Les 1000 mystères d’Arsène Lupin, tome 1

Notre avis : Alors qu’il tente de voler un bijou, Arsène Lupin se fait doubler par le Baron. Dans, les 1000 mystères d’Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur court après ce mystérieux homme afin de prendre sa revanche. Cet album Cerises & Coquelicots est signé Crocbart et Galien.

Paris, juin 1913. Arsène Lupin se rend à la soirée du Radja Akapur grimé en vicomte Ernst Von Schtudel. Malgré les gardes royaux ou les policiers, il va tenter de voler le fabuleux bijou de Rana, la fille du richissime hôte. Mais, le célèbre cambrioleur se fait doubler par le Baron, un homme mystérieux caché derrière un masque en fer. Par des ondes issu de son objet de visage, il réussit à neutraliser les armes des hommes qui lui courent après.

Dans un rideau de fumée, le Baron s’enfuit, Lupin à ses trousses. C’est le début d’une course-poursuite entre les deux hommes, le premier prenant toujours de vitesse le second.

Après l’excellent polar Les aurores de North pole (Olivier Matejka et Bruno Issaly), les éditions Cerises & Coquelicots dévoilent le premier volume de leur nouvelle série Les 1000 mystères d’Arsène Lupin. Les auteurs de bande dessinée se sont souvent intéressés au héros imaginé par Maurice Leblanc, notamment celui proposé par André-Paul Duchâteau et Jacques Géron (Soleil) ou Les origines de Benoît Abtey et Christophe Gaultier (Rue de Sèvres) – une formidable série sur l’adolescence du célèbre cambrioleur – mais pour Les 1000 mystères, les ressorts de la narration sont très classiques. Même si l’album est adoubé par Florence Leblanc, la petite-fille de Maurice mais aussi des Amis d’Arsène Lupin, on ne peut pas dire qu’il nous a accroché.

Pourtant, en mettant dans les pieds du gentleman cambrioleur, un ennemi à sa hauteur – utilisant des techniques modernes pour l’époque – Crocbart avait eu beaucoup de malice pour pimenter son récit. Entre la course-poursuite entre les deux hommes et le côté fantastique, les idées ne manquaient pas mais le scénariste n’a pas été jusqu’au bout.

Du côté graphique, Galien propose un dessin très rétro mais manquant de charme. Son trait et son découpage sont eux aussi très classiques et ne révolutionnent pas le genre. On notera un très beau tramage sur les vignettes qui sont bienvenues.

Article posté le jeudi 03 novembre 2016 par Damien Canteau

Les 1000 mystères d'Arsène Lupin de Crocbart et Galien (Cerises et coquelicots) décrypté par Comixtrip le site BD de référence
  • Les 1000 mystères d’Arsène Lupin, tome 1 : L’illusion de la Panthère Noire
  • Scénariste : Crocbart
  • Dessinateur : Galien
  • Editeur : Cerises & Coquelicots
  • Prix : 15€
  • Sortie : 13 octobre 2016

Résumé de l’éditeur : Été 1913 – Paris – Quartier Latin – 20 heures. Une grande réception parisienne est donnée par la Comtesse de Monterlan. L’un des plus fabuleux bijoux qui soit, La Panthère Noire, brille au cou de la ravissante princesse indienne Rana Sin, et Arsène Raoul Lupin, sous le nom du Vicomte Ernst Von Schtudel, se fait déjà une joie de le ravir aux yeux et à la barbe de tous. Le plus grand des voleurs face à un artiste illusionniste des plus obscurs, des mirages plus vrais que nature, un bijou étrange, une ombre, la menace d’une guerre…

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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