Desh

Auteur de bandes dessinées, Etienne boucle ses fins de mois en rédigeant des articles pour un journal local. Encore chez ses parents à 30 ans, il tente l’aventure du voyage en Inde. Tofépi raconte avec malice cette vie de Tanguy dans Desh aux éditions L’Association.

Etienne n’a pas la vie dont il avait rêvé, celle d’auteur de bandes dessinées. Ses ouvrages ne se vendent pas et il est obligé de vivre chez ses parents à la campagne. Célibataire de 30 ans, il effectue quelques piges pour un quotidien local, qui lui aussi ne va ps bien et risque de mettre la clef sous la porte.

Dans cette grisaille, une éclaircie : Shozoul le mari de Christiane, sa tante, lui propose de l’accompagner à un mariage à des milliers de kilomètres de là, en Inde. Pendant un mois, il va découvrir l’endroit où il a grandi…

Quatorze ans après ce périple, Etienne (alias Tofépi) décide de le raconter dans Desh. Cet auteur qui a effectué ses études de dessin à l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg narre avec beaucoup de malice et d’autodérision ce mois passé dans les pas de ces ancêtres et de sa famille. L’auteur de la série Les Carroulet dévoile des grands moments tendres entre délicatesse et humour. Tout est là pour passer un agréable moment de lecture.

  • Desh
  • Auteur : Tofépi
  • Editeur : L’Association, collection Ciboulette
  • Parution : 20 août 2018
  • Prix : 19€
  • ISBN : 9782844147257

Résumé de l’éditeur : 2004. Étienne a 30 ans. Il est célibataire et vit à la campagne chez ses parents. Ses bandes dessinées ne lui permettent pas de gagner de quoi vivre et le journal local pour lequel il fait des reportages est sur le point de disparaître. Alors, lorsque le mari de sa tante Christiane, Shozoul, lui propose de les accompagner au mariage de sa soeur dans le village où il a grandi, quelque part sur le sous-continent indien, Étienne y voit l’opportunité d’élargir son horizon et de prendre un nouveau départ. Lors d’un long mois en immersion dans la famille de Shozoul, entouré d’oncles et de cousins, dans un paysage aride et poussiéreux, Étienne apprend à porter le longhi, à parler bengali, à vivre au rythme des appels à la prière, se prend à rêver à la douce Oushma, distribue des cigarettes et tire le portrait aux habitants du village. Il y subit aussi le choc des cultures, et ne parviendra pas à sortir de son statut de « meman », objet de curiosité, de convoitise ou faire-valoir selon les situations, de par sa couleur de peau et son origine. Il reviendra de ce voyage avec l’intention d’en faire un livre, de se trouver une copine et de quitter ses parents. Quatorze ans plus tard paraît Desh…

Nobles paysans, volume 5

Vous avez apprécié Silver spoon, dont Comixtrip vous a présenté le tome 14, alors vous aimerez la série de Hiromu Arakawa, Nobles paysans. Ce manga est prépublié dans le magazine japonais Wings depuis 2009. Dans ce cinquième tome, la mangaka auteur du célèbre Fullmetal Alchemist – on en est d’ailleurs très loin ici – nous emmène à Hokkaïdo pour nous parler de son enfance à la campagne.

Pour nous parler d’elle et les siens, dans cette autobiographie, Hiromu se représente en petite vache noire et blanche. Pendant 7 ans, elle va travailler dans la ferme familiale sur l’île d’Hokkaïdo au nord du Japon. Au cœur de ce tome : la nourriture avec notamment la canne à sucre, la luzerne, la queue de vache à cuisiner, les patates, mais aussi les accidents à la ferme (godet qui tombe sur sa jambe) ou encore lunettes de vue.

Originale, cette série Nobles Paysans est souvent très drôle. Les personnages et les situations permettent toutes sortes de cocasseries. Habitants haut-en-couleurs et membres de la famille apportent une grand sens de la dérision. Beaucoup plus grand public que ses autres mangas Fullmetal Alchemist ou Hero Tales, il met en lumière le talent de conteur de Hiromu Arakawa. En bonus, un petit flip-book sur le bas des pages ! A déguster sans modération !

  • Nobles paysans, volume 5
  • Autrice : Hiromu Arakawa
  • Editeur : Kurokawa
  • Parution : 23 août 2018
  • Prix : 9.10€
  • ISBN : 9782368526668

Résumé de l’éditeur : Retrouvez la famille Arakawa et ses membres loufoques dans de nouvelles aventures champêtres aux confins de Hokkaïdô.

Gastrono geek : 37 recettes inspirées des dessins animés

Amateur de culture geek, le chef Thibaud Villanova propose 37 recettes inspirées des dessins animés dans un nouvel opus de sa collection Gastrono Geek.

Après les cultures de l’imaginaire, le Livre des potions, Star Wars cantina ou les séries cultes, Thibaud Villanova dévoile un livre de recettes de cuisine inspirés par les dessins animés de son enfance des années 80 à nos jours. Alors qu’il avait déjà conçu un ouvrage avec des plats autour de Dragon Ball, Sailor Moon ou One Piece, il n’a pas voulu faire doublon et n’en propose pas d’autres autour de ces séries.

Après une belle préface de Jean Chalopin (célèbre réalisateur- producteur de notamment Ulysse 31, Les mystérieuses cités d’or ou Inspecteur Gadget), l’ouvrage s’ouvre sur un alléchant menu de 4 grands chapitres :

  • Années 70 : Le boeuf miso du Boulot Blanc inspiré de Goldorak, le spécial Sammy un sandwich pour le héros de Scooby-Doo ou encore Le cocktail de la mort de Cobra
  • Années 80 : Douceur du café un encas que Quentin aurait aimer déguster dans le bar de Tam (Cat’s eyes), un crumble des strates qu’auraient pu manger les pangolins des Mondes engloutis, un hydromel maison avalé par Musclor, un poulet surprise pour réconforter Princesse Sarah, un copieux breakfast pour Sherlock et Watson, un Mudpie cuisiné par Tante Polly pour Tom Sawyer
  • Années 90 : d’alléchants raviolis pour Ranma, un appétissante mousse au chocolat préparé par Alfred pour Batman, les gaufres dont raffole Homer Simpson, logique que l’on découvre des Onigiris pour les Pokémon
  • Années 2000 : un burger au crabe pour Bob l’éponge, un blanquette mijotée pour les personnages de Wakfu, une tarte aux pommes pour Alphonse (Full metal alchemist), un cocktail au melon pour Archer

Des recettes plutôt faciles et abordables en prix mises en scène de belle manière : une superbe photo et lui faisant face, la recette. Ce Gastrono Geek est vraiment beau à consulter et intelligent pour découvrir la culture des dessins animés par un angle vraiment singulier.

  • Gastrono Geek : 37 recettes inspirés des dessins animés
  • Auteur : Thibaud Villanova
  • Editeur : Hachette Heroes
  • Parution : 16 mai 2018
  • Prix : 14.95€
  • ISBN : 9782016275641

Résumé de l’éditeur : 37 recettes inspirées des dessins animés : Albator, Les Mystérieuses Cités d’Or, Nicky Larson, Code Lyoko, Pokemon, Les Simpson, South Park, Barbapapa, Bob l’Eponge, Scoubidou… Des grands classiques des années 80 aux nouveaux venus sur le petit écran, plongez dans un univers gourmand incroyable !

La perruche noire

« On est foutues », telle est phrase choc dite par une femme en voyant arriver au-dessus d’elle un nuage chimique toxique. Qu’est réellement ce nuage ? Pourquoi est-il là ? Lars Sjunnesson tente de répondre à ces questions de manière fantaisiste dans La perruche noire, une fable écologique aux éditions L’Association.

Un nuage noir menaçant se déplace au-dessus de la mer où se trouvent deux femmes qui prennent peur. Pour comprendre ce que c’est, elles ouvrent leur livre Drôles de trucs en mer, sensé tout expliquer. Cette catastrophe naturelle continue son chemin et passe au-dessus de la ville. Tout le monde est terrifié…

Fantaisie écologique, La perruche noire n’est pas un livre catastrophiste; il permet à son Lars Sjunnesson de faire réfléchir son lectorat. Climato-sceptiques, théories scientifiques régressives et extravagantes ou réflexions irrationnelles sont fustigés avec intelligence et non frontalement par l’auteur suédois. Il multiplie les situations cocasses et grotesques : deux femmes qui lisent un livre qui donnent toutes les réponses, un homme qui mange des boulettes de gravier, une perruche qui n’en est pas une, deux femmes qui veulent éradiquer les hommes sur Terre ou encore un homme qui veut sauver des harengs en bocaux.

Pour développer son album, il imagine 6 mini-récits construits en chapitre mettant en scène des anonymes confrontés à des séquences farfelues. A mi-chemin entre minimalisme et le surréalisme, Lars Sjunnesson déploie tout son talent pour nous amener vers une poésie surprenante. Son trait très géométrique apporte encore plus de folie douce à son album.

  • La perruche noire
  • Auteur : Lars Sjunnesson
  • Editeur : L’Association, collection Hors collection
  • Parution : 15 juin 2018
  • Prix : 16€
  • ISBN : 9782844146991

Résumé de l’éditeur : Publié dans sa version originale suédoise en 2016, La Perruche noire révèle la grande confusion qui règnent chez l’être humain face aux aléas du réchauffement climatique et à ses conséquences sur les sociétés contemporaines. Observant un nuage se diriger vers eux, les personnages s’inquiètent : « On est foutus ». Le phénomène naturel est confondu avec un nuage chimique menaçant. La situation fait alors l’objet de nombreuses spéculations et théories scientifiques farfelues que nous retrouverons tout au long de l’ouvrage. Un sentiment de persécution qui donne lieu à des raccourcis où « se présenter comme handicapé est une technique de domination masculine typique destinée à maintenir la hiérarchie établie entre les sexes ! » amenant les personnages à consulter le livre En cas de guerre des sexes. Se croisent alors des situations incongrues comme celle d’une perruche s’avérant, après consultation, être un moineau, s’interrogeant « les oiseaux sont-ils aussi innocents qu’ils en ont l’air ? ».

Moriarty, tome 1

Le professeur Moriarty – ennemi mortel de Sherlock Holmes – fait l’objet d’une série pour lui seul éditée par Kana. Ce premier volume prometteur est signé Ryosuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi.

Londres, XIXe siècle chez les Moriarty. Famille aristocrate anglaise très aisée, elle est composé du couple ainsi que de deux enfants biologiques Albert et William mais aussi deux enfants adoptés, notamment James, le futur professeur.

James n’est pas très heureux dans la grande maison. Il faut dire que les deux orphelins ne sont pas vraiment considérés comme faisant partis de la famille par la comtesse. Pire, ils sont harcelés par William, l’un des deux enfants légitimes. Son frère aîné imagine alors un plan où ils utilisera ses deux frères adoptés. Il veut bouleverser ce système archaïque et rendre le monde meilleur, sans caste. Dans un premier temps, il fait incendier le manoir et ses parents meurent…

Tout le monde connait Moriarty, le célèbre ennemi de Sherlock Holmes même s’il n’intervient pourtant que dans six récits de Sir Arthur Conan Doyle. Cet être infâme va pourtant faire l’objet de nombreuses adaptations : de fou amusant de la série animée imaginée par Hayao Miyazaki au sanguinaire et machiavélique méchant des films de Guy Richie. En bande dessinée, il est l’un des personnages principaux de Holmes ou Les quatre de Baker Street notamment (voir notre Top 15 des BD avec Sherlock Holmes). Dans cette version de Ryosuke Takeuchi (All you need is kill), il le présente sous des atours charmants, plus jeune et doté d’une grande intelligence. Étonnamment même, il le fait passer pour un défenseur des plus pauvres, lui qui en est issu. Il met en scène un trio de frères qui accomplissent alors des actes pour aider les plus faibles.

Pour accompagner Takeuchi, Hikaru Miyoshi s’attèle au dessin. Son trait élégant et tout en douceur est idéal pour restituer l’ambiance victorienne de l’histoire.

Un début prometteur concernant la volonté de s’attaquer aux classes sociales, malgré des faiblesses concernant la psychologie de certains personnages et des ennemis sans trop de muscles.

  • Moriarty, tome 1
  • Scénariste : Ryosuke Takeuchi
  • Dessinateur : Hikaru Miyoshi
  • Editeur : Kana, collection Dark Kana
  • Parution : 22 juin 2018
  • Prix : 6.85€
  • ISBN : 9782505070733

Résumé de l’éditeur : Deux frères orphelins sont accueillis dans la famille Moriarty, grâce aux ambitions cachées du fils aîné Moriarty, Albert. Ce dernier abhorre l’aristocratie à laquelle il appartient et le système social qui régit la société britannique. Albert a vu en l’aîné l’intelligence et le charisme dont il avait besoin pour accomplir son rêve de nettoyer la société de ces « êtres inutiles et sales ». Albert propose de leur offrir sa richesse et son influence à condition que les garçons mettent leur intelligence au service de son rêve. 13 ans plus tard, à côté de leurs activités officielles, les frères Moriarty sont devenus des « conseillers privés ». Avec William à leur tête, ils aident les gens du peuple, victimes d’injustices, à se venger des riches qui les ont fait souffrir.

Les descendants

Autrice de Les mutants (Les Arènes BD), Pauline Aubry traverse l’Atlantique en 2005 pour partir sur les traces de ses ancêtres. De ce périple en Argentine, elle a réalisé une sympathique bande dessinée intitulée Les descendants.

Depuis toute petite, Pauline entend les mêmes histoires de famille dans la bouche de Hélène, sa grand-mère, et de ses trois sœurs (Sabine, Lili et Louisa). A chaque vacances passées dans la maison de sa mamie, elle aime écouter les périples de ses ascendants en Argentine. Parfois vraies, parfois romancées, ses histoires fascinaient la petite fille.

C’est à 24 ans que Pauline décida à quitter la France pour se mettre dans les pas de ces ancêtres. Sac sur le dos et passeport en poche, l’autrice grimpe dans un avion à destination de Buenos Aires pour plusieurs semaines, quasiment un siècle après le voyage en bateau de Louis, son arrière-grand-père…

Sympathique voyage initiatique, Les descendants charme le lecteur par la grande fraîcheur de ton employé par Pauline Aubry : humour, tendresse et doutes sont au cœur de ce très bon titre édité par Les Arènes BD. En partant en Argentine plusieurs jours, l’autrice quitte le confort de sa vie en France pour la moiteur du pays de ces ancêtres. Loin des clichés de cartes postales de cet état sud-américain, elle découvre sa richesse culturelle et surtout un brassage ethnique important. En effet, pour « peupler » le pays, des centaines de milliers d’étrangers élurent domicile  en Argentine à la fin du XIX et au début du XXe siècle. Beaucoup d’Européens (Italiens, Allemands, Espagnols…) dont des Français, au nombre de 239 000 entre 1857 et 1940.

Pauline Aubry voyage léger et cherche aussi un beau brun sud-américain pour futur mari. Elle tente de reconstituer le grand puzzle familial. Parce que si ces arrières-grands-parents se sont installés en Argentine, sa grand-mère et ses sœurs ont fait le voyage inverse et ont décidé de revenir en France. Elle s’aperçoit alors que sa vie de jeune adulte a des similitudes avec celle des ces aïeux. Elle nous embarque dans son périple et il nous touche par sa simplicité, son humour dévastateur – elle a beaucoup d’autodérision sur elle – et son universalité : qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Elle tise ainsi sa propre légende familiale et c’est très réussi !

  • Les descendants, ou l’appel de la pampa
  • Autrice : Pauline Aubry
  • Editeur : Les Arènes BD
  • Parution : 11 avril 2018
  • Prix : 20€
  • ISBN : 9782352047230

Résumé de l’éditeur :  Une quête identitaire sur les traces d’une légende familiale. En 2005, Pauline Aubry, 24 ans, traverse l’Atlantique pour la première fois et atterrit à Buenos Aires, officiellement pour un stage dans la pub. Officieusement, la jeune femme marche sur les traces de ses ancêtres ayant vécu en Argentine au début du XX e siècle. Arrivée la tête pleine de clichés sur ce pays dont l’histoire n’est pas enseignée en France, elle se lance dans un périple aux airs de quête initiatique. Il lui laissera un souvenir indélébile.

Marvel en 2500 questions : Connaissez-vous vraiment la Maison des Idées ?

Notre avis : Marvel en 2500 questions n’est pas seulement un livre de questions/réponses, mais aussi un recueil pour en savoir toujours plus sur un univers flamboyant.

L’univers Marvel est extrêmement complexe. Que ce soit sur les origines d’un personnage, la résurrection d’un autre ou encore l’équipe à laquelle il est lié, on y perd son latin. Même les lecteurs de longue date sont parfois apostrophés par tant d’enchevêtrements. Il existe cependant un moyen de combler certaines lacunes, et valider ces acquis, se confronter à quelques questions.

Marvel en 2500 questions, ce n’est pas seulement un recueil de questions/réponses que l’on peut sortir un soir avec des amis qui pensent tout savoir sur la Maison des Idées. C’est aussi rempli d’anecdotes sur des personnages qui nous sont complètement inconnus, mais aussi sur des héros que l’on croyait connaître. 320 pages et 2500 questions plus tard, vous en ressortirez plus cultivé que jamais sur l’univers Marvel.

Qui de mieux pour nous mener dans ce voyage à travers les âges que deux habitués des comics. Aux commandes, Peter Sanderson (Les trésors de Marvel, Hors Collection, 2012), critique de comics, mais aussi historien en la matière. Chercheur passionné et enseignant émérite, l’auteur est régulièrement sollicité par Marvel et DC Comics pour aider à cataloguer les personnages de chaque maison. Co-auteur, Marc Sumerak est un scénariste de comics ayant travaillé sur Avengers, Black Panther ou encore Captain Marvel. Nominé aux Eisner & Harvey Awards, c’est tout naturellement qu’il collabore avec Peter Sanderson pour ce recueil, publié aux éditions Hors Collection.

  • Marvel en 2500 questions
  • Auteurs : Peter Sanderson et Marc Sumerak
  • Editeur : Hors Collection
  • Parution : 1 mars 2018
  • Prix : 19,90 €
  • ISBN : 9782258143746

Résumé de l’éditeur : Ce recueil de 2 500 questions inspirées de l’univers Marvel lance un véritable défi aux passionnés de comics. Par exemple, savez-vous faire la différence entre Spider-Man et Spider-Man 2099 ? Enrichi d’illustrations issues des séries classiques, ainsi que d’anecdotes sur les scénaristes et les dessinateurs qui ont fait la légende de Marvel, ce livre vous permet de tester vos connaissances sur vos personnages préférés, des Quatre Fantastiques à l’Incroyable Hulk.
Les solutions se trouvent en bas de chaque page. Neuf chapitres composent l’ouvrage : les Quatre Fantastiques, Spider-Man, Avengers, X-Men, l’Incroyable Hulk, Marvel Knights, les comics d’horreur, les personnages cosmiques, Marvel à travers le temps.
Un régal pour tous les mordus de comic books !

Our dining table

Lorsqu’un petit garçon tombe sous le charme des onigiris d’un inconnu, ce dernier tombe sous le charme de son grand frère. Cette très belle idylle est contée dans Our dining table, un yaoi de Ori Mita.

Pour sa pause déjeuner, Yutaka se rend au parc à côté de son bureau. Au menu : onigiris (boulettes de riz entourées d’une feuille d’algue). Arrive alors Tane, un petit garçon de 3/4 ans, qui lui mange son repas. Il est ensuite rejoint par Minoru, son grand frère, très en colère parce qu’il a échappé à sa surveillance.

Le lendemain, les deux frères viennent s’excuser pour le comportement du petit garçon. Étonnamment, Minoru invite Yutaka à venir dans leur appartement pour préparer des onigiris. Plus étonnant encore, le cuisinier amateur accepte l’invitation, lui qui est très solitaire. En arrivant chez eux, il découvre que leur mère est décédée et que l’aîné doit s’occuper seul de son frère. Les deux hommes se rapprochent alors petit à petit…

Prépublié en 2016 au Japon dans la revue Rutile des éditions Gentoshâ, Our dining table est un yaoi rafraichissant, drôle et tendre. Pas de scènes explicites de sexe, mais une très belle romance, charmante et touchante. Ori Mita, dont c’est le premier manga traduit en France, touche juste par un propos simple d’une belle histoire d’amour entre deux hommes.

Minoru et Yutaka sont deux jeunes adultes à la vie pas si opposée que cela, tout les deux se retrouvent seuls. Le premier après la disparition de sa mère, le second par sa personnalité solitaire. A l’image de Kana dans le merveilleux Mari de mon frère de Gengoroh Tagame, c’est Tane qui fera le lien entre eux et plus particulièrement par la préparation culinaire des onigiris. Comme la nièce de Mike, la simplicité et le naturel du petit garçon permet de détendre l’atmosphère entre les deux hommes et apporte de l’humour au manga.

Si l’on apprécie le propos tout en délicatesse, la partie graphique de la mangaka nous charme aussi par une élégance dans le trait. Cette nouvelle famille homoparentale bénéficie aussi d’un trait kawaï lors des chamailleries entre les deux frères. Une belle réussite !

  • Our dining table
  • Autrice : Ori Mita
  • Editeur : Taifu Comics
  • Parution : 28 juin 2018
  • Prix : 8.99€
  • ISBN : 9782375060995

Résumé de l’éditeur : Yutaka est un jeune salaryman qui a excessivement de mal à tisser des liens avec ses collègues. Très introverti, il se retrouve toujours seul le midi. Un jour, pendant sa pause déjeuner, il décide d’aller manger dans un parc. Alors qu’il s’apprête un manger son onigiri XXL, Yutaka se rend compte qu’il est observé par un petit garçon. Rapidement rejoint par le grand frère de ce dernier, Yutaka ne sait comment réagir face à cet atypique duo qui va venir bouleverser son quotidien. Désormais, notre salaryman partagera ses repas avec Tane et Minoru. Grâce à ces moments de convivialité, il s’ouvrira ainsi un peu plus au monde qui l’entoure et découvrira leur histoire…

Phagocytose

Recueil d’histoires courtes de Marcos Prior et Danide, Phagocytose dénonce avec beaucoup d’humour l’ultra-libéralisme et la société de consommation.

Après l’hypermnésie du jeune Barcelonais Maximo dans Potlatch et l’insurrection du peuple dans Grand hôtel abîme (avec David Rubin), Marcos Prior est de retour avec Phagocytose, son nouvel album avec Danide. Comme dans le récit édité par Rackham, il fustige la société de consommation, hyper-connectée et l’ultra-libéralisme. A travers de courtes histoires, il aborde ses sujets de prédilections : les sociétés contemporaines phagocytées par la communication, les oligarques qui régissent tout mais aussi la finance qui va de paire avec ces derniers.

Pour cela, le scénariste met en scène des histoires drôles mais grinçantes, qui font rire « jaune ». Marx et Engels qui sont les meilleurs amis du monde, Jonathan Swift qui conte un récit autour de la pauvreté, le discours d’un prix Nobel d’économie, une enquête surprenante à la Bourse de Barcelone, fausses publicités ou annonces d’embauches folles, tout est là pour nous alerter sur ces choses de notre quotidien dont on ne fait plus attention, mais qui bouleversent nos propres jugements.

Pour leur deuxième collaboration, Danide met son grand talent au service de ces mini-saynètes. Son dessin rétro convient parfaitement pour faire passer le propos cinglant de Marcos Prior.

  • Phagocytose
  • Scénariste : Marcos Prior
  • Dessinateur : Danide
  • Editeur : çà et là
  • Parution : 20 août 2018
  • Prix : 20€
  • ISBN : 978-2369902553

Résumé de l’éditeur : Nouveau livre des auteurs de Potlatch, Marcos Prior et Danide, Phagocytose est une satire réjouissante de la société de consommation et de l’ultralibéralisme. A travers une série d’histoires courtes très ironiques, les auteurs se penchent plus spécifiquement sur la récupération du discours politique de la gauche engagée par les médias mais aussi par des catégories sociales aisées, une posture qui ne conserve de l’action politique que ses signes extérieurs, symbolisée dans le livre par une chaîne de fast food nommée Marx Donald’s…

Moi, quand je me réincarne en Slime tome 4

Notre avis : Notre petit slime a bien du souci à se faire dans ce nouveau tome de Moi, quand je me réincarne en Slime, toujours aussi sensationnel.

Dans les précedents tomes, nous avons pu suivre l’histoire de Satoru Mikami, qui a réapparu dans un monde fantastique et s’est réincarner en Slime. Prenant le nom de Limule Tempest, le petit Slime, qui est une créature bien faible, devient en fait un adversaire redoutable et redouté. Prenant les commandes d’un village de gobelins, il est à la tête d’une véritable armée, qu’il a su rendre très puissante grâce au ralliement d’ogres et de loups-tempêtes. Mais une terrible menace coure sur ce monde, un seigneur orc veut s’emparer de la forêt de Jura, et n’hésitera pas à décimer tous ceux qui se trouveront sur son passage, grâce à son armée gigantesque.

Pour le contrer, Limule va devoir former une alliance avec les hommes-lézards, personnages très fourbes, mais dont les intérêts sont communs. Entre trahison, guerre et sacrifice, ce nouveau tome de Moi, quand je me réincarne en Slime est épique, et toujours dirigé par Fuse et Taiki Kawakami aux éditions Kurokawa.

  • Moi, quand je me réincarne en Slime tome 4
  • Scénariste : Fuse
  • Dessinateur : Taiki Kawakami
  • Editeur : Kurokawa
  • Parution : 14 juin 2018
  • Prix : 7,65 €
  • ISBN : 9782368526279

Résumé de l’éditeur : Une nouvelle ébranle la forêt de Jura : un terrible monstre, le seigneur orc, marcherait sur les terres champêtres avec une armée de deux cent mille têtes. Une dryade, gardienne de la forêt, a instamment demandé à Limule de l’éliminer, et l’heure est à présent d’élaborer un plan avec l’aide des hommes-lézards.

Grendel et la chevalière d’exception

Notre avis : L’épopée de Camélia dans le monde fantastique de Grendel est ahurissante et très rythmée.

Bienvenue à Grendel, contrée de Camélia. Cette dernière est une chevalière d’exception qui a une particularité, elle pleure en se battant. Non loin d’être un signe de faiblesse, elle est connue pour ce fait. Cette professionnelle de l’épée va être exécutée pour trahison. Cependant, pour éviter la peine capitale et voulant absolument vivre, elle va accepter une mission, escorter un jeune dragon, dernier de son espèce. Elle doit le mettre en lieu sûr, et sa vie sera épargnée. Elle accepte promptement, mais cette mission est loin d’être sans risque, d’autant plus que Camélia a certains petits secrets très encombrants.

Grendel est une épopée heroic fantasy rythmée, très belle graphiquement et avec des enjeux plutôt simples mais efficaces. Mako Oikawa signe cette série de manga, sa seconde longue saga. Elle a fait ses débuts de mangaka en remportant la deuxième place au concours Manga Audition organisé par Zenon Comics. Autre fait, elle adore les cuisses de poulet et le saumon, à bon entendeur.

La série sera terminée en 3 tomes, et est éditée en France par Komikku (Silencer, Vatican Miracle Examiner).

  • Grendel tome 1
  • Auteur : Mako Oikawa
  • Editeur : Komikku
  • Parution : 31 mai 2018
  • Prix : 8,50 €
  • ISBN : 9782372873321

Résumé de l’éditeur : La chevaleresse Camélia est emprisonnée pour avoir fui sa mission de protection de la princesse lors d’une attaque surprise. C’est le paladin qui vient lui annoncer sa sentence pour sa trahison, c’est-à-dire la peine de mort ! Toutefois, le paladin lui fait part d’une offre du roi : soit elle accepte sa peine, soit elle accepte une mission en échange de sa liberté. La mission en question consiste à escorter un dragon. Camélia est stupéfaite car les dragons ne sont plus censés exister depuis des années. Cependant, l’envie de vivre est plus forte que tout et elle accepte donc la mission…

L’atelier des sorciers tome 2

Notre avis : Le tome 2 de l’atelier des sorciers reste fidèle à son premier tome et nous entraîne plus loin dans ce monde merveilleux de la sorcellerie.

Nous avons laissé les apprenties sorcières dans une position très inconfortable. Alors qu’elles étaient en plein achat de plume qui leur conviendrait, elle furent happés par un portail et se retrouve dans un labyrinthe, qui abrite un dragon. Les jeunes sorcières vont devoir utiliser tout leur savoir pour se tirer de cette mauvaise situation. D’autant qu’elles comptent dans leurs rangs Coco, qui n’a pas encore reçu les enseignements nécessaires à l’utilisation des sorts. Et c’est loin d’être leur seul problème dans ce tome.

Kamome Shirahama est une auteure de manga japonaise, diplômée des Beaux-Arts de Tokyo. Elle puise ses influences dans les comics, puisqu’elle a déjà travaillé outre-Pacifique aux Etats-Unis pour Marvel Comics, DC Comics ou Image Comics. Le premier tome de l’atelier des sorciers a su se faire remarquer au Japon et pour preuve, il fut parmi les dix meilleures ventes de manga en 2017.

L’atelier des sorciers est édité en France par Pika, qui a publié Sakura Card Captor mais aussi Atomic Strip.

  • L’atelier des sorciers tome 2
  • Auteur : Kamome Shirahama
  • Editeur : Pika
  • Parution : 6 juin 2018
  • Prix : 7,50 €
  • ISBN : 9782811640897

Résumé de l’éditeur : On naît sorcier, on ne le devient pas. C’est la règle. Pourtant, Kieffrey a pris Coco sous son aile et a fait d’elle sa disciple : d’humaine normale, la voilà devenue apprentie sorcière !

Kieffrey, Coco et ses trois camarades se sont rendus à Carn, petite ville de sorciers, pour acheter des fournitures magiques. Mais soudain, les quatre fillettes tombent dans un piège tendu par un mystérieux sorcier encapuchonné : elles sont coincées dans une dimension parallèle et doivent échapper à un dragon !