Comixtrip https://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Mon, 15 Jul 2019 09:55:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.0.2 Il fallait que je vous le dise https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/il-fallait-que-je-vous-le-dise-mermilliod-casterman/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/il-fallait-que-je-vous-le-dise-mermilliod-casterman/#respond Sat, 13 Jul 2019 14:31:04 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62995 Il fallait que je vous le dise édité chez Casterman est un roman graphique très personnel d’Aude Mermilliod qui témoigne de son choix d’avorter mais également du deuil qui n’en porte pas le nom. Elle nous transporte dans son histoire et dans l’histoire de Martin Winckler médecin militant féministe et écrivain qui s’est engagé en faveur l’IVG. Il […]

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Il fallait que je vous le dise édité chez Casterman est un roman graphique très personnel d’Aude Mermilliod qui témoigne de son choix d’avorter mais également du deuil qui n’en porte pas le nom. Elle nous transporte dans son histoire et dans l’histoire de Martin Winckler médecin militant féministe et écrivain qui s’est engagé en faveur l’IVG.

Il fallait que je vous le dise : l’histoire d’un choix

A 24 ans, Aude vient de terminer une relation de 3 ans et rencontre Christophe, ce n’est ni une histoire d’Amour ni un plan cul mais c’est une histoire sincère, une promesse de faire partie de sa vie. Quelques semaines plus tard, les premiers symptômes apparaissent, une fatigue excessive, des voix qu’elle ne supporte plus, des aliments qu’elle ne peut plus manger. Elle se décide, elle fait un test et découvre qu’elle est enceinte. Assez rapidement elle sait qu’elle veut avorter, c’est son choix. Sa famille et ses amis sont là mais tous ne comprennent pas vraiment. Heureusement il y a Vic qui sait que ce choix n’est pas un choix simple et sans conséquence car elle a avorté  à deux reprises. Elle l’accompagne dans ses démarches, prend les rendez-vous et la soutient alors qu’elle est enceinte. Il y a aussi Ben l’ami efficace qui ne pose pas de question mais qui est là sans jugement. Heureusement elle n’est pas seule.

Le jour J et les mois qui suivent

Le jour J, ce moment est difficile : la douleur si intense, le bruit de cette machine qui lui aspire les entrailles et pour finir le bruit de la chasse d’eau pour évacuer la matière que l’on a retiré. Ce n’est pas fini. Les jours, les mois et les années qui suivent ne sont pas pour autant simples, la vie ne reprend pas comme ça. Elle doit réapprendre à vivre avec les autres et à s’aimer à nouveau.

Martin Winckler le médecin qui s’engage

La seconde partie raconte le combat de  Martin Winckler (pseudonyme de Marc Zaffran) qui s’engage pour l’IVG à l’époque où la Loi a été votée sous l’impulsion de Simone Veil. Il nous raconte ses débuts, ses erreurs, ses jugements mais aussi comment en étant à l’écoute des femmes et des professionnelles, il a su petit à petit accompagner les femmes qui n’ont pas recourt à l’avortement de gaieté de cœur.

Il fallait que je vous le dise, une histoire forte un dessin doux

Aude Mermilliod nous livre deux histoires dans le même roman graphique. Elle nous raconte son histoire et celle de Martin Wincker. Ses dessins et ses couleurs d’une très grande douceur viennent appuyer ces deux récits très forts. Tout y est, le rythme, l’alternance des pages avec plusieurs bulles et celles avec une seule image, les moments de solitude nécessaires et ceux où les amis sont présents. Tout le monde devrait lire ce roman, les femmes qui ont avorté mais pas seulement, le hommes qui les accompagnent et tous les autres. Ce n’est pas seulement une histoire sur l’IVG c’est aussi une ode à la vie.

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Céphéide https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/cepheide-bruneau-morin-glenat/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/cepheide-bruneau-morin-glenat/#respond Fri, 12 Jul 2019 17:11:46 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62863 Céphéide de Clotilde Bruneau au scénario et Melissa Morin aux dessins est un OVNI de la BD comme on aime en rencontrer. Cléo se réveille amnésique dans un monde inconnu qui se nomme Céphéide. Les seuls habitants de cette « étoile » sont des enfants eux aussi amnésiques qui avancent le long d’une route pour enfin trouver un moyen de […]

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Céphéide de Clotilde Bruneau au scénario et Melissa Morin aux dessins est un OVNI de la BD comme on aime en rencontrer. Cléo se réveille amnésique dans un monde inconnu qui se nomme Céphéide. Les seuls habitants de cette « étoile » sont des enfants eux aussi amnésiques qui avancent le long d’une route pour enfin trouver un moyen de s’enfuir. La nuit, des « monstres » sortent pour les attaquer. Glénat nous propose une histoire étonnante qui reprend les codes de notre société.

L’arrivée sur Céphéide

La volcan gronde, il explose, une immense fumée jaune s’en dégage, la montagne se calme, Cléo tombe de ce nuage sur le cratère refermé et déjà solide. Que fait-elle là ? Où est-elle ? A l’horizon elle voit une caravane qui avance sur ce qui semble être la seule route de ce monde. Elle se rapproche du groupe d’adolescents, c’est l’effervescence, une nouvelle est arrivée, il faut prévenir tout le monde.

Des adolescents, une organisation d’adultes

Cléo est là au milieu des autres dans son jogging jaune avec ses drôles de lunettes. Les questions fusent : Qui es-tu ?  D’où viens-tu ?  Depuis quand es-tu là ? La sous-cheffe arrive, elle disperse tout le monde et lui explique le fonctionnement du groupe. La nuit arrive, la caravane doit s’arrêter tout le monde se cache dans les roulottes par peur des « monstres » qui enlèvent les enfants.  Le lendemain, Cléo découvre une organisation quasi militaire, une cheffe qui décide toute seule, une sous-cheffe qui gère les nouveaux arrivants et une chasseuse qui est contre le système mais qui est la seule à avoir battu un monstre. La cheffe décide : Cléo sera assistante de la chasseuse.

Un système remis en cause

Très vite Cléo s’aperçoit que la chasseuse et la sous-cheffe ont des doutes sur la hiérarchie mise en place et gérée de manière très autoritaire et sans partage par Brindille la cheffe. Cléo doit s’imposer pour trouver sa place dans cette organisation et perce enfin la carapace de Moonsun la chasseuse. Ensemble elles vont combattre un « monstre » et à l’aide de la sous-cheffe mettre au jour les mensonges de Brindille. Qui sont ses monstres? Pourquoi un monstre apparaît toujours après la disparation d’un adolescent ?

Un graphisme intelligent qui accompagne une histoire qui nous fait réfléchir

Pour accompagner cette histoire entre fantastique, post-apocalyptique et road trip initiatique sur l’adolescence de Clotilde BruneauMelissa Morin nous propose un dessin haut en couleur. Elle alterne entre couleurs vives et couleurs sombres comme pour nous faire réagir. Les regards omniprésents des protagonistes nous interpellent. C’est vraiment agréable de se laisser tenter par des lectures qui sortent des sentiers battus, tant dans les codes graphiques que dans l’histoire.

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Bootblack T1 https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/bootblack-mikael-dargaud/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/bootblack-mikael-dargaud/#respond Tue, 09 Jul 2019 15:05:03 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62693 Bootblack édité chez Dargaud est le second diptyque de Mikael après Giant. Cette série se situe entre 1935 et 1945 dans les bas-fonds de New York où Al un jeune Bootblack (cireur de chaussures) essaye de sortir de sa condition pour côtoyer les sommets de la ville et surtout pour séduire la belle Margaret. Mais finalement ce […]

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Bootblack édité chez Dargaud est le second diptyque de Mikael après Giant. Cette série se situe entre 1935 et 1945 dans les bas-fonds de New York où Al un jeune Bootblack (cireur de chaussures) essaye de sortir de sa condition pour côtoyer les sommets de la ville et surtout pour séduire la belle Margaret. Mais finalement ce rêve américain est-il accessible ? et à quel prix ?

Le début et la fin

Cette histoire commence et se termine en 1945, Al est alors un soldat américain, il vient de perdre tous ses frères d’armes sur le champ de bataille en se battant contre les Allemands sur le sol Français… Il récupère les plaques militaires de tous les GI et les enterre un par un avec les moyens du bord. Qui est-il vraiment ? Que va-t-il devenir maintenant?

Devenir Bootblack pour survivre

1935. Suite à  l’incendie de la maison dans laquelle il vivait Al, 10 ans et enfant d’immigrés allemand, se retrouve à la rue. Pour s’en sortir une seule solution s’offre à lui, cirer les chaussures des cols blancs. Il rencontre Maggie une très belle jeune femme mais celle-ci l’ignore.  Pour la séduire il ne doit pas se contenter d’être bootblack, cette vie ne lui suffira pas, il prend alors les décisions qui s’imposent pour montrer à Margaret qu’il peut être digne de son amour.

La pègre, la guerre des gangs

Al et son groupe d’amis bootblack se mettent alors à travailler pour la pègre du coin, transfert d’argent, coursier discret, pour gagner plus, il faut prendre plus de risques. New York c’est aussi une guerre de territoire entre ces enfants tous immigrés mais pas du même pays. Ne pas lâcher son territoire c’est une question d’honneur au risque que cette guerre se montre de plus en plus féroce et que l’inéluctable arrive.

Changer de Nom, pour gommer ses origines

Altenberg Fergusson est son nom, enfin pas vraiment, ses parents avaient donné ce nom aux officiers de l’immigration en arrivant aux Etats-Unis pour faire plus « nom d’ici ». Ce n’était pas un cas isolé, pour mieux s’intégrer, les immigrés changeaient souvent de nom de famille. Altenberg décide de s’appeler Al le jour de la mort de ses parents et pour tout le monde il sera Al Chrysler lui l’américain pur souche qui a renié ses origines.

Bootblack un diptyque New-Yorkais dans la lignée de Giant

Mikaël nous livre avec Bootblack son second diptyque après Giant qui a été une très belle réussite. Cette histoire est bien ancrée dans le New-York des Années 30. Scénariste et dessinateur, Mikaël pose ses pions petit à petit et nous transporte dans son univers de manière magistrale. Ses dessins collent à merveille à la période et à ce qu’il veut nous faire ressentir. Du détail dans les décors, de la précision dans ses regards, tout est présent pour que cette série soit couronnée de succès.

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Tsugumi Project https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tsugumi-project-ippatu/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/tsugumi-project-ippatu/#respond Tue, 09 Jul 2019 14:59:05 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62846 Récupérer le Tsugumi, arme terrifiante, telle est la mission de Léon, un soldat. Le Japon est en ruine et deviendra son terrain de jeu. Il découvre alors un paysage de désolation et d’étranges créatures. Ippatu dévoile le premier volume de Tsugumi Project, une aventure qui en met plein les yeux ! Récupérer le Tsugumi Ex-soldat […]

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Récupérer le Tsugumi, arme terrifiante, telle est la mission de Léon, un soldat. Le Japon est en ruine et deviendra son terrain de jeu. Il découvre alors un paysage de désolation et d’étranges créatures. Ippatu dévoile le premier volume de Tsugumi Project, une aventure qui en met plein les yeux !

Récupérer le Tsugumi

Ex-soldat d’élite, Léon est pour le moment prisonnier. Au milieu d’autres condamnés à mort, il écoute avec attention le discours d’un officier.

Afin de recouvrer sa liberté, un groupe d’hommes doit se rendre au Japon pour y récupérer le Tsugumi, une arme puissante. Depuis 260 ans, le pays du Soleil levant est dans un état de délabrement avancé. De nombreuses bombes nucléaires l’ont rendu invivable.

Chacun aura un bracelet muni d’un compteur geiger qui leur indiquera la fin de la mission, dans un an. Affublés d’une combinaison anti-rayonnement, ils grimpent tous à bord d’un avion pour être parachuté sur le Japon.

La jeune fille aux pattes d’oiseau et son Tora

Les machines de l’avion s’affolent. Il est déstabilisé et tombe dans un fleuve. Ejecté de l’appareil, Léon se réveille seul au milieu des immeubles en ruine.

Le spectacle est étourdissant : les bâtiments menacent de s’effondrer et la végétation a repris ses droits. Il doit alors se cacher d’un groupe d’hommes-singes. Mais menotté, il ne peut pas faire grand chose. Il tente de leur échapper au moment où une jeune fille aux pattes d’oiseau et son lion de compagnie gigantesque – Tora – le sortent de ce mauvais pas. Fasciné par ce duo, Léon essaie de les retrouver…

De la puissance du dessin

Ce qui frappe en premier lorsque le lecteur ouvre Tsugumi Project, c’est le dessin. Fort et d’une grande puissance graphique, il hypnotise et fascine. Les planches en noir blanc de Ippatu fourmillent de détails. Les décors sont majestueux et donnent le vertige. Dans les pas de Katsuhiro Otomo, Leiji Matsumoto ou Akio Tanaka, le trait est prodigieux. Les architectures des immeubles sont renversants et spectaculaires. Il faut souligner que le mangaka à travailler avec le maître Jiro Taniguchi, ainsi que Tadahiro Uesugi (Les nouveaux héros) et qu’il fut l’assistant de Shinichi Ishizuka (Vertical). Il est donc allé à très bonne école. D’où son dessin prodigieux.

Quant au bestiaire (le jeune fille, Tora, les hommes-singes…), il est impressionnant. Amoureux de la nature et des animaux, Ippatu donne sa pleine mesure dans ces hybrides étonnants. Il suffira aux lecteurs de prendre leur temps devant les planches pour y goûter tout le sel.

Le début de Tsugumi Project est colorisé. Là, encore c’est magnifique. Ses pages semblent proches de l’univers des jeux vidéo qu’il connait aussi très bien puisque Ippatu fut character designer dans une société de ce médium.

Tsugumi Project : zones mystérieuses

Si le dessin nous émerveille, l’histoire de Tsugumi Project nous attire. Dans un monde post-apocalyptique, Ippatu imagine un survival de grande qualité. Avec de nombreux clins d’œil à Akira, le mangaka tisse une intrigue qui laisse encore planer des zones d’ombre et de mystères.

Classique mais redoutablement efficace, ce premier volume pose les bases d’une saga fantastique qui semble avoir un énorme potentiel. Pourquoi Léon fut-il enfermé ? Qu’est-ce que le Tsugami ? Pourquoi les animaux ont-ils muté ? Pourquoi ont-ils croisé leur ADN pour former d’autres espèces ?

L’action, les dangers nombreux et le suspense sont au cœur de ce premier volet alléchant. L’environnement est hostile mais Léon veut coûte que coûte réussir sa mission pour revoir sa femme et son fils.

Tsugumi Project est une création originale commandée par Ki oon. Sans être passé par la prépublication dans les magazines manga, il arrive donc tout droit directement du Japon. C’est aussi pour cela que Ippatu a donné une origine française à son héros, l’appelant comme celui de Luc Besson et lui donnant un caractère froid et mystérieux.

Après Beastars, Magus of the library, Les liens du sang, BL métamorphose – des pépites – l’année 2019 est formidable pour Ki oon ! Tsugumi Project est donc à ajouter à cette très belle liste.

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Te dire merci https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/te-dire-merci-takinami-echiquier/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/te-dire-merci-takinami-echiquier/#respond Sun, 07 Jul 2019 08:35:04 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62688 Comment dire merci et dire je t’aime à un être cher en fin de vie ? Yukari Takinami raconte son expérience avec sa mère, atteinte d’un cancer, dans Te dire merci, un manga bouleversant aux éditions Rue de l’échiquier. Le Pancréas, mais c’est quoi le pancréas ? En 2014, Yukari reçoit un appel de Nao […]

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Comment dire merci et dire je t’aime à un être cher en fin de vie ? Yukari Takinami raconte son expérience avec sa mère, atteinte d’un cancer, dans Te dire merci, un manga bouleversant aux éditions Rue de l’échiquier.

Le Pancréas, mais c’est quoi le pancréas ?

En 2014, Yukari reçoit un appel de Nao sa sœur pour lui annoncer une mauvaise nouvelle : leur mère est atteinte d’un cancer du pancréas. Les médecins sont formels, en phase 4 – le plus avancé de la maladie – il ne lui reste que moins d’un an à vivre.

Le pancréas favorise la digestion et sécrète l’insuline. Insidieusement, sans crier gare, il avance sans que le malade s’en rende compte. Ainsi, le patient a des pertes d’appétit et ressent de fortes douleurs à l’estomac.

« Cela dit… Jamais, je ne me serais imaginée, hein… jamais je ne me serais imaginée que nos parents mourraient si jeunes quand même… » (Nao, soeur de l’autrice)

S’occuper de sa maman

Magaka, marié et mère de deux enfants, Yukari a peu de temps pour elle. Lorsqu’elle apprend la nouvelle, elle décide de quitter son foyer pour aller aider sa mère.

Dans un premier temps, elle ne reste que quelques jours. Aidée de sa sœur Nao, elle alterne pour en prendre soin. Son état général se dégrade, elle ne mange plus, maigrit et devient vite irritable. Si les médicaments entrainent ces énervements et cette nervosité, leur mère a toujours été dure avec elle.

Veuve depuis quelques années, la dame de 68 ans a élevé ses filles dans un schéma classique, avec toute la dureté d’une maman distante. Non pas qu’elle ne les aime pas, mais cela lui permettait de tout contrôler. D’ailleurs, jusqu’au bout, elle sera forte et tentera de tout contenir, tout régenter. Nao, l’aînée n’a jamais connu de moments de partage, de douceur, pire de fierté de la part de sa mère. Yukari a plus ses faveurs. Mieux, elle lui demande de dessiner son portrait pour sa veillée funèbre…

Te dire merci : étapes de fin de vie

Publié par Bungei Shunjuu au Japon en 2016, Te dire merci est un très joli manga, bouleversant et délicat. Yukari Takinami a donc mis en image son histoire, celle de sa mère malade.

Comme elle le montre dans le manga, elle a même commencé à le dessiner dans la chambre d’hôpital, comme une mise en abime. Dans cette poignante autobiographie, elle met en scène tous les étapes de la maladie. De l’annonce de la maladie aux funérailles, en passant par la chimiothérapie, les changements physiques et d’humeurs, tout y est. Les soins palliatifs ne sont pas oubliés. Si les personnels soignants sont montrés, ce ne sont pas eux le cœur du récit.

A l’image de Sous les bouclettes (de Melaka et Gudule, qui mettait elle aussi en image la fin de vie de sa maman autrice), elle n’oublie pas la légèreté par un humour bienvenu, incarnés par les enfants plein de vie, par sa sœur toujours énergique ou ses moments de déprime.

Comment dire à quelqu’un qu’on l’aime ?

Même si le lecteur connait la fin inéluctable et s’il verse une larme à la mort de la mère, Te dire merci ne tombe  jamais dans le pathos par l’énergie, les personnages et l’humour.

Comme tout au long de leur vie en commun, Yukari, Nao et leur mère ont eu du mal à se parler et à se dire je t’aime. C’est donc là, le cœur du récit : les difficultés à dialoguer et la pudeur des sentiments. C’est encore plus vrai dans les derniers instants avant la mort. La mangaka aimerait lui dire merci mais elle ne sait pas quand ni comment le faire.

« Dans les moments difficiles, il ne faut pas grand chose pour sauver un être humain » dira-t-elle lorsqu’elle montre à sa génitrice des photos de chiens pour apaiser sa douleur. La mère est distante pourtant Yukari Takinami sent toujours en elle l’amour. Un début de complicité tant cherché ?

Te dire merci raconte cette tranche de vie d’un an, entre rire et douleur de la perte d’un être cher. Le manga se termine néanmoins sur un questionnement de l’autrice : Comment vivra-t-elle sans sa mère ? A l’image de Fin d’Anders Nielsen – qui racontait l’absence de sa compagne après son décès d’un cancer – voilà le grand défi de Yukari.

Avec un trait simple et très caricatural, Yukari Takinami touche au plus juste. Cela permet d’embarquer tous les lecteurs, de bande dessinée, de manga ou non. Parce que oui, Te dire merci peut être lu par de non-initiés au genre puisqu’il est publié dans le sens de lecture occidentale.

Te dire merci : simple, poignant; une belle leçon de vie !

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Les heures passées à contempler la mère https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-heures-passees-a-contempler-la-mere/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-heures-passees-a-contempler-la-mere/#respond Sat, 06 Jul 2019 09:46:01 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62621 Les heures passées à contempler la mère de Gilles Larher et Sébastien Vassant édité chez Futuropolis est une histoire de famille, une histoire d’amour, une histoire de rupture, une histoire de recherche de sa propre histoire, une histoire de perte de repères mais également un récit où les mots famille et amitiés prennent véritablement tout leur sens. […]

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Les heures passées à contempler la mère de Gilles Larher et Sébastien Vassant édité chez Futuropolis est une histoire de famille, une histoire d’amour, une histoire de rupture, une histoire de recherche de sa propre histoire, une histoire de perte de repères mais également un récit où les mots famille et amitiés prennent véritablement tout leur sens.

La rupture

Ce roman graphique commence par une rupture. Une rupture non conventionnelle. Sandra est autrice et après un voyage à Copenhague pour le lancement international de son second roman, la concierge l’invite à venir chez elle dès son arrivée pour lui remettre une lettre et des clefs. Cette lettre est une lettre de rupture de son mari Mr Lazare qui semble-t-il procède toujours de la même manière pour se séparer de ses femmes. Les clefs sont celles d’un autre appartement le temps de se retourner. Sans équivoque et sans ménagement c’est fini… Elle doit partir et laisser derrière elle sa vie et le fils de son mari qu’elle a élevé comme si c’était le sien depuis de nombreuses années.

Les heures passées à contempler la mère : la famille cette inconnue

Cette rupture plonge Sandra dans un gouffre. Mais heureusement elle n’est pas seule, ses amis et sa famille sont là. Elle est très liée à son frère ainsi qu’à la famille qui l’a gardée à la mort de sa mère quand son père est parti noyé son chagrin dans le travail. Mais finalement qui est cette mère qu’elle n’a pas vraiment connu, toujours partie avec son mari sur les plateaux de cinéma ? Est-ce que cette mère ne serait pas le sujet salvateur ? Ecrire son prochain roman sur l’histoire de cette femme connue de tous mais inconnue pour sa propre fille. Toutes ces questions qui se bousculent sur cette icône du cinéma, à commencer par :  qui fleurit sa tombe alors que son père « Dady » n’est jamais là ?

Les liens du cœur plus forts que ceux du sang

Sandra est sur tous les fronts, accepter cette rupture douloureuse, chercher des réponses sur sa mère, affronter ses peurs et se remettre sur les rails professionnellement. De nombreux combats à mener auquel vient s’ajouter la fugue du fils de Mr Lazare qu’elle a élevé comme si c’était le sien.. Les liens du cœur prennent alors le dessus et Sandra part à la recherche de cet adolescent.

Un récit intelligent et un dessin qui vient le sublimer

Gilles Larher nous entraîne dans cette histoire à multiples facettes que l’on découvre au fur et à mesure. C’est très intelligent petit à petit on comprend que cette jeune femme trouvera une issue à cette rupture grâce à ses liens amicaux et familiaux. Les dessins de Sebastien Vassant sont doux, expressifs et complètent à merveille cette histoire.  C’est une très belle lecture, une histoire où le passé rentre en collision avec le présent pour créer un nouveau futur.

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1989 Le Grand Tour https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/1989-le-grand-tour-cabanes-dupuis/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/1989-le-grand-tour-cabanes-dupuis/#respond Sat, 06 Jul 2019 09:37:28 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62728 Les éditions Dupuis viennent de publier 1989 Le Grand Tour de Max Cabanes, dans la collection Aire Libre. Cet album est plutôt un livre illustré qu’une véritable bande dessinée et se présente sous un format à l’italienne. Un bel objet. Une partie de cet album avait déjà connu une première édition en 1989 aux Editions […]

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Les éditions Dupuis viennent de publier 1989 Le Grand Tour de Max Cabanes, dans la collection Aire Libre. Cet album est plutôt un livre illustré qu’une véritable bande dessinée et se présente sous un format à l’italienne. Un bel objet.

Une partie de cet album avait déjà connu une première édition en 1989 aux Editions Dargaud sous le titre La Boucle Magique mais la présente édition, entièrement repensée et remise en page, est enrichie de nombreuses illustrations inédites.

Le Tour le plus incroyable de l’Histoire

Dans ce livre, Max Cabanes nous raconte au jour le jour (il est embarqué dans les voitures suiveuses) le Tour de France 1989, la plus grande compétition cycliste au monde et surtout l’édition la plus folle de toutes, celles où Greg Lemond finira par gagner en devançant Laurent Fignon de…huit secondes !

On y découvre les émotions de cette épreuve plus qu’exigeante, longue de 3285 kilomètres.

Quand passé et présent s’entremêlent

L’auteur nous raconte les étapes, la course qu’il mâtine de ses propres souvenirs d’enfance (quand il se rêvait en champion cycliste et qu’il jouait aux figurines de plomb) mais aussi ceux des anciens cyclistes qu’il côtoie et qui lui racontent le vélo d’antan. Ainsi, se chevauchent passé et présent, coureurs de 1989 (Lemond, Delgado, Fignon…) et champions de jadis tels Coppi, le Campionissimo, Koblet, Kubler ou Bahamontès, l’Aigle de Tolède.

1989, le grand tour : Le cyclisme à l’honneur

Récompensé par le Grand Prix d’Angoulême en 1990 (pour l’ensemble de son œuvre et son apport à la BD), Max Cabanes nous offre un texte superbe, poétique, un récit tout en métaphores et en argot cycliste, plein d’anecdotes. Pour accompagner le tout, le dessinateur de Fatal nous gratifie de magnifiques dessins.

Une très bonne BD de cyclisme, à ranger aux côtés des grandes réussites du genre comme les albums de Christian Lax (L’Aigle sans orteil, Pain d’Alouette, L’Ecureuil du Vel d’Hiv) ou Le Tour des Géants de Nicolas Debon.

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Brat https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/brat-deforge-atrabile/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/brat-deforge-atrabile/#respond Sat, 06 Jul 2019 08:07:56 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62698 Surmédiatisation, gloire éphémère et dépression pour Miss D, une star de la délinquance. Michael DeForge dresse son portrait dans Brat, un album dérangeant et cynique chez Atrabile. Génial ! Miss D. : délinquante juvénile La reconnaissance médiatique de Miss D, elle la doit à ses mises en scène d’actes de délinquance. Depuis de nombreuses années, […]

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Surmédiatisation, gloire éphémère et dépression pour Miss D, une star de la délinquance. Michael DeForge dresse son portrait dans Brat, un album dérangeant et cynique chez Atrabile. Génial !

Miss D. : délinquante juvénile

La reconnaissance médiatique de Miss D, elle la doit à ses mises en scène d’actes de délinquance. Depuis de nombreuses années, elle aime à se montrer dans ces postures pour la gloire.

Elle est devenue une star des réseaux sociaux. Prise comme modèle par la jeunesse, elle monnaye son image. Plus fort encore, elle tourne dans des publicités ou des films. Des goodies sont même vendus à son effigie. Elle vit donc de cette éphémérité.

Pourtant, elle aimerait bien passer à autre chose. Miss D. joue avant tout sur la fibre nostalgique mais ça ne va qu’un temps. Elle se force même lors de conférences de presse.

Dépression à tous les étages

Miss D se pose de multiples questions. Cette gloire, elle n’en veut plus. Les canulars et autres farces, ce n’est plus pour elle. Elle sombre dans une longue dépression.

Ce qu’elle préfère maintenant, c’est observer une grand-mère et son petit-fils dans leur jardin; prendre son temps et ne plus être sollicitée.

Pire, les policiers ne l’arrêtent même plus lorsqu’elle met le feu à l’une de leurs voitures. Normal, ces jeunes pousses bleues ont grandi avec elle. Elle est leur exemple !

Brat : gloire éphémère d’une star des réseaux sociaux

Après les magnifiques La fourmilière, Dressing et Big Kids, Michael DeForge est de retour avec Brat, un album d’une grande justesse sur la glorification des stars des réseaux sociaux.

Comme à son habitude, l’auteur canadien possède un sens inné de l’observation de ses contemporains. Il vise juste et fort. Il met en scène, une femme devenue célèbre par ses actes de délinquance. Si elle les a effectué dans sa prime jeunesse – elle a connu la maison de correction – elle continue parfois pour entretenir son mythe.

Artificiels et superficiels, ces instants de notoriété pourtant se poursuivent dans le temps, au grand étonnement de Miss D. Elle pensait être balayé par les nouveaux venus.

Travail et dépression

Ce prestige n’est pourtant pas un métier au départ. Miss D a réussi à transformer cela en monnaie sonnante et trébuchante. Films, pubs, objets dérivés et conférences lui permettent de vivre. En cela, Brat est fort. Michael DeForge décrit les mécanismes d’une starification venue dont ne sait où et qui peut s’éteindre d’un seul coup.

Comment vivre avec la pression des fans ? Comment tourner la page lorsque ces instants sont passés ? Comment changer d’attitude ? Voilà les nombreuses questions mises devant les yeux des lecteurs. Pire, Miss D déprime sévère. DeForge met donc en scène ces moments de doute, de désarroi et de dépression. Pour nous montrer cela, l’auteur n’hésite pas à utiliser la poésie, l’onirisme et les rêves.

Quant à son dessin, il nous scotche toujours autant. Il est moderne et original. Jusqu’à présent, nous n’en n’avons pas vu de tel dans le monde du 9e Art. Personnages chewing-gum, grosses têtes et corps longilignes telles des ficelles sont le cœur principal de Brat. Le plus important étant les interactions entre les protagonistes et le cheminement intérieur de Miss D, d’où des décors a minima, voire de grands aplats en fond de vignette.

Brat : encore un album de fou signé Michael DeForge ! Un récit qui dérange, qui interpelle et qui questionne ! Top des tops !

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Le dieu vagabond https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-dieu-vagabond-dori-sarbacane/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-dieu-vagabond-dori-sarbacane/#respond Thu, 04 Jul 2019 14:44:09 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62580 Eustis, dernier satyre de notre monde moderne, découvre que Pan existe encore. Il décide de le retrouver, bravant les obstacles sur sa route. Fabrizio Dori imagine son épopée dans Le dieu vagabond, une quête initiatique intelligente et belle, la mythologie réinventée ! Eustis, le dernier des satyres Eustis est un satyre. Transposé dans notre époque […]

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Eustis, dernier satyre de notre monde moderne, découvre que Pan existe encore. Il décide de le retrouver, bravant les obstacles sur sa route. Fabrizio Dori imagine son épopée dans Le dieu vagabond, une quête initiatique intelligente et belle, la mythologie réinventée !

Eustis, le dernier des satyres

Eustis est un satyre. Transposé dans notre époque actuelle, il est le dernier de sa lignée. Errant comme un vagabond, il médite en pleine nature.

Ancien disciple de Dionysos, il faisait partie de son thiase – cortège – à l’époque Antique. Buveur invétéré et passant son temps à faire la fête, il a perdu tous ses compagnons de beuverie. Depuis, il ne sait plus où il en est. Lorsqu’il est ivre, il raconte des histoires abracadabrantesques. Mieux, les gens des alentours viennent lui demander conseil. Il pourrait prédire l’avenir.

Et Artémis jeta un sort à Eustis…

Dans le lit d’Aline, Eustis raconte ses exploits dionysiaques. Il lui parle de Pan mais aussi du Royaume des morts de Hadès, ainsi que de Anaké, qui préside à la destinée des mortels. Le lendemain, Aline la prostituée est partie. Elle aurait trouvé son chemin. Grâce à Eustis ? Qui sait ?

Plus tard, le satyre croise le chemin d’un fantôme à très grosse tête. Il lui raconte alors comment il s’est perdu dans notre monde. Ayant aperçu une nymphe dans la forêt et mué par sa libido, il tenta de la prendre en chasse. Cette divinité était une suivante d’Artémis. Choquée par l’attitude de Eustis, elle lui jeta un sort. Il ne mourut pas mais devint alors un humain immortel…

Le dieu vagabond : sublime mythologie revisitée

Avec Le dieu vagabond, on tient là un petit bijou de bande dessinée ! Charmé par son précédent album Gauguin l’autre monde, nous sommes impressionnés par cet album de Fabrizio Dori ! Tout plait : l’histoire folle et intelligente mais aussi le dessin. Cette belle alliance nous éblouit.

Cette quête initiatique courant sur 160 pages est sublime. Alors qu’il recherche son lustre d’antan, sa condition passée, Eustis voyage, se questionne et rencontre. S’il est enfermé dans un corps d’humain (sans ses attributs mythologiques), il n’en n’est pas moins immortel. En ce sens, Le dieu vagabond a beaucoup de points communs avec la série manga de Hikaru Nakamura, Les vacances de Jésus et Bouddha (les deux divinités sont projetées sur Terre, de nos jours)

Ainsi, Eustis croise la route de personnages surprenants (le fantôme, Séléné, Hécate, Léandros, Arès, Phobétor, Alala et même Van Gogh). Etres humains et divinités, il tente de les comprendre et de jouer avec eux pour retrouver son ami Pan, qui existerait encore.

Epopée moderne, épopée épique

En choisissant une divinité mineure et non un dieu majeur, Fabrizio Dori peut lui inventer une nouvelle vie. Sa déchéance actuelle tranche avec sa flamboyance passée. Il est pris pour un fou vagabond par les humains, alors qu’il est splendide et intelligent.

Le dieu vagabond multiplie les surprises et les rebondissements, comme pour garder en éveil le lectorat, impressionné par la puissance graphique et une histoire folle.

Cette odyssée moderne repose aussi sur le trio de personnages atypique dont les relations sont d’une grande justesse. Eustis fait la connaissance d’un professeur et d’une ancien guerrier grec qui doit montrer sa valeur pour obtenir la rédemption.

Fabrizio Dori imagine un périple onirique, métaphysique et empli de questions. Cette philosophie moderne emprunte à celles plus anciennes. Et c’est d’une rare intelligence !

Le dieu vagabond : hommage aux anciens

Le dieu vagabond bénéficie de tout le talent graphique de Fabrizio Dori ! C’est magnifique ! Le dessin multiplie les détails, épouse les courbes, joue sur les couleurs et rend hommage aux anciens. L’artiste italien aime l’Art et il veut lui déclamer tout son amour dans cet album.

Ainsi, l’auteur milanais se sert des illustres dessinateurs pour composer ses planches. De Otto Dix à Hokusaï, en passant par Warhol, Windsor McCay ou Van Gogh. La luxuriance de ses jungles ou décors naturels fait aussi penser au Douanier Rousseau.

Le dieu vagabond : c’est beau, c’est intelligent, c’est lyrique et c’est poétique ! Fascinant !

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Une Famille en Guerre T1 Le Pays perdu https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/une-famille-en-guerre-piatzszek-espe/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/une-famille-en-guerre-piatzszek-espe/#respond Thu, 04 Jul 2019 12:11:45 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62241 Une Famille en Guerre est l’histoire d’une famille de vigneron de la région de Colmar déchirée par la guerre en 1940 lors de l’annexion de l’Alsace par les Allemands. Stéphane Piatzszek nous décrit une vision de la guerre et de ses multiples facettes. Une famille en guerre contre l’Histoire mais également contre elle-même. Espé est au […]

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Une Famille en Guerre est l’histoire d’une famille de vigneron de la région de Colmar déchirée par la guerre en 1940 lors de l’annexion de l’Alsace par les Allemands. Stéphane Piatzszek nous décrit une vision de la guerre et de ses multiples facettes. Une famille en guerre contre l’Histoire mais également contre elle-même. Espé est au dessin de cette série en 3 tomes éditée chez Glénat.

Mulhouse de nos jours

Jeff est un jeune cadre dynamique accro aux drogues de synthèse qui lui permettent, au quotidien, de se sentir performant dans son travail. A une semaine de Noël, comme chaque année, il prend une semaine de « vacances » où il se coupe de tout lien social et de toutes addictions. Cette année l’Abbaye de trappistes où il a l’habitude de se rendre  ne peut pas l’accueillir, ce sera donc dans la clinique St Morand qu’il se rend.  C’est là qu’il rencontre Mr Engel, fils de vigneron Alsacien, qui lui raconte son Histoire.

Le pays perdu : Les petites histoires dans la grande Histoire

1940, l’Allemagne annexe L’Alsace et en quelques semaines toute trace de la France est balayée. La famille Engel rentre dans cette Histoire mais chacun de manière différente :  le Père qui a déjà vécu les ravages des différentes guerres, le premier fils prisonnier Alsacien relâché par les « boches » lors de l’annexion de l’Alsace, la fille qui nourrit et veut aider les prisonniers Français, le dernier jeune garçon qui se laisse embrigader par la fille qu’il aime et par son professeur ouvertement pro-allemand. C’est alors que cette famille au travers de sa propre histoire rentre dans la grande Histoire.

Le lien entre le passé et le présent

La première nuit Jeff n’arrive pas à dormir. Il rejoint alors Mr Engel qui lui raconte son histoire et celle de sa famille en buvant une bouteille de vin du domaine familial. En fin de nuit, Jeff se rend compte que Mr Engel le connait également, mais pourquoi ? Comment ? La suite de cette histoire qui promet d’être passionnante dans les prochains tomes.

Une famille en Guerre : Un dessin qui sublime une histoire intense

Cette histoire imaginée par Stéphane Piatzszek est une histoire de famille dans un contexte historique où chaque personne appréhende la vie avec son histoire et son cœur. Espé, l’auteur du roman graphique Le Perroquet, nous plonge dans ce récit avec un graphisme qui retranscrit à merveille les sentiments de chaque personnage tout en les intégrant dans de très beaux paysages. Les regards des personnages ont toujours une place prépondérante.

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Batman Gotham Adventures https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/batman-gotham-adventures-bader-templeton-hampton/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/batman-gotham-adventures-bader-templeton-hampton/#respond Mon, 01 Jul 2019 13:56:16 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62602 Dans le sillage du Batman créé par Bruce Timm et Paul Dini, Hilary J. Bader, Ty Templeton, Bon Hampton et Rick Burchett imaginent Batman Gotham Adventures où le Chevalier Noir est en prise avec Dick Grayson et accueille un nouveau Robin en la personne de Tim Drake. Un album grand public pour des histoires très […]

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Dans le sillage du Batman créé par Bruce Timm et Paul Dini, Hilary J. Bader, Ty Templeton, Bon Hampton et Rick Burchett imaginent Batman Gotham Adventures où le Chevalier Noir est en prise avec Dick Grayson et accueille un nouveau Robin en la personne de Tim Drake. Un album grand public pour des histoires très sympathiques !

De Dick Grayson…

Orphelin depuis que ses parents ont été assassinés, Dick Grayson a été recueilli par Bruce Wayne. Après avoir découvert la double identité du milliardaire, ce dernier devient Robin, acolyte du Chevalier Noir.

Mais voilà depuis quelques temps, les liens entre Batman et Robin se sont distendus. Le jeune garçon apprécie de moins en moins que l’homme chauve-souris ne lui fasse pas plus confiance.

Pour lui montrer qu’il a tord, Robin tente des choses à l’opposé de la vision de Batman. Même Batgirl (Barbara Gordon) n’arrive pas à le raisonner. Même si elle est sa petite amie, elle n’arrive pas non plus à recoller les morceaux entre eux. Dick Grayson s’enfuit du Manoir Wayne. Il veut prouver qu’il sera être justicier sans l’aide de son mentor. Il écume donc les rues de Gotham, la nuit venue. Un coup de poing dans la figure de Batman, ainsi qu’un séjour chez les Invisibles et la rupture est consommée.

… A Tim Drake

Tim Drake est un grand admirateur de Batman. Il l’imite et joue lui aussi au justicier. Fils d’un truand au service de Double-Face, il ne comprend pas son père qui se vautre dans l’illégalité.

Alors que son géniteur fuit le foyer familial, Tim essaie d’échapper aux hommes de main du grand vilain. Capturé, il est sauvé par Batman. Alors que le Chevalier Noir manque de se noyer, le jeune adolescent conduit la Batmobile jusqu’au manoir. Il découvre lui aussi la vérité sur Bruce Wayne. Il n’y a plus qu’une chose à faire : l’entrainer et faire de lui le nouveau Robin

Batman Gotham Adventures : les Robin, Batgirl et Nightwing

En avant l’action ! Batman Gotham Adventures est avant tout une série grand public pour les plus jeunes lecteurs. Avec ses dessins plus ronds et ses histoires accessibles, elle fait vraiment le job !

Batman Gotham Adventures fait donc le lien entre le départ de Dick Grayson et l’arrivée de Tim Drake. Ainsi, l’on découvre deux Robin complètement différents, à la psychologie opposée. Le frondeur et le disciple fan de Batman, voilà leurs personnalités.

Grayson veut s’émanciper de la tutelle de Bruce Wayne, part pour mieux revenir dans le costume de Nightwing. C’est en 1984 que la transition s’opère avec les histoires imaginées par Marv Wolfman et George Perez dans le numéro 44 de la revue Tales of the Teen Titans. Ainsi, dans Batman Gotham Adventures, cette période est contée pour les plus jeunes.

Hilary J. Bader et Ty Templeton, les scénaristes, n’oublient pas Batgirl, l’amie de Dick Grayson, complétant ainsi la Bat-Family. Les grands vilains ne sont pas en reste, puisqu’ils convoquent Double-Face, le Joker, le Sphinx, l’Epouvantail et Mister Freeze.

Dessin attirant

Les lecteurs apprécient aussi les dessins de Batman Gotham Adventures. Ils sont signés Bo Hampton et Rick Burchett. Le trait est plus cartoon, les traits des visages ronds, à l’exception de celui de Batman, plus anguleux. Le découpage est dynamique et parfois déstructuré pour apporter du tempo aux histoires.

Batman Gotham Adventures rejoint ainsi les autres séries dans le même univers chez Urban Comics : Batman Adventures, Batman & Robin Adventures, Gotham Girls et les nouvelles aventures de Batman.

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Algues vertes, l’histoire interdite https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/algues-vertes-leraud-van-hove-delcourt/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/algues-vertes-leraud-van-hove-delcourt/#respond Mon, 01 Jul 2019 13:09:08 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62561 Algues vertes, algues toxiques, algues tueuses ! En Bretagne, en quelques années trois hommes et plus de 40 animaux sont morts à cause de ces algues vertes. Inès Léraud et Pierre Van Hove ouvrent ce dossier complexe dans Algues vertes, l’histoire interdite, entre lanceurs d’alerte, alliances politico-financière et secrets d’état. Fascinant et glaçant ! Algues […]

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Algues vertes, algues toxiques, algues tueuses ! En Bretagne, en quelques années trois hommes et plus de 40 animaux sont morts à cause de ces algues vertes. Inès Léraud et Pierre Van Hove ouvrent ce dossier complexe dans Algues vertes, l’histoire interdite, entre lanceurs d’alerte, alliances politico-financière et secrets d’état. Fascinant et glaçant !

Algues vertes : mieux qu’une série télé

A l’image de Sarkozy – Kadhafi, Des billets et des bombes – précédente publication de La revue dessinée/Delcourt – les lecteurs sont avant tout agréablement surpris par la solidité de l’album, se basant sur des témoignages et des documents. Inès Léraud et Pierre Van Hove ont vraiment fait un travail journalistique de très grande qualité.

Cette enquête est construite comme un polar; encore mieux qu’une série télé Netflix. Il y a tous les ingrédients pour tenir le lecteur en haleine. Et c’est bien cela le fond du problème : Comment des femmes et des hommes ont-ils pu cacher la vérité, falsifier des conclusions d’experts ? Les algues vertes, l’histoire interdite est passionnant mais aussi glaçant !

Cheval, chiens, sangliers et hommes : tous victimes

A travers les 144 pages de reportage, le lecteur suit le dossier important concernant ces Algues vertes. Ainsi, pour ceux qui ne seraient pas trop au courant, l’on découvre pêle-mêle que les malades et autres cadavres ont jonché les côtes bretonnes à cause de la fermentation de ces végétaux.

Emmetant de l’hydrogène sulfuré (H2S) à forte dose, elles ont intoxiqué animaux et humains. L’album s’ouvre à l’Hôpital de Lannion (22) où Pierre Philippe, médecin, découvre l’histoire du cheval de Vincent Petit, vétérinaire. Lors d’une balade sur la plage, son cheval s’effondre. Retrouvé mort par asphyxie, il ne sera procédé aucune autopsie pour vraiment connaître les circonstances. Viennent ensuite des chiens, des sangliers et même trois hommes (notamment Thierry Morfoisse) qui décéderont dans d’étranges circonstances après avoir été au plus près de ces algues.

Cachez ces algues que je ne saurais voir

Les rares journalistes se penchent sur le sujet mais on leur oppose souvent des fins de non-recevoir. Pas de curieux, tout est étouffé par les autorités. Il faut dire que les obstacles à la vérité sont nombreux et les lobbys puissants.

Les dossiers pourraient faire du mal à l’économie bretonne. En premier lieu, le tourisme. Un pan important puisque de nombreuses visiteurs viennent passer leurs vacances en Bretagne. En second lieu, la filière agricole. Tenue responsable du lisier donc des algues vertes, l’industrie porcine fait le bras de fer avec les journalistes ou lanceurs d’alerte (voir les menaces sur Georges Pernoud et son émission Thalassa). A grand coup de publicités onéreuses, les deux acteurs font du lobby pour redorer leur image.

Les secrets et les falsifications de documents, couplés aux mensonges et pressions de toutes les sortes sont au cœur de Algues vertes. Les conflits d’intérêt sont eux aussi très nombreux. Restent les citoyens engagés et les associations écologistes pour dénoncer toute l’omerta mais aussi tenter de réhabiliter les victimes. Une lumière dans ce dossier si sombre.

Le vert, couleur dominante

Pour accompagner la journaliste-documentariste Inès Léraud, c’est Pierre Van Hove qui réalise la partie graphique. Pour son deuxième album, l’auteur du Voleur de livres (avec Alessandro Tota)  concentre l’attention du lecteurs sur les Hommes. Son dessin semi-réaliste est idéal pour cette excellente enquête. La couleur verte quasi omniprésente accentue la force du récit.

La bande dessinée est un médium riche et qui permet de toucher au-delà de son lectorat classique. C’est donc une très bonne idée d’avoir décliné cette enquête en album. Comme Texaco (Sophie Tardy-Joubert et Damien Roudeau) pour le combat écologique ou Morts par la France ( Pat Perna et Nicolas Otero) pour le combat des fils de tirailleurs de Thiaroye, la bande dessinée fait avancer les mentalités. Espérons que Algues vertes ait une grand retentissement !

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Je ne te connais pas https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/je-ne-te-connais-pas-portolano-rackham/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/je-ne-te-connais-pas-portolano-rackham/#respond Sun, 30 Jun 2019 13:42:32 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62487 Je ne te connais pas édité dans la Collection Morgan chez Rackham traite de l’utilisation d’une application de rencontre pour retrouver, après une rupture amoureuse, un semblant de relation sexuelle et sentimentale. La jeune femme doit trouver son chemin entre critiques familiales, désirs, besoins sentimentaux, regard des autres et reconstruction personnelle. Cristina Portolano nous livre un roman graphique touchant au carrefour de la […]

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Je ne te connais pas édité dans la Collection Morgan chez Rackham traite de l’utilisation d’une application de rencontre pour retrouver, après une rupture amoureuse, un semblant de relation sexuelle et sentimentale. La jeune femme doit trouver son chemin entre critiques familiales, désirs, besoins sentimentaux, regard des autres et reconstruction personnelle. Cristina Portolano nous livre un roman graphique touchant au carrefour de la fiction, de l’autobiographie et de la critique sociale.

Je ne te connais pas : le choix

Après une rupture douloureuse, « Cristina » décide d’approcher à nouveau des hommes après cinq ans de vie commune avec une femme qui l’a quittée pour entreprendre un parcours de réassignation génitale. Elle utilise pour cela l’application de rencontre Tinder. Très vite, elle enchaîne des rendez-vous et des relations sexuelles plus ou moins réussies. Elle met un point d’honneur à utiliser cette application selon ses règles à elle et pas selon celles que veulent lui imposer les hommes qu’elle rencontre.

Le regard des autres

Arrivent alors les questions des proches qui comprennent et acceptent plus ou moins  le choix de cette jeune autrice. Le regard des autres et plus particulièrement de son père viennent fragiliser la vie de la jeune femme qui cherche à se reconstruire et à oublier un passé encore douloureux.

Un équilibre fragile

« Cristina » passe d’une relation à une autre, la plupart des relations sont des relations d’un instant, d’un soir, d’une nuit mais quand une relation plus longue s’installe cela devient difficile à gérer pour la jeune femme qui ne sait pas vraiment si elle est prête à vivre une nouvelle histoire d’amour. Cette période de sa vie n’est pour elle qu’une période transitoire et cela doit rester ainsi.

Un récit frais, sensible et critique

Cristina Portolano nous livre une histoire où elle se met en scène, mais ce n’est pas pour autant son histoire même si elle a personnellement utilisé cette application. Son dessin en bichromie montre des hommes et des femmes libres de vivre leur sexualité et leurs amours sans tabou. Là où cela aurait pu tourner vers une lecture pour un public averti, Cristina a eu l’intelligence d’en faire une chronique sociale.

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Sous le signe du grand chien https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/sous-le-signe-du-grand-chien-overbye/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/sous-le-signe-du-grand-chien-overbye/#respond Thu, 27 Jun 2019 15:12:41 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62204 “Les journées du chien » est un phénomène au coeur de l’été où les esprits s’échauffent sous l’effet de la chaleur de plus en plus importante.. Ces journées servent de base à ce  roman graphique Sous le signe du grand chien de Anja Dahle Øverbye qui traite de l’expérience parfois violente des amitiés adolescentes. Sous le signe du […]

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“Les journées du chien » est un phénomène au coeur de l’été où les esprits s’échauffent sous l’effet de la chaleur de plus en plus importante.. Ces journées servent de base à ce  roman graphique Sous le signe du grand chien de Anja Dahle Øverbye qui traite de l’expérience parfois violente des amitiés adolescentes.

Sous le signe du grand chien, Entre deux âges

Anne est une jeune fille un peu introvertie, sa meilleure amie Mariell commence à prendre ses distances et se rapproche de Karianne une autre adolescente. Anne vit mal cette situation, elle se sent rejetée par celle qui a toujours été sa sœur de cœur. Pour ne pas perdre Marielle et pour être intégrée comme une membre à part entière dans ce nouveau groupe, Anne accepte des brimades, des coups et de faire des choses répréhensibles. Petit à petit ce qui est contre nature devient la normalité…

Le départ de Karianne

Au départ de Karianne, Anne est soulagée, heureuse, elle va enfin être seule avec Marielle. Mais la situation ne s’améliore pas, c’est au tour d’une autre jeune fille, Trine, de devenir le souffre douleur de ces deux amies d’enfance. Anne fait subir à cette jeune adolescente ce qu’elle a elle même subit et le choc est très violent pour trine qui ne supporte pas ces brimades.

La violence adolescente, la douceur des dessins

Anja Dahle Overbye nous dresse, à travers ce roman graphique édité chez Ça et là, l’adolescence sous le prisme de la violence physique mais surtout morale où les mots font beaucoup plus de mal que les coups..

Le très beau dessin crayonné joue un rôle principal dans cette lecture, sa douceur contrebalance la violence des mots et des actes.

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Amazing Grace #1 https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/amazing-grace-ducoudray-bessadi/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/amazing-grace-ducoudray-bessadi/#respond Wed, 26 Jun 2019 13:44:43 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=62196 Avec Amazing Grace (Glénat), A. Ducoudray et B.Bessadi proposent, pour le lancement de la collection Grindhouse, un récit post-apocalyptique captivant !

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Pêle-mêle, vos yeux s’illuminent lorsque vous sont évoqués Edgar A. Poe, Tarantino, Sin City, The Walking Dead, Mad Max ou autres Kill Bill, Georges Andrew Romero, Mad Movies et Doggybags ? Vous adorez le genre Série B, Pop Culture, Fantastique, Horreur ou Polar ? Alors Grindhouse Stories, collection fraîchement lancée par les éditions Glénat, est faite pour vous ! À la tête  de Glénat Comics, c’est à Olivier Jalabert que l’on doit ce nouveau label inauguré avec ce titre qui en appelleront d’autres : Amazing Grace. Et c’est Aurélien Ducoudray qui s’y colle en imaginant une partie du monde terrassée par une catastrophe nucléaire. Avec Bruno Bessadi, un amoureux du Fantastique, au dessin et le beau rendu du coloriste Fabien Alquier, ce premier tome augure un triptyque de haute volée. Pour l’heure, faisons connaissance avec John qui n’a d’autre but que de mettre sa petite fille à l’abri. Mais Grace n’est pas une enfant comme les autres. Du moins physiquement.

LA VIE AVANT L’APOCALYPSE

John le confesse. Quand il s’agit d’événements marquants de sa vie, il ne saura jamais dire la date à laquelle ils se sont déroulés. Alors comment pourrait-il se souvenir de celle où sa fille est née ? Parce que le plus beau moment de sa vie sera à jamais associé à ce grand souffle blanc qui décimera les trois quarts des États-Unis. Quand on entre dans une maternité en laissant derrière soi une ville noire de monde, et qu’on en ressort par un mur complètement détruit avec un constat effroyable devant nos yeux, on ne peut oublier.

Huit ans plus tard John erre sur son cheval dans une forêt où les arbres ont perdu tout leur feuillage. Ce décor hostile s’amplifie quand deux hommes armés surgissent de nulle part pour le piller. Mais cachée sous une cape rouge derrière son père, Grace attend le moment propice pour se montrer. Les deux voleurs vont vite comprendre que l’enfant possède un physique et des facultés particuliers.

Grace fait partie de celles et ceux nés après l’extinction d’une vaste partie de l’Amérique. Qu’ils soient appelés, enfants de la bombe ou préhistos. Qu’ils soient vénérés, bannis ou traqués, ces mutants développent des facultés incroyables et une croissance ultra-rapide. John s’est ainsi vite aperçu que Grace, avec qui il pouvait parler dès ses neuf mois, deviendrait exceptionnelle. Mais celui qui la considère avant tout comme sa fille, devra s’adapter en lui inculquant des valeurs appropriées à son comportement quasi surhumain.

AMAZING GRACE : UNE ENFANT AVANT TOUT

Dans un parcours semé d’embûches suivi par tous les survivants, John et Grace tentent d’échapper à l’hiver nucléaire en se dirigeant vers le sud. De cette situation oppressante, John devra la surmonter pour que sa fille et lui puissent atteindre un endroit clément et y construire une nouvelle vie. En père de famille aimant, John veut que Grace grandisse sans qu’elle ne se compare à un monstre. Difficile lorsque les yeux d’autrui renvoient le contraire. Difficile lorsqu’on est capable de tuer un ours à mains nues et que son visage se grime en celui d’un loup-garou au moindre danger.

John tempère sa petite fille de huit ans. Mais pour combien de temps ?

DUCOUDRAY EN CONNAIT UN RAYON

Dans la préface de ce premier tome d’Amazing Grace, Aurélien Ducoudray s’en délecte : son adolescence s’est nourrie de films de science-fiction, de séries B et autres mondes horrifiques. Grâce au fameux support VHS, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, le scénariste avale tout ce que les vidéoclubs de l’époque lui proposent dans le rayon attitré.

Et voici donc ce qu’il en sort quelques années plus tard : une histoire post-apocalyptique où l’intérêt n’est pas de connaitre la cause de la catastrophe nucléaire mais plutôt comment peut-on s’en remettre. L’aspect horrifique se manifeste par ces gamins au physique et agissements anormaux. Et nul doute que d’autres scènes gores accompagneront les deux opus suivants. Mais au-delà de cet ingrédient inéluctable, l’intérêt d’Amazing Grace réside dans la psychologie des personnages face à un événement où tout est à reconstruire. L’Homme, dans une telle situation, a t-il les facultés nécessaires pour s’adapter ?

DU GORE ET DE L’HUMAIN

Et pour illustrer pareille intrigue, le crayon de Bruno Bessadi est celui qu’il fallait. À l’instar de Ducoudray qui peut imaginer des scénarios bien plus trash (pour preuve, l’Anthologie de Doggybags), le dessinateur a également adouci quelque peu son univers violent à la sauce Bad Ass ou ses combats très gores de Zorn & Dirna. Place aux moments apaisants et aux visages attendrissants. Avec des cases qui restent malgré tout difficilement soutenables, Bessadi a trouvé l’équilibre parfait pour mettre les relations humaines en exergue dans ce contexte obscur. Celles et ceux qui connaissent sa patte graphique y verront un changement tout autant réussi que son trait habituel.

Il ne faut pas oublier le rendu parfait de Fabien Alquier à la couleur. Les ambiances nocturnes, rigoureuses de l’hiver ou chaudes de la Floride permettent de s’imprégner un peu plus de l’aspect suffocant de ce premier tome d’Amazing Grace.

Pour être complet sur le ressenti de cette série prometteuse, nous avons aimé ces deux jolis clins d’œil. Le premier concerne Aurélien D. qui offre lui-même le cheval aux deux protagonistes lorsque nous les voyons pour la première fois. Le deuxième évoquant les contes pour enfants et qui ont leur importance dans Amazing Grace. Quelque chose nous dit que le choix de celui lu par John à sa petite fille n’était pas un hasard pour B. Bessadi

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