Père et fils, volume 6

Notre avis : Torakichi et Shiro sont de retour dans leur village pour la Fête des morts. Dans ce nouvel opus de Père et Fils, le lecteur découvre le père de Shiori mais aussi les bribes d’enfance de l’herboriste. Encore un sublime volume de Mi Tagawa.

Dans les premières pages du 6e volume de Père et fils, le lecteur en apprend plus sur le père de Shiori, la femme de Tora décédée lorsque Shiro avait un an. La mère de Shiori avait décidé très tôt de marier sa fille à un riche héritier alors que la jeune femme était déjà en couple avec Tora. Si le père était partant pour leur union – il leur offre même les alliances – la mère n’aimait pas le futur herboriste.

Plus tard lorsque que Shiori disparait, Tora arrive même à revoir son père mais il ne souhaite pas voir Shiro, pire il lui demande de ne pas mentionner sa famille à son fils.

Que dire de plus que nous n’ayons dit sur Père et fils ? Pas grand chose : nous n’avons plus de superlatifs pour ! Juste que Mi Tagawa arrive toujours à happer son lectorat, se renouveler en distillant avec parcimonie des bribes du passé des protagonistes. Ainsi les lecteurs peuvent reconstituer au fur et à mesure le puzzle de l’existence de Tora, Shiro et Shiori.

Dans ce sixième volet, elle imagine même une maladie à Tatsumi – la sœur de Tora – qui éleva un temps son fils à la mort de sa femme. Le lecteur observe les progrès de Shiro qui grandit, devient autonome et s’émancipe. Comixtrip aime énormément cette merveilleuse saga japonaise chaleureuse, optimiste malgré la part sombre du passé des personnages.

  • Père et fils, volume 6
  • Auteure : Mi Tagawa
  • Éditeur : Ki oon
  • Prix : 7.90€
  • Parution : 24 mai 2017

 

L’art du 9e Art

Notre avis : Les éditions Fluide Glacial publient L’art du 9e art, un excellent recueil parodique signé Emmanuel Reuzé.

Prépubliés dans les revues Fluide Glacial ou Psikopat entre 2002 et 2011, ces récits courts ont enfin les honneurs d’un album complet ! Sous forme de chapitre – au nombre de 17 ainsi qu’une introduction – les histoires parodient avec délice le 9e art, les auteurs et les études sur la bande dessinée.

Emmanuel Reuzé a une grande ambition : parler de bande dessinée et en faire connaître les arcanes. Vulgariser dites-vous ? Pour cela, il invite Scott McCloud, le génial auteur de L’art invisible, Réinventé la bande dessinée ou Faire de la bande dessinée. Mais voilà, son personnage appartenant à un autre éditeur, il ne peut rester avec Reuzé. Le spécialiste du 9e art décide de lui envoyer son cousin Scott McCrawd, un auteur raté et aviné. La suite risque d’être amusante.

Les deux compères débutent par La bande dessinée à travers les âges (Préhistoire, roman-photo ou bande dessinée cryptée), puis une Etude du style (heroic-fantasy, l’autobio…), Anatomie des héros (Bidochon, Tintin, Hulk, la coccinelle de Gotlib…), La bédé et l’argent (un art alimentaire, mainstream…), Les remakes qui cartonnent (Mickey, Pim Pam Poum, Spiderman…), Bédé et complot, Bédé et arnaque (des faux-strips de Uderzo, Pratt, Vance…), Présenter un projet (synopsis, planches finalisées…), Les projets refusés, Comment que ça se passe après, Les critiques de bande dessinée, La bande dessinée déméchantisée, Les lecteurs, Les iconoclastes de la bande dessinée ou Les métiers extravagants de la bande dessinée.

Tous les sujets autour du 9e art sont donc abordés mais triturés. Ces excellentes parodies sont appréciables puisqu’elles sont cyniques, grinçantes mais surtout très drôles. Pour démontrer l’indémontrable, il pastiche avec une grande aisance les différents styles graphiques des grands auteurs.

  • L’Art du 9e Art
  • Auteur : Emmanuel Reuzé
  • Editeur : Fluide Glacial
  • Prix : 18.90€
  • Parution : 17 mai 2017

Résumé de l’éditeur : L’Art du 9e Art est l’ouvrage de référence pour apprendre tout ce qu’il faut savoir (ou pas) sur la bande dessinée : dessiner avec un Boeing, réaliser une BD en apnée comme Joann Sfar, étudier l’anatomie de Gros Dégueulasse de Reiser ou réussir une BD autobiographique de fille. Tous les libraires BD connaissent le fameux livre L’Art de la BD de Duc ainsi que les best-sellers de Scott McCloud. Autant d’opuscules insignifiants comparés à l’ambitieux L’Art du 9e Art de l’immense Reuzé ! La BD est évoquée depuis ses origines et répertoriée par professions et par styles. Le mauvais esprit de Reuzé n’épargne rien ni personne, à commencer par les théoriciens du 9e art qu’il convoque pour mieux les pasticher. La bible des lecteurs et des auteurs de BD existe enfin. Grandiose, exhaustive et surtout définitive !

Kushi, volume 2 : La tanière du loup

Notre avis : Après un très bon premier volume, Golo Zhao et Patrick Marty dévoilent la suite des aventures de Kushi, la petite fille des steppes.

Au milieu des steppes de Mongolie. Kushi est toujours en fuite entourée de loups et de Khulan, sa compagne à pattes. A ses trousses, il y a l’infâme Bold et ses hommes armés jusqu’aux dents. Les loups livrent alors une bataille en faisant fuir les chevaux des malfrats. Non loin de là, Tilik assiste hilare à la scène. Il est alors obligé de se faire voir de Kushi et continuent alors leur chemin ensemble.

Au village, Chen est inquiet par la situation, il a peur pour Kushi. Bayan – la grand-mère de la fillette – tente de le rassurer : Kushi est protégée par Khulan mais surtout par Tengger, l’esprit des steppes…

Après un premier volume qui nous avait séduit, Kushi s’offre un deuxième volume dans la même veine. Patrick Marty poursuit son récit de la même façon et de belle manière. Il sublime la Mongolie des années 80 et plus particulièrement les villages traditionnels. Il glisse aussi des rites ancestraux, la magie et les légendes de cette région autonome de Chine.

Il souffle un parfum d’aventure et d’action sur cette belle fable pour le jeune lectorat. Une héroïne forte, ingénieuse, malicieuse et débrouillarde, un camarade fidèle et loyal, une chienne qui la défend, des loups qui la protège et des ennemis féroces; tout les ingrédients sont réunis pour passer un très bon moment de lecture.

Golo Zhao (Au gré du vent, Hello Viviane) poursuit avec maestria sa partie graphique de grande valeur. Son magnifique trait est moderne et aérien – idéal pour sublimer les décors mongols – mais qui tranche avec la tension du récit.

Premier tome en janvier 2017, le deuxième en mai, le troisième en septembre et le dernier en janvier de l’année prochaine pour Kushi : un rythme de publication soutenu, qui permet de ne pas attendre et de captiver les plus jeunes lecteurs. Une très bonne initiative !

  • Kushi, tome 2/4 : La tanière du loup
  • Scénariste : Patrick Marty
  • Dessinateur : Golo Zhao
  • Editeur : Fei
  • Prix : 9.50€
  • Parution : 05 mai 2017

Résumé de l’éditeur : Kushi est en fugue, traquée par le grand méchant Bold et ses hommes. À l’aide de Khulan et d’une meute de loup, elle va se débarrasser de ses poursuivants. Pendant ce temps, au village, tout le monde s’agite et prépare la grande fête du Naadam. Tilik, trop malheureux sans son amie, va rejoindre Kushi et les deux enfants vont découvrir le secret de Bold… mais c’est se jeter dans la gueule du loup, car leur ennemi est impitoyable…

Tex, le héros et la légende

Notre avis : Tex est un personnage de western très connu en Italie, édité par Bonelli. Parmi les nombreux grands auteurs ayant animé le cow-boy, il y a Paolo Serpieri : le héros et la légende. A découvrir ici !

New-York début du 20e siècle. Un journaliste vient recueillir les souvenirs de Kid Carson, le compagnon de route de Tex Willer. Malgré sa vieillesse et sa fatigue, il rapporte avec précision leur rencontre en 1855.

En pleine nuit, Tex surprend une bande de malfrat et les abat facilement alors qu’il est seul contre 7. Avant de tuer le dernier, il insiste sur son nom, son surnom – Aigle de la nuit –  et le fait qu’il appartienne au clan des Navajos.

Par la suite, il est attaqué par Taureau fou, un indien Kiowas, à qui il demande si son chef Kwahadi a bien ordonné le massacre des siens. Il lui demande alors d’aller voir son chef et de le faire venir à lui pour combattre. En attendant, il délivre Kathy Logan, une Américaine qui fut élevée par des Navajos à la mort de ses parents…

Créé en 1948 par Gian Luigi Bonelli et Aurelio Galleppini, Tex fut le héros de nombreux histoires parues dans les fumettis à cette époque (périodiques en petit format) et qui eut un grand succès chez les Transalpins (bande dessinée la plus vendue loin devant Dylan Dog). Parmi les grands dessinateurs (Raffaele Marcelo, Brindisi, Capitanio, Ticci, Fusco ou Danubio mais aussi des auteurs étrangers comme Colin Wilson, Jordi Bernet ou Joe Kubert), Paolo Eleuteri Serpieri concocta une histoire du célèbre Ranger en 2015.

Issu de la tribu des Navajos, Tex fut nommé Responsable des affaires indiennes afin de défendre leurs droits. Il est secondé par Kid Carson (ici qui conte leur rencontre), un célèbre scout de l’armée. Le Ranger a acquis le droit d’arrêter ou de tuer les bandits.

Serpieri deviendra d’ailleurs l’un des plus grands conteurs de westerns. Le héros et la légende montre tout l’amour que pouvait éprouver l’auteur pour les civilisations indiennes. D’ailleurs les éditions Mosquito ont par le passé publié d’autres récits de l’auteur (Lakota, Chaman, Peaux-rouges, John & Mary, La règle du jeu). L’histoire classique de Serpieri est néanmoins accrocheuse et très bien écrite. Le gros point fort de son récit réside dans la partie graphique. Les coutumes, les décors, les vêtements mais aussi les chevaux sont magnifiquement dessinés. Si l’on préférera les histoires en noir et blanc du maître italien, ici les couleurs sont très belles.

  • Tex : Le héros et la légende
  • Auteur : Paolo Eleuteri Serpieri
  • Editeur : Mosquito
  • Prix : 13€
  • Parution : 05 mai 2017

Résumé de l’éditeur : En 2015, les éditions Bonelli laissent carte blanche à Serpieri pour dessiner une aventure de leur personnage fétiche Tex. Serpieri renoue avec sa passion pour la civilisation amérindienne et donne une vision d’un Tex bien moins lisse et consensuel qu’à l’accoutumée.

Viking, un long feu de glace

Notre avis : Les éditions Glénat publient Viking, un des premiers travaux en commun de Ivan Brandon et Nic Klein, autour de ces personnages charismatiques et porteurs de fantasme à l’époque médiévale.

IXe siècle. Près d’un feu de camp au bord de l’eau, Egil et Finn – deux frères – attaquent et massacrent tous les occupants de la plage. Les deux sont connus pour leurs méfaits : vols, pillards, chasseurs et meurtriers…

Les lecteurs de Glénat Comics connaissent bien Ivan Brandon et Nic Klein pour la précédente publication du label : Drifter, une formidable série de science-fiction. Ils découvrent maintenant Viking, une histoire publiée avant Drifter chez Againdemon entre 2009 et 2015. Si le premier titre nous avait enthousiasmé, celui-ci beaucoup moins.

Pourtant la toile de fond – les Vikings au Moyen-Age – aurait pu être un formidable terrain de jeu pour les deux auteurs mais faute d’une histoire précise et bien écrite, cela ne le sera pas. L’intrigue est un peu bancale malgré une histoire qui se laisse lire. Les erreurs et des personnages qui plaisent peu augmentent ce sentiment de gâchis. Le lecteur sent bien les débuts hésitants du scénariste, heureusement plus intéressant par la suite.

Surtout que la partie graphique ne sauve pas Viking ! Loin des planches qu’il peut réaliser aujourd’hui, Nic Klein lui aussi déçoit. Les décors sont a minima et ses personnages pas bien en place. On sent néanmoins tout le potentiel du duo qui se révélera avec Drifter.

  • Viking, un long feu de glace
  • Scénariste : Ivan Brandon
  • Dessinateur : Nic Klein
  • Editeur : Glénat
  • Prix : 19.95€
  • Parution : 03 mai 2017

Résumé de l’éditeur : Lorsqu’il s’agit du pire, ce sont les meilleurs. Scandinavie, IXe siècle. Finn et Egil sont deux frères habitués aux sales combines : racket, vol et pillage en tout genre. Si l’un est mauvais, l’autre est encore pire. Derrière eux, ils ne laissent rien à part un sillage de mort. Mais si tout allait pour le mieux dans le pire des mondes, leur destin bascule lorsqu’ils décident de s’en prendre au roi Bram et à sa fille Annikki… Leur penchant pour la violence risque bien de se retourner contre eux. Les auteurs de Drifter quittent l’espace intersidéral pour les terres glacées de Scandinavie dans un récit viking « hard-boiled » de l’Âge Sombre. Une fresque noire puisant dans la fureur et le sang, dont la violence est avant tout graphique.

Im, great priest Imhotep, volume 1

Notre avis : Les éditions Ki oon dévoilent Im great priest Imhotep, leur nouvelle série shônen  signée Makoto Morishita.

La vie de Hinome est un calvaire ! A chaque fois qu’elle ouvre la bouche, elle crache du feu. Fille de collectionneurs d’objets liés à l’occultisme, c’est à 8 ans qu’elle fut touchée par cette malédiction. D’ailleurs depuis, elle ne parle plus, ce qui l’isole et n’a pas d’amis.

Un jour dans la rue, elle tombe littéralement sur Imhotep, étrange prêtre-sorcier de l’Egypte Antique. Sans trop lui laisser le temps de réagir, il l’agrippe et partent en courant.

Arrivés chez elle, il lui explique que son corps est maîtrisé par un magai. Très fort dans la pression psychologique, il arrive à tout faire faire au père de Hinome. Pour se rebeller contre cela, elle parle. Une première depuis longtemps pour l’adolescente. Elle accepte néanmoins son aide pour se débarrasser du magai…

Prépublié dans la revue Gekkan Shônen des éditions Square Enix depuis 2015 au Japon, Im est un shônen qui nous a moyennement convaincu. Si le premier volume (qui a mis un peu de temps à se placer) est plutôt bon, le deuxième est moins intéressant. Le récit fantastique de Makoto Morishita mêle l’action, les combats de titans et magie. Pour cela, il tord l’Histoire pour son histoire : il fait venir Imhotep dans notre société actuelle. 3000 ans plus tard, le prêtre-sorcier se retrouve dans le Japon actuel pour aider la jeune Hinome. Le personnage est bien cerné alors qu’il semble désagréable par son assurance.

Née en 1992, l’auteure japonaise gagne son premier concours manga dès l’âge de 16 ans ! Après des études à l’école d’art d’Osaka (elle sera récompensée par le prix du Président de la faculté), elle remporte un concours Square Enix (son futur éditeur) pour son histoire courte Raven cage. Im est sa toute première publication. Sa partie graphique simple et classique dans le shônen est d’une belle efficacité.

  • Im, great priest Imhotep, volumes 1 & 2
  • Auteure : Makoto Morishita
  • Editeur : Ki oon
  • Prix : 6.60€
  • Parution : 11 mai 2017

Résumé de l’éditeur : Depuis qu’elle est toute petite, Hinome n’a aucun ami. À l’école, on la dit maudite… Et pour cause : chaque son qui sort de sa bouche se transforme en flamme mortelle ! Alors qu’elle rentre comme d’habitude chez elle sans avoir parlé à qui que ce soit de la journée, elle tombe sur un étrange garçon en pleine cavale dans les rues de Tokyo. Elle lui propose de l’héberger, avant de découvrir qu’elle a devant elle rien de moins qu’Imhotep, le plus grand prêtre-sorcier de l’Égypte ancienne ! Malgré ses airs d’adolescent, il cache d’immenses pouvoirs… si grands qu’il s’est attiré la colère des dieux. Considéré comme le pire criminel de tous les temps, il a été condamné à un sommeil artificiel… Mais 3 000 ans plus tard, le monde est de nouveau menacé par les Magai, des démons maléfiques, et les geôliers d’Im n’ont d’autre solution que de faire appel à lui pour régler le problème. Imhotep, qui voue une haine profonde à ces créatures, ne se fait pas prier pour les éliminer… en commençant par celle qui avait pris possession du corps de Hinome ! Réunis par le destin, Im et la jeune fille se lancent dans un combat sans pitié, avec pour le mage une chance de trouver la rédemption au bout du chemin…

Atma gardien des esprits, tome 2 : Le temple des esprits

Notre avis : Atma le gardien des esprits observe que les 3 esprits de ces ancêtres déclinent, il décide donc de partir pour le Temple des esprits dans le tome 2 de Atma gardien des esprits de Gorobei et Shuky.

Après un cauchemar, Atma se réveille en nage. Petit personnage sympathique, il est gardien des esprits. En effet, il doit protéger ceux de Pépéalf et Myma (sous forme de boules), qui lui rendent bien en lui donnant leur force. Avec le sien, il est donc suivi par 3 balles de couleurs.

Il passe son temps au bord de l’eau, à pêcher et à s’entrainer à devenir un vrai guerrier. Il constate amèrement que les deux esprits de ces ancêtres ne brillent plus comme avant. Il est donc temps pour lui de partir pour le Temple des esprits afin de les régénérer. C’est le début d’un vrai parcours du combattant…

De l’autre côté de l’île, le nouveau Roi des méchants rassemblent ses hommes : les Zizigouilleurs, malfaisants mais surtout pas très intelligents. C’est à ce moment-là qu’un chaman arrive dans le palais. Ensemble, ils décident d’aller attaquer le Temple des esprits…

Si vous n’avez pas lu le premier volume de Atma : pas de panique, vous pourrez comprendre aisément la série. Il faut souligner que ce tome peut se lire indépendamment du précédent. L’univers fantasy créé par Shuky est riche, foisonnant, décalé et très drôle. L’auteur a imaginé une série à la limite de la parodie, aux accents shônen, dans la veine de Dofus chez Ankama; et ça plait !

Des esprits réincarnés dans des boules qui suivent leur protecteur, un temple qui peut le régénérer mais aussi un héros sympathique, un peu gaffeur et des ennemis complètement crétins et l’on obtient un album humoristique formidable. Il souffle sur ce récit, un vent d’aventure aussi agréable. Pour pimenter le tout, Atma (après un parcours forestier non sans obstacle) doit aussi réussir une quête forte : protéger le temple des Zizigouilleurs.

Ce titre pour le jeune lectorat (à partir de 7/8 ans) bénéficie d’une belle partie graphique de Gorobei. L’univers de Atma doit grandement sa réussite au dessin. Proche des jeux vidéos, il est tout en rondeur pour le plus grand bonheur des jeunes lecteurs. Ses personnages sympathiques bénéficient aussi de couleurs pop et flashy agréables.

  • Atma gardien des esprits, tome 2 : Le temple des esprits
  • Scénariste : Shuky
  • Dessinateur : Gorobei
  • Editeur : Makaka
  • Prix : 14€
  • Parution : 21 avril 2017

Résumé de l’éditeur : Atma est un être à part car il possède le don étrange de voir et de communiquer avec les esprits. D’ailleurs, trois esprits l’accompagnent quotidiennement : celui de l’homme à qui appartenait son sabre, et ceux de ses grands-parents. Mais ce matin, au réveil, Atma constate que les âmes luminescentes de Myma et de Pépéalf brillent à peine. Pour leur redonner de l’énergie, ils entament un périple en direction du Temple des esprits. En parallèle, le terrible Chaman des Zizigouilleurs fomente un terrible plan : Construire une puissante machine de guerre qui fonctionne à l’aide d’âmes. Pour en trouver, direction le Temple des esprits !

Freaky girls, volume 2

Notre avis : Après un premier volume plutôt réussi (voir notre chronique), les éditions Pika dévoilent déjà (le 1er en février) le deuxième opus de Freaky girls signé Petos.

Le jeune professeur Takahashi poursuit ses recherches et travaux sur les demis. Après avoir découvert qu’un nombre important de ces êtres fabuleux peuplaient son établissement, il continue de les écouter pour mieux les comprendre.

Ainsi le lecteur peut observer que Mlle Sato – la succube – est très attiré par son collègue mais qu’elle a Machi – la dullahan – comme rivale.

De son côté Himari, la sœur jumelle de Hikari la vampire, a beaucoup de mal à se situer par rapport à elle. Takahashi lui parle afin d’en connaître plus sur Hikari, ce qui ne lui plaît guère.

Quant à Kasakabe – la fille des neiges – elle fait souvent des malaises à cause de la chaleur…

Petite série sympathique et sans prétention, Freaky Girls poursuit son petit bonhomme de chemin pour le plus grand bonheur des lecteurs. Fantastique et humour sont au cœur de ce manga de Petos.

  • Freaky Girls, volume 2
  • Auteur : Petos
  • Editeur : Pika
  • Prix : 7.20€
  • Parution : 03 mai 2017

Résumé de l’éditeur : Tetsuo Takahashi, jeune prof au lycée Shibasaki continue ses incursions auprès de nos p’tites demi ! Il les découvre un peu plus chaque jour et les ados se montrent très attachées à ce prof qui les prend sous son aile… Fille des neiges, dullahan et petite vampire se serrent les coudes pour former un super trio ! Mais bientôt, un mystérieux garçon et un inspecteur de police font leur apparition au lycée… Alors, que cache donc ce débarquement de nouvelles têtes ?

Du moment qu’on s’aime

Notre avis : Antoine Chereau dévoile Du moment qu’on s’aime, un recueil de dessins et de planches autour de l’amour, du couple et de la famille.

Né en 1959, Antoine Chéreau est un dessinateur de presse (L’Etudiant, L’événement du jeudi, La vie française ou Le Pélerin). Il livre 85 pages sur le thème de l’amour. Toutes les thématiques liées à ces différents états sont proposées : de la rencontre à la fin de la vie, tout est prétexte pour sourire et rire.

Naissance d’une idylle, couples dépareillés, enfants tiraillés entre des parents qui divorcent, parents dépassés par les envies des enfants, premières rencontres (comment s’habiller, se rendre beau, engager la conversation…), mais aussi la routine dans le couple (sexe, télévision, repas…), les femmes qui doivent tout faire dans le foyer, les non-dits et les manques de communication et enfin les couples âgés…

Plutôt drôles et sympathiques, Du moment qu’on s’aime séduira avant tout les adultes entre 40 et 60 ans pouvant avoir du recul sur leur propre vie. Sous forme de grandes illustrations ou de gags en une planche, Antoine Chéreau réussit à nous faire sourire et parfois même rire. C’est souvent cynique et grinçant et c’est cela qui plaît.

Son dessin humoristique à la palette graphique est idéal pour restituer l’ambiance agréable et légère de ce recueil de gags.

  • Le monde selon Ch’ro : Du moment qu’on s’aime
  • Auteur : Antoine Chéreau
  • Editeur : Pixel Fever
  • Prix : 23€
  • Parution : 11 mai 2017

Résumé de l’éditeur : D’après certains scientifiques, l’état amoureux ne dure que quelques mois et ne serait qu’une question d’hormones. Admettons ce sinistre constat… Alors comment faire pour rester ensemble sans le soutien de la chimie ? Comment continuer à avancer, créer une famille tout en devenant lucide ? Comment passer le cap d’un amour emprunt de désir au désir d’être simplement bien sans trop d’emprunts ? Heureusement, Antoine Chereau, rompu depuis plus de trente ans à l’observation entomologique de nos pairs et plébiscité pour ses dessins hilarants, devient aujourd’hui libidologue auto-proclamé pour nous aider à y voir plus clair. C’est à la fois très drôle, drôle et très drôle.

L’autoroute sauvage, tome 3 : Kilomètre zéro

Notre avis : Jin et Mo poursuivent leur chemin vers Paris afin de retrouver Hélène qui serait retenue prisonnière d’une communauté d’hommes dans le troisième volet de L’autoroute sauvage, une belle série de Mathieu Masmondet et Zhang Xiaoyu, d’après le roman de Julia Verlanger.

Jin et Mo atteignent enfin leur but en dépassant le panneau Paris. Ils découvrent horrifiés des femmes suspendues à des mâts comme des symboles sud-américains. De plus, l’air est irrespirable parce que vicié, les deux hommes doivent donc porter des masques.

Ils arrivent enfin au Kilomètre Zéro qui se situe à Notre-Dame de Paris. A l’intérieur, cette communauté d’hommes ont mis en place une société où les femmes sont esclaves et ne servent qu’à procréer.

Ils observent alors Hélène sur un pont, la délivrent et partent vers le Jardin d’acclimatation dans le Muséum National d’Histoire Naturelle où ils font une découverte surprenante sur l’Humanité…

Troisième et dernier volet du triptyque de L’autoroute sauvage, une très bonne série d’anticipation écrite il y a 40 ans par Julia Verlanger. Après un premier tome qui mettait en place l’intrigue dans une France post-apocalyptique, un deuxième qui mettait sur la route les 3 personnages principaux, l’ultime volume fait approcher la solution à l’histoire. Action, combats et morts qui s’amoncellent sont au cœur de Kilomètre Zéro.

Comme pour les deux précédentes publications, Mathieu Masmondet met en musique cette série qui n’a pas pris une ride. Les thématiques développées dans L’autoroute sauvage résonnent encore actuellement. Le dessinateur chinois Zhang Xiaoyu met une touche finale à ce triptyque d’excellente manière grâce à ses planches très fouillées.

L’autoroute sauvage, une série d’anticipation à découvrir, au même titre que les deux autres adaptations des romans de Julia Verlanger : Horlemonde et Les décastés d’Orion. Belle idée des Humanoïdes Associés que de décliner ces textes en bande dessinée.

  • L’autoroute sauvage, tome 3/3 : Kilomètre zéro
  • Scénariste : Mathieu Masmondet, d’après Julia Verlanger
  • Dessinateur : Zhang Xiaoyu
  • Editeur : Les Humanoïdes Associés
  • Prix : 14.20€
  • Parution : 08 mars 2017

Résumé de l’éditeur : Le monde d’aujourd’hui n’est plus. Au milieu des décombres de notre époque, les hommes évoluent dans un environnement sauvage et menaçant, où la survie a pris le pas sur l’humanité. Certains se regroupent, d’autres choisissent la solitude. C’est le cas de Mo, imposant et taciturne, qui parcourt l’autoroute au rythme des saisons. Hélène, elle, a quitté sa communauté pour retrouver sa soeur enlevée par une bande de pillards. Lorsque Mo sauve la vie d’Hélène, tous deux poursuivent ensemble leur route, unissant leur destinées…

Rex et le chien : waf, waf, waf… et plus si affinités

Notre avis : Une vie de chien ce n’est pas toujours simple surtout quand on se prénomme Rex. Les éditions Scutella dévoilent ses péripéties dans Rex et le chien, un recueil humoristique de Nicolas Poupon.

A travers 125 pages (gags sur une ou deux planches), Nicolas Poupon emporte son lectorat dans les aventures canines de Rex.

Tout y passe et l’auteur du Fond du bocal (7 volumes chez Glénat) fait réagir son personnage par des réflexions et répliques très drôles. Il faut souligner qu’il le met dans des situations inconfortables et ne lui épargne rien.

Avec son comparse, Rex réfléchit voire même philosophe sur sa vie et le monde qui les entoure. Promenades, niches, besoins, jolies femelles et même propriétaires font l’objet de leurs sarcasmes. Souvent naïfs, ils font aussi rire à leurs dépens.

C’est le quatrième ouvrage de Nicolas Poupon que publient les éditions Scutella (Ici(s) en 2015, A la croisée en 2012 et Fleur de géant en 2011). Loin de son style graphique de sa série Le fond du bocal que les lecteurs retrouvaient chaque mois dans BoDoï, il montre tout son talent dans ses planches beaucoup plus travaillées.

  • Rex et le chien : Waf, waf, waf… et plus si affinités
  • Auteur : Nicolas Poupon
  • Editeur : Scutella
  • Prix : 18€
  • Parution : 07 avril 2017

 

 

C’est pas toujours pratique d’être une créature fantastique : La sorcière

Notre avis : Après Le dragon, la très jolie collection C’est pas toujours pratique d’être une créature fantastique s’enrichit d’un nouvel album sur La sorcière, imaginé par Sibylline et Marie Voyelle.

Tous les enfants connaissent les sorcières : nez crochus, verrues sur le nez, balais volants, chaudrons et chats noirs, mais ils ne savent pas tout : balais qui ne retrouvent pas leur route, nez enrhumés, recettes étonnantes dans un chaudron ou goûter dégoutant…

Pour rire, pour sourire et s’amuser avec des créatures fantastiques, cette collection est faite pour vous et vos enfants (à partir de 3 ans). Après La licorne, La sirène, Le loup-garou et Le dragon, Sybilline imagine le quotidien des sorcières. Il faut souligner que l’on connait ces êtres par les contes populaires mais on ne sait pas tout. La preuve, l’album nous dévoile encore plus de choses sur elle. Leur quotidien n’est pas des plus simples pour se fondre dans la masse.

L’humour est aussi visible dans les grandes illustrations de Marie Voyelle. L’auteure de Journal de mon mariage (Hachette) apporte un plus avec ses décors ou ses personnages au second plan qui sont aussi très amusants. Le jeune lecteur peut donc déceler des petites choses sympathiques dans ses images.

  • C’est pas toujours pratique d’être une créature fantastique, tome 5 : La sorcière
  • Scénariste : Sibylline
  • Dessinatrice : Marie Voyelle
  • Editeur : Des ronds dans l’o
  • Prix : 11€
  • Parution : 10 mai 2017

Résumé de l’éditeur : C’est pas toujours pratique d’être une Sorcière. Essayez donc de vous moucher, pour voir !