Captain America: Civil War, un feu d’artifice intense

La réponse de Marvel à Warner Bros et DC Comics est formidable. Si Batman V Superman : l’Aube de la Justice avait l’audace de mettre en opposition les deux super-héros les plus connu du monde, il n’en restait pas moins décevant. Marvel a su contourner les pièges qui auraient pu faire de Captain America : Civil War un film banal. Les deux long-métrages ont beaucoup de points en communs, mais la qualité cinématographique des studios Marvel est très nettement supérieure à ce que proposent DC et Warner Bros. Attention toutefois à avoir regardé Avengers 2 : l’Ere d’Ultron avant de vous rendre au cinéma, sans quoi vous risquez d’être perdu.

DES INTRIGUES SUBTILEMENT CROISÉES

Dès sa première scène, Captain América : Civil War donne le ton. La confiance que les habitants de la Terre accordent au super-héros se change en méfiance dès lors que Wanda Maximoff, alias la Sorcière Rouge (Elizabeth Olsen), provoque involontairement la mort d’innocents en voulant protéger Captain America (Chris Evans). Ce n’est pas nouveau, tout affrontement des Avengers cause des dommages collatéraux. Voilà la première des nombreuses similitudes que l’on peut observer avec Batman V Superman : L’aube de la Justice.

Voyant que les Avengers peuvent être de potentielles menaces pour la sécurité des individus, la décision de mettre l’organisation de super-héros sous contrôle des Nations Unis est promulguée avec les accords de Sokovie, pays ravagé lors de l’affrontement final dans Avengers 2 : l’Ere d’Ultron. Dès lors, chacun des protagonistes se positionne soit en faveur d’une législation pour les super-héros comme Tony Stark, alias Iron Man (Robert Downey Jr), soit en fervent défenseur de la liberté des justiciers à l’instar de Captain America.

Il ne faut pas patienter longtemps avant que deux clans se dessinent. Dans le même temps, l’histoire suit le retour de Bucky Barnes, alias le Soldat de l’Hiver (Sebastian Stan) à Bucarest. Une réapparition qui ne manque pas de faire réagir son meilleur ami Captain America. Accusé du meurtre du roi du Wakanda, Bucky devient la proie d’un nouveau personnage nommé Black Panther. Deux intrigues distinctes, mais pourtant reliées entre elles par les péripéties d’un certain Zemo (Daniel Brühl), en quête d’un dossier classé top secret.

Alors qu’ils sont recherchés par les autorités, Captain America, la Sorcière Rouge, Hawkeye (Jeremy Renner), Bucky Barnes, et Le Faucon (Anthony Mackie) voient leur groupe renforcé d’Ant-Man (Paul Rudd). Bien que ce dernier n’ait qu’un rôle mineur, il réussit parfaitement son introduction au sein des Avengers. Il n’est pas exclu que vous ayez mal au zygomatiques à la sortie de la salle, et ce sera en partie dû à la performance hilarante d’Ant-Man. En face d’eux, Iron Man, Black Panther, Black Widow (Scarlett Johanson), War Machine (Don Cheadle), et la Vision (Paul Bettany) font appel à un certain Spider-Man (Tom Holland). Ce dernier joue le même rôle de clown qu’Ant-Man, réussissant à caser une référence à la culture populaire, et notamment Star Wars, à chacune de ses répliques.

Tandis que certains héros sont envoyés en prison, d’autres finissent par retrouver la trace de Zemo. Un affrontement révélateur de lourds secrets, qui provoque une rupture définitive chez les Avengers.

DES JEUX D’ACTEURS A COUPER LE SOUFFLE

N’ayons pas peur de l’affirmer, Captain America : Civil War est quasi-parfait. S’il est rare de dire ça d’un film de super-héros, le jeu des acteurs est très bon. Les dialogues sont travaillés, et parfaitement vendu par la réalisation des frères Russo.

Même si personne ne s’attendait à le voir dans un film Marvel, Daniel Brühl réalise un véritable tour de force en campant à merveille le grand méchant de l’histoire, n’ayant rien à envier à Jesse Eisenberg dans son rôle de Lex Luthor. Le défi était grand pour celui qui s’est révélé au grand jour dans Good Bye Lenin, mais l’allemand a su montrer qu’il avait les épaules assez solides pour incarner un rôle principal dans une superproduction Marvel.

Elizabeth Olsen n’est pas en reste puisque la Sorcière Rouge obtient la sympathie des spectateurs presque instantanément dans la première scène. En plus d’un charme ravageur, elle volerait presque la vedette à Scarlett Johanson.

Si l’on connaissait déjà les qualités de Robert Downey Jr pour jouer Iron Man, l’acteur le mieux payé du tournage justifie la confiance que lui accordent les studios. Sa performance est exceptionnelle, et il faut le voir pour le croire, tant le charisme qu’il dégage et les émotions qu’il transmet sont prenantes.

DOIT-ON S’INQUIÉTER POUR LES AVENGERS ?

Même si deux ans nous séparent encore du premier volet d’Avengers : Infinity War, ce n’est clairement pas de bon augure pour les héros Marvel. Thanos semble tout puissant, et ce n’est certainement pas par la division que les super-héros arriveront à le stopper. Thor, Hulk, Deadpool, les X-Men, le Docteur Strange, Dardevil, Iron Fist, Luke Cage, le Punisher et les Gardiens de la Galaxie devraient bientôt entrer en scène, mais rien n’indique pour l’heure que leurs forces conjuguées seront suffisantes pour sauver l’univers.

En attendant le 4 Mai 2018 pour la sortie d’Avengers Infinity War, Marvel a prévu de faire patienter le public en introduisant les nouveaux personnages que sont le Docteur Strange (04/11/16), Spider-Man Homecoming (07/17) et Black Panther (03/11/17) dans leur film respectifs. Les Gardiens de la Galaxie 2 (05/05/17) et Thor Ragnarock (28/07/17) seront aussi à surveiller.

Nous entrons désormais dans une période cruciale de la phase 3 de Marvel, que Captain America : Civil War a grandement contribué à emballer.
Par ailleurs, restez jusqu’à la toute fin des crédits, une référence extrêmement audacieuse à Batman risque fort d’intensifier la rivalité Marvel VS DC Comics.

Article posté le jeudi 28 avril 2016 par Hugo Noirtault

À propos de l'auteur de cet article

Hugo Noirtault

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Intro: "C'est pas moi qu'explique mal, c'est les autres qui sont cons !" - Perceval de GallesRien ne me prédestinait à tomber amoureux du 9e art... C'était sans compter sur le génie d'Hiromu Arakawa. Les aventures des frères Elric dans Full Metal Alchemist m'ont tenu en haleine dix ans durant, avant de laisser place aux comics américains. Une passion inaliénable malgré les années, et qui m'a poussé à imaginer un avenir en tant que journaliste. Etudiant à l'Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT), je me suis lancé comme défi de rendre cet art accessible à tous, n'en déplaise aux fanatiques. Ecrit, radio, web, tv/vidéo... j'aspire à devenir polyvalent afin de réaliser les plus beaux sujets possible pour Comixtrip !Conclusion: "La canne (à pêche) ? ça sert à rien… Du coup ça nous renvoie à notre propre utilité : l’Homme face à l’Absurde !" - Perceval de Galles

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