Beneath the trees where nobody sees – Rite of Spring

En 2025, Beneath the trees where nobody sees avait marqué les esprits. Patrick Horvath ayant rencontré le succès aussi côté États-Unis, une deuxième mini-série a été mise en chantier. Beneath the trees where nobody sees – Rite of Spring, toujours publié chez Ankama nous offre un nouveau slasher en mode “petit ours brun ».

Beneath the trees where nobody sees rite of spring ankamaBeneath the trees where nobody sees – Rites of Spring : Le tueur frappe toujours deux fois !

Daniel Brewer a été une des victimes de Samantha, mais il est resté porté disparu. Plusieurs années après, sa sœur Monica continue de le chercher, en s’appuyant notamment sur les forums de discussion sur internet. Des années de recherche en vain, jusqu’à ce qu’un message l’invite à s’intéresser à Woodbrock dans le Vermont. Samantha s’ennuyait et a décidé de manipuler la jeune femme.

Le défi d’un premier succès

Quand on fait un succès inattendu, revenir peut être compliqué. Patrick Horvath nous avait raconté son parcours en interview. Sa première incursion en bande dessinée avait été très solide. Que faire ? Remettre le couvert ? Partir sur un propos complètement différent ?

L’auteur états-unien a choisi. Le voici donc de retour dans l’univers de Beneath the trees where nobody sees, pour continuer d’explorer son personnage.

Et cela tombe bien, car il avait laissé traîner des cadavres derrière Samantha. L’ourse a beau sélectionner ses cibles au hasard, chacune d’entre elles possédait une vie qu’il était possible d’exploiter. Un bon point de départ pour lancer une nouvelle intrigue.

Beneath the trees where nobody sees – Rite of Spring se montre plus sage

Beneath the trees where nobody sees rite of spring page 7On peut remarquer que cette histoire est moins gore que l’initiale. Dans les premiers épisodes, Samantha découpait beaucoup de victimes. Ici, elle reste mortelle, mais avec moins de grandiloquence. Patrick Horvath vient en fait explorer une autre facette des slashers, des films de meurtre : la manipulation. Dans le premier livre, Samantha s’était montrée retorse. Mais elle devait réagir aux actions de son adversaire, qui avait plusieurs coups d’avance sur elle. Ici, c’est l’inverse. C’est elle qui contrôle les choses. Mais ce n’est pas le plus intéressant, même si c’est tout à fait divertissant.

Les gens normaux sont aussi intéressants

L’intérêt, c’est la façon dont Patrick Horvath développe les personnages secondaires. Notamment Lewis, le fils d’une des victimes de Sam. À travers cette famille, l’auteur travaille les conséquences réelles des horreurs de son héroïne. Monica semblait devoir jouer ce rôle, mais l’histoire va la montrer comme anormale, hors des normes. Alors que la famille de Lewis, elle, est banale, simple, normale. Et c’est elle qui souffre le plus des exactions de l’ourse, même de manière indirecte. Horvath génère beaucoup d’attachement pour le trio de personnages et il ne serait pas surprenant de les voir prendre encore plus d’importance à l’avenir. Car oui, cette fois, l’artiste s’est aménagé une vraie porte de sortie pour une suite.

Étoffer son univers avec Beneath the trees where nobody sees – Rite of Spring

Beneath the trees where nobody sees rite of spring page 5Cette histoire permet aussi au bédéiste de développer l’historique de Samantha. Dans les épisodes réguliers, on découvre ses parents et pourquoi ils ne sont plus dans sa vie. Mais Horvath a aussi créé un épisode prélude qui vient expliquer comment le personnage est passé à l’acte. C’est glaçant, comme dans tout bon film de genre.

Accumuler de l’expérience de dessin, ça paie

Le succès de Beneath the trees where nobody sees est aussi venu du dessin de Patrick Horvath. Pour rappel, ces épisodes constituaient sa première expérience de bande dessinée. La naïveté du trait, des couleurs, appliquée à l’horreur de l’intrigue, avait beaucoup plu au lectorat.

Bonne nouvelle, l’artiste répond toujours présent. Ce qui a été apprécié l’an dernier est toujours là. Si nous ne sommes plus déroutés par ce choix, il reste sa pertinence initiale. L’horreur traitée avec mignonnerie, cela fonctionne. Alors il n’y a pas de raison de se priver du plaisir de retrouver ces dessins.

Cet été, on frissonne avec Beneath the trees where nobody sees – Rite of Spring

Beneath the trees where nobody sees – Rite of Spring ne bénéficie plus de l’effet de surprise de la première mini-série. Néanmoins Patrick Horvath a su avancer avec intelligence de sorte à s’ouvrir la possibilité d’une troisième histoire. Voici un excellent choix à lire pendant l’été, que l’on soit ou non en vacances.

Article posté le dimanche 05 juillet 2026 par Yaneck Chareyre

Beneath the trees where nobody sees rite of spring ankama
  • Beneath the trees where nobody sees – Rite of Spring
  • Auteur : Patrick Horvath
  • Traductrice : Margot Negroni
  • Éditeur USA : Idea & Design works
  • Éditeur France : Ankama
  • Nombre de pages : 160
  • Prix : 20€90
  • Date de publication : 3 juillet 20026

Résumé éditeur : En 1986, Daniel Brewer a disparu de Centerville sans laisser de trace. Depuis, sa soeur Monica n’a jamais cessé de le chercher, arpentant les commissariats, les hôpitaux et les morgues de la grande métropole. Les fausses pistes et les déceptions l’ont rendue amère, alors, quand huit ans après, ses recherches la conduisent à Woodbrook, Monica est prête à tout pour obtenir des réponses, même au pire…

À propos de l'auteur de cet article

Yaneck Chareyre

Journaliste , critique et essayiste BD depuis 2006.

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