Knight Club, qui vient de paraître chez Dupuis, signe enfin le retour très attendu de Arthur de Pins. Après la fin de la série Zombillénium, il lance un diptyque chevaleresque trépidant.

Un village à défendre
1181, Séraphine se rend à Damas pour y vendre les armures renommées forgées dans son village qui est sans cesse attaqué, pillé et dont les croisés constituent la dernière menace. Elle se met alors en quête de mercenaires disposés à défendre son village et ses habitants. Encore faut-il trouver des combattants assez fous pour s’engager dans une telle mission…

L’après Zombillénium
Pendant son enfance, Arthur de Pins a eu sa période « monstres ». Elle a donné Zombillénium. Mais il a aussi eu sa période « chevaliers ». Il revendique même l’ascendance d’un chevalier catalan du XIIème siècle. Avec l’idée d’une confrérie de chevaliers issus de divers horizons, Arthur de Pins réinvente le mythe. Il s’inspire du film d’Akira Kurosawa, Les 7 samouraïs (1954), mais aussi de sa version américaine, Les 7 mercenaires (1960). Il réunit ainsi sept personnages qui n’ont rien en commun mais qui vont devoir s’unir autour d’une lutte commune. Le sang coule donc, mais dans une ambiance drôle, décomplexée, burlesque. Du Tarantino chevaleresque !

Knight club: un récit documenté
Arthur de Pins a beaucoup trainé à la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe. Il tenait à ancrer son récit dans une réalité assez proche de la deuxième croisade. La paix est encore fragile et les massacres perpétrés par les Croisés ne sont pas rares. Il a même tenu à effectuer plusieurs stages chez des amis forgerons pour ne pas faire d’erreurs sur les précieuses armes et armures de Séraphine.

Du pop combat !
C’est peu dire que le dessin hyper vivant et les couleurs pop d’Arthur de Pins créent un climat propice à cette histoire. Il n’était a priori pas simple de concilier humour et violence tout en préservant un fond historique solide. Knight club y parvient et s’inscrit dans un style Disney trash plutôt emballant autour de personnages attachants et pas aussi simplistes qu’il n’y paraît…

Un premier tome emballant
D’où l’impatience, déjà, de découvrir la fin de ce dyptique ! Car avec ce premier tome, Arthur de Pins a réussi à nous attirer dans un récit singulier très réussi !
- Knight club
- Auteur, dessinateur : Arthur de Pins
- Éditeur : Dupuis
- Prix : 23,50 €
- Parution : 5 décembre 2025
- Nombre de pages : 192
- ISBN : 9782808511605
Résumé de l’album : Bienvenue au XIIe siècle, cette époque délicieuse où porter une armure en métal sous un soleil brûlant est à la mode ! Séraphine, forgeronne émérite, arpente les déserts brûlants de la Terre sainte à la recherche d’une escouade de guerriers assez téméraires – ou inconscients – pour protéger son village natal des croisés Francs qui menacent de revenir piller les habitants sous peu.
Après un casting rocambolesque à Jérusalem, l’armurière parvient à rassembler une équipe des plus redoutables… mais aux origines bien différentes ! La cohabitation promet d’être explosive et hilarante, entre les conflits culturels incessants et les discussions enflammées sur les tactiques guerrières, les recettes locales ou les styles vestimentaires. Mais derrière cette farce permanente, une certitude émerge : pour défendre leur village, ils devront d’abord réussir à ne pas s’entretuer. Et ça, c’est loin d’être gagné !
À propos de l'auteur de cet article
Jean-François Mariet
De mes premières lectures avec Tif et Tondu à aujourd'hui, j'ai toujours lu de la bande dessinée. Très attiré par le noir et le polar, je lisde tout et je tente d'élargir mes horizons de lecteur avec de plus en plus de comics.
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