Absolute Power – Tome 1

À la suite de nombreux pions avancés sur un échiquier DC, résumés au tout début de l’album, Amanda Waller met les justiciers de son univers en échec. C’est ce que nous propose l’album Absolute Power, en venant récupérer plusieurs sorties américaines dans le but d’importer le récit de la manière la plus complète et logique possible. Il en résulte une conclusion pour l’époque DC Infinite plus que plaisante, menée par Dan Mora et Mark Waid, avant d’attaquer une nouvelle ère.

Absolute Power 1 - Mark Waid

Porte de sortie

Loin d’être facilement accessible, Absolute Power demandera, malgré ses qualités, une certaine connaissance de l’univers et notamment de sa période Infinite. Une chose logique pour le récit qui se veut conclure cette dite période. Le premier chapitre le montre, en se focalisant sur des personnages peu connus du grand public tels que John Starr, Jay Nakamura ou encore Nia Nal. De nombreux personnages ayant pris en importance au sein de cette nouvelle époque, jusqu’à en atteindre le point culminant.

 

Portes infinies

Les éditions Urban Comics font ainsi le choix de rassembler les nombreuses sorties comics, toutes centrées sur différents pans de l’univers DC. L’album prend ainsi son temps, explorant toutes les conséquences de ce changement majeur dans l’univers en donnant autant son moment de gloire à Batman ou Wonder Woman qu’à d’autres personnages et équipes moins connus. On se plaira notamment à voir d’autres personnages que Batman être mis en avant, qu’il s’agisse (notamment) de Green Arrow, des membres de Doom Patrol ou bien de la famille Shazam. L’assemblage de ces différents chapitres offre une vision plaisante de l’impact des manigances de Waller sur l’ensemble du monde super-héroïque.

 

 

Portes multicolores

Choisissant de rassembler toutes les sorties comics, l’album Urban propose un mélange de nombreux styles artistiques. En effet, avoir réuni le récit principal (mené par Mark Waid et Dan Mora) avec ses spin-off a pour conséquence de réunir plusieurs équipes artistiques différentes. Ainsi, les planches pourront totalement changer de style d’un chapitre à l’autre. Cependant, si le lecteur peut plus apprécier une proposition artistique qu’une autre, la cohésion ne nous semble pas compromise par un style trop expérimental ou marqué par rapport aux autres.

Une porte qui se ferme

En conclusion, le premier tome de la trilogie Absolute Power prévu par Urban offre un récit alléchant et qui donne envie d’aller jusqu’au bout des trois tomes. L’album est riche en termes de récit et de diversité. S’il peut certainement plaire à un grand nombre de personnes, il faudra néanmoins que celles-ci aient une connaissance plutôt solide de l’univers pour accrocher à son histoire servant de clôture plus que de porte d’entrée.

Article posté le lundi 07 avril 2025 par Hippolyte Girier

  • Absolute Power – Tome 1
  • Scénariste : Mark Waid, collectif
  • Dessinateur : Dan Mora, collectif
  • Coloriste : Alejandro Sanchez, collectif
  • Traduction : Jérôme Wicky, Yann Graf, Thomas Davier
  • Éditeur : Urban Comics
  • Collection : DC Infinite
  • Prix : 31€
  • Sortie : 31 janvier 2025
  • Pagination : 320 pages
  • ISBN : 9791026820048

Résumé de l’éditeur : Peu d’être humains ont su tenir tête aux super-héros avec autant de zèle et de détermination qu’Amanda Waller. Après une carrière de machinations, et grâce à la puissance combinée de l’inarrêtable Failsafe et de la glaçante Reine Brainiac, Waller a finalement atteint son but : priver tous les héros et vilains de la planète Terre de leurs capacités métahumaines. Alors que le chaos inonde les rues et qu’une vaste campagne de désinformation fait basculer l’opinion publique de son côté, la fondatrice de la Suicide Squad déclenche une véritable guerre éclair pour faire tomber tous les super-héros, les uns après les autres. En ces heures sombres, une résistance se forme… mais ces héros impuissants peuvent-ils vraiment vaincre la Trinité du Mal et leurs implacables sbires ?

À propos de l'auteur de cet article

Hippolyte Girier

Il est né en même temps que le Printemps, il ne jure que par le Hawkeye de Matt Fraction et le Grand Vide de Léa Murawiec. Il croit dur comme fer à la prise de pouvoir artistique de Zoé Thorogood, autant qu'il renie l'existence de roman graphique. Bref, cet article vous est offert avec plaisir, mais surtout par Hippolyte Girier.

En savoir