Yunbo : « Mettre en lumière les traces qu’on laisse, c’est important ! »

Lors de sa venue à la librairie La Belle Aventure à Poitiers, Damien Canteau a posé des questions à Yunbo, autrice de Seizième printemps et Tomber la lune. Ensemble, ils ont parlé d’enfance fragile, d’entraide, de grandir entouré de personnes bienveillantes et commenté des planches de ses albums. Plongées dans le très bel univers coloré de la Sud-Coréenne éditée par Delcourt.

Seizième printemps de Yunbo (Delcourt)

Yunbo, pourquoi avoir décidé de venir en France pour suivre des études de dessin ?

Je me posais la même question. Mais pourquoi ici ? En plus, c’était si loin de mon pays natal. Chaque fois, quand je prenais l’avion, c’était 11 à 12h du vol pour venir.

Le plus simple aurait été d’aller au Japon, le pays le plus proche de la Corée. En plus, le Japon s’est bien développé du côté du manga et de la BD.

En fait, je ne voulais pas quelque chose de trop similaire à la culture que j’avais. C’est-à-dire la culture asiatique. Je voulais quelque chose d’un petit peu exotique pour moi.

En Europe, il y a vraiment une histoire très longue autour de la bande dessinée et des livres illustrés.

En 2007, j’ai décidé de venir en France. C’était en janvier. Il faisait très froid. La nuit tombait hyper vite. Toutes ces choses qui n’étaient pas très bonnes pour moi. Mais, il y avait le festival d’Angoulême qui m’a beaucoup plu.

Seizième printemps de Yunbo (Delcourt)

« C’est comme si je voyais de la peinture. »

Est-ce que le Festival d’Angoulême est connu en Corée du Sud ? Est-ce que vous le connaissiez ?

Oui, ça m’a attiré. À ce moment-là, dans les années 2000, il y avait aussi beaucoup de BD francophones qui étaient sorties en version coréenne. Nicolas de Crécy, Moebius ou Blutch.

Avec ces auteurs, j’ai découvert une bande dessinée qui n’est pas du tout la même que le manga. Il y avait de la couleur, plus de profondeur. C’est comme si je voyais de la peinture. Ce n’est pas vraiment une page de BD qu’on consomme un peu vite. Je pouvais prendre le temps de regarder chaque détail.

C’est pour ça que j’aimais déjà un petit peu la bande dessinée française. Après, pour venir ici et vraiment faire les études, c’est encore une autre chose. Bien sûr.

« Au début, je n’arrivais pas à trouver ma place. »

Est-ce que les premiers jours, les premiers mois furent difficiles ?

Dès le début, ça m’a beaucoup plu. Même si à ce moment-là, je ne comprenais pas grand-chose. Je ne connaissais que quelques mots en français : « Oui. Bonjour, ça coûte combien ? Cul sec ! » J’en parle beaucoup dans Je ne suis pas d’ici.

Le problème que j’ai rencontré dans un premier temps, c’est que je n’arrivais pas à m’identifier. C’est-à-dire que je n’étais ni la fille de quelqu’un, ni l’ami de quelqu’un. Je n’étais personne.

En fait, je n’arrivais pas à trouver ma place. Je ne me suis jamais posé la question auparavant de qui je suis, qu’est-ce qui me plaisait le plus. En fait, en Corée, on est liés très solidement à sa famille et à ses amis.

Je n’ai jamais pensé “moi” en dehors de ces cercles. Ici, j’étais obligée de repenser à qui je suis en dehors de toute l’histoire familiale et amicale.

En plus, à ce moment-là, il n’y avait pas de smartphone. Je ne téléphonais qu’une seule fois par semaine à ma mère. Je n’arrivais pas vraiment à trouver de lien avec ma famille. Elle était loin. C’était ça ma plus grande difficulté.

Je ne suis oas d'ici de Yunbo (Warum) décrypté par Comixtrip

Pour ce premier album, Je ne suis pas d’ici, vous avez créé une œuvre originale puisqu’elle fut publiée en même temps que Je suis encore là-bas de votre compagnon Samir Dahmani. En quoi ces deux albums se répondent ?

Oui, à l’époque, c’était mon copain, maintenant, c’est mon mari.

Dans Je ne suis pas d’ici, j’ai beaucoup parlé de la difficulté en tant que Coréenne de vivre dans un pays étranger, en France.

À chaque fois que je suis revenue de Corée, c’était pénible parce que je devais me « réadapter » encore. Je voulais vraiment parler de ce genre de choses.

« Je parle de comment partir, comment s’adapter à une nouvelle culture. »

Ce sont deux albums miroir. Quelles étaient vos envies ?

Samir trouvait que c’était très intéressant de parler de cette Coréenne qui n’arrivait pas vraiment à trouver sa place entre ces deux pays.

C’est pour ça qu’on s’est dit : « moi, je parle de partir et, toi, tu parles de revenir ? » Moi, je me concentrais sur le début de mon aventure en France. Samir parlait d’une Coréenne qui a fait ses études en France et est revenue en Corée.

Pour son album, Samir a fait pas mal d’interviews de personnes qui étaient à peu près dans la même situation que la mienne. C’est-à-dire quelqu’un qui faisait des études aux États-Unis, au Canada et qui ensuite est revenu en Corée, et a essayé de se réadapter à la société coréenne.

De mon côté, je parle de comment partir, comment s’adapter à une nouvelle culture.

La seule chose, c’est que l’on ne devait pas travailler avec le même personnage, parce que ce serait moins intéressant d’avoir le point de vue de la même personne sur une même idée.

Je ne suis oas d'ici de Yunbo (Warum) décrypté par Comixtrip

 

Avez-vous travaillé les deux albums en même temps ?

Oui, on a partagé un atelier et on a fait le dossier éditorial ensemble. On a vraiment tout fait ensemble.

C’était votre premier album et en plus publié en France. Est-ce qu’il a une place particulière dans votre carrière ?

Oui. Quand je l’ai terminé, ça correspondait aussi à la fin de mes études. Je pouvais me dire que j’étais vraiment autrice de bandes dessinées. Je venais donc de me lancer dans ce milieu professionnel.

Seizième printemps de Yunbo (Delcourt)

Seizième printemps

« Yeowoo représente l’enfance fragile. »

Après ce premier album autobiographique, vous passez à une fiction avec Seizième printemps. Si vous deviez présenter Yeowoo à quelqu’un qui n’a jamais lu le livre, comment pourriez-vous la qualifier ?

Oh, c’est dur comme question ! Je n’y ai pas réfléchi. C’est un personnage qui représente l’enfance fragile. Yeowoo a connu une enfance très difficile.

J’ai été inspirée par la fille de mon cousin qui est coréenne. À cause d’un problème familial, mon cousin, en divorçant, a laissé sa fille à sa maman, c’est-à-dire à ma tante qui avait 70 ans à ce moment-là. Elle n’avait pas l’énergie pour s’occuper de cette petite fille.

Ça m’a fait mal au cœur cette situation. Je voulais juste dire à cette petite fille que ce n’est pas de sa faute et que ça peut arriver dans des situations délicates de la vie. Qu’un jour elle pourrait être indépendante et qu’elle pourrait choisir ce qu’elle voudrait faire et où elle voudrait aller.

Je voulais expliquer aussi que dans la vie on n’est jamais seul et qu’il y a des personnes qui peuvent nous aider.

En plus, dans la situation de mon cousin, sa fille culpabilisait de cette situation. Mais en fait, il ne faut pas, ce n’était pas de sa faute.

Seizième printemps de Yunbo (Delcourt)

« Paulette est une maman, une mamie un peu française »

Puis Yeowoo rencontre Paulette. Qui est-elle ?

Une maman, une mamie un peu française entre guillemets.

Yeowoo porte un prénom un peu exotique. Ça veut dire renard en coréen. Je voulais que le lecteur de cet album puisse apprendre au moins un mot coréen.

Et donc, pour Paulette qui est son opposé, je voulais donner un prénom très français. Ça peut rappeler un petit peu une bonne mamie, une bonne maman. C’est une bonne maman, quelqu’un d’important pour Yeowoo.

Comment pourriez-vous qualifier leur relation ?

Des amies. En fait, on ne peut pas vraiment décrire cette relation avec un seul mot.

Puis petit à petit, au fil de l’album, c’est devenu comme une maman et son enfant. Au début, Yeowoo et Paulette ont la même taille. Mais la petite fille la dépasse, elle grandit. Elle devient plus “forte” que la poule. Elle a entre 15 et 20 ans et Paulette entre 50 et 60.

Paulette vieillit et porte des lunettes. Peut-être qu’un jour, Yeowoo pourra aussi aider Paulette comme quand on aide ses parents ou ses grands-parents quand ils vieillissent.

Leur relation change entre le début et la fin du livre.

Seizième printemps de Yunbo (Delcourt)

Pourquoi avoir choisi des animaux anthropomorphes ?

Dans un premier temps, je voulais faire quelque chose d’hyper coloré. Avec les personnages humains, il y a quand même des limites. Je ne peux pas vraiment colorer tout rouge ou tout vert. Je voulais aussi montrer la couleur de Yeowoo : un renard rouge pour le personnage principal.

Quand on regarde toutes les pages, le personnage principal est hyper saturé, tout seul, très rouge. Les autres couleurs, c’est assez terne, assez calme.

C’était un bon prétexte de travailler la forme des animaux pour présenter de bonnes couleurs.

Je ne voulais pas vraiment définir l’endroit où se déroule l’histoire. Je voulais juste dire que c’est un thème universel. Il n’y a pas de pays identifié. Les formes animalières, c’était plus facile, en tout cas pour moi, d’échapper à ces sortes de questions.

« Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose qui me plaît d’abord et peut-être que ça pourrait ensuite plaire à quelqu’un d’autre. »

L’album a été bien reçu par les lecteurs et par la presse. Quels sentiments avez-vous eu en recevant tous ces éloges ?

J’étais très étonnée. Ce n’était pas vraiment attendu.

Je travaillais vraiment avec grand plaisir. Je m’amusais beaucoup. Mais des fois, je me posais la question :  « Qui va lire ce genre d’histoire ? » Parce que c’était peut-être un peu trop sérieux pour le faire lire aux enfants.

Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose qui me plaît d’abord et peut-être que ça pourrait ensuite plaire à quelqu’un d’autre.

Seizième printemps de Yunbo (Delcourt)

Est-ce que l’on peut finalement dire que c’est un album grand public, plutôt qu’un album uniquement jeunesse ?

Dans ma tête, c’était ça. Je regarde de temps en temps des films de Disney comme « La Reine des neiges » ou « Le Roi Lion ». Ce sont des histoires sérieuses mais elles peuvent être vues par toute la famille. Je voulais que mon album puisse être lu par tout le monde.

Pour cet album, quelles furent vos techniques graphiques ?

J’ai utilisé de la gouache, mais un petit peu diluée. On dirait donc un peu de l’aquarelle. Et je dessine tout en traditionnel, à la main.

Pour Seizième printemps, j’ai vraiment tout fait à la main, y compris les découpages. J’ai même coupé, collé quand ça n’allait pas. De manière artisanale, avec mes mains.

Quand je réfléchis à une page ou à une double-page, c’est plus facile sur du papier que sur un écran d’ordinateur.

Après le découpage et le crayonné, je passais à la table lumineuse pour encrer. Et enfin la couleur directement sur la planche.

Seizième printemps de Yunbo (Delcourt)

 

Qui a eu l’idée du format à l’italienne ?

Je voulais faire ce format depuis le début. Dans le dossier éditorial, j’ai insisté sur ce point.

Je voulais montrer un peu des scènes cinématographiques. Parce qu’il y a pas mal de moments où je dois insister sur le changement des émotions de Yeowoo. Elle se met à pleurer ou est en colère. Je voulais les montrer comme ça, côte à côte, d’une manière fluide. Ce format paysage, ça permet aussi d’avoir des temps plus calmes avec de beaux décors.

Planches de Seizième printemps commentées par Yunbo

Seizième printemps de Yunbo (Delcourt)

Page 23. La rencontre. Comment aborder la première rencontre ?

Yeowoo sort de la maison et attend à l’arrêt du bus. Je voulais montrer le chemin. Le fait de monter et de descendre.

Elle rencontre ensuite Paulette. Je voulais trois petites scènes qui se répètent. Je voulais montrer un peu chaque petite émotion subtile. En fait, c’est important pour moi de montrer chaque étape. Je voulais vraiment mettre côte à côte ces cases.

Page 25. Yeowoo pleure. Pourquoi avoir voulu une grande illustration pleine page ?

C’est parce qu’ici, on montrait un peu comment ses émotions changent. Elle gardait la colère depuis le début, mais elle n’avait pas vraiment explosé.

En fait, elle gardait tout en elle. En parlant avec Paulette, elle explosait vraiment de cette manière. Je voulais montrer son sentiment qui explosait pour la première fois, en rencontrant cette personne qui l’écoutait.

Comme c’est un moment dur, c’est pour ça que j’ai mis une petite fleur au premier plan. Même si ça paraît trop triste, il y a quand même toujours de belles choses dans la vie.

Page 59. La colère. Est-ce facile d’appréhender un personnage en colère ?

C’est un sentiment difficile à mettre en image. Mais ce n’est pas seulement la colère qui est difficile à dessiner. Montrer un peu la raison de cette colère, c’est difficile.

Cette planche arrive après une longue séquence de plusieurs pages. D’abord sa tante, cette bagarre et son grand-père qui la punit. Et enfin, Yeowoo qui n’a pas envie de rentrer chez elle. C’est une accumulation.

Ce qu’on regarde, c’est la poupée. Elle représente l’enfance. Yeowoo la jette un peu comme un symbole d’enfant. Elle veut être une “grande”.

« Parfois, mon découpage peut être inconscient. Il se fait de manière instinctive »

Le rythme en dessin, dans une planche, c’est important ?

Oui. Pour moi, c’est hyper important. Par exemple, si je compare avec la musique, certaines parties sont très douces, mais d’un coup c’est très fort. En fait, il faut créer ce genre de différence, de décalage, pour que ça soit doux, plus doux ici, plus fort ici.

Parfois, mon découpage peut être inconscient. Il se fait de manière instinctive.

Tomber de la lune.

Contrairement à Seizième Printemps, dans votre deuxième fiction, on a des personnages humains. Diane est très malade et entre dans un sanatorium pour être soignée. Que représente ce lieu ?

C’est le lieu de rencontre pour Diane et le lieu de guérison, le lieu avec la possibilité d’aller mieux. Je voulais laisser un peu de traces de l’Histoire. C’est pourquoi, avant d’être un sanatorium, c’était une école de filles.

Ce sanatorium, c’est aussi un lieu clos. Votre récit devient donc un huis-clos. Pourquoi était-ce important que ce soit un endroit fermé ?

Je voulais jouer avec. Mais c’était difficile de rester enfermé dans le même lieu et garder les secrets. Je voulais laisser un petit peu d’angoisse et de mystères.

Pour moi, c’était une sorte de challenge. C’est quelque chose de nouveau que je n’ai jamais fait auparavant. J’ai essayé pour la première fois.

Dans Seizième Printemps, Yeowoo est un personnage plus attirant. Elle s’exprime beaucoup, elle fait beaucoup. Ici, Diane est très renfermée. Elle reçoit ce qui lui arrive. Les événements qui arrivent, elle ne fait pas grand-chose avec. Elle est très, comment dire, soumise.

Dans cet établissement, il n’y a quasiment que des femmes ou des jeunes filles, sauf le médecin Lucas Legrand. Que représente ce monde de femmes ? En quoi est-ce important de mettre en scène ces femmes ?

Je n’ai pas vraiment réfléchi à ça. Dans ce genre d’hôpital, on sépare les hommes et les femmes.

L’important pour moi, c’est de mettre en dessin la différence entre le jour et la nuit. Le jour, il y a beaucoup de gens vivants mais presque morts. C’est-à-dire qu’ils ne font pas grand-chose, ils restent tous comme ça, à ne rien faire. Par contre, la nuit, ça commence à bouger un peu plus.

« Je voulais mettre en avant les traces que l’on peut laisser sur Terre. »

Tomber de la Lune est un album où il y a beaucoup de thématiques très importantes et très actuelles. Quelles thématiques vous semblaient les plus importantes à mettre en avant ?

Je voulais mettre en avant les traces que l’on peut laisser sur Terre. Les animaux morts ou les personnes mortes, ils laissent des choses, des traces, du sens dans la vie des autres. Parce que mourir sans laisser quelque chose, c’est vraiment très triste.

Est-ce que vous vous êtes documentée sur les sanatoriums ?

Oui, pour que ce soit un peu plus réaliste. J’ai notamment regardé le film Le Bal des folles. J’ai regardé comment on traitait les maladies d’une manière pas très juste. Je voulais montrer un peu ce côté amer même dans cette histoire.

Planches de Tomber de la lune commentées par Yunbo

Page 29. Il y a une ambiance un peu victorienne dans l’album. Est-ce cette atmosphère qui vous a attirée pour l’histoire ? Dessiner de jolis décors, de belles robes ?

Oui, j’ai adoré ! Ça me changeait un peu de dessiner ces vêtements. En fait, c’est la période où on peut avoir un peu plus de romance, entre guillemets. C’est plus romantique.

Yunbo, voici la dernière page. La page 50 : Diane est sur le balcon pour se soigner. Pourquoi est-ce important d’avoir des planches sans texte ?

C’est parce qu’en fait, avec le texte, c’est vraiment fixer le temps. Quand on lit le texte, l’action est finie, il faut passer à l’autre case. Mais s’il n’y a pas de texte, on peut rester encore un peu plus longtemps à regarder.

C’était aussi pour montrer le côté répétitif du quotidien de ces malades. Tous les jours, aux mêmes heures, ces jeunes filles font la même chose.

Je voulais aussi jouer avec une composition en croix dans la planche où Diane est aux quatre coins et au centre de la croix, allongée.

Merci Yunbo d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Entretien réalisé le 9 mai 2025 au restaurant La serrurerie à Poitiers
Photographies de Damien Canteau prises à la librairie La belle aventure à Poitiers

Article posté le vendredi 16 mai 2025 par Damien Canteau

Seizième printemps de Yunbo (Delcourt)
  • Seizième printemps
  • Autrice : Yunbo
  • Éditeur : Delcourt, collection Jeunesse
  • Prix : 26,50 €
  • Parution : 13 avril 2017
  • ISBN : 9782413028277

Résumé de l’éditeur : À cinq ans, la jeune renarde Yeowoo part vivre à la campagne chez son grand-père et sa tante. Rejetée par les siennes, une poule jardinière, Paulette, devient sa nouvelle voisine. Cette dernière n’a jamais pu pondre d’oeufs et considère la petite renarde solitaire comme son propre enfant. Avec son aide, Yeowoo mûrit, grandit et commence à apprécier la vie à la campagne, la vie tout simplement.

Tomber de la lune de Yunbo (éditions Delcourt)
  • Tomber de la lune
  • Autrice : Yunbo
  • Éditeur : Delcourt
  • Prix : 24,50 €
  • Parution : 30 avril 2025
  • Nombre de pages : 152
  • ISBN : 9782413078302

Résumé de l’éditeur : Diane vit dans la maison familiale avec son père et sa belle-mère. Sa mère est décédée mais son père ne semble pas prêt à lui en parler. Diane ne sait même pas à quoi elle ressemblait, aucun portrait n’est là pour rappeler son souvenir. Diane se sent aimée mais triste et vide à l’intérieur. Durant une insomnie, elle découvre un pendentif dans lequel se trouve la photo d’une inconnue. Serait-ce sa mère ?

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une trentaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) et co-responsable du prix Jeunesse de cette structure. Il est le rédacteur en chef du site Comixtrip. Damien modère des rencontres avec des autrices et auteurs BD et donne des cours dans le Master BD et participe au projet Prism-BD.

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