Un feutre dans ma limonade

Les éditions Lapin dévoilent le coffret d’Un feutre dans ma limonade, le très joli récit autobiographique de Tim. Réjouissant !

Tim se raconte en trois parties, ou plutôt, il nous décrit sa jeunesse. Dans le premier tome, il nous parle de l’école primaire, dans le second du collège et dans le dernier de sa vie au lycée. Tout y passe, les amours, les déceptions, les amis, les peurs, sa passion pour la musique les manga ou les films et toutes les questions que l’on se pose lorsqu’on est jeune.

Tim est auteur, illustrateur, conteur d’histoires, photographe qui porte un regard sur la vie, sur sa vie et sur le monde en général. Cette histoire, son histoire a été publiée initialement de 2012 à 2014 sur son blog.

Le découpage en trois périodes est bien pensé car les préoccupations ne sont pas les mêmes à chaque âge. On y redécouvre avec bonheur et le sourire aux lèvres ses références en graphisme qui évoluent tout comme lui Dragonball, Akira, Gunnm, Totoro, Le Voyage de Chihiro mais également en musique et cinéma. Tim nous raconte aussi d’où vient sa passion pour les bâtiments et les endroits isolés où personne ne va. Ces trois tomes nous montrent enfin que cette période est une période pendant laquelle il s’est construit pour être celui qu’il est aujourd’hui.

Alors pour ceux qui sont un brin nostalgiques, qui aiment repenser « aux années collège » cette lecture douce et remplie d’humour est pour vous. Tout au feutre, les trois volumes se lisent vite et vous donnent la banane.

  • Un feutre dans ma limonade (coffret 3 volumes)
  • Auteur : Tim
  • Editeur : Lapin
  • Prix : 54 €
  • Parution : 15 janvier 2021
  • ISBN : 9782377540938

Résumé de l’éditeur : Tim nous conte sur trois tomes son enfance et adolescence : son parcours scolaire, ses premiers pas à lécole, ses premières amours de collégien et sa relation damour-haine avec lenseignement artistique au lycée. Un témoignage touchant toujours magnifiquement illustré au feutre via le prisme de sa fertile imagination. Nous vous proposons ici le troisième et dernier tome de ces aventures, les années lycée.

Azizam

Les éditions La boîte à Bulles dévoilent Azizam, une très jolie bande dessinée sur la transmission et l’héritage signée Gelsomino et Valeria Guffanti.

Téhéran, Shirin, Reza et Mohammad viennent de perdre leur mère. Après l’enterrement, financé par leur père, ils découvrent tous ensemble qu’elle leur a légué une immense terre agricole et que les partages sont déjà faits pour éviter toutes querelles. Mais cela ne se passe pas vraiment comme prévu et la famille est plus divisée que jamais.

Plusieurs thèmes sont abordés dans Azizam, la famille, l’amour, l’argent et … l’héritage. Je parle d’héritage car au delà de l’histoire qui divise ces enfants il y a aussi l’héritage qui n’est pas monnayable, celui que l’on transmet et qui finalement a bien plus d’importance que la simple valeur des biens.
Cette histoire se passe à Téhéran, mais elle aurait pu se dérouler à Rome, à Paris, à Londres. Dès qu’il s’agit d’argent, la famille se déchire et le père fait face à l’orgueil et la cupidité de chacun. Cette tragicomédie à l’italienne est véritablement bien réalisée tant au niveau du scénario que du dessin réalisé à l’aquarelle.

J’ai passé un très bon moment avec cette lecture qui a su me séduire par la beauté du graphisme mais pas seulement. Les personnages sont très marqués et j’ai aimé les voir évoluer au fur et à mesure de l’histoire.

  • Azizam
  • Scénariste : Gelsomino
  • Dessinatrice : Valeria Guffanti
  • Editeur : La Boîte à Bulles
  • Prix : 17 €
  • Parution : 20 janvier 2021
  • ISBN : 9782849533727

Résumé de l’éditeur : Téhéran, de nos jours. A la mort de leur femme et mère, Amir et ses trois enfants – Shirin, Reza et Mohammad – découvrent que celle-ci leur a légué une terre agricole de trois hectares dont nul ne connaissait l’existence. Si les garçons héritent de la plus grosse part du gâteau, comme le veut la loi iranienne, Shirin découvre quant à elle que sa part contient un trésor inestimable : un noyer. S’ensuit une querelle entre la soeur et les deux frères jaloux qui n’auront de cesse d’essayer de récupérer cette parcelle de terrain et son arbre tant convoités. Amir, lui, se retrouve désemparé face à des enfants qu’il ne reconnait plus. L’orgueil et la cupidité font rage… Avec Azizam, Gelsomino et Valeria Guffanti nous proposent une comédie « à l’italienne » au croisement des cultures et à la portée universelle.

Où est le club des chats ?

La très jolie série Le club des chats débarque de nouveau chez les libraires avec un troisième opus encore plus fou : « Où est le club des chats ?« , une fantaisie jeunesse de Yoon-sun Park.

Plume, Nounours et Choupi sont de nouveau de sortie dans cet opus encore plus décalés que les deux précédents recueils. Yoon-sun Park laisse vagabonder son imagination fertile pour le plus grand bonheur de ses lecteurs. L’absurde et la fantaisie sont les maîtres mots d’Où est le club des chats ?

Marie, la propriétaire des trois félins, adhère au Club des chats et se trouve plongée dans un rêve où une fête foraine envahit son jardin. Serait-on chez les fous ? Sûrement lorsque l’on voit l’hôtel de Choupi où travaillent Plume, Nounours et Choupi !

On retrouve la folie-douce des aventures de Honk Kiltong dans ce nouvel opus du Club des chats. On aime vraiment lorsque Yoon-sun Park glisse vers le fantastique, la fantaisie et décale ainsi la réalité. L’autrice d’En Corée agrémente ses planches de couleurs pétillantes. Son dessin si singulier est toujours aussi chaleureux.

Encore un très beau recueil du Club des chats !

  • Où est le club des chats ?
  • Autrice : Yoon-sun Park
  • Editeur : Misma
  • Prix : 18 €
  • Parution : 05 février 2021
  • ISBN : 9782916254814

Résumé de l’éditeur : Minous, minous, minouuus… ??? Souvent, on se demande où s’aventurent nos chers félins domestiques et ce qu’ils peuvent bien fabriquer une fois qu’ils ont passé la chatière de la maison. Comme ces émission TV du style  » la vie secrète des chats « , on aimerait nous aussi les équiper d’un collier GPS et suivre le moindre de leurs déplacements dans le quartier. Avec Plume, Nounours et Choupi, on ne serait pas au bout de nos surprises ! On verrait qu’ils prennent le thé chez la voisine, qu’ils font des tours de manège à la fête foraine du village, qu’ils voyagent jusqu’au Québec en sous-marin et même qu’ils se transportent à des milliers d’années lumière grâce à un vulgaire carton. Heureusement, Marie sait comment les faire rappliquer en vitesse. Il suffit juste d’agiter un bon gros sac de croquettes !

 

Alyson Ford

Entre Indiana Jones et Lara Croft, Alyson Ford est une jeune adolescente qui tente de venir en aide à ses parents. Joris Chamblain et Olivier Frasier dévoilent le premier opus de ses aventures. Dépaysant !

Le scénariste des Carnets de Cerise, de Lili Crochette et Enola et les animaux extraordinaires imagine une nouvelle série jeunesse. Le point commun entre ces 4 univers : une jeune fille/adolescente prête à tout pour aider son prochain. De jeunes héroïnes bien campées et altruistes.

Pou Alyson Ford, il invente une intrigue se déroulant dans les années 1960. Préférant la nature et les arts du combat, la jeune fille de 11 ans reçoit une lettre de ses parents en séjour prolongé en Amazonie. Elle le sent, le couple est en danger.

Avec l’assentiment de sa grand-mère, elle décide de s’envoler pour l’Amérique du Sud afin de leur venir en aide…

Action, suspense, rebondissements et secrets sont au cœur de ce premier tome d’Alyson Ford. Très dynamique, le récit de Joris Chamblain happe le jeune lectorat avec une grande aisance. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un agréable moment de lecture. L’appel de l’aventure transpire dans toutes les pages de l’album.

Si l’on est accroché par l’intrigue, forte et ciselée, on est un peu déçu par le dessin. Dommage qu’il ne soit pas à la hauteur du récit. Nous aurions alors été en face de l’une des meilleures séries jeunesse de ses dernières années.

Si les décors et le bestiaire sont réussis, les humains souffrent de beaucoup d’erreurs graphiques. Les profils, les pieds et les mains des protagonistes sont parfois ratés.

Alyson Ford : une belle série jeunesse d’aventure, entre Amazonie, animaux, surprises et secrets.

  • Alyson Ford, tome 1 : Le temple du jaguar
  • Scénariste : Joris Chamblain
  • Dessinateur : Olivier Frasier
  • Éditeur : Glénat
  • Prix : 14,95 €
  • Parution : 06 janvier 2021
  • ISBN : 9782749308241

Résumé de l’éditeur : L’aventure est une affaire de famille. Angleterre, Canterbury College, 1963. Alyson Ford a 11 ans, elle parle déjà plusieurs langues, connaît des techniques de combat, sait bivouaquer à flanc de montagne ou trouver de l’eau dans le désert. Pour cause, sa famille compte parmi elle les plus grands explorateurs de toute l’Angleterre. Sans nouvelles de ses proches depuis des mois, l’intrépide jeune fille sent résonner l’appel de l’aventure le jour où elle reçoit de l’autre bout du monde un courrier de ses parents : ces derniers sont en danger et ils ont besoin de son aide ! Après le fabuleux destin des Carnets de Cerise, Joris Chamblain nous présente une nouvelle aventurière hors du commun ! Marchant dans la droite lignée d’Indiana Jones et de Lara Croft, Alyson Ford va devoir partir à la recherche de ses proches et de son héritage au cœur de l’Amazonie. Terres lointaines, magie ancestrale, sociétés secrètes et trésors enfouis jalonneront son parcours !

 

Kaguy-sama Love is War

Kaguya aime Miyuki et Miyuki aime Kaguya. Mais ils font parti de l’élite des lycéens et ont tout deux un ego monstrueux. Impossible donc d’être le premier à déclarer sa flamme à l’autre. Voici le postulat de départ de Kaguya-sama Love is War, série écrite et dessinée par Aka Akasaka, adorée des éditions Pika.

Miyuki est président du bureau des élèves de la très prestigieuse Académie Shûchiin. Meilleur élève de première par la force de sa persévérance, il est sûr que Kaguya l’aime et il est bien décidé à la faire avouer ses sentiments. Kaguya est vice-présidente du BDE et l’héritière de l’une des firmes les plus riches et implacables du pays. Son intellect n’a d’égal que la certitude que Miyuki a des sentiments pour elle. Il est donc hors de question qu’elle « s’abaisse » à être celle qui fera le premier pas.

Une situation qui n’a donc absolument aucun sens et qui n’est donc pas prête de bouger d’un iota.

Kaguya et Miyuki redoublent de stratégies pour faire craquer l’autre. Ils avancent leurs pions subtilement, jusqu’à approcher – à chaque fois – l’extrême limite de la déclaration d’amour. Mais bien sûr, soit la stratégie avorte, soit la situation se retourne, soit ils perdent tous les deux la bataille….

Un chapitre après l’autre, on apprend à connaître les personnages. Kaguya, la surdouée surprotégée, dotée d’un caractère cinglant, faussement adorable et assurément vicieuse. Miyuki, le président propre sur lui. Un pure intello à l’ego surdimensionné, charismatique sans le faire exprès. Et Chika, la secrétaire du BDE. Dynamique, pimpante, aux allures puérils mais bien moins naïve qu’il n’y paraît. C’est celle qui coupe court assez régulièrement aux tergiversations des amoureux.

C’est une comédie romantique en terrain miné, c’est sûr. Chaque chapitre offre de nouveaux stratagèmes basés sur la psychologie, des ressorts cognitifs ou encore des compétitions intellectuelles. L’intérêt n’est pas tant de savoir s’ils finiront ensemble, mais surtout comment ils finiront ensemble (s’ils finissent ensemble).

Kaguya-sama Love is War… met un temps interminable à se mettre en place. Le concept est top. Le manga est d’ailleurs récompensé par le prix Shogakukan du meilleur manga 2019 et du Grand Prix Book Walker – également – 2019.

Cependant, il est fait pour une publication hebdomadaire. Un chapitre par semaine et la relation des personnages prend tout à coup une nouvelle dimension. Le temps que l’on passe à se demander comment ils vont se surpasser la semaine suivante est un temps précieux. Car lu d’une traite, les sentiments de Kaguya et Miyuki n’ont pas le temps de prendre. Comme une mayonnaise qui refuse de monter, on ne saisit pas très bien la teneur de leur amour l’un pour l’autre. Est-ce simplement un désir de domination plus que bizarre ? Ou une relation maladroite entre deux personnages intelligents mais immatures ?

Et pourtant.

Pourtant, Kaguya-sama Love is War pose de bonnes questions et soulève des émotions pas si superficielles que cela. Dispersées au compte goutte au fil des chapitres, les leçons de vie (des vraies leçons de vie, sur le sens et la valeur de l’affection, le respect, la tendresse, l’amitié, bref… ) apportent un véritable atout à cette comédie romantique plus comique que romantique.

Là encore : Et pourtant.

Tandis que le comique de situation frôle parfois le grotesque (le grotesque est un style d’humour tout à fait valable, loin de moi l’idée de dire le contraire) il se pourrait que la tendance finisse par s’inverser. Pas à pas, la tendresse se glisse dans le récit. Dans un mutisme propre à nos héros, la véritable affection qu’ils se portent transparaît doucement mais sûrement. C’est dure, c’est long. C’est à l’image de leur relation : une histoire qui se prend la tête.

Alors pour conclure, voici trois conseils de bonne lecture : lisez Kaguya-sama Love is War doucement, sans vous hâtez. L’histoire n’en sera que plus drôle et savoureuse. Ensuite : laissez-vous le temps d’être surpris par leurs sentiments. Ils mettent certes, un siècle à se faire sentir, mais ils sont très agréables une fois présent. Et puis, ce n’est que parce-que Kaguya et Miyuki se cachent derrière leurs jeux psychologiques absurdes. Et enfin : profitez pleinement de ces dits jeux psychologiques absurdes. Ils sont ridiculement amusants et ridiculement sérieux. En plus, vous apprendrez sans doute des choses surprenantes dans le domaine de l’analyse psychologique et en culture générale.

Après tout, cette histoire d’amour se déroule entre deux génies.

  • Kaguy-sama Love is War
  • Autrice : Aka Akasaka
  • Editeur : Pika
  • Parution : 17 mars 2021
  • Prix : 7,20 €
  • ISBN : 9782811662912
Résumé de l’éditeur : Au sein du Bureau des élèves de la prestigieuse académie Shûchiin, Kaguya Shinomiya, la vice-présidente, et Miyuki Shirogane, le président, sont l’élite de l’élite. Tout le temps qu’ils partagent ensemble laisse à penser qu’ils se plaisent et pourtant… six mois plus tard, rien ne s’est passé entre eux ! L’obstacle : leur fierté qui ne leur permet pas d’être le premier à déclarer sa flamme.
La bataille pour faire avouer l’autre commence maintenant !

Skip

Les éditions Dargaud dévoilent Skip, le très joli album fantastique signé Molly Mendoza.

Eclo est un.e enfant qui se retrouve seul.e isolé.e dans un monde qui lui fait peur avec comme seul repère ce qu’on lui a appris.

Dans un autre monde Gluan a été chassé.e par ses ami.e.s car iel ne travaillait pas comme iel faut.
Ils.elles se retrouvent dans des mondes parallèles ensemble à devoir se soutenir pour avancer et vivre. C’est en chemin qu’ils vont trouver l’amitié et dépasser leurs peurs.

Cette bande dessinée est avant tout un objet, la couverture est superbe en relief et le graphisme est juste incroyable. L’histoire quant à elle est un peu en dessous mais je suis resté happé par ces planches. L’éditeur pour véhiculer les message de l’auteur a choisi l’écriture inclusive et il fallait oser.

Skip est une lecture qui vous en mettra plein les yeux mais qui peut déstabiliser les lecteurs avec son approche. C’est beau, c’est même bien plus que ça, je suis resté scotché sur certaines pages tellement le graphisme est intelligent.

  • Skip
  • Autrice : Molly Mendoza
  • Éditeur : Dargaud
  • Prix : 21 €
  • Parution : 12 février 2020
  • ISBN : 9782205087314

Résumé de l’éditeur : Pour échapper à la violence de sa ville d’origine, Bloom, un jeune garçon, vit en exil avec la survie pour seul but. Il est brutalement jeté dans un autre monde et rencontre Gloopy, une drôle de créature foncièrement dilettante, chassée de chez elle par ses amis. Ballotés de dimensions en dimensions, ils vont tomber pêle-mêle sur des géants pleureurs, des îles alligators ou des mondes en 2D inversés. Pour rentrer chez eux et vaincre leurs propres peurs, ils ne pourront compter que sur eux-mêmes et leur belle amitié.

Les fabuleuses aventures de Ludwig van Multbutter

Camille Maestracci dévoile le superbe Les fabuleuses aventures de Ludwig van Multbutter, un album fantastique très réussit aux éditons Le 9e élément.

Ludwig Van Multbutter est un poulpe bien seul et bien triste, alors quand GERARD tombe sur lui en bien mauvais état, il décide de lui porter secours dans ce monde où les zombies sont de plus en plus nombreux. Ludwig est un poulpe parlant, doué d’une intelligence (toute relative) à chaque tentacule, mais également un énorme gaffeur qui met à mal les efforts de la population pour exterminer les zombies. Va-t-il réussir malgré tout à aider GERARD qui est de plus en plus mal en point ?

J’ai découvert « Les fabuleuses aventures de Ludwig Van Multbutter et de son fidèle compagnon GÉRARD » lors du concours qu’a organisé Camille il y a quelques jours sur sa page. Je n’ai malheureusement pas gagné : Enfin si, puisque que j’ai découvert une autrice très sympa et une superbe lecture. J’ai été tout d’abord séduit par le graphisme en noir et blanc de cette bande dessinée qui m’a totalement bluffé mais pas seulement. Je retiens également, de ce premier tome sur trois prévus, un humour noir et absurde qui fait du bien et, qui plus est, véritablement bien réalisé.

J’ai le sourire aux lèvres en écrivant ces quelques lignes et j’ai hâte de lire le second tome pour connaître les nouvelles péripéties et bourdes de Ludwig.

  • Les fabuleuses aventures de Ludwig Van Multbutter et de son fidèle compagnon GÉRARD
  • Autrice : Camille Maestracci
  • Editeur : Le 9e élément
  • Prix : 19,95 €
  • Parution : 17 mars 2021
  • ISBN : 9782490841011

Résumé de l’éditeur : À la surface, les zombies envahissent le monde, Ludwig le poulpe se sent bien seul. Quel bonheur quand Gérard vient l’arracher à sa solitude. Pour le bien de l’humanité, il aurait peut-être mieux valu qu’il ne parte jamais à l’aventure. Malgré ses bonnes intentions, Ludwig peut provoquer de terribles catastrophes du bout d’un seul tentacule ! … Et des tentacules… il en a HUIT.

Catamount 4

Voici le quatrième opus de Catamount, le sympathique western de Gaet’s et Benjamin Blasco-Martinez aux éditions Petit à Petit. Passionnant !

Catamount, pourchassé par les shérifs et les chasseurs de primes, se réfugie dans une maison isolée, où une vieille dame qui a tout perdu sauf sa ferme, le protège, malgré la prime de 10 000 $ pour sa capture. Catamount est bien décidé à se racheter et venir en aide à cette pauvre femme et à son fils. Sur le chemin de la rédemption, il aidera également une jeune harcelée par des bandits.

Ce quatrième tome est construit comme un one-shot et peut se lire même si vous n’avez pas lu le premier. Mieux encore il vous donne envie de lire les aventures précédentes de Catamount. Le dessin de Benjamin est juste magnifique qu’il s’agisse des paysages, des personnages mais également des scènes d’actions… Tout est beau et bien réalisé.

Vous cherchez un western dynamique, bien scénarisé et bien dessiné ? Et bien go go go… même si vous n’avez pas lu les tomes précédents vous pouvez le lire sans problème et c’est aussi une des force de cet opus. Un très bonne lecture, une très bon moment bref. Il ne faut pas hésiter.

  • Catamount, tome 4 : La rédemption de Catamount
  • Scénaristes : Benjamin Blasco-Martinez et Gaet’s
  • Dessinateur : Benjamin Blasco-Martinez
  • Coloristes : Benjamin Blasco-Martinez et Emilie Beaud
  • Editeur : Petit à Petit
  • Parution : 15 janvier 2021
  • Prix : 16.90€
  • ISBN : 9782380460810

Résumé de l’éditeur : Traqué par les shérifs, poursuivi par les chasseurs de primes, Catamount est devenu plus sauvage que la bête fauve qui l’a sauvé à sa naissance. Sur le chemin de sa fuite, la rencontre d’une vieille dame au coeur de porcelaine va lui offrir une chance de se racheter. Une dernière chance …

Résine

Résine doit fuir son village parce qu’elle est une sorcière. Dans son nouveau village, elle se fait de nouveaux amis. Ses aventures sont contées par Elodie Shanta dans un très joli album jeunesse édité par La ville brûle.

Résine vit avec son mari Claudin qui vient juste d’apprendre que sa femme est une sorcière mais ce n’est pas grave, il l’aime quand même. Ils ont dû fuir le village où ils vivaient pour que Résine ne se fasse pas brûler. Bon ce n’est pas grave, plus les sorcières sont mises au bûcher plus leurs pouvoirs sont importants mais quand même. Installée dans un nouveau village, Résine et ses nouveaux amis sont bien décidés à se battre contre les injustices que subissent les sorcières.

Cette lecture jeunesse est une petite merveille de douceur et de drôlerie. Avec un univers médiéval et un peu fantastique disons-le, Elodie Shanta (Crevette, Crevette les premières années, Cécil et les objets cassés) aborde avec humour et fantaisie les thèmes du sexisme et des violences faites aux femmes. Et pour lutter contre les préjugés rien de tel que l’entraide et l’amour n’est-ce pas ?

Résine est une très jolie lecture tendre douce mais qui sait aborder des thèmes importants. Qu’il est bon parfois de lire de si belles petites lectures.

  • Résine
  • Autrice : Élodie Shanta
  • Éditeur : La ville brûle
  • Prix : 17 €
  • Parution : 19 février 2020
  • ISBN : 9782360121366

Résumé de l’éditeur : Claudin rentre chez lui affolé : sa femme Résine est accusée d’être une sorcière. Ils s’enfuient et commencent une nouvelle vie dans le village de Floriboule, mais leur arrivée est à l’origine de nombreux problèmes : accusations infondées, procès en sorcellerie, confrontation avec des villageois aussi sexistes qu’obscurantistes. Résine, Claudin et leurs allié.es (l’apothiqueresse et sa compagne, la boulangère Amarante et le lutin Scorbul) essayent de rétablir la justice et d’échapper au bûcher. On retrouve dans Résine l’univers fantasticomédiéval et l’humour d’Elodie Shanta au service d’un récit incisif et de problématiques plus graves, telles que le sexisme et les violences faites aux femmes. Il est aussi question dans Résine de sororité, d’entraide, de l’importance de dépasser les apparences… et d’amour !

Jacob Mimi et les chiens parlants

Les éditions La Pastèque dévoilent Jacob Mimi et les chiens parlants, une très jolie fable jeunesse signée Elina Braslina et Sanita Muižniece.

Jacob doit aller passer la semaine chez Ange, son oncle. S’il ne semble pas du tout heureux d’apprendre cela de la part de son père, il doit se résigner. Pourtant, rapidement Mimi sa cousine le prend sous son aile. Il est surpris de cela. Il faut dire qu’il n’a jamais appréciée la jeune fille, la trouvant trop expansive et désagréable.

Le duo s’entend à merveille jusqu’à se retrouver dans une cabane en bois perchée en haut d’un arbre. Ils sont suivis par une meute de chien. Cette petite peste de Mimi abandonne Jacob. Énervé, il commence à dessiner. Tout ce qu’il dessine devient alors réel. En premier lieu, l’immeuble au milieu du square…

Sanita Muižniece a décidé d’adapter l’histoire d’un film d’animation d’Edmunds Jansons, lui même adapté d’un roman de Luīze Pastore, « Maskačkas stāsts » (Un récit du quartier de Maskatchka). Cette belle aventure pour les jeunes lecteurs est construite comme une fable écolo. Il y a du fantastique avec les chiens parlants, mais aussi par les dessins de Jacob mais également une belle quête avec l’empêchement de construction de l’immeuble.

Sans oublier une dose d’humour, la scénariste peut aborder les thèmes de l’amitié, de la solidarité mais aussi de l’environnement.

Le trait d’Elina Braslina est d’une belle modernité dans Jacob Mimi et les chiens parlants. Sans contour défini, ses décors et ses personnages acquièrent ainsi de la légèreté. Son coté un peu rétro dans ses couleurs apportent beaucoup de chaleur.

  • Jacob, Mimi et les chiens parlants
  • Scénariste : Sanita Muižniece
  • Dessinatrice : Elina Braslina
  • Éditeur : La Pastèque
  • Prix : 16 €
  • Parution : 08 janvier 2021
  • ISBN : 9782897770976

Résumé de l’éditeur : En vacances chez sa turbulente cousine Mimi, Jacob ne se doute pas un instant de l’aventure qui l’attend. Mis au parfum des plans diaboliques d’un promoteur imm obilier, les deux enfants réussiront-ils à sauver un joli quartier de Riga me nacé de disparaItre sous les gratte-ciel ? Pour y arriver, Jacob et Mimi devront s’allier à la bande la plus étonnante de la ville : les chiens parlants.

Batman The Dailies 1944-1945

Les éditions Urban Comics publient le deuxième volume de Batman The Dailies. Ce recueil regroupe les strips du Chevalier noir courant sur les années 1944 et 1945. Passionnant !

On pensait tout connaître de Batman ! C’était sans compter sur Batman The Dailies. Si l’on sait que l’homme chauve-souris fut créé dans le n°27 de la revue Detective Comics datant de 1940, l’on sait peu que ses aventures furent aussi publiées dans des journaux sous la forme de strips.

Tous les jours, les lecteurs retrouvaient ainsi une bande de 3 à 5 vignettes des aventures de Batman. Il fallait néanmoins plusieurs semaines pour découvrir l’entièreté du récit.

Dans ce deuxième tome de Batman The Dailies, huit histoires sont regroupées. Elles sont l’œuvre d’Alvin Schwartz pour les scénarios, les dessins par Bob Kane et Charles Paris pour l’encrage. Si le trait semble marqué, il n’en est pas du tout désuet. Au contraire, il y a énormément de puissance dans la partie graphique de Kane.

En ce qui concernent les histoires imaginées par Schwartz, elles sont très accrocheuses. Construites comme des polars, elles ne manquent pourtant pas d’humour.

L’édition de Batman The Dailies est aussi très soignée. Publié dans un format à l’italienne (comme Hagar Dunor ou Cul de sac dans la même collection), l’album est très joliment mis en lumière par une couverture renforcée et gaufrée mais également par un papier de qualité.

Pour accompagner ce deuxième opus, une préface revient sur un historique de la bande dessinée quotidienne de Batman dans les années 1940, sur le super scénariste Schwartz, sur les dessinateurs, mais également sur le rôle des agences de diffusion (McClure) et les syndicats. Puis, une présentation de chacune des 8 histoires qui composent l’album

  • Batman The Dailies, tome 2 : 1944-1945
  • Scénariste : Alvin Schwartz
  • Dessinateurs : Bob Kane et Charles Paris
  • Editeur : Urban Comics, collection Urban Strips
  • Parution : 22 janvier 2021
  • Prix : 23 €
  • ISBN : 9791026818915

Résumé de l’éditeur : Dans les années 1940, en pleine Seconde Guerre mondiale, Batman et Robin n’étaient pas seulement des héros de comic books ou de serials, ils évoluaient également dans les pages des différents quotidiens des États-Unis. Enquêtant sur des affaires criminelles intenses et retrouvant même leur pire ennemi, le Joker, Batman et Robin y évoluaient dans des aventures concoctées, entre autres, par leurs co-créateurs, Bob KANE et Bill FINGER : un univers de film noir passionnant où le danger guette à tous les coins de rue !

 

Les déracinés

L’histoire tout en délicatesse d’Alamah et Wilhelm, deux juifs fuyant l’horreur nazie pour la République dominicaine. Les déracinés est un très bel album de Catherine Bardon et Winoc aux éditions Philéas.

Vienne, Autriche, les années 1930. Alamah et Wihelm se marient mais l’annexion de l’Autriche (Anschluss) rend la vie particulièrement impossible pour les Juifs. Il n’y a plus qu’une seule solution, fuir le pays et la ville où ils sont né. Mais la fuite est compliquée, les USA n’offrent plus de visas. Ils ont alors la possibilité d’aller en République Dominicaine où le dictateur en place offre 100 000 visas aux Juifs d’Europe.

Commence alors une nouvelle vie en exil loin de leurs racines.

Les déracinés est l’adaptation du roman éponyme édité à plus de 500 000 exemplaires qui met en exergue un pan peu connu de l’Histoire. Les faits sont réels, mais les personnes et la vie de cette famille prise dans les méandres de la Seconde guerre mondiale, n’est quant à elle, qu’une fiction. un mélange intelligent qui happe le lecteur.

Ce n’est pas à proprement dit une bande dessinée historique mais elle nous en apprend beaucoup sur cette période. Un très bon moment de lecture pour cette fresque romancée.

  • Les déracinés
  • Scénariste : Catherine Bardon, d’après son propre roman
  • Dessinateur : Winoc
  • Editeur : Philéas
  • Parution : 21 janvier 2021
  • Prix : 18.90 €
  • ISBN : 9782491467159

Résumé de l’éditeur : Des cafés viennois des années trente aux plages des Caraïbes, laissez-vous transporter par cette histoire d’amour et d’exil et le destin exceptionnel d’Almah et Wilhelm. Après l’Anschluss, le climat de plus en plus hostile aux juifs pousse Almah et Wilhelm à s’exiler avant qu’il ne soit trop tard. Ils n’ont d’autre choix que de partir en République dominicaine, où le dictateur promet 100 000 visas aux juifs d’Europe. Fondée sur des faits réels, « une fresque historique haletante » (Lire) qui révèle une partie méconnue de notre histoire. Le premier tome d’une tétralogie à succès. Une adaptation menée par Catherine Bardon l’autrice de la saga et Winoc auteur notamment de De mémoire chez Grand Angle.