Top 10 des BD sur le deuil

Comixtrip vous propose une sélection des meilleures bandes dessinées sur le thème de survivre à la mort d’un proche et le deuil. De Fin à Où sont passés les grands jours, en passant par Est-ce qu’on pourrait parler d’autre chose ou Sans même nous dire au revoir, découvrez notre sélection d’albums valant le détour. Forcément subjectif, notre Top 10 des meilleures BD sur le thème de survivre à la mort d’un proche et le deuil peut prêter à discussion. Si vous avez des coups de cœur dans ce domaine, n’hésitez pas à nous en faire part en nous présentant vos albums dans la rubrique commentaires.

1.

Fin
de Anders Nilsen (Atrabile)

«Je pourrais être toutes ces choses. Une à la fois ou toutes à la fois. Ce que je ne peux pas être, c’est moi, avec toi.» Anders Nilsen a réalisé Fin durant l’année qui a suivi le décès de sa fiancée, regroupant des pensées sur les derniers moments passés avec elle, mais aussi sur le défi quotidien que représente cette «nouvelle vie», ou encore sur les tourments intérieurs qui le rongent, transformant alors en geste artistique les interrogations multiples et tortueuses qui l’habitent. Si le livre prend parfois la forme d’une discussion avec un mort, c’est pourtant bien avec lui-même que dialogue l’auteur américain, et c’est avec beaucoup de franchise et de clarté qu’il expose ses questions et ses doutes; des questions qui resteront sans réponse et des doutes que rien ne pourra effacer. Par l’entremise du dessin, qui s’assimile ici à une forme de travail cathartique, s’instaure alors une réflexion sur la vie et la mort, pour à l’arrivée célébrer la vie dans son essence la plus simple et la plus pure. Jamais racoleur, toujours d’une grande pudeur, Fin est une œuvre en tout point unique, une véritable expérience de lecture forte et émouvante, une expérience aussi bien sensorielle qu’intellectuelle. Et comme le souvenir d’une chose vécue, Fin vient se loger profondément dans le cerveau du lecteur, pour y laisser une trace qui ne s’effacera pas de sitôt.

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2.

Est-ce qu’on pourrait parler d’autre chose ?
de Roz Chast (Gallimard)

Les parents de Roz vivent depuis cinquante ans dans le même appartement de Brooklyn, convaincus qu’il leur suffit de ne pas penser à la mort pour la tenir à distance. Mais quand les effets du grand âge se font sentir malgré tout, Roz n’a d’autre choix que de s’immiscer dans leur quotidien pour leur venir en aide. Une intrusion qui se révèle aussi perturbante pour le trio que la vieillesse elle-même…

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3.

Catharsis
de Luz (Futuropolis)

Le 7 janvier 2015, le dessinateur Luz a perdu dans l’attentat commis à Charlie Hebdo, des amis, mais aussi l’envie de dessiner. Alors que la France s’est révélée «Charlie», Luz redevient auteur. Au début, il y a le drame, la douleur, la rage, la perte. Et puis, petit à petit, il y a le besoin de dessiner qui revient, l’envie non pas de témoigner, mais de se mettre à nu, de se libérer.

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4.

Adieu maman
de Paul Hornschemeier (Actes Sud)

Petite métaphore du drame… Avant de mourir d’un cancer, la maman de Thomas lui a fait cadeau d¹un masque de lionceau. Le petit garçon le portera tout au long du récit pour raconter la spirale du désespoir dans laquelle lui et son père sont emportés.
Né en 1977 à Cincinnati, Paul Hornschemeier a reçu plusieurs nominations aux prix Ignatz, Eisner et Harvey.

5.

Papa
de Aude Picault (L’Association)

Voilà un livre bien particulier et qui ne ressemble à rien du catalogue de L’Association. Aude Picault, illustratrice pour la jeunesse et auteur d’un remarqué Moi, Je aux éditions Warum, a rempli les pages de ce carnet, sans volonté de publication, en guise d’exorcisme, après le suicide de son père. Le résultat est d’autant plus bouleversant que le côté frêle et “jeunesse” du dessin d’Aude Picault contraste de façon saisissante avec la violence du propos. Rarement la mort aura été abordée aussi frontalement par le dessin. D’aucuns nous demanderont si on est encore ici dans la bande dessinée… L’Association répondra qu’on a ici un livre, du dessin, de la narration, et des émotions sans équivalent. La Collection Côtelette était donc faite pour accueillir cette oeuvre atypique qui repousse les limites communément admises de la bande dessinée, tant par sa forme que par l’approche de son sujet.

6.

Un thé pour Yumiko
de Fumio Obata (Gallimard)

Quand elle apprend la mort de son père, Yumiko, jeune graphiste londonienne, doit partir au Japon pour assister à la traditionnelle cérémonie des obsèques. Le voyage au pays de ses origines, jusque dans la ville où elle est née et a grandi, se révèle une succession d’émotions contradictoires et bouleversantes. Qui est-elle devenue loin de chez elle?

7.

Où sont passés les grands jours?
de Jim & Alexandre Tefenkgi (Bamboo)

Je pense à cette saloperie de mort… Du coup je pense à toi, Fred, mon meilleur ami, qui a eu la sale idée de nous quitter d’un commun accord avec toi-même.
C’est l’histoire de Fred, qui s’est donné la mort. C’était le meilleur ami d’Hugo, d’Étienne, ou de Jean-Marc. Mais tout ça n’a plus vraiment d’importance. C’est encore l’histoire d’un numéro de téléphone, celui de Fred, que Hugo ne se résout pas à supprimer de son répertoire. En tout cas, pas sans avoir passé un dernier coup de fil.
C’est aussi l’histoire de trois cadeaux, laissés à titre posthume par Fred et qui, progressivement, changeront leur vie à tous. C’est enfin l’histoire du temps qui passe, des petits ressentis, de ces impressions que l’on garde au fond de soi, celles que l’on tait. Jusqu’à ce que tout explose, un jour…
C’est une histoire d’amitié. Une histoire sur les rêves que l’on porte en soi. Ceux que l’on réalise et ceux que l’on ne réalise pas, en somme. Après le tourbillonnant Une nuit à Rome, Jim signe un nouveau récit touchant et profondément humain.

8.

Sans même nous dire au revoir
de Kentarô Ueno (Kana)

Kentarô Inoue est mangaka. Il habite, avec sa femme et sa fille de 10 ans, dans une petite maison qui lui sert aussi d’atelier. C’est une famille heureuse. Jusqu’au jour où, alors qu’il s’apprête à se coucher, il la retrouve allongée face contre sol, inerte. « Sans même nous dire au revoir » raconte ce qui s’est passé ensuite dans la vie de l’auteur jusqu’à aujourd’hui.

9.

Vers la sortie
de Joyce Farmer (Actes Sud)

Lars et Rachel n’ont plus que quatre ans à vivre. Joyce Farmer signe une chronique profondément émouvante de la fin de vie de son père et de sa belle-mère, célébrant le courage, l’humour, la tendresse et la famille. La première bande dessinée sur le grand âge et la dépendance.

10.

Au pays des ombres
de Thierry Martin et Jean-Marc Mathis (Soleil)

Antoine a dix ans, un papa fossoyeur, une maman taxidermiste et un grand frère benêt qui est mort. Il s’appelait Vincent.
En classe, Antoine raconte que son frère est revenu d’entre les morts et qu’il mange des mouches ! Ses camarades se moquent de lui mais qu’importe, après l’école, Antoine va retrouver Vincent au cimetière.
Les deux frères s’amusent et pénètrent dans le monde déjanté du royaume des morts !
Un soir, Antoine veut présenter son amie Claire à son frère, et tout bascule. Vincent a disparu, une créature terrifiante surgit de nulle part, et Antoine, dans sa fuite, se retrouve prisonnier du royaume des morts. Retrouvera-t-il Vincent ? Et parviendra-t-il à revenir parmi les vivants ?

Article posté le mardi 12 avril 2016 par Comixtrip

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