Les enfants de la résistance #2, Premières répressions

François, Eusèbe et Lisa, apprentis-résistants, continuent leurs actions contre les Nazis dans l’excellent deuxième volume de la série Les enfants de la résistance signé Benoît Ers sur un scénario de Vincent Dugomier.

LISA, FRANÇOIS ET EUSÈBE FÉDÈRENT UN RÉSEAU DE RÉSISTANCE

Depuis leur précédent méfait – le sabotage de l’écluse (cf. le tome 1), les habitants du village sont plus surveillés. Les garnisons allemandes sillonnent les rues à la recherche de résistants. Pourtant Lisa, François et Eusèbe ne veulent pas baisser les bras et continuent leur actions contre l’occupant.

Si la jeune fille allemande obtient une fausse carte d’identité au nom de Lisa Guillet grâce au maire du village, il n’y a pas de coordination dans la résistance, chacun reste dans son coin et aide isolement.

Son nouveau père – instituteur – reçoit la visite nocturne d’un soldat français recherché. Si il ne souhaite pas le garder, sa femme décide de le cacher dans la cave. S’ensuit alors un chaîne pour le faire passer en zone libre allant du maire au curé. Le tout est coordonné dans l’ombre par le trio d’enfants. Pour cela, ils continuent d’utiliser leurs messages dans les boîtes aux lettres.

LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE : UNE TENSION PALPABLE

Comme pour le précédent volume – récompensé par le Prix des Collégiens 2016 à Angoulême et le Prix 11-14 ans à BD Boum à Blois – ce deuxième tome est aussi réussi. Si la tension est encore plus palpable autour des enfants et du village, l’espoir est naissant grâce à eux. Ils fédèrent les hommes et les femmes pour mener des actions en commun. Ils s’inventent même un nom de code comme les grands : Le lynx. Admirateur de De Gaulle, Eusèbe aimerait même le rejoindre à Londres.

Si nombre d’actions fonctionnent, quelques-unes échouent. Ni la mort ni la torture ne sont épargnés aux jeunes lecteurs de Premières répressions, allant même jusqu’au décès d’un proche des enfants.

ZONE LIBRE – ZONE OCCUPÉE

Le scénariste Vincent Dugomier, toujours solidement documenté, revient aussi sur des thématiques fortes de la Seconde Guerre Mondiale : les têtes chercheuses qui recrutent les résistants, le surnom ou code des résistants, les premières répressions, la Résistance en Zone libre ou en Zone occupée, les premiers camps d’internement (vraies passoires), l’Union Nationales des Combattants Coloniaux (UNCC) et les soldats coloniaux ainsi que la politique raciste des Nazis.

Article posté le dimanche 20 mars 2016 par Damien Canteau

Deuxième volet de l'excellent série Les enfants de la résistance de Vincent Dugomier et Benoît Ers aux éditions Le Lombard, décrypté par Comixtrip le site BD de référence
  • Les enfants de la résistance, tome 2 : Premières répressions
  • Scénariste : Vincent Dugomier
  • Dessinateur : Benoît Ers
  • Editeur : Le Lombard
  • Prix : 10.60€
  • Parution : 18 mars 2016

Résumé de l’éditeur : Grâce à l’impact de leurs actions, François, Eusèbe et Lisa ne sont plus les seuls à se rebeller contre l’occupant allemand ; des adultes entrent aussi à présent en résistance, notamment le maire, le curé et les parents d’Eusèbe et François. Tout en gardant leur anonymat, les jeunes résistants font à nouveau preuve d’un culot extraordinaire en faisant le lien entre adultes pour organiser un système de passage de prisonniers français évadés vers la zone libre. En parallèle, les Allemands renforcent leur surveillance et n’hésitent pas à recourir à la violence voire au meurtre. Nos héros sont directement confrontés à la mort et au racisme. Dans une France de plus en plus divisée, de petits grains de sable isolés parviendront-ils à enrayer la machine nazie ?

ARTICLE DU PARISIEN SUR LES ENFANTS-RESISTANTS

Pour prolonger la thématique d’enfants-résistants, vous pouvez parcourir l’article du Parisien (mai 2014) : Enfants… et résistants

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

En savoir