Comixtrip https://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Sat, 28 Mar 2020 15:56:38 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.2 Guide de survie dans la jungle https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/guide-de-survie-dans-la-jungle-shuo-2024-4048-lecture/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/guide-de-survie-dans-la-jungle-shuo-2024-4048-lecture/#respond Sat, 28 Mar 2020 15:56:38 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70943 Une grosse créature difforme récupère un livre laissé par un randonneur. Elle ne savait pas que ce geste allait engendrer de drôles d’aventures. Hao Shuo imagine ce périple amusant dans Guide de survie dans la jungle. Une belle surprise ! Un très joli album sans texte pour les tout-petits Les éditions 2024 commencent à étoffer […]

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Une grosse créature difforme récupère un livre laissé par un randonneur. Elle ne savait pas que ce geste allait engendrer de drôles d’aventures. Hao Shuo imagine ce périple amusant dans Guide de survie dans la jungle. Une belle surprise !

Un très joli album sans texte pour les tout-petits

Les éditions 2024 commencent à étoffer leur collection 4048, un label jeunesse qui possède d’excellents titres. Nous pouvons le dire, c’est une vraie réussite éditoriale. Après Le roi de la lune de Bérengère Cournut & Donatien Mary et Jim Curious de Matthias Picard, elles publient Guide de survie dans la jungle.

Cet album de 32 pages de Hao Shuo est un vrai régal ! Destiné aux enfants de 3 à 6 ans, il ne possède aucun texte afin de laisser libre court à l’imagination des plus petits. Tout en douceur, Guide de survie dans la jungle est très drôle par un gros personnage mystérieux féru de lecture.

Chemin faisant…

Dans une jungle inconnue, un joggeur laisse tomber de son sac un livre vert. Non loin de là, une grosse créature difforme se promène. Elles hume une fleur, poursuit son chemin et s’arrête à la vue de l’album.

Elle le ramasse et commence à lire, mais elle est stoppée par la morsure d’un serpent. Malgré la douleur et le chagrin, elle trouve la solution dans le guide : il lui faut faire un point de compression. Elle tue le serpent et utilise alors sa peau comme pansement. Elle poursuit son chemin…

Guide de survie dans la jungle : ode à la lecture

Quel beau moment que la découverte du Guide de survie dans la jungle. Hoa Shuo sait maintenir en haleine son jeune lectorat par des petites saynètes courtes très drôles.

Sans trop en dévoiler pour ne pas gâcher le plaisir de lecture, nous pouvons dire que la grosse créature va de péripéties en péripéties.

L’autrice imagine cette très jolie histoire construite comme une fable fantastique où la lecture sort grandie. Elle rend un très bel hommage aux livres et aux lecteurs.

Couleurs et formes

Cet album sans texte, mais néanmoins très bavard, est porté par une très belle partie graphique de Hao Shuo. Né en Chine il y a une trentaine d’années, l’autrice a suivi des cours aux beaux-arts de Pékin puis à la Sorbonne à Paris et enfin a intégré l’atelier d’illustration de la Haute école des arts du Rhin à Strasbourg. Elle participe également à Hors service, un collectif d’auteurs.

Pour Guide de survie dans la jungle, elle réalise de grandes illustrations pleine page, très graphiques et très colorées. Elle se confie sur son personnage principal ainsi : « J’avais simplement envie de dessiner la forêt, et d’y mettre une sorte d’homme-sauvage ! Quand j’ai commencé le story-board de cette histoire, un après-midi, ce petite sauvage est soudainement apparu dans ma vie. Au début, je ne l’aimais pas trop, je lui trouvais l’air un peu idiot. Et puis, je m’y suis attachée… lui et moi, on n’es pas si différents. »

Guide de survie dans la jungle : petit album plein de charme et de surprises !

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Les générations https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-generations-biondi-glenat-gay-lgbt/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-generations-biondi-glenat-gay-lgbt/#respond Sat, 28 Mar 2020 15:03:47 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70914 Matteo ne sait plus trop où il en est dans sa vie. Le jeune homosexuel est obligé de revenir habiter dans la maison familiale après trois ans à Milan. La cohabitation avec les femmes de sa famille ne va pas se dérouler facilement. Flavia Biondi imagine ce retour dans Les générations, un très beau récit […]

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Matteo ne sait plus trop où il en est dans sa vie. Le jeune homosexuel est obligé de revenir habiter dans la maison familiale après trois ans à Milan. La cohabitation avec les femmes de sa famille ne va pas se dérouler facilement. Flavia Biondi imagine ce retour dans Les générations, un très beau récit sensible et fort.

Retour forcé

Après un coming-out orageux, Matteo a choisi de quitter sa petite ville pour Milan. Être loin de ce père fou de colère lui a permis de s’émanciper et de vivre le grand amour avec Massimo, plus âgé de 9 ans.

Mais voilà, il n’a plus de travail, l’argent lui manque et son couple commence à vaciller. Il ne sait plus où il en est. Sa seule solution : revenir chez lui, dans sa maison d’enfance. Ce n’est pas simple, il appréhende beaucoup.

Toutes les femmes de sa vie

A peine descendu du train, le soleil illumine le visage de Matteo. Il se rend à pied vers la maison de sa grand-mère. Il appuie sur la sonnette Vanni. La porte s’ouvre. Il est accueilli par Sarah, sa cousine enceinte.

Dans le salon, il y a Tatie A, Tatie B, Tati C et sa mamie, en fauteuil. Il acquiesce lorsque l’une d’elle lui demande s’il a quitté l’université. En effet, son père leur avait avancé l’alibi de la faculté lorsqu’il était parti. Il ne leur avait pas dit qu’il s’était fâché avec lui à cause de son coming-out.

Alors qu’il ne devait rester que quelques jours, le temps passe avec ses frictions et les vérités qui éclatent…

Les générations : reprendre confiance en soi

Avec Les générations, Flavia Biondi imagine le parcours d’un jeune homosexuel qui ne sait plus trop où il en est dans sa vie. Elle invente un récit intimiste et familial poignant et fort.

Entre les secrets, les non-dits, la vérité qui fait mal, les reproches et les petites joies, l’album se lit avec une grande facilité. Accrochés, les lecteurs ne voient pas passer le temps dans ce retour aux sources comme une quête d’identité. Souvent retrouver ses racines et revoir sa famille permettent d’avancer. Matteo ne pensait rester que quelques semaines, cette période va lui ouvrir les yeux.

Les femmes sont compréhensives, très protectrices, pas en couple, seules mais ensemble. Tatie B. semble la seule un peu énervée par cette arrivée soudaine. Les autres sont au petit soin, y compris la grand-mère. D’ailleurs, la vieille dame est pince-sans-rire, drôle et la plus moderne d’esprit.

Matteo tombe sous le charme de Francesco l’infirmier de sa mamie. Pour gagner de l’argent, le jeune homme prendra la place du bel italien pour aider sa grand-mère.

Pressions générationnelles

Si la mamie est la plus moderne, ainsi que Sarah, parce que la plus jeune, Matteo aura du mal à se faire accepter. Les générations plus anciennes, pèsent encore de tout leur poids, celui de traditions, des sociétés patriarcales. Elles mettront du temps les « générations », mais cela fera un bien fou par la suite.

L’album de Flavia Biondi est doux malgré les tensions, d’une grande justesse dans les relations humaines mais jamais donneur de leçons. Cette famille italienne ressemble à de nombreuses dans le monde, composée d’une personne LGBT ou non. Il y a des pleurs, des joies, des tensions et de l’amour. Toute la vie, en somme.

Un trait moderne

Flavia Biondi réalise de très belles planches, très modernes en noir et blanc rehaussées de teintes de gris. Née en 1988, l’autrice italienne a suivi des cours à l’Académie des beaux-arts de Bologne où elle a obtenu un diplôme en bande dessinée.

Avec sept amis, elle crée en 2012 le le label Manticora Self Production, une structure éditoriale qui publie ses premiers ouvrages. Trois ans plus tard, elle imagine L’orgoglio di Leone, autour des thématiques LGBT. Suivent ensuite Les générations et La juste mesure, bientôt en langue française chez Glénat.

Les générations : un très bel album intimiste, aux relations humaines fortes. Une belle surprise !

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Les enfants trinquent https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-enfants-trinquent/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/les-enfants-trinquent/#respond Sat, 28 Mar 2020 14:33:16 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70638 Pour son retour à la bande dessinée, Albin Michel publie « Les enfants trinquent » de Camille K.  qui pour son premier livre puise dans son expérience personnelle pour aborder le thème de l’alcoolisme et ses impacts destructeurs sur les liens familiaux.  L’âge de comprendre Ninon est une jeune fille  de huit ans comme les autres, elle […]

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Pour son retour à la bande dessinée, Albin Michel publie « Les enfants trinquent » de Camille K.  qui pour son premier livre puise dans son expérience personnelle pour aborder le thème de l’alcoolisme et ses impacts destructeurs sur les liens familiaux. 

L’âge de comprendre

Ninon est une jeune fille  de huit ans comme les autres, elle est joyeuse, elle aime jouer et rigoler. Mais Ninon sent bien que quelque chose ne va pas dans sa famille. Sa maman est très souvent irritable, elle est en colère pour tout, en colère pour rien, en colère contre Ninon, contre Louis son frère et contre son père.

Ninon sait que sa maman boit et qu’elle boit trop. Elle sait qu’elle cache des bouteilles dans sa chambre, elle voit trop souvent qu’elle tient à peine sur ses jambes. Mais Ninon ne doit pas en parler, son père lui a dit qu’il ne fallait pas… Et même si elle aborde le sujet avec sa famille, personne ne la croit…

Tonton, il faut que tu arrêtes de servir de l’alcool à maman, elle me fait peur quand elle a trop bu

Enfin Ninon, il ne faut pas avoir peur, ta maman va très bien. Elle s’amuse

Non c’est faux, elle est comme ça tous les jours

Ne dit pas n’importe quoi! Ta maman a le droit de se détendre et de profiter ! Elle travaille dur pour vous offrir une belle vie, à toi et à ton frère alors sois un peu plus gentille !

Elle est seule, elle subit, elle et son frère subissent… Pour autant, Louis et Ninon ne cessent pas d’aimer leur mère.

la bête gronde, comment la contenir?

Cette situation devient incontrôlable, la colère est de plus en plus forte, ses parents se disputent, son père qui ne travaille pas n’en peut plus.

Ninon essaye de faire ce qu’elle peut pour protéger son frère et sa famille. Elle vide les bouteilles dès qu’elle en voit de nouvelles, elle essaye d’alerter sa famille mais rien n’y fait.

La colère monte chez cette petite fille. Elle ne veut pas devenir un animal comme ses parents et essaye de la contrôler mais, est-ce possible ? Est-ce à elle d’être l’adulte à la place des adultes ? Comment aider une personne qui ne souhaite pas être aidée ?

Les enfants trinquent : une descente en enfer familiale magnifiquement contée

Cette histoire contée par Camille K est une auto fiction, même si les événements sont regroupés ou romancés, le contexte est lui bien réel. Son récit est extrêmement bien construit. Elle nous entraîne dans le quotidien de cette petite fille et on en ressort touché, renversé et bouleversé.

Coté graphisme, Camille a choisi d’aborder ce sujet d’une manière très imagée. Elle joue avec deux couleurs, le bleu quand tout va bien et le rose qui représente la colère, la couleur de l’alcool, les moments plus durs et les plus tristes. Pour accentuer le trait, dès que les personnages ne sont plus dans leur état normal ils sont représentés en animaux.

C’est très intelligent et cela fonctionne à merveille. Tout de suite le lecteur est plongé dans cet univers.

Pour finir Camille K. utilise tour à tour un découpage traditionnel, des pleines pages, des doubles pages et des images qui passent de cases en cases.

Cette bande dessinée est d’une intelligence rare. On a du mal à croire que c’est une première bande dessinée tellement la construction est aboutie.

Ce thème n’est pas sans rappeler « Mal de mère »  de Rodéric Valambois chez Soleil.

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Le prix du reste de ma vie https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-prix-du-reste-de-ma-vie-sugaru-miaki-shouichi-taguchi-delcourt-tonkam/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-prix-du-reste-de-ma-vie-sugaru-miaki-shouichi-taguchi-delcourt-tonkam/#respond Wed, 25 Mar 2020 17:57:08 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70609 Le prix du reste de ma vie,c’est l’histoire de Kusunoki. On ne peut pas dire qu’il ait une vie heureuse. Elle est même carrément morne. Ce n’est pas que le sort s’acharne… Simplement, il n’a pas d’ambition et besoin d’argent. Voilà qu’il apprend l’existence d’un drôle de comptoir où l’on peut vendre la vie qu’il […]

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Le prix du reste de ma vie,c’est l’histoire de Kusunoki. On ne peut pas dire qu’il ait une vie heureuse. Elle est même carrément morne. Ce n’est pas que le sort s’acharne… Simplement, il n’a pas d’ambition et besoin d’argent. Voilà qu’il apprend l’existence d’un drôle de comptoir où l’on peut vendre la vie qu’il nous reste….

Trois jours de bonheur

Parfois l’avenir nous semble tellement sombre et sans issue, qu’on se dit “Si seulement je pouvais vendre la moitié de ma vie contre une grosse somme d’argent. » C’est à partir de cette idée, que Sugaru Miaki imagine sa nouvelle “Pour trois jours de bonheur, j’ai vendu le reste de ma vie”. Tout est dans le titre. Pourtant la version manga, dessinée par Shouichi Taguchi, laisse un peu plus de place au suspens. La série, publiée aux éditions Delcourt/Tonkam, se nomme “Pour le prix du reste de ma vie”. Qu’a donc obtenu notre héros pour le prix du reste de sa vie ? Trois jours de bonheur me direz-vous. Et si c’était plus que ça ? 

Lorsque on est près à vendre sa vie au sens littéral du terme, il est difficile d’imaginer devenir heureux du jour au lendemain. J’en viens donc à la fameuse question : qu’est-ce qui fait le bonheur ? Et surtout : qu’est-ce qu’une vie réussie ? Parce que c’est bien là, la question que semble poser Sugaru Miaki.

Reprenons depuis le début

Kusunoki, un taciturne individu,  a besoin d’argent. Et voilà qu’on lui raconte qu’il existe une agence où l’on peut vendre sa vie, sa santé ou son temps. Il n’y croit pas trop mais se retrouve quand même devant le comptoir de vente. Et là, grosse déception. L’estimation de la valeur de son existence est bien en deçà de ce qu’il espérait. Pour 30 ans et 3 mois de vie restant, elle vaut 10 000 yens par an. Soit 300 000 yens en tout. Une bagatelle. Mais comment est évaluée cette vie ? 

Et bien… elle est évaluée sur tout ce qu’il aurait accompli durant les 30 années et 3 mois qui lui restait à vivre. C’est pour cela que la valeur d’une vie varie beaucoup selon le client. Peu d’accomplissement, peu d’ambition, peu de satisfaction personnelle, peu de bonheur… Tout cela fait grimper la valeur de sa propre existence. Alors quand il n’y a rien dedans, son prix reste très bas. C’est dire à quel point la vie de Kusunoki allait être morne. 

Mais voilà. Il l’a vendu, cette vie là. Pour être exacte, il a vendu 30 années d’existence. Il ne lui reste donc plus que 3 mois à vivre. Il aimerait bien faire quelque chose d’incroyable, mais il n’aurait rien fait en 30 ans, comment pourrait-il faire quelque chose d’incroyable en 3 mois ? 

Alors, il va et vient. Il erre sans but dans une existence qui est la sienne et pourtant dans laquelle il ne se reconnaît pas. On en vient à se demander : la vie, une vie, ça vaut quoi ? Qui peut en juger finalement ? 

Pour revenir au réel

Le texte à l’origine de ce manga a été écrit en 2013. C’est ce que raconte Sugaru Miaki. Assis dans un parc, une bière à la main, alors qu’il parlait avec un ami, cette histoire est née. Aucun sujet joyeux ne leur venait. Ils parlaient d’eux-mêmes avec amertume, “comme si nous étions des prisonniers en cage” dit Sugaru Miaki. Et, sans trop savoir d’où ça vient, la réflexion tombe : “Si seulement je pouvais céder la moitié de ma vie contre une grosse somme d’argent…”. Quelques temps plus tard, Sugaru Miaki écrit une nouvelle à partir de cet épisode. Elle est publiée la même année, et 4 ans plus tard, elle est adaptée en manga. 

Shouichi Taguchi a conservé, dans Le prix du reste de ma vie, beaucoup de détail de l’oeuvre original. Une rencontre dans une librairie ? des courses faites en pleine nuit, en tenues négligées ? Une odeur de shampoing ? On ne sait pas vraiment. Mais ces petites cases, un focus sur une boîte de nouille instantané, une cigarette à moitié consommée ou même ces deux personnages silencieux dans une rue, apportent beaucoup de texture au récit. Shouichi Tagushi a su, semble-t-il, donner corps aux personnages de Sugaru Miaki. Le taciturne Kusunoki, l’énigmatique Miyagi ou même le superficiel Naruse. C’est une oeuvre étrange, pleine d’ennui mais où le lecteur, lui, ne s’ennuie jamais. 

Le prix du reste de ma vie : (Ré)apprendre à vivre

Et si, la perspective de bientôt mourir allait donner à Kusunoki l’énergie qu’il n’a jamais eu ? Et si, cela balayait l’attente que quelque-chose lui arrive ? Et le remplaçait par le désir de faire quelque chose ? Les trois mois de fin de vie que raconte Le prix du reste de ma vie pourrait bien être un voyage initiative pour réapprendre à vivre. Ou, dans son cas, tout simplement apprendre à vivre.

Alors, je me demande si à la fin du récit, Kusunoki va vraiment mourir. Peut-être que oui. Mais, même si cela devait arriver, je crois que serait une belle fin. 

Parce qu’à la lecture du tome 1 (sur 3), je comprend une chose : apprendre à vivre lorsque on doit d’abord apprendre la valeur de la vie, ça ne peut donner qu’une vie bien remplie. Et qui vaut le “coût” d’être vécu. 

Comme le dit Sugaru Miaki : « On ne peut pas prédire quels choix nous porteront chance, mais c’est souvent quand on se trouve plus bas que terre qu’on parvient à rebondir plus facilement. » Voyons voir comment le héros de cette histoire, Kusunoki, va lui aussi rebondir…

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Les BD pour résister au confinement https://www.comixtrip.fr/actualites/les-bd-pour-resister-au-confinement-coronavirus-covid/ https://www.comixtrip.fr/actualites/les-bd-pour-resister-au-confinement-coronavirus-covid/#respond Tue, 24 Mar 2020 15:47:55 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=70746 Les BD pour résister au confinement. Comixtrip vous propose une sélection de 15 albums doudou ou drôles pour tous les lecteurs. De Broussaille à L’amour n’a pas d’âge, en passant par L’arabe du futur, Betty Boob ou Maison Ikkoku, ils plairont à toute la famille et permettront de passer ce moment avec un peu plus […]

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Les BD pour résister au confinement. Comixtrip vous propose une sélection de 15 albums doudou ou drôles pour tous les lecteurs. De Broussaille à L’amour n’a pas d’âge, en passant par L’arabe du futur, Betty Boob ou Maison Ikkoku, ils plairont à toute la famille et permettront de passer ce moment avec un peu plus de légèreté dans les cœurs. Une sélection pour se faire du bien. 

Forcément subjectif, cette sélection peut prêter à discussion. Si vous avez vous aussi des coups de cœur jeunesse, n’hésitez pas à nous en faire part en nous les signalant dans les commentaires et engager le dialogue avec les autres lecteurs de Comixtrip

Broussaille de Bom et Frank Pé (Dupuis)

L’une des plus belles séries du journal Spirou, Broussaille s’offre une deuxième intégrale qui regroupe les trois albums : La nuit du chat, Sous deux soleils et Un faune sur l’épaule. Plongée dans l’univers écolo-poétique de Bom et Frank Pé. Attention pépite !

Les rêveries d’un gourmet solitaire de Jirô Taniguchi (Casterman)

Le gourmet solitaire de Jirô Taniguchi est de retour dans de nouvelles aventures culinaires Les rêveries d’un gourmet solitaire aux éditions Casterman.

L’arabe du futur de Riad Sattouf (Allary)

L’Arabe du futur est un roman graphique où Riad Sattouf raconte son enfance, ballottée entre la Libye et la Syrie au gré des envies de son père syrien, professeur d’histoire et de sa mère bretonne.

Les nouvelles aventures de Lapinot de Lewis Trondheim (L’Association)

Lapinot est de retour ! Oui, vous avez bien lu : Lapinot est de retour ! Alors que ses aventures avaient pris fin en 2004, le revoilà comme si de rien n’était 13 ans plus tard. Richard, Nadia, Titi, un homme qui peut voir les auras des personnes en face de lui et une voiture vandalisée, voilà les ingrédients de Un monde un peu meilleur, ce nouvel opus de la saga : excellent !

Culottées de Pénélope Bagieu (Gallimard BD)

15 femmes, 15 modèles pour le monde. Peindre le portrait express de femmes qui ne font que ce qu’elles veulent, voilà le pari insensé que Pénélope Bagieu a tenté et parfaitement réussi dans Culottées, un étonnant  et passionnant recueil aux éditions Gallimard.

Dans la combi de Thomas Pesquet de Marion Montaigne (Dargaud)

Le plus connecté des astronautes français, Thomas Pesquet fait l’objet d’un docu-fiction très drôle signé Marion Montaigne. Elle prend par la main les lecteurs pour les glisser Dans la combi de Thomas Pesquet. Jubilatoire !

Père et Fils de Mi Tagawa (Ki oon)

Herboriste itinérant dans le Japon pré-moderne, Torakichi doit composer avant Shiro, son fils depuis que sa femme est décédée. Alors qu’il le connait finalement très peu, le jeune homme doit enfin devenir père. Les éditions Ki oon proposent Père & fils, un manga familial touchant et bouleversant de Mi Tagawa. Un petit bijou narratif et graphique.

Betty Boob de Véro Cazot et Julie Rocheleau (Casterman)

Un jour, sans crier gare, un cancer se glisse sous le sein d’Elisabeth. Néanmoins, elle tente de faire bonne figure, chez elle et à son travail. Pas simple. Sa renaissance, elle la devra à une troupe de performers burlesques. Véronique Cazot et Julie Rocheleau mettent en scène ce délicat parcours dans Betty Boob, un très bel album Casterman.

En cuisine avec Kafka de Tom Gauld (2024)

Tom Gauld est un auteur à part, à l’univers fort et singulier que la rédaction de Comixtrip apprécie. Les éditions 2024 publient En cuisine avec Kafka, une série de strips autour de la littérature. Un petit bijou !

Gros Ours et Petit Lapin de Nylso (Misma)

Que peuvent bien se raconter un ours et un lapin – deux amis – pendant leurs longues journées ? Gros ours et Petit lapin signé Nylso est une merveille narrative et graphique, éditée par Misma.

Un océan d’amour de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione (Delcourt)

Un vieux marin prend la mer pour sa pêche journalière. Après avoir croisé un mastodonte des mers, il se retrouve à l’autre bout de la terre et sa femme décide de partir à sa recherche. Un océan d’amour, publié par les éditions Delcourt, raconte cette superbe fable muette signée Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione. Un régal !

Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi (Delcourt/Tonkam)

Pour honorer sa récompense majeure, le Grand prix d’Angoulême 2020, les éditions Delcourt/Tonkam publient de nouveau Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi. Nostalgie nostalgie…

La renarde de Marine Blandin et Sébastien Chrisostome (Arte Editions)

Loin du cliché, petit animal = mignon, La Renarde est un être sans scrupule, gourmande, vicieuse et sacrément intelligente. La forêt, le poulailler gardé par un chien ou la maman lapin, tout le monde craint le rusé animal. Marine Blandin et Sébastien Chrisostome content les aventures humoristiques de La Renarde dans un très bel album de strips publié par Arte Editions. Une petite pépite de drôlerie.

Les beaux étés de Zidrou et Jordi Lafebre (Dargaud)

Après Lydie et La mondaine,  Zidrou et Jordi Lafebre proposent le nouvel album de leur série Les beaux étés. La calanque est un bel album nostalgique et très joyeux mettant en scène une famille moyenne partant en vacances dans les années 70.

L’amour n’a pas d’âge de Thibaut Lambert (Des ronds dans l’o)

Thibaut Lambert a imaginé L’amour n’a pas d’âge lors de sa résidence d’artiste à l’EHPAD de Saujon (17) avec des pensionnaires de l’établissement. Une jolie romance entre personnes âgées.

En plus…

La galaxie Bande Dessinée est riche de milliers d’albums, il était donc difficile de faire un choix. En plus de celles-ci, vous pouvez aussi (re)lire les albums de Calvin & Hobbes de Watterson, de Claire Bretécher, de Gotlib, de Gaston Lagaffe de Franquin, des Peanuts de Schulz, les Hägar Dunor de Dik Browne, les Donald Duck de Don Rosa ou Carl Barks, les Astérix de Goscinny et Uderzo, Cul de sac de Richard Thompson… pour vous réconforter. Nous avons tous un livre qui nous donne chaud au cœur, il est peut être le temps de s’y replonger…

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Les BD jeunesse pour résister au confinement https://www.comixtrip.fr/actualites/les-bd-jeunesse-pour-resister-au-confinement/ https://www.comixtrip.fr/actualites/les-bd-jeunesse-pour-resister-au-confinement/#respond Tue, 24 Mar 2020 14:48:08 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=70693 Les BD jeunesse pour résister au confinement. Comixtrip vous propose une sélection de 20 albums doudou ou drôles pour les plus jeunes lecteurs. De Petit Poilu à Crevette, en passant par Jojo, Ariol ou Passe-Passe, ils plairont à toute la famille et permettront de passer ce moment avec un peu plus de légèreté dans les […]

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Les BD jeunesse pour résister au confinement. Comixtrip vous propose une sélection de 20 albums doudou ou drôles pour les plus jeunes lecteurs. De Petit Poilu à Crevette, en passant par Jojo, Ariol ou Passe-Passe, ils plairont à toute la famille et permettront de passer ce moment avec un peu plus de légèreté dans les cœurs. Une sélection pour se faire du bien. 

Forcément subjectif, cette sélection peut prêter à discussion. Si vous avez vous aussi des coups de cœur jeunesse, n’hésitez pas à nous en faire part en nous les signalant dans les commentaires et engager le dialogue avec les autres lecteurs de Comixtrip

Petit Poilu de Céline Fraipont et Pierre Bailly (Dupuis)

Dans la galaxie des albums jeunesse, Petit Poilu tient une place à part. La série muette pour primo-lecteurs de Céline Fraipont et Pierre Bailly est un chef-d’oeuvre. Elle met en scène un drôle de petit personnage noir et tout plein de poils, espiègle et facétieux, à qui il arrive de nombreuses aventures, très bien écrites et qui font réfléchir (et ce n’est pas le cas pour toutes les séries).

Passe-Passe de Delphine Cuveele et Dawid (La Gouttière)

Passe-passe est un sublime album pour les primo-lecteurs, scénarisé par Delphine Cuveele et mis en images par Dawid. Cette bande dessinée muette poétique met en scène une petite fille et une grand-mère parties vivre de belles aventures dans un quotidien presque magique.

Jojo d’André Geerts (Dupuis)

S’il ne fallait conseiller la lecture d’une seule série Jeunesse dans le flot des productions ce serait Jojo ! Merveilleuse, touchante, poignante et teintée de mélancolie, l’œuvre de André Geerts fut publiée à partir de 1983 dans le Journal de Spirou. Découverte !

Ariol d’Emmanuel Guibert et Marc Boutavant (BD Kids)

Publiés par BD Kids, ces recueils d’histoires courtes sont imaginés par Emmanuel Guibert et Marc Boutavant. Une petite douceur dans l’univers de la bande dessinée jeunesse. Ils content les aventures d’un petit âne, de ses amis et de sa famille.

Le grand méchant renard de Benjamin Renner (Delcourt)

Comment un petit renard va-t-il succomber aux charmes de gentils poussins et devenir leur maman d’adoption ? C’est le propos du Grand méchant renard, une fable très drôle de Benjamin Renner, publié par Delcourt.

Les Vermeilles de Camille Jourdy (Actes Sud)

Jo, une petite fille, explore la forêt et découvre un peuple de créatures fantastiques, prêtes à aller sauver ses congénères de la folie de l’empereur Matou. Camille Jourdy imagine Les Vermeilles, une très jolie fable jeunesse. Embarquez dans cette très belle aventure fantaisiste.

Jim Curious de Matthias Picard (2024)

Explorateur des temps modernes, Jim Curious fait une étape dans une jungle. Après les océans, le petit bonhomme en scaphandre voyage dans une forêt luxuriante entre animaux et végétaux. Matthias Picard signe un  nouvel exploit graphique avec ce deuxième merveilleux album. Chaussez vos lunettes, c’est parti !

Le temps des mitaines de Loïc Clément et Anne Montel (Dargaud)

Arthur vient d’emménager dans une nouvelle ville. Nouvelle vie, nouvelle école. Il rencontre alors de nouveaux amis mais une menace plane sur la cité : des enfants disparaissent mystérieusement. N’écoutant que son courage, le petit ourson et ses copains démarrent une enquête. C’est cette histoire que racontent Loïc Clément et Anne Montel dans un savoureux album jeunesse Le temps des mitaines, mêlant l’humour et le suspens.

Anuki de Frédéric Maupomé et Stéphane Sénégas (La Gouttière)

Anuki est un jeune indien débrouillard, joueur et surtout extrêmement attachant. Les histoires d’Anuki sont racontées par Frédéric Maupomé et Stéphane Sénégas. Cette série talentueuse présente des bandes dessinées sans texte, accessible à partir de 4 ans.

Sacha et Tomcrouz d’Anaïs Halard et Bastien Quignon (Soleil)

Recevoir un chien minuscule pour son anniversaire alors que l’on aurait souhaité un rat et se retrouver dans un monde parallèle à cause d’un événement étrange, voilà le destin de Sacha. Anaïs Halard et Bastien Quignon dévoilent Sacha et Tomcrouz, une jolie série fantastique pour les jeunes lecteurs.

Les amoureux de Victor Hussenot (La joie de lire)

Est-ce si facile d’être amoureux ? La vie à deux, ce n’est pas toujours aussi linéaire que l’on pourrait le laisser croire. Deux petits personnages s’aiment, s’éloignent et se réconcilient sous la plume de Victor Hussenot dans Les amoureux. Pétillant et beau !

L’écorce des choses de Cécile Bidault (Warum)

Une petite fille sourde tente de s’intégrer au mieux dans le nouveau monde qu’elle découvre. Cécile Bidault dévoile L’écorce des choses, un merveilleux album Warum. Douceur.

Glouton de B-Gnet (BD Kids)

Glouton est LA terreur des glaces ! Ce carcajou vit de sympathiques et très drôles aventures sous les pinceaux de B-Gnet. A lire pour rire !

Timo l’aventurier de Jonathan Garnier et Yohan Sacré (Le Lombard)

Timo et la lecture, c’est une véritable histoire d’amour. Mais à force de lire, il n’y a plus un seul nouveau livre dans le village qu’il n’ait dévoré. Une seule solution : partir à la recherche de nouveaux ouvrages. Jonathan Garnier et Yohan Sacré imaginent le premier volet de la saga fantastique jeunesse Timo l’aventurier. Etonnant et sympathique !

Pilo de Julien Mariolle (Bamboo)

Pirate, sorcier, gladiateur ou dentiste pour dinosaures, voilà les envies de métier de Pilo, petit garçon de 6-7 ans à l’imagination débordante. Julien Mariolle lui donne vie dans une très belle série  jeunesse : très drôle !

Trappeurs de rien d’Olivier Pog et Thomas Priou (La Gouttière)

Croquette, Georgie et Mike, trois amis, décident de partir à la chasse au caribou dans le Grand Nord. D’abord élire domicile dans une cabane, chercher l’animal et enfin l’abattre. Plus facile à dire qu’à faire. Pog et Thomas Priou dévoilent le premier volume de Trappeurs de rien, une belle petite série jeunesse publiée par La Gouttière.

Lulu et son dragon d’Ingrid Chabbert et Cédrick Le Bihan (Jungle)

Une nuit, la petite Lulu réalise son rêve : rencontrer et voler avec un dragon qui l’emmènerait sur son île. Ingrid Chabbert et Cédrik Le Bihan dévoilent le premier volume de Lulu et son dragon, une série jeunesse fantastique éditée par Jungle.

Crevette d’Élodie Shanta (La Pastèque)

Depuis longtemps, Crevette rêve d’intégrer l’école de sorcellerie mais bute sur le concours d’entrée. Pour l’aider, elle emménage chez Gamelle et Joseph qui lui donnent des cours particuliers. Elodie Shanta imagine Crevette, une très jolie histoire fantastique jeunesse à La Pastèque.

Billy Symphony de David Périmony (La Gouttière)

Petite douceur de ce début d’année 2020, Billy Symphony raconte l’histoire d’un jeune saxophoniste et d’un petit oiseau. Cette belle amitié est signée David Périmony. Attendrissant et chaleureux !

Le cercle du dragon-thé de Katie O’Neill (Bliss)

Eisner Awards de la meilleure publication pour enfants et du meilleur webcomics 2018, Le cercle du dragon-thé arrive en France avec une belle réputation. Katie O’Neill conte l’histoire de Greta recueillant une créature féerique dont les feuilles donnent une thé merveilleux au goût. Plongez dans cette superbe fable fantastique autour de l’amitié. Original et magique !

 

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Albert Uderzo est décédé https://www.comixtrip.fr/actualites/albert-uderzo-est-decede-asterix-goscinny-gaulois-obelix-idefix-dessinateur/ https://www.comixtrip.fr/actualites/albert-uderzo-est-decede-asterix-goscinny-gaulois-obelix-idefix-dessinateur/#respond Tue, 24 Mar 2020 10:34:55 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=70699 C’est avec une grande peine que nous apprenons le décès d’Albert Uderzo, co-créateur avec René Goscinny d’Astérix, d’Oumpah-Pah ou Jehan Pistolet. Il avait notamment dessiné les Aventures de Tanguy et Laverdure ou encore Belloy. Il avait 92 ans. Le monde du 9e art est en deuil. Astérix : un succès à 375 millions d’albums vendus […]

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C’est avec une grande peine que nous apprenons le décès d’Albert Uderzo, co-créateur avec René Goscinny d’Astérix, d’Oumpah-Pah ou Jehan Pistolet. Il avait notamment dessiné les Aventures de Tanguy et Laverdure ou encore Belloy. Il avait 92 ans. Le monde du 9e art est en deuil.

Astérix : un succès à 375 millions d’albums vendus dans le monde

Le nom d’Albert Uderzo est indissociable d’Astérix. Co-créée avec son ami René Goscinny à 1959, cette série au succès mondial s’est écoulée à plus de 375 millions d’albums dans le monde. Le village d’irréductibles gaulois a fait le tour de la planète.

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum… « 

Voilà comment débute les albums d’Astérix sur la deuxième de couverture en face de la page de garde. Les premières planches sont visibles dans le journal Pilote le 29 octobre 1959. Le succès est immédiat et les lecteurs plébiscitent les aventures du petit gaulois moustachu et de son ami Obélix. Le premier album, Astérix le Gaulois, est publié à seulement 6000 exemplaires. Viendront s’ajouter par la suite toute une galerie de personnages tous plus truculents les uns que les autres.

Astérix, Obélix, Idéfix, Assurancetourix, Panoramix Bonemine ou Abraracourcix : des personnages de notre culture

La grande force d’Astérix réside tant dans le dessin d’Albert Uderzo que dans les récits humoristico-historiques de René Goscinny. Se basant sur des éléments historiques vrais, il brode autour, n’hésitant pas à y glisser des thématiques contemporaines. Les rires sont nombreux grâce à des niveaux de lectures qui plaisent aux grands comme aux petits. Les anachronismes, citations latines et phrases deviennent cultes, comme nous l’avions montré dans notre Top 37 des phrases et répliques cultes d’Astérix.

René Goscinny et Albert Uderzo imaginent de nombreux personnages qui peuplent le village des Irréductibles gaulois. D’Abraracourcix à Bonemine, en passant par Idéfix, Agecanonix, Assurancetourix, Ordralphabétix ou Panoramix. Ils entrent alors dans notre culture. On y ajoute César, Cléopâtre ou encore les pirates. Tout le monde connaît au moins un protagonistes des aventures de « Nos ancêtres les gaulois ».

Albert Uderzo était aussi un grand caricaturiste, n’hésitant pas à mettre en scène des personnalités comme Pierre Tchernia son ami – qui passe de centurion à simple soldat au fil des albums – Jacques Chirac, Eddy Merck ou Annie Cordy.

Albert Uderzo : autant à l’aise avec le dessin comique que réaliste

Car avant Astérix, Albert Uderzo connut la joie de publier de nombreuses autres séries. Il n’est en effet pas que le dessinateur d’Astérix.

Né le 25 avril 1927 à Fismes dans une famille d’immigrés italiens, il obtient la nationalité française sept ans plus tard. C’est en lisant le Journal de Mikey qu’il découvre la bande dessinée. Il est poussé par son frère aîné Bruno à dessiner. Il devient garçon de course pour la Société parisienne d’éditions pendant la Seconde guerre mondiale. Il y fait la connaissance du grand Edmond Calvo.

Il débute sa carrière par l’illustration de la fable Le corbeau et le renard. Viennent ensuite Clopinard en 1946, puis Buck et enfin Belloy en 1948. Deux ans plus tard, Jean-Michel Charlier lui propose de reprendre ce héros jusqu’en 1954.

Avec le même scénariste, il crée Les aventures de Tanguy et Laverdure – les chevaliers du ciel – en 1959. L’on découvre alors le grand talent de dessinateur réaliste d’Uderzo sur les huit premiers albums de la série.

Jehan Pistol et Oumpah Pah

Entre temps, Albert Uderzo rencontre René Goscinny. C’est un coup de foudre, une amitié qui sera forte jusqu’en 1977 et le décès du scénariste.

Ensemble en 1952, ils imaginent Jehan Pistolet, le petit corsaire capitaine de La brave. Quatre ans plus tard, ils créent Oumpah-Pah,  l’indien de la tribu des Pieds Plats et son meilleur ami Hubert de la Pâte Feuilletée. Puis vient Astérix et son succès.

A la mort de son ami en 1977, Albert Uderzo décide de continuer seul l’aventure. Après Astérix chez les Belges, dernière création du scénariste, il imagine Le grand fossé en 1980. Il passe ensuite la main au Jean-Yves Ferri et Didier Conrad en 2013. Il continue néanmoins d’avoir un regard fort sur sa création.

Albert Uderzo marque de son emprunte la bande dessinée par son talent immense de dessinateur, par ses créations et par le succès d’Astérix, une série liée à son amitié avec René Goscinny. Une perte pour le monde du 9e art.

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Clinton Road https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/clinton-road-balzano-ankama/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/clinton-road-balzano-ankama/#respond Mon, 23 Mar 2020 10:55:13 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70670 Entre rêve et cauchemar, Vincenzo Balzano nous invite à suivre la Clinton Road. Un récit passionnant et envoûtant paru chez Ankama. « ON DIT QUE DES FANTÔMES RÔDENT SUR LA CLINTON ROAD… » Cela fait quelques semaines que Ted le Rouge voit ses animaux disparaître : ses deux chevaux d’abord, puis son chien… Des braconniers sans doute… […]

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Entre rêve et cauchemar, Vincenzo Balzano nous invite à suivre la Clinton Road. Un récit passionnant et envoûtant paru chez Ankama.

« ON DIT QUE DES FANTÔMES RÔDENT SUR LA CLINTON ROAD… »

Cela fait quelques semaines que Ted le Rouge voit ses animaux disparaître : ses deux chevaux d’abord, puis son chien…

Des braconniers sans doute… Mais après tout, qui s’en préoccupe ?… Pas grand monde…

A part John Morgan, le garde forestier du comté de Passaic.

Caché derrière ses cheveux hirsutes et sa longue barbe châtain, il est en charge de la zone forestière qui longe la Clinton Road.

Depuis le bar de Sam, jusqu’au lac, il connaît chaque parcelle, chaque recoin, chaque cachette : que ce soit la cabane du vieux Lincoln ou le vieux four de l’usine désaffectée que les jeunes en mal d’émotions fortes prennent pour un temple païen.

Si des braconniers rôdent aux alentours de la Clinton Road, John les attrapera : pas question qu’il les laisse s’approcher de son fils Benjamin, la prunelle de ses yeux.

Le scénario rappelle bon nombre de films, de romans, de chansons… Et c’est volontaire.

UNE MOSAÏQUE D’INSPIRATION

Dans le New Jersey, la Clinton Road existe réellement, et de nombreuses légendes urbaines et autres phénomènes paranormaux sont bel et bien liés à son nom.

Le terreau est fertile, et Vincenzo Balzano le savait en plantant son histoire le long de la route la plus hantée des Etats Unis.

A chaque page du magnifique roman graphique, car c’est ainsi qu’il convient d’appeler désormais ce genre d’œuvres, le lecteur attentif repèrera avec plaisir, malice et parfois stupeur, des indices et des références qui le guideront, aux côtés de John Morgan, au bout de la mystérieuse route de Clinton.

Ainsi, sans qu’on s’en rende compte, au rythme d’une chanson de Creedence Clearwater Revival ou des Pink Floyd, on est plongé dans un film des frères Coen, de M. Night Shyamalan ou de Brian De Palma, dans un roman de Stephen King ou d’Herman Melville, ou encore dans la série mythique X-Files.

L’alchimie est parfaite, et petit à petit, la magie opère ; d’autant plus que les dessins contribuent à ce phénomène.

UNE AMBIANCE ENVOÛTANTE

Graphiquement, le travail réalisé par Vincenzo Balzano est absolument somptueux et savamment élaboré. En parfaite cohérence avec la narration, les dessins portent l’histoire et les protagonistes dans une pénombre feutrée et sourde.

La multiplication de plans d’ensemble permet de s’immerger dans les sombres paysages boisés d’un New Jersey hivernal. Et en surimpression, viennent s’ajouter des vignettes en gros plans et des scènes au dynamisme saisissant.

Les couleurs sombres et volontairement ternes sont réalisées au moyen d’aquarelles grises, ocres ou verdâtres parfaitement maîtrisées. Tantôt opaques et profondes, tantôt diluées à l’extrême, elles finissent par ne laisser deviner que les ombres qui hantent la Clinton Road.

Les traits sont anguleux, presque dérangeants, en harmonie parfaite avec l’ambiance qui émane de cette œuvre fantastique, singulière et énigmatique.

UN AUTEUR À SUIVRE

Jusqu’alors inconnu en France, Vincenzo Balzano voit avec Clinton Road sa première œuvre publiée dans l’hexagone.

Cet artiste italien a pourtant réalisé quelques œuvres aux États-Unis pour les grandes maisons d’édition que sont Boom! Studios et Marvel.

A la fois scénariste, dessinateur et coloriste, c’est un artiste complet et sans l’ombre d’un doute extrêmement talentueux.

Avec Clinton Road, il fait montre d’un talent fabuleux pour développer une histoire onirique, terrifiante et fascinante au fin fond des États-Unis.

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L’instant d’après https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/linstant-dapres-zidrou-maltaite-dupuis/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/linstant-dapres-zidrou-maltaite-dupuis/#respond Mon, 23 Mar 2020 10:01:35 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70569 L’Instant d’après est une bande dessinée d’Eric Maltaite (illustrations et couleurs) et de Zidrou (scénario) publiée aux éditions Dupuis.Tout oppose Blandine et Aline. La première a tout raté alors que tout réussit à la seconde. Deux sœurs qui ne se voient plus… Blandine Lefranc est strip-teaseuse dans un bar louche de Charleston aux Etats-Unis. Au […]

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L’Instant d’après est une bande dessinée d’Eric Maltaite (illustrations et couleurs) et de Zidrou (scénario) publiée aux éditions Dupuis.Tout oppose Blandine et Aline. La première a tout raté alors que tout réussit à la seconde.

Deux sœurs qui ne se voient plus…

Blandine Lefranc est strip-teaseuse dans un bar louche de Charleston aux Etats-Unis. Au moment où elle s’effeuille, la jeune femme réalise que quelque chose de grave s’est passé pour sa sœur jumelle Aline, célèbre harpiste vivant en France.

Celle-ci s’est littéralement volatilisée alors qu’elle se trouvait avec son mari, dans une voiture roulant sur l’autoroute. Tout accuse le jeune homme et pour Blandine commence une enquête aux limites du rationnel. D’abord sceptique, elle va progressivement croire aux théories farfelues d’un taulard qu’elle est amenée à côtoyer. A l’affût de preuves tangibles, elle rencontre des boxeurs et un journaliste aux faux airs de Pierre Tchernia…

L’instant d’après : Une histoire étrange, qui défie notre logique

Le moins que l’on puisse dire est qu’on est intrigué par le scénario de Zidrou. Connu pour ses séries jeunesse (comme Tamara et Boule à zéro), ce dernier a ensuite écrit des histoires pour adultes comme Les beaux étés (publié chez Dargaud, avec Jordan Lafebre). Dans L’Instant d’après, il parvient à nous happer dans ce récit où l’on glisse peu à peu dans l’irrationnel. Seul bémol : la fin qui reste trop nébuleuse.

Quant à Eric Maltaite, fils du grand Will, dessinateur doué et polymorphe, il est surtout connu pour son travail à Spirou. Dans cet album, il nous offre une héroïne aux traits proches de la célèbre Natacha et réussit parfaitement à faire revivre l’atmosphère de toute une époque quand les Américains prenaient l’apéro sur la Lune et que les policiers lisaient Pilote.

Au bout du compte, on passe un agréable moment avec cette bande dessinée intrigante… même si la fin nous laisse un peu sur notre… faim !

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Un homme qui passe https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/un-homme-qui-passe-dany-lapiere-dupuis-aire-libre/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/un-homme-qui-passe-dany-lapiere-dupuis-aire-libre/#respond Mon, 23 Mar 2020 09:38:33 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70511 Un homme qui passe raconte l’histoire d’un huis-clos, un face-à-face entre un homme et une femme, enfermés dans une baraque de pêcheurs, plantée sur une île pendant une tempête. Voilà le pitch de cet album dessiné par Dany et scénarisé par Denis Lapière aux éditions Dupuis pour la collection Aire Libre. Cela pourrait paraître un […]

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Un homme qui passe raconte l’histoire d’un huis-clos, un face-à-face entre un homme et une femme, enfermés dans une baraque de pêcheurs, plantée sur une île pendant une tempête. Voilà le pitch de cet album dessiné par Dany et scénarisé par Denis Lapière aux éditions Dupuis pour la collection Aire Libre.

Cela pourrait paraître un peu court mais au final, ce livre s’avère passionnant.

Un duo de personnages qui se révèle peu à peu…

Paul est un photographe célèbre, en fin de parcours. Kristen travaille pour sa maison d’édition. L’histoire de cette rencontre est celle d’un double-sauvetage : celui de la jeune femme perdue en pleine mer et celui de ce vieil homme égaré dans ses souvenirs.

Il porte le projet d’un livre sur des portraits de femmes. Elle porte la voix de ces femmes,  passées dans les bras du séducteur.

UN homme qui passe : Un duo scénariste/dessinateur très efficace

Connu pour ses séries comme Olivier Rameau (Le Lombard) ou Arlequin (scénarisée par J. Van Hamme), le dessinateur Dany nous gratifie de superbes illustrations traduisant le spleen et les tourments de cet homme vieillissant. Le début du récit, avec la tempête et le sauvetage en pleine mer, est également une vraie réussite.

Quant à Denis Lapière — qui débuta chez Spirou avant de scénariser plusieurs titres pour la série Aire Libre comme Agadamgorodok, La Dernière des Salles obscures, Tour de Valse… —, il nous offre un scénario haletant où on découvre peu à peu les secrets de chacun. Autre passage captivant : celui où Paul raconte ses histoires d’amour passées, pleine de nostalgie et des couleurs chaudes parfaitement retranscrites par le crayon de Dany. On voyage à Dubaï, en Guyane, au Vietnam ou en Côte-d’Ivoire. Sur les traces du photographe-globetrotter…

Au final, les deux auteurs nous livrent un bel album, plein de sensibilité et avec une fin réussie.

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Nous vivons chez nos chats https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/nous-vivons-chez-nos-chats-eloisa-scichilone-marabulles/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/nous-vivons-chez-nos-chats-eloisa-scichilone-marabulles/#respond Mon, 23 Mar 2020 09:03:08 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70505 Dans cette maison de campagne italienne, il y a Verdicchio, Pussié, Mayo, Zoé et là-bas dans son panier, il y a Jar. Ce sont les 5 chats d’Elo et Mao. « Nous vivons chez nos chats » nous plonge dans leur foyer, dans leur vie intime où les chats sont rois. C’est un récit chargé d’amour qui […]

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Dans cette maison de campagne italienne, il y a Verdicchio, Pussié, Mayo, Zoé et là-bas dans son panier, il y a Jar. Ce sont les 5 chats d’Elo et Mao. « Nous vivons chez nos chats » nous plonge dans leur foyer, dans leur vie intime où les chats sont rois. C’est un récit chargé d’amour qui nous réconcilie avec nos boules de poils un peu trop matinales. 

Horloge à ronron

C’est l’hiver, il fait fait froid. Le jour n’est pas encore là. Mais Verdicchio, lui, il sait quand il est l’heure de se lever. C’est la tradition, d’abord Verdicchio, l’énergique. Puis Pussié, celle qui fait “patoune” sur la tête d’Elo. Puis Zoé, la grand-mère de la maison et enfin Mayo, le ronchon. Dans cet ordre, tous les matins, qu’on soit lundi ou dimanche, ils viennent réveiller Elo. La tirer de sous la couette à 5h du matin. Avec toute son affection elle finit par se lever, entre câlins et miaulements affamés. 

Mais dans cette maison, il y a aussi Jar. Le chat en smoking, dos noir et ventre blanc. Roulé en boule dans son panier, Jar attend. Sans manger, presque sans boire. Le médecin dit que Jar se laisse partir. Alors Elo et Mao attendent aussi. Avec cette incroyable tendresse, mélancolique, de ceux qui ne peuvent rien faire d’autre. Sinon montrer leur amour jusqu’au bout. 

Pris entre départ et arrivée

Nous vivons chez nos chats nous suspend, le temps d’une lecture, entre l’attente de la vie et la mort qui vient. Car Elo et Mao désirent avoir un enfant et regardent Jar partir doucement.

Loin d’être un nid à douleur, Nous vivons chez nos chats est un livre de tendresse et de mélancolie. Car le départ d’un ami n’est pas tabou ici. Il s’agit plutôt d’un hommage, poussé en avant par l’affection entre humain et humain, humain et chat, chat et chat. C’est le récit d’une famille avec plus de félin que d’humain. 

Nous vivons chez nos chats, pastel et aquarelle

Un jour de neige, le soleil qui se glisse par la fenêtre, les minutes de l’heure bleu, cet instant où la nuit s’éclaircit mais où le soleil n’est pas encore là. Eloisa Scichilone et Mauro Gandini, scénariste et co-scénariste, dessinatrice et coloriste, rendent ces images vivantes. Les planches sont sans contours de cases. Le dessin est libre sur la page. Et l’aspect pastel des couleurs affirme la mélancolie du récit, ponctué de jolie dégradé aquarelle. Les émotions prennent forme en couleurs sous la main d’Eloisa et Mauro. Si bien qu’il est difficile de douter qu’en réalité c’est leur propre histoire qu’ils racontent : Elo et Mao, Eloisa et Mauro, et leurs 5 chats. 

A relire, avec une chat sur soi

Nous vivons chez nos chats, édité chez Marabulles, est une très belle BD. Je l’ai ressenti comme un hommage aux chats qui font leur vie, à Eloisa et Mauro. Elle est semblable à une petite ode familiale où l’amour est partout. C’est une bande dessinée apaisante, autant par le graphisme que par le récit. Il faut bien l’admettre : Depuis que j’ai lu Nous vivons chez nos chats, je suis un peu moins fâchée contre le chat, Pito, qui vient me réveiller, à 5h, tous les matins, en me ronronnant sur la tête. 

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La Venin #2 – Lame de Fond – https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-venin-2-lame-de-fond/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-venin-2-lame-de-fond/#respond Thu, 19 Mar 2020 18:06:06 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70087 Pour ce deuxième tome de La Venin (Rue de Sèvres), Laurent Astier poursuit, sur un rythme endiablé, les aventures d'une jeune femme en quête de justice.

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Depuis qu’elle a tué le gouverneur McGrady, la tête d’Emily est mise à prix. Mais ce n’est pas ce qui va freiner la dynamique de vengeance de celle qu’on appelle La Venin. Et pour toucher le pactole de 2000 dollars pour celui qui la ramènera vivante, il faudra être au moins aussi rusé qu’elle. Dans ce deuxième tome où se mêlent révélations, tempête et châtiments, Laurent Astier distille les raisons pour lesquelles son héroïne possède tant de motivation meurtrière en elle. Sur un rythme suffocant, Lame de fond nous emmène dans un Far West déchaîné.

QUAND LA VENIN DEVIENT NONNE

Pour Emily tout est bien calculé. Si nous l’avions laissée dans le premier tome grimée en religieuse, ce n’était pas anodin. Alors qu’elle vient d’envoyer un message court et clair à un mystérieux destinataire signifiant l’accomplissement de sa mission, son déguisement lui permettra d’entrer dans l’orphelinat de Galveston. Car après s’être occupée du gouverneur McGrady, la prochaine cible  de celle qui se fait appeler sœur Maria est un certain Alister Coyle. A la tête de cette institution pour filles, on comprendra vite les intentions malsaines du révérend. Reste à savoir le lien qui l’unit avec Emily

SEULE MAIS PAS TROP

Pendant ce temps, son premier acte de vengeance dont le gouverneur était la victime, a provoqué une réelle mise à prix. Emily est recherchée par différentes autorités et c’est vivante qu’il faut la retrouver afin qu’elle réponde de ses actes. Seule contre tous, agir en toute discrétion n’est pas son objectif premier. Son mode opératoire semble bien établi : approcher sa victime de loin ou directement et agir vite. Peu importe les conséquences engendrées sur sa propre existence. L’objectif ultime étant d’assouvir peu à peu la colère qui l’habite.

Malgré son agilité, sa force et son maniement d’armes, Emily ne pourra éternellement faire face à l’ennemi sans au moins un allié. Cela tombe bien, un homme lui étant redevable, la surveille et tente de la protéger dans l’ombre.

Le deuxième tome de La Venin montre une femme déterminée et prête à tout pour que justice soit faite. Et lorsque son passé est peu à peu divulgué, on comprend qu’elle n’en est qu’au début de sa quête. Malheur à ceux qui la croiseront.

UN RYTHME INTENSE

Laurent Astier poursuit son western avec des codes qui lui sont propres. Toujours dans l’équilibre d’une bonne dynamique il alterne scènes d’action étourdissantes avec des flash-backs aussi reposants qu’instructifs. Ainsi, on en sait un peu plus sur les motivations de sa jeune et jolie héroïne. Sa faculté réside à toujours créer un lien naturel et logique à ces « cassures temporelles ».

Quant à sa patte graphique, elle est toujours aussi juste et maîtrisée en tout point. En attestent plusieurs scènes où sont mis en évidence les regards des protagonistes. Il suffit de contempler la couverture du tome 2 de La Venin pour se rendre compte de l’importance qu’il donne à les rendre vivants. Dans une ambiance plus sombre que le premier, l’auteur de Cellule Poison prouve une nouvelle fois son aisance au jeu des couleurs. L’ambiance anxiogène de cette nouvelle aventure n’en n’est que mieux retranscrite.

VIVEMENT LA SUITE

En y ajoutant un découpage très dynamique (avec des séquences époustouflantes, comme celle de l’ouragan), Laurent Astier fait de La Venin une série phare qu’on ne va pas lâcher. Nous avions loué l’énergie qui se dégageait dans le premier tome. Nous avons adoré la fluidité de cette suite. Nul doute que le troisième épisode sera au moins aussi réussi.

 

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Lucienne ou les millionnaires de la Rondière https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lucienne-ou-les-millionnaires-de-la-rondiere-aris-ducoudray-grand-angle/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lucienne-ou-les-millionnaires-de-la-rondiere-aris-ducoudray-grand-angle/#respond Wed, 18 Mar 2020 15:51:01 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70349 Aurélien Ducoudray et Gilles Aris nous proposent une histoire rafraichissante au carrefour des milieux ruraux et de la vie actuelle, avec cet album de la collection Grand Angle, Lucienne ou les Millionnaires de la Rondière. Vous serez transportés au cœur d’un lieu-dit de l’Indre, la Rondière, dans le quotidien de ses habitants et de l’une […]

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Aurélien Ducoudray et Gilles Aris nous proposent une histoire rafraichissante au carrefour des milieux ruraux et de la vie actuelle, avec cet album de la collection Grand Angle, Lucienne ou les Millionnaires de la Rondière. Vous serez transportés au cœur d’un lieu-dit de l’Indre, la Rondière, dans le quotidien de ses habitants et de l’une d’entre eux en particulier, Lucienne.

Tout démarre par un courrier qui n’a pas de petites lignes

Lucienne est une retraitée active, entre les soins qu’elle apporte à ses lapins, ses volailles, le jardin et la surveillance de la petite chienne Kikine qui ne pense qu’à faire des bêtises. La venue du facteur est toujours pour elle un moment important car il lui apporte régulièrement des nouvelles de tous les petits dont elle est la marraine à travers le monde.

Un matin, elle trouve dans sa cour, par terre, ou courrier qui lui est adressé par la société Outillor, « les outils en or », vous savez, ces camions qui font la tournée de toutes les petites communes et proposent toutes sortes d’équipement de bricolage. Surprise, elle ouvre l’enveloppe et là… Lucienne n’en croit pas ses yeux car elle a gagné la modique somme de … 200 000 euros ! De quoi parrainer encore plus d’enfants en hommage à son fils unique disparu à 5 ans.

Georges, son mari, toujours à bricoler son vieux tracteur, n’y croit pas, lui, et fait tout pour lui remettre les pieds sur terre. Mais non, Lucienne en est convaincue, elle a bien gagné, reste à le lui prouver. Débute alors une enquête discrète auprès de ses voisins et voisines de la Rondière pour voir s’ils sont eux aussi concernés. Ce sera l’occasion de partir à la rencontre de toutes les personnalités qui composent ce petit village.

Lucienne ou les millionnaires de la Rondière : Une photographie bienveillante de notre ruralité

A travers cet album, deux sociétés se croisent et se superposent, d’un côté le facteur en 4 L ou l’épicier faisant sa tournée, attendu par ces dames, les souvenirs d’anciens combattants, la campagne vieillissante, et de l’autre, les conversations sur téléphone portable, les sociétés en liquidation judiciaire, l’installation de néo-ruraux, sans oublier ces supermarchés qui finalement sont bien pratiques quand même.

Le lecteur se laisse porter, accompagne les personnages, porté par un regard bienveillant, un brin nostalgique d’une époque bientôt révolue. Aurélien Ducoudray nous décrit des personnages attachants au grand cœur et au caractère bien trempé. Il nous montre également les valeurs portées par ces campagnards qui sont accueillants et solidaires.

On sourit volontiers au détour de chaque page, devant la douceur de vivre de cette campagne. Le livret qui clôture l’album nous ramène dans la réalité puisqu’il présente les personnes réelles qui ont inspirées les personnages de l’album et que l’on pourrait retrouver ailleurs…

On retrouvera par ailleurs quelques indices d’une architecture berrichonne dans l’organisation des fermettes du hameau.

Un moment de lecture très agréable, à faire le lien avec les villages que l’on connaît par ailleurs… ou nos souvenirs d’enfance.

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Une aventure de Mystère et Boule de Gomme https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/une-aventure-de-mystere-et-boule-de-gomme-le-gouefflec-malma-delcourt/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/une-aventure-de-mystere-et-boule-de-gomme-le-gouefflec-malma-delcourt/#respond Wed, 18 Mar 2020 15:27:48 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70360 Les éditions Delcourt viennent de publier Une aventure de Mystère et Boule de Gomme, une œuvre réalisée par un duo de Bretons : Pierre Malma est au dessin et Arnaud Le Gouëfflec au scénario. Engagé comme majordome par le Baron Mystère, obsédé par le secret, le jeune Boule de Gomme tente de s’adapter et de […]

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Les éditions Delcourt viennent de publier Une aventure de Mystère et Boule de Gomme, une œuvre réalisée par un duo de Bretons : Pierre Malma est au dessin et Arnaud Le Gouëfflec au scénario.

Engagé comme majordome par le Baron Mystère, obsédé par le secret, le jeune Boule de Gomme tente de s’adapter et de faire bonne figure. Mais très vite, l’attitude étrange de son employeur le trouble et la nuit, il se passe des choses bizarres dans le manoir. Un jour, emporté par sa curiosité, le serviteur craque et mène son enquête…

Une aventure de Mystère et Boule de Gomme : Une bande dessinée où on rigole beaucoup…

Cet opus s’annonce comme le premier d’une série qu’on espère longue car oui, on a beaucoup aimé à Comixtrip ! Et ce, pour plusieurs raisons.

L’humour est au rendez-vous avec nombre de dialogues bien ciselés et des scènes cocasses. Le suspense s’avère aussi au rendez-vous grâce au scénario d’Arnaud Le Gouëfflec. Ce dernier écrit des chansons (il a enregistré plusieurs disques de chansons ou de musiques expérimentales), des romans (comme Basile et Massue, aux éditions l’Escarbille), des scénarios de bandes dessinées (Mondo Reverso, Le frère de Göring, Lino et l’œil de verre)… et est l’un des fondateurs du Festival invisible à Brest.

…et où l’ambiance est captivante

Mais le plus fascinant dans cet album reste l’ambiance, à la croisée de expressionnisme, du steampunk et du dessin naïf. La description de la ville ou la double page de la bibliothèque sont, à ce titre, superbes. Un style magnifique issu tout droit du talent de Pierre Malma. Originaire de Brest comme son compère au scénario, il participe à la revue Casier qui met en valeur la cité bretonne.

Pour prolonger le plaisir, les lecteurs ont la possibilité de découvrir une aventure de Mystère & Boule de Gomme en réalité augmentée ! Elle est disponible sur l’application Delcourt Soleil.

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Pollock Confidential https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/pollock-confidential-catacchio-peinture-peintre/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/pollock-confidential-catacchio-peinture-peintre/#respond Wed, 18 Mar 2020 15:07:13 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=70355 On connaissait Jackson Pollock (1912-1956), peintre américain, artiste majeur du XXe siècle, figure de l’expressionnisme abstrait, réalisant plus de sept cents œuvres où il inventa le fameux dripping, technique qui consistait à laisser couler différentes couleurs sur une toile. Un pan méconnu de l’histoire de l’art Par contre, la plupart des gens ignorait que dès […]

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On connaissait Jackson Pollock (1912-1956), peintre américain, artiste majeur du XXe siècle, figure de l’expressionnisme abstrait, réalisant plus de sept cents œuvres où il inventa le fameux dripping, technique qui consistait à laisser couler différentes couleurs sur une toile.

Un pan méconnu de l’histoire de l’art

Par contre, la plupart des gens ignorait que dès 1948, en pleine Guerre Froide, la CIA voulut lutter contre l’attrait exercé par le bloc de l’Est sur les artistes et intellectuels occidentaux. Et dans la bande dessinée d’Onofrio Catacchio, intitulée Pollock confidential (édition du Chêne), on apprend que Jackson Pollock fut choisi, à son insu, comme la figure idéale incarnant cette stratégie, celle d’un homme farouche et incontrôlable, propre à favoriser l’éclosion d’une nouvelle culture Made in USA.

Auteur de l’album Le Fils de l’enfer (Albin Michel, 2004) et encreur sur plusieurs comics comme Daken : Dark Wolverine, le dessinateur italien, également au scénario, nous fait découvrir une galerie de personnages ayant croisé le génie américain : son épouse Lee Krasner, sa maîtresse Ruth Kligman, la collectionneuse Peggy Guggenheim, le dirigeant de la CIA Tom Braden

Mais pour raconter son histoire, Catacchio crée un personnage fictif : celui de Dan Atkins, attaché culturel de l’ambassade des États-Unis à Rome et agent de la CIA, qui se lance sur les traces du peintre

Un portrait intime de Pollock

Au long de ces pages, on côtoie un Pollock bourru, misanthrope et sévèrement porté sur la bouteille… mais aussi influencé par son enfance passée dans les grands espaces de l’Ouest américain. Un homme consumé par son talent et ses tourments intérieurs. Jusqu’au drame final. Peggy Guggenheim le définissait comme « un animal sauvage qui n’aurait jamais dû quitter son Wyoming natal ». Cet album nous offre une vision à hauteur d’homme qui se révèle intéressante.

Au bout du compte, en lisant Pollock Confidential, on passe un agréable moment, enrichi par une postface qui apporte des détails intéressants.

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