Partir un jour

Partir un jour, sans retour… c’est l’envie irrésistible du personnage, telle la crise de la quarantaine. Manu Boisteau met en scène ses doutes dans Partir un jour chez Casterman.

« Partir un jour sans retour
Ne plus aller travailler
Sans se retourner
Ne pas regretter »

Oui, oui, j’ai un peu modifié les paroles d’une des plus grandes chansons françaises des années 1990 ! Bon soyons sérieux, Manu a 40 ans, il n’en peut plus de son job, de sa vie, de sa copine. Il passe de psy en psy, il a besoin de se convaincre qu’il peut changer de vie et devenir écrivain. Un jour lors d’un entretien annuel avec le responsable des Relations humaines, il craque et démissionne. C’est le début de la fin…

Alors oui, cette bande dessine traite de la crise de la quarantaine, d’une personne qui sombre, qui tombe de plus en plus bas jusqu’à toucher le fond… mais mais… C’est drôle, hilarant parfois même, et c’est ce qui rend Partir un jour très intéressant. Manu Boisteau nous entraîne avec son « héros » mais avec le sourire. Comme le dit son personnage « pas chiant … Drôle ».

Partir un jour, c’est une bande dessinée qui fait du bien et qui dédramatise la crise de la quarantaine. L’auteur a vraiment pris le bon angle d’attaque. Un très très bon moment de lecture. Je vous la conseille vivement même si vous n’avez pas 40 ans.

Article posté le lundi 19 avril 2021 par Yoann

Partir un jour de Manu Boisteau (Casterman)
  • Partir un jour
  • Auteur : Manu Boisteau
  • Editeur : Casterman
  • Prix : 21 €
  • Parution : 24 mars 2021
  • ISBN : 9782203211490

Résumé de l’éditeur : Partir un jour, sans retour… Telle est la décision de notre héros à lunettes, qui en a assez de son travail sans joie. Car ce qu’il désire au fond, lui, c’est écrire, mais pas n’importe quoi :  » une Bible incandescente, un brûlot sans concession appelé à redéfinir les contours, non seulement de la littérature, mais de la pensée même !  » Mais la pente des lettres est rude, et les ennuis guettent : l’achat inopiné d’un bonsaï et d’huiles essentielles n’empêche ni le départ de l’être aimée ni les relations compliquées avec la psychanalyse. Et puis il y a ces lieux inhospitaliers que notre personnage traverse en rêve, incarnation des échecs passés et des angoisses présentes… Sortira-t-il de l’ornière ? Réussira-t-il à passer la crise de la quarantaine tout en écrivant le Magnum opus que le XXIe siècle attend ?

À propos de l'auteur de cet article

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Yoann

Yoann Debiais est un amoureux de la bande dessinée depuis de nombreuses années. Le temps et les rencontres lui ont permis de s'ouvrir à des lectures plus humaines et plus profondes. Il partage sa passion sur Instagram sous le compte @livressedesbulles. N'hésitez pas à découvrir son univers fait de partages.

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