Shinobi gataki 1

Nikiichi Tobita dévoile le premier volume de Shinobi Gataki, édité par Kurokawa. Ninjas, samouraïs et Japon médiéval au cœur de ce très bon manga.

Si vous aimez l’Histoire. Si vous aimez le Japon médiéval. Si vous aimez les samouraïs et autres ninjas, alors Shinobi Gataki est fait pour vous.

Ce bon seinen suit les pas de Toranosuke, le dernier d’une lignée de samouraïs. Toute sa famille a été décimée par des ninjas. Il a donc juré de la venger en traquant un à un les meurtriers et plus particulièrement Kazémaru, la figure de la trahison.

On peut dire que Nikiichi Tobita sait y faire pour accrocher son lectorat. Dès la première planche, Toranosuke est en prise avec un ninja. Sans temps mort, la première partie de ce premier volume enchaîne actions et combats. La vitesse de ces derniers sont accentués par des hachures qui donnent le tournis. Si l’histoire ne révolutionne pas le genre, elle multiplie les rebondissements et autres trahisons.

Les lecteurs sont surtout impressionnés par la partie graphique de haut-vol. On peut lire toute la haine dans les yeux du personnage principal.

Ce manga, mâtiné de fantastique, est plaisant à la lecture. Une belle petite surprise !

  • Shinobi Gataki 1
  • Auteur : Nikiichi Tobita
  • Éditeur : Kurokawa
  • Prix : 7.65€
  • Parution : 12 septembre 2019
  • ISBN :  9782368526101

Résumé de l’éditeur : Ninja contre Samouraï. Qui sera le dernier survivant ? Ils utilisent des techniques inconnues. Une force puissante et mystérieuse parcourt leur corps et ils n’ont plus rien d’humain! Ce sont les Ninjas !! Réputés pour avoir subi des entraînements terribles, utilisant un sabre qui ne fait qu’un avec leur esprit et possèdant une puissance physique exceptionnelle! Ce sont les Samouraïs !! Plongez-vous dans l’univers de Toranosuke, le « Chasseur de Ninjas » et de sa quête de vengeance !

Tom-Tom et Nana, méga-farces et mini-gaffes

Quadragénaire, la série jeunesse Tom-Tom et Nana a fait découvrir la lecture et/ou la bande dessinée a un grand nombre d’enfants. Les éditions BD Kids publient Le meilleur de Tom-Tom et Nana, méga-farces et mini-gaffes, un superbe recueil d’histoires du duo infernal signé Jacqueline Cohen et Evelyne Reberg, mis en image par Bernadette Després.

Parmi les 16 mini-récits de cette intégrale, il y a notamment :

  • Des farces au menu : Monsieur Henri connaîtrait toutes les farces du monde ! La famille Dubouchon veut le prendre aux mots et imaginer des blagues pour lui…
  • Abracadabra : Tom-Tom et Nana possèdent des lapins. Afin qu’ils puissent les nourrir, ils demandent une participation aux clients du restaurant. Surgit alors Jess Camote, un magicien…
  • Le fantôme de Roupillon : Adrien, le papa Dubouchon doit porter un pyjama tout neuf qu’il déteste. Il le gratte et l’électrocute. Tom-Tom et Nana entendent la conversation et lui viennent en aide…
  • La fête aux frissons : La fratrie décide d’aller à la fête foraine avec leurs amis. Tom-Tom n’a pas envie de se « trainer » sa sœur toute la journée. Il décide de lui faire peur en l’emmenant dans Terror Palace…

Quel bonheur de retrouver Tom-Tom et Nana ! Quelle malice dans les scénarios de Jacqueline Cohen et Evelyne Reberg. De la folie, des bêtises et de l’humour. Jamais grossières ni vulgaires, les histoires sont idéales pour débuter en bande dessinée ou même apprendre à lire.

Si les récits sont sympathiques, la grande force de Tom-Tom et Nana réside dans le merveilleux dessin de Bernadette Després ! Du mouvement et de l’humour sont présents dans chaque planche. Celle qui fut honorée lors du dernier festival d’Angoulême par une superbe exposition créée par Romain Gallissot, est toujours aussi amusante et pétillante que ses deux héros garnements !

  • Le meilleur de Tom-Tom et Nana : méga-farces et mini-gaffes
  • Scénaristes : Jacqueline Cohen et Evelyne Reberg
  •  Dessinatrice : Bernadette Després-Charignon
  • Editeur : BD Kids
  • Prix : 12.90€
  • Parution : 21 août 2019
  • ISBN :

Résumé de l’éditeur : Boules puantes, verres baveurs, coussins péteurs, fausses araignées, monstres en tous genres : les farces et attrapes, Tom-Tom et Nana adorent. Ils ont même du génie pour en inventer… Et faire parfois de jolies gaffes ! Mais farces ou gaffes, tout est bon pour qu’on rigole à « la Bonne Fourchette » dans la rue ou à l’école. Retrouve un joyeux échantillon de leurs aventures dans cet album !

Ici ou ailleurs

Lorsque Guy Delisle – Fauve d’or du meilleur album en 2012 – rencontre Jean Echenoz – Prix Goncourt en 1999 – cela donne Ici ou ailleurs, un album original autour des récits de l’écrivain.

Paris est sublimé dans Ici ou ailleurs ! Sous les crayons de Guy Delisle, la ville lumière révèle ses grands et petits secrets. L’auteur de S’enfuir, récit d’un otage, a choisi des passages des romans de Jean Echenoz se déroulant dans la capitale française. A l’image du Guide Fantrippers Paris, il a sélectionné des lieux parisiens précis .

Sur la page de gauche, la citation du prix Goncourt pour Je m’en vais. Lui faisant face, l’illustration pleine page de l’auteur de Pyangyang. Le format à l’italienne de Ici ou ailleurs magnifie les dessins de Guy Delisle. Dans une veine ligne-claire, il emporte ses lecteurs. Ses planches en noir et blanc sont agrémentées de superbes aplats bleus.

Ici ou ailleurs : voyage par la prose de Jean Echenoz et le dessin de Guy Delisle. Une découverte originale de Paris !

  • Ici ou ailleurs
  • Auteur : Guy Delisle d’après les textes de Jean Echenoz
  • Éditeur : L’Association, Hors Collection
  • Prix : 19€
  • Parution : 21 août 2019
  • ISBN :  9782844147455

Résumé de l’éditeur : Rencontre au sommet entre Guy Delisle (fauve d’or en 2012) et Jean Echenoz (prix Médicis en 1983 et Goncourt en 1999). Accordant tous les deux une grande importance à l’environnement et l’atmosphère des lieux dans lesquels ils placent leurs récits, c’est la Corée du Nord, respectivement à travers Pyongyang, et Envoyée spéciale, qui a amené les deux auteurs à se rencontrer. Et c’est à Marseille, pour le Festival Oh les beaux jours ! en 2018, qu’est né le projet Ici ou ailleurs. Guy Delisle propose une promenade au gré des rues citées dans l’oeuvre d’Echenoz, en illustrant de son trait précis et ses gris légers les textes au style réputé minimaliste de l’écrivain. Dans un même mouvement, au travers de la graphie manuelle, les traits de l’écriture rejoignent les traits du dessin. À Paris souvent, mais pas seulement, les décors volontairement déserts évoquent sans les figer les scènes qui s’y déroulent, et permettent au lecteur d’y pénétrer et s’approprier les lieux.

Les souris de Leningrad

Leningrad 1962, lors d’un concert à l’opéra, un homme tente de tuer Anka, une jeune violoniste talentueuse.

L’homme est arrêté de justesse puis conduit au commissariat. Lors d’un interrogatoire il commence à raconter une histoire.

Cette histoire c’est celle des 4 adolescents (les souris);  Maxim fils d’un homme riche ; Pyort enfant d’un intellectuel envoyé au goulag; Gryogori fils d’un pilote exécuté par le gouvernement  et Anka fille d’un violoniste.

Ces 4 amis sont en vacances lorsqu’en 1941 les Allemands envahissent l’URSS.  Malgré leur âge ils arrivent à échapper à l’armée et à rentrer à Leningrad.

Plus les Allemands font route vers cette ville plus les tensions se font sentir entre ces jeunes qui n’ont pas la même histoire familiale. Dans l’adversité ils restent soudés mais pour combien de temps ?

Dans ce premier tome (la série en comptera deux) Zéphir-Dupuis nous propose une histoire dans la grande Histoire.

Les dessins de Thomas du Caju semble un peu froid mais l’histoire de Jean-Claude Van Rijckeghem est très rythmée. L’auteur pause les bases de l’intrigue qui mène à la tentative d’assassinat d’Anka la jeune héroïne que les trois adolescents aiment. Il veille à mettre en tension le lecteur avant de tout dévoiler dans le prochain volet de cette saga.

  • Les souris de Leningrad
  • Auteur : Jean-claude Van Rujckeghem
  • Dessinateur : Thomas du Caju
  • Éditeur : Zéphyr – Dupuis
  • Prix : 14.00€
  • Parution : 30 août 2019
  • ISBN :9782361182656

Résumé de l’éditeur :En 1964, la célèbre violoniste Anka est victime d’un attentat manqué. Elle se rappelle sa jeunesse pendant l’hiver de 1941 à Leningrad où elle réussit à survivre avec l’aide de trois copains.
Une amitié entre quatre adolescents (trois garçons et une fille) dans une ville assiégée. L’amitié, survivra-t-elle à la guerre, à la famine et à la trahison ?
Le destin tragique et l’ultime triomphe d’une ville encerclée par les forces allemandes.

The World

Le monde imaginé par Valentin Seiche composé de robots et de sorceliers est superbe ! Il met en image le conflit de ces deux entités dans The World. Fascinant !

The World. Ce monde est en parfaite harmonie depuis la nuit des temps. Forteresse de paix imprenable, les lieux permettent de vivre en paix. Un jour, des hordes de robots commencent à détruire le mur d’enceinte. Le combat est violent.

Arrivent alors les sorceliers qui fondent sur The World et se répandent à une vitesse phénoménale. Les robots et les sorceliers se livrent une guerre sans merci. Le monde est dévasté. Le Grand sorcelier disparait. Naissent alors les êtres humains…

Jusqu’à présent, les éditions Kinaye avaient publiés des récits d’auteurs américains (Volcano Trash, L’assistante de la Baba Yaga ou Space Battle Lunchtime). Mais une règle implique une exception et c’est le cas avec The World. Son auteur, Valentin Seiche, est français. Avant ce tout premier album, il a travaillé sur le tome 0 de The Grocery, sur le design du jeu vidéo Samurai Gunn 2 ou sur des séries d’animation japonaises.

Avec une belle économie de mots (à l’image de la collection Somnambule de La joie de Lire), il dépoussière les récits de science-fiction. D’habitude, ce style d’histoire déboulonnent notre monde, extermine une grande partie des hommes pour y installer robots, machines ou nouvelles entités. Dans The World, c’est l’inverse qui se produit : du chaos naissent les êtres humains. Si ces derniers semblent en paix, elle n’est que de façade, fragile à cause de leur défauts et pêchers.

Cet album ciblé pour les jeunes lecteurs ne leur fera pas faire de cauchemars. Il est subtil, sans effusion de sang ni combats massacreurs. A l’image de la série Bots de Ducoudray et Baker, Valentin Seiche multiplie les allusions à notre époque contemporaines et sous-entend qu’il faut préserver au mieux nos fragiles équilibres de paix, ainsi que de lutter contre les guerres inutiles et coûteuses en vie humaines.

Adossé à la fin de l’album, 4 fiches cartonnées dévoilent des éléments sur les êtres qui peuplent l’histoire. A découper, elles viennent alors enrichir astucieusement, The World.

Pour vous convaincre de la justesse de cet album, il suffit de se pencher sur le dessin. Valentin Seiche agrémente ses très belles planche de bleu et de rouge pour signifier la lutte entre les robots et les sorceliers. Lorgnant vers le travail de Guillaume Singelin, le sien est lui aussi superbe, influencé par le manga.

The World : un récit de science-fiction jeunesse intelligent, beau et subtil.

  • The World
  • Auteur : Valentin Seiche
  • Éditeur : Kinaye
  • Prix : 14.50€
  • Parution : 23 août 2019
  • ISBN : 9782357990098

Résumé de l’éditeur : Une documentation parcellaire des mémoires du Monde pendant et après la grande guerre entre les sorceliers et les machines. Plongez dans les mystères de The World. Livré avec 8 cartes recto/verso qui donnent des détails supplémentaires sur l’univers et une planche de stickers.

Noble New World Adventures

Tué dans une bagarre, Kazuya se trouve projeté dans une famille noble à l’époque médiévale. Les éditions Komikku dévoilent le premier volet de Noble New World Adventures, un manga signé Yashu, Nini et Mo.

Kazuya tente de s’interposer entre deux de ses amies et un fou armé d’un couteau. Son héroïsme n’est pas récompensé, il meurt.

L’adolescent se réveille alors dans la très belle demeure des Von Silford. Il vient d’être projeté à l’époque médiévale dans un corps de petit garçon de 3 ans. Si ce nouveau monde et cette nouvelle vie le désarçonnent, rapidement il prend ses marques.

Appelé maintenant Caïn, il attend son baptême avec impatience. Il le sait, il veut devenir aventurier. Mais pour l’instant, ce n’est pas possible. De son passé, il a gardé ses facultés intellectuelles mais pas son corps d’adolescent.

Quelques temps plus tard, il se retrouve face aux dieux qui lui expliquent alors son processus de réincarnation. Mieux, ils lui confie la mission de faire progresser la civilisation actuelle grâce à ses capacités de sa vie d’avant…

Prépublié dans la revue Mag Garden depuis 2018 au Japon, Noble New World Adventures est un petit manga sans prétention, agréable à la lecture et plaisant. Le récit fantastique de Yashu – d’après le texte de Hifumi Shobo – met l’accent sur l’action, la magie et le personnage principal de Caïn. Ce garçon attire tout de suite la sympathie.

Ce très bon seinen d’héroïc-fantasy s’inscrit dans les pas de Détective Conan et peut aussi rappeler l’histoire de l’excellent Mort ou déterré. Si Noble New World Adventures ne révolutionne pas le genre, il permet de passer un très bon moment de lecture. Le tout est porté par le dessin de Nini – d’après le design de Mo – simple, lisible et efficace.

  • Noble New World Adventures, volume 1
  • Scénariste : Yashu, d’après Hifumi Shobo
  • Dessinateur : Nini, d’après le design de Mo
  • Éditeur : Komikku
  • Prix : 7.99€
  • Parution : 11 juillet 2019
  • ISBN : 9782372874724

Résumé de l’éditeur : Kazuya est tué au cours d’une bagarre en tentant de protéger ses amis. Il se réveille tout d’un coup dans un monde médiéval où il est devenu Cain Von Silford, le jeune fils d’un aristocrate. Promis à un destin de magicien, il souhaite devenir un aventurier. Trop jeune pour apprendre la magie, il étudie de son côté afin de surpasser les autres. Mais un jour il se retrouve devant les dieux qui ont créé ce monde. Ils savent qui il était avant et souhaitent l’utiliser afin de développer ce Nouveau Monde et le tourner vers la modernité. En échange, ils donnent à Cain des pouvoirs hors du commun qu’il devra cacher à ses proches. Une aventure incroyable est sur le point de débuter !

A sleeping man and a loving man

Cinq histoires d’amour entre hommes sont compilés dans A sleeping man and a loving man, un très joli manga signé Ranmaru Zariya chez Taifu Comics.

Royce est pris de pulsions sexuelles toutes les nuits. Lui, l’hétéro, il n’hésite pas à chevaucher son colocataire Jude. Pire, le lendemain, il ne se souvient de rien. De son côté, Jude, homo, est heureux de ces ébats nocturnes. Mais Royce décide de prendre un traitement pour en finir avec tout cela…

Des corps qui s’entremêlent, du sexe sans fard et des histoires originales composent A sleeping man and a loving man. Ranmaru Zariya sait y faire pour captiver son lectorat. Les scènes de sexe sont nombreuses  – à peine voilées – pour un rendu plaisant et assez juste.

En plus de l’histoire principal qui donne son titre à ce yaoi, Sweet dinner met en scène un apprenti cuisinier et son patron toujours prêt à le culbuter. Run from the night raconte la peur d’un jeune homme pour l’obscurité, réconforté par son amant. Sun and secret narre l’abus d’un homme sur un plus jeune que lui lors d’un transport en camion…

Les histoires de A sleeping man and a loving man sont agréables à la lecture et le dessin de la mangaka est fin et efficace.

  • A sleeping man and a loving man
  • Autrice : Ranmaru Zariya
  • Éditeur : Taifu Comics
  • Prix : 8.99€
  • Parution : 23 août 2019
  • ISBN : 9782375061336

Résumé de l’éditeur : Un recueil où esthétisme et érotisme se lient avec finesse. Un graphisme efficace signé Zariya Ranmaru.Une étrange maladie sévit. Lorsqu’on en est affecté, de mystérieuses pulsions sexuelles se manifestent pendant le sommeil. Jude et Royce travaillent et vivent ensemble. Si le premier est ouvertement gay,l’autre est hétéro. Une nuit, pendant un voyage d’affaires, Royce rejoint Jude sous sa tente…

Gigant 1

Rei rêve de réaliser un film où Papico serait le rôle-titre. Pourtant la jeune femme est une actrice porno. Il va tenter de la convaincre de son projet dans Gigant, une série de Hiroya Oku chez Ki oon.

Rei est un passionné de cinéma. Avec un ami, le lycéen tente de monter un projet. Il demande alors à Shinozaki, une camarade d’y jouer. Si elle accepte dans un premier temps, son petit ami la fait changer d’avis.

En rentrant de cours, Rei erre dans les rues de son quartier. Il découvre avec stupéfaction des affiches dégradantes concernant Papico, son actrice préférée. Elle n’habiterait pas loin et serait disposer « à coucher avec tout le monde ».

Perturbé par ces collages, il se relève la nuit et les arraches. Il est interrompu par la vraie Papico. Il n’en croit pas ses yeux. Elle le remercie. Il faut dire que la jeune femme est actrice porno et que les rumeurs vont bon train sur sa vie. Rei n’a qu’une idée en tête : Et si Papico devenait le rôle-titre de son film ?

Impressionné par ses séries précédentes Last Hero Inuyashiki et Gantz, les lecteurs attendaient avec impatience le nouveau manga de Hiroya Oku. Un peu déçu ? Sûrement. Il faut souligner que l’histoire ne révolutionne pas le genre, se laisse lire mais semble peu accrocheuse pour l’instant. La faute à un rythme trop lent et une mise en place laborieuse : dommage !

Il y avait pourtant matière à imaginer une histoire agréable : Rei, un lycéen fan d’une actrice porno et Papico un peu déjantée. Le duo ne pouvait que fonctionner.

Reste le très joli dessin de Hiroya Oku : simple, lisible et aux décors sublimes. En espérant que le deuxième volume ait plus de pêche parce que pour l’instant, Gigant ne tient pas ses promesses.

  • Gigant, volume 1
  • Auteur : Hiroya Oku
  • Éditeur : Ki oon, collection Seinen
  • Prix : 7.90€
  • Parution : 29 août 2019
  • ISBN : 9791032704400

Résumé de l’éditeur : Pour Rei, le cinéma est tout ce qui compte dans la vie. Le lycée n’est qu’un prétexte pour monter des projets et parler films avec ses camarades. Il ne l’avouera jamais à ses amis, mais son artiste préférée, Papico, ne joue pas dans des œuvres classiques. C’est une star… du porno ! Il possède toutes ses vidéos, qu’il regarde en cachette. Sa passion prend un tour singulier le jour où des affiches anonymes et injurieuses dévoilent que Papico habite dans le quartier du lycéen ! En bon fan, l’adolescent se précipite pour les arracher au beau milieu de la nuit… quand il se retrouve nez à nez avec son idole ! Pour lui, c’est un rêve qui se réalise, ainsi que le début d’une improbable amitié. Rei est loin d’imaginer que l’actrice s’apprête à l’embarquer dans une aventure digne d’un film de SF déjanté, avec super-pouvoirs et extraterrestres à la clé !

Time shadows 1

Lorsqu’un jeune homme revient dans son village d’enfance à la suite des funérailles de sa soeur, cela ne se déroule pas avec linéarité. Yasuki Tanaka dévoile le premier volet de Time Shadows, un thriller fantastique chez Kana.

L’île de Hitogashima. Shinpei est de retour dans ce petit village très isolé du Japon. Orphelin, il avait été élevé par les Kofune. En grandissant avec Ushio et Mio – les deux filles de la famille – elles étaient devenues comme ses sœurs.

Après des études et une vie à Tokyo, Shinpei revenait précipitement chez lui pour les funérailles de Ushio. Sa soeur s’était noyée après avoir sauvé une fillette en mer.

Mais un phénomène surnaturel vient alors perturber le jeune homme. Il pense que Ushio aurait été tuée et remplacée par un mystérieux double…

Prépublié dans la revue Shônen Jump + des éditions Shûeisha au Japon depuis 2017, Time Shadows est une très bonne série fantastique. Yasuki Tanaki sait y faire. Il délivre par petites doses les éléments pour apporter de la tension et de l’angoisse dans ce beau thriller.

Shinpei semble être un jeune homme sans problème, touché par la mort de sa sœur. Dans un moment de vive émotion pour lui, sa vie va basculer dans une histoire spatio-temporelle bienvenue. Dans la veine de Heroes et Erased – les deux formidables série de Kei Sanbe – le mangaka utilise les projections dans le passé pour déstabiliser son héros. Ajouter à cela, des doubles de personnes et l’on obtient un récit accrocheur.

Time Shadows : inquiétant, déroutant et empli de mystères !

  • Time Shadows, volume 1
  • Auteur : Yasuki Tanaka
  • Éditeur : Kana, collection Dark Kana
  • Prix : 7.45€
  • Parution : 21 juin 2019
  • ISBN : 9782505076667

Résumé de l’éditeur : Shinpei est de retour sur son île natale pour assister aux funérailles de son amie d’enfance, Ushio, décédée accidentellement en mer. Il se rend vite compte que quelque chose ne tourne pas rond… Certaines personnes agissent bizarrement. Et s’il s’agissait d’une mort accidentelle, pourquoi une autopsie du corps d’Ushio a-t-elle été ordonnée ? Mais avant de pouvoir vraiment enquêter, Shinpei est assassiné par un sosie d’Ushio. Et voilà qu’il se réveille sur le bateau qui le conduit à l’île pour assister à l’enterrement d’Ushio…! Il semble avoir remonté le temps… Parviendra-t-il à comprendre ce qui se passe et à l’enrayer avant qu’il ne soit trop tard ?

Akissi 9

Boubou le singe, Edmond le nouveau ou Joseph le squelette, voici les nouveaux venus dans la vie de Akissi, la jeune héroïne de Marguerite Abouet et Mathieu Sapin.

Nous sommes toujours aussi heureux de lire les aventures d’Akissi. Dans ce neuvième volume, Marguerite Abouet lui adjoint de nouveaux amis. L’autrice de Commissaire Kouamé imagine un retour forcé à Abidjan. Dans l’avion pour la France, Akissi fait des siennes, elle ne veut pas partir. L’engin volant fait alors demi-tour.

Boubou son petit singe est toujours là pour faire des bêtises avec elle. Et à l’école, les nouveautés s’enchaînent : Edmond vient d’arriver dans la classe et la maîtresse présente aux élèves Joseph le squelette. Avec son nouvel ami, ils décident d’enlever ce tas d’os. Ils veulent l’enterrer…

De la folie, des bêtises et du rire : voilà les ingrédients magiques d’Akissi. Avec Aya de Yopougon, cette série est le best seller de Marguerite Abouet avec 150 000 exemplaires vendus. Un gros succès pour une série jeunesse ! Prépublié dans Je lis déjà, Akissi joue sur tous les tableaux qui ravissent les jeunes lecteurs : l’Afrique et ses coutumes, la joie de vivre et la modernité. Pour accompagner l’écrivaine, Mathieu Sapin réalise de superbes planches, colorées et très vivantes.

Akissi : une petite fille joyeuse, pétillante et prête à tout pour s’amuser, y compris le pire bêtises !

  • Akissi, tome 9 : Aller-retour
  • Scénariste : Marguerite Abouet
  • Dessinateur : Mathieu Sapin
  • Éditeur : Gallimard BD
  • Prix : 10.50€
  • Parution : 28 août 2019
  • ISBN : 9782075129534

Résumé de l’éditeur : À force de bêtises, Akissi réussit l’impossible: faire revenir en urgence l’avion qui la menait en France! De retour à la maison, elle évoque, avec beaucoup de malice et un peu de nostalgie, les souvenirs qui la lient très fort à son pays. L’histoire du sauvetage in-extremis de Boubou, son singe adoré, ou sa rencontre avec Edmond, devenu son fidèle acolyte depuis qu’ils ont réussi ensemble leur première mission secrète: enterrer Joseph, un vrai-faux squelette cauchemardesque…

Mes voisins les esprits, volume 1

Yachiho se retrouve dans un monde parallèle peuplé d’esprits. Les éditions Doki Doki dévoilent le premier volume de Mes voisins les esprits, un manga fantastique de Shirotori Ushio.

Yachiho vient juste d’emménager dans sa nouvelle maison avec sa mère et son frère. Une maison qui serait hantée, selon ses camarades du collège !

Alors que son chat se poste devant l’ouverture d’un escalier sombre, elle le suit. Elle découvre des centaines de livres. Elle est surprise par un petit dragon blanc. Elle le poursuit et tombe nez à nez avec un être mystérieux. Tout s’enchaine ! Elle se retrouve dans un monde parallèle…

Prépublié dans la revue Comic Garden des éditions Mag Garden depuis 2018 au Japon, Mes voisins les esprits est un bon manga fantastique grand public.

Si le début pourrait ressembler à Alice au pays des merveilles courant après le Lapin blanc, rapidement l’histoire lorgne vraiment vers les films d’animation de Miyazaki. L’intrigue n’est pour l’instant pas révolutionnaire mais la partie graphique nous enchante ! Shirotori Ushio réalise de magnifiques créatures fantastiques. La mangaka dévoile un bestiaire fou et intriguant. Rien qu’en cela – les superbes planches – le manga vaut le coup !

  • Mes voisins les esprits, volume 1
  • Autrice : Shirotori Ushio
  • Editeur : Doki Doki
  • Parution : 03 juillet 2019
  • Prix : 7.50€
  • ISBN : 9782818968444

Résumé de l’éditeur : Embarquez pour un fabuleux voyage au pays des esprits japonais, dans la veine du film « Le Voyage de Chihiro ». Afin de retrouver les « notes sur le royaume des morts » qui lui permettront d’en savoir plus sur la disparition de sa mère, Yachiho Takahara, jeune lycéenne, emménage dans une vieille maison abandonnée où se passent des choses très étranges. Elle va notamment y faire la rencontre de Moro, un mystérieux esprit qui lui demande de l’aider dans son « travail »…

Quand Takagi me taquine

Nishikata ne sait vraiment plus comment faire pour que Takagi ne cesse de le vanner. C’est la reine du chambrage ! Les éditions nobi nobi dévoilent le premier volume de Quand Takagi me taquine, un manga de Shoichiro Yamamoto.

Tout le temps ! Pas un moment où Takagi ne vanne pas Nishikata, son camarade de classe. Pour ça, elle est forte ! Malgré ses envies de lui rendre la pareille, elle ne tombe jamais dans le panneau. Elle lui fait croire de choses énormes, et lui, il fonce. Pauvre de lui !

Quand il pense qu’il pourrait la piéger à son tour, elle lui fait croire qu’il y arrive pour ensuite retourner la situation à son avantage. Pauvre Nishi !

Prépublié dans la revue Gessan des éditions Shogakukan au Japon depuis 2013, Quand Takagi me taquine est un petit manga qui ne paye pas de mine. Le rire est présent à chaque page par les stratagèmes de Takagi, jeune collégienne débordante d’imagination.

Si parfois on peut être mal à l’aise à la lecture de ces sévices-harcèlement  et en pitié pour Nishi, tout cela vite oublié par les relations entre les deux adolescents. Parce que oui, cette répulsion fait office d’aimant. Une attirance du jeune garçon pour sa taquineuse ! Lui est timide et réfléchi. Elle est spontanée et intelligente. Entre eux, ça matche !

Quand Takagi me taquine : un beau duo de personnage attachant, entre attirance et répulsion, entre taquineries et premiers émois.

  • Quand Takigi me taquine, volume 1
  • Auteur : Soichiro Yamamoto
  • Editeur : nobi nobi, collection Shônen
  • Parution : 04 septembre 2019
  • Prix : 7.20€
  • ISBN : 9782373492361

Résumé de l’éditeur : Nishikata est un collégien plutôt réservé, peu habitué à jouer les premiers rôles en classe ou dans la cour de récré. Takagi, sa camarade de classe, est par contre coutumière des coups d’éclat. Elle aime se faire remarquer, mais elle se plaît surtout à attirer la lumière sur Nishikata, malgré lui. En effet, Takagi ne ménage pas ses efforts pour taquiner Nishikata : l’embarrasser est un véritable passe-temps pour la jeune fille ! « Qui aime bien châtie bien » est tenté de penser Nishikata… Mais attention, avec Takagi les apparences sont toujours trompeuses ! Aujourd’hui, Takagi a oublié son parapluie, et elle s’invite sous celui de Nishikata peu à l’aise avec cette soudaine proximité physique… En classe, à la piscine, dans la rue, Nishikata est la cible préférée de Takagi !