Marsupilami : Monsieur Xing Yun

Notre avis : Les nouvelles aventures du Marsupilami : Monsieur Xing Yun sont telles qu’on les connait : sympathiques, drôles et captivantes !

Le Marsupilami est de retour, dans cette toute nouvelle aventure aux éditions Dupuis. Cette fois, le célèbre « singe tacheté » va devenir une proie pour un personnage plutôt curieux. Monsieur Xing Yun est l’homme le plus malchanceux du monde. Il a tout essayé pour enrayer cette malédiction : talismans, amulettes, folklore chinois, européen, hindou… Rien n’y fait. Chez lui, dehors, en pleine montagne ou sur une plage, le pauvre a forcément une mésaventure allant d’un nuage de pluie qui le suit, à un lumbago qui se déclenche s’il se baisse pour ramasser quelque chose.

Un jour, il entend que les poils d’un étrange animal de Palombie confèrent à son propriétaire une chance inouïe. Monsieur Xing Yun veut tenter cette histoire, et s’envole pour cette jungle hostile en quête des précieux poils. Mais forcément avec autant de malchance, cela donne une aventure déjantée et très drôle.

On prend plaisir à retrouver notre cher Marsupilami, et un personnage sympathique dans cette nouvelle aventure signée Batem et Stéphan Colman.

  • Marsupilami 31 : Monsieur Xing Yun
  • Scénariste : Stéphan Colman
  • Dessinateur : Batem
  • Editeur : Dupuis
  • Parution : 24 avril 2018
  • Prix : 10,95 €
  • ISBN : 9782800173986

Résumé de l’éditeur : Monsieur Xing Yun est un citoyen chinois ordinaire, menant une vie ordinaire dans une ville ordinaire… Or, depuis le jour de sa naissance, le malheureux est accablé d’une terrible malédiction : il est l’homme le plus malchanceux du monde !

Ayant testé, sans succès, d’innombrables talismans, amulettes, grigris et autres porte-bonheurs, et abandonnant tout espoir face à la fatalité, l’infortuné monsieur Xing Yun s’est retiré dans un monastère ordinaire où un vénérable moine lui confie un secret extraordinaire : « Il existerait, cachée quelque part de l’autre côté du monde au plus profond d’une impénétrable jungle, une créature jaune tachetée de noir dont les poils seraient la plus efficace source de chance promise à leur heureux propriétaire. »

La cité sans nom : Le secret du coeur de pierre

Notre avis : La suite de la série jeunesse, La cité sans nom, est toujours aussi passionnante, et très rythmée.

Dans le tome 1, on a pu découvrir un jeune soldat de l’empire Dao, Kaidu, qui ne souhaite que la paix et qui souhaite découvrir la belle et grande cité sans nom. Parmi ses habitants, il rencontre Rate, une jeune fille des rues avec qui il va participer au sauvetage du général et de son fils. Reconnaissant, le général autorise les habitants de la forteresse à aller et venir dans la cité comme ils le veulent, et a créer un conseil pour gouverner la cité plus justement.

Mais son fils ne l’entend pas de cette oreille, et pourrait bien s’opposer à un tel projet de manière plutôt inattendue. Face à une menace plus que grandissante, Rate et Kaidu vont partir à la recherche du mystérieux pouvoir des bâtisseurs de la Cité sans Nom.

Un album toujours dessiné par l’excellente Faith Erin Hicks, qui nous prouve une fois de plus que le pouvoir n’est pas une chose acquise, mais qui se mérite. Un album à découvrir aux éditions Rue de Sèvres.

  • La cité sans nom : le secret du coeur de pierre
  • Auteure : Faith Erin Hicks
  • Editeur : Rue de Sèvres
  • Parution :
  • Prix : 16€
  • ISBN : 9782369813736

Résumé de l’éditeur : Après avoir déjoué une tentative d’assassinat sur le général de Toutes-Lames et son fils, Kaidu et Rate sont acclamés en héros. La vie reprend son cours au sein du Palais, tandis que le projet d’un Conseil où chacun pourrait participer aux décisions de la Cité se dessine. Mais les feux de la révolte couvent toujours, et tous ne sont pas prêts à siéger parmi leurs ennemis. La menace s’intensifie, décidant Kaidu et Rate à se lancer à la recherche du mystérieux pouvoir des bâtisseurs de la Cité sans Nom. Nos deux héros devront plus que jamais rester soudés et déterminés face à cette nouvelle menace qui plane sur la Cité sans Nom et pourrait bien l’engloutir dans les flammes et la destruction.

DanMachi : Bell à l’assaut du 10ème sous-sol

Notre avis : La suite de DanMachi est toujours aussi héroïque, avec notre héros Bell que l’on prend plaisir à retrouver.

Bell veut devenir encore plus fort pour impressionner celle qu’il aime. Mais pour cela, il doit avancer dans les sous-sols du donjon. Cette fois, il veut atteindre le seuil critique du 10ème sous-sol. Il va y parvenir grâce à Liliruka, sa porteuse. Mais il ne se doute pas qu’une trahison se fomente dans son dos. De plus, Bell va devoir choisir quel genre de héros il veut devenir…

Nouveaux pouvoirs, nouvelles aventures, la suite de DanMachi est épique, comme toujours. Bell est fidèle à lui-même et reste le héros que l’on aime.

Un manga dont on vous à déjà présentés les précédentes aventures, signé Kunieda et Fujino Omori aux éditions Ototo.

  • DanMachi tome 4
  • Auteurs : Kunieda et Fujino Omori
  • Editeur : Ototo
  • Parution : 20 avril 2018
  • Prix : 6,99 €
  • ISBN : 9782377170999

Résumé de l’éditeur : Nombreux sont les dieux venus s’installer dans la Cité-Labyrinthe d’Orario, bénissant les mortels qui s’aventurent dans son dédale souterrain en quête de pouvoir, de fortune ou de filles ?! C’est en tout cas le souhait de Bell Cranel, un aventurier novice sous la bénédiction de l’impopulaire déesse Hestia. Sauvé de justesse par la belle Aiz Wallenstein, une épéiste hors pair, Bell s’engage à suivre ses traces et à devenir un aventurier digne de se mesurer à elle. Bien décidé à relever ce nouveau défi, Bell plonge dans le mystérieux Donjon avec une énergie nouvelle qui ne manquera pas d’attirer l’attention de certains dieux.

Final Crisis tome 1

Notre avis : Une équipe de super-héros bien loin des classiques, une sympathique découverte dans Final Crisis scénarisé par le grand Grant Morrison !

Un apprenti sorcier, un chevalier de Camelot, une prestidigitatrice membre de la Ligue de Justice, et un justicier new-yorkais, voici l’équipe de choc qui, sans se rencontrer dans un premier temps, va lutter contre des ennemis qui désirent conquérir le monde. Ces 4 super-héros peu connus du grand public vont pouvoir enrayer une menace, même si celle-ci va se finir aux portes de l’Apocalypse.

Grant Morrison, habitué des séries DC à succès comme Wonder Woman Terre Un ou All Star Superman est accompagné, lui aussi, de son équipe de choc. Aux dessins on retrouve Simone Bianchi (Detective Comics), Cameron Stewart (Batgirl), Ryan Sook (Les patients d’Arkham), Frazer Irving (Batman & Robin) ainsi que J.H Williams III (Sandman Ouverture).

Les deux premiers tomes de la série seront sous l’appellation Seven Soliders avant de finir dans un crossover détonnant, Final Crisis. Une série à découvrir absolument, pour découvrir de nouveaux héros, mais aussi anticiper un gros événement dans l’univers des comics. Final Crisis tome 1 est publié aux éditions Urban Comics.

  • Final Crisis tome 1
  • Scénariste : Grant Morrison
  • Dessinateurs : Simone Bianchi, Stewart Cameron, Irving Frazer, Sook Ryan et Williams III JH
  • Editeur : Urban Comics
  • Parution : 18 mai 2018
  • Prix : 35€
  • ISBN : 9791026814627

Résumé de l’éditeur : Un apprenti sorcier, un chevalier de l’époque de Camelot, une prestidigitatrice membre de la Ligue de Justice et un justicier new-yorkais employé par un grand quotidien.
Séparément, ils affrontent des ennemis destinés à conquérir le monde, sans se douter que toutes ces menaces sont reliées les unes aux autres.

Lady Killer #2 – Les vices de Miami –

Notre avis : On connaît désormais son mode opératoire. Comme dans le premier tome, l’héroïne de Lady Killer, s’immisce dans la maison d’une vieille dame bourgeoise pour honorer son contrat. Grimée en commerciale, elle attendra le moment propice pour donner le coup fatal à cette tante dont l’héritage semble être désiré expressément par son neveu…

Une fois les tâches accomplies et les taches disparues, Josie Schuller reprend le cours de sa vie en rejoignant filles, mari et belle-mère, tous fraîchement installés dans la ville de Cocoa Beach. Comme elle l’avait envisagée à la fin de l’épisode précédent, la tueuse à gages travaille désormais à son compte. Pour Josie, sept règles sont à respecter pour ses missions en indépendant. Après les avoir énumérées au début de ce deuxième tome, elle se rendra compte qu’elle ne les avait pas forcément placées dans le bon ordre.

Même si la jolie brune se débrouille plutôt bien, l’arrivée surprise d’un ancien collègue va s’avérer salvatrice. en tout cas, au premier abord. En effet, alors qu’elle finissait de nettoyer une scène de crime, un visage connu apparaît de nulle part. Irving avait déjà auparavant fait preuve de sa faculté à effacer toute trace morbide avec rapidité et professionnalisme. Disparu de la circulation depuis  l’Exposition Universelle, Irving va devenir un personnage récurrent dans ce deuxième opus de Lady Killer. N’hésitant pas à se présenter comme l’oncle de Josie auprès de la famille, il n’avait certainement pas imaginé être reconnu par la belle-maman qui n’émet aucun doute sur le passé houleux du nettoyeur…

C’est en ayant l’explication de leur rencontre que surgit le premier des deux flashbacks inédits de la série. L’un donnera un crédit important à celle qui connait la véritable identité de Josie, l’autre distillera les premiers indices qui expliquent comment on peut devenir une femme au côté si obscur.

Cette fois-ci seule aux commandes, Joëlle Jones offre une suite de Lady Killer d’une très belle fluidité. D’abord, avec un scénario solide qui confirme les belles promesses entrevues lorsque elle était associée, pour le premier opus, avec Jamie S. Rich. J. Jones donne de l’épaisseur à ses personnages. De la belle-mère à notre héroïne, en passant par le gentil mari qui devient de moins en moins naïf, l’auteure de Lady Killer, offre une suite équilibrée et crédible. À noter que À couteaux tirés était dépourvu du moindre cartouche. Dans Les vices de Miami, Ils apparaissent pour nous témoigner les pensées de Josie. Une évolution bien sentie pour entrer un peu plus dans la psychologie de la tueuse au foyer.

Et puis, on ne peut absolument pas passer à côté de la patte graphique de la jeune femme. La couverture de ce second volet reste une savoureuse mise en bouche de ce qui nous attend à l’intérieur de l’album. Là encore, se dévoile une superbe variété tant au niveau du dessin que les couleurs toujours justes selon l’intensité des scènes.

Lady Killer confirme les promesses entrevues précédemment. Une protagoniste aussi sûre de ses gestes tranchants que fébrile dans sa vie familiale, n’a pas fini de nous surprendre. Et au vu du cliffhanger ce ce nouvel opus, nous avons hâte de savoir comment Josie pourra gérer une réapparition des plus inattendues…

  • Lady Killer : Tome 2, Les vices de Miami
  • Auteure : Joëlle Jones
  • Dessinatrice : Joëlle Jones
  • Couleur : Michelle Madsen
  • Éditeur : Glénat Comics
  • Prix : 15,95 €
  • Parution : janvier 2018

Résumé de l’éditeurLa famille Schuller déménage du côté de Cocoa Beach, en Floride, et continue de mener son petit train de vie. Josie, elle, jongle toujours entre les réunions tupperware, les devoirs des enfants et quelques contrats d’assassinat. Jusqu’au jour où une ancienne connaissance qu’elle aurait préféré oublier fait son apparition. Son petit quotidien risque de rapidement devenir moins tranquille…

 

Mémoires de Marie-Antoinette, tome 2

Après un premier volume qui nous avait agréablement surpris, Noël Simsolo et Isa Python poursuivent Mémoires de Marie-Antoinette, une belle fresque historique juste et passionnante.

Dans ce deuxième opus, Marie-Antoinette est toujours en fâcheuse posture, emprisonnée avec Louis XVI et ses deux enfants à la Conciergerie. C’est dans son cachot qu’elle poursuit la rédaction de ses mémoires. Elle se souvient des moments précédant la Révolution Française : les Etats-Généraux, le Serment du jeu de paume et la volonté de quitter Paris au plus tôt…

Comme pour le premier volume, l’idée de faire raconter la Révolution Française par Marie-Antoinette est intelligent. Noël Simsolo (Beauté noire et le groupe Prospero avec Olivier Balez) tisse un récit entre flasbacks et scènes à la Conciergerie. Malmenée, malaimée, insultée de traitresse, Marie-Antoinette ne conquit jamais le cœur des sujets du royaume. Ainsi sa vision semble d’une grande pertinence. Le lecteur la quitte d’ailleurs, la tête sur le billot de la guillotine. Une fin inexorable !

Le travail de Isa Python est toujours aussi intéressant et bon que dans le précédent opus. Un trait semi-réaliste sobre et efficace; des décors précis et fouillés.

  • Mémoires de Marie-Antoinette, tome 2 : Révolution
  • Scénariste : Noël Simsolo
  • Dessinatrice : Isa Python
  • Coloriste : Scarlett Smulkowski
  • Editeur : Glénat
  • Parution : 16 mai 2018
  • Prix : 19.50€
  • ISBN : 9782344013359

Résumé de l’éditeur : Un portrait sans concession de la plus célèbre des reines. En choisissant de raconter la vie de Marie-Antoinette comme si elle écrivait ses propres mémoires, Noël Simsolo trouve le ton juste pour brosser un portrait à la fois complet et touchant de la plus célèbre reine de France, auquel le trait léger et délicat d’Isa Python vient apporter un supplément d’élégance.

La cosmologie du futur

Et si de gentilles petites mésanges se mettaient à discourir sur la politique française, cela donnerait La cosmologie du futur, un excellent album de Alessandro Pignocchi aux éditions Steinkis.

Inspiré de son blog Puntish, les deux volumes de Petit traité d’écologie sauvage sont un formidable exercice de style de Alessandro Pignocchi. Ce chercheur en sciences cognitives et philosophie de l’art met en scène un futur où les dirigeants des états du monde mettaient en œuvre les préceptes des Jivaros, peuple animiste.

Ainsi dans un premier temps, deux mésanges discourent sur la politique française et plus particulièrement sur la dernière campagne pour les élections présidentielles. Dans un deuxième temps, le lecteur assiste au débat des non-candidats : Mélenchon et Hamon, plus occupés à regarder la nature pousser chez eux que de se lancer dans une élection incertaine. Dans un troisième temps, Trump et Macron se rencontrent et ne parlent que de colibris. Et enfin, une anthropologue vient observer à l’état brut des hommes dans leur espace naturel de Bois-le-roi…

On peut le dire tout de suite : c’est bon, c’est beau et c’est drôle ! D’abord par l’intelligence de son propos : le respect de la nature. Il y a aussi un humour dévastateur par de gentilles mésanges tueuses (comme dans le film Les oiseaux de Hitchkock), des hommes politiques pour une fois pas intéressés par leur personne mais par le monde qui les entourent et enfin les planches sont magnifiques. Les aquarelles de l’auteur sont splendides.

  • Petit traité d’écologie sauvage 2 : La cosmologie du futur
  • Auteur : Alessandro Pignocchi
  • Editeur : Steinkis
  • Parution : 02 mai 2018
  • Prix : 14€
  • ISBN : 9782368461860

Résumé de l’éditeur : Dans un monde inversé, il est reconnu que les animaux et les plantes ont une vie intellectuelle et sentimentale similaire à celles des humains. La culture occidentale traditionnelle ne subsiste que dans quelques régions françaises où un anthropologue jivaro l’étudie et milite pour sa sauvegarde.

Jour blanc

Livre étonnant et singulier, Jour blanc est une œuvre immense de Alexis Gallissaires aux éditions Allia. Plongée dans les rêves et cauchemars d’un Français au Canada.

16 mètres, oui 16 mètres  ! Voilà le nombre vertigineux de la taille du livre-objet Jour blanc si on le déplie. A l’image de La grande guerre de Joe Sacco, l’œuvre de Alexis Gallissaires est monumentale. Dans ce superbe livre, l’auteur né en 1980 à Perpignan met en image et en texte, l’étrange mise en abîme, le tourbillon de vie de Paul, petit Français exilé au Canada. Ses rêves et ses cauchemars – sous l’effet de drogues – sont ainsi mis à nu, simples et beaux devant les yeux du lecteur. Extrêmement bien écrit – les mots psés apportent de la poésie – Jour blanc subjugue, attire comme il questionne. Le narrateur se raconte ainsi dans un texte qui s’étend sur l’ensemble des pages . Une longue litanie intelligente entre attirance et répulsion et c’est ce qui plait !

Ce leporello (livre qui se présente sous la forme d’un soufflet que l’on déplie comme un accordéon) fascine aussi par une partie graphique de très grande qualité. Les dessins au crayon de Alexis Gallissaires sont hypnotiques et détaillés.

  • Jour blanc
  • Auteur : Alexis Gallissaires
  • Editeur : Allia
  • Parution : 15 mars 2018
  • Prix : 30€
  • ISBN : 979-1030408560

Résumé de l’éditeur : ‘‘Dans la chambre de Paul, tout est parfait. Tout est ordonné. Rien n’est inattendu et rien ne jure. Chaque relief a été effacé, même ceux qui ailleurs séparent encore les jours des nuits. Dans cette chambre, le temps bégaye, la symétrie d’un seul et unique moment. Cette monotonie, Paul l’entretient scrupuleusement car rien ne doit la briser. Alors il doit rester vigilant, il sait que la perfection exige des sacrifices. Après tout, chaque utopie est aussi une aliénation. Oui, entre ces murs, Paul a fondé une société idéale, entièrement dévouée à un seul objectif, un territoire où l’unique loi est celle de la perpétuelle égalité. C’est certain, Paul a créé un monde parfait, à ceci près, peut-être, que, dans ce monde, tout est faux. Mais, après tout, chaque rêve n’est-il pas aussi une hallucination ?’’

 

Glory owl #3

Recueil de strips décalés, déjantés et drôles, Glory Owl est proposé par Mandrill Jonhson, Gad, Bathroom Quest, Chariospirale et JJ Charogne et publié aux éditions Même pas mal.

Après un deuxième recueil en 2015 qui nous avait fait beaucoup rire, Glory Owl est de retour avec un troisième opus trois ans plus tard. Il le fallait ce temps très long pour que les cinq auteurs pondent leurs délires complétement déjantés. Comme pour les deux autres volumes, l’humour noir, scatologique et trash est au rendez-vous. Mais attention, tout cela n’est pas gratuit, il y a du fond derrière ces mini-récits en trois cases. Ils peuvent parfois déranger mais ils interrogent sur nos sociétés contemporaines.

Tout y passe pour le plus grand plaisir des lecteurs adultes : De la sex-machine scato à l’anniversaire mortel, en passant par le CPE vicieux, le suicide d’un ado ou aux sans-abris; cela fait sourire, rire ou grincer des dents.

  • Glory owl, tome 3
  • Auteurs : Mandrill Johnson, Bathroom Quest, Gad, Chariospirale et JJ Charogne
  • Editeur : Même pas mal
  • Parution : 13 avril 2018
  • Prix : 13.90€
  • ISBN : 9782918645443

Résumé de l’éditeur : Glory Owl, ce sont des strips de bande dessinée d’humour noir que leurs auteurs définissent eux-même comme « absurdes » et « débiles ». Ils font se tordre de rire un nombre de plus en plus grand de lecteurs depuis 2013, et reviennent en force avec ce troisième volet très attendu.

Max et Bouzouki tomes 5 et 6

Connus des élèves parce qu’ils ont été utilisés dans des manuels scolaires, Max et Bouzouki connaissent une deuxième vie en bande dessinée. Edités par Kennes, Mon ami Bouzouki et Mission Minouminou ont été imaginés par Falzar et David Evrard.

Voici les tomes 5 et 6 de la série jeunesse Max et Bouzouki qui mettent en scène le sympathique et chaleureux petit garçon Max et son gros chien rigolo Bouzouki.

Dans le cinquième opus, Max et Bouzouki doivent retrouver les cinq chatons de Nic Nac, la chatte de Léa. A peine nés, ils se sont échappés. Dans le sixième volume, Bouzouki est gardien de but et Max joue dans son équipe. Mais après avoir croisé la route d’un musicien, le chien ne veut plus revenir dans la partie.

A noter que chaque tome possède aussi une histoire illustrée en plus du récit BD de 12 pages. L’école au milieu de la forêt (tome 5) et La petite montagne qui n’avait pas de nom (tome 6) complète les petits albums.

Les petites histoires imaginées par Falzar sont simples et engageantes. Le scénariste belge (L’instit Latouche, Léonie, Sac à puces, Zozoland) parvient en quelques pages à embarquer le jeune lecteur (dès 6 ans) dans une belle aventure. Nous sommes moins convaincus par les histoires illustrées. Pour l’accompagner au dessin : David Evrard, connu aussi sous le pseudo de E-411 (Schumi, Maître Corbaque mais aussi des BD publicitaires). Le dessinateur de Irena (avec Severine Trefouel et Jean-David Morvan) parvient formidablement à restituer l’ambiance chaleureuse de Max et Bouzouki.

  • Max et Bouzouki, tome 5 : Mission Minouminou, tome 6 : Mon ami Bouzouki
  • Scénariste : Falzar
  • Dessinateur : David Evrard
  • Editeur : Kennes
  • Parution : 30 mai 2018
  • Prix : 4.95€ par volume
  • ISBN : 978-2875805201

Résumé de l’éditeur : Se plonger dans Max et Bouzouki, c’est découvrir le plaisir de lire ! Le héros ou l’héroïne d’un récit a souvent beaucoup de points communs avec le jeune lecteur. Il suffit de regarder la petite famille de Max ! Mais les histoires de Max et Bouzouki font aussi rêver : quel enfant ne désirerait pas avoir un chien pour ami, et, mieux encore, un chien qui peut dormir dans son lit ?

Les pédés

Quelle est la véritable relation entre Vanjac et David, deux adolescents croates ? Le petit frère de ce dernier ne sait pas vraiment lui non plus. Jelena Paljan et Danijel Zezelj tentent de répondre à cette interrogation dans Les pédés, une bande dessinée Mosquito.

Le dernier jour du collège est arrivé. Le proviseur se mue en tribun pour haranguer les élèves afin de continuer à travailler et bien se comporter au lycée. Parmi eux, il y a Jacob qui remarque que son frère David n’est pas présent lors de ce discours final.

Après un détour chez lui, le jeune garçon est prié par sa mère de retrouver l’aîné de la famille. A la lisière de la forêt, il le voit discuter avec Vanjac…

Sous des airs faussement naïfs et classique, le récit de Jelena Paljan est intelligent et fort. Il est fondé sur la nouvelle de Olja Savicevic Ivancevic, Pederi. Dans une Croatie campagnarde, elle décrit avec justesse le quotidien de trois adolescents. Lente pour bien mettre en place l’intrigue, l’histoire fait une belle place à leurs relations. Jacob ne comprend pas ce qui se cache derrière le lien entre Vanjac et David. Ainsi, il découvre avec une violence sourde, le monde des adultes. Lui encore enfant, joue et rêve tandis que les deux plus grands sont déjà dans un autre monde, celui des adultes. Ainsi, la scénariste fustige le sexisme, l’archaïsme et le conservatisme de ce très beau pays dans Les pédés.

Comme pour ses précédentes publications (Tomsk 7 et Chaperon rouge), Danijel Zezelj met admirablement en image cette bande dessinée. Le trait en noir et blanc du croate est fascinant, entre réel et dessin abstrait. Il se dégage une grande puissance graphique dans les planches entre traits aux feutres et projections comme un graffeur.

  • Les pédés
  • Scénariste : Jelena Paljan
  • Dessinateur : Danijel Zezelj
  • Editeur : Mosquito
  • Parution : 04 mai 2018
  • Prix : 18€
  • ISBN : 9782352835035

Résumé de l’éditeur : L’amitié entre deux jeunes garçons se trouve confrontée à la guerre qui va déchirer la Yougoslavie. Zeelj auteur croate, dépeint avec émotion l’atmosphère pesante de son pays lors de son éclatement.

Nous sommes Sportacus

Pour souder une équipe, rien de mieux qu’une randonnée dans la montagne. Le week-end qui devait déboucher sur une cohésion se termine en cauchemar. Victor Marco imagine Nous sommes Sportacus, un étonnant thriller chez Sarbacane.

Sportacus est une enseigne de magasins de sports. Rodolph est convoqué par le directeur parce que ses équipes ne sont pas au mieux, les chiffres sont en baisse. Pour ressouder l’équipe est mise en place une randonnée dans la montagne pendant un week-end. Chef du rayon randonné, le bel homme fort part avec cinq autres employés : Annabelle, Bénédicte, Gustave, Lucien et Barney. Aux cris incessants de Nous sommes Sportacus, le groupe avance lorsque Rodolph se rend compte qu’ils sont perdus. C’est un peu la panique, surtout qu’en regardant au loin pour voir au se situe le bus qui les ramènent, ils sont les spectateurs d’une mystérieuse explosion…

Sous ses airs faussement naïfs – notamment graphiques – Nous sommes Sportacus est bien plus qu’une bande dessinée d’aventure. Ce qui devait ressembler à deux jours d’intégration, de solidarité et de consolidation du groupe se mue en un cauchemar digne de grands thrillers. Ces week-end sont fréquents dans les gros groupes même si (sans aller aussi loin que l’album) souvent cela n’a pas l’effet escompté ou alors qu’à court terme.

Victor Marco parle ainsi de nombreux thèmes contemporains : des pressions managériales, de l’esprit d’entreprise mais aussi de relations entre femmes et hommes ainsi que d’écologie. En effet, Nous sommes Sportacus dès les premières pages glisse vers une récit post-apocalyptique, un survival de folie après une explosion nucléaire. Si le rythme est lent (s’étire parfois un peu trop en longueur), il permet d’installer un climat de doutes et de peurs dans la têtes de 6 protagonistes. Il délivre un récit où les bassesses des Hommes refont surface : on se croirait dans un épisode de Koh-Lanta ou d’une téléréalité d’enfermement.

Pour cela, l’auteur originaire de Marseille use avec habileté d’un humour détaché et noir qui convient parfaitement à son récit. Victor Marco – dont c’est la première bande dessinée publiée – réalise des planches où ses animaux anthropomorphes sont chaleureux et « mignons ».

  • Nous sommes Sportacus
  • Auteur : Victor Marco
  • Editeur : Sarbacane
  • Parution : 02 mai 2018
  • Prix : 21.50€
  • ISBN : 9782377310432

Résumé de l’éditeur : L’équipe du magasin Sportacus, menée par Rodolph, le responsable du rayon randonnée, est en week-end de cohésion. Tous profitent du bon air de la montagne, quand une énorme explosion fait naître un champignon nucléaire à l’horizon. Les voilà en situation de survie, coupés de tout. Sans réseau et sans vivres, la situation vire rapidement au cauchemar surréaliste et violent. « Nous sommes Sportacus ! » s’écrie le chef d’équipe de plus en plus tyrannique pour motiver ses troupes. « Nous sommes Sportacus », répond l’équipe dans un écho de plus en plus anxieux.