Comixtrip https://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Sat, 28 Nov 2020 10:36:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.2 Le manifeste des 343 https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-manifeste-des-343-strag-laffitte-duphot-marabulles-ivg-avortement/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-manifeste-des-343-strag-laffitte-duphot-marabulles-ivg-avortement https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-manifeste-des-343-strag-laffitte-duphot-marabulles-ivg-avortement/#respond Sat, 28 Nov 2020 10:36:46 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=77198 Bien avant la Loi sur l’IVG, portée par Simone Veil, 343 femmes courageuses décident de signer Le manifeste des 343 publié dans Le nouvel Observateur. Poussé par Nicole Muchnik dans la rédaction de l’hebdomadaire, il est un fait historique important dans la lutte pour les droits des femmes. Adeline Laffitte, Hélène Strag et Hervé Duphot […]

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Bien avant la Loi sur l’IVG, portée par Simone Veil, 343 femmes courageuses décident de signer Le manifeste des 343 publié dans Le nouvel Observateur. Poussé par Nicole Muchnik dans la rédaction de l’hebdomadaire, il est un fait historique important dans la lutte pour les droits des femmes. Adeline Laffitte, Hélène Strag et Hervé Duphot mettent en image le long processus jusqu’à sa publication. Passionnant et militant !

Un vent de liberté ?

Paris, 1970. Deux ans après Mai 1968, la France progresse lentement. Pourtant, les libertés durement gagnées pendant les soulèvements populaires sont attaqués de toute part.

De leur côté, quelques militantes pour les droits de femmes veulent faire bouger les choses plus vite. C’est ainsi que quelques-unes se réunissent sous l’Arc de triomphe pour rendre hommage à la Femme du soldat inconnu. Mais le patriarcat à encore de beaux jours devant lui.

La loi sur l’avortement est-elle en train de changer ?

Nicole Muchnik est stagiaire au Nouvel Observateur. Discrète, c’est une vraie militante de gauche. Surveillée de près par son chef Gilbert, elle tente d’imposer ses projets d’articles à la rédaction.

Du côté des Femmes, on sent aussi un frémissement. La loi sur l’avortement est-elle en train de changer ? Le docteur Claude Peyret, député de la Vienne, veut l’élargir en cas de malformation fœtale.

Illégal en France à cette époque, l’avortement est pratiqué clandestinement par des médecins et des faiseuses d’ange au grand risque de celles qui doivent y avoir recours. Les aiguilles et les cintres sont malheureusement encore d’actualité dans certains pays aujourd’hui.

Le manifeste des 343 : un long processus

Proche de Sylvie, la gardienne de son immeuble, Nicole l’accompagne à l’hôpital. La jeune femme non-soutenue par sa mère, vient à peine de subir un avortement clandestin. Cette tragédie ouvre encore plus les yeux à Nicole. Elle veut enquêter sur ce dossier. Elle décide de donner la parole à des médecins dans l’illégalité ou à des femmes ayant avorté en secret.

Elle se rend aussi aux États généraux de la femme. Elle y reçoit un tract du Mouvement pour la libération des Femmes qui milite pour un avortement libre et gratuit.

Au Nouvel Obs, elle tente le tout pour le tout : monter une tribune où des femmes célèbres diraient publiquement qu’elles ont avorté. Réticent au début, Gilbert se saisit du dossier. Une demande est faite à Simone de Beauvoir pour rédiger la tribune…

Le manifeste des 343 préfigure de la loi Veil sur le droit à l’avortement

Alors qu’il avait admirablement mis en images les mois précédents la législation sur le Droit à l’avortement dans Simone Veil l’immortelle, il semblait logique qu’Hervé Duphot s’empare du sujet sur Le manifeste des 343.

L’auteur du Jardin de Rose a accepté le projet émanant d’Adeline Laffitte et Hélène Strag. Les deux scénaristes ont construit leur récit autour de Nicole Muchnik, une journaliste ayant impulsé la publication du célèbre texte.

Du courage et de la volonté de faire bouger les lignes

Le manifeste des 343 repose donc sur la volonté farouche de Nicole Muchnik pour tenter de mettre en place la tribune de Simone de Beauvoir, de réunir les signataires et de surmonter les obstacles; en premier lieu la rédaction du Nouvel Observateur, peu encline à la suivre au début.

Ce texte datant du 5 avril 1971 accueillit notamment les signatures de Catherine Deneuve, Brigitte Fontaine, Ariane Mnouchkine, Catherine Arditi, Jeanne Moreau, Françoise Fabian, Françoise Sagan, Yvette Roudy, Bernadette Lafont, Danièle Lebrun ou Delphine Seyrig. Il permit d’ouvrir le débat et de mettre le focus sur ces femmes ayant subi un avortement clandestin. Ces célébrités parlaient alors pour toutes les anonymes.

Dans le même temps, l’avocate Gisèle Halimi – signataire du Manifeste des 343 – médiatisait le procès de Bobigny en 1972 dans lequel cinq femmes étaient accusées d’avortement après un viol. Cette affaire devenait alors une formidable caisse de résonance pour cette grande cause. Néanmoins, il fallut deux ans pour que Simone Veil monte à la tribune pour défendre sa loi sur le droit à l’avortement.

Pour connaître les péripéties de ce grand texte législatif, parcourez la bande dessinée Simone Veil l’immortelle. Le manifeste des 343 et ce dernier sont donc deux albums importants, notamment pour découvrir l’envers du décor mais aussi pour entamer un dialogue avec les jeunes générations.

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Dans mon village, on mangeait des chats https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/dans-mon-village-on-mangeait-des-chats/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=dans-mon-village-on-mangeait-des-chats https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/dans-mon-village-on-mangeait-des-chats/#respond Fri, 27 Nov 2020 14:01:04 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=77172 Avec Dans mon village, on mangeait des chats (Grand Angle), Pelaez et Porcel démontrent pourquoi l'enfance est primordiale pour construire son avenir.

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Dans mon village, on mangeait des chats. Associé à la couverture de l’album, le titre est suffisamment évocateur. Avant même de plonger dans cette histoire imaginée par Philippe Pelaez et illustrée par Francis Porcel, nous n’avons qu’à relever le regard noir du jeune garçon et déduire que l’ombre derrière lui représente un boucher occupé à préparer sa viande. Ainsi, il est fort à parier que les amoureux des félidés soient quelque peu incommodés dans certaines séquences de ce livre. Entrons dans les souvenirs de Jacques. 

UN TABLEAU NOIR

Une mère qui dit qu’avoir un enfant comme les siens est un défi. Un père routier surnommé « le pâtissier » parce qu’il est un expert en tartes. Le contexte familial dans lequel vivent Jacques et sa sœur Lily est d’une noirceur sans équivoque. Livrés à eux-mêmes, les deux enfants se soutiendront avec l’amour qu’ils portent l’un envers l’autre. Pour défendre Lily, Jacques n’hésite pas à lui servir de bouclier. Son père peut le rouer de coup, Jacques ne connait pas la douleur. Atteint d’analgésie congénitale, le jeune garçon s’en sert comme une arme redoutable.

Un soir, alors que les deux enfants se rendent à la rivière, leur refuge habituel, loin du climat pesant de leur maison, un concert de miaulements attirent leur attention. La scène devant eux est suffisamment explicite. Elle marquera un tournant dans l’avenir tumultueux de Jacques.

JACQUES VS CHARON

Déjà tellement endurci, le frère de Lily n’est pas un enfant comme les autres. Quand à son âge, on pense à jouer au ballon avec les copains, Jacques trouve son terrain de jeu dans l’ironie et la provocation. Quelle aubaine d’avoir surpris Charon, le boucher-maire du village, en pleine « cueillette » de l’ingrédient principal qui fait la renommée de son pâté. Il n’en faut pas plus à Jacques pour entamer le jeu du chat et de la souris. Mais avec le boucher, mieux vaut ne pas endosser le rôle du félin…

La partie se finira de manière sanglante. Rien d’étonnant dans le milieu du métier de bouche. Jacques  en sortira vainqueur mais la récompense ne lui sera pas immédiatement profitable. Il va d’abord falloir assumer le geste, aussi défensif qu’il soit. Et c’est en enchaînant sur un parricide qu’il scelle son destin inéluctable. Séparé de sa sœur, c’est dans une Institution Spéciale de l’Education Surveillée (ISES) qu’il devra tenter d’éradiquer ce sombre passé. Ou, au contraire, s’en nourrir.

UNE NARRATION IMMERSIVE

Comme avec Un peu de tarte aux épinards, Philippe Pelaez rend une nouvelle fois intrigante son histoire ne serait-ce que par son titre. Dans mon village, on mangeait des chatsces mots repris dès le premier cartouche de l’album révèlent un virage déterminant dans la vie déjà sans concession d’un jeune garçon aussi intelligent que (presque) insensible. Le scénariste de Maudit sois-tu laisse parler son héros.

En s’adressant directement au lecteur, Jacques le prend à témoin, le fait entrer activement dans ses frasques, ses (més)aventures, ses émotions. Quoi de plus immersif quand le personnage principal est en parallèle le narrateur homodiégétique ? En utilisant ce mode narratif, Philippe Pelaez donne l’opportunité de se rapprocher un peu plus de son personnage.

L’INSOUTENABLE VISIBLE DANS NOTRE IMAGINATION

Pour mettre en images la descente aux enfers d’un enfant vers l’irrémédiable, Francis Porcel affiche tout son talent au service de l’histoire. Quelques planches se démarquent et on pense à celle où Jules surprend Charon en pleine « préparation » de son célèbre pâté. Tout est parfaitement calibré dans la suggestion et c’est bien suffisant pour nos émotions…

DESSIN ET COULEUR : MÊME INTENSITÉ

Et une fois qu’on a souligné le rendu abouti de tous ces visages si expressifs, il faut absolument mettre en exergue la diversité graphique tout comme le panel de couleurs – jamais anodin – proposé par le dessinateur des Folies Bergère :

– Une diversité graphique que l’on constate lorsque Francis Porcel  différencie les souvenirs du héros avec son présent. Le trait se voulant plus réaliste lorsque Jules devient adulte. Au contraire d’un dessin moins détaillé lorsqu’il raconte ses souvenirs. Cela facilite cette sensation d’entrer dans les pensées du protagoniste.

– Un panel de couleurs qui catégorise plusieurs étapes importantes dans l’intrigue relatée. Les souvenirs, le passé, les (rares) moments de quiétude, le symbole de la montre, jusqu’à cette case sans aucune couleur… Chacune de ces scènes est colorisée de manière à, une nouvelle fois, rendre encore plus captivant le récit.

DANS MON VILLAGE, ON MANGEAIT DES CHATS : UNE SÉLECTION MÉRITÉE

Au final, si Dans mon village, on mangeait des chats est un album réussi, c’est non seulement grâce à une trame bien ficelée de bout en bout mais aussi car il en ressort une belle complémentarité entre les deux auteurs. Preuve en est que l’album vient d’être tout juste sélectionné pour le Prix des lycées au prochain festival BD d’Angoulême. C’est évidemment avec hâte que nous découvrirons Pinard de guerre, le fruit de leur nouvelle collaboration dont la sortie est imminente.

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James Bond – Casino Royale https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/james-bond-casino-royale-calero-van-jensen-delcourt-ohalloran/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=james-bond-casino-royale-calero-van-jensen-delcourt-ohalloran https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/james-bond-casino-royale-calero-van-jensen-delcourt-ohalloran/#respond Wed, 25 Nov 2020 08:37:50 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=77347 Au casino de Royale-les-eaux, un homme amasse les millions. Il s’agit du Chiffre, un agent soviétique. Dans la vie comme autour d’une table de Baccarat, personne n’ose lui tenir tête. Mais quand un Anglais vient s’asseoir face à lui, le cours du jeu peut soudainement changer. Cet Anglais a pour nom Bond et son nom […]

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Au casino de Royale-les-eaux, un homme amasse les millions. Il s’agit du Chiffre, un agent soviétique. Dans la vie comme autour d’une table de Baccarat, personne n’ose lui tenir tête. Mais quand un Anglais vient s’asseoir face à lui, le cours du jeu peut soudainement changer. Cet Anglais a pour nom Bond et son nom de code est 007. Bond, James Bond.

ROULETTE, BACCARA ET ESPIONNAGE.

Le Chiffre, un agent à la botte d’une organisation soviétique, a perdu de l’argent, beaucoup d’argent ; et le problème, c’est que ce n’était pas le sien. Alors, pour se refaire et rester en vie, il compte sur ses talents de joueurs. À la table de Baccarat, et sans doute en dehors, c’est un véritable tueur. Les mises minimales se comptent en centaines de milliers de francs, et bien vite, les millions défilent.

A ce rythme-là, la période de disette ne sera bientôt qu’un lointain souvenir.

Pourtant, le gouvernement britannique, en défenseur des intérêts européens, entend bien profiter de cette situation pour porter un coup aux finances du bloc de l’Est.

C’est ainsi que leur agent le plus à même de contrer le Chiffre sur son terrain est envoyé en France, à Royale-les-eaux, avec la ferme intention de remporter la mise.

Son nom est Bond, James Bond. Par ailleurs, sur sa route, pavée de jetons de casino, il va faire la rencontre d’une belle et énigmatique femme : Vesper Lynd.

Le scénario est simple, rapidement appréhendé, et bien vite, on se rend compte que l’essentiel n’est pas là.

L’IMMERSION DANS UN UNIVERS.

Pas de faste et encore moins de paillettes dans le casino de Royale-les-eaux… A la place, une ambiance pesante et nauséabonde.

Ce qui frappe dans cette œuvre, c’est la capacité qu’ont ses auteurs à saisir et à représenter la tension, qu’elle soit psychologique ou narrative.

Ainsi, les personnages se caractérisent avant tout dans leur capacité à se fondre dans un environnement, par une succession de plans savamment orchestrés ; et à ce titre, Dennis Calero réalise une prestation de haut vol.

Gros plans, plans américains, plans d’ensemble, plongée, contre-plongée, ombres et lumières, toutes les échelles de plans, tous les angles de vues, tous les effets de contraste sont exploités pour faire en sorte que le lecteur se retrouve plongé au cœur de l’aventure.

Ainsi, les dialogues prennent une dimension insoupçonnée, les scènes de jeux, et particulièrement celle de Baccarat, nous donnent l’impression de sentir l’ambiance du casino, et surtout, la scène mythique de torture provoque un malaise insoutenable.

Ces effets visuels sont accentués par la remarquable colorisation de Chris O’Halloran qui donne vie au trait photo-réaliste du dessinateur.

Ainsi, le lecteur se retrouve entrainé dans un tourbillon narratif et visuel ; et les personnages occupent alors le second plan.

C’est surprenant à plus d’un titre, surtout lorsqu’on s’attend à lire une histoire ayant pour personnage principal, James Bond, ce super-héros légendaire.

Et pourtant…

IL SERA BOND, JAMES BOND…

Lorsqu’en 1953, sort Casino Royale, le premier volet des aventures de 007, bien malin celui qui aurait pu prédire la destinée de son personnage principal.

Les années ont passé et désormais, tout le monde connaît l’agent secret qui répond au nom de Bond, James Bond. Mais en réalité, cette réplique culte ne verra le jour que 9 ans plus tard, prononcée par son plus grand interprète Sean Connery, qui nous a quittés ces derniers jours.

Pourtant, lorsqu’on a lu le roman, on ne peut que constater les différences entre le personnage de Fleming et l’interprétation de Sean Connery. Choisi par les producteurs Albert Broccoli et Harry Saltzman, l’acteur écossais donne à l’agent secret un visage charismatique, sûr de lui et de sa virilité. Ian Fleming en personne admettra avoir eu quelques doutes quant au choix de l’interprète.

Mais peu importe, la légende était née et pour le grand public, James Bond ne ressemblera jamais au personnage créé par le romancier.

Dans un style différent, mais toujours relativement éloigné de l’original, Daniel Craig reprend le rôle dans l’adaptation de Casino Royale, justement. James Bond y gagne encore en virilité mais devient aussi plus humain.

En 2020, enfin, paraît chez Dynamite et chez Delcourt pour l’édition française, l’adaptation en bande dessinée par Van Jensen au scénario, Dennis Calero aux crayons et Chris O’Halloran aux pinceaux.

Le parti pris y est flagrant : coller le plus possible au roman de Fleming. On repère d’ailleurs avec un certain plaisir l’intégration de nombreuses citations du livre dans des cartouches omniprésents. Pas de doute possible, la voix du narrateur, c’est celle de Fleming. Et en surimpression, s’ajoute celle de Bond, dans un style laconique, presque télégraphique.

Ainsi, on retrouve une ambiance fidèle à celle du roman avec une caractérisation des personnages qui pourra surprendre les amateurs des films mettant en scène 007. Et pourtant, c’est un fait : le James Bond de Fleming n’est ni Sean Connery, ni Daniel Craig.

C’est un homme, avant tout, parfois méprisable, machiste, qui doute souvent, obsédé par son image et une virilité qui est loin d’être acquise. Dans le même temps, il est charismatique et surtout, c’est un joueur hors pair. C’est d’ailleurs pour cette raison que la mission lui a été confiée, dans un casino, le Casino Royale.

En s’attaquant à la légendaire œuvre de Ian Fleming, Casino Royale, le premier roman mettant en scène James Bond, Van Jensen, Dennis Calero et Chris O’Halloran mettent en image une partie de poker menteur où la tension se mêle à l’adrénaline dans une ambiance sombre. Cette adaptation est une réussite dont personne ne ressortira indemne.

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Juillard, Merveille et Zelda : 3 beaux livres pour Noël https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/juillard-merveille-et-zelda-3-beaux-livres-pour-noel/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=juillard-merveille-et-zelda-3-beaux-livres-pour-noel https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/juillard-merveille-et-zelda-3-beaux-livres-pour-noel/#respond Tue, 24 Nov 2020 15:01:13 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=74681 Juillard, Merveille et Zelda : 3 beaux livres pour Noël. Pour se faire plaisir ou faire plaisir, trois superbes artbooks sont dans les bacs des librairies : les carnets secrets 2004-2020 d’André Juillard, Tati par Merveille et The legend of Zelda la création d’un prodige. Plongée dans de très beaux univers graphiques, très différents. Juillard, […]

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Juillard, Merveille et Zelda : 3 beaux livres pour Noël. Pour se faire plaisir ou faire plaisir, trois superbes artbooks sont dans les bacs des librairies : les carnets secrets 2004-2020 d’André Juillard, Tati par Merveille et The legend of Zelda la création d’un prodige. Plongée dans de très beaux univers graphiques, très différents.

Juillard, carnets secrets 2004-2020

Comme les années précédentes, les éditions Daniel Maghen régalent nos yeux par de très beaux livres publiés en fin d’année. Après Une vie à Schtroumpfer autour de Peyo et Mirages autour de Will, elles dévoilent le sublime Juillard, carnets secrets 2004-2020.

Né en 1948, André Juillard est un maître de la bande dessinée. Capable de se glisser dans des époques historiques différentes avec Arno ou Les sept vies de l’épervier, il excelle aussi dans des registres plus récents comme avec Cahier Bleu, Léna ou Mezek. Sa contribution au monde de Blake & Mortimer (La machination Voronov) fut aussi saluée par la critique.

Pour ce magnifique ouvrage de 412 pages, le grand prix de la ville d’Angoulême en 1996 nous enchante avec des illustrations plus belles les unes que les autres. Ainsi à partir de 2004, André Juillard commence à griffonner dans son Carnet vert, puis poursuivra dans ses Carnet Dell’Art 1, 2, 3 et 4, celui de La Hague, son Carnet Acquarello, un Carnet kraft, un Carnet ivoire, des feuilles volantes ou encore un Carnet rouge. Les lecteurs retrouvent ainsi ses héroïnes de papier entrevues dans ses albums comme Ariane, Eve ou Louise. On reste bouche bée, en admiration, devant tant de virtuosité graphique. Des crayonnés se mélangent avec beauté aux dessins plus abouties et en couleur.

Tati par Merveille

Dessinateur bruxellois, David Merveille publie un splendide artbook autour de Jacques Tati. Sous ses pinceaux, le réalisateur français se dévoile sous un autre jour, un jour tout en douceur.

Jacques Tati (1907-1982) fut l’un des cinéastes les plus importants en France notamment avec ses formidables œuvres Jour de fête, Les vacances de M. Hulot, Mon oncle, Play Time ou encore Trafic. Le burlesque des situations décrites dans ces longs-métrages ont amené David Merveille à se pencher sur la carrière de Tati.

Très colorées, les illustrations de Merveille sont délicieuses. Avec parfois un charme désuet et un belle nostalgie, elles enchantent les yeux des lecteurs. On retrouve pêle-mêle des dessins pour des jaquettes de DVD, des sérigraphies, des affiches, des PLV ou des offsets. Ces dessins sont tour à tour réalisés avec des pastels, des collages, des acryliques, du fusain ou des encres. Un sublime hommage au maître du 7e art !

The Legend of Zelda, Breath of the Wild : La création d’un prodige

Notre sélection de beaux livres se clôt par un ouvrage autour de La légende de Zelda, l’univers du jeu vidéo iconique de Nintendo.

Créé en 1986 par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka, The Legend of Zelda est le best-seller de la firme japonaise Nintendo. Avec ses 95 millions de jeux vendus, cette aventure numérique est entrée dans tous les foyers.

L’artbook met en lumière The Legend of Zelda, Breath of the Wild, le dernier né de la saga Zelda. Dans ce jeu, Link se réveille dans un monde qu’il ne connait pas. Il doit explorer de vastes contrées souvent dangereuses. Une aventure qu’il doit coupler avec sa perte de mémoire. S’il ne la recouvre pas, Hyrule sera perdu à jamais.

Le pavé de 496 pages est avant tout destiné aux amateurs et amoureux de l’univers de Zelda. Ils y retrouvent des illustrations magnifiques, des couvertures de magazines, des notes explicatives des développeurs, les recherches graphiques pour les personnages et les décors, les nouvelles figures de ce monde, les créatures fantastiques, les machines mais également des pages autour de l’Histoire d’Hyrule (avec une chronologie), ainsi que les biographies de Hidemaro Fujibayashi le réalisateur, Satoru Takizawa le directeur artistique, Takumi Wada l’illustrateur et Eiji Aonuma le producteur.

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Fullmetal Alchemist Artwork https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/fullmetal-alchemist-artwork-hirumo-arakawa-kurokawa/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=fullmetal-alchemist-artwork-hirumo-arakawa-kurokawa https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/fullmetal-alchemist-artwork-hirumo-arakawa-kurokawa/#respond Mon, 23 Nov 2020 13:55:21 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=76975 Un beau livre qui donne envie de (re)lire l’ensemble de la série Fullmetal Alchemist. Les artworks de Hiromu Arakawa nous immergent dans l’histoire trépidante d’Edward et Alphonse Elric. Fullmetal Alchemist kesako La pratique de l’alchimie repose sur une loi : l’échange équivalent. Pour un objet créé quelque chose d’égale doit être donnée. Edward et Alphonse […]

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Un beau livre qui donne envie de (re)lire l’ensemble de la série Fullmetal Alchemist. Les artworks de Hiromu Arakawa nous immergent dans l’histoire trépidante d’Edward et Alphonse Elric.

Fullmetal Alchemist kesako

La pratique de l’alchimie repose sur une loi : l’échange équivalent. Pour un objet créé quelque chose d’égale doit être donnée. Edward et Alphonse ont tenté le plus tabou des interdits : la transmutation humaine. Car les deux enfants voulaient ramener leur mère à la vie.

L’un a perdu son corps, l’autre a perdu un bras et une jambe. Pour retrouver leurs membres les frères Elric sont à la recherche d’une pierre de légende : la pierre philosophale. Pour cela, Edward est devenu Alchimiste d’état sous le surnom de Fullmetal Alchemist. De recherche en recherche, les jeunes hommes risquent de se confronter à des machinations bien plus grandes qu’eux.

Cet univers est assez semblable à notre 20e siècle. Notamment parce-qu’il fait référence de manière répété à la première et seconde guerre mondiale. A la différence que la pratique de l’alchimie y est répandue et qu’on peut se faire greffer des membres mécaniques.

Une galaxie de personnages

Alphonse, coincé dans une armure vide, est d’un naturel doux, pacifique. Edward, avec son bras et sa jambe mécaniques, est le surexcité de service, mordant et espiègle. Ce sont deux personnages charismatiques, tous les deux bornés comme c’est pas permis.

Mais ils sont loin d’avoir le monopole du personnage le plus entraînant. Fullmetal Alchemist est parcouru d’une flopée de personnages tous aussi importants les uns que les autres, même dans les rôles les plus secondaires. C’est une des forces de ce récit. Personne ne fait de la figuration.

Des femmes puissantes

Un autre point notable à propos des personnages de Fullmetal Alchemist. C’est un de ces rares shônen qui alignent autant de femmes puissantes et utiles à l’intrigue. Car nombre de shônen de l’époque ne peuvent pas en dire autant (One Piece, Bleach, Fairy Tail).

Ici, les femmes sont nombreuses et chacune d’entre elles tient un rôle décisif. Elles apportent une plus valu indéniable mais sans pour autant nous submerger de « Girl Power ». Winry, Hawkeye, la commandante Amstrong, Izumi, May sont simplement là avec toute la poigne qu’il faut pour avoir le dernier mot face aux têtes brûlées masculines de la série.

Et contrairement aux collègues shônen de Fullmetal Alchemist sortis à la même période, aucune d’elles n’a besoin d’aide pour se battre (contrairement à Nami, Orihime ou Lucy. Flûte à la fin).

Et l’Artbook dans tout ça ?

Il vend du rêve, tout simplement. 300 pages pour retrouver l’univers de Fullmetal Alchemist 10 ans après la fin de l’histoire. Tout au long du livre, on voit l’évolution des techniques de Hiromu Arakawa. Pastel, peinture à huile, acrylique. Elle offre un voyage à la fois dans ses techniques graphiques mais aussi dans une foule d’émotions.

Chaque composition transmet « un quelque chose ». Ô pouvoir de l’image. Mélancolie, Charisme, Humour, Bonheur sont les maîtres-mots de cette compilation d’illustrations.

L’Artbook s’achève sur une interview spéciale de Hiromu Arakawa. Elle y détaille ses techniques de travail mais aussi des petites subtilités que ni le manga ni la série anime ont pu nous dévoiler.

Par exemple, Saviez-vous pourquoi Edward porte des habits noirs ? Parce-ce que cela cache les taches d’huile venant de son automail.

Vous auriez pensé qu’Edward pensait à ce genre de détail vous ?

10 ans et pas une ride.

Fullmetal Alchemist est terminé depuis 2010 (la série a commencé en 2001). Elle compte 27 tomes édités en France par Kurokawa. Elle a été ornementé de deux séries animées, de trois films dont un live. A ce propos, on va faire le tri : Car parmi les séries, il y a Fullmetal Alchemist et Fullmetal Alchemist Brotherhood. Seul cette dernière suit l’histoire initiale.

  • La première série créée en 2003 se détache des mangas. Elle s’achève en 51 épisodes et le premier film (Fullmetal Alchemist: Conqueror of Shamballa) vient après.
  • En 2009, la seconde série voit le jour. Celle-là suit l’histoire racontée par les mangas. Le second film (Fullmetal Alchemist : L’Étoile sacrée de Milos) s’encre dans cette version-ci.

Le recueil d’illustration Fullmetal Alchemist Artworks est une compilation de nostalgie pour quiconque connait déjà l’univers. Ce sont des retrouvailles très agréables avec de vieux amis qui vous avez manqué plus que vous ne l’imaginiez.

Et pour les autres, c’est une rencontre amusante avec des personnages impressionnants, intéressants, attachants et incroyablement diversifiés. En quelques images, Hiromu Arakawa nous invite à nous (re)plonger dans ce monde.

Et moi, je ne peux que vous inviter à plonger de tout votre saoul dedans !

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Le club des amis https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-club-des-amis-guerrive-2024-tulipe/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-club-des-amis-guerrive-2024-tulipe https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-club-des-amis-guerrive-2024-tulipe/#respond Sun, 22 Nov 2020 09:39:19 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=77054 Vous appréciez Tulipe, le fabuleux univers de Sophie Guerrive, vous allez adorer Le club des amis mettant en scène les personnages de Tulipe, alors enfants. Découvrez leurs premiers pas dans un album jeunesse poétique et beau ! Crocus quitte ses parents « Crocus […] il est temps que tu aies des amis. Il est temps de […]

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Vous appréciez Tulipe, le fabuleux univers de Sophie Guerrive, vous allez adorer Le club des amis mettant en scène les personnages de Tulipe, alors enfants. Découvrez leurs premiers pas dans un album jeunesse poétique et beau !

Crocus quitte ses parents

« Crocus […] il est temps que tu aies des amis. Il est temps de quitter le marais ». C’est ainsi que la maman de Crocus lui annonce qu’il doit s’émanciper et partir du foyer familial.

Le jeune serpent vert n’a pas peur, il sait qu’il trouvera bientôt des amis. Mais pour l’instant, il bel et bien seul.

Tulipe, petit ourson sympathique

Quelques minutes plus tard, dans une forêt, Crocus fait la connaissance de Tulipe, qui jusqu’à présent n’avait jamais vu de serpent. Il propose à l’ourson de l’aider à trouver des provisions pour hiberner.

Crocus est alors accueilli chaleureusement par la maman de Tulipe. Après quelques travaux ménagers, tous s’installent confortablement dans leur lit pour longuement dormir…

Le club des amis : Tulipe pour les petits

Dans Le club des amis, Sophie Guerrive reprend les personnages développés dans ses trois albums de Tulipe. Les lecteurs les retrouvent ainsi plus jeunes, au moment où ils se rencontrent pour la première fois. Crocus, Tulipe et Violette se découvrent, s’apprivoisent et deviennent amis.

L’autrice de Capitaine Mulet fut motivée à raconter leur histoire commune par les demandes fréquentes de ses lecteurs allant dans ce sens. En cela, elle agrandit l’univers si poétique et si philosophique de sa série saluée par le public et la critique.

Comme elle le souligne, Sophie Guerrive a « joué dans un registre léger et simple » pour créer Le club des amis. Le propos est moins philosophique et contemplatif mais néanmoins pas trop infantilisant.

L’album de 56 pages aborde avec habileté et bienveillance les notions d’amitié et d’entraide, mais également l’émancipation et et l’absence, en n’oubliant pas d’y glisser des moments de tension (le Feuillu, l’arrivée inopinée de Violette…).

Une très jolie surprise

La réalisation du Club des amis fut riche pour Sophie Guerrive : « J’y ai pris beaucoup de plaisir, c’est un travail que je fais sur le mode de la méditation, comme on fait un rêve, ça coule tout seul. Je ne me pose pas beaucoup de questions, je ne cherche rien d’autre que le plaisir et c’est tout ce que j’espère communiquer aux lecteurs ».

Et elle a entièrement raison. Cela se ressent dans le récit. Le plaisir est ainsi partagé avec ses jeunes lecteurs.

Drôle et inventif, Le club des amis bénéficie du talent graphique de l’autrice de A la vie, à la mort. Ayant abandonné hachures et textures des précédents albums de Tulipe, Sophie Guerrive a aussi assoupli son dessin grâce à l’utilisation d’un feutre-pinceau. Plus lisible car plus épuré, son trait moderne est idéal pour son jeune lectorat. Ses couleurs participent de la chaleur de l’histoire.

Le club des amis : encore un formidable album de Sophie Guerrive, entre humanité, amitié, entraide et humour. Une très jolie surprise !

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Les 5 finalistes pour le Grand Prix de la critique ACBD 2020 https://www.comixtrip.fr/actualites/les-5-finalistes-pour-le-grand-prix-de-la-critique-acbd-2020/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-5-finalistes-pour-le-grand-prix-de-la-critique-acbd-2020 https://www.comixtrip.fr/actualites/les-5-finalistes-pour-le-grand-prix-de-la-critique-acbd-2020/#respond Sat, 21 Nov 2020 11:10:57 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=77129 Les 5 finalistes pour le Grand Prix de la critique ACBD 2020. En ces moments de confinement, les membres actifs de l’ACBD se sont réunis en visioconférence et ont retenu pour la dernière étape du choix de leur Grand Prix de la Critique ACBD 2020, les 5 titres suivants (pour découvrir la chronique des albums, […]

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Les 5 finalistes pour le Grand Prix de la critique ACBD 2020. En ces moments de confinement, les membres actifs de l’ACBD se sont réunis en visioconférence et ont retenu pour la dernière étape du choix de leur Grand Prix de la Critique ACBD 2020, les 5 titres suivants (pour découvrir la chronique des albums, il suffit de cliquer sur le lien).

Les 5 finalistes pour le Grand Prix de la critique ACBD 2020 :

·       Anaïs Nin : sur la mer des mensonges, de Léonie Bischoff, éditions Casterman, lire notre chronique de l’album

·       Carbone et Silicium, de Mathieu Bablet, éditions Ankama, lire notre chronique de l’album

·       Longue vie, de Stanislas Moussé, éditions Le Tripode, lire notre chronique de l’album

·       Peau d’homme, de Hubert et Zanzim, éditions Glénat, lire notre chronique de l’album

·       Un travail comme un autre, d’Alex W. Inker, éditions Sarbacane, lire notre chronique de l’album

L’ACBD annoncera, le 5 décembre, l’album lauréat du Grand Prix de la Critique ACBD 2020.

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La bête https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-bete-zidrou-pe-dupuis-marsupilami/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-bete-zidrou-pe-dupuis-marsupilami https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-bete-zidrou-pe-dupuis-marsupilami/#respond Fri, 20 Nov 2020 12:45:44 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=77062 Charles Darwin disait « Tout comme l’homme, les animaux ressentent le plaisir et la douleur, le bonheur et le malheur ». Quand La Bête, exilée sous la force de la bêtise humaine, trouve refuge dans la tendresse bienveillante d’un enfant, on peut assister à la construction d’un nid de douceur pour apaiser les souffrances de deux solitudes […]

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Charles Darwin disait « Tout comme l’homme, les animaux ressentent le plaisir et la douleur, le bonheur et le malheur ».

Quand La Bête, exilée sous la force de la bêtise humaine, trouve refuge dans la tendresse bienveillante d’un enfant, on peut assister à la construction d’un nid de douceur pour apaiser les souffrances de deux solitudes écorchées par la vie.

Je sors de ma tanière et réalise un bond pour vous raconter ces bulles.

N’EST PAS BÊTE CELUI QUI CROIT EN L’ANIMAL

1955, dans une Belgique d’après-guerre, le petit François Van den Bosche né d’un amour avec l’ennemi subit quotidiennement l’affrontement des souvenirs amers de la guerre.

Si les enfants naissent égaux sur le même sol malgré le sang et la haine versés dans les tranchées des hommes, François reste encore une proie sous les brimades des camarades d’école et subit les regards d’adultes sur son image témoin d’une relation amoureuse interdite.

Aussi, quand pour ce jeune garçon, la figure paternelle manque, quand la lettre est absente, quand le vide devient un habit porté et cela malgré tout l’amour et le courage d’une mère, il se retranche dans le cocon de son arche de Noé.

Protecteur des animaux, il abrite chez lui toute une drôle de ménagerie éclopée: un hérisson couard, une couleuvre sénile, un cheval alcoolique, un lièvre paralytique….

Lors d’une sombre nuit et sous un crachin de larmes cachées, il trouve sur son chemin un animal exotique victime de trafiquants d’animaux, une chimère entre singe et léopard qui se trouve dans état déplorable.

François va utiliser tout son art d’écouter les battements du cœur animal pour porter réconfort à cette bête sur laquelle une identité n’est pas encore pucée.

Mais ce pelage particulier et cette queue surdimensionnée ne vous font-ils pas penser à un animal de la BD franco-belge? Oui, le Marsupulami !!

LE CHAGRIN DE L’ANIMAL EST LE PROPRE DE L’HOMME

La Bête, prévue normalement en deux tomes, pose dans ce premier versant le début d’une histoire passionnante.

Entre les magnifiques planches sombres, un message porteur d’espoir se profile et un brin d’humour se glisse subtilement dans des répliques savoureuses. D’ailleurs, cette bête sauvage ne serait-elle pas la seule espèce animale qui posséderait cette faculté humaine de rire ?

Mais pas un poil de spoil en vous en racontant encore plus. Juste dire qu’au-delà de tous les coups de la vie, il y a des rencontres qui changent les cours des choses. Sous la narration, des cœurs s’apprivoisent, une amitié entre un enfant et un animal s’installe, une histoire d’amour entre deux cœurs esseulés s’invite dans ce climat où la perversité et l’ignorance de l’homme peuvent parfois créer tant de chagrin.

Qui est finalement la Bête ? L’animal ou l’homme ?

témoignage HOUBA OU PAS

Cette bande dessinée « La Bête » va au-delà d’un hommage du Marsupilami de Franquin, elle est l’expression d’une reprise moderne de ce personnage culte.

La couverture présentant ce Marsupilami sous l’expression d’une bête sauvage illustre d’ailleurs cette volonté de rupture et donne le ton de ce projet : crédibiliser cet animal pour lui donner place dans le monde des vivants.

Pour mettre en valeur la qualité du récit scénaristique de Zidrou (Emma G.Wildford, L’adoption), le dessinateur Frank Pé (Broussaille, Zoo) utilise le talent de son art animalier reconnu dans la bande dessinée pour donner naissance à un reebot du Marsipulami.

La belle qualité du travail d’édition de Dupuis nous offre un très beau livre objet avec son format carré particulier accompagné d’une très belle qualité papier qui donne envie de nous accrocher aux aspérités sauvages de cette bande dessinée, une griffe à suivre dans le prochain épisode.

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Prix Jeunesse ACBD 2020 : les cinq titres finalistes https://www.comixtrip.fr/actualites/prix-jeunesse-acbd-2020-les-cinq-titres-finalistes/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=prix-jeunesse-acbd-2020-les-cinq-titres-finalistes https://www.comixtrip.fr/actualites/prix-jeunesse-acbd-2020-les-cinq-titres-finalistes/#respond Thu, 19 Nov 2020 13:34:59 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=77034 Prix Jeunesse ACBD 2020 : les cinq titres finalistes. Le comité de Sélection pour le Prix Jeunesse ACBD 2020 a établi une liste de 5 titres en lice pour être lauréat. Qui succédera au  Fils de l’Ursari de Cyrille Pomès ? Prix Jeunesse ACBD 2020 : les cinq titres finalistes Le roi des oiseaux, d’Alexander […]

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Prix Jeunesse ACBD 2020 : les cinq titres finalistes. Le comité de Sélection pour le Prix Jeunesse ACBD 2020 a établi une liste de 5 titres en lice pour être lauréat. Qui succédera au  Fils de l’Ursari de Cyrille Pomès ?

Prix Jeunesse ACBD 2020 : les cinq titres finalistes

 

Les coordinateurs du Prix Jeunesse : Laurent Mélikian et Anne Douhaire

Les membres actifs de l’ACBD vont donc avoir quelques jours pour voter afin de «soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie».

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Ramono ton tonton fait du bio ! https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/ramono-ton-tonton-fait-du-bio-guibert-boutavant-bd-kids/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ramono-ton-tonton-fait-du-bio-guibert-boutavant-bd-kids https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/ramono-ton-tonton-fait-du-bio-guibert-boutavant-bd-kids/#respond Thu, 19 Nov 2020 13:24:20 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=77010 Pour ses 20 ans, Ariol se dédouble ! Les jeunes lecteurs le retrouvent dans son traditionnel recueil de fin d’année (tome 16 : Naphtaline nous dit toutou) mais surtout une histoire longue Ramono ton tonton fait du bio ! Bon anniversaire Ariol !!! Tonton Jean-Soue, le bio au cœur Ramono a un tonton vraiment coucoule […]

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Pour ses 20 ans, Ariol se dédouble ! Les jeunes lecteurs le retrouvent dans son traditionnel recueil de fin d’année (tome 16 : Naphtaline nous dit toutou) mais surtout une histoire longue Ramono ton tonton fait du bio ! Bon anniversaire Ariol !!!

Tonton Jean-Soue, le bio au cœur

Ramono a un tonton vraiment coucoule ! Jean-Soue – c’est son prénom – est épicier-bistrot-marchand de journaux à Saucy-le-Sonsec. Ce cochon en sandales et short vert ne propose que des aliments bio dans sa boutique.

Il se ravitaille – et fait marcher l’agriculture locale – chez messieurs Marmouge et Perduret. Sa marque « La confiture aux cochons » il la livre jusqu’à la grande ville voisine. Pendant son absence mensuelle, c’est sa copine Véro qui garde la boutique.

La tournée

Dans la classe de M. Le Blount tout est calme, les élèves travaillent. Ramono propose à son ami Ariol d’accompagner tonton Jean-Soue dans sa tournée de livraisons en ville.

Après avoir demandé l’autorisation à sa maman, Ariol grimpe dans le camion « Le porc t’apporte », un van aux couleurs flashy du livreur bio.

Mystère, mystère

La tournée commence par Le double-foyer où vit Mme Tirjus. Pourtant, Ariol n’est pas très serein, une camionnette grise suit celle de Jean-Soue. Pire, Ramono a perdu la liste de courses de la famille.

Deux mystères inquiétants…

Ramono ton tonton fait du bio, histoire longue et grands mystères

Quelle riche idée de proposer une histoire longue d’Ariol pour fêter ses 20 ans ! Basé sur un récit compilé sur un DVD, Ramono ton tonton fait du bio est la première bande dessinée de 68 pages de l’univers du petit âne bleu.

Emmanuel Guibert et Marc Boutavant laissent de côté les courts récits pour développer une intrigue accrocheuse, fantaisiste et drôle courant sur plusieurs planches.

L’auteur de Martha et Alan imagine de nouveaux personnages pour enrichir le monde d’Ariol. En premier lieu Jean-Soue, un cochon sympathique, débonnaire mais également les deux producteurs de fruits et légumes, amis de ce dernier. Il y a aussi les acheteuses et acheteurs de la tournée.

Le président du 48e Festival d’Angoulême glisse des mystères, multiplie les rebondissements et invente des situations cocasses pour tenir en haleine son jeune lectorat.

Écologie, idylle et cie

Dans Ramono ton tonton fait du bio, Emmanuel Guibert aborde des thématiques universelles qui lui tiennent à cœur : l’écologie (par l’alimentation bio), la défense de la nature, les idylles des enfants, celles des adultes mais également l’amitié et l’entraide; le tout saupoudré d’une humour bienveillant idéal pour les enfants.

Marc Boutavant est toujours aussi fort dans sa partie graphique. L’auteur que nous avions rencontré à Angoulême en 2018, nous régale les yeux de ses sublimes planches d’une grande modernité. Les couleurs de Rémi Chaurand rehaussent des dessins si chaleureux.

Ramono ton tonton fait du bio : embarquez dans une folle aventure entre mystères, amour et amitié !

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Atchoum ! https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/atchoum-naoki-urasawa-kana/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=atchoum-naoki-urasawa-kana https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/atchoum-naoki-urasawa-kana/#respond Tue, 17 Nov 2020 14:26:35 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=76878  Naoki Urasaya nous épate. Avec Pluto, avec 20th century Boys, avec Monster. Avec sa nouvelle série : Asadora ! Il nous épate, et Atchoum ! l’anthologie Urasawa vient conforter notre ébahissement face à son univers. Drôle ou dramatique. Parfois les deux. Atchoum ! / éternuement / kushami : S’échappe de manière impromptue. Désigne les histoires […]

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 Naoki Urasaya nous épate. Avec Pluto, avec 20th century Boys, avec Monster. Avec sa nouvelle série : Asadora ! Il nous épate, et Atchoum ! l’anthologie Urasawa vient conforter notre ébahissement face à son univers. Drôle ou dramatique. Parfois les deux.

Atchoum ! / éternuement / kushami : S’échappe de manière impromptue. Désigne les histoires courtes, par opposition aux histoires longues sérialisées. Déforme temporairement tout visage, même celui des plus belles femmes.

Damiyan

Première nouvelle de cette anthologie, Damiyan est décalé de tout. Nous rencontrons Kômoto, mafieux paternaliste qui aimerait bien juste aller avoir son fiston à la course de la fête de l’école. Mais la mafia, c’est compliqué, surtout quand un patron essaye d’en tuer un autre. C’est encore plus compliqué quand l’arme du crime est un géant mué aux capacités télépathiques incompréhensibles. C’est un brin dramatique, c’est aussi parfaitement absurde, et surtout, c’est tendre. Parce-que c’est un peu le combat d’un papa raté qui aimerait bien être à la hauteur pour son fils.

Vise la Lune !

Un gamin rencontre un type pas net un jour où il vole des pommes. Le type pas net lui annonce qui obtiendra le prix Pulitzer, la récompense suprême pour un journaliste, s’il fait ce qu’il lui dit. S’en suit une explication énigmatique dénuée de sens pour le gamin de 10 ans qu’est Jessie. Mais ainsi soit-il. Des années plus tard, le gamin est bel et bien devenu journaliste. Mais il est loin du prix Pulitzer. Jessie s’occupe de la chronique nécrologie dans un journal de bas étage. Il est convaincu que le vieil homme s’est moqué de lui. Puis voilà qu’un jour, il reçoit l’avis de décès de cet homme pas net, avec une semaine d’avance. C’est l’élément déclencheur qui pourrait bien apporter du sens à la rencontre étrange qui a guidé sa vie.

Vise la Lune ! est le résultat d’une énième collaboration entre Takashi Nagasaki (Master Keaton, Monster) et Naoki Urasawa (Master Keaton, Monster) à l’occasion du 10e anniversaire du prix culturel Osamu Tezuka. Une réunion entre les deux hommes, café au bec, et cela suffit pour créer une nouvelle dense et cocasse. Efficace, le duo.

Les vieux gars, Musica Nostra

Atchoum ! c’est aussi de la musique. Beaucoup de musique. Parce qu’il semblerait que l’univers de Naoki Urasawa tourne beaucoup autour de la musique. Et puis, pas n’importe laquelle : Le son pop-rock des années 60-70. Les Beatles, Bob Dylan, Led Zeppelin…

Avec ces deux nouvelles, Naoki Urasawa nous emmène dans sa propre vie. Il nous emmène en salle de concert, capture un instant de laisser-aller heureux, nous emmène à Los Angeles et nous partage ses rencontres avec des musiciens incroyables. C’est une plongée dans le son de L.A, à la rencontre du Sunset Studio et des drôles de hasard de la vie. D’ailleurs, vous imaginiez que Ringo Starr utilisait des émojis ?

It’s a Beautiful day

C’est une de ces histoires un peu flottantes qu’on attribue souvent qu’à la fiction. Mais parfois, ces moments incongrus surviennent dans notre quotidien, furtivement. Cette histoire, c’est celle que Kenji Endo, alias Enken, un musicien emblématique de la folk japonaise, raconta à Naoki Urasawa.

Lors d’une tournée avec les musiciens Inoue, Takada et le groupe Garo, ils décident de s’arrêter dans une bicoque qui propose un spectacle dénudé. Mais la danseuse leur réserve une surprise biscornu : Un serpent. Elle danse avec un serpent. Façon Alice Cooper mais plus sexy.

Après une soirée plus effrayante que prévu, ils se retrouvent face à une nouvelle surprise lorsque le lendemain, sur les bords d’un canal plein de verdure, Inoue, Takada et Enken croisent cette même danseuse, un chapeau délicatement posé sur ses cheveux noués, poussant un landau, la robe au vent. Cette image, suspendue dans l’espace et le temps, est comme la pochette du 33 tours « It’s a beautiful day ».

Les mots que Naoki Urasawa destine à Kenji Endo à la fin de la nouvelle sont d’une douceur mélancolique qui nous tire un sourire triste.

Henry et Charles

Histoire de deux souris désirant un gâteau au fraise posé au-dessus d’un chat endormi. La nouvelle, initialement publiée dans un magazine pour enfant, est tout en couleur. Son style aquarelle nous immerge tout de suite dans la cuisine du forfait d’Henry et Charles. Charles veut le gâteau pour sa belle et n’écoute pas du tout Henry qui lui dit que c’est trop dangereux. Mais Henry a toujours aimé raconter des voles de nourriture miraculeux face à des lions et des tigres. Bien sûr, c’est un menteur froussard. Finalement, c’est peut-être parce qu’Henry est froussard qu’il peut rattraper la moindre bourde de Charles l’inattentif.

C’est une petite histoire drôle car les rôles des deux personnages sont finalement complètement inversés par rapport à la façon dont ils se présentent.

Le Royaume des Kaijû

Les Kaijû ce sont ces monstres godzillesques qui ont envahi la pop-culture japonaise dans les années 70. Dans Le Royaume des Kaijû, l’auteur considère qu’ils ont véritablement existé.

Pierre, un jeune français, rêve d’aller à Tokyo et de voir des Kaijû pour de vrai. La ville, bien que détruite régulièrement par des reptiles géants, a une économie florissante grâce au tourisme. Enfin Pierre arrive à Tokyo. Lui qui ne se préoccupait de rien d’autre si ce n’est des Kaijû, très vite, il voit l’autre facette de leur existence. La destruction de maison, de famille, de vie. Sa rencontre avec Misaki, une spécialiste des Kaijû au Japon, change complètement sa façon de voir le monde.

C’est une nouvelle titanesque. Elle rappelle fortement Asadora ! D’autant que Misaki ressemble à la jeune Asa Asada. C’est aussi une nouvelle qui se décale des récits un peu sages de Naoki Urasawa. Elle confond absurdité, drôlerie et drames.

Solo Mission

Pour celle-ci, je vous met en garde : commencez l’Anthologie Naoki Urasawa par la fin. Car la dernière nouvelle, Solo Mission, est édité dans le sens de lecture français. Le reste du volume étant dans le sens de lecture japonais, vous prenez le risque de vous faire divulgâcher le plot twist final avant même d’avoir commencé. Et comme c’est une histoire écrite pour Métal Hurlant, magazine français de Science-Fiction né en 1975 (et qui revient en 2021), le plot twist final est invariablement quelque chose que vous n’avez pas envie de savoir à l’avance.

Urlu doit aller en mission pour sauver l’univers sur la terrible troisième planète du secteur 1969 Néga 14. Une planète aussi appelée « La planète infernale des démons de la mort« . Parlu, sa femme, proteste car il la prévient seulement au moment de partir alors même qu’il n’est pas sûr de revenir. C’est une scène de vie quotidienne, banal, au coin du lit, entre deux amants. Mais l’univers n’attend pas que les scènes de ménage se terminent…

Naoki Urasawa Anthology

Atchoum ! c’est deux choses : de l’intime et de l’absurde. Ce qui offre un large panel de possibilité pour caser du comique, du dramatique, du surprenant, du personnel, de l’enfantin comme du … pas pour les enfants. C’est parcourir en 188 pages le monde si diversifié de Naoki Urasawa.

Atchoum ! c’est une plongée dans l’intimité de son auteur. C’est une fenêtre grande ouverte sur sa personnalité, ses projets décalés. Et pour être décalé Atchoum ! est à l’image de son titre : absurde de bout en bout. Chacune de ces nouvelles a un truc, une pépite, une pastille de folie qui illuminera votre visage d’un sourire, qu’il soit hilare ou mélancolique.

Cher lecteur, je n’aurais qu’un conseil – certes conjugué à l’impératif : Lisez-le. Lisez Atchoum ! l’anthologie Naoki Urasawa, publié aux éditions Kana. De son goût un peu étrange, de son aspect parfaitement à côté de la plaque, il saura vous divertir, vous faire réfléchir, vous émouvoir. A n’en pas douter, votre visage sera déformé de multiples façons tout au long de cet anthologie.

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Angoulême 2021 : les prix scolaires https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2021-notre-dossier-fibd-angouleme-bd/angouleme-2021-les-prix-scolaires/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=angouleme-2021-les-prix-scolaires https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2021-notre-dossier-fibd-angouleme-bd/angouleme-2021-les-prix-scolaires/#respond Tue, 17 Nov 2020 13:29:54 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=77000 Angoulême 2021 : les prix scolaires. Chaque année, en collaboration avec le Rectorat de Poitiers et la ville d’Angoulême, le Festival d’Angoulême organise trois prix à destination des écoles, des collèges et des lycées récompensant un album par tranche d’âge, désignés par les élèves. Les albums sélectionnés pour le Prix des écoles d’Angoulême 2021 : […]

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Angoulême 2021 : les prix scolaires. Chaque année, en collaboration avec le Rectorat de Poitiers et la ville d’Angoulême, le Festival d’Angoulême organise trois prix à destination des écoles, des collèges et des lycées récompensant un album par tranche d’âge, désignés par les élèves.

Les albums sélectionnés pour le Prix des écoles d’Angoulême 2021 :

  • Nom d’un poulpe, de Miss Paty (Slalom)
  • La grande métamorphose de Théo, de Marzena Sowa et Goeffrey Delinte (La Pastèque), lire notre chronique de l’album
  • Cécil et les objets cassés, d’Elodie Shanta (Biscoto), lire notre chronique de l’album
  • Entre neige et loup, d’Agnès Domergue et Hélène Canac (Jungle)
  • Super Groom, de Yoann et Fabien Vehlmann (Dupuis)

Les albums sélectionnés pour le Prix BD des collégiens 2021 :

Les albums sélectionnés pour le Prix BD des lycéens 2021 :

  • Dans mon village on mangeait des chats, de Philippe Pelaez et Porcel (Grand Angle), lire notre chronique de l’album
  • Le château des animaux, de Xavier Dorison et Felix Delep (Casterman), lire notre chronique de l’album
  • Béatrice, de Joris Mertens (Rue de Sèvres)
  • Hit the Road, de Dobbs et Khaled (Glénat)
  • Les oiseaux ne se retournent pas, de Nadia Nakhlé (Delcourt)

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La Sélection des Lycéens Angoulême 2021 https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2021-notre-dossier-fibd-angouleme-bd/la-selection-des-lyceens-angouleme-2021/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-selection-des-lyceens-angouleme-2021 https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2021-notre-dossier-fibd-angouleme-bd/la-selection-des-lyceens-angouleme-2021/#respond Tue, 17 Nov 2020 11:15:00 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=76866 La Sélection des Lycéens Angoulême 2021. Le festival international de la bande dessinée d’Angoulême vient de dévoiler sa sélection des lycéens pour sa 48e édition. Voici la liste des albums en compétition, n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour découvrir les chroniques de Comixtrip concernant ces ouvrages. Bonnes lectures ! L’accident de chasse, de […]

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La Sélection des Lycéens Angoulême 2021. Le festival international de la bande dessinée d’Angoulême vient de dévoiler sa sélection des lycéens pour sa 48e édition. Voici la liste des albums en compétition, n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour découvrir les chroniques de Comixtrip concernant ces ouvrages. Bonnes lectures !

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La Sélection Patrimoine Angoulême 2021 https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2021-notre-dossier-fibd-angouleme-bd/la-selection-patrimoine-angouleme-2021/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-selection-patrimoine-angouleme-2021 https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2021-notre-dossier-fibd-angouleme-bd/la-selection-patrimoine-angouleme-2021/#respond Tue, 17 Nov 2020 11:14:42 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=76864 La Sélection Patrimoine Angoulême 2021. Le festival international de la bande dessinée d’Angoulême vient de dévoiler sa sélection patrimoine pour sa 48e édition. Voici la liste des albums en compétition, n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour découvrir les chroniques de Comixtrip concernant ces ouvrages. Bonnes lectures ! Allez Hop, de William Gropper (La […]

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La Sélection Patrimoine Angoulême 2021. Le festival international de la bande dessinée d’Angoulême vient de dévoiler sa sélection patrimoine pour sa 48e édition. Voici la liste des albums en compétition, n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour découvrir les chroniques de Comixtrip concernant ces ouvrages. Bonnes lectures !

  • Allez Hop, de William Gropper (La table ronde)
  • Anthologie tome 1 (1979-1984), d’Edika (Fluide Glacial)
  • L’éclaireur, récits gravés, de Lynd Ward (Monsieur Toussaint Louverture)
  • Le marais, de Yoshiharu Tsuge (Cornélius), lire notre chronique de l’album
  • Mauretania, de Chris Reynolds (Tanibis)
  • Peuple invisible, de Shohei Kusonoki (Cornélius), lire notre chronique de l’album
  • Violence & Peace, de Shinobu Kaze (Le lézard noir)

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La sélection Polar Angoulême 2021 https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2021-notre-dossier-fibd-angouleme-bd/la-selection-polar-angouleme-2021/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-selection-polar-angouleme-2021 https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2021-notre-dossier-fibd-angouleme-bd/la-selection-polar-angouleme-2021/#respond Tue, 17 Nov 2020 11:14:24 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=76862 La sélection Polar Angoulême 2021. Le festival international de la bande dessinée d’Angoulême vient de dévoiler sa sélection polar pour sa 48e édition. Voici la liste des albums en compétition, n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour découvrir les chroniques de Comixtrip concernant ces ouvrages. Bonnes lectures ! Bolita, de Carlos Trillo et Eduardo […]

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La sélection Polar Angoulême 2021. Le festival international de la bande dessinée d’Angoulême vient de dévoiler sa sélection polar pour sa 48e édition. Voici la liste des albums en compétition, n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour découvrir les chroniques de Comixtrip concernant ces ouvrages. Bonnes lectures !

  • Bolita, de Carlos Trillo et Eduardo Risso (Ilatina)
  • De l’autre côté de la frontière, de Jean-Luc Fromental et Philippe Berthet (Dargaud), lire notre chronique de l’album
  • La dernière rose de l’été, de Lucas Harari (Sarbacane), lire notre chronique de l’album
  • GoSt 111, de Mark Eacersall, Henri Scala et Marion Mousse (Glénat)
  • Les mystères de Hobtown tome 1, de Kris Bertin et Alexander Forbes (Pow Pow)
  • Parker, de Darwyn Cooke et Richard Stark (Dargaud)
  • Tif & Tondu, Mais où est Kiki ?, de Robber et Blutch (Dupuis), lire notre chronique de l’album

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