Tunnels

Nouvelle bande dessinée d’un auteur dont nous attendons toujours la prochaine œuvre avec impatience : Michaël Sanlaville. Cette fois-ci, avec Tunnels, il nous plonge dans un drame familial, des êtres étranges et des voitures, beaucoup de voitures.

Tunnels de Michaël Sanlaville (éditions Glénat)

TOUJOURS EN FAMILLE

Tout commence par une situation des plus ordinaires : une famille sur une aire de pique-nique. Un père, une mère et trois filles, chacun avec son propre caractère et que l’on apprend à connaître dès les premières pages.

Un voyage tranquille, des conversations familiales, des paysages, des animaux, des tunnels, des lumières… Tout ce qu’un trajet en voiture peut offrir, y compris quelques dépassements à grande vitesse, et un nuage jaune qui accompagnera les protagonistes partout où ils passent.

Tunnels de Michaël Sanlaville (éditions Glénat)

UNE BARRE DE CHOCOLAT

Une rencontre fortuite avec une étrange voiture de sport, après un dépassement quelque peu dangereux, une insulte déplacée et le lancer d’une barre de chocolat, en guise de plaisanterie, déclencheront une série de conséquences et de causalités catastrophiques.

De la voiture de sport descend un pilote vêtu d’un uniforme des plus étranges. Cette barre de chocolat lancée de la manière la plus innocente devient finalement une offense pour cet étrange pilote, qui se met à crier dans une langue inconnue. Il effraie tout le monde. Même si tout se termine brutalement à cause d’un accident, contraignant la famille à une fuite forcée.

À tout cela, il faut ajouter l’apparition d’autres voitures de sport, lancées dans une course à toute vitesse, sans contrôle ni par quoi que ce soit ni par qui que ce soit.

Tunnels de Michaël Sanlaville (éditions Glénat)

FUITE, SACRIFICE ET SURPRISES

Il n’y a rien de pire que de se retrouver pris dans une fuite où sa famille est impliquée. Le père de famille se voit tellement dépassé par la situation. Il en reste paralysé, sans savoir quoi faire, jusqu’à ce qu’une décision de la fille aînée s’avère décisive, faisant naître d’abord l’espoir, puis la tristesse.

Faisons un saut dans le temps. La vie a changé, elle a évolué, mais une perte laisse toujours une trace, à moins que tout ne s’achève par un retour, une rencontre inattendue, des histoires encore à raconter, mais avec la sensation d’avoir perdu quelque chose en chemin.

Tunnels de Michaël Sanlaville (éditions Glénat)

SANLAVILLE A TOUJOURS LES IDÉES CLAIRES

Michaël Sanlaville est un auteur aux idées très claires. Il sait parfaitement manier ses créations, surtout lorsqu’il s’agit d’adolescents, comme on l’a déjà vu dans Hollywood Jan ou Banana Sioule. Tunnels, cette nouvelle aventure ne fait pas exception.

Des sentiments, des sensations, et surtout des dialogues empreints d’actualité, reflétant les façons de parler et de s’exprimer des garçons et des filles d’aujourd’hui, apportent cette authenticité si nécessaire à la science-fiction.

Tunnels de Michaël Sanlaville (éditions Glénat)

L’aspect graphique n’est pas moins spectaculaire. Avec son style si caractéristique, mélange de cartoon et de cel shading, et ce dynamisme qui insuffle de la vie à toutes les cases, qu’il s’agisse de conversations en mouvement ou d’une poursuite automobile ; il parvient ainsi à nous immerger pleinement dans chaque page.

Je ne veux pas conclure cette critique sans vous avertir qu’on a annoncé l’apparition de traînées jaunes dans le ciel et de très puissants bruits de moteurs sur les autoroutes. Faites attention à qui vous croisez et ne leur lancez rien.

Article posté le mercredi 25 février 2026 par Daniel Custer

Tunnels de Michaël Sanlaville (éditions Glénat)
  • Tunnels
  • Scénariste, dessinateur et coloriste : Michaël Sanlaville
  • Éditeur : Glénat
  • Parution : 07 janvier 2026
  • Nombre de pages : 168
  • Prix : 24€
  • ISBN : 9782331090103

Résumé de l’éditeur : Une virée en Enfer…

Les vacances ! Enfin ! Baignades, promenades et rigolades, nous voilà ! Mais avant ça, il reste à surmonter la route et ses kilomètres de bitume. À bord du break Volvo, la famille tue le temps et les parents occupent leurs trois filles comme ils le peuvent. On plaisante, on joue, les paysages défilent et se transforment. Mila et Samantha, les deux plus jeunes, s’endorment rapidement. Jolène, l’aînée, pourrait prendre le volant afin de pratiquer sa conduite accompagnée, mais elle préfère une option plus tranquille : sa console portable. Les tunnels s’enchaînent et l’équipage roule désormais le long d’un lac vert turquoise entouré de falaises abruptes. Une ambiance étrange règne sur cette route. Le GPS a perdu son signal, l’heure du déjeuner approche et, cerise sur le gâteau, Samantha se réveille avec une envie pressante. Subitement, un bolide noir les dépasse à une vitesse phénoménale dans un vacarme assourdissant. La famille est sous le choc, d’autant qu’un deuxième les surprend à nouveau et stoppe à leur hauteur. Une silhouette noire et casquée

À propos de l'auteur de cet article

Daniel Custer

Vulgarisateur, chroniqueur, scénariste et membre de l'ACDComic espagnol. Lecteur passionné et consommateur avide de tout ce qui touche au monde de la bande dessinée. Le neuvième art, c'est la vie.

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