Comixtrip https://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Fri, 30 Oct 2020 15:15:58 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.2 Le prince des écureuils https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-prince-des-ecureuils-hausman-yann-dupuis-aire-libre/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-prince-des-ecureuils-hausman-yann-dupuis-aire-libre https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-prince-des-ecureuils-hausman-yann-dupuis-aire-libre/#respond Fri, 30 Oct 2020 15:15:58 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=76202 René Hausman et Yann imaginent Le prince des écureuils, chez Aire Libre, un conte noir où se mêlent amour, sorcellerie, jalousie et poils roux. UN CONTE FANTASTIQUE médiéval Roufol est un charmant petit écureuil qui peine à survivre dans un hiver vigoureux, face à des congénères hostiles alors qu’il rêve secrètement de devenir chevalier. Pendant […]

L’article Le prince des écureuils est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
René Hausman et Yann imaginent Le prince des écureuils, chez Aire Libre, un conte noir où se mêlent amour, sorcellerie, jalousie et poils roux.

UN CONTE FANTASTIQUE médiéval

Roufol est un charmant petit écureuil qui peine à survivre dans un hiver vigoureux, face à des congénères hostiles alors qu’il rêve secrètement de devenir chevalier. Pendant qu’il se trouve en très mauvaise posture, il est secouru par Herminie, la fille naine du sorcier, qui le prend rapidement sous sa protection. Ils deviendront vite inséparables.

Mais la jeune fille disparait. Roufol la retrouve, séquestrée dans une tour de la citadelle, propriété d’un ogre puissant et cruel, où il va quelquefois pour errer ou trouver de quoi manger.

Herminie confie à l’écureuil un message pour le sorcier qui lui donne alors deux noisettes magiques que la demoiselle devra croquer. Une pour se métamorphoser en écureuil, passer entre les barreaux de sa prison et s’enfuir, l’autre pour retrouver son aspect humain. Mais pendant le trajet, un écureuil plus fort lui vole une des graines. Il réussit toutefois à retourner auprès de la jeune fille qui se transforme et s’évade. Mais la belle se détourne de lui.

Fou de rage et de jalousie, il arrive à retrouver la noisette qui lui avait été subtilisé, la mange … et se transforme en humain! Mais un humain au cœur meurtri, qui a soif de vengeance.

Le prince des écureuils : UN CONTE NOIR ET CRUEL

Un animal qui veut devenir humain, un ogre féroce, une amitié trahie, un sorcier et sa fille, un sortilège. Yann et Hausman apportent tous les ingrédients pour un récit d’anthologie. Un conte que n’auraient pas boudé Charles Perrault ou les frères Grimm.

DEUX COLOSSES DU NEUVIÈME ART

Yann a un incroyable talent : fournir aux dessinateurs avec qui il collabore, des scenarii sur mesure, ciselés minutieusement, d’une grande justesse.

Avec ce récit, on retourne dans l’univers de prédilection de René Hausman : celui du fantastique médiéval, de la sorcellerie et des animaux. Et on le sent très à l’aise, maniant ses crayons et plaquant magnifiquement ses peintures en direct sur le papier. Hausman y voit d’ailleurs plus un conte illustré plutôt qu’une bande dessinée. Mais quoi qu’il en soit, cet album reste une merveille pour les yeux et l’esprit ! Nos deux compères s’étaient déjà rencontrés pour réaliser un magnifique ouvrage chez le même éditeur, en mars 1993, intitulé Trois cheveux blancs.

En septembre 1998, les lecteurs pouvaient retrouver Le Prince des écureuils et Trois cheveux blancs réunis dans l’album Sortilèges et Méchanteries édité chez Aire Libre.

L’article Le prince des écureuils est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-prince-des-ecureuils-hausman-yann-dupuis-aire-libre/feed/ 0
Espions de famille 7 https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/espions-de-famille-7-ronzeau-gaudin-bd-kids/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=espions-de-famille-7-ronzeau-gaudin-bd-kids https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/espions-de-famille-7-ronzeau-gaudin-bd-kids/#respond Fri, 30 Oct 2020 13:37:33 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=76125 C’est LA série d’espionnage jeunesse et elle est de retour ! Alex, Leïla et Amédée forment les Espions de famille et doivent sans cesse arrêter des malfrats qui intentent à la sureté de l’Etat. Romain Ronzeau et Thierry Gaudin mettent le point final à cet univers si accrocheur avec un septième et dernier tome. Virevoltant […]

L’article Espions de famille 7 est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
C’est LA série d’espionnage jeunesse et elle est de retour ! Alex, Leïla et Amédée forment les Espions de famille et doivent sans cesse arrêter des malfrats qui intentent à la sureté de l’Etat. Romain Ronzeau et Thierry Gaudin mettent le point final à cet univers si accrocheur avec un septième et dernier tome. Virevoltant !

Une dernière mission délicate

Le temps n’est pas au beau fixe pour les Espions de famille : Amédée, le grand-père, est gravement malade. Il ne lui reste que quelques mois à vivre. Mais le vieil homme n’a pas le temps de s’apitoyer sur son sort après le diagnostique du médecin qu’une nouvelle mission doit être effectué par Alex, son petit-fils et Leïla, sa petite amie. A la manette, il y a toujours Mathilda, la responsable des services secrets.

Le dossier semble délicat à traiter : un agent infiltré aurait dérobé un objet ultra secret au siège des services secret. Après une course-poursuite, Leïla et Alex récupère la mallette du voleur. Malgré la mise en garde de Mathilda, Amédée décide de l’ouvrir. A l’intérieur, de simples oreillettes de communication.

Ramdam au siège des services secrets

Quelques minutes plus tard, le duo de jeunes espions rapporte la mallette Mathilda. La responsable des services secrets n’hésite pas à les sermonner et à les menacer de dissoudre les Espions de famille.

Mathilda discute seule avec Leïla de la suite de sa carrière si Alex continue de suivre les instructions d’Amédée. Mais la jeune adolescente ne veut pas lâcher l’affaire et poursuivre seule sa carrière d’espionne.

Pendant ce temps, son petit ami découvre dans les sous-sols du siège, le Golbot, robot croisé quelques années auparavant…

Final en apothéose pour les Espions de famille

Comme ils nous l’avaient confier lors de notre interview à Angoulême en 2017, Thierry Gaudin et Romain Ronzeau ne souhaitent pas étirer éternellement leur série Espions de famille : « L’idée c’est vraiment que nous construisons cela en saison et que peut être ça ne dure pas éternellement. Un moment, nous allons boucler l’histoire ».

Quelle excellente idée ! Beaucoup de très bons univers se sont empêtrés et ont perdu de leur superbe en multipliant les volumes avant de terminer leur intrigue. Ce n’est donc pas le cas d’Espions de famille. Avec ce septième et dernier opus, le duo d’auteurs terminent avec intelligence leur série.

Avec Éternellement vôtre – clin d’œil à la saga James Bond – Gaudin et Ronzeau publient vraisemblablement le meilleur tome de la série. Il y a tous les ingrédients pour accrocher le jeune lectorat : mission délicate, anciens personnages croisés lors des précédentes publications, maladie et amour à préserver.

Pour l’éternité

Thierry Gaudin rivalise d’ingéniosité pour mettre dans le pétrin ses deux héros de papier. Il n’épargne rien à Leïla et Alex; ni les tensions, ni les tentatives de séparation dans leur couple et ni la maladie d’Amédée. Ce dernier n’a pas de chance : après avoir eu une vie d’espion riche, donné des cours dans l’académie des futures recrues et assuré la protection de son petit-fils et de son amie, il doit faire face au plus gros combat de sa vie : un cancer.

Dans ce septième tome, les jeunes lecteurs découvrent alors le passé d’Amédée et de Mathilda, alors grands amants. Ce qui donne une touche très nostalgique à Éternellement vôtre. Le puzzle se reconstitue pour magnifier la fin dramatique du vieil homme. On est donc beaucoup plus dans l’émotion dans cet ultime volume que dans les précédents. On est à la fois tristes et bouleversés.

Au fil des albums, Leïla et Alex ont énormément appris, ce qui les a fait grandir. Ils sont beaucoup plus débrouillards et autonomes qu’à leurs débuts. Qui plus est, maintenant qu’Amédée est moins actif.

Si nos yeux de KGB, nos oreilles de CIA et notre intelligence de MI6 sont affûtés; ils nous laissent dire que Romain Ronzeau – toujours impeccable dans son traitement graphique de la série – et Thierry Gaudin préparent une nouvelle aventure éditoriale en bande dessinée. Excellente nouvelle ! En attendant, si vous voulez prendre du plaisir avec une série d’espionnage jeunesse rythmée, emplie de rebondissements et bien dessinée, n’hésitez pas à lire Espions de famille, vous ne serez pas déçus.

L’article Espions de famille 7 est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/espions-de-famille-7-ronzeau-gaudin-bd-kids/feed/ 0
Rêveries d’Emanon https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/reveries-demanon-shinji-kajio-kenji-tsuruta-latitude-ki-oon/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=reveries-demanon-shinji-kajio-kenji-tsuruta-latitude-ki-oon https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/reveries-demanon-shinji-kajio-kenji-tsuruta-latitude-ki-oon/#respond Thu, 29 Oct 2020 13:11:57 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=75967 Les Rêveries d’Emanon est une suite sans être une suite. C’est l’histoire d’Emanon, la jeune fille à la mémoire millénaire. Une histoire de dentelle et de soie écrite par Shinji Kajio et dessiné par Kenji Tsuruta. La route d’Emanon Emanon se souvient de tout depuis l’apparition de la vie sur Terre. Alors que les êtres […]

L’article Rêveries d’Emanon est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Les Rêveries d’Emanon est une suite sans être une suite. C’est l’histoire d’Emanon, la jeune fille à la mémoire millénaire. Une histoire de dentelle et de soie écrite par Shinji Kajio et dessiné par Kenji Tsuruta.

La route d’Emanon

Emanon se souvient de tout depuis l’apparition de la vie sur Terre. Alors que les êtres vivants n’étaient que des cellules dans la marmite océanique, elle était déjà là, sous forme de cellule. Puis le temps passe et elle évolue. Lorsqu’elle donne naissance à une fille, sa mémoire bascule en elle. La fille devient Emanon et la mère oublie tout.

Emanon a pour habitude de voyager sans cesse jusqu’à la naissance de sa fille. Il y a quelques temps, elle est tombée amoureuse de Ryozo. Ensemble ils ont eu Eiko, leur fille. Désormais, Ryozo est son père et Emma, sa mère, a perdu la mémoire. L’amour et la patience de Ryozo ont permis à Emma de retrouver peu à peu une vie normal. Emanon n’a donc pas à s’en faire pour sa mère. Elle peut reprendre la route comme toujours. Mais cette fois, elle retarde le départ encore et encore. Elle a même le temps de faire une rencontre qui chamboulera le court de sa vie millénaire.

Ce tome, c’est aussi l’occasion de retrouver Hikari, celle qui l’accompagne depuis toujours sur les chemins de temps.

Un  4e tome qui ne dit pas son nom

C’est un tome d’une série non numéroté. Ou alors un one-shot. C’est comme vous voulez. Les Rêveries d’Emanon accompagne Les Mirages d’Emanon, Les Souvenirs d’Emanon et les Errances d’Emanon. Dans chacun de ces volumes, on suit les aventures de cette jeune femme vieille de 3 millions d’années. C’est une histoire douce et mélancolique. D’une nature contemplative, Emanon nous emmène dans ses voyages sans fin, où seul compte l’instant présent.

Pourtant, les événements piquent notre curiosité. On bascule dans une série de changements où tout pourrait s’accélérer brusquement. Comme la fois où l’on rencontre Takuma, on l’on croise la jeune Hikari en 1964 et en 1990, où elle tombe amoureuse de Ryozo, où Choichiro s’impose dans sa vie. Autant de moments saisi sur le fil où le lecteur apprend quelque chose d’important avec une simplicité anodine. Les Rêveries d’Emanon participe à une série d’aventure sans but où pourtant des instants décisifs surviennent et construisent la grande histoire d’Emanon.

La poésie dessinée

Kenji Tsuruta s’est emparé du scénario de Shinji Kajio avec une plume délicate. Ses traits sont doux, fins. Ils s’harmonisent parfaitement avec les immenses aplats noirs qu’il utilise parfois. Ses planches pleines de contraste correspondent bien à l’histoire d’Emanon. On y voit une petite créature, précieuse d’exister, dans l’infini vaste et déroutant.

Le grand format du label Latitude des éditions Ki-oon rend hommage à son graphisme chargé de poésie. En plus, Kenji Tsuruta nous offre un cadeau : un chapitre entier en couleur. C’est une mise en bouche sucrée, à  l’aquarelle, qui nous donne envie de dévorer la suite sans prendre le temps de respirer.

Nouvelles et série à la fois

Pourtant, les Rêveries d’Emanon ne sont que respiration. Des petites billes de douceur associées ensemble pour faire qu’une seule histoire.

A l’origine, les aventures d’Emanon sont des nouvelles détachées les unes des autres, écrites par Shinji Kajio. Lorsque Kenji Tsuruta rencontre Emanon, il tombe amoureux du concept de Shinji Kajio et souhaite le mettre en dessin.

L’une des difficultés auxquels le dessinateur se confronte, c’est la temporalité singulière du récit. Au fil des tomes, il adopte sa propre chronologie. Les volumes ne sont pas numérotés mais ils se répondent. Certaines histoires ne sont pas terminées qu’une autre commence. Quelque soit le tome par lequel on entre, on finit toujours par trouver des repères temporels. Mais si vous préférez suivre la voie tracée par Kenji Tsuruta, il indique les années dans la table des matières : chapitre 1 « années 1980 ».

Une histoire sans fin

Le travail de mise en page et de couleur des Rêveries d’Emanon de Kenji Tsuruta rend hommage la création de Shinji Kajio. Dans ses mots aux lecteurs, il s’excuse de publier les aventures d’Emanon sur si longtemps. Car depuis la sortie de sa première aventure dessinée, 12 ans ont passé. Mais le résultat vaut la peine d’attendre.

On ne sait pas quand l’histoire d’Emanon finira. L’absence de numéro sur les tomes nous empêche même de spéculer sur le nombre total de volume. Dans un sens, tant mieux. Car c’est une histoire que l’on est toujours heureux de reprendre. On pioche dans une vie millénaire, dans un monde familier où plusieurs époques se mélangent. C’est apaisant, intrigant, surprenant. Lire les Rêveries d’Emanon c’est retrouver une sucrerie douce dont le goût nous reste longtemps en bouche.

L’article Rêveries d’Emanon est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/reveries-demanon-shinji-kajio-kenji-tsuruta-latitude-ki-oon/feed/ 0
Punk Mambo https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/punk-mambo-gorham-bunn-valiant-bliss-villarubia/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=punk-mambo-gorham-bunn-valiant-bliss-villarubia https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/punk-mambo-gorham-bunn-valiant-bliss-villarubia/#respond Wed, 28 Oct 2020 13:34:56 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=76153 En Louisiane, berceau de la religion Vaudou, quelques élus sont liés à des Loas, des esprits aux pouvoirs extraordinaires. Avec respect et obéissance, ils vouent tous leur existence à la préservation des rites sacrés. Tous ? Non ! Car si on regarde bien, on distingue une crête rose qui dépasse du rang… C’est celle de Punk Mambo, […]

L’article Punk Mambo est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
En Louisiane, berceau de la religion Vaudou, quelques élus sont liés à des Loas, des esprits aux pouvoirs extraordinaires. Avec respect et obéissance, ils vouent tous leur existence à la préservation des rites sacrés. Tous ? Non ! Car si on regarde bien, on distingue une crête rose qui dépasse du rang… C’est celle de Punk Mambo, la prêtresse antisociale.

Bliss Comics nous présente un pan de son histoire.

ANARCHY IN THE BAYOU.

Jadis, on la connaissait sous le nom de Victoria Greaves-Trott; elle menait une petite vie paisible à Cheltenham, dans le comté de Gloucestershire, au Sud-Ouest de l’Angleterre. Mais depuis qu’elle a découvert le mouvement punk et a été initiée aux pratiques occultes vaudou, elle s’est exilée à la Nouvelle Orléans où elle peut laisser libre cours aux deux facettes de sa personnalité.

C’est là qu’elle s’est fait un nom : Punk Mambo, et qu’elle fait régner un ordre très relatif, à coup de Rangers et de magie noire.

Mais lorsque les ennemis sont un peu trop nombreux, ce qui peut arriver quand on croise une bande de Grunch, des monstres cannibales, elle peut toujours compter sur le soutien de son Loa, Ayezan, « Aye » pour les intimes.

Leur symbiose les rend invincibles.

Alors, lorsque Tonton Macoute, un antique esprit Vaudou, rompt la connexion qui existe entre les deux acolytes et enlève Aye, Punk Mambo n’a d’autre choix que de partir au cœur du Vaudou, en Haïti, pour rencontrer les esprits suprêmes.

Que ce soit des ennemis ancestraux ou des règles immuables auxquelles il convient de se plier, l’héroïne à la crête rose va rencontrer bon nombre d’obstacles ; et il est difficile de dire ce qui sera le plus difficile à affronter !

GOD SAVE THE MAMBO.

Jusque-là secondaire, puisqu’on avait pu le croiser aux côtés de Shadowman par exemple, le personnage de Punk Mambo a désormais droit à sa propre série.

Et pour marquer ce passage au premier plan, on retrouve le scénariste Cullen Bunn, un habitué des récits horrifiques se déroulant à la Nouvelle Orléans (Bone Parish).

Et le fait est qu’ici aussi, ces deux éléments constituent des ingrédients incontournables de l’histoire.

La Nouvelle Orléans tout d’abord : le berceau du Vaudou. L’héroïne en est devenue une mambo, une prêtresse. Ce mysticisme si particulier berce toute l’histoire, le teintant d’un exotisme particulièrement envoûtant. Loas, Hungans, et autres personnages emblématiques comme Marie Laveau vont ainsi se croiser dans une intrigue menée tambour battant.

Le caractère horrifique du récit est lui aussi très marqué. Tout d’abord parce qu’il est cohérent avec l’univers Vaudou, mais aussi parce que le scénariste et le dessinateur, Adam Gorham, ont fait le choix très net de représenter les scènes les plus violentes, mais en prenant soin de systématiquement les atténuer par une pointe d’humour ou bien en donnant aux victimes un caractère plus monstrueux qu’humain. L’effet est très réussi et permet de donner au récit une ambiance vaudou, sans pour autant tomber dans des excès faciles de violence.

A ce titre, le trait d’Adam Gorham joue un rôle très important, les cases sont extrêmement fluides et guident la lecture dans un rythme parfaitement maîtrisé, bien que parfois complexe. Le style graphique est lui aussi de grande qualité et permet d’apprécier ces décors si caractéristiques et les personnages, humains comme démoniaques.

Les combats, épiques à souhait, sont mis en valeur par le travail remarquable de colorisation de José Villarubia. En jouant sur une palette parfaitement cohérente, l’artiste crée des ambiances tantôt lumineuses, tantôt sombres, en cohérence totale avec le récit.

NEW ROSE.

Notons enfin que ce premier tome des aventures de Punk Mambo paru chez Bliss Comics comporte une histoire complète en 5 numéros.

Mais en outre, judicieusement placé en fin de volume, on trouve un épisode indépendant, qui raconte les origines de l’anti-héroïne. Ce numéro 0 est illustré par Robert Gill et est scénarisé par Peter Milligan, auteur célèbre pour avoir écrit les derniers épisodes de la série Hellblazer.

Alors bien entendu, à première vue, le nom de Milligan, le mélange de Punk, de magie noire et d’ésotérisme pourrait laisser croire que l’héroïne n’est que la transposition de John Constantine dans l’univers Valiant.

Cependant, et même si le lien est difficilement contestable, restreindre le personnage à une simple transposition serait une erreur, tant ce qui est désormais une série Valiant comporte son lot d’originalités et de qualités propres.

Comme à son habitude, Bliss Comics complète le tome de couvertures alternatives et de pages en noir et blanc issues du premier épisode. L’occasion d’admirer le talent d’Adam Gorham.

« Punk Mambo reviendra ! », nous promet Cullen Bunn à la fin de son histoire. Et c’est tant mieux car Punk Mambo is not dead, loin de là !

L’article Punk Mambo est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/punk-mambo-gorham-bunn-valiant-bliss-villarubia/feed/ 0
Calfboy 2 https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/calfboy-2-farnos-la-pasteque-western/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=calfboy-2-farnos-la-pasteque-western https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/calfboy-2-farnos-la-pasteque-western/#respond Sun, 25 Oct 2020 11:10:33 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=76109 Chris et Burt sont les deux pires voleurs du far-west. Après avoir oublié l’endroit où le premier avait enterré le butin dans le premier volume, voilà que la malédiction recommence. Rémi Farnos poursuit les aventures humoristiques de ces deux pieds nicklés dans Calfboy, un western drôle aux éditions La Pastèque. Chris et le maudit butin […]

L’article Calfboy 2 est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Chris et Burt sont les deux pires voleurs du far-west. Après avoir oublié l’endroit où le premier avait enterré le butin dans le premier volume, voilà que la malédiction recommence. Rémi Farnos poursuit les aventures humoristiques de ces deux pieds nicklés dans Calfboy, un western drôle aux éditions La Pastèque.

Chris et le maudit butin

Il y a quelques jours, Burt et Chris ont attaqué un train. Ce dernier ne sait plus où il a enterré le butin de ce casse. Il demande à son frère trois jours pour le retrouver. Il grimpe sur son cheval direction le désert.

En route, Chris vole une poule dans une ferme afin de pouvoir se restaurer, établit un campement à l’entrée d’une grotte et fait un feu.

La chamane

Le soir venu et alors qu’il allait déguster son dîner, Chris est surpris par une femme lui ayant volé son colt. Finalement, cette chamane n’est pas méchante, lui rend son pistolet et lui demande de partager sa poule.

Elle lui fait même fumer un calumet avec des plantes qui font planer. Elle lui laisse entendre qu’elle connait quelqu’un qui pourra l’aider dans sa quête de retrouver son magot…

Calfboy ou le triomphe de cow-boys pieds nicklés

Après un premier opus qui nous avait énormément plu par son humour bien senti, Rémi Farnos revient avec un deuxième tome tout aussi amusant.

Dans cette nouvelle histoire, les jeunes lecteurs retrouvent le duo de choc – Chris et Burt – toujours empêtrés dans un problème de mémoire. L’intrigue de départ est donc la même que pour la publication précédente, les ressorts comiques identiques mais le cheminement est différent.

Les situations cocasses sont multiples, les dialogues savoureux et le graphisme très lisibles. Tous ces éléments concourent à un humour simple, efficace et très drôle.

Rémi Farnos,, auteur jeunesse de talent

Après Thomas et Manon, Alcibiade et Le monde des Végétanimaux, Rémi Farnos poursuit son bonhomme de chemin dans l’univers jeunesse qui lui sied à merveille.

Prévu en trois volumes, Calfboy bénéficie de tout le talent de l’auteur du Pré aux vaches. Il y tord tous les codes du western pour le plus grand plaisir des lecteurs. Ciblée pour toute la famille, la série est magnifiquement mis en valeur par un trait jeté et très moderne. Il utilise à bon escient toutes les possibilités du découpage : gaufrier, cheminement des personnages dans une même illustration, pleines-pages ou encore cases sans cadre.

Le deuxième volume de Calfboy est nommé dans la sélection BD 2020 des Pépites du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil.

Calfboy : suivez la trace de Burt et Chris, des cow-boys bêtes et très drôles ! Un régal !

L’article Calfboy 2 est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/calfboy-2-farnos-la-pasteque-western/feed/ 0
L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lepouvantable-peur-depiphanie-frayeur-gauthier-lefevre-soleil/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lepouvantable-peur-depiphanie-frayeur-gauthier-lefevre-soleil https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lepouvantable-peur-depiphanie-frayeur-gauthier-lefevre-soleil/#respond Sat, 24 Oct 2020 15:00:06 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=76052 Epiphanie Frayeur fête son anniversaire. Elle bascule alors à l’intérieur d’elle-même et y retrouve tous ses amis rencontrés dans le premier volume de ses aventures. Séverine Gauthier et Clément Lefèvre imaginent ce retour vers l’enfance dans le deuxième opus de L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur, un très joli album autour des peurs enfantines. Epiphanie Frayeur et […]

L’article L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Epiphanie Frayeur fête son anniversaire. Elle bascule alors à l’intérieur d’elle-même et y retrouve tous ses amis rencontrés dans le premier volume de ses aventures. Séverine Gauthier et Clément Lefèvre imaginent ce retour vers l’enfance dans le deuxième opus de L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur, un très joli album autour des peurs enfantines.

Epiphanie Frayeur et sa peur

Dans le premier tome, les jeunes lecteurs faisaient la connaissance d’Epiphanie Frayeur, une petite fille de 8 ans et 1/2. Elle devait composer sa vie avec sa peur qui prend de plus en plus de place, tandis qu’elle ne grandissait pas vraiment. Ce sentiment effroyable s’était matérialisé en un être étrange tout noir.

Gênée par cet encombrant personnage, Epiphanie décida alors de prendre le problème à bras le corps et de l’affronter. Elle alla trouver le Docteur Psyché qui pourrait sûrement l’aider à chasser le démon. Mais ce psychologue s’avéra inefficace. Il lui proposa même d’aller chez un coiffeur pour qu’il puisse enfin dompter ses cheveux qui se hérissaient à chaque fois qu’elle avait peur…

Anniversaire dégoulinant

Dans ce deuxièmes opus, Epiphanie Frayeur fête son anniversaire avec ses parents chez Pépé Roni. Si ce moment devait être agréable, la petite fille de 9 ans ne se sent pas bien. Elle dégouline et se retrouve de nouveau dans son moi profond.

Elle est accueillie par tous ses amis qui ont préparé une très belle table pour son anniversaire. Mais sa peur est de retour.

« Votre peur vous a rendue trop grave, trop sérieuse pour votre âge. Elle vous a empêchée d’être une enfant. »

Ses amis lui proposent alors de retomber en enfance, aux origines du mal. Pour cela, elle doit rattraper le temps perdu…

Faire face à ses peurs enfantines

Comme le premier opus – qui nous avait enchanté – le deuxième tome de L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur est aussi intelligent et délicieux. Dans cet excellent récit fantastique, Séverine Gauthier montre toute l’étendue de son talent de conteuse. Elle tente de mettre la jeune fille face à ses peurs enfantines. L’angoisse et les démons sont nichés au plus profond de son être et pour les combattre efficacement rien de mieux que d’être aidé par ses amis.

Cette ombre gênante qui grandit très vite est de retour. Cette peur, Epiphanie Frayeur doit la surmonter en revenant aux prémices de celle-ci. Elle doit découvrir les origines de ses démons pour mieux les combattre. L’autrice de L’homme-montagne et Haïda aborde avec une grande habileté ces angoisses par un univers fantastique fantaisiste et décalé. Construit comme un conte, L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur est très bien écrit. Les dialogues sont savoureux et les tournures grammaticales très bien senties.

De très beaux hommages à la culture enfantine

Pour lutter contre sa peur, Epiphanie Frayeur retourne donc à l’intérieur d’elle-même, ce qui a pour conséquence de découvrir un monde poétique, onirique et fantasy savoureux.

Elle croise ainsi des personnages qui font penser à des héros de la culture enfantine. Séverine Gauthier rend ainsi un hommage appuyé à Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Autour de la table d’anniversaire, les jeunes lecteurs découvrent des protagonistes ressemblant au Chapelier fou ou à la théière qui parle. Cela donne aussi un non-sens et une loufoquerie dignes du récit de l’auteur britannique.

La scénariste d’Aliénor Mandragore glisse aussi des clins d’oeil au Magicien d’Oz (le lion), ainsi qu’à Georges Méliès (Voyage dans la lune). L’atmosphère approche aussi celles de La mécanique du cœur de Mathias Malzieu ou de Tim Burton.

Un merveilleux dessin

L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur est magnifiquement mis en image par Clément Lefèvre. Le dessinateur de Chaque jour Dracula réalise de superbes planches. Son trait délicat et d’une folle élégance se marie parfaitement avec l’univers fantastique du récit de Séverine Gauthier.

Son dessin semi-réaliste tout en rondeur fait des merveilles. Les vignettes sont foisonnantes et les couleurs pastel de toute beauté. Il suffit de se pencher sur les pages concernant le cinéma Le Méliès pour découvrir les nombreux clins d’œil aux héroïnes et héros du dessinateur de Susine et le Dormeveil.

L’article L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lepouvantable-peur-depiphanie-frayeur-gauthier-lefevre-soleil/feed/ 0
Castelmaure https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/castelmaure-trondheim-alfred-lou-delcourt/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=castelmaure-trondheim-alfred-lou-delcourt https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/castelmaure-trondheim-alfred-lou-delcourt/#respond Sat, 24 Oct 2020 14:04:29 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=76081 BDthographe (mot imaginaire provenant de la racine inventus de mythographe) chez Comixtrip, mon rédacteur en chef m’a missionné de retrouver le roi Éric de Castelmaure qui se ra-conte sous les mots de Lewis Trondheim et dans le dessin d’Alfred avec une couleur associée à Lou. J’ai « croisé tant de gens affirmant l’avoir vu, voire même » […]

L’article Castelmaure est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
BDthographe (mot imaginaire provenant de la racine inventus de mythographe) chez Comixtrip, mon rédacteur en chef m’a missionné de retrouver le roi Éric de Castelmaure qui se ra-conte sous les mots de Lewis Trondheim et dans le dessin d’Alfred avec une couleur associée à Lou.

J’ai « croisé tant de gens affirmant l’avoir vu, voire même » être exposé publiquement dans les coups de cœur des libraires ainsi que dans les chroniques de passionnés sur les réseaux modernes que je n’ai point résisté à mon tour à revêtir mes bottes de sept lieux pour partir à sa recherche.

Avec enchantement et délice, j’ai ainsi dansé à sa poursuite à pas de menuet dans les bulles médiévales d’un merveilleux conte singulier.

Et tel un petit poucet qui a déposé ses cailloux tout au long de cette belle lecture pour retrouver le chemin du plaisir de lire, je ne résiste pas à l’envie de vous partager maintenant l’aventure de ma quête farfelue : Il était une fois …

UNE FORÊT ET UNE CITÉ QUI ABRITENT LE DÉCOR DE CASTELMAURE

Je décide de mener le début de mon enquête en récoltant les indices clairsemés dans les histoires des villageois et me voilà merveilleusement perdue dans le « déam-bulles » de contes et de légendes d’antan.

Dans une sombre forêt, je fais la rencontre d’une vilaine sorcière mangeant des yeux de lapins et qui comble du comble, se dresse elle -même une fortification de rameaux protecteurs pour échapper à une vision d’effroi.

Puis au détour des ruelles de la cité des troubadours, je fais la connaissance de personnalités toutes aussi étranges que solitaires : une jeune demoiselle Nathanaëlle qui tue les hommes pour une raison à découvrir (le BDthographe se doit de ne pas tout révéler), une sœur et d’un frère siamois exposés comme des bêtes de foire et un homme Théodore qui sous le manifeste de la colère doit être un ancêtre sanguinaire de Hulk.

Avec un plaisir de lecture qui s’affirme au fur et à mesure, je me retrouve encore plus égarée dans ces contes qui me hantent et je me situe désormais au pied du mur de l’histoire devant le château de Castelmaure.

LA SEMENCE DU ROI ERIC ENFANTE L’HISTOIRE

Me voilà maintenant projetée dans l’antre du château pour commencer à comprendre tout le bâti des fortifications du récit.

J’apprends alors que le roi Éric et son épouse Isabeau cherchaient à avoir un héritier mais que ceci est un espoir vain. Devant cette fatalité, le roi s’était décidé à aller consulter la sorcière pour trouver la solution à semer pour donner la vie.

Mais la fertilité de cet épisode va transformer le pont-levis en pont dormant provoquant la fuite du roi Éric dont je suis toujours à la recherche.

Et là, une formule magique révèle à mes yeux de BDthographe tout le génie de ce conte car j’assiste ébahie au rassemblement de tous les chapitres du récit qui s’ensorcellent les uns les autres pour entrecroiser tous les destins des personnages.

Mais quel est le lien subtil qui relie tous les protagonistes de cette histoire ? Tel le chasseur errant, vais-je enfin retrouver le Roi Éric à défaut de mon prince charmant ? (le BDthographe possède l’arme de l’humour et se doit aussi d’attiser la curiosité).

UN CONTE QUI PEUT SE LA RA-CONTER TELLEMENT C’EST UN PLAISIR DE LECTURE

Castelmaure est un roman graphique qui vaut son pesant d’« Éric de Bronze » tellement on prend du plaisir à le parcourir.

Un BDthographe peut parfois se plaindre de sa rémunération « Mon éditeur me paye plutôt mal, mais c’est moins vain que d’être en quête du roi Éric », les éditions Delcourt ont eu quant à eux le nez fin en ressentant le merveilleux de cet ouvrage en lui offrant leur blason d’édition.

Dans la lignée des célèbres conteurs Perrault, Andersen ou des frères Grimm qui ont réalisé ce travail de transposition à l’écrit des contes oraux, l’imaginaire talentueux de Lewis Trondheim (Lapinot, Coquelicots d’Irak) mêlé au génie du dessin dynamique d’Alfred (Senso, Come Prima, Capitaine Fripouille) avec une ambiance colorée partagée avec Lou offrent à ce conte un merveilleux arbre à palabres.

Il foisonne de merveilleuses références à la culture du ouï-dire et il mérite le meilleur bouche à oreille. Alors, sans fabuler, je chuchote à votre ouïe ce précieux conseil de lecture qui n’est pas dénué de superbes pointes d’humour.

L’article Castelmaure est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/castelmaure-trondheim-alfred-lou-delcourt/feed/ 0
Le discours de la panthère https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-discours-de-la-panthere-moreau-2024/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-discours-de-la-panthere-moreau-2024 https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-discours-de-la-panthere-moreau-2024/#respond Sat, 24 Oct 2020 10:27:44 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=76059 Un tourbillon d’animaux se racontent et se rencontrent dans le magnifique album Le discours de la panthère de Jérémie Moreau. Un agrégat d’histoires courtes d’une grande beauté et d’un onirisme philosophique d’une rare finesse. Dépaysant et questionnant ! Buffle sauveur d’île Tapi derrière des rochers, un varan attend le moment propice pour attaquer un buffle. […]

L’article Le discours de la panthère est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Un tourbillon d’animaux se racontent et se rencontrent dans le magnifique album Le discours de la panthère de Jérémie Moreau. Un agrégat d’histoires courtes d’une grande beauté et d’un onirisme philosophique d’une rare finesse. Dépaysant et questionnant !

Buffle sauveur d’île

Tapi derrière des rochers, un varan attend le moment propice pour attaquer un buffle. Il bondit et mord le jarret du bovidé. Son venin va se distiller lentement, emmenant l’animal à mourir. Le reptile n’est pas pressé.

Pourtant, le buffle est énervé. Il est en mission : sauver l’île d’une météorite. En poussant le montagne en son centre avec ses cornes, le bovidé la déplacera et donc changera l’impact. La roche en fusion tombera alors dans l’eau.

Le varan est désolé, il vient de comprendre que son geste risque d’affaiblir le buffle et donc de faillir dans sa mission. Il décide alors de l’aider à pousser la montagne.

De la laideur de l’autruche

De son côté, une autruche se désole. Se pensant laide, elle tente de se cacher du monde en enfouissant sa tête dans la terre. Souvent, elle court pour qu’on ne la voit pas et ne boit que la nuit.

Alors qu’elle a la tête dans le sable, l’autruche sent quelque chose sur son dos. Elle sort de son trou et découvre un petit oiseau lui picorant les plumes. Est-ce un buphagus, sorte de piqueboeuf ? Le volatile lui explique que lorsqu’il aime, il ne peut pas s’empêcher de faire cela. Étourdie par cet amour, l’autruche le garde sur son dos. Ils partent alors vers le sud.

Le discours de la panthère : animaux philosophes

Il en va comme cela de plusieurs récits dans Le discours de la panthère, histoires qui s’imbriquent avec habileté. Jérémie Moreau met uniquement en scène des animaux dans ce superbe tourbillon philosophico-onirique.

Ainsi, « une mémoire d’éléphant » est personnifiée par un vieux pachyderme tentant de léguer tout son savoir à son descendant. Quant au petit étourneau qui ne veut plus suivre son clan dans les airs, se trouve en face de nombreuses difficultés. L’union fait la force, il l’apprendra à ses dépens.

En choisissant des animaux, tel Esope ou Jean de La Fontaine, Jérémie Moreau peut aborder des questions existentiels des êtres humains. Si l’on a rien « inventé » – tout ce trouve dans la nature – les êtres vivants se posent les mêmes problématiques que leurs frères humains.

Voyages spirituels

Ainsi, l’auteur de Tempête au haras et Les plis de Penss joue avec les particularités physiques et psychologiques de ces animaux pour les mettre en face d’obstacles de la nature : le bernard l’hermite doit chercher sa coquille pour se protéger et un singe pleure la perte d’un être cher.

En évitant de mettre en scène l’homme, Jérémie Moreau redonne toute sa place aux animaux et peut ainsi magnifier toute la sagesse animale. Cette décentration est un vrai parti-pris, un délice pour enrichir notre conception de la nature qui nous entoure. Néanmoins, il ne donne jamais de leçons, il laisse ses planches et les animaux parler pour lui.

Le discours de la panthère transpire des lectures de l’auteur de La saga de Grimr. Il fait ainsi référence aux courants ethnologiques et naturalistes de Claude Levi-Strauss, Philippe Descola et Nastassja Martin; des philosophes Vinciane Despret et Baptiste Morizot. Ces pensées, d’ailleurs il continue de les nourrir en regardant des vidéos en ligne ou en écoutant des podcasts.

Féerie de couleurs

Pour Le discours de la panthère, Jérémie Moreau magnifie ses planches de décors et de couleurs chatoyantes, féériques et lumineuses. L’auteur de Max Winson a amassé énormément de documentations iconographiques et photographiques pour les animaux , ainsi que pour les vastes étendues terrestres et maritimes.

Lorsqu’il dessine un décor, il a à cœur de « dessiner les forces invisibles » – les forces telluriques – afin d’y imprimer du mouvement et des vibrations.

En ce qui concerne le trait, Jérémie Moreau admet qu’il y a du Little Nemo de Winsor McCay – son plus grand choc esthétique – mais également du Babar de Jean de Brunhoff dont il a redécouvert la force lors de ses lectures à sa fille pendant le confinement.

Le discours de la panthère nous mène aux origines du monde, au côté du règne animal, celui en mouvement, en recherche permanente d’abris et de nourriture. Et si Jérémie Moreau nous faisait changer de vision du monde qui nous entoure ?

L’article Le discours de la panthère est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-discours-de-la-panthere-moreau-2024/feed/ 0
Piments zoizos https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/piments-zoizos-tehem-gauvin-steinkis-la-creuse/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=piments-zoizos-tehem-gauvin-steinkis-la-creuse https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/piments-zoizos-tehem-gauvin-steinkis-la-creuse/#respond Wed, 21 Oct 2020 14:23:45 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=75921 Jean et Didi sont des « enfants de la Creuse ». Séparés de leur famille, ces réunionnais.es ont été placé.es en famille d’accueil ou dans des centres de la DDAS en métropole dans les années 1960. Ce scandale méconnu est mis en lumière par Tehem à travers l’histoire des ces deux enfants et de Lucien, un fonctionnaire […]

L’article Piments zoizos est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Jean et Didi sont des « enfants de la Creuse ». Séparés de leur famille, ces réunionnais.es ont été placé.es en famille d’accueil ou dans des centres de la DDAS en métropole dans les années 1960. Ce scandale méconnu est mis en lumière par Tehem à travers l’histoire des ces deux enfants et de Lucien, un fonctionnaire affecté sur l’île, dans Piments Zoizos, une bouleversante bande dessinée. Passionnant !

Sur les traces de son passé évanoui

De nos jours, aéroport Roland Garros à La Réunion. Jean débarque de métropole pour partir sur les traces de son passé. Enfant arraché à sa mère dans les années 1960, il fut envoyé dans la Creuse afin « d’y connaître une vie meilleure ».

Jean n’a que très peu d’indices pour faire ses recherches. Il ne sait pas si sa mère et sa sœur sont toujours sur l’île et sont vivantes. Il sait juste qu’il doit trouver le Chemin Gourouvin, l’endroit où il habitait plus jeune. C’est le début d’une enquête longue et fastidieuse pour retrouver sa famille.

Jean et Didi, enfants déracinés

La Réunion, 1965. Alors qu’ils jouent au ballon avec sa sœur Madeleine dite Didi, Jean le crève avec un couteau. Leur maman les appelle pour se préparer à partir. Le petit garçon est persuadé qu’il va se faire fâcher à cause de sa bêtise.

Une femme et un homme viennent les chercher en fourgonnette, direction Saint-Denis, le chef-lieu de l’île. La voiture s’arrête à la Congrégation des filles de Marie pour y déposer Didi, tandis que Jean est emmené à Hell-Bourg dans un centre d’accueil pour enfants. C’est la dernière fois qu’il voit sa sœur. Ni l’un ni l’autre ne comprend vraiment pourquoi leur mère les a abandonné et pourquoi ils sont placés séparément dans ces instituts. Jean est toujours persuadé que c’est à cause du ballon qu’il est envoyé ici.

Dans ce centre, il rencontre Michel, un petit garçon qui zozote et qui devient vite son meilleur ami. Après quelques mois à Hell-Bourg, ils prennent tous les deux l’avion pour la métropole et la Creuse. Ils vont être accueilli dans un centre puis placé dans des familles.

Lucien et le Bumidom

De son côté et à la même période, Lucien Hérant débarque à Saint-Denis. Le fonctionnaire vient d’être affecté au BUMIDOM, le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer. Cette unité a en charge la politique menée par Michel Debré, alors député de La Réunion, sous l’égide du général de Gaulle. Elle consiste à déraciner des enfants ou des adultes et de les envoyer en métropole dans des départements en perte démographique.

Lucien découvre rapidement le « sort » de ces enfants, le fonctionnement du BUMIDOM, des Aide sociale à l’enfance et des centres d’accueil. Par hasard, il communique avec Jean

Piments zoizos, les enfants oubliés de La Réunion

Né en région parisienne de parents réunionnais, Tehem s’intéresse de près à l’histoire de l’île à travers « les enfants de la Creuse », ce scandale démographique, social et psychologique mis en place en 1963 par le gouvernement de Georges Pompidou sous la présidence de De Gaulle.

Avec une infinie pudeur et de délicatesse, l’auteur de Malika Secouss met en lumière ce fait historique assez méconnu par les métropolitains. Avec l’aide de Gilles Gauvin, historien et membre de la commission d’information sur les enfants de la Creuse, il raconte ce déchirement par la fiction. Les deux hommes se sont mis d’accord pour ne pas raconter l’histoire d’un.e enfant déraciné.e afin de préserver sa tranquillité et ont préféré s’appuyer sur plusieurs témoignages pour créer Jean, Didi ou Michel.

Piments zoizos : de la force du goût

Dans Piments zoizos, à aucun moment, Tehem n’a voulu être donneur de leçon. Il a juste mis en lumière ce scandale par l’entremise d’enfants. Ce sont aux lecteurs de se faire leur opinion. Ce qui est très appréciable dans cette bande dessinée, c’est donc cette nuance et ce recul de la part de l’auteur de Zap Collège.

L’album est un chassé-croisé d’histoires dans l’histoire. Il y a d’abord celle de Jean, Didi et Michel, enfants; puis celle de Jean adulte qui retourne à La Réunion et enfin celle de Lucien. Le récit navigue entre ces trois récits et ces trois périodes historiques. Pour aider à la lecture, l’auteur des Chroniques du léopard a choisi un couleur différente pour chaque histoire.

Cet enchâssement de récits permet aussi de reconstituer le puzzle de la vie de Jean, de son départ à son retour à La Réunion.

Les lecteurs sont frappés par les conditions d’accueil des enfants dans les centres ou dans les familles. Certains d’entre eux ont souvent été maltraités, humiliés et même exploités dans des fermes creusoises. Malgré cette dureté, jamais aucun d’eux ne s’est plaint. Ils ont obéi et ont travaillé plus que de raison.

Expliquer sans excuser

Ce très beau récit fictionnel historique est mené avec habileté, sans fracas et tout en délicatesse. Piments zoizos permet d’expliquer ce qu’étaient ces enfants de la Creuse, d’expliquer les mécanismes de cette politique mais en aucun cas l’excuser, comme l’explique les deux auteurs en préface de l’album.

Pour donner plus d’informations sur Les enfants de la Creuse, Tehem et Gilles Gauvin ont choisi de parsemer Piments zoizos de fausses unes de journaux « La gazette de l’île de la Réunion ».

Entre 1963 et 1982, ce ne sont pas moins de 2000 enfants réunionnais qui furent transplantés en métropole. Il faudra attendre 2002 et la plainte de l’un d’entre eux contre l’État français pour découvrir ce scandale. Par la suite, une commission est créée par la ministre George Pau-Langevin, la commission Philippe Vitale, qui instruit un dossier pendant deux années, concluant à la faute de l’Etat. Il n’y eut néanmoins aucune réparation financière pour ces pupilles de la nation. En février 2014, une résolution présentée par la ministre Ericka Bareigts est votée à l’Assemblée nationale pour permettre aux pupilles de reconstituer leur histoire personnelle et que ce scandale soit approfondi et diffusé.

« Bimidom, bimidom ou vol nout bann frer.
Bimidom, bimidom ramas pa manter.
Bimidom, bimidom ou fé mal nout ker.
Bimidom, bimidom na kas ton bann fer. »

Traduction :

« Bumidom, Bumidom, tu nous voles nos frères.
Bumidom, Bumidom, ne mens pas.
Bumidom, Bumidom, tu fais mal à nos cœurs.
Bumidom, Bumidom, nous casserons tes fers. »

[Paroles de Bumidom signées Ziskakan, 1980]

L’article Piments zoizos est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/piments-zoizos-tehem-gauvin-steinkis-la-creuse/feed/ 0
Sœurs d’YS https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/soeurs-dys-anderson-rioux-rue-de-sevres/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=soeurs-dys-anderson-rioux-rue-de-sevres https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/soeurs-dys-anderson-rioux-rue-de-sevres/#respond Tue, 20 Oct 2020 14:04:01 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=75941 Sœurs d’YS est un roman graphique qui donne envie de s’endormir dans le lit maritime d’une légende bretonne pour voir engloutir ses rêves à la croisée des flots et voguer ainsi dans des planches en nage sous-marine tout en expulsant des bulles d’un temps perdu dans les profondeurs du cœur de l’océan. UN ESPRIT GUERRIER […]

L’article Sœurs d’YS est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Sœurs d’YS est un roman graphique qui donne envie de s’endormir dans le lit maritime d’une légende bretonne pour voir engloutir ses rêves à la croisée des flots et voguer ainsi dans des planches en nage sous-marine tout en expulsant des bulles d’un temps perdu dans les profondeurs du cœur de l’océan.

UN ESPRIT GUERRIER ENRÔLÉ DANS LA MAGIE D’UNE LÉGENDE

Sous les étoiles d’une nuit légendaire, une rencontre aux traces de sel crache la mort, déchire le ciel et provoque la fusion à l’émail nacré de deux mondes, celui des terres de Gradhon le roi des guerriers de Kherne et de celui des îles fantômes de dame Malgven.

Sous la promesse de cette alliance céleste éternelle, il est érigé à l’intérieur des mers une somptueuse cité, la ville d’YS, protégée par les digues de leur amour. De cette union sous le sceau de la magie naissent deux filles, Dahut et Rozenn.

A la mort prématurée de leur mère et face à un deuil qui à leur regard d’enfant n’a pas été suffisamment porté par leur père; elles vont chacune à leur manière affronter le douloureux chemin du chagrin.

LE CHAGRIN DES ENFANTS DE LA MER NOURRICIÈRE

L’entaille dans le cœur des sœurs désormais meurtri et orphelin de mère va faire voler en éclats les liens du sang.

Dahut se protège dans l’écrin de la nature sauvage des landes tandis que Rozenn prend refuge dans l’exercice de la magie.

Mais le fil du temps abime, le poids du devoir essouffle et les visions du règne s’opposent. L’ainée Dahut, pourtant la promise à l’exercice du règne par le rang de la naissance, est une idéaliste qui s’éloigne du devoir de l’héritage tandis que Rozenn, sous la magie noire, pactise avec les monstres marins pour entretenir l’écaille dorée et frivole de la cité.

Mais alors, comment protéger la cité d’Ys quand ses reines se confrontent à une incompréhension mutuelle et sont noyées sous la solitude ou l’esprit de vengeance ? Comment empêcher les eaux de ces âmes abimées de fragiliser les vannes protectrices de la cité et sauver ainsi le royaume de son funeste destin ?

Sœurs d’YS : LE CHANT DE LA CITE

Dans ce très bel objet livre édité par Rue de Sèvres, la beauté des graphismes oniriques nous plonge dans les mers et les landes avec une palette de camaïeu de verts et de bleus qui intensifie toute la poésie du récit.

L’illustratrice des livres pour la littérature de jeunesse, Jo Rioux offre tout son art dessiné pour joindre ses pinceaux à la chanson narrée de l’écrivain M.T. Anderson. Une magie de talents conjugués qui tire des eaux toute la destinée dramatique de cette légende celtique.

La mer est si belle quand elle pleure les souvenirs engloutis, tous les marins qui se souviennent des barques qui jamais ne reviennent ont tout de même envie de plonger leurs yeux dans les profondeurs de cette légende car le chant des sœurs d’Ys est plus fort, cédez au charme de ces bulles et rompez les amarres à la réalité.

L’article Sœurs d’YS est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/soeurs-dys-anderson-rioux-rue-de-sevres/feed/ 0
Après le monde https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/apres-le-monde-leman-sarbacane/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=apres-le-monde-leman-sarbacane https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/apres-le-monde-leman-sarbacane/#respond Mon, 19 Oct 2020 13:53:44 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=74388 Timothée Leman nous offre un récit post-apocalyptique de toute beauté édité chez Sarbacane où la survie du monde est entre les mains de deux enfants… Des tours poussent, des gens disparaissent Selen et Sophie se chamaillent avec leur père dans l’insouciance la plus totale. Pourtant en fond sonore la télévision annonce l’apparition de mystérieuses tours. […]

L’article Après le monde est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Timothée Leman nous offre un récit post-apocalyptique de toute beauté édité chez Sarbacane où la survie du monde est entre les mains de deux enfants…

Des tours poussent, des gens disparaissent

Selen et Sophie se chamaillent avec leur père dans l’insouciance la plus totale. Pourtant en fond sonore la télévision annonce l’apparition de mystérieuses tours. Et ce n’est pas tout, de nombreuses disparitions sont également liées à ces manifestations étranges.

Le lendemain, Selen se retrouve seule. Son père et sa sœur ne sont plus là mais pourquoi ? Que se passe-t-il dans ce monde ?

Plusieurs mois ou années plus tard, lui même ne le sait pas, Héli décide de se diriger vers la plus grande des tours. Sans savoir ce qu’il va  trouver ou si même il va trouver quelque chose, il est décidé, il doit y aller…

Est-il seul au monde ?

Un long chemin et des rencontres

Il règne sur son chemin un air de fin du monde.  La nature a repris ses droits, l’herbe envahit ce qui reste des routes. Un étrange oiseau suit son évolution tout en restant à distance… Lorsqu’il pénètre dans une ville, il voit au loin une femme en train de passer le balai devant sa maison. Est-ce un rêve, un mirage ? Il s’en approche, lui parle mais aucune réponse.  Quand il veut la toucher, elle s’évapore.

Comment est-ce possible ? Il n’a pas le choix et doit continuer pour percer ce mystère.

Alors qu’il commence à se croire seul, il rencontre Selen. Enfin une autre personne est vivante. Ensemble ils veulent savoir, trouver un sens à cette histoire. La solution est au pied de cette tour, ils en sont convaincus. Plus ils s’approchent, plus ils doivent affronter des choses étranges et surnaturelles. Vont-ils pouvoir sauver le monde ? Vont-ils mourir ?

Après le monde, un récit post-apocalyptique au graphisme envoûtant

Avec sa première bande dessinée éditée chez Sarbacane, Timothée Leman frappe fort, même très fort. Graphiquement, il enchante les pupilles des lecteurs en proposant un dessin magnifique en jouant sur les nuances de noir. Les héros aux grands yeux sont très expressifs et les animaux qu’ils rencontrent sont dignes des plus belles photos animalières.

Côté scénario, le lecteur est entraîné et aimanté vers cette tour qui est loin d’être ce que l’on peut imaginer. En laissant la fin totalement ouverte à l’interprétation du lecteur, il nous fait réfléchir au sens de cette histoire et j’avoue ça fait du bien d’être perdu.

L’article Après le monde est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/apres-le-monde-leman-sarbacane/feed/ 0
Killer Smile https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/killer-smile-lemire-sorrentino-urban-comics/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=killer-smile-lemire-sorrentino-urban-comics https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/killer-smile-lemire-sorrentino-urban-comics/#respond Sun, 18 Oct 2020 09:19:22 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=75889 Le Joker passera la fin de ses jours dans l’asile d’Arkham. Il est l’être le plus dangereux qu’ait connu Gotham et pourtant, un psychiatre est persuadé qu’il peut le guérir. Killer Smile, par Jeff Lemire et Andrea Sorrentino nous invite à plonger dans l’esprit malade d’un des plus grands super-vilains jamais créés. AU JEU D’ÉCHEC, […]

L’article Killer Smile est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Le Joker passera la fin de ses jours dans l’asile d’Arkham. Il est l’être le plus dangereux qu’ait connu Gotham et pourtant, un psychiatre est persuadé qu’il peut le guérir.

Killer Smile, par Jeff Lemire et Andrea Sorrentino nous invite à plonger dans l’esprit malade d’un des plus grands super-vilains jamais créés.

AU JEU D’ÉCHEC, LES FOUS SONT AU PLUS PRÈS DE LEUR ROI.

Enfermé dans une cellule capitonnée de l’asile d’Arkham, il fait partie des patient voués à ne jamais ressortir.

En effet, de tous les psychopathes qui ont été arrêtés par le chevalier noir, il est le plus violent, le plus instable, le plus dangereux. On l’appelle le Joker.

Pourtant, son psychiatre attitré Benjamin Arnell est persuadé qu’il réussira là où tous ceux qui s’y sont essayés ont lamentablement échoué…

« Je ne suis pas là pour établir un diagnostic. On sait tous ce que vous êtes. Non. Je suis là pour vous soigner. »

« Soigner » le Joker… L’idée a de quoi surprendre.

Et pourtant… Si c’était possible ?

Il faut dire que le docteur Benjamin Arnell semble parfaitement qualifié pour mener cette tâche à bien.

Il a le soutien bienveillant de sa supérieure, le docteur Hutchins, et surtout, il a la chance de pouvoir compter sur l’amour de sa femme Anna et de son fils Simon.

Ils représentent sa bouffée d’oxygène, sa soupape de sécurité.

Et par-dessus tout, il voit des progrès chez son patient ; il le sait, c’est une question de semaines…

Et s’il parvient à conserver son propre équilibre, il peut y arriver.

Alors, malgré la tâche considérable qu’il s’est attribuée, il garde un rythme de vie qui lui permet de profiter de sa famille. En fin de journée, il rentre à l’heure prévue, ou alors jamais avec plus d’une heure de retard. Et surtout, tous les soirs, il lit une histoire à son fils avant de s’endormir.

C’est ce rituel qui lui prouve qu’il a raison et qu’il peut y arriver…

Mais un soir, il s’étonne : d’où vient cette histoire que Simon lui a demandé de lire ? Qu’est-ce que ce curieux personnage appelé M. Sourire, qui se promène avec « un étonnant bidule » qui ressemble à s’y méprendre à une tronçonneuse ? Qui a bien pu donner ce livre à Simon ?…

« C’est toi qui me l’as donné, papa. Tu te souviens ? »

L’ANTRE DE LA FOLIE.

Jeff Lemire est désormais un auteur reconnu et bon nombre de ses œuvres sont devenues incontournables.

Le talentueux scénariste a déjà écrit dans l’univers DC, mais avec Killer Smile, il s’attaque à un monument et pas seulement des comics, mais de la pop culture toute entière : le Joker.

En soi, écrire un comic book mettant avant tout en scène le Joker représente une première difficulté.

Le fait est que d’ordinaire, le super-Vilain n’existe que par Batman ; cette confrontation a donné naissance à des œuvres de légende comme Killing Joke de Brian Bolland et Alan Moore.

Mais depuis quelques temps, on constate que les auteurs tentent, et parfois avec succès, de placer le Joker au premier rang. C’est le cas dans Joker de Lee Bermejo et Brian Azzarello.

On notera à ce titre un parti pris de Jeff Lemire, puisque dans Killer Smile, l’homme chauve-souris ne fait que de très brèves apparitions et n’influe pas dans l’intrigue.

Dès lors, on s’attend à voir le Joker au premier rang, et pourtant, ce n’est pas le cas : contre toute attente, le personnage principal est Benjamin Arnell, le psychiatre du Joker.

Bien entendu, l’homme qui rit est lui aussi omniprésent, mais toujours au second plan, dans l’ombre, tel un virus qui feint de se faire oublier pour mieux frapper.

UN SOURIRE NE COÛTE RIEN ET PRODUIT BEAUCOUP.

C’est ainsi que Jeff Lemire conçoit le Joker : bien plus qu’un super-Vilain, bien plus qu’un personnage emblématique, il est un symbole, une idée qui se propage et contamine.

Dès lors, la question qui se pose est de savoir comment on risque de se faire contaminer et comment on peut lutter contre ce qu’on ne voit pas…

Tels sont les enjeux présents dans Killer Smile.

Tantôt hypnotique dans sa première partie, tantôt angoissante et dérangeante dans la seconde, l’œuvre inquiète, au sens propre du terme. Le lecteur est réellement déstabilisé et ce n’est qu’au bout de plusieurs lectures que certains éléments finissent par trouver un éclaircissement.

Dans cette entreprise, le scénariste canadien est plus que secondé par un artiste qu’il connaît bien : Andrea Sorrentino. A eux deux, ils ont déjà créé la série Gideon Falls, référence de l’horreur récompensée par l’Eisner de la meilleure série en 2019.

Dans Killer Smile, le dessinateur laisse libre cours à tout son talent. Les planches sont déstructurées, à l’image de l’esprit torturé du Joker. Le dynamisme qui en ressort envoûte et terroriser au fur et à mesure que la palette de couleurs glisse irrémédiablement vers le rouge sang.

En adoptant pas moins de trois styles graphiques radicalement différents, le dessinateur crée des univers qui accompagnent magistralement la narration.

Petit à petit, grâce à cette symbiose entre l’intrigue et les dessins, le lecteur se laisse entrainer dans un tourbillon dont il ne ressortira pas indemne.

Parfois complexe, la lecture de Killer Smile interroge et nous permet de plonger dans l’univers d’un des plus grands vilains jamais créés.

L’article Killer Smile est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/killer-smile-lemire-sorrentino-urban-comics/feed/ 0
La patrie des frères Werner https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-patrie-des-freres-werner-goethals-collin-futuropolis-football/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-patrie-des-freres-werner-goethals-collin-futuropolis-football https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-patrie-des-freres-werner-goethals-collin-futuropolis-football/#respond Sun, 18 Oct 2020 08:48:13 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=75875 La patrie des frères Werner, signé Philippe Collin et Sébastien Goethals et sorti chez Futuropolis, débute en mai 1945, à Berlin, dans les décombres de la capitale du Reich agonisant. On y rencontre deux frères orphelins qui vont devenir les protagonistes de ce récit couvrant près d’un demi-siècle d’histoire allemande, jusqu’à la réunification et même […]

L’article La patrie des frères Werner est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
La patrie des frères Werner, signé Philippe Collin et Sébastien Goethals et sorti chez Futuropolis, débute en mai 1945, à Berlin, dans les décombres de la capitale du Reich agonisant. On y rencontre deux frères orphelins qui vont devenir les protagonistes de ce récit couvrant près d’un demi-siècle d’histoire allemande, jusqu’à la réunification et même après…

La patrie des frères Werner : Quand football et histoire se mêlent

Suite à un immonde chantage, Andreas et Konrad Werner deviennent des agents de la Stasi, les sinistres services secrets est-allemands.

Véritables gardiens de la révolution mondiale, ils tissent des liens fraternels très forts mais à cause d’une mission de l’aîné à l’Ouest, ils sont séparés pendant de nombreuses années. L’occasion de retrouvailles leur est donnée grâce au match tant attendu entre la RFA et la RDA de la Coupe du Monde 1974… Une rencontre mythique qui défraya la chronique à l’époque. Une confrontation entre frères ennemis, un choc entre deux cultures : le monde libre et la sphère communiste.

Un duo d’auteurs aux manettes et un dossier historique

L’idée de cette bande dessinée vient de Philippe Collin qui depuis 2015, anime sur France Inter une émission hebdomadaire dite « d’esprit et de sport » intitulée L’Œil du tigre. Il signe le scénario de cette bande dessinée, assisté de Sébastien Goethals qui officie également en tant qu’illustrateur.

En 2018, le duo avait déjà réalisé Le Voyage de Marcel Grob dans la même collection.

Des illustrations vintage

Les dessins bichromiques de Sébastien Goethals donnent une touche rétro qui sied parfaitement à l’ambiance de l’album. La patrie des frères Werner mixe habilement histoire et football et nous égrène un récit tiré de faits réels.

L’ensemble est complété en fin d’album, par un instructif dossier signé Fabien Archambault, maître de conférence à l’université de Limoges.

Au bout du compte, on en tire un réel plaisir même si la fin aurait mérité de plus amples explications. On reste en effet un peu sur notre faim…

L’article La patrie des frères Werner est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/la-patrie-des-freres-werner-goethals-collin-futuropolis-football/feed/ 0
Connexions https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/connexions-jeanneau-tanibis/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=connexions-jeanneau-tanibis https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/connexions-jeanneau-tanibis/#respond Sun, 18 Oct 2020 08:23:16 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=75732 Superbe récit labyrinthique mettant en scène des personnages se côtoyant, Connexions de Pierre Jeanneau nous plonge dans la vie d’anonymes, entre couple, séparation, amitié, groupe de musique et passé. Une très jolie surprise. Souvenirs, souvenirs Javier est seul depuis que Faustine a quitté leur appartement. Libraire, le jeune homme ne peut que fréquemment penser à […]

L’article Connexions est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Superbe récit labyrinthique mettant en scène des personnages se côtoyant, Connexions de Pierre Jeanneau nous plonge dans la vie d’anonymes, entre couple, séparation, amitié, groupe de musique et passé. Une très jolie surprise.

Souvenirs, souvenirs

Javier est seul depuis que Faustine a quitté leur appartement. Libraire, le jeune homme ne peut que fréquemment penser à son ex tant les objets du quotidien et les colis de l’ex de Faustine ne les lui rappelle sans cesse.

Javier n’a d’ailleurs plus le temps ni l’envie pour la musique, notamment depuis qu’il a ouvert sa boutique. Un crève-cœur. Marc, son ami, insiste pourtant pour qu’il reprenne du service dans leur groupe. En vain.

Avoir un enfant

A la fin de leur discussion, Marc découvre un cliché d’échographie d’un fœtus au nom de Faustine. En effet, avant de quitter Javier, elle était enceinte mais ne l’avait pas annoncé à son compagnon.

Employée dans un bureau, Faustine a caché sa grossesse à tout le monde, inventant des prétextes pour ne pas boire avec ses collègues.

En sortant du travail, elle file voir Assia, son amie disquaire, qui lui rappelle qu’il y a un concert du groupe le soir même…

Connexions de personnes

Pierre Jeanneau imagine un agréable récit choral accrocheur autour de personnages se connaissant plus ou moins et ayant des interactions – des connexions – entre eux.

Ex, couple, membres du groupe de musique, couple d’hommes, disquaire ou amie qui rentre de voyage, ils sont là comme dans un petit théâtre de la vie. Trentenaires, ils se dévoilent dans leur intimité devant nos yeux. En cela, Connexions est un très joli portrait de femmes et d’hommes dans la force de l’âge.

Connexions, puzzle labyrinthique

La très grande force de Connexions réside dans sa narration originale. Pierre Jeanneau utilise les lieux comme des puzzles qui se mettent en place quand les personnages interagissent. Ainsi, il n’éclaire que les pièces où les protagonistes interviennent.

De plus, il détache les objets des habitations qui ont eu des connexions avec les personnages, dans le passé. Ainsi par exemple, le miroir est un flash-back de Faustine qui déclare : « Tu me trouves bien pour l’entretien ? ». Quant au mot de Marc sur Messenger, il apparait dans un cadre détaché de la planche.

L’auteur de Magpies dans la collection Façades utilise avec habileté des hexagones comme des pièces de jeu pour ces moments du passé. Ainsi, les récits des personnages sont enchassés. D’ailleurs chaque chapitre fait un focus sur l’un d’entre eux. Les lecteurs doivent ainsi regarder partout pour découvrir des petits riens qui permettent de comprendre ces histoires intimistes.

Connexions lumineuses

Co-créateur des éditions Polystyrène avec Adrien Thiot-Rader et Alex Chauvel, Pierre Jeanneau avait dans un premier temps auto-publié les six premiers épisodes de Connexions avant que les éditions Tanibis décident de les décliner en album. Deux volumes sont prévus pour connaître l’histoire complète.

Si l’on apprécie l’intrigue entremêlée qui navigue entre passé et présent, on est aussi charmé par le dessin de l’illustrateur.

Aidé aux couleurs par Philippe Ory, Pierre Jeanneau n’hésite pas à utiliser de très grands aplats d’une belle luminosité. Encasés dans les hexagones, ses personnages arborent toute la panoplie des émotions sur leurs visages.

Connexions est une très belle surprise, un portrait juste et délicat de trentenaires des années 2010. On attend la suite avec impatience pour connaître les dénouements dans les vies de Faustine, Marc, Assia ou Javier.

L’article Connexions est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/connexions-jeanneau-tanibis/feed/ 0
Lola Cordova https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lola-cordova-qwak-casterman-akileos/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lola-cordova-qwak-casterman-akileos https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lola-cordova-qwak-casterman-akileos/#respond Thu, 15 Oct 2020 12:55:01 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=75839 Arthur Qwak nous emmène dans une étrange histoire où anticipation rime avec déflagrations, jouissance avec connaissance et gros dégâts avec Lola Cordova… SEXE, DROGUE ET FIN DU MONDE Une enquête sur une scène de meurtres, un van avec le toit arraché, deux cadavres et un sac à main, celui d’une fille déjà connue de la […]

L’article Lola Cordova est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
Arthur Qwak nous emmène dans une étrange histoire où anticipation rime avec déflagrations, jouissance avec connaissance et gros dégâts avec Lola Cordova

SEXE, DROGUE ET FIN DU MONDE

Une enquête sur une scène de meurtres, un van avec le toit arraché, deux cadavres et un sac à main, celui d’une fille déjà connue de la police, Lola Cordova. Lola est une prostituée, accro à l’héroïne. Et quand les policiers vont l’interpeller chez elle pour l’interroger sur les meurtres, elle va leur servir une étrange histoire : des aliens l’auraient enlevée alors qu’elle était « en affaire » avec les deux gars. Et si elle est revenue sur terre, c’est pour prévenir que l’humanité est menacée de destruction par une civilisation extraterrestre extrêmement évoluée…

Ajoutez une curieuse découverte trouvée coincée dans la calotte glacière et une étrange manière d’acquérir des compétences…  Bienvenue dans le monde de Lola Cordova.

Lola Cordova LA STUPEFIANTE HÉROÏNE

Comment prendre au sérieux, quand on est policier, les révélations d’une fille de mauvaise vie telle que Lola ? Quelles sont ces étranges capacités dont elle fait preuve ?

Le récit nous emmène dans un espace où tout est possible. Mais quand l’héroïne à un gros caractère et s’appelle Lola, ça fait des étincelles. Les aliens n’ont qu’à bien se tenir !!!

Arthur Qwak : UN MAITRE DE L’IMAGE ET DU RÉCIT

Lola Cordova est une histoire magnifiquement ficelée. Arthur Qwak nous capte dès les premières pages en nous livrant quelques infos mais en nous laissant en état de manque. Il nous promène rapidement sur des lieux et des époques différentes. Et on dévore les pages pour avoir notre dose ! De multiples rebondissements inattendus, les dialogues cash et sans concession font de ce récit un pur régal.

Arthur Qwak nous livre généreusement son graphisme plein d’énergie et de puissance qui est sublimé par sa grande maitrise des couleurs et de la mise en page. L’utilisation de l’outil informatique avait rarement, à l’époque, été aussi pertinente. Et ce n’est pas un hasard. Outre le fait que Arthur Qwak est l’auteur de la trilogie Le soleil des loups, primé à Angoulême en 1988, l’auteur sévit depuis pas mal de temps dans la création de séries d’animation télé. On lui doit, entre autre, Orson et Olivia adapté de la bande dessinée Basil et Victoria de Édith et Yann (la même Édith avec qui il créa, en 1985, au côté de Cromwell, Riff Reb’s, le studio Asylum). Sa réalisation la plus connue reste à ce jour le magnifique long métrage Chasseur de Dragons.

L’album Lola Cordova a été réédité, dans une splendide version remaniée et agrémentée de superbes dessins, en avril 2020, aux éditions Akileos sous le titre Apocalypse selon Lola.

L’article Lola Cordova est apparu en premier sur Comixtrip.

]]>
https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lola-cordova-qwak-casterman-akileos/feed/ 0