Comixtrip https://www.comixtrip.fr La bande dessinée du monde, le monde de la bande dessinée Tue, 18 Feb 2020 14:33:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.2 Divine – Vie(s) de Sarah Bernhardt https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/divine-vies-de-sarah-bernhardt-avril-simon-futuropolis-theatre-zola/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/divine-vies-de-sarah-bernhardt-avril-simon-futuropolis-theatre-zola/#respond Tue, 18 Feb 2020 14:12:15 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69280 Avec Divine, Eddy Simon et Marie Avril signent chez Futuropolis une biographie libre de la fantasque et excentrique Sarah Bernhardt surnommée par Victor Hugo « La voix d’or ». DES CHOIX ASSUMéS Jeune déjà Sarah Bernhardt a choisi sa devise : Je ferais toute ma vie ce que j’ai envie de faire ! Pendant la guerre, alors […]

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Avec Divine, Eddy Simon et Marie Avril signent chez Futuropolis une biographie libre de la fantasque et excentrique Sarah Bernhardt surnommée par Victor Hugo « La voix d’or ».

DES CHOIX ASSUMéS

Jeune déjà Sarah Bernhardt a choisi sa devise :

Je ferais toute ma vie ce que j’ai envie de faire !

Pendant la guerre, alors qu’elle était déjà connue, elle n’hésite pas à s’engager en tant qu’infirmière. Dès son retour sur les planches en 1871  elle retrouve le succès au théâtre national de L’Odéon. Elle rencontre Victor Hugo et négocie de mains de maître son entrée à la Comédie Française.

La divine enchaîne les succès, les rencontres masculines et féminines… Elle vit la vie qu’elle a toujours souhaitée.

Mais les folies de la Zim Boum Boum ne plaisent pas en haut lieu de la Comédie Française et la presse raille ses excentricités. Sarah Bernhardt fidèle à ses convictions quitte cette institution et fuit là où on ne l’attend pas..

PARTIR POUR MIEUX REVENIR

Aux États-Unis, elle repart de zéro, elle traverse les grands espaces, joue dans des barnums et bientôt elle remporte le succès qu’elle mérite.

A son retour, un coup d’éclat lui permet de revenir au devant de la scène. La libre se marie, elle achète un théâtre et se produit avec succès…

Rien n’est impossible il faut le risquer

UN DESSIN ET UNE HISTOIRE AUSSI RYTHMÉS QUE LA VIE DE LA DIVINE

En favorisant les scènes de dialogues, Eddy Simon (Rouge Karma avec Pierre-Henry Gomont) met en exergue le tempérament de feu de la combative, fantasque et provocatrice Sarah Bernardt.

Marie Avril est au dessin de cette merveilleuse histoire, elle transporte le lecteur dans les moments les plus éclatants et les plus sombres de la vie d’une des plus grandes actrices françaises. Le graphisme est de toute beauté. Les planches sont magnifiques, certains détails donnent encore plus de profondeur à cette histoire.

Eddy Simon et Marie Avril ont également écrit « Confidences à Allah » en Juin 2015.

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Le cercle du dragon-thé https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-cercle-du-dragon-the-oneill-bliss/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-cercle-du-dragon-the-oneill-bliss/#respond Tue, 18 Feb 2020 13:47:11 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69376 Eisner Awards de la meilleure publication pour enfants et du meilleur webcomics 2018, Le cercle du dragon-thé arrive en France avec une belle réputation. Katie O’Neill conte l’histoire de Greta recueillant une créature féerique dont les feuilles donnent une thé merveilleux au goût. Plongez dans cette superbe fable fantastique autour de l’amitié. Original et magique […]

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Eisner Awards de la meilleure publication pour enfants et du meilleur webcomics 2018, Le cercle du dragon-thé arrive en France avec une belle réputation. Katie O’Neill conte l’histoire de Greta recueillant une créature féerique dont les feuilles donnent une thé merveilleux au goût. Plongez dans cette superbe fable fantastique autour de l’amitié. Original et magique !

Le dragon-thé aux feuilles enchanteresses

Greta vit avec sa mère et son père, propriétaires d’une forge. Le premier aime à lui raconter des histoires, tandis que la seconde lui apprend les rudiments de ce noble métier.

Un jour, en se promenant, Greta découvre une créature fantastique, prostrée par la peur. En face d’elle, deux loups affamés. Après un beau stratagème, elle sauve le petit être.

Elle le rapporte à son propriétaire, Hesékiel, qui tient un boutique de thé à la sortie de la ville. Elle apprend qu’il s’agit d’un dragon-thé dont les cornes sont pourvues de feuilles qui donnent un thé merveilleux. L’homme lui propose de prendre soin de l’un d’entre eux quand elle le voudra.

Être responsable d’un dragon-thé

Greta rencontre ensuite Minette, qui élève un dragon-thé Camomille.

Un mois plus tard, elle décide enfin de se rendre chez Hesékiel afin d’avoir la garde d’une de ces créatures féeriques. Elle fait alors la connaissance d’Erik qui doit lui apprendre tout sur les dragons-thé. Elle croise de nouveau Minette dans l’arrière-boutique…

Le cercle du dragon-thé : un conte de fée envoûtant

Amatrice de thé, Katie O’Neill fait de ce breuvage l’élément central de son album Le cercle du dragon-thé. L’univers qu’elle imagine est doux, chaleureux et magique. Elle invente une très jolie fable fantastique pour les jeunes lecteurs.

Ainsi, elle créée des personnages sympathiques, positifs et auxquels les enfants peuvent s’identifier. Il y a Greta, jeune forgeronne, curieuse, ingénieuse et pleine de vie. Il y a aussi Minette, tout juste arrivée en ville et d’une grande timidité. Quant aux parents de Greta, la mère est forte et doué en artisanat, tandis que son père est fluet, aux traits de visage très fins. En choisissant d’inverser les rôles et de ne pas suivre les codes physiques, Katie O’Neill fait voler en éclat les schémas patriarcaux séculaires.

En cela Le cercle du dragon-thé est une belle histoire inclusive. Avec ce couple original, on peut y ajouter Erik, en fauteuil roulant, dont le handicap n’est jamais mis en avant et montré de manière naturelle. Hesékiel, sorte de dragon semble proche de ce dernier. Sont-ils en couple ? Si la réponse est positif, alors là encore, Katie O’Neill casse les clichés.

Il est à noter que cette jolie quête initiatique – prendre soin d’un petit être fragile – fait grandir l’héroïne comme son amie Minette.

Très Joli dessin

Le cercle du dragon-thé bénéficie d’un dessin féerique et merveilleux. Les grands aplats de couleurs apportent une ambiance chaleureuse au récit. Katie O’Neill les parsème de petites touches de rose, rouge ou jaune pour les fleurs. Quant aux dragons-thé, il font fondre les lecteurs. Ils sont si mignons. Pour plus de légèreté, les personnages comme les décors n’ont pas de contours.

C’est cette belle histoire originale et fantastique portée par un trait coloré que le jury des Esiner Awards ont voulu récompenser. Ainsi Le cercle du dragon-thé a remporté deux prestigieux prix : la meilleure publication pour enfants (9/12 ans) et le meilleur webcomics en 2018.

En plus de tout cela, à la fin de l’album, un dossier autour des différents dragons-thé est accolé au récit. Les lecteurs apprennent alors que les éditions Bliss s’apprêtent à publier trois autres albums de Katie O’Neill. La jeune autrice néozélandaise va pouvoir se faire une place dans le monde du 9e art français et l’on est impatients !

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Walking Dead 33 https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/walking-dead-33-adlard-kirkman-delcourt-zombie/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/walking-dead-33-adlard-kirkman-delcourt-zombie/#respond Mon, 17 Feb 2020 14:27:48 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69410 Ça y est, Walking Dead, c’est fini… La désormais légendaire série a tiré sa révérence. C’est l’occasion de revenir sur une œuvre qui a marqué l’histoire des comics. HOMO HOMINI ZOMBI Depuis que les morts se sont relevés, Rick Grimes n’a eu de cesse de vouloir rendre le monde meilleur. Envers et contre tous, il […]

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Ça y est, Walking Dead, c’est fini…

La désormais légendaire série a tiré sa révérence.

C’est l’occasion de revenir sur une œuvre qui a marqué l’histoire des comics.

HOMO HOMINI ZOMBI

Depuis que les morts se sont relevés, Rick Grimes n’a eu de cesse de vouloir rendre le monde meilleur.

Envers et contre tous, il a lutté pour asseoir ses idéaux et offrir une vie digne de ce nom à ses enfants et à eux qui lui étaient chers.

Longtemps, il a cru que la plus grande menace qu’il aurait à affronter seraient les zombies : ces morts revenus à la vie, capables d’infecter fatalement quiconque serait mordu. De nombreux personnages ont subi ce terrible sort : Allen, Dale, le Dr Steven, Andrea

Et pourtant, en 193 numéros, le talentueux scénariste américain a pu démontrer que le véritable danger venait de ceux dont le cœur battait encore.

On repense alors à des personnages qui ont marqué la série par des actions gravées dans nos mémoires : Alpha, Beta, le Gouverneur et bien entendu Negan et sa batte Lucille, un des méchants les plus charismatiques de l’histoire des comics.

Combien de fois ces personnages nous ont poussés à fermer les pages en pleine lecture, tant l’horreur devenait insoutenable ?

Et pourtant, inévitablement, nous avons réouvert le tome tant attendu, car nous voulions savoir la suite… Savoir comment les personnages allaient survivre, ou plutôt s’ils allaient survivre.

DU JAMAIS LU

Et c’est sur ce point que Robert Kirkman a révolutionné les séries en bandes dessinées.

En effet, il est quasiment impossible de dresser la liste des personnages principaux disparus.

Et si quelques noms nous reviennent en mémoire, comme Lori, Glenn, Andrea, Tyreese, Hershel ou Ézékiel ce n’est que pour mieux nous rappeler que nous nous étions attachés à eux.

Nous nous étions attachés à eux, et pourtant, ils ont été tués dans des circonstances affreuses qui nous ont hantés.

Les tomes sans turbulence ont toujours alterné avec et des tomes plus rythmés, tant et si bien que nous savions qu’après le calme, viendrait immanquablement la tempête.

Et dans Walking Dead, tempête était toujours synonyme de mort.

Nous savions que ça allait arriver, mais nous ne savions jamais comment.

Et c’est pour cette raison que nous étions si nombreux à lire cette formidable série : personne n’était intouchable, et suivre les aventures consistait finalement à espérer que tel ou tel protagoniste ne soit pas le prochain à disparaître.

Dans Walking dead,  PAS DE MANICHÉISME.

Dans Walking Dead, il y avait des bons, des brutes et des méchants, mais aucun personnage n’était enfermé dans un rôle, dans la mesure où Robert Kirkman recherchait avant tout à développer l’épaisseur psychologique des protagonistes.

Tous étaient capables du meilleur comme du pire. Et au bout du compte, on savait bien qu’un monstre pouvait se terrer dans l’âme du personnage le plus attachant.

Dans Walking Dead, rien n’était ni tout noir, ni tout blanc.

Sauf les dessins…

UNE IDENTITÉ GRAPHIQUE.

De fait, au fil des 33 tomes parus en France, la série s’est aussi définie par son graphisme immédiatement reconnaissable.

Les personnages sont nés sous le crayon du talentueux Tony Moore. Son style cartoon a lancé la série et a défini les traits de Rick Grimes, le légendaire adjoint du shérif du comté de King.

Mais dès le deuxième tome, il a été remplacé par Charlie Adlard.

Par euphémisme, au départ, on a souvent qualifié son style d’«épuré». Et le fait est que la transition a été brutale.

Pourtant, d’épisode en épisode, le style d’Adlard s’est étoffé et on a pu observer et apprécier le soin remarquable porté sur les décors, les expressions, le cadrage et les nuances de gris.

Au bout du compte, on se dit que le style rugueux et épuré de Charlie Adlard correspondait parfaitement à l’ambiance de la série.

ET ALORS, COMMENT ÇA FINIT ?

Depuis les premières planches de Walking Dead, de nombreuses théories ont fleuri pour déterminer d’une part l’origine du virus et d’autre part la fin de la série.

En presque 200 épisodes, Robert Kirkman n’a rien laissé paraître ; ni sur l’un, ni sur l’autre.

Il n’a eu de cesse de varier les situations pour montrer comment les hommes pouvaient réagir face à l’extrême adversité, tant et si bien que parfois, on a pu avoir l’impression que tel ou tel arc narratif pouvait tirer en longueur.

Et pourtant, les nombreux bonus présentés dans le 33ème tome de la série le prouvent : le scénariste savait où il allait et comment la série se finirait.

Il a savamment construit son récit pour mener certains personnages au bout de l’aventure, tout en sachant qu’il devrait en perdre en route.

Pour ménager l’effet de surprise et brouiller les pistes, il a même eu l’idée, avec Charlie Adlard, de créer des couvertures destinées à induire en erreur un lecteur trop impatient.

Ainsi, il serait malvenu de divulguer quoi que ce soit concernant la fin de Walking Dead.

Pour connaître la fin tant attendue de la série, la faudra aller au bout du 33ème tome paru aux éditions Delcourt, pour que tout un chacun puisse se dire :

« Ça y est, Walking Dead, c’est fini… »

  • Pour prolonger la série, parcourez notre article sur l’exposition événement qui s’est tenue à Angoulême en janvier dernier : Robert Kirkman, The Walking Dead et autres mondes PoP.

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Bitter root https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/bitter-root-walker-green-brown-hicomics/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/bitter-root-walker-green-brown-hicomics/#respond Mon, 17 Feb 2020 13:26:57 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69392 Bitter Root. Chez les Sangerye, la chasse aux démons était une affaire de famille et rien qu’à leur nom, tous les monstres poussés par la haine tremblaient. Mais un drame terrible a détruit leur famille. Pourront-ils trouver les ressources pour s’unir à nouveau face à des monstres d’une nouvelle espèce, plus puissante que jamais ? Avec […]

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Bitter Root. Chez les Sangerye, la chasse aux démons était une affaire de famille et rien qu’à leur nom, tous les monstres poussés par la haine tremblaient.

Mais un drame terrible a détruit leur famille.

Pourront-ils trouver les ressources pour s’unir à nouveau face à des monstres d’une nouvelle espèce, plus puissante que jamais ?

Avec « Affaire familiale », le premier tome de Bitter Root, paru chez Hi Comics, goûtons à l’amère racine du mal.

VOODOO CHILDREN

New York, Harlem, les années 20…

Au sortir d’un night-club, un couple afro-américain décide de passer par le parc pour rentrer chez eux. Ils n’en ressortiront jamais.

Les responsables, ce sont probablement les Jinoos, des hommes qui, pervertis par la haine et la violence, se sont transformés en démons.

Pour en venir à bout, une seule solution : leur injecter un sérum dont seule Ma Etta, la matrone versée dans le Vaudou, a le secret.

Pour la seconder, elle peut compter sur le soutien indéfectible de sa famille : Berg, le colosse au langage soutenu, Cullen, le gringalet inexpérimenté et Blink, la jeune tête brulée.

Les quelques personnages présentés sont charismatiques et immédiatement attachants ; tous différents, ils sont complémentaires et trouvent leur force dans leur unité.

Mais sont-ils seuls ? Oui, et non…

Jadis, les Sangerye comptaient bien plus de membres, mais soit ils ont disparu, soit leur aide n’est plus souhaitée.

Chez les Sangerye, on sait, plus que quiconque, qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

Bitter root : UNE écriture REMARQUABLE.

Dès les premières pages, on est immédiatement entrainé dans un tourbillon d’action, de suspense et de rebondissements savoureux.

L’écriture est fluide, rythmée et la narration est parfaitement servie par des dialogues efficaces.

« Affaire familiale », le premier tome de la série Bitter Root regorge de qualités qui témoignent de la maîtrise scénaristique indiscutable du duo d’auteurs composé de David F. Walker et de Chuck Brown.

L’univers créé est réfléchi, cohérent, enthousiasmant et s’inscrit dans la lignée des grandes séries mêlant occultisme et action.

D’ailleurs, en avançant dans la lecture du volume, on découvre avec surprise et admiration les couvertures alternatives insérées avec justesse à chaque début de chapitre. Elles sont réalisées par des grands noms des comics traitant de l’occultisme.

Le premier et non des moindres n’est autre que Mike Mignola, le père du légendaire Hellboy. Suivent Bill Sienkiewicz, Skottie Young, David Mack ; la liste n’est pas exhaustive, mais elle est éloquente…

David F. Walker et de Chuck Brown s’en trouvent immédiatement adoubés par les maîtres du genre et sont ainsi plongés dans la lignée des séries d’exception.

UNE IDENTITÉ GRAPHIQUE

Aux pinceaux, on trouve Sanford Greene. Le talentueux dessinateur réalise un travail remarquable, rugueux à souhait.

Les personnages sont parfaitement caractérisés et évoluent dans un univers maîtrisé qui permet de faire coexister le Harlem des années 20 et des démons cornus et griffus.

Chaque planche diffère de la précédente, dans l’emploi d’une palette de couleurs savamment exploitée. Les ambiances s’enchaînent et se complètent ; tantôt violacées, tantôt ocres, tantôt verdâtres mais toujours sombres, elles créent l’identité visuelle de l’univers dans lequel évoluent les Sangerye.

La composition des pages est, elle aussi, parfaitement réfléchie et permet de guider l’œil dans un rythme soutenu et cinématographique.

Bitter Root apparaît donc comme une série excellente qui mêle qualités graphiques et scénaristiques, comme en atteste sa nomination aux prestigieux Eisner Awards 2019 pour le titre de « Meilleure Nouvelle Série ».

Mais elle ne s’arrête pas là.

UNE FABLE ENGAGÉE

Dans Bitter Root, la violence brute se trouve personnifiée par les Jinoos et autres créatures démoniaques, pourtant, ils n’en ont pas les seules dépositaires.

De fait, Les Sangerye, famille noire de Harlem est aussi confrontée quotidiennement à la violence crasse des hommes.

A une époque où le racisme ambiant noircit les âmes, bon nombre de Jinoos ont fait leurs armes aux côtés du Ku Klux Klan, ou de policiers un peu trop zélés à passer à tabac des personnes de couleur.

Pourtant, face à cette violence abjecte, les Sangerye adoptent une réaction profondément humaine en cherchant à guérir plutôt qu’à éradiquer.

Il convient alors de saluer l’effort éditorial réalisé par Hi Comics pour reproduire en fin de volume de nombreux entretiens d’écrivains et chercheurs spécialisés dans ce qu’on appelle pudiquement la culture noire américaine ; preuve s’il en est que ladite culture peine à être totalement intégrée de nos jours.

Ces écrits passionnants viennent parfaire un ouvrage qui ne manquait pas de qualités intrinsèques. Avec finesse, nuance et sincérité, ils présentent ces amères racines…

Bitter Root, de David F. Walker, Chuck Brown et Sanford Greene, apparaît comme une série d’exception. Elle mêle avec une justesse rare action et réflexion. Dans une édition extrêmement soignée réalisée par Hi Comics, elle porte en elle les racines d’une grande œuvre.

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Miss Charity https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/miss-charity-montel-clement-murail-rue-de-sevres/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/miss-charity-montel-clement-murail-rue-de-sevres/#respond Sat, 15 Feb 2020 10:49:11 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69349 Lorsqu’Anne Montel et Loïc Clément adaptent Miss Charity, le très beau roman de Marie-Aude Murail, nous savons que le résultat sera exceptionnel. Suivez les pas de Charity, jeune anglaise curieuse et amie des animaux. Miss Charity, fille de la grande bourgeoisie anglaise 1875. Âgée de cinq ans, Charity vit dans une grande maison bourgeoise de […]

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Lorsqu’Anne Montel et Loïc Clément adaptent Miss Charity, le très beau roman de Marie-Aude Murail, nous savons que le résultat sera exceptionnel. Suivez les pas de Charity, jeune anglaise curieuse et amie des animaux.

Miss Charity, fille de la grande bourgeoisie anglaise

1875. Âgée de cinq ans, Charity vit dans une grande maison bourgeoise de Londres. Sa mère aime ses enfants mais pas au point de les élever. Elle est alors confiée à Tabitha, la bonne. Très curieuse et pleine de vie, elle s’ennuie à l’église comme avec les adultes.

De son père, elle ne connait que son menton et ses longues rouflaquettes. Elle n’ose jamais le regarder dans les yeux. D’ailleurs, elle ne partage le repas de ses parents qu’une fois par an, lors du jour de son anniversaire.

Souris, lapins, oiseaux, escargots et grenouilles

Charity est une grande amie des animaux. Elle en élève plusieurs dans sa chambre au troisième étage de la maison. Si les premiers ne vivent guère longtemps, elle se construit sa propre expérience pour garder en vie les suivants.

Miss Petitpas la souris, Julius le rat, Dick et Jack les hérissons, l’oisillon ou la grive à l’aile cassée, tous décèdent. Cette ménagerie ne plait ni à Tabitha ni à Mary la cuisinière.

Arrive dans sa vie, Blanche Legros, sa nouvelle gouvernante. Un nouveau monde s’ouvre à Charity

Une très belle adaptation

Ce premier volume de Miss Charity est une véritable réussite. L’adaptation du roman de Marie-Aude Murail, paru en  2008 à L’école des loisirs, est très belle. Il faut souligner qu’avec Jonathan Garnier, Loïc Clément est sûrement l’un des meilleurs scénaristes jeunesse de ses dernières années. Il suffit de lire Le voleur de souhaits ou Chaque jour, Dracula pour en convenir.

La déclinaison dessinée est fidèle à l’écrit d’origine. Il installe une vraie ambiance douce et chaleureuse (avec l’aide du dessin d’Anne Montel). Il magnifie l’héroïne de Marie-Aude Murail. Cette jeune fille ne rentre pas dans les codes de l’étiquette bourgeoise anglaise du XVIIIe siècle. Elle s’élève quasiment seule et se prend en main pour découvrir le monde. Même s’il était plus facile de le faire dans cette caste (les petites filles recevaient une instruction et une bonne éducation), le lecteur la sent très moderne dans son style de vie, son parcours et ses envies.

Naturellement naturaliste

Miss Charity est curieuse. Elle est attirée par le règne animal et se découvre une âme naturaliste comme Buffon ou Darwin ont pu l’avoir plus jeunes. Elle gère sa chambre comme un vrai zoo au grand dam de ses servantes.

Elle élève force animaux, se prend d’affection pour eux, pleure lorsqu’ils meurent et tente de les faire échapper à la casserole de Mary.

Elle les observe dedans comme dehors et les met en dessin. De cette passion de jeunesse, elle en fera son métier – dessinatrice – dans les tomes suivants.

De l’élégance du trait

Si Loïc Clément est un excellent scénariste, Anne Montel est une excellente illustratrice. Après Le temps des mitaines, Les jours sucrés, Chaussette ou Chroniques de l’île perdue, elle met de nouveau en image un récit de l’auteur.

Du roman Miss Charity, elle en fait autre chose, un récit encore plus beau, un livre doux et chaleureux. Il suffit d’observer tous les animaux de la couverture  ou ceux de la deuxième pour voir toute la beauté de ses dessins. L’autrice de Professeur Goupil aime mettre en dessin la nature et les animaux et cela se sent. Elle les sublime. Ces petits êtres sont mignons tout plein.

Sans cadre, ses vignettes dansent sur les très jolies planches de ce premier tome. Les 120 pages à l’aquarelle sont généreuses et belles.

Miss Charity : encore un merveilleux album de Loïc Clément et Anne Montel. La suite, vite !

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L’amant https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lamant-takahama-annaud-duras-rue-de-sevres/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/lamant-takahama-annaud-duras-rue-de-sevres/#respond Wed, 12 Feb 2020 21:30:48 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69196 En 1984 l’autofiction « L’amant » de Marguerite Duras fut un succès, en 1991 Jean-Jacques Annaud l’a adaptée à l’écran. En 2020 c’est au tour de Kan Takahama de l’adapter en manga chez Rue de Sèvres pour le plus grand plaisir des lecteurs  L’AMANT, UNE HISTOIRE TRÈS PERSONNELLE DE MARGUERITE DURAS En 1984, L’amant a permis  à […]

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En 1984 l’autofiction « L’amant » de Marguerite Duras fut un succès, en 1991 Jean-Jacques Annaud l’a adaptée à l’écran. En 2020 c’est au tour de Kan Takahama de l’adapter en manga chez Rue de Sèvres pour le plus grand plaisir des lecteurs 

L’AMANT, UNE HISTOIRE TRÈS PERSONNELLE DE MARGUERITE DURAS

En 1984, L’amant a permis  à son auteur d’obtenir le prix Goncourt et deux ans plus tard  le prix Ritz-Paris-Hemingway (meilleur roman publié en anglais). Ce récit se base sur des souvenirs de son enfance et de son adolescence en Indochine. Elle porte un regard sur elle à travers deux événements majeurs : la traversée du Mékong pour aller à Saïgon et son séjour à Saïgon où elle tombe amoureuse d’un riche Chinois. Elle aborde également les relations difficiles qu’elle a avec sa mère et avec son frère.

DU ROMAN AU MANGA

A la sortie du film, Marguerite Duras n’était pas satisfaite de cette adaptation essentiellement centrée sur cette histoire d’amour. Elle estimait qu’il mettait en scène des personnes esthétiquement trop parfaits. Pour être le plus proche de l’histoire d’origine, Kan Takahama a fait de nombreuses recherches. De plus, elle a lu et écouté des interviews pour mieux comprendre l’autrice.

C’est en partant de cette base qu’elle nous conte cette histoire en mettant en scène l’amour avec ce chinois sans oublier la nature des  relations avec les autres protagonistes : sa mère, son frère aîné et Helène Lagonelle, l’autre blanche de la pension d’état.

Cela donne au récit une plus grande profondeur, les personnages ne sont pas parfaits. Le lecteur perçoit l’évolution de la relation qu’elle entretient avec ce Chinois. Ce qui semblait être une histoire d’argent, de confort, se transforme en une histoire d’amour.

KAN TAKAHAMA, L’AMANT ET LE GRAPHISME

Kan Takahama a adapté cette histoire en manga mais à bien regarder le graphisme très sincère des personnages, des paysages ressemblent aux romans graphiques que le lecteur à l’habitude de lire. Elle décrit très bien les expressions les plus dures sans vouloir y mettre de l’esthétisme à tout prix ce qui les rend encore plus vraies.

L’amant : une adaptation réussie de ce roman à succès.

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Sur la route de West https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/sur-la-route-de-west-walden-gallimard/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/sur-la-route-de-west-walden-gallimard/#respond Wed, 12 Feb 2020 08:56:04 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69169 Après le merveilleux Dans un rayon de soleil, Tillie Walden imagine Sur la route de West, un étonnant road-trip de deux jeunes femmes un peu perdues dans leur vie. Envoûtant ! Tillie Walden, autrice sensible, juste et de grand talent Il y a les jeunes autrices et il y a Tillie Walden ! En l’espace […]

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Après le merveilleux Dans un rayon de soleil, Tillie Walden imagine Sur la route de West, un étonnant road-trip de deux jeunes femmes un peu perdues dans leur vie. Envoûtant !

Tillie Walden, autrice sensible, juste et de grand talent

Il y a les jeunes autrices et il y a Tillie Walden ! En l’espace de quatre ans, les lecteurs ont découvert cette grande artiste pétrie de talent, d’une maîtrise rare dans la narration et qui sait aborder des thématiques contemporaines avec justesse et habileté.

De son autobiographie Spinning à J’adore ce passage, jusqu’à Dans un rayon de soleil – l’un des meilleurs albums de l’année 2019 – elle récidive dans l’excellence avec Sur la route de West.

Sans artifice, avec une infinie douceur – malgré les propos parfois délicats et les colères de ses personnages – elle dévoile un récit intimiste envoûtant et somptueux, flirtant avec le fantastique.

Dans nos précédentes chroniques, nous disions tout le bien que nous pensions de Tillie Walden, mais il n’y a plus d’adjectifs pour qualifier son travail. Somptueux, trop faible. Lumineux, un euphémisme. Juste, trop lisse. Nous pensions avoir atteint le summum avec Dans un rayon de soleil, c’était sans compter sur l’imagination fertile de l’autrice californienne.

Sur la route de West : deux âmes en peine s’épaulent

Sur la route de West met en scène deux jeunes femmes un peu perdues dans leur vie. Adolescente de 16 ans, Béa tente de se connaître et de s’auto-apprivoiser. En fuite parce qu’elle pense que ses parents ne seront pas assez ouverts, elle se sait lesbienne sans avoir encore franchi le pas.

Lou, 27 ans, suit son chemin vers chez sa tante habitant McKinney. Conduisant un voiture, elle tracte une toute-petite caravane. Elle aussi est lesbienne.

Elle reconnaît Béa – fille d’une voisine – dans une boutique le long de la route. Elle accepte que l’adolescente monte à bord et fasse un bout de chemin avec elle.

Tout de suite, elle pressent qu’elle est en fuite. Peu importe, cette camarade d’infortune est la passagère idéale pour ce long trajet à travers les États-Unis.

Passé douloureux

Béa et Lou se trouvent rapidement. Confidentes dès les premiers kilomètres, elles s’épanchent sur leur vie et leur passé douloureux.

S’il n’y avait que ce quasi huis clos entre les deux femmes, les lecteurs pourraient s’ennuyer. Tillie Walden y ajoute une dose de fantastique pour les attirer, à travers deux hommes mystérieux, une ville qui n’apparait sur aucune carte et Diamant, un chat abandonné. Ce road-trip glisse alors vers une quête insensée, vers une quête d’identité et une amitié forte.

Les 320 pages s’avalent à une belle allure. Le lecteur ne voit pas passer le temps. Il est happé. D’une histoire humaine simple, Tillie Walden en fait un voyage intimiste ensorcelant.

En plus de tout cela, l’autrice lauréate d’un Eisner Award pour Spinning en 2018 magnifie son récit par des planches splendides. Les grandes vignettes sont entrecoupées de pleine-page. Parfois elle fait abstraction du dessin pour renforcer les dialogues, qu’ils puissent percuter de plein fouet les lecteurs. Ajouter à cela des couleurs magistrales et l’on obtient un petit chef-d’œuvre dont seule Tillie Walden a le secret.

Sur la route de West : un superbe road-trip onirique et fantastique.

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Claire Bretécher, la grande autrice, est décédée https://www.comixtrip.fr/actualites/claire-bretecher-la-grande-autrice-est-decedee-agrippine-frustres/ https://www.comixtrip.fr/actualites/claire-bretecher-la-grande-autrice-est-decedee-agrippine-frustres/#respond Tue, 11 Feb 2020 13:56:35 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=69248 Lundi 10 février 2020, Claire Bretécher s’en est allée. Âgée de 79 ans, elle était la géniale créatrice des Frustrés et d’Agrippine. Illustratrice, publiciste et professeure de dessin Il existe des auteurs et des autrices de bande dessinée et il y a Claire Bretécher ! Géniale, inventive, créative et à l’humour décapant, cette grande autrice […]

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Lundi 10 février 2020, Claire Bretécher s’en est allée. Âgée de 79 ans, elle était la géniale créatrice des Frustrés et d’Agrippine.

Illustratrice, publiciste et professeure de dessin

Il existe des auteurs et des autrices de bande dessinée et il y a Claire Bretécher ! Géniale, inventive, créative et à l’humour décapant, cette grande autrice était née en avril 1940 à Nantes. Impossible de résumer sa vie en si  peu de lignes. On essaie quand même.

Fille d’un père juriste violent et d’une mère au foyer, elle est tout de suite attirée par l’illustration et le dessin. Elle entre alors aux beaux-arts de sa ville de naissance.

Elle file ensuite à Paris et s’y installe, alors âgée de seulement 19 ans. Baby-sitter pour gagner un peu d’argent, elle devient professeur de dessin dans un lycée pendant 9 mois, mais également propose des illustrations pour Bayard, Le Pèlerin, Larousse ou Hachette.

« Le dessin de presse, les strips, la BD, peu importe, je voulais dessiner et mon but était de manger grâce à ça », confia-t-elle au journal Le monde.

Elle est attirée par la bande dessinée qu’elle va servir de nombreuses années et ce pour tromper son ennui.

Une pionnière de la bande dessinée s’en est allée

A partir de 1963, elle pousse les portes des magazines de bande dessinée, faisant d’elle l’une des vraies pionnières du 9e art. René Goscinny lui met le pied à l’étrier par l’entremise de L’os à moelle. Viennent ensuite les revues Record, Tintin (où elle créée Hector) et Spirou (Les Gnangnan, Les naufragés, Robin les foies).

Goscinny lui propose de collaborer à célèbre magazine Pilote où elle imagine Cellulite. En 1972 et en parallèle du mensuel, elle participe à la création de L’écho des savanes avec Mandryka et Gotlib. Elle est aussi illustratrice pour des campagnes de publicité.

Dans l’Nouvel Ob’s elle ne lit que Bretecher

Comme le souligne Cookie Dingler dans sa chanson (peu d’auteurs ou autrices de bande dessinée ont eu l’honneur de voir leur nom dans une chanson), les lecteurs se précipitent pour lire Bretécher dans le Nouvel Obs à partir de 1973. C’est la naissance de sa série Les frustrés.

Ces petits moments du quotidien sont déclinés en série animée deux ans après sa naissance, en adaptation radio sur France Culture ou en pièces de théâtre par Dominique Lavanant et Josiane Balasko.

Grand prix spécial d’Angoulême en 1983, elle poursuit son immense carrière avec notamment Docteur Ventouse bobologue mais surtout Agrippine, son autre série-phare. A travers 9 albums, elle raconte le quotidien d’une adolescente bourgeoise.

Son trait est d’une grande modernité, souple, vif et piquant, son humour l’est aussi. Les portraits de ses contemporains sont incisifs et très drôles.

En plus d’être un pionnière en bande dessinée, elle n’hésite jamais à aborder des thèmes souvent tabous dans nos sociétés. Elle parle tour à tour de libération sexuelle, de contraception ou d’homosexualité. Cela détonne dans le monde très masculin du 9e art, faisant d’elle une féministe engagée et très écoutée.

Pour rendre hommage à Claire Bretécher, quoi de mieux que de (re)lire Les frustrés ou Agrippine. Cela n’a pas pris une ride et vous déridera.

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Le chapeau mystérieux de Monsieur Pinon https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-chapeau-mysterieux-de-monsieur-pinon-la-padula-sztybor-paquet/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-chapeau-mysterieux-de-monsieur-pinon-la-padula-sztybor-paquet/#respond Mon, 10 Feb 2020 13:34:17 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69080 Avec Le chapeau mystérieux de Monsieur Pinon édité chez Paquet, Bartosz Sztybor et Grazia La Padula nous content l’histoire d’un vieil homme grincheux à la recherche de magiciens qui seraient capables de le faire rentrer à nouveau dans son mystérieux chapeau.  UNE COURSE APRES LE TEMPS Tolek est juif, il est vieux, il est grincheux. […]

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Avec Le chapeau mystérieux de Monsieur Pinon édité chez Paquet, Bartosz Sztybor et Grazia La Padula nous content l’histoire d’un vieil homme grincheux à la recherche de magiciens qui seraient capables de le faire rentrer à nouveau dans son mystérieux chapeau. 

UNE COURSE APRES LE TEMPS

Tolek est juif, il est vieux, il est grincheux. Il court dans les rues de Paris à l’aide de sa canne à la recherche de magiciens qui pourraient le renvoyer dans son chapeau mystérieux.  Il faut faire vite, Tolek doit sauver le lapin qu’il a laissé à l’intérieur…

« Faites le marcher à nouveau. Faites moi entrer dedans ! »

C’est urgent.. le temps lui est compté, la mort rôde… Pour mener à bien sa mission et pour le convaincre de se faire soigner, un médecin lui propose un marché.

« Je vais vous aider mais à une condition vous devez prendre les médicaments que je vais vous prescrire. Marché conclu ? – Marché conclu. »

LE PASSé DE MONSIEUR PINON

Mais à qui appartient ce chapeau ? Comment et pourquoi Tolek l’a en sa possession? Et pourquoi tient-il tellement à rentrer à l’intérieur ?

Pour comprendre tout cela, il faut revenir dans le passé de Tolek et de Mr Pinon. En 1939, Monsieur Pinon était l’un des plus grands magiciens du monde. Il se produisait dans de grandes salles sans qu’aucun siège ne soit vide. C’est à cette occasion que Tolek a rencontré Mr Pinon.

Jeune et naïf, Tolek avait peur que le lapin soit pourchassé par des monstres qui se cachent dans le chapeau du magicien.

Mais au début de la guerre, les montres ne sont pas dans le chapeau mais en dehors et Tolek et sa famille sont en danger, pourchassés par les Allemands qui massacrent les juifs.

Est-ce que Monsieur Pinon va sauver la famille de Tolek ou préférera-t-il se sauver lui ?

LE CHAPEAU MYSTÉRIEUX DE MONSIEUR PINON : UN GRAPHISME A LA HAUTEUR DE L’HISTOIRE

Avec cette histoire Bartosz Sztybor mêle de manière très intelligente plusieurs thèmes. Il aborde la guerre, le génocide juif, la peur, le temps qui passe et la mort. Il traite tous ces sujets avec douceur sans que le lecteur soit étouffé par des sentiments trop pesants. L’histoire oscille entre passé et présent, entre réalité et fiction… Un joli conte à la manière d’Alice et du lapin blanc qui court toujours après le temps…

Pour le dessin Grazia La Padula surprend encore par la qualité de son travail. Après Jardin d’hiver de Renaud Dillies et Les échos invisibles de Tony Sandoval, elle démontre une fois de plus son immense talent. Le dessin est doux même quand cela devient dur, les regards sont d’une profondeur inimaginable et permettent de mettre en exergue les émotions de chaque personnage.

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La grande exposition des «Aventures fantastiques de Sacré-Cœur» https://www.comixtrip.fr/actualites/sacre-coeur-audouin-sarn-lezard-noir-savigny/ https://www.comixtrip.fr/actualites/sacre-coeur-audouin-sarn-lezard-noir-savigny/#respond Mon, 10 Feb 2020 13:24:23 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=actualites&p=69183 Du 1er au 15 Février 2020, Sacré-Cœur, le malicieux détective créé par Amélie Sarn (autrice) et Laurent Audouin (illustrateur) pose ses valises à la médiathèque de Savigny l’Evescault (86800) à quelques kilomètres de Poitiers. Sacré coeur dans le Poitou Après être passée par Saint-Germain-en-Laye, Darnétal, Uzès ou encore Fécamp, la formidable exposition des « Aventures fantastiques […]

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Du 1er au 15 Février 2020, Sacré-Cœur, le malicieux détective créé par Amélie Sarn (autrice) et Laurent Audouin (illustrateur) pose ses valises à la médiathèque de Savigny l’Evescault (86800) à quelques kilomètres de Poitiers.

Sacré coeur dans le Poitou

Après être passée par Saint-Germain-en-Laye, Darnétal, Uzès ou encore Fécamp, la formidable exposition des « Aventures fantastiques de Sacré-Cœur » se tient pour la première fois dans le Poitou.

C’est une occasion unique de découvrir les coulisses de la création des albums du jeune héros.

Le visiteur a la chance d’admirer des crayonnés, des dessins originaux et des reproductions grand format sur bâche qui témoignent du travail réalisé pour arriver à un résultat qui ravit petits et grands depuis dix tomes (parus aux éditions le Petit Lézard, ainsi que la nouvelle série spin-off Victor et Adélie).

Machines étonnantes

Mais le clou du spectacle réside dans la présence de véritables machines créées de toutes pièces par Laurent Audouin.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’automate de Méliès, le sous-marin de Sacré-Cœur, le fusil d’Eugène Billotin, le casque à Momie, le perforateur ou encore le pistolet à momies existent bel et bien et on peut même en manipuler quelques-unes.

La grande exposition des «Aventures fantastiques de Sacré-Cœur» : une exposition ludique et interactive unique en son genre !

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Maison Ikkoku https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/maison-ikkoku-takahashi-juliette-je-taime-delcourt/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/maison-ikkoku-takahashi-juliette-je-taime-delcourt/#respond Sun, 09 Feb 2020 09:56:11 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69152 Pour honorer sa récompense majeure, le Grand prix d’Angoulême 2020, les éditions Delcourt/Tonkam publient de nouveau Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi. Nostalgie nostalgie… Une nouvelle gardienne dans la Maison Ikkoku La maison Ikkoku est une pension japonaise où cohabitent plusieurs locataires. Parmi eux, il y a : Godaï Yusaku, dix-neuf ans, ronin, c’est à dire […]

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Pour honorer sa récompense majeure, le Grand prix d’Angoulême 2020, les éditions Delcourt/Tonkam publient de nouveau Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi. Nostalgie nostalgie…

Une nouvelle gardienne dans la Maison Ikkoku

La maison Ikkoku est une pension japonaise où cohabitent plusieurs locataires. Parmi eux, il y a :

  • Godaï Yusaku, dix-neuf ans, ronin, c’est à dire un étudiant qui a raté ses concours d’entrée à l’université. Il vit dans le chambre n°5, un lieu miteux, avec un trou dans le toit qui laisse passer la pluie. Indécis, peu travailleur, il est tête en l’air. Né en 1960, il vit chichement des colis que ses parents lui envoient ou de petits boulots. Il est souvent tourné en ridicule par les autres pensionnaires.
  • Ichinose Hanae, est une femme un peu ronde qui vit dans la chambre 1 avec son fils Kentaro – qui hurle souvent – mariée, on ne voit jamais son époux.
  • Akemi Roppongi, barmaid, elle papillonne de ci de là dans la pension. Toujours en tenue légère et sexy, elle n’hésite pas à mettre mal à l’aise le pauvre Godaï.
  • M. Yotsuya. C’est l’homme mystérieux de la Maison Ikkoku. Voyeur, pervers et cynique, il fait des trous dans sa cloison pour observer le pauvre Godaï. Il aurait un travail, mais personne ne sait vraiment quoi; surtout qu’il extorque les vivres du pauvre Godaï.

Toute cette maisonnée est en émoi, une nouvelle gardienne vient remplacer le précédent. Kyoko Otonashi débarque à la Maison Ikkoku avec Soichiro, son chien. Âgée de 20 ans, elle est veuve. Elle prend tout de suite son travail à cœur et veut prendre soin des pensionnaires. Une belle âme mélancolique, abîmée par le décès de son époux.

Tout le monde aime Kyoko

Efficace, charmante et rapidement indispensable, Kyoko écoute patiemment les uns et les autres. Ne s’épanchant pas sur son propre cas, elle ne se confie qu’à Soichiro, son compagnon de route qu’elle a prénommé comme son époux.

Laissant planer le doute sur sa vie passée, elle attire les hommes de la pension. En premier lieu, Godaï qui tombe toute de suite amoureux d’elle. Gauche dans sa façon de l’aborder, il tente de l’aider à réparer la toiture mais reçoit en guise de récompense, un gifle. D’ailleurs, Kyoko n’hésitera pas à refaire ce geste si besoin. Ne sachant pas qu’elle est veuve, l’étudiant tente une parade nuptiale, en vain…

(Re)découvrir Juliette je t’aime

Quel bonheur de (re)découvrir Maison Ikkoku, le manga ayant servi de base à la série animée Juliette je t’aime ! Ce magnifique seinen de Rumiko Takahashi fut créé en novembre 1980 dans le magazine Big Comics Spirit des éditions Shogakukan. Pendant sept ans, la mangaka imagine les aventures loufoques de ce pensionnat. Quinze volumes lui sont nécessaires pour développer les intrigues.

Juliette je t’aime fut, quant à elle, diffusée à partir de 1986 par Fuji TV au Japon et sur TF1 dans le Club Dorothée, deux ans plus tard. C’est ainsi que l’anime devient culte. Plus tard, les œuvres de Rumiko Takahashi  seront  aussi au programme du show de la première chaîne française (Ranma 1/2 et Lamu), faisant de la mangaka, une star internationale. D’ailleurs, elle est l’autrice la plus lue au monde avec plus de 200 millions d’exemplaires vendus (pour 200 livres créés).

Pour le dessin animé, les prénoms sont francisés. Ainsi Kyoko devient Juliette, Godaï – Hugo, Ichinose – Pauline ou Akemi – Charlotte.

Sympathique comédie romantique

Contrairement à la série animée, le manga est davantage axé sur la psychologie des personnages et leurs interactions. La reine du manga, Rumiko Takahashi, dévoile ainsi une romance asymétrique entre Godaï et Kyoko. Elle mise aussi sur l’humour pour tenir en haleine ses lecteurs. Le burlesque est fréquent, les situations cocasses (notamment la maladresse du ronin ou le fait qu’il soit le souffre-douleur des autres pensionnaires).

Les dialogues sont savoureux et incisifs. Il suffit de lire les quiproquos de ce pauvre Godaï pour rire facilement. Tous se moquent les uns des autres parfois avec cruauté, n’hésitant pas à amplifier les travers de chacun.

Ce premier volume de ce Perfect Edition ravira les fans de la série mais pourra attirer de nouveaux lecteurs. Si quelques éléments sont datés (le téléphone filaire, une pension pour locataire), Maison Ikkoku fonde son intrigue sur des thématiques universelles qui fonctionnent encore de nos jours. La narration est simple, d’une belle lisibilité et très rythmée. Quant au dessin de Rumiko Takahashi, il est magnifique. L’autrice de Rumic world 1 or W sait y faire. S’il semble lui aussi daté, le style graphique évoluera dans les tomes suivants. Les personnages sont très soignés visuellement. Bien qu’il soit un manga aux personnages humoristiques, il est pourtant très réaliste dans ses thèmes (le deuil et son acceptation, les étudiants et leurs difficultés à survivre, la précarité ou encore les femmes dans la société japonaise).

Relire Maison Ikkoku et retomber en enfance, cela fait un bien fou !

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Le roi de paille https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-roi-de-paille-dethan-dargaud-babylone-egypte/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/le-roi-de-paille-dethan-dargaud-babylone-egypte/#respond Wed, 05 Feb 2020 11:04:58 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=69052 Neith, fille de Pharaon, et son frère Sennedjem, fuient la cour. Ils se retrouvent prisonniers chez l’ennemi de leur père. Isabelle Dethan (Sur les terres d’Horus) imagine Le roi de paille, une grande fresque historique belle et haletante chez Dargaud. Encore une superbe série pour cette autrice de talent ! Fuir son destin Saïs au […]

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Neith, fille de Pharaon, et son frère Sennedjem, fuient la cour. Ils se retrouvent prisonniers chez l’ennemi de leur père. Isabelle Dethan (Sur les terres d’Horus) imagine Le roi de paille, une grande fresque historique belle et haletante chez Dargaud. Encore une superbe série pour cette autrice de talent !

Fuir son destin

Saïs au nord de la Basse-Egypte en 563 avant notre ère. C’est jour de fête. Toute la cité royale se presse autour d’Iahmès Saneith, le pharaon tout puissant.

Parmi les danseuses, il y a Neith, l’une des filles du souverain. A chaque fois qu’une danseuse réussit une belle performance, Pharaon la prend pour femme. Même si Neith est sa fille, cela ne change rien, elle deviendra son épouse.

Le soir venu, la jeune femme s’épanche sur son sort à Sennedjem, son demi-frère. Elle lui demande de partir avec lui. Ils fuient alors leur destin.

Le roi de Babylone, ennemi de Pharaon

Quelques jours plus tard, Sennedjem et Neith se retrouvent sur une felouque en direction de Babylone. Ils ont été enlevés.

Ils sont alors vendus au roi de la cité, ennemi de leur père. On découvre leur vraie identité. Une aubaine pour le souverain qui va s’en servir pour mettre la pression sur Pharaon. Pire, Sennedjem va subir le rituel du Roi de paille. Il sera la doublure du roi de Babylone lors d’un sacrifice…

Le roi de paille : sublime fresque historique

Lorsque l’on découvre la couverture du Roi de paille, tout de suite, on est séduit ! Le merveilleux trait d’Isabelle Dethan nous enchante ! Il suffit de se pencher sur ses planches pour admirer le dessin si délicat et élégant de l’autrice.

Pionnière de la bande dessinée dans les années 1990  – avec Claire Wendling, notamment – elle ne cesse de nous surprendre. Sa carrière professionnelle souligne tout cela. Elle a signé plus de 40 albums depuis 1993.

Ses décors sont majestueux, basés sur une documentation solide (elle est titulaire d’un CAPES de documentation). Les bâtiments, la végétation, l’eau, les cours intérieures, les colonnades ou les costumes, tout est étudié avec soin pour un réalisme que peu d’auteurs peuvent mettre en scène.

Si on est subjugué par tout cela, que dire des personnages ? Leurs postures et leurs regards finissent de nous convaincre de lire le premier opus de cette série.

Aquarelliste de talent

La fibre historique et les grandes fresques, Isabelle Dethan maîtrise cela à merveille. Chez Delcourt, elle a multiplié les série dans ce genre : Sur les terres d’Horus, Mémoire de sable, Le roi cyclope, Gaspard ou la malédiction du prince-fantôme ou encore les scénarios de Khéti fils du Nil avec Mazan ou Le tombeau d’Alexandre avec Julien Maffre.

Prenez le temps de regarder les vidéos Comixtrip ci-contre tournée dans son atelier pour découvrir tout son savoir-faire en terme d’aquarelle. Qu’est-ce que c’est beau la couleur directe ! Cela prend du temps mais le résultat est somptueux !

Aventure à suspense

Le roi de paille bénéficie aussi de l’intelligence narrative d’Isabelle Dethan. Le premier volume est avant tout une belle aventure entre suspense, complots de cour et grande rivalité entre l’empire égyptien et babylonien.

Le rituel du Roi de paille est avéré en Mésopotamie à partir de 1869 avant notre ère et très répandue entre 680 et 665. Pas moins de dix rois de substitution furent sacrifiés comme l’explique l’autrice de J’ai tué Philippe II de Macédoine sur la troisième de couverture.

La beauté du dessin, l’intrigue forte et des personnages bien campés : tous les ingrédients sont réunis pour passer une excellent moment de lecture avec ce Roi de paille !

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Les prix scolaires : Angoulême 2020 https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2020-notre-dossier/les-prix-scolaires-angouleme-2020-jourdy-vermeilles/ https://www.comixtrip.fr/dossiers/festival-angouleme-2020-notre-dossier/les-prix-scolaires-angouleme-2020-jourdy-vermeilles/#respond Tue, 04 Feb 2020 14:29:17 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=69031 Les prix scolaires : Angoulême 2020. La cérémonie des Prix scolaires s’est déroulée le jeudi 30 janvier au théâtre d’Angoulême. La quête d’Albert, Obie Koul et Le voyage de Marcel Grob ont remporté ces récompenses. Le fauve Jeunesse revient au merveilleux album Les vermeilles de Camille Jourdy. Très très bon palmarès ! Cette journée de […]

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Les prix scolaires : Angoulême 2020. La cérémonie des Prix scolaires s’est déroulée le jeudi 30 janvier au théâtre d’Angoulême. La quête d’Albert, Obie Koul et Le voyage de Marcel Grob ont remporté ces récompenses. Le fauve Jeunesse revient au merveilleux album Les vermeilles de Camille Jourdy. Très très bon palmarès !

Cette journée de jeudi était placée sous le signe présidentiel. En visite l’après-midi à Angoulême, Emmanuel Macron succédait ainsi à son ministre de la culture, Franck Riester, venu le matin dans la cité de la bande dessinée. Après un long discours, le président de la république remettait le premier prix découverte de la soirée à Adèle Maury (Prix jeunes talents 2020).

Emmanuel Macron parti, la cérémonie pouvait enfin se dérouler classiquement. Davy Mourier en maître loyal pouvait enfin faire ses blagues dans une ambiance plus joyeuse. A noter, une nouvelle catégorie de prix : le fauve jeunes adultes.

Le Prix des écoles d’Angoulême 2020 :

La quête d’Albert, d’Isabelle Arsenault (La Pastèque), lire notre chronique de l’album

Le Prix BD des collégiens 2020 :

Obie Koul, tome 1 de Makyo et Alessia Buffolo (Kennes), lire notre chronique de l’album

Le Prix BD des lycéens 2020 :

Le voyage de Marcel Grob, de Philippe Collin et Sébastien Goethals (Futuropolis), lire notre chronique de l’album

Le fauve Jeunesse 2020 :

Les Vermeilles, de Camille Jourdy (Actes Sud), lire notre chronique de l’album ainsi que l’interview de l’autrice par Damien Canteau à Saint Malo en 2019.

Le Fauve jeunes adultes 2020 :

Le tigre des neiges 4, de Akiko Higashimura (Le lézard noir)

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En attendant Une nuit à Rome 4 https://www.comixtrip.fr/dossiers/en-attendant-une-nuit-a-rome-4/ https://www.comixtrip.fr/dossiers/en-attendant-une-nuit-a-rome-4/#respond Tue, 04 Feb 2020 13:22:01 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=dossiers&p=68407 Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, toutes les séries ont une fin. Certaines, lorsqu'elles arrivent à leur terme, ont cette particularité de laisser ce petit goût de nostalgie. Une Nuit à Rome va connaitre à son tour son épilogue. n attendant, Jim nous a accordé un peu de son temps pour parler de Marie, du cinéma, de ses projets BD. Et quand on on se retrouve face à un tel passionné, les minutes qui défilent sont savoureuses.

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Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, toutes les séries ont une fin. Certaines, lorsqu’elles arrivent à leur terme, ont cette particularité de laisser ce petit goût de nostalgie. Une Nuit à Rome va connaitre à son tour son épilogue. Il nous reste encore quelques semaines avant de savoir où Jim va emmener Marie et Raphaël. Et on a envie de savourer l’attente de cet ultime épisode qui, quelque soit son dénouement, deviendra une série marquante. En attendant, Jim nous a accordé un peu de son temps pour parler de Marie, du cinéma, de ses projets BD. Et quand on se retrouve face à un tel passionné, les minutes qui défilent sont savoureuses.

Jim partage son travail sur Une nuit à Rome 4 (Bamboo/Grand Angle)) quelques mois avant sa sortie - décrypté par Comixtrip le site BD de référence

Huit ans après, le 4e et ultime tome de Une Nuit à Rome marquera la fin d’une série au succès indéniable en mai prochain. Bien qu’il soit trop tôt pour que tu en tires un bilan, quel a été ton ressenti lorsque tu as écrit le mot « Fin » ?

Jim : Ça ressemble à des adieux de deux personnes qui ne veulent pas se quitter, mais en vérité, nos personnages fétiches, on ne les quitte jamais. Il y a fort à parier que dans 5 ans, dans 10 ans, je dédicacerais des albums et dessinerais Marie. Certains personnages trouvent un écho dans le public, et on ne s’en sépare pas comme ça… et c’est tant mieux, ça fait dix ans que je vis avec eux. Qu’ils vivent par procuration une vie que je n’ai pas eue.

Est-ce difficile de conclure une histoire qui t’aura pris tant de temps ?

Conclure, non. Enfin, scénaristiquement, la fin ne m’a pas posé de souci. J’aime les fins. Les fins et les débuts. Les fins et les débuts c’est passionnant. Je passe ma vie à écrire des débuts, j’en ai plein mes tiroirs. Après, souvent ça se complique avec le milieu. Et si on ne trouve pas le milieu, on n’a pas souvent l’occasion de se questionner sur la fin. Il y a parfois des débuts qui viennent avec la fin, mais personnellement, je suis quelqu’un qui écrit des débuts. Et si ça me semble bon, j’essaie de continuer…

« Dans le tome 3, j’ai placé énormément de choses auxquelles je réponds dans le dernier… »

Cette fin justement, est-elle celle que tu avais imaginée dès le départ ou a-t-elle évolué au fil des années ?

Je tenais la fin pendant que j’écrivais le tome 3. La fin du premier cycle, je l’avais au départ écrit comme une piste possible, mais qui me semblait un peu trop évidente. Et puis, curieusement, elle plaisait à tout le monde quand je l’évoquais. Vraiment comme une évidence, du coup je n’ai pas eu le loisir de chercher autre chose. La fin du second cycle, elle m’est apparu dès l’écriture du 3, et j’ai placé des éléments pour bâtir au mieux le tome 4. C’est peut être le défaut du tome 3 d’ailleurs, il a besoin du tome 4 pour être complet. J’ai placé énormément de choses auxquelles je réponds dans le 4, ou qui deviennent payantes, prennent sens.

À trois mois de sa sortie, tu as déjà choisi et présenté la couverture de l’édition classique. En martelant l’importance du choix des bonnes nuances de couleur. L’occasion de mettre une nouvelle fois en valeur le travail de ton épouse et coloriste Delphine. Comment perçoit-elle la fin de Nuit à Rome ?

Alors,  je lui demande de ce pas. Le premier mot que j’entends est dans un éclat de rire : « délivrance !». Pour elle c’est dix ans de travail, quatre albums d’une centaine de planches chacun. Le travail sur Une nuit à Rome imprègne son parcours, il définit un peu son registre. Il y a un avant et un après pour elle avec cette série.

Jim partage son travail sur Une nuit à Rome 4 (Bamboo/Grand Angle)) quelques mois avant sa sortie - décrypté par Comixtrip le site BD de référenceJim partage son travail sur Une nuit à Rome 4 (Bamboo/Grand Angle)) quelques mois avant sa sortie - décrypté par Comixtrip le site BD de référenceJim partage son travail sur Une nuit à Rome 4 (Bamboo/Grand Angle)) quelques mois avant sa sortie - décrypté par Comixtrip le site BD de référence

L’adaptation au cinéma est-elle toujours d’actualité ?

Ce monde du cinéma est décidément un chemin extrêmement sinueux. Je me souviens de mon premier contrat cinéma, j’appelais les copains en disant « ça y est, je fais un film, j’ai signé ». C’est ce qui se passe quand un signe un album avec un éditeur, on sait qu’on travaille et à la fin, que ça va sortir. En signant avec un producteur, on sait qu’on part pour des années et lui-même ne sait pas si il montera le film. J’attends de boucler totalement l’album pour aller aux nouvelles sur Nuit à Rome version ciné. C’est toujours dans les tuyaux, mais où en est l’énergie ? Je ne sais pas.

« Cette année, je m’accorde un peu de temps sur le film que je travaille, Belle Enfant »

Même si prochainement va paraître la suite et fin de Detox que tu co-dessines avec Antonin Gallo, est-ce que le Jim dessinateur va faire une pause ?

Cette année, je m’accorde un peu de temps sur le film que je travaille, Belle Enfant. Et je prendrais la mesure de la démangeaison. Est-ce que dessiner va me manquer rapidement, ou est-ce que je ne ré-attaquerais qu’en fin d’année ? Je ne sais pas.

Parle-nous de tes différents projets en cours, que ce soit en BD ou au cinéma

Un beau projet avec Laurent Bonneau, un autre avec Antonin Gallo dès que Détox est achevé. Nous avons envie de travailler ensemble avec Jean-Michel Ponzio aussi, j’ai écrit un scénario mais je n’en suis pas entièrement satisfait, je dois le retravailler… ou le jeter (rires). Et puis, j’ai envie de découper un album, de crobarder, sans forcément savoir qui dessinera, mais revenir au plaisir du page après page…
Côté cinéma, Belle Enfant est un projet qui m’anime, sur un trio de jeunes femmes en Italie pour la fausse tentative de suicide de leur mère. Les lits séparés est un autre film que je prépare, et j’ai plusieurs autres scénarios en développement, sans savoir de quel côté ils vont basculer. Et Détox le film est également en écriture.

Tu diriges la collection de romans chez Grand Angle, est-ce toujours aussi enrichissant ? As-tu trouvé de nouveaux auteur.ice.s ?

Nous allons sortir le roman Une nuit à Rome, correspondant au cycle 1, et adapté par Ulysse Terrasson, déjà auteur de Plein de promesses. C’est intéressant car il embarque sa jeunesse dans l’écriture, et donne une vision « de l’intérieur » des personnages.

Les années 2010 auront été clairement un tournant dans ta carrière d’auteur, cette nouvelle décennie sera-t-elle celle de Jim réalisateur ?

Je n’en sais rien. « Toujours en mouvement est l’avenir » disait Yoda dans L’Empire contre-attaque. Ce que je sais, c’est que les années BD à venir vont être passionnantes, car je me retrouve devant une grande page blanche, avec un appétit gargantuesque de faire de beaux albums. Et je compte bien en profiter, car c’est un vrai terrain de liberté. Et que je savoure de plus en plus cette liberté là.

Jim partage son travail sur Une nuit à Rome 4 (Bamboo/Grand Angle)) quelques mois avant sa sortie - décrypté par Comixtrip le site BD de référence

« On n’a pas tous les jours l’occasion de faire revivre les gens qu’on aime bien… »

Lors d’un de nos précédents entretiens, tu ne fermais pas la porte à l’idée d’imaginer une suite ou un préquel de Nuit à Rome. Alors Jim ? Reverra-t-on un jour Marie & Raphaël ?

Mon cerveau me dit que non, mais mon ressenti me dit que oui. Je ne serai pas la même personne dans un an, dans deux ans, je sais juste que les dessiner à soixante ans ne me donne pas du tout envie. Peut être un roman un jour sur leur jeunesse, leur rencontre, ou peut être une BD ? En vérité, j’espère ne jamais y revenir. Cela voudra dire que je suis happé par plus grand, plus emballant. Mais si le plaisir est là, et que j’ai le sentiment de tenir une bonne histoire, en même temps pourquoi s’en priver ?
On n’a pas tous les jours l’occasion de faire revivre les gens qu’on aime bien… (rires)

 

Nous avons demandé à Jim de nous commenter la planche qui lui a donné le plus d’émotion pour ce dernier tome d’Une Nuit à Rome. La voici :

 

Jim partage son travail sur Une nuit à Rome 4 (Bamboo/Grand Angle)) quelques mois avant sa sortie - décrypté par Comixtrip le site BD de référence
Jim : Dans l’album, cette page me touche particulièrement, je ne suis pas certain que ce soit un choix de page qui tapera particulièrement dans l’œil des lecteurs, elle n’a rien d’épatant graphiquement en soi…
Mais justement, je la trouve visuellement d’une simplicité qui fait du bien, il y a juste le nécessaire pour raconter ce qu’elle doit raconter, tout en essayant d’être vivante… On est avec lui qui passe son coup de fil, simplement… C’est durant la crémation de la maman de Marie, une sorte de moment suspendu, de retour à l’essentiel.
D’un point de vue du contenu, je trouve rare en BD qu’un héros passe du temps avec sa maman, c’est un côté de nos vies qui compte, mais sur lequel on ne prend jamais le temps de s’arrêter… et puis, à titre personnel, je l’ai écrit en parlant à ma mère dans ma tête… Ce que dit le personnage, c’est moi qui le dit par le biais du livre. Comme une sorte de petit recul sur une vie. Bref, comme le disait la grande philosophe Jackie Quartz, c’est juste une mise au point…

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Aldobrando https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/aldobrando-gipi-critone-casterman/ https://www.comixtrip.fr/bibliotheque/aldobrando-gipi-critone-casterman/#respond Tue, 04 Feb 2020 13:17:29 +0000 http://www.comixtrip.fr/?post_type=bibliotheque&p=68545 Luigi Critone et Gipi signent avec Aldobrando une formidable histoire entre conte initiatique et fable politique. Une galerie de personnages drôles et romantiques au service d’un scénario diablement bien ficelé. PAR UN MATIN PLUVIEUX Il était une fois un ciel lourd strié de pluie. Il était une fois sur un chemin un « chevalier » fourbu qui […]

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Luigi Critone et Gipi signent avec Aldobrando une formidable histoire entre conte initiatique et fable politique. Une galerie de personnages drôles et romantiques au service d’un scénario diablement bien ficelé.

PAR UN MATIN PLUVIEUX

Il était une fois un ciel lourd strié de pluie. Il était une fois sur un chemin un « chevalier » fourbu qui avançait vers son destin. Avant de « descendre combattre à la Fosse « , un lieu étrange dont on ne sait pas s’il sortira vivant, il va confier son fils à un mage. Charge à ce dernier de le protéger et de l’éduquer.

Ainsi commence Aldobrando, le nouveau conte imaginé par Gipi et dessiné par Luigi Critone (à qui l’on doit déjà l’excellent Je, François Villon). Reprenant à leur compte tous les codes du conte pour enfants, les auteurs subliment une histoire originale sur plus de 200 planches.

A PARTIR D’UN JEU DE CARTES

Soit un petit bonhomme longiligne aux yeux ronds comme des billes et à la houppe qui fait penser à un Tintin qui aurait vieilli. C’est Aldobrando, gamin devenu grand qui part sur les routes à la recherche de l’Herbe du loup, une potion qui va lui dit-on, soigner soin vieux maître blessé à l’œil par un chat qui ne voulait pas  » bouillir « .

Tout est parti d’un jeu de société à base de cartes, Bruti, explique Gipi, dont est issu Aldobrando. Autour de ce jeune héros gravitent des personnages haut en couleur, du sire Gennaro Montecapoleone, sorte de

Don Quichotte mi-chevalier, mi-escroc qui le prend un temps à son service à à l’ignoble seigneur des Deux-Fontaines jusqu’à la belle princesse Bianca, tous sont tour à tour beaux, loufoques et monstrueux et constituent un monde médiéval fantasmé.

Aldobrando : A LA RECHERCHE DU GRAAL

Et si finalement la quête importait plus que son objet même ? C’est ce que semblent nous dire les deux auteurs. Au fil de ses aventures et de ses rencontres, Aldobrando va grandir et devenir autre, revenir différent de celui qu’il était au début de sa quête. L’Herbe du Loup fait alors office de Graal et porte en elle une leçon de vie. Ainsi, cette fresque picaresque est-elle aussi porteuse d’une morale que chacun pourra découvrir.

Luigi Critone propose ici un dessin à l’encre de Chine et lavis avec un ajout de couleurs vives magnifiquement travaillées par Francesco Daniele et Claudia Palescandolo. Dans ce récit sans temps morts, la poésie a aussi toute sa place. L’humour et le burlesque aussi. La collaboration scénaristique et graphique de ces deux Italiens trouvent ici une très belle expression. Et comme dans son précédent album, La Terre des Fils (Grand prix de la critique 2018 ) Gipi donne une fois encore libre cours à tout son talent de raconteur d’histoires.

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