L’existence relativement sordide de Martin Grospeiller

Les éditions Lapin dévoilent L’existence relativement sordide de Martin Grospeiller, un album de Lénaïc Vilain. Une bel album humoristique !

Célibataire vivant avec son chat, Martin Grospeiller n’est pas heureux dans sa vie sentimentale ni dans sa vie professionnelle. Il se prend râteau sur râteau lorsqu’il essaie de draguer des femmes. Il en est même rendu à acheter une poupée gonflable à taille humaine pour avoir un semblant de compagnie. Au boulot, il est quasi transparent aux yeux de ses collègues. Pourtant, il y met de la bonne volonté pour les aider. En vain. Pire, lorsqu’il part en vacances, il se sent désespérément seul et préfère rentrer.

Si les lecteurs pourraient le prendre en pitié, Martin n’est pourtant pas un mauvais bougre. Malgré ses déboires et désillusions, il est attachant. Pour conter ses mésaventures, Lénaïc Vilain n’hésite pas à le maltraiter pour faire rire. L’existence relativement sordide de Martin Grospeiller est en effet très drôle par son humour absurde, décalé et parfois très noir.

L’auteur de Bons baisers d’Iran chez Vraoum possède ce recul et cet humour qui lui permettent de publier des albums très sympathiques et drôles, comme Lu, vu, entendu, RAS ou Ainsi soient-ils. Avec L’existence relativement sordide de Martin Grospeiller, il confirme tout le bien que l’on pense de ses bandes dessinées.

Article posté le vendredi 10 avril 2020 par Damien Canteau

l'existence relativement sordide de martin grospeiller de Lenaïc Vilian (Lapin)
  • L’existence relativement sordide de Martin Grospeiller
  • Auteur : Lenaïc Vilain
  • Editeur : Lapin
  • Parution : 13 janvier 2020
  • Prix : 12 €
  • ISBN : 9782377540624

Résumé de l’éditeur : Martin Grospeiller… C’est celui dont personne ne se rappelle du nom sur les vieilles photos de classe. C’est le mec à qui on ne sait pas quoi dire dans l’ascenseur. C’est le collègue qui met mal à l’aise lors des pots et des réunions. C’est le client dont on ne veut pas connaître l’historique internet. C’est aussi le genre de gars qui fait un peu flipper naturellement et qui a contribué au succès du mot « malaisant ». Un personnage où même si ce n ‘est que de la BD papier, on a l’impression qu’il pue un peu quand même Martin Grospeiller, c’est du Mister Bean français sexualisé à ne pas montrer aux enfants.

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

En savoir