Les sales gosses

Les éditions Atrabile dévoilent Les sales gosses, un récit de Peggy Adam autour d’une bande d’enfants avant l’ère du numérique.

Un quartier populaire en France dans les années 80. Six enfants – Cathy, Hugo, Fanny, Nizar et Karine – tentent de faire passer l’été un peu plus vite. Jeux extérieurs, rollers, amourette, cigarettes, allumettes, jeu de la bouteille ou le clodo Père noël, tout est là, simple et aventureux.

Avec son sens aiguisé de l’observation, Peggy Adam met en scène ces petits moments du quotidien. Jeux vidéo, smartphones et Internet ne sont pas encore de mise dans Les sales gosses. La bande d’enfants s’amuse donc avec des choses simples. Ils se parlent, s’aiment, se disputent, se réconcilient, se re-aiment, se ré-disputent… Tel le cycle de la vie.

Chacun des six est là, avec ses qualités et ses défauts, avec le poids de sa vie, les joies et les pleurs. Pas de grandes effusions, juste des scènes à taille humaine. Finalement, ils sont bien ensemble, loin des adultes et de leurs problèmes. Certains ont de grosses difficultés dans leur environnement familial. Néanmoins, entre eux, leurs relations sont pures et simples.

Accrocheuse et drôle, l’histoire joue aussi sur la corde de la nostalgie. Elle plait donc aux quadragénaires et quinquagénaires qui ont vécu ces moments. Les dessins de Peggy Adam toute en rondeur, comportent un belle sensibilité et de la chaleur.

Article posté le jeudi 17 octobre 2019 par Damien Canteau

Les sales gosses de Peggy Adam (Atrabile)
  • Les sales gosses
  • Autrice : Peggy Adam
  • Editeur : Atrabile
  • Prix : 6.80€
  • Parution : 18 octobre 2019
  • ISBN : 978-2889230860

Résumé de l’éditeur : Un été, quelque part en France, avant les réseaux sociaux et les téléphones portables. Il fait beau, il fait chaud, les vacances sont longues, les journées surtout. Où aller quand le décor mélange si peu de verdure et tant de béton, que faire quand on n’a rien à faire. C’est dans cette ambiance de désœuvrement que l’on rencontre ces sales gosses ; souvent livrée à elle-même, à la recherche du moindre divertissement, la petite troupe se cherche et se tourne autour, se provoque et s’affronte, et petit à petit, se frotte au monde – bref, fait les quatre cents coups. Fumer une première cigarette ? Fait. Un pétard dans une crotte chien ? Fait. Se planquer dans la cave ? Fait. Et après ? Par petites touches, à travers ces portraits d’enfants, c’est le chaos du monde que l’on devine : l’apprentissage de l’amour, la complexité des sentiments et des relations, la violence physique comme psychologique. Tout est déjà là, mais il manque encore l’indignation, et la révolte est bien timide. Car chaque enfant aborde son quotidien avec ses propre fêlures, ses propres tourments, et derrière, il y a la famille, absente, décomposée ou envahissante, et aussi, parfois, réconfortante, aimante. Peggy Adam se place ici en observatrice amusée de tout ce bruit et cette fureur, mais en démiurge bienveillant, ne tente de faire le procès ni des enfants, ni des parents. A l’instar de Plus ou moins…, Les Sales Gosses est une oeuvre drôle et emportée, qui décrypte avec humour et finesse les relations humaines dans ce qu’elles ont de plus délicat mais aussi de plus compliqué.

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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