Dragon Ball Super se refait une beauté

La suite directe de Dragon Ball Z est la cible de critiques virulentes à propos de sa basse qualité visuelle. Des commentaires entendus par la Toei, qui propose dès aujourd’hui une version améliorée de ses premiers épisodes.

UNE VÉRITABLE POLÉMIQUE

Les fans de la licence d’Akira Toriyama attendaient Dragon Ball Super depuis longtemps, et à la surprise générale, l’animation se trouve bien plus laide que le dessin animé de 1989. Si les deux premiers épisodes se voulaient soignés afin de rassembler un maximum de spectateur, la qualité n’a pas tardé à dévoiler ses faiblesses, déclinant de façon radicale dès l’épisode 3. L’apogée de la médiocrité fut atteint le 9 août dernier lors de la diffusion de l’épisode 5, déchaînant la colère des fans, incrédule face à ce qu’on leur donnait à voir. Si les propos sont très souvent à charge, ils n’en sont pas moins justifiés au vu de notre époque, des technologies disponibles, et des talentueux artistes attendant leur chance. Inutile de préciser que les studios de la Toei sont leaders en matière d’animation, et que leur travail sur cette série ne reflète pas ce dont ils sont capables. Les attaques se concentrent exclusivement sur l’animation et le graphisme, car côté scénario, rien n’est à déplorer.

LES CORRECTIONS SONT LÀ

Depuis la diffusion de ce fameux épisode 5, des rumeurs circulaient concernant une version bis, de meilleure facture. Certains allaient même jusqu’à dire que cette qualité des épisodes télé était volontairement mauvaise, afin de privilégier la version Blu-ray. La Toei s’était jusqu’à présent refusé à confirmer ou infirmer quoi que ce soit. La question se pose, est-ce une technique commerciale ou un véritable problème artistique ? Il semblerait toutefois que la rumeur soit fondée, puisque depuis l’occasion de la sortie du Blu-ray Box 1, le 2 décembre dernier au Japon, il est possible d’observer un certain nombre de retouche portés l’épisode 5 notamment. Jeu de lumière et dessins sont désormais plus agréable à regarder, sans être véritablement éblouissant.

UN PROBLÈME UN PEU PLUS PROFOND

Les graphismes ne relèveraient pas d’une quelconque fainéantise de la part du studio, mais bien plus de la précarité des différents métiers. C’est toutefois ce qu’a expliqué Thomas Romain, designer pour des studios d’animation Japonais depuis 2004, au magazine L’Express. La réalité est sombre puisque lors de la réalisation d’un épisode de série télé, un animateur serait payé « 40 dollars par plan, et un intervalliste toucherait quant à lui 2 dollars ». Ces honoraires forceraient donc les travailleurs à accélérer la cadence et à multiplier les commandes sur différentes productions, privant leurs projets d’une bonne qualité.

« L’animateur est chargé de réaliser les plans qui servent de base à l’anime. A partir de ces ‘plans-maquette’, on demande à un cleaner-intervalliste de retracer proprement les dessins de l’animateur, puis de réaliser les dessins intermédiaires pour donner l’impression d’un mouvement fluide. C’est cette étape qui a été franchement ratée dans l’épisode 5 de Dragon Ball Super. Et les plans de bases étaient eux-mêmes de qualité discutable », explique Thomas Romain.

On sait que l’argent est souvent le nerf de la guerre, mais les soucis de planning peuvent également être une source de problèmes. Si les artistes ne répondent pas aux exigences du studio, il est récurrent qu’un épisode soit de temps à autre sacrifié pour ne pas ralentir la production. Cependant, cela ne justifie pas que la majorité des épisodes de DBS soient laid. Certains fans se sont même amusés à refaire les dessins eux même pour certains passage, ce donne un résultat plus que convainquant !

Article posté le jeudi 03 décembre 2015 par Hugo Noirtault

À propos de l'auteur de cet article

Hugo Noirtault

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Intro: "C'est pas moi qu'explique mal, c'est les autres qui sont cons !" - Perceval de GallesRien ne me prédestinait à tomber amoureux du 9e art... C'était sans compter sur le génie d'Hiromu Arakawa. Les aventures des frères Elric dans Full Metal Alchemist m'ont tenu en haleine dix ans durant, avant de laisser place aux comics américains. Une passion inaliénable malgré les années, et qui m'a poussé à imaginer un avenir en tant que journaliste. Etudiant à l'Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT), je me suis lancé comme défi de rendre cet art accessible à tous, n'en déplaise aux fanatiques. Ecrit, radio, web, tv/vidéo... j'aspire à devenir polyvalent afin de réaliser les plus beaux sujets possible pour Comixtrip !Conclusion: "La canne (à pêche) ? ça sert à rien… Du coup ça nous renvoie à notre propre utilité : l’Homme face à l’Absurde !" - Perceval de Galles

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