Irena, tome 2 : Les Justes

Notre avis : Après un premier volume qui nous avait laissé une très belle impression, Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël et David Evrard dévoilent le deuxième tome de Irena aux éditions Glénat.

Pour vous rafraîchir la mémoire, vous pouvez relire la chronique du tome 1 : ici.

Dans ce deuxième volet, le lecteur retrouve Irena et son chauffeur de camion dans le ghetto de Varsovie. Avec une grande prudence, ils arrivent à faire passer par un mur, 6 enfants juifs. Ils sont récupérés par Wieckowicz, un vicaire.

Pour plus d’efficacité, Irena met en place une vraie petite organisation « ses petites mains » pour aider un maximum d’enfants. Autour d’elle, il y a entre autre : un médecin pour les laisser-passer, ses collègues de l’Aide Sociale, le concierge du tribunal, le conducteur de tram qui passe dans le Ghetto, un maçon, des juifs à l’intérieur, une sage-femme, un directeur d’orphelinat, un religieuse, une amie et sa maman.

Les évasions se multiplient et des centaines d’enfants sont sauvés. Mais les Nazis sont proches, se méfient et viennent interroger avec violence, son patron. Mais rien ne peut arrêter Irena, ni les intimidations ni la torture. Elle poursuit son combat, notant avec soin le nom des enfants et leur nouvelle identité…

Dans ce deuxième tome, Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël dévoilent les moments les plus importants de la vie d’Irena : à savoir, le sauvetage des enfants. Le lecteur découvre alors tous les stratagèmes pour les faire évader : les nourrissons sont endormis avec de la vodka pour qu’ils ne pleurent pas, certains passent par les égouts, sont lancés par dessus l’enceinte ou sont cachés dans des boîtes.

Nous sommes donc au cœur de l’action pure et dure. Irena représentant l’espoir et la lumière dans ce lieu aussi sombre et empli de morts. Prévue en trois tomes – le dernier volume paraîtra en 2018 – l’histoire est toujours aussi forte et accrocheuse. Elle bénéficie toujours de l’excellente partie graphique de David Evrard. Le dessinateur est au diapason de ce récit d’une belle sensibilité et qui rend un hommage tellement mérité à Irena Sendlerowa, Juste parmi les nations; une héroïne oubliée à réhabiliter.

Article posté le samedi 01 avril 2017 par Damien Canteau

Irena 2 de Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël et David Evrard (Glénat) décrypté par Comixtrip le site BD de référence
  • Iréna, tome 2/3 : Les justes
  • Scénaristes : Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël
  • Dessinateur : David Evrard
  • Editeur : Glénat
  • Prix : 14.95€
  • Parution : 22 mars 2017

Résumé de l’éditeur : L’histoire vraie d’une héroïne oubliée. 1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie. Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. » Porté par un dessin d’une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel… Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui…

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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