La polémique étant passé, il est temps de parler de la véritable actualité de la série Boule à Zéro chez Bamboo, à savoir la sortie du tome 11 intitulé Le Grand Bain. Avant-dernier tome de la série de Zidrou et Ernst, il est temps de ranger les jouets.

Boule à Zéro tome 11 : à la découverte du monde extérieur
Zita est guérie. Elle a vaincu son cancer et peut donc sortir de l’hôpital de La Gaufre. Elle laisse derrière elle ses copains des crocos. Son père et sa mère ont loué une maison pour lui permettre de faire ses premiers pas dans un genre d’établissement qu’elle n’avait plus fréquenté depuis dix ans, un collège. Mais l’arrivée dans ce nouvel environnement ne va pas se montrer de tout repos.

A celles et ceux qui auraient encore un doute
Encore une confirmation. Le racisme, le vrai, est bien présent dans Boule à Zéro, en effet. Dans ce 11e tome, Zidrou met en scène un enfant bien blanc imprégné de racisme ordinaire sauce Cnews. Il n’avait pas besoin d’être interpellé pour considérer le sujet comme un problème. Mais ne nous attardons pas plus que cela.

Boule à zéro tome 11 : l’école, univers impitoyable
Oui, Zita grandit, elle change. C’est cette évolution qu’explore le scénariste dans ce onzième tome. Il a pris le risque de la faire sortir de son hôpital, du cadre sécurisant pour elle et pour celui qui l’écrit. C’est un tout nouvel environnement que le personnage investit. Un monde bien connu de l’ancien instituteur Zidrou, l’école.
Et si les soignants ont bénéficié de représentations sommes toutes positives au fil de la série, c’est moins le cas pour les enseignants. Ils sont les antagonistes de cet album, ceux qui pourraient bien amener l’héroïne à repartir dans un environnement non normal. Après l’hôpital, l’institution spécialisée ?

Les enfants sont les vrais héros de la série
Alors ce sont les enfants qui vont donc être ses alliés. Ceux qu’elle a conquis facilement, et même les plus bêtes, qu’elle conquiert par son exemplarité et sa hargne. Zita se fait un nouveau groupe d’amis. Mais quid des anciens, des crocos ? Ceux restés derrière elle à l’hôpital. Ce sera manifestement le sujet du prochain et dernier tome. Ici, Zidrou offre un moment coupé de son ancien monde, à son personnage-titre.

Boule à zéro tome 11 peut compter sur son dessinateur
Côté dessin, en revanche, pas de changement notable. Ou disons plutôt qu’Ernst assure la continuité et la régularité du titre. Les lecteurs ne peuvent pas non plus être complètement perdus, c’ est le point de repère. On peut à nouveau questionner la façon de dessiner les personnages noirs. N’empêche qu’ici encore, il y a un personnage secondaire, positif, racisé. Parce que les auteurs savent que la France d’aujourd’hui ressemble à ça, à une diversité d’origines géographiques qui est une chance et pas un motif de crispation.

Dernière étape avant la fin
Prise de risque donc, pour aborder la dernière ligne droite de l’histoire de Boule à Zéro. Et cela fonctionne. On espère juste qu’après Boule à zéro tome 11, on reviendra un peu à l’hôpital. Il reste encore des histoires à boucler et on espère bien que Zita sera cette héroïne positive et solidaire qu’elle a su être dans les dix premiers opus.
- Boule à zéro, tome 11 : Le grand bain
- Scénariste : Zidrou
- Dessinateur : Ernst
- Éditeur : Bamboo
- Date de publication : 26 février 2025
- Nombre de pages : 48
- Prix : 11€90
- ISBN : 9791041103584
Résumé éditeur : Je fais le serment solennel de ne plus jamais manger le moindre plateau-repas hôpital de toute ma vie ! Chère Vie, comment tu vas ? Et la santé, ça va ? Moi, la mienne va BEAUCOUP mieux, merci. Durant des années, tout le monde m’appelle « Boule à Zéro ». Inutile de t’expliquer pourquoi ! Désormais, on est prié de m’appeler de mon vrai nom : Zita. Zita Sayyah. J’habite au… Euh !… En fait, je ne connais pas encore ma nouvelle adresse. Il faut dire aussi que ça fait seulement 24 heures que j’habite là. Avant, je vivais à l’hôpital Le Goff. Ça me fait tout drôle de retourner à l’école, comme ça, dix ans après !… Je vais avoir quatorze ans et aussi étrange que cela puisse paraître, aujourd’hui, c’est ma toute première rentrée des classes. Et je vais t’avouer un truc, Chère Vie : j’ai les chocottes !
