Sherlock, épisode 1

Fidèle adaptation à la série télé britannique, Sherlock se décline merveilleusement dans ce premier volume Une étude en rose, manga signé Steven Moffat, Mark Gatiss et mis en image par Jay.

EMPOISONNEMENTS SUSPECTS

Londres. Depuis plusieurs mois, des cadavres s’amoncellent dans la capitale britannique. Si la police en vient au constat que les personnes se sont suicidées par empoisonnement, les journalistes sont plus perplexes. L’inspecteur Lestrade a du mal à faire avaler la pilule.

De son côté, le Dr John Watson a du mal à se remettre de son séjour en Afghanistan lors du conflit post 11 septembre. S’appuyant sur une canne, sa jambe le fait souffrir. Blessure physique ou psychologique ?

Malgré son blog, Watson s’ennuie ferme. Un jour au parc, il croise Mike – un ex camarade interne – qui lui propose une colocation avec une personne qu’il connait : Sherlock Holmes.

SHERLOCK ET WATSON : RENCONTRE AU SOMMET

Sherlock Holmes tente de percer le mystère des empoisonnements. Le célèbre détective rencontre alors Watson. Après une drôle de discussion où Holmes décrypte le passé du médecin, il accepte la collocation.

Au 221 B Baker Street, demeure de Madame Hudson – vieille femme veuve – Holmes est heureux que Watson devienne son colocataire. Mieux, il lui propose de l’associer à ses recherches sur ses enquêtes. Il sait que ses compétences en médecine lui seront utiles pour les résoudre.

SHERLOCK : EXCELLENTE ADAPTATION DE LA SÉRIE TÉLÉ

Edité par Kurokawa, cet excellent manga est l’adaptation fidèle de la série télé britannique diffusée par Netflix et la BBC (en France, depuis peu sur France TV). Composé de seulement trois épisodes de 1h30 par saison, la série fait le bonheur des téléspectateurs. Enorme succès en terme d’audience, elle est incarnée par Benedict Cumberbatch (Sherlock) et Martin Freeman (Watson).

Imaginé et écrit par Steven Moffat et Mark Gatiss, Sherlock multiplie les récompenses (Bafta ou Emmy Awards). Il faut souligner que la transposition de l’univers de Sir Arthur Conan Doyle à notre époque, est extrêmement bien réussie.

Si de nombreux auteurs de bande dessinée se sont essayés  à l’adaptation de cet univers – avec de la réussite – Holmes de Cécil et Luc Brunschwig (Futuropolis), Les 4 de Baker Street de Djian, Legrand et Etien (Glénat) ou Sherlock Society de Sylvain Cordurié (Soleil), le manga n’avait pas beaucoup tenté l’expérience (Komusubi Haruka chez nobi nobi ou Shotaro Ishinomori et Morihiko Ishikawa chez Isan Manga).

L’humour cynique de Sherlock Holmes mais aussi son formidable esprit de déduction, l’enquête ici proposée – qui est prenante – et la relation entre les deux personnages qui commence, font de cette histoire, une formidable réussite.

Rythmé et empli de suspens, le récit happe le lecteur qui ne voit pas passer les 212 pages. Le manga reprend intégralement le premier épisode de la saison 1.

JAY S’APPROPRIE HOLMES

Jay, dont c’est la première publication, réussit le pari de transposer au mieux en manga la série télé. Ainsi, les personnages ressemblent vraiment aux acteurs. Son trait convient idéalement pour restituer l’ambiance du récit.

Sherlock provoque un effet d’attirance-répulsion. Le lecteur est bluffé par son sens aiguë de la déduction mais peut être agacé par sa trop grande confiance en lui, trop imbu de sa personne.

Quant à Watson, il semble plus réfléchi et plus posé que son acolyte. Son courage et sa dévotion à son nouvel ami seront utile au célèbre détective.

Article posté le mercredi 08 février 2017 par Damien Canteau

Sherlock 1 de Steven Moffat, Mark Gatiss et Jay (Kurokawa) décrypté par Comxitrip le site BD de référence
  • Sherlock, épisode 1 : Une étude en rose
  • Scénaristes : Steven Moffat et Mark Gatiss
  • Dessinateur : Jay
  • Éditeur : Kurokawa
  • Prix : 12.60 €
  • Parution : 9 février 2017

Résumé de l’éditeur : Rapatrié d’Afghanistan à cause d’une blessure et de troubles psychologiques, le Dr. Watson retrouve un vieil ami de l’époque de la faculté de médecine qui lui présente son futur colocataire. D’un seul coup d’oeil, cette personne devine qu’il s’agit d’un médecin militaire de retour du Moyen-Orient, qu’un de ses proches est victime d’alcoolisme ou encore qu’il est suivi par un thérapeute. Le nom de ce colocataire ? Sherlock Holmes.

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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