

Au fil des 20 albums, Sillage s’impose comme une série SF de qualité. Jean-David Morvan imagine des histoires prenantes, trépidantes où l’aventure rime avec thématiques contemporaines. Ainsi Nävis explore de nombreux planètes où le scénariste s’amuse des thèmes souvent importants dans nos sociétés occidentales.

Progrès technologiques, anarchisme, chasse aux sorcières, autoritarisme, dictature,  conditions sociales au travail, épidémies, intelligence artificielle, rejet, exclusion, différence ou acceptation de l’autre, autant de thématiques abordées avec finesse, jamais frontalement. C’est aussi ce qui plait dans Sillage : cette grande richesse de sujets ainsi qu’un humour très prononcé, notamment par les personnages secondaires et des jeux de mots jusque dans leurs noms. Ajouter à cela des relations familiales, amicales ou amoureuses et l’on obtient une série très animée.

Nävis : une héroïne moderne

Pour accompagner Jean-David Morvan, Philippe Buchet met tout son talent au services de ces différents récits. Comme les planètes visités très variées, il n’hésite pas à habiller Nävis selon ses missions. Souvent influencé par la culture japonaise – Morvan a habité au pays du Soleil levant – il la rend très belle malgré ses aventures chaotiques. Ses uniformes sont sexy mais toujours pratiques.

Nävis sort du lot, n’en fait souvent qu’à sa tête pour retrouver d’autres humains et fonce sans réfléchir. C’est une vraie héroïne badass !

Sillage fut récompensé de sa qualité par deux Fauve à Angoulême : jeunesse 9/12 ans en 2006 et Essentiel en 2008.

Sillage : un vingtième opus au coeur du passé de Nävis

Comme avec les 19 autres tomes, Mise à jour est de nouveau une réussite ! Si Nävis est peu présente – on ne la voit que sur 5 des 48 planches – l’intrigue tourne autour de son passé.

Redoutable d’efficacité, cette histoire suit les pas de deux agents dont le dossier Juniville 08 va dévoiler les racines de la jeune héroïne…

Sillage : Si vous ne connaissez pas ce titre, précipitez-vous chez votre libraire ou dans votre bibliothèque pour la découvrir. C’est intelligent, ça pulse, c’est drôle et c’est de qualité !

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Grand Prix de la Critique ACBD 2019 : La liste des 15 https://www.comixtrip.fr/dossiers/grand-prix-de-la-critique-acbd-2019-la-liste-des-15-2/ https://www.comixtrip.fr/dossiers/grand-prix-de-la-critique-acbd-2019-la-liste-des-15-2/#respond Mon, 18 Nov 2019 14:53:04 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=66546 Grand Prix de la Critique ACBD 2019 : La liste des 15. Après un premier tour de vote, les membres de l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) ont établi une liste de 15 titres qui vont concourir pour le Grand Prix de la Critique ACBD 2019. La liste est présentée par ordre […]

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Grand Prix de la Critique ACBD 2019 : La liste des 15. Après un premier tour de vote, les membres de l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) ont établi une liste de 15 titres qui vont concourir pour le Grand Prix de la Critique ACBD 2019.

La liste est présentée par ordre alphabétique (pour découvrir les albums et leur chronique, il vous suffira de suivre les liens) :

 

Les journalistes et critiques membres actifs de l’ACBD vont maintenant se réunir pour débattre, le samedi 23 novembre 2018, à Blois, dans le cadre du Festival BD Boum.

Ils annonceront, le soir même, la sélection des 5 titres issus de cette liste, albums parmi lesquels tous les membres actifs de l’ACBD choisiront par correspondance, dans les jours suivants, le Grand Prix de la Critique ACBD 2019.

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Prix Jeunesse ACBD 2019 : les cinq titres en compétition https://www.comixtrip.fr/dossiers/prix-jeunesse-acbd-2019-les-cinq-titres-en-competition/ https://www.comixtrip.fr/dossiers/prix-jeunesse-acbd-2019-les-cinq-titres-en-competition/#respond Mon, 18 Nov 2019 12:11:18 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=66288 Prix Jeunesse ACBD 2019 : les cinq titres en compétition. Le comité de Sélection pour le Prix Jeunesse ACBD 2019 a établi une liste de 5 titres en lice pour être lauréat. Le prix sera remis le samedi 30 novembre à 16h dans le cadre du Salon du livre et de la presse jeunesse de […]

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Prix Jeunesse ACBD 2019 : les cinq titres en compétition. Le comité de Sélection pour le Prix Jeunesse ACBD 2019 a établi une liste de 5 titres en lice pour être lauréat. Le prix sera remis le samedi 30 novembre à 16h dans le cadre du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Qui succédera au tome 1 de la série Les croques de Léa Mazé ?

Prix Jeunesse ACBD 2019 : les cinq titres finalistes

 

Les coordinateurs du Prix Jeunesse : Laurent Mélikian et Anne Douhaire

Les membres actifs de l’ACBD vont donc avoir quelques jours pour voter afin de «soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie».

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Dora #4 https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/dora-4/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/dora-4/#respond Sun, 17 Nov 2019 17:40:31 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=66349 Avec « Dora » Minaverry nous entraîne dans la vie de Dora une chasseuse de Nazis entre 1960 et 1964. Cette série éditée chez l’Agrume traite de la recherche des Nazis qui ont échappé à la justice mais également de l’histoire de Dora cette jeune femme juive et homosexuelle. Dora de 1960 à 1963 Le premier tome […]

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Avec « Dora » Minaverry nous entraîne dans la vie de Dora une chasseuse de Nazis entre 1960 et 1964. Cette série éditée chez l’Agrume traite de la recherche des Nazis qui ont échappé à la justice mais également de l’histoire de Dora cette jeune femme juive et homosexuelle.

Dora de 1960 à 1963

  • Le premier tome de cette série commence en 1960.

Dora Bardavid est une jeune femme juive de 16 ans qui travaille en Allemagne dans un service d’archives du Berlin Document Center. Elle travaille avec Lotte, son amie, dans un service qui répertorie, enregistre et classe toutes les archives liées aux exactions allemandes pendant la seconde guerre mondiale.

De retour en France à Bobigny, Dora se lie à un groupe de jeunes communistes et rencontre un espion israélien qui lui propose de partir en Argentine sur les traces de Mengele.

A travers ses aventures Dora plonge dans l’âge adulte et reconstitue sa propre histoire.

  • Le second tome

1962, l’Algérie s’apprête à devenir indépendante. En France les tensions sont très importantes. Au sein du groupe communiste à Bobigny, Dora et ses amis grandissent dans cette société en pleine évolution. C’est également l’heure des premières expériences amoureuses et sexuelles.

Parallèlement, Dora rentre en contact avec une avocate spécialisée dans la traque des Nazis.

  • Le troisième tome

Dans ce troisième tome, Dora continue la chasse aux Nazis. En Allemagne, de nombreux procès n’aboutissent pas à la condamnation de ces Nazis qui se disent eux aussi victimes.  Au cours de ses recherches, elle prend connaissance des « Maisons Lebensborn » qui accueillaient de jeunes enfants polonais pour les faire adopter par des familles allemandes. Son amie Lotte fait partie de ces enfants. Ensemble elles partent à la recherche de ses véritables parents.

1964, Amsel, Vogel, Hahn

Dans ce quatrième tome, Dora veut retrouver la trace de Ludwig Amsel, Reinhard Vogel et Kurt Hahn pour les faire inculper.

« On doit les capturer à tout prix ! »

En Finlande, elle rencontre Léo Feinik un juif envoyé de force pour travailler aux côtés des Nazis.

En Belgique, son interrogatoire d’Arnold Möser, interné dans un camp en raison de son homosexualité, la touche personnellement.

En Écosse, elle fait connaissance avec Percy Adler qui surveille Kurt Hahn.

Alors qu’elle file Kurt Hahn, Dora se rend compte qu’il va être assassiné. Un cas de conscience s’ouvre à elle. Doit-elle s’interposer pour que ce Nazi soit capturé? Ou doit-elle laisser le tueur prendre sa vie ?

Dora, des histoires personnelles qui se mêlent à la grande Histoire

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette série est passionnante. Elle mêle l’histoire personnelle de Dora cette chasseuse de Nazis à celle de l’Histoire d’après-guerre dans un contexte géopolitique très complexe.

L’impressionnant travail de recherches et de documentation apporte une grande profondeur au récit.

L’auteur aborde l’Histoire, le racisme, la politique, l’amour, la sexualité et l’homosexualité avec une très grande justesse. Chaque thème trouvant écho dans les autres.

Pour la partie graphisme, tout est en noir et blanc mais, là encore, il alterne les styles en fonction du sujet qu’il souhaite porter au lecteur.  Il passe des noirs profonds et des regards inquiétants à des traits fins et pleins de douceurs. On retrouve dans certaines bulles un graphisme proche de celui de Jacques Tardi.

Le graphisme colle parfaitement à l’histoire. c’est beau, c’est fluide et c’est intelligent.

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BD Boum 2019 : les nommés pour les Prix https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-bd-boum-2019-le-programme/bd-boum-2019-les-nommes-pour-les-prix/ https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-bd-boum-2019-le-programme/bd-boum-2019-les-nommes-pour-les-prix/#respond Sun, 17 Nov 2019 08:34:58 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=66431 BD Boum 2019 : les nommés pour les Prix. Dans le cadre de la 36e édition du festival bd BOUM, qui aura lieu les 22, 23 et 24 novembre prochain à Blois, différentes récompenses seront décernées lors de la cérémonie des prix, le samedi 23 novembre à 19h, dont le Grand Boum – Ville de […]

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BD Boum 2019 : les nommés pour les Prix. Dans le cadre de la 36e édition du festival bd BOUM, qui aura lieu les 22, 23 et 24 novembre prochain à Blois, différentes récompenses seront décernées lors de la cérémonie des prix, le samedi 23 novembre à 19h, dont le Grand Boum – Ville de Blois 2019 qui distingue un auteur pour l’ensemble de son œuvre.

Suivez les liens pour découvrir les albums chroniqués par Comixtrip.

PRIX REGION CENTRE-VAL DE LOIRE

Ce prix récompense une bande dessinée, pour sa portée citoyenne.

Texaco, et pourtant nous vaincrons, Sophie Tardy-Joubert,  Pablo Fajardo, Damien Roudeau, Les Arènes BD, lire notre chronique de l’album
– Full Stop, le génocide des Tutsi du Rwanda, Frédéric Debomy, Emmanuel Prost, Cambourakis
– Il fallait que je vous le dise, Aude Mermilliod, Casterman, lire notre chronique de l’album
Cigarettes, le dossier sans filtre, Pierre Boisserie, Stéphane Brangier, Dargaud
Comment les Paradis fiscaux ont ruiné mon petit-déjeuner, François Samson-Dunlop, Écosociété
– À bord de l’Aquarius, Marco Rizzo, Lelio Bonaccorso, Futuropolis
– Le travail m’a tué, Grégory Mardon, Hubert Prolongeau, Arnaud Delalande, Futuropolis
– Une maternité rouge, Christian Lax, Futuropolis/ Louvre Editions
– Sarkozy Kadhafi. Des billets et des bombes, Fabrice Arfi, Benoît Collombat, Thierry Chavant, Michel Despratix, Elodie Guéguen, Geoffroy le Guilcher, La Revue Dessinée/ Delcourt, lire notre chronique de l’album
– Algues vertes, l’histoire interdite, Inés Léraud, Pierre Van Hove, La Revue Dessinée/ Delcourt, lire notre chronique de l’album
 C’est quoi un terroriste ? Le procès Merah et nous, Doan Bui, Leslie Plée – Seuil/ Delcourt
– Au bord du monde, journal d’un médecin militaire en Afghanistan, Patrick Clervoy, Samuel Figuière, Steinkis
– Jolis sauvages, une année sans école, Lise Desportes, Steinkis

PRIX LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT 41 POUR LE JEUNE PUBLIC

Ce prix vise à promouvoir une bande dessinée de qualité destinée aux 6-10 ans publiée dans l’année. Le
jury est composé d’élèves des écoles proches de Blois.

– Timo l’aventurier, Yohan Sacré, Jonathan Garnier, Le Lombard, lire notre chronique du tome 1
Le secret de Zara, Fred Bernard, Benjamin Flao, Delcourt, lire notre chronique de l’album
Je marche avec Vanessa, Kerascoët, La Pastèque

PRIX JACQUES LOB

Ce prix récompense un auteur, scénariste ou dessinateur-scénariste, ayant déjà publié plusieurs albums.

Les nommé.es 2019 

– Julie Birmant
– Boulet
– Luc Brunswichg
– Laurent Galandon
– Thomas Gilbert
– Pierre-Henry Gomont
Régis Loisel
– Anne-Caroline Pandolfo
– Cyril Pedrosa
– Zidrou

PRIX CONSEIL DEPARTEMENTAL

Ce prix récompense une bande dessinée de qualité, pour les 11-14 ans. Le jury est composé de quarante élèves du collège Sainte-Marie à Blois.

– Six coups, Le crash de monsieur Crunch, Anne-Claire Thibault-Jouvray, Jérôme Jouvray, Dupuis
– Les détectives du surnaturel, T2 – Menace Volante Non Identifiée, N.M. Zimmermann, Alicia Jaraba Abellan, Jungle
– Les tableaux de l’Ombre, Jean Dytar, Delcourt/ Louvre Editions, lire notre chronique de l’album
– Yasmina et les mangeurs de patates, Wauter Mannaert, Dargaud, lire notre chronique de l’album
Philippine Lomar, T4 – Total respect ! Dominique Zay, Greg Blondin, Dawid, La Gouttière, lire notre chronique du tome 1
Le Cid en 4eB, Véropée, Philippe Marlu, Boîte à bulles
Obie Koul, T1 – Un Week-end sur deux, Makyo, Buffolo, Kennes éditions
Olwen, fille d’Arthur, T1, La damoiselle sauvage, Olivier Legrand, Annabel, Vents d’Ouest
Lily a des nénés, Geoff, Casterman
Lucien et les mystérieux phénomènes, T1, L’empreinte de H. Price, Delphine le Lay, Alexis Horellou, Casterman, lire notre chronique de l’album

PRIX LA NOUVELLE REPUBLIQUE

Ce prix récompense un auteur de la région de la zone de diffusion du quotidien.

Après l’enfer, Fabrice Meddour, (avec Damien Marie) Editions Bamboo, lire notre chronique de l’album
Les jours qui restent, Eric Derian, Magalie Foutrier, Delcourt
Traquemage T3. Entre l’espoir et le fromage, Relom,  (avec Wilfrid Lupano), Delcourt
Seconde partie de carrière, Jean-Philippe Peyraud, (avec Philippe Perié), Futuropolis

300 000 ans pour en arri­ver là, Grégory Jarry, Otto T, Editions FL­BLB
Conan le Cimmérien, La Citadelle écarlate, Luc Brunschwig, Etienne Le Roux, Glénat
Harden, Joaquim Diaz, Le Lombard
Blois en BD, collectif, Petit à Petit
L’herbier sauvage, second livre, David Prudhomme, (avec Fabien Velhman), Noctambule, Soleil

L’annonce des nominés du GRAND PRIX DE LA CRITIQUE ACBD

Les membres de l’ACBD, Association des journalistes et Critiques de Bande Dessinée, se réunissent à Blois pour choisir et annoncer les cinq albums sélectionnés pour le Grand Prix de la Critique.

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Festival BD Boum 2019 : le programme https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-bd-boum-2019-le-programme/ https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-bd-boum-2019-le-programme/#respond Thu, 14 Nov 2019 14:39:54 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=66421 Le Festival BD Boum 2019 se déroulera du 22 au 24 novembre dans plusieurs lieux de la cité blésoise. Ateliers pour enfants, dédicaces, remises de prix, expositions, débats ou vente au enchères sont au programme de ce 36e festival, l’un des plus importants de France. Expositions  et conférences : La Maison de la bd, 3 […]

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Le Festival BD Boum 2019 se déroulera du 22 au 24 novembre dans plusieurs lieux de la cité blésoise. Ateliers pour enfants, dédicaces, remises de prix, expositions, débats ou vente au enchères sont au programme de ce 36e festival, l’un des plus importants de France.

Expositions  et conférences :

La Maison de la bd, 3 rue des Jacobins

Vendredi de 9 h à 19 h, samedi de 10 h à 19 h, dimanche de 10 h à 18 h.

  •  Les expositions : Emmanuel Lepage Grand Boum Ville de Blois 2018
  • Besse remonte le niveau !
  • Léonard de Turk, Bob de Groot et Zidrou.
  • Ateliers jeunesse, cafés littéraires.
Halle aux Grains, Place de la République

Vendredi de 9 h à 19 h, samedi de 10 h à 19 h, dimanche de 10 h à 18 h.

  • Les expositions : Les enfants de la Résistance de Vincent Dugomier et Benoît Ers
  • Lucky Luke d’Achdé
  • 10 ans de la collection Noctamabule, exposition collective avec Bézian, ByMöko, Chloé Cruchaudet, David B., Christian de Metter, Edith, Benjamin Lacombe, Thierry Martin, Riff Reb’s, David Prudhomme et Pascal Rabaté,
  • Jérôme Moucherot, une quête intérieure tout en extérieur de François Boucq,
  • Je Suis L’actu par la Nouvelle République, L’auberge aux mille nuages de Nicho Niphroa Bourse Tremplin Caisse d’Épargne 2018.
  • Auteurs, exposants.
Bibliothèque Abbé Grégoire, Place Jean Jaurès

Vendredi de 10 h à 18 h 30, samedi de 10 h à 18 h, dimanche 10 h à 17 h.

  • Les expositions, La boîte à Musique de Carbone et Gijé, Prix ligue de l’enseignement 2018,
  • La déconfiture de Pascal Rabaté, Prix de la BD historique 2018,
  • Le western italien avec Tisseli, Casini, Battaglia, Toppi et Serpieri.

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Quand je serai mort https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/quand-je-serai-mort-godbout-chabin/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/quand-je-serai-mort-godbout-chabin/#respond Thu, 14 Nov 2019 14:19:19 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=66402 Les éditions de La Pastèque dévoilent « Quand je serai mort », une œuvre dessinée par Réal Godbout et scénarisée par Laurent Chabin. Que faire quand on sort de dix ans de prison, victime d’une machination particulièrement sordide ? C’est la question posée en quatrième de couverture. L’histoire se passe de nos jours au Québec […]

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Les éditions de La Pastèque dévoilent « Quand je serai mort », une œuvre dessinée par Réal Godbout et scénarisée par Laurent Chabin.

Que faire quand on sort de dix ans de prison, victime d’une machination particulièrement sordide ?

C’est la question posée en quatrième de couverture.

L’histoire se passe de nos jours au Québec et pour apporter un début de réponse à cette interrogation, on suit une certaine Anita Eroshka, travailleuse sociale, pigiste, écrivaine, journaliste à ses heures. La jeune femme va mener sa propre enquête pour démêler les fils de l’existence d’un certain Léon Obmanchik qui vient juste d’être libéré après avoir purgé dix ans de prison pour meurtre.

Sans le savoir, Anita va mettre le doigt dans une histoire scabreuse, pleine de sang et de violence tant physique que morale…

« Ceux qui parlent ne savent pas, ceux qui savent ne parlent pas. »

Cette célèbre phrase de Talleyrand figure en première page de l’album et sonne comme une sorte de résumé à ce récit bizarre, concocté par le Français Laurent Chabin qui vit à Montréal. Romancier de son état, il nous plonge dans une ambiance très noire, parfaitement rendue par les dessins de Réal Godbout, l’auteur de Avant l’apocalypse.

Né en 1951, ce dernier a enseigné la bande dessinée pendant vingt ans à l’Ecole multidisciplinaire de l’image de l’université du Québec en Outaouais.

Quand je serai mort : Un récit qui fleure bon le Québec !

Hormis cette atmosphère digne d’un bon roman noir, ce qui plaît aussi dans Quand je serai mort c’est son authenticité cent pour cent québécoise. Ici, on lit les pires insultes de la Belle Province ou des expressions vraiment typiques du Québec. Là, on se retrouve dans les rues de Montréal, ville à l’architecture nord-américaine, avec ses gratte-ciels mais aussi ses quartiers délabrés, ses zones glauques occupées par des SDF.

Au bout du compte, on passe un moment agréable où on rit et où le scénario nous tient en haleine.

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Batman Damned https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/batman-damned-azzarello-bermejo/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/batman-damned-azzarello-bermejo/#respond Wed, 13 Nov 2019 10:25:53 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=66382 Onze ans après Joker, une œuvre inoubliable, le duo Azzarello/Bermejo se reforme pour offrir au public une aventure sombre, mêlant ésotérisme et horreur, et dont le protagoniste n’est autre que le chevalier noir. Il s’agit de Batman Damned, publié chez Urban Comics. UN DUO MYTHIQUE Après Lex Luthor : Man of Steel, Batman – Deathblow […]

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Onze ans après Joker, une œuvre inoubliable, le duo Azzarello/Bermejo se reforme pour offrir au public une aventure sombre, mêlant ésotérisme et horreur, et dont le protagoniste n’est autre que le chevalier noir.

Il s’agit de Batman Damned, publié chez Urban Comics.

UN DUO MYTHIQUE

Après Lex Luthor : Man of Steel, Batman – Deathblow et Joker, Batman Damned est la quatrième collaboration d’un scénariste d’exception : Brian Azzarello (100 Bullets, Batman Dark Knight III) et d’un dessinateur dont le génie est reconnu de tous : Lee Bermejo (rappelons d’ailleurs qu’un magnifique Art Book : Lee Bermejo Inside, permettant d’admirer son talent, vient d’être publié chez Urban Comics).

Inutile de préciser que l’attente est grande, proportionnelle au talent du duo. Car il faut le dire, s’il est une association artistique capable de susciter la curiosité et l’impatience, c’est bien celle-là.

UN RÉCIT A PART

Chez DC Comics, la publication de Batman Damned a permis de créer une nouvelle collection : le « Black Label », synonyme d’un format de prestige et d’une ambiance sombre.

A ses côtés, d’autres récits ont suivi, tels que Superman : Year one de Frank Miller et John Romita Jr. ou encore Batman : Curse of the White Knight de Sean Murphy. Et dans le même temps, d’autres titres ont été republiés sous ce label comme Batman White Knight du même Sean Murphy ou Joker de Brian Azzarello et Lee Bermejo.

Urban comics a eu la bonne idée de reprendre tous les ingrédients de cette collection. Ainsi, le lecteur français bénéficie d’un ouvrage de très belle facture dont le format sort de l’ordinaire.

Outre la noirceur de ces histoires, il existe un autre point commun : ces récits ne s’inscrivent pas dans la continuité. Il est donc parfaitement possible de les lire, de les comprendre et de les apprécier sans avoir une connaissance précise des aventures des superhéros rencontrés.

Batman Damned ne fait pas exception à la règle car la présence de nombreux personnages emblématiques de l’univers DC pourra s’appréhender sans qu’il soit nécessaire de bien les connaître.

Ainsi, le lecteur habitué aux comics reconnaîtra avec plaisir Etrigan, le Spectre, Deadman, Zatanna, ou Swamp Thing, alors que le néophyte profitera d’une histoire mettant en scène des personnages spectaculaires partageant un goût particulier pour l’ésotérisme.

Et c’est là qu’intervient un personnage central de Batman Damned : John Constantine.

UN PERSONNAGE CLÉ

Malgré les apparences, le chevalier noir n’occupe pas le premier rôle dans Batman Damned, tout au mieux peut-on dire qu’il le partage.

Car c’est bel et bien John Constantine, le sorcier, qui tire les ficelles.

Contre toute attente, l’action se fait extrêmement discrète et petit à petit se développe un récit psychologique, dans lequel se mêlent flashbacks et introspections guidés par la magie du héros de la série Hellblazer. Brian Azzarello connaît d’ailleurs fort bien cette dernière puisqu’il en a été un des scénaristes emblématiques.

Dès lors, la narration cesse d’être linéaire et le lecteur devient spectateur d’une plongée dans l’esprit labyrinthique et torturé de Batman.

Le rythme du récit est lent et volontairement morcelé, ce qui pourra bien entendu surprendre, voire déplaire. Pourtant, la narration, bien que parfois absconse, s’avère finalement très réfléchie. Et à la fin, Brian Azzarello, comme toujours, fait preuve de sa grande maitrise narrative. Tout est réfléchi, construit, dosé et nécessaire.

DES DESSINS HORS DU COMMUN

Côté graphique, Lee Bermejo livre une prestation absolument parfaite, comme à son habitude.

Les traits des divers protagonistes sont saisissants de réalisme et la construction des pages est à couper le souffle. Alternant avec génie plans d’ensemble et gros plans, l’artiste guide l’œil d’un lecteur subjugué.

Lee Bermejo donne à voir un Batman vulnérable, sans artifice technologique, sans « bat-gadget ». Bien souvent, sous le costume, on aperçoit les détails d’une côte de maille destinée à protéger des coups, mais bien inutile face aux cauchemars qui torturent Batman.

Tous ces éléments contribuent à créer une ambiance délicieusement pesante et d’autant plus dérangeante qu’elle nourrit le caractère horrifique et angoissant de l’œuvre.

Batman Damned est une œuvre magnifique, réalisée par un duo qui se connaît parfaitement et qui a visiblement carte blanche chez DC comics. Si on en croit l’interview qui sert de préface à l’édition proposée, leur prochaine collaboration pourrait s’intéresser à Lobo, le terrible chasseur de primes. L’attente sera longue.

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L’ours est un écrivain comme les autres https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lours-est-un-ecrivain-comme-les-autres-kokor-futuropolis-koztwinkle/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lours-est-un-ecrivain-comme-les-autres-kokor-futuropolis-koztwinkle/#respond Wed, 13 Nov 2019 09:57:19 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=66286 Un ours déterre une mallette contenant le manuscrit d’un roman. Il réussit à le faire éditer. C’est le début de la gloire. Alain Kokor met en image ce surprenant moment de célébrité dans L’ours est un écrivain comme les autres. Fantaisiste. Désir et destinée Alors que sa maison brûle, Arthur Bramhall n’a pas réussi à […]

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Un ours déterre une mallette contenant le manuscrit d’un roman. Il réussit à le faire éditer. C’est le début de la gloire. Alain Kokor met en image ce surprenant moment de célébrité dans L’ours est un écrivain comme les autres. Fantaisiste.

Désir et destinée

Alors que sa maison brûle, Arthur Bramhall n’a pas réussi à sauver son manuscrit Désir et destinée. Ce professeur d’anglais à l’université du Main n’a plus rien. Il décide de réécrire son roman l’année qui suit le drame.

Il met un point final à son livre et ouvre une bouteille. Divagant et mélancolique, il le met dans une mallette et l’enterre au pied d’un épicéa.

Non loin de là, un ours observe la scène…

Dan Flakes en profite

Le plantigrade le sent : cette mallette peut lui rapporter un maximum de miel. Il la récupère, se glisse clandestinement dans un train, direction New-York. Il décide alors de changer le nom de l’auteur par Dan Flakes. Dorénavant, il se fera appeler ainsi.

Dans la Ville-Monde, il se fait attaquer, repousse les malfrats et se retrouve à discuter sur un banc avec Margaret, la secrétaire de Chum Boykins, un agent littéraire.

C’est le début d’une folle épopée. Du jour où son roman est édité, Dan devient célèbre, écumant plateaux télé et autres cocktails.

De son côté, Arthur est dévasté en apprenant que sa mallette a disparu…

L’ours est un écrivain comme les autres : belle fable fantaisiste

Quelle belle idée a eu Alain Kokor d’adapter L’ours est un écrivain comme les autres ! Le livre de William Koztwinkle était le matériau idéal pour l’auteur de bande dessinée. Avec cet écrit, il pouvait laisser libre cours à sa folie douce et sa fantaisie; à l’image d’Alexandrin ou l’art de faire des vers à pied, une sympathique bluette avec Pascal Rabaté.

Après avoir lu le roman, Alain Kokor s’est posé la question de qui pourrait l’adapter en long métrage. Puis après mûre réflexion, il a décidé qu’une bande dessinée serait le médium parfait pour cela.

Satire de la starification, des milieux littéraires et des médias

L’ours est un écrivain comme les autres est une jolie satire, teintée d’une belle ironie sur la starification éphémère, la propulsion fulgurante d’un inconnu dans le monde du show business.

Passionné par ce jeu d’adaptation, Alain Kokor n’a pas hésité à faire montre de tout son talent pour mettre en imagine le roman de Koztwinkle.

Sans avoir rien fait – juste présenté le projet à un éditeur – Dan devient célèbre en moins de deux. Là où l’humour et le décalage sont présents, c’est aussi dans le fait que l’ours ne s’exprime que par des bribes de mots ou par des cris et que les gens autour de lui interprètent voire surinterprètent ses dires. Ainsi, ce sont les autres qui le propulsent vers les étoiles.

Petit à petit cet ours acquiert du vocabulaire. Il arrive même à séduire des femmes. Il est devenu un vrai humain.

Dessin délicieux

Comme dans ses précédents ouvrages (Au-delà des mers, Le voyage du docteur Gulliver ou Zoé), Alain Kokor déploie tout son talent de conteur et de dessinateur pour magnifier le roman. L’ours est un écrivain comme les autres bénéficie de toute la poésie de son trait. En bichromie noir et orange, il réalise des planches d’une redoutable efficacité.

L’ours est un écrivain comme les autres : une œuvre délicieuse et fantaisiste d’un ours devenu célèbre après avoir usurpé une identité et volé un livre. Une petite pépite !

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Le vagabond des étoiles #1 https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-vagabond-des-etoiles-1-riff-rebs-soleil/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-vagabond-des-etoiles-1-riff-rebs-soleil/#respond Tue, 12 Nov 2019 13:13:10 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=66130 Avec « Le vagabond des étoiles » Riff Reb’s nous entraîne dans un univers oscillant entre réalisme et fantastique. Cette libre adaptation en deux volumes de Jack London est éditée chez Soleil dans la collection Noctambule.   L’enfer carcéral Darrel Standing, ingénieur agronome, est en prison à San Quentin où il s’apprête à être exécuté. Pour le meurtre […]

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Avec « Le vagabond des étoiles » Riff Reb’s nous entraîne dans un univers oscillant entre réalisme et fantastique. Cette libre adaptation en deux volumes de Jack London est éditée chez Soleil dans la collection Noctambule.  

L’enfer carcéral

Darrel Standing, ingénieur agronome, est en prison à San Quentin où il s’apprête à être exécuté. Pour le meurtre du professeur Haskell, il est condamné à la prison à vie. Mais c’est pour une tout autre raison qu’il sera bientôt pendu.

Darrel a un fort caractère et n’accepte pas qu’on lui dise quoi faire. Avant le meurtre, ses diplômes et son intelligence faisaient de lui une personne respectée et respectable. Dans l’univers carcéral il en est tout autre. Dès son arrivée il se met à dos tout l’encadrement.

Dès lors et même s’il n’a rien fait, il devient la cible de ses geôliers. Ces derniers le rouent de coups, l’enferment au cachot et lui font subir de nombreuses tortures inhumaines.

S’évader par l’imaginaire

Dans les pires des situations, à la frontière de la mort, Darrel trouve des techniques pour s’évader, pour laisser partir son esprit et ne plus ressentir la douleur. Ses voyages le transportent dans sa jeunesse mais également dans des vies plus lointaines sans rapport direct avec sa propre personne.

Le vagabond des étoiles, une réussite graphique et scénaristique

Pour cette seconde adaptation de Jack London, Riff Reb’s n’hésite pas à faire le procès de l’univers carcéral tout en montrant la force de l’imaginaire.

Le découpage scénaristique est parfait, il oscille entre la dureté de la prison et la beauté des découvertes qu’il fait en s’évadant.

Tout au long de cet album l’auteur nous entraîne dans une narration découpée avec merveille. Il n’hésite pas à s’adresser directement au lecteur pour capter son attention. C’est donc avec ce savant mélange qu’il nous attire dans son monde.

Coté graphisme, c’est magnifique, il utilise le noir de manière astucieuse, cela donne au dessin plus de profondeur et nous plonge dans cet univers inquiétant avec justesse. Certaines scènes m’ont fait penser au film L’évadé d’Alcatraz avec Clint Eastwood.

En Savoir plus sur l’auteur

Riff Reb’s est né en 1960 en Algérie et vit aujourd’hui au Havre. Après des études à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris, il  crée dans les années 80, aux cotés de de Cromwell et Qwak, l’atelier Asylüm.

Depuis 1985 et ses premières créations Riff Reb’s s’attache aux récits d’aventures (Le bal de la sueur à partir de 1985 et La crève en 1988) puis d’humour (Love Story en 1993 et Glam et Comet en 2005) pour n’évoquer que ces œuvres là.

Depuis les années 2010, il s’oriente vers un univers d’aventures, de contes et d’adaptations littéraires.

En 2012 Riff Reb’s a adapté  Loup des mers de Jack London qui faisait partie d’une trilogie maritime d’adaptation littéraire avec Hommes à la mer et A bord de l’Étoile Matutine.

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La tête dans les étoiles https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-tete-dans-les-etoiles-wang-akileos/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-tete-dans-les-etoiles-wang-akileos/#respond Mon, 11 Nov 2019 10:25:09 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=66250 Après le magistral Le prince et la couturière, Jen Wang imagine La tête dans les étoiles, une très belle histoire d’amitié entre Christine et Moon, deux jeunes filles différentes mais tellement complémentaires. Émotions ! Nouvelle voisine Christine vit dans un petit pavillon en banlieue avec ses parents et Vivian, son petit frère. Sa vie est […]

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Après le magistral Le prince et la couturière, Jen Wang imagine La tête dans les étoiles, une très belle histoire d’amitié entre Christine et Moon, deux jeunes filles différentes mais tellement complémentaires. Émotions !

Nouvelle voisine

Christine vit dans un petit pavillon en banlieue avec ses parents et Vivian, son petit frère. Sa vie est douce dans sa famille si bienveillante.

Ce jour-là, à l’église, elle donne un concert avec ses camarades. Elle est heureuse avec son violon, elle joue à la perfection. A la fin du récital, son père lui propose même de s’inscrire au spectacle des talents. Elle ne veut pas parce que Stéphanie s’y essaiera, elle, si forte avec cet instrument.

Non loin de là, Moon et sa mère YuWen se trouvent vers le buffet. Les parents de Christine le savent : cette maman seule et son enfant ont des soucis d’argent. Ils décident donc de leur louer la maison du grand-père, celle juste à côté de chez eux. Les Li vont donc être les nouveaux voisins des Hong.

Moon, comme dans un rêve

Rapidement, les parents et YuWen s’entendent à merveille. Mieux, il demande à la mère de Moon de garder Christine et Vivian le lendemain soir.

Christine est méfiante, elle ne sait pas comment cerner Moon. Pendant le repas, elle découvre qu’elles sont bouddhistes et végétariennes. Christine est subjuguée.

Dans la chambre, les deux filles se rapprochent. Christine aime la folie qui se dégage de Moon. C’est le début d’une belle amitié…

La tête dans les étoiles : différentes mais sœurs de cœur

Encore un petit bijou de Jen Wang ! La tête dans les étoiles est un album mettant en scène une amitié forte et originale entre deux filles au caractère si différent.

Après s’être découvertes, Christine et Moon vont s’apprivoiser et s’apprécier. Comme deux sœurs de cœur, elles vont tout partager : les rires, les joies, les peines, l’école, les secrets et les rêves.

Dans ce magnifique album jeunesse, Christine est une fille si réservée, studieuse, bonne musicienne et qui ne se donne que peu de liberté dans l’extravagance. Elle est d’un calme et d’un grand effacement. Tout le contraire de Moon ! Cette nouvelle voisine est extravertie, emplie d’énergie et de folie. Elle aime aussi dessiner et se laisser emporter par ses rêves.

Sans rien dévoiler de la seconde partie de l’album, cette belle amitié entre elles va se fendiller. Ce nœud de l’histoire est très surprenant, apportant son lot d’émotions. Néanmoins, cet événement va renforcer encore plus leur relation.

Un récit d’une grande justesse

Comme avec son précédent ouvrage publié en français – Le prince et la couturière (Fauve Jeunesse 2019 à Angoulême et deux Eisner Awards) – Jen Wang magnifie l’adolescence. Avec son regard si doux et si bienveillant, elle livre un album d’une rare justesse sur cette belle sororité. Elle aime aussi jouer sur les contrastes entre les êtres humains. Elle aime cette asymétrie qui apporte de la fraîcheur et de la force à son récit.

Comme dans l’album précédent, elle n’hésite pas à parler de différence, de rejet et d’acceptation de soi et des autres; le tout avec habileté, sans être frontale, tout en délicatesse. Dans La tête dans les étoiles, il y a aussi la solidarité entre les habitants de cette communauté chinoise américaine.

Comme elle l’explique dans la postface, l’autrice américaine s’est grandement inspirée de sa propre histoire pour imaginer La tête dans les étoiles. Là encore, nous ne divulguerons rien qui puisse gâcher votre plaisir de lecture.

Son dessin tout en rondeur permet une lecture des plus fluide. Elle met en lumière avant tout les personnages par des cadrages souvent serrés qui permet de voir toute la palette des émotions de ses protagonistes.

La tête dans les étoiles : encore un petit joyau de Jen Wang, autrice prometteuse, à suivre. Les éditions Akileos préparent la réédition de In Real Life. Une autre pépite de l’autrice américaine ?

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Entretien avec Cyrille Pomès, l’auteur du Fils de l’Ursari https://www.comixtrip.fr/dossiers/entretien-avec-cyrille-pomes-fils-de-lursari/ https://www.comixtrip.fr/dossiers/entretien-avec-cyrille-pomes-fils-de-lursari/#respond Mon, 11 Nov 2019 09:33:29 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=66159 « Il a une énergie et une force de vie que je lui envie, beaucoup. Il est vachement plus balèze que moi. » Comixtrip est allé à la rencontre de Cyrille Pomès pour lui parler de son dernier album, Le fils de l’Ursari, une merveilleuse adaptation du roman de Xavier-Laurent Petit. Plongée dans l’univers d’un auteur passionnant. […]

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« Il a une énergie et une force de vie que je lui envie, beaucoup. Il est vachement plus balèze que moi. » Comixtrip est allé à la rencontre de Cyrille Pomès pour lui parler de son dernier album, Le fils de l’Ursari, une merveilleuse adaptation du roman de Xavier-Laurent Petit. Plongée dans l’univers d’un auteur passionnant. Déracinement, exil, roms, éducation, lecture et culture sont au cœur de ce très beau moment. Entretien.

Cyrille Pomès, lorsque l’on regarde ta bibliographie, tu n’es pas un auteur qui publie beaucoup (6 albums en 14 ans). Est-ce une vraie volonté de ta part ?

Ce n’est pas une volonté de ne pas produire. Faire des livres, cela reste mon intention première. Il y a toujours quelque chose de magique à publier. Dans la vie, j’ai eu beaucoup d’autres opportunités, notamment une grosse parenthèse pendant quelques années où j’ai fait de la bande dessinée de reportage pour La revue dessinée, pour la chaîne Arte ou Amnesty international. Ce sont des choses qui ont été publiées sur des formats autre mais pas forcément des livres.

J’ai aussi fait des webdocuments. Tant que cela restait du dessin, je continuais de faire ce que j’aimais et cela m’allait très bien. En plus, cela m’a permis de voyager.

En regardant dans le rétroviseur des livres publiés, je remarque que j’ai rempli de nombreux carnets de recherches, d’idées, de dessins d’arbres, de chiens ou de voitures. Je ne dessine pas tous les jours mais pratiquement.

Le livre c’est important, c’est une finalité mais mon parcours témoigne peut-être de pas tant que cela.

  • Le printemps de arabes et La dame de Damas (avec Jean-Pierre Filiu, Futuropolis)

En quoi ton travail avec Jean-Pierre Filiu sur ces deux albums fut enrichissant ?

Ce sont deux travaux très différents. Le premier, Le printemps des arabes, est documentaire, ce qui m’a permis d’apprendre plein de choses. Le second, La dame de Damas, est un travail de fiction même s’il est très ancré dans la réalité.

C’est la première opportunité que j’ai eu de raconter le monde extérieur par la bande dessinée. Ce fut une opportunité éditorial avec Futuropolis et une opportunité de m’inscrire dans le monde en tant que dessinateur mais toujours depuis ma table à dessin, puisque je ne suis allé nulle part, dans aucun pays arabe, ni en Syrie.

Ce fut un premier pied à l’étrier par rapport au terrain. J’ai eu rapidement envie de quitter ma table à dessin pour partir explorer et rencontrer le monde. Ce n’était pas pensé en amont.

Pourquoi la thématique des Printemps arabes résonnait-elle en toi ?

Concrètement, j’avais voyagé en Jordanie et au Yémen pour d’autres raisons que la bande dessinée en 2005 et 2007. Au moment du déclenchement des Printemps arabes, j’ai donc repensé à tous ses gens que j’avais rencontré et dessiné. J’ai particulièrement tendu l’oreille sur l’actualité à cette époque-là.

Comment as-tu eu connaissance du roman de Xavier-Laurent Petit ?

Ce sont les éditions Rue de Sèvres qui sont venues vers moi pour me proposer l’adaptation du roman. L’éditrice, Charlotte Moundlic, avait vu à la télévision des illustrations que j’avais effectué sur le documentaire Les enfants de jungle, sur le thème de la jungle de Calais.

Elle a alors fait le lien avec un passage du roman, lorsque Ciprian et sa famille débarquent dans un bidonville près de Paris. Elle s’est alors dit que ce serait intéressant que j’illustre le roman.

J’ai trouvé cela chouette et audacieux de sa part de me proposer un livre jeunesse. J’ai été très touché de cette attention.

« [Xavier-Laurent] m’a dit que c’était superbe et que comme il ne savait pas faire de la bande dessinée, il me laissait libre dans mes choix. »

Xavier-Laurent Petit est-il intervenu dans le processus d’adaptation ou t’a-t-il laissé une entière liberté ?

Les éditions Rue de Sèvres m’ont dit que j’allais à peu près tout décider. J’avais carte blanche mais si je voulais faire appel à lui pour être aidé ou épaulé, je pouvais faire comme je le sentais.

Concrètement, j’ai fait les recherches de personnages et une vingtaine de pages de story-board, puis j’ai rencontré Xavier-Laurent. C’est quelqu’un de très humble. Il m’a dit que c’était superbe et que comme il ne savait pas faire de la bande dessinée, il me laissait libre dans mes choix. A partir de là, nous n’avons plus eu d’échanges jusqu’à ce qu’il ait l’album entre les mains.

Quel fut son ressenti lorsqu’il a eu ton album ?

Ce qui l’a surtout surpris, c’est l’incarnation picturale de ses personnages. Je n’avais pas remarqué cela mais il s’évertue à ne pas décrire ses personnages pour laisser de la marge d’imagination à ses lecteurs. Ce qui ne veut pas dire que lui n’en a pas une image précise. La mienne est forcément différente.

« J’ai pris un plaisir hallucinant de la première à la dernière case, sans jamais me poser de question à faire ce bouquin. »

Qu’est-ce qui t’as tout de suite séduit lorsque tu as lu le roman ?

Je vais te faire une réponse rétrospective, quelque chose dont je ne me suis pas rendu compte sur le moment. Quand j’ai lu le livre, j’ai eu plein d’images qui me sont venues. Je voyais tout. En 2017, j’avais commencé un projet autobiographique sur ma propre enfance, que je n’ai pas réussi à mener à terme. Je n’en étais pas content même si j’y avais passé quatre mois dessus.

Il me semble que dans Le fils de l’Ursari, il y a toute l’énergie qui venait de ce projet avorté. Cela a ressurgi sur l’Ursari. Il y a une énergie folle parce que j’ai adoré faire ce bouquin. J’en ai impulsé dans sa vie, très différente de la mienne, une énergie forte parce qu’il y avait ma propre histoire que je n’avais pas réussi à raconter.

Isabelle Merlet parlait d’un jaillissement et je crois qu’il y a de ça. J’ai pris un plaisir hallucinant de la première à la dernière case, sans jamais me poser de question à faire ce bouquin.

« Lorsque j’ai vu les premières planches, avec ce grain et cette lumière qui lui sont propres, j’étais K.O debout tellement c’était beau ! »

D’ailleurs, est-ce que c’est toi qui as choisi Isabelle Merlet pour mettre l’album en couleur  ?

Je suis amoureux de ses couleurs depuis très longtemps. Le bouquin était en noir et blanc et Charlotte Moundlic m’a demandé à qui je pensais pour les couleurs. Je lui ai répondu que je connaissais des coloristes mais que jamais je n’oserais le leur demander.

Je lui adresse alors un mail où je lui demande si elle ne connaît pas des coloristes capables de faire des couleurs comme celles d’Isabelle. Elle décide alors de la contacter et elle accepte. Ça m’a satellisé. Il y a une émotion réelle à l’idée qu’elle allait mettre de la couleur sur mes dessins. Lorsque j’ai vu les premières planches, avec ce grain et cette lumière qui lui sont propres, j’étais K.O debout tellement c’était beau !

Tu ne voulais pas mettre l’album en couleur toi-même ?

Je suis très mauvais en couleur, je connais bien mes limites de ce côté-là. Jusqu’à cet album, j’ai toujours procédé de petits artifices. Nous nous étions mis d’accord avec Rue de Sèvres sur l’adaptation du livre, j’avais dit que je n’assurerais pas la couleur. J’avais en plus l’intuition que pour un livre jeunesse, la couleur comptait encore plus.

Quand elle est arrivée sur l’aventure, je voulais qu’Isabelle apparaisse sur la couverture. Rue de Sèvres n’a pas fait d’histoire là dessus. Comme elle est plus connue que moi, c’est à moi que ça bénéficie.

Finalement cette déclinaison en bande dessinée, est-ce qu’elle fut délicate ou facile comme tu as commencé à l’expliquer tout à l’heure ?

Ça a coulé de source. Même au niveau de la structure narrative – c’est une phase que j’aime beaucoup – j’écris plein de post-it que j’accroche au mur et je joue avec. Après la lecture du livre, j’ai essayé de faire des changements dans mes post-it, j’ai vu que cela ne collait pas, que l’histoire fonctionnait très bien comme ça et qu’il ne fallait pas que je la change. Il fallait que je garde cette structure linéaire.

Ciprian est arrivé tout de suite lors de mes recherches graphiques. La réalisation a du me prendre 9 mois : comme un symbole.

« Il a une énergie et une force de vie que je lui envie, beaucoup. Il est vachement plus balèze que moi. »

Qui est Ciprian ? Comment pourrais-tu le décrire, le qualifier ?

Je commencerais par dire que c’est un Rom. C’est important parce que le mot est compliqué à prononcer en France, en tout cas, il est tout de suite reçu d’une certaine manière.

Je suis d’ailleurs très surpris quand une personne arrive un peu au hasard sur mon stand et qu’elle me demande de quoi mon album parle. Je teste la personne et je dis qu’il parle de Roms. Et étonnamment, personne ne part.

Ciprian est donc un Rom. C’est un enfant, et après, je dirais que c’est un petit gars débrouillard. Il a une énergie et une force de vie que je lui envie, beaucoup. Il est vachement plus balèze que moi.

Sachant que l’album est un one-shot et qu’il est difficile de tout montrer dans le récit par rapport au roman, sur quels points voulais-tu insister par rapport à l’écrit de Xavier-Laurent ?

Il a des choses qui figurent moins dans le roman mais sur lesquelles moi j’ai accentué, ce sont les scènes de famille où ils mangent dans le caravane, où la maman prépare la soupe de hérissons. J’ai peut-être « rattrapé » ce qui pour moi m’avait manqué. Je crois que je me suis autorisé cela sur ces scènes de famille et d’intimité.

« L’exil et le déracinement m’attirent et par voie de conséquence l’exclusion et de l’injustice. »

En quoi la thématique des Roms et du rejet de l’autre résonnent en toi ?

C’est une thématique qui me poursuit ou que je poursuis. Je ne sais pas dans quel sens cela ce fait depuis quelques années maintenant. Nous en parlons souvent avec ma compagne. Elle me demande souvent d’où cela me vient ; et je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi l’exil et le déracinement me touchent autant, surtout que je suis franco-français, pas déraciné, même si mes parents sont divorcés et que parfois on ne sait pas trop on l’on est, ce n’est pas aussi fort que l’histoire de Ciprian.

L’exil et le déracinement m’attirent et par voie de conséquence l’exclusion et de l’injustice.

« Oui, ça va être compliqué pour lui, oui ça va être dur, oui ça va être initiatique pour lui et sa famille, mais il va y arriver. »

L’album, il commence comme un drame, puis il devient solaire et positif dans sa deuxième partie. Est-ce ainsi que tu l’as appréhendé ?

On est en effet dans un crescendo mais lumineux. Ce n’est d’ailleurs pas si commun dans une structure dramaturgique. L’élément perturbateur, c’est la promesse faite à cette famille de faire fortune à Paris. On le sait que cela ne se passera pas ainsi. Le plus surprenant c’est qu’elle va galérer pour survivre. Ciprian en faisant tout ce chemin pour arriver chez nous, va découvrir les échecs, va découvrir la lecture, des choses qui vont l’ouvrir au monde. Attention, néanmoins, je ne veux pas dire que Ciprian avait besoin de rencontrer notre civilisation pour s’ouvrir à quelque chose.

Au milieu de tous ses ennuis, il y a une bouée à laquelle il peut se raccrocher. Oui, ça va être compliqué pour lui, oui ça va être dur, oui ça va être initiatique pour lui et sa famille, mais il va y arriver.

Est-ce que tu penses que l’éducation, l’école et la culture sont encore aujourd’hui des facteurs d’ascension sociale, d’intégration ?

Je suis très partagé sur cette question. L’éducation est pour moi très inégalitaire encore aujourd’hui. Malheureusement, on s’oriente de plus en plus vers une éducation privée, en direction des personnes qui peuvent se l’offrir.

Je connais plein de professeurs, je bosse souvent avec eux, ce sont des gens qui mettent de l’énergie dans ce qu’ils font, qui sont admirables.

Je préfère parler de la lecture. Elle est à l’opposé de ce que l’on peut vivre aujourd’hui, de notre époque et de notre temps. Lorsque tu prends un livre et que tu l’ouvres, tu retrouves à la fois ta solitude et ta temporalité. Ce sont deux choses qui nous sont quasiment interdites aujourd’hui, puisque tout doit aller vite, parce qu’il faut qu’on fasse partie d’un groupe, que l’on soit intégré. La lecture c’est l’inverse de tout cela, on peut se projeter dans un univers, prendre le temps de faire cela.

Ciprian s’il se met à la lecture, il va forcément lui arriver des trucs bien.

L’humour est très présent par les néologismes de Ciprian – lézéchek, lusquembourg, tchéquématte – était-ce important de les garder dans l’album par rapport au roman ?

Cela permettait de rafraîchir le récit dans les moments où il est dur. C’était aussi un moyen de garder la voix de Ciprian. Dans le roman, elle est omniprésente, tout est raconté à la première personne. Cela a été mon plus gros problème au moment de l’adaptation : comment garder sa voix ? Comment il reçoit toutes ses informations, parfois qu’il ne comprend pas – d’où les confusions – comment j’adapte cela en bande dessinée sans avoir une voix-off trop lourde.

Le fils de l'Ursari de Cyrille Pomès (Rue de Sèvres)

Regardons ensemble quelques planches marquantes de l’album. Tout d’abord, la scène de la voiture incendiée – leur seul bien matériel – à la page 17. Comment as-tu appréhendé ce moment d’une dureté extrême ?

Nous sommes dans un moment de point de rupture. La famille de Ciprian est acculée, elle ne peut plus faire autrement, elle ne peut plus rester.

Il fallait faire ressentir cela. Je voulais que l’on ressente une violence particulière. Il s’avère qu’Isabelle Merlet a exacerbé encore plus cela par un feu très présent. La menace du fusil sur l’animal était le point ultime. Montrer aussi ces gueules d’abrutis que sont ces enragés qui mettent le feu. C’est ce groupe, qui se sont montés les uns les autres pour effrayer cette famille. C’est d’une grande violence.

Il y a aussi cette case centrale où le père pourrait sortir son couteau. On se dit qu’il aurait un droit de réponse mais heureusement, il n’aura pas à l’utiliser. Ce type qui tient son couteau dans son dos, il n’y a que le lecteur qui le voit. C’est un moment de complicité avec lui.

Les pages 24 et 25 montrent l’arrivée de la famille de Ciprian dans ce bidonville. Comment les as-tu réalisées ?

C’est une double-page que j’ai réalisé en pensant fortement à la jungle de Calais. C’est une page que j’aime beaucoup, qui me permet de planter le décor. On plante le décor de leurs désillusions mais en même temps, il y a cette toute petite bulle qui témoigne de toute la confusion et toute la beauté de la sœur qui croit voir la Tour Eiffel dans une grue. C’est une belle ironie. N’importe qui, qui serait là, dirait : « on remonte dans le camion et on repart » mais elle, elle dit : La tour Eiffel. Il y a une promesse…

Le fils de l'Ursari de Cyrille Pomès (Rue de Sèvres)

La page 43 où Ciprian est caché et il découvre avec envie les échecs. Il a les yeux grand ouverts et il n’y a qu’une dizaine de mots…

Le lecteur observe avec lui. C’est une des rares fois où l’on voit à travers les yeux de Ciprian. Il y a ce jeu de champs/contre-champs et d’aller zoomer dans son regard pour comprendre qu’il se passe quelque chose. Et surtout ce premier mot qui lui vient : « tchequématte ». Il ne sait pas ce que c’est mais il se passe un truc. Il ne sait pas ce qui lui plaît dans ce jeu mais ça l’attire comme un aimant.

Entretien réalisé le samedi 26 octobre 2019 à Saint-Malo.

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Black Hand & Iron Head https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/black-hand-iron-head/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/black-hand-iron-head/#respond Wed, 06 Nov 2019 09:06:11 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=65946 Black Hand est une superhéroïne. Iron Head est une superhéroïne. Elles découvrent qu’elles sont soeurs. Pourtant, leur complicité est au point mort. David López imagine cette rencontre électrique dans Black Hand & Iron Head, un très bon album fantastique chez Urban Comics. Alexia est Iron Head Alexia est très en retard. Après son cours de […]

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Black Hand est une superhéroïne. Iron Head est une superhéroïne. Elles découvrent qu’elles sont soeurs. Pourtant, leur complicité est au point mort. David López imagine cette rencontre électrique dans Black Hand & Iron Head, un très bon album fantastique chez Urban Comics.

Alexia est Iron Head

Alexia est très en retard. Après son cours de boxe, elle fonce récupérer son métro. Au prix d’acrobaties, elle se glisse dans la rame.

Elle assiste alors à une scène de violence raciste. Un groupe de trois jeunes hommes blancs s’en prend à une femme voilée. Ni une, ni deux, Alexia utilise son don surpuissant pour les repousser. Pas assez, puisqu’elle est éjectée du train.

Alexia se remet doucement de sa lourde chute lorsqu’arrive la voiture d’Arthur Watson, le bras droit de son père.

Un enterrement chahuté

Le père d’Alexia, ex-superhéros, est à la tête d’une fondation qui met en lumière les bénéfices de la lutte entre les bons et les méchants. Ces derniers ont été éradiqués de la Terre.

Alexia est promise à un bel avenir : elle doit succéder à son père comme directrice de la fondation. Lui le sait, il ne lui reste que peu de temps à vivre. Pris d’un malaise cardiaque, il s’effondre et n’en se relèvera jamais.

Quelques jours plus tard, une cérémonie religieuse accompagne les funérailles. L’ami de toujours, Titan, n’est pas là, contrairement à une jeune femme qui débarque dans l’église. Elle fait alors une annonce qui stupéfait l’assistance : elle est la fille du défunt, la sœur d’Alexia. Elle est Black Hand et semble aussi avoir des pouvoirs surnaturels.

Black Hand & Iron Head : sororité asymétrique

David López sait y faire ! Avec Black Hand & Iron Head, il imagine un récit de superhéros très original. Il met en scène deux jeunes femmes liées par le sang. Jusqu’à la mort de leur père, aucune des deux n’avait connaissance de l’autre.

Cette découverte tardive fait des étincelles. Si Alexia/Iron Head n’arrive pas encore à contrôler ses pourvois – et doit d’ailleurs les restreindre pour succéder à son père – Black Hand est tempétueuse, volcanique et ne veut pas entendre parler de sa sœur. Elle a d’autre chose de plus important à faire. Quoi ? Mystère.

Cette sororité asymétrique accroche le lecteur. Aucune d’elle ne veut se laisser faire. Alexia tente pourtant des pas vers sa sœur. En vain.

Héritage et transmission

Avec Black Hand & Iron Head, David López (dessinateur pour de nombreuses licences comme Batman, Arrow, All New X-Men…) peut parler des rapports familiaux, de l’héritage, de transmission mais aussi de rejet, d’exclusion et de la notion non-binaire du Bien et du Mal.

Les mystères, les non-dits et les secrets sont nombreux dans cet excellent comics. Les deux héroïnes les découvrent sans vraiment avoir le temps de les assimiler, les faisant grandir encore plus vite. Pourtant, les désillusions et les trahisons sont nombreuses dans Black Hand & Iron Head.

Un super dessin dynamique

Black Hand & Iron Head est la nouvelle création de la plateforme de comics panelsyndicate.com. A l’image de Private Eyes ou Barrier (Brian K. Vaughan et Marcos Martin), albums disponibles sur ce réseau, ce récit de David López décoiffe. Loin des standards des histoires de superhéros, l’auteur américain utilise néanmoins à merveilles ses codes.

Aidé aux couleurs de Nayoung Kim, David Lopez réalise des planches modernes d’un grand dynamisme. Ce format à l’italienne ajoute de la force à son dessin d’une redoutable efficacité. Les scènes de combats sont plutôt très réussies.

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Jim Henson The Storyteller : Dragons https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/jim-henson-the-storyteller-dragons-kinaye/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/jim-henson-the-storyteller-dragons-kinaye/#respond Tue, 05 Nov 2019 14:30:14 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=65966 Quel meilleur endroit pour un conteur qu’un large fauteuil installé auprès d’une cheminée pour plonger son auditoire dans l’univers féérique des dragons ! C’est ainsi qu’est confortablement installé le personnage qui guide le lecteur. Quatre contes nous sont présentés dans cet album de la série lancée par Jim Henson the Storyteller, sur un thème riche et […]

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Quel meilleur endroit pour un conteur qu’un large fauteuil installé auprès d’une cheminée pour plonger son auditoire dans l’univers féérique des dragons ! C’est ainsi qu’est confortablement installé le personnage qui guide le lecteur. Quatre contes nous sont présentés dans cet album de la série lancée par Jim Henson the Storyteller, sur un thème riche et universel, celui des dragons.

Quatre contes, portés par 4 artistes, Daniel Bayliss, Nathan Pride, Hannah Christenson, Jorge Corona, qui déclinent les rapports entre humains et dragons dans des contrées ou des temporalités plus ou moins lointaines, aux éditions Kinaye.

Le mythe du dragon abordé dans différentes communautés culturelles : Amérique du Nord, Japon, Europe de l’Est et Europe de l’Ouest

Quatre zones géographiques pour quatre regards d’artistes et quatre interprétations sur la place du dragon en tant qu’être mythique.

Quatre contes issus du folklore de ces zones géographiques, avec toutefois des variantes annoncées en préalable par chaque scénariste.

Être mystérieux et dangereux, colérique, le dragon évoque souvent un être néfaste et destructeur au premier abord. Mais c’est également celui qui va permettre au personnage principal de chaque conte de se confronter à lui-même, d’oser aborder ses peurs. Il est également celui qui accompagne le personnage principal dans son cheminement de vie.

Tour à tour protecteur, destructeur, profiteur, gourmand, agresseur, le dragon permet à l’individu de se libérer de sa colère et de sa volonté de vengeance, ou pas…

Jim Henson : Face aux dragons, 4 héros tout en nuance

Chaque conte met face à son dragon, quatre personnages principaux dans la tourmente : un père séparé de son fils lors d’une tempête, un chevalier de retour des croisades, deux servantes se transformant en guerrières, une femme samouraï en quête de son père.

Ces légendes présentent de façon nuancée les notions de bien et de mal et l’ambivalence du dragon. Les rapports familiaux y sont également abordés, en particulier sous l’angle des relations parents-enfants, ou encore la place de la femme dans les sociétés évoquées. Les auteurs font évoluer les personnages principaux entre tradition et modernité. Ces différents regards rendent très plaisante la lecture de cet ouvrage.

Nous avons hâte de découvrir le tome suivant proposant sous le même format la thématique des sorcières, à paraître fin 2019 aux éditions Kinaye.

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