Peintures de guerre

Angel de la Calle imagine Peintures de guerre, un superbe roman graphique autour de l’exil et de l’art, aux éditions Otium.

Dans ce roman graphique d’une grande originalité et d’une excellente narration, Angel de la Calle (L’ange de la rue) s’invente un avatar de papier lui ressemblant pour conter ses aventures entre fiction et réalité. A travers 300 pages soutenues, intelligentes et accrocheuses, il parle des exilés d’Amérique du Sud, fuyant les dictatures, pour un avenir meilleur, vers l’Europe.

Avant tout, ces réfugiés sont soient riches, soient des artistes, soient les deux. Ils étaient en sursis en Argentine, en Uruguay ou au Chili, les voici, révoltés et à fleur de peau dans nos pays européens. Leurs richesses culturelles leur permettent de créer et de montrer au monde toutes les horreurs subies par les pairs encore là-bas.

Et au milieu, il y a Angel, romancier espagnol qui va croiser les immenses illustrateurs Jacques Loustal et Lorenzo Mattotti, mais aussi les écrivains Juan Goytisolo et Jean-Paul Sartre ou encore le réalisateur Raoul Coutard. Cet homme affublé de lunettes cherche toutes les informations sur Jean Seberg afin d’écrire une biographie sur cette actrice que Truffault fera tourner dans A bout de souffle.

Peintures de guerre : jolie surprise nommée en Sélection officielle 2019 du Festival d’Angoulême.

Article posté le samedi 12 janvier 2019 par Damien Canteau

Peintures de guerre de Angel de la Calle (Otium)
  • Peintures de guerre
  • Auteur : Angel de la Calle
  • Editeur : Otium
  • Parution : 26 avril 2018
  • Prix : 27€
  • ISBN : 9791091837118

Résumé de l’éditeur : Jean Seberg, le 11 septembre 1973 à Santiago, Debord et les Tupamaros… Qui d’autre qu’Angel de la Calle, auteur de Tina Modotti, pouvait conter ce qu’ils eurent de commun ou auraient pu avoir… À la façon du Marelle, de Cortazar, l’auteur nous offre un roman graphique déconcertant, une mémoire des vaincus de la « Guerre froide » culturelle que l’Empire étasunien ména aux avant-gardes sudaméricaines dans les années 1970. Selon Paco Ignacio Taibo II, « Peintures de guerre confirme tout mon amour pour la bande dessinée, ce langage unique qui n’est pas une combinaison de texte et de dessin mais quelque chose d’indéfinissable qui sert à raconter des histoires. Cela faisait des mois que je n’étais pas tombé sur l’une de ces oeuvres qui vous change la vie, vous la rend meilleure. »

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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