Un avenir pour Fear The Walking Dead ?

La série événement a été diffusée pour la première fois dans la nuit de Dimanche à Lundi aux USA, et il est déjà l’heure d’un premier bilan.

UN PREMIER ÉPISODE DIFFUSÉ EN SIMULTANÉ SUR CANAL +

Véritable événement de l’été, Fear The Walking Dead était très attendu par les fans. Contrairement à la série principale où l’on peut suivre les pérégrinations d’un groupe de survivant dans une Amérique ravagée par des zombies, cette version était censée mettre l’accent sur les origines du virus et sa rapide propagation au sein de la population de Los Angeles. Après de longues et alléchantes bandes annonces, l’épisode pilote a finalement livré une performance en demi-teinte.

Cependant, afin d’assister au spectacle, il fallait veiller tard dans la nuit de Dimanche à Lundi. En effet, Canal + proposait une diffusion en simultanée et donc quasi-direct, sans grand décalage avec l’horaire de diffusion américain. Mais si vous n’avez pas encore pris le temps de le visionner, Canal + à la demande vous offre ce service.

DES DÉBUTS MITIGÉS

L’attrait principal de cette série dérivée est la promesse de lever le voile sur les origines du virus décimant la population dans la série principale. Mais pour apprécier ce premier épisode, encore ne faut-il pas être trop exigeant sur le contenu. En effet, la mise en place des personnages et du contexte était nécessaire. Cependant, il semblerait que nous ne sommes pas prêts de connaitre cette fameuse origine de sitôt puisque le virus a déjà commencé à infecter comme on peut le constater lors de la scène d’ouverture.

L’intrigue nous propose donc de suivre les péripéties d’une famille recomposée : Madison (incarnée par Kim Dickens), sa fille Alicia (Alycia Debnam-Carey), son fils Nick (Frank Dillane), ainsi que son nouveau compagnon Cliff (Travis Manawa). Si chacun a ses propres soucis à gérer, la révélation par les médias d’une épidémie soudaine, diffusée par des individus à la fois morts et vivants, risque fort de les ressouder.  Cependant, à la fin des soixante minutes qui composent le show, on ne peut que regretter l’expédition d’un moment clé : l’organisation de la population face à cette première alerte. Si l’action se coupe au moment le plus intéressant, on peut tout de même mettre au crédit de la production l’effet de suspens et le fait de nous donner envie de suivre l’évolution de l’intrigue.

UNE SAISON 2 DÉJÀ DANS LES CARTONS

Si cette première saison sera courte d’une demi-douzaine d’épisodes d’une heure chacun, la chaîne AMC a annoncé que le spin-off des comics Delcourt The Walking Dead (en France) continuera avec  une seconde saison de 15 épisodes. Pour ceux qui se demanderaient encore pourquoi le pilote de Fear The Walking Dead a été poussif et dépourvu de zombie, son directeur Dave Erickson a expliqué qu’ils avaient « intentionnellement construit la série un peu plus lentement que l’original ».

De plus, il a également été décidé de « faire plus dans l’anxiété et la paranoïa, ainsi que la tension suivant les événements qui éclatent, plutôt qu’une confrontation directe avec les zombies ». Ainsi, on peut lire dans les propos du bras droit de Robert Kirkman, la limpide explication d’une montée en tension progressive jusqu’au grand final où le monde aura changé de façon radicale.

Article posté le jeudi 27 août 2015 par Hugo Noirtault

À propos de l'auteur de cet article

Hugo Noirtault

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Intro: "C'est pas moi qu'explique mal, c'est les autres qui sont cons !" - Perceval de GallesRien ne me prédestinait à tomber amoureux du 9e art... C'était sans compter sur le génie d'Hiromu Arakawa. Les aventures des frères Elric dans Full Metal Alchemist m'ont tenu en haleine dix ans durant, avant de laisser place aux comics américains. Une passion inaliénable malgré les années, et qui m'a poussé à imaginer un avenir en tant que journaliste. Etudiant à l'Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT), je me suis lancé comme défi de rendre cet art accessible à tous, n'en déplaise aux fanatiques. Ecrit, radio, web, tv/vidéo... j'aspire à devenir polyvalent afin de réaliser les plus beaux sujets possible pour Comixtrip !Conclusion: "La canne (à pêche) ? ça sert à rien… Du coup ça nous renvoie à notre propre utilité : l’Homme face à l’Absurde !" - Perceval de Galles

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