Top 10 des meilleurs mangas de sport

Les jeux Olympiques et le championnat d’Europe de football arrivent à grand pas, ce qui signifie qu’il est temps de se replonger dans les meilleurs mangas de sport de ces 35 dernières années. Un classement très difficile tant les bons titres sont nombreux. Toutefois, les classiques ne mentent pas et se retrouvent bien évidemment en pôle position. 

Forcément subjectif, le podium risque de faire débat, alors n’hésitez pas à partager votre avis, votre top 10 ou podium personnel dans les commentaires.

INDÉTRÔNABLE

1.

Captain Tsubasa fait partie des 10 meilleurs mangas sur le sport pour Comixtrip, le site spécialisé en bande dessinée

Le manga a été republié par Glénat en 2010 à l'occasion de la coupe du monde en Afrique du Sud

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Captain Tsubasa (Olive et Tom)
de Yoichi Takahashi (Glénat)

Tsubasa Ōzora (Olivier Atton) est un garçon de 11 ans qui ne vit que pour le football. Alors qu’il vient d’emménager dans une nouvelle ville, il surprend deux écoles rivales qui se disputent le terrain de foot municipal. Impressionné par Genzo Wakabayashi (Thomas Price), qui prétend être le meilleur gardien de but du Japon, il le défie en duel de façon spectaculaire. C’est alors que Tsubasa se fait remarquer par Roberto, un ancien membre de l’équipe du Brésil, qui deviendra son entraîneur personnel pour faire de ce jeune génie le plus grand joueur de foot japonais !

On ne le présente plus. Incontestablement, Captain Tsubasa est LA référence des mangas de sport ! Pré-publié initialement dans le Weekly Shōnen Jump au japon, c’est surtout la série animée Olive et Tom: Champions de Foot de 1983 qui propulsa ce manga vers les sommets. Peu à peu mis de côté au profit d’autres shonen populaires (Ken le Survivant,Dragon Ball, Saint Seiya…) il fallut attendre le début des années 2000 et la série Olive et Tom: Le retour, pour que la licence trouve un second souffle. Poursuivant sur cette dynamique nouvelle, l’auteur Yoichi Takahashi nous propose depuis 2013 la suite directe de son oeuvre, Captain Tsubasa: Rising Sun. Maintenant que les championnats nationaux sont terminés, l’équipe du japon va pouvoir se retrouver, et tenter de décrocher le titre de champion olympique à Madrid !

NEVER GIVE UP

2.

Hajime no ippo (Ippo)
de George Morikawa chez Kurokawa

Quel effet ça fait d’être fort ? Moi aussi je voudrais être fort ! Ippo Makunouchi est un lycéen timide souvent persécuté par les autres. Une rencontre avec le boxeur Takamura va lui faire découvrir la force insoupçonnée qui se cachait en lui… Depuis, Ippo caresse l’espoir de devenir boxeur pro et cherche à se faire admettre dans le club de boxe de Kamogawa.

Dans les pas de Rocky Balboa, cette série nous montre les milles et unes facettes du noble art. Si rien n’allait dans le sens d’Ippo à ses débuts en 1989, George Morikawa nous présente tome après tome, un garçon plein de motivation qui se hissera jusqu’au sommet de la boxe mondiale. A ce jour, quatre saisons de grand standing sont proposées chez Kurokawa en France, couplé à trois séries animées, pour un total de 127 épisodes. Bien plus qu’une leçon de courage, Ippo nous fait prendre conscience qu’il est vital de croire en ses rêves et de tout mettre en oeuvre pour y parvenir, quoiqu’il en coûte.

AMOUR ET TALENT

3.

Atakkā YOU! (Jeanne et Serge)
de Shizuo Koizumi chez Kōdansha et Déclic Images

Cette série raconte l’histoire de Yū (Jeanne), jeune lycéenne tout juste arrivée à Tokyo, et qui se découvre une passion pour le volley-ballet. Dans le même temps, la demoiselle s’amourache également de Shiro (Serge) qui joue, lui dans l’équipe masculine de volley-ball.

Au fil des 58 épisodes qui composent l’animé, nous suivrons Jeanne, de la simple équipe d’amateur de volley-ball au sein de son lycée jusqu’à ses qualifications pour les Jeux olympiques de Séoul. Reconnaissable à son humour décalé, ce classique des mangas de sport est une adaptation pour le petit écran de la trilogie papier Atakkā YOU!. Intrigue familiale, problèmes de cœur, et match de volley acharnés, rien n’est à jeter ! Jeanne est Serge est à n’en pas douter la meilleur déclinaison moderne de ce sport en manga !

4.

Kuroko no Basket (Kuroko’s basket)
de Fujimaki Tadatoshi chez Kazé Manga

C’est la rentrée au club de basket-ball du lycée Seirin et cette année, deux rookies se démarquent… D’un côté, le volcanique Taiga Kagami, fraîchement revenu des États-Unis où il a fait ses armes sous les arceaux. De l’autre, le chétif et très effacé Tetsuya Kuroko dont on murmure qu’il aurait fait partie de l’équipe de basket du collège Teikô, la légendaire “Génération Miracle” ! Et si ces deux joueurs que tout oppose étaient amenés à se compléter à merveille sur le terrain ?

Ce ne sont pas les manga de basket qui manquent, mais celui-là est simplement fantastique. Une notoriété fulgurante pour un manga qui a soufflé ses sept bougies en décembre. Relativement populaire au japon depuis sa pré-publication dans le Weekly Shōnen Jump, la licence a décollé en Europe avec son apparition sur le marché en 2012. Jeune mais déjà terminé en trente tomes, le manga trouve désormais une suite sous le titre Kuroko’s Basket: Extra Game.

5.

Moero! Toppu Sutoraikā (L’École des champions)
de Ryô Yasumura et Thibaut Chatel chez 
Nippon Animation

L’histoire se déroule à Gênes, en Italie. Hikaru Yoshikawa est un jeune japonais (Benjamin Lefranc, une jeune français dans la VF) passionné de football et qui a su développer ses capacités en s’entraînant seul ou avec ses amis. Le docteur Robson, ancien joueur professionnel, le remarque et décide de l’entraîner. Il jouera tout d’abord dans l’équipe de Colombus puis dans celle de Gênes et enfin dans l’équipe des Ailes de Jupiter, équipe composée de jeunes talents, qui est alors créée, et dont Benjamin sera le capitaine. Le footballeur fera aussi la rencontre de Catherine Townsend, une jeune fille destinée à devenir une grande danseuse.

Les années 90 sont décidément pleines de surprises. Période prolifique dans le développement des dessins animés japonais, les amateurs de ballon rond n’auront pas raté l’arrivée de l’Ecole des champions, dessin animé diffusé sur France 3, en 52 épisodes, et dont les trois derniers créent encore aujourd’hui la polémique à cause de leur fabrication hasardeuse. Similaire à Olive et Tom, la série n’en reste pas moins captivante, plaçant l’histoire en Italie, et proposant une intrigue des plus originale. Un classique parmi les classique qui mérite bien sa cinquième place.

6.

Inisharu Dī (Initial D)
de Shūichi Shigeno chez Kazé Manga

Au Mont Akina, les courses entre pilotes chevronnés se déroulent tous les week-ends. Mais l’équipe locale des Speedstars semble dépassée par l’arrivée massive de stars du volant. Devant l’impossibilité de relever un défi qui leur est proposé, une seule solution apparaît : faire confiance à la légende urbaine qui court sur un mystérieux pilote local dévalant la montagne à toute allure. Personne ne soupçonne alors Takumi Fujiwara, lycéen de dix-huit ans inculte en voitures, d’être ce génie du volant. Le jeune homme ne fait que livrer le tofu familial dans la région, par conséquent, il connaît les routes du coin par cœur, au volant de sa Toyota Sprinter Trueno (AE86).

Enfin un représentant des sports mécaniques digne de ce nom ! Plutôt rare dans la sphère manga, les histoire de voitures et autres bolides à la Fast And Furious sont pour une fois parfaitement mis à l’honneur ! Près de 43 volumes pour la version manga, 5 saisons en version animée, 4 OAV et 5 film d’animation (dont l’ultime partie doit sortir en février 2016) ont permis à la licence de gagner ses lettres de noblesse et de s’affirmer en tant que numéro un des mangas mécanique.

7.

Aishīrudo nijūichi (Eyeshield 21)
de Riichirō Inagaki et  Yusuke Murata chez Glénat

Sena Kobayakawa est un jeune homme frêle et craintif. À force de jouer les larbins pour les autres, il a acquis une vitesse de course phénoménale. Dès son arrivée au lycée, il est remarqué par Yōichi Hiruma, le démoniaque Quarter Back de l’équipe de football américain de son lycée, les Deimon Devil Bats. Si, au début, Sena accepte d’en faire partie en tant que simple secrétaire, il va rapidement devenir Eyeshield 21, le mystérieux Running Back de l’équipe. L’histoire se focalise tout autant sur l’évolution de l’équipe, sur l’élargissement de son effectif, que sur le rêve irréaliste des vétérans du club, Hiruma et Kurita, de participer au Christmas Bowl.

Des centaines de millions de personnes regardent le Super Bowl, rendant de plus en plus populaire cette compétition sportive démesurée. Une popularité si grande, qu’elle en a même contaminée le manga, avec la très célèbre licence Eyeshield 21. Ce titre est très certainement, la transcription parfaite de ce sport de stratégie, transformant les joueurs en véritable super-héros. C’est bien là tout l’intérêt de cette série qui dote ses personnages de capacités hors du commun, tout au long des 37 tomes édités chez Glénat, et des 145 épisodes de la série animée. Un titre désormais terminé, mais qui reste gravé dans les mémoires !

8.

Eichi Tsū (H2)
de Mitsuru Adachi chez Tonkam

Hiro et Hatsushi se sont inscrits dans un lycée où il n’y a pas d’équipe de baseball. Leur médecin a été catégorique : si Hiro lance des balles, son coude lâchera sous trois mois, et si Hatsushi continue à jouer receveur, c’est sa hanche qui en paiera le prix. A peine arrivé dans le nouvel établissement, Hiro tombe amoureux de Haruka, une jeune fille aussi jolie que maladroite. Grande fan de base-ball, elle tente de créer un club amateur. Le meilleur joueur de l’équipe de foot du lycée, espérant la séduire, engage un match de base-ball entre son équipe et ce club amateur. Hiro et Hatsushi, qui ne supportent pas son complexe de supériorité, décident d’agir.

Bien plus qu’une simple série sur le baseball, H2 se veut être une magnifique porte d’entrée dans l’univers d’Adachi, dont le style risque d’en dérouter plus d’un. Cette licence est sans aucun doute une pierre angulaire du catalogue de Tonkam, dont les 34 volumes nous permettent de mieux percevoir un sport vedette aux USA, mais trop peu médiatisé dans le reste du monde. Afin de compléter l’expérience H2, une série animée de 41 épisodes est disponible chez Déclic Images.

9.

Shamo (Coq de combat)
de Izō Hashimoto et Akio Tanaka chez Delcourt

Ryô Narushima a seize ans lorsqu’il poignarde ses parents. Désormais incarcéré dans une prison pour mineurs où la violence fait loi, il est la cible de tous. Mais la rencontre avec un étrange prisonnier, un homme radical, condamné pour avoir tenté d’assassiner un premier ministre, qui lui enseignera le plus dur des karatés, redonnera enfin un sens à sa vie et fera de lui un vrai coq de combat.

En se servant de la prison comme cadre, et de la violence comme thème principal, on pourrait considérer ce manga comme une oeuvre engagée. La licence a su s’imposer comme une figure majeure parmi les seinen où l’ultra-violence ambiante reflète la diversité des pressions sociales et des caractères de l’être humain. Il y a matière a réfléchir, et c’est très rare pour un manga de cette gamme, terminé cette année au japon pour un total de 34 volumes.

10.

Ea gia (Air Gear)
de Ōgure Ito chez Pika 

Pour échapper à la gravité et transformer la ville en immense terrain de jeu, un nouveau sport a fait son apparition : l’Air Treck. Des rollers d’un nouveau genre sont nés. Ils intègrent un moteur de petite taille extrêmement puissant. Ikki n’a que faire de cette discipline, jusqu’au jour où les Skull Saders, des adeptes d’Air Treck s’en mêlent. Pour les vaincre, il devra maîtriser l’Air Treck. Quatre sœurs seront des alliées aussi inattendues que puissantes.

C’est un manga des plus original que nous retrouvons ici, avec le roller comme vedette. Ou plutôt, l’Air Treck ! Dans ce monde futuriste étrangement proche,  le style nous emporte loin du traditionnel schéma victoires/défaites propres aux mangas de sport. Les 26 épisodes de la série animé raviront les amateurs de cette licence qui en compte 37 pour la version papier.

Article posté le lundi 28 décembre 2015 par Hugo Noirtault

À propos de l'auteur de cet article

Hugo Noirtault

Hugo Noirtault

Intro: "C'est pas moi qu'explique mal, c'est les autres qui sont cons !" - Perceval de GallesRien ne me prédestinait à tomber amoureux du 9e art... C'était sans compter sur le génie d'Hiromu Arakawa. Les aventures des frères Elric dans Full Metal Alchemist m'ont tenu en haleine dix ans durant, avant de laisser place aux comics américains. Une passion inaliénable malgré les années, et qui m'a poussé à imaginer un avenir en tant que journaliste. Etudiant à l'Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT), je me suis lancé comme défi de rendre cet art accessible à tous, n'en déplaise aux fanatiques. Ecrit, radio, web, tv/vidéo... j'aspire à devenir polyvalent afin de réaliser les plus beaux sujets possible pour Comixtrip !Conclusion: "La canne (à pêche) ? ça sert à rien… Du coup ça nous renvoie à notre propre utilité : l’Homme face à l’Absurde !" - Perceval de Galles

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