Ratafia Délirium, tome 1

Quand l’équipage du Kouklamou se retrouve envoyé aux confins de l’espace, cela donne Ratafia délirium, un nouveau arc narratif de la série humoristique de Nicolas Pothier et Frédérik Salsedo. Enthousiasmant !

Après huit tomes à voguer sur les mers, Ratafia s’offre une navigation interplanétaire avec ce Ratafia Délirium. Aussi dingue et drôle que la série-mère, elle embarque les lecteurs dans un space opéra déjanté et fou. Pour ce spin-off, Nicolas Pothier retrouve son comparse des débuts de Ratafia, Frédérik Salsedo – c’est Johan Pilet qui dessine désormais la série – et cela fait des étincelles.

Le capitaine du Kouklamoon demande à son équipage de trouver l’eau de jouvence. Pour cela, ils font escale sur une planète. Là, Gaspard est sommé de boire dans un calice. Et l’on peut dire qu’il le boit tout de go et jusqu’à la lie, puisqu’il contracte alors une étrange maladie qui le rend tout blanc, tel un zombie…

Nous sommes toujours enthousiastes à la lecture d’un Ratafia. Nicolas Pothier sait y faire pour embarquer son lectorat sur les chemins de l’humour et de l’aventure. C’est toujours aussi tordant et jouissif. La faute à son imagination débordante et son esprit tortueux. Tels de bons albums d’Astérix ou de Trolls de Troy, le scénariste ne s’interdit rien et c’est pour cela qu’on l’aime. Il n’hésite pas à faire de grands détours juste pour un bon jeu de mots ni mettre ses personnages dans une panade interstellaire. Tout y est : les références, les clins d’œil et autres hommages aux maîtres de la bande dessinée (Moebius, Leji Matsumoto…), à la littérature, au cinéma (Robocop, Star Wars…) ou aux séries (Walking Dead). Oui, cet album est pop et il fait « pop » !

Et en plus, ce diable de Nicolas Pothier avait anticipé le coronavirus, puisque dans Ratafia Délirium, il parle de pandémie ou de laboratoires privés qui se gavent. Aidé aux couleurs par Sylvain Lauprêtre, Frédérik Salsedo se régale. Il réalise des planches sympathiques grâce à son trait humoristique qui convient parfaitement à la folie du récit.

Ratafia Délirium : vous reprendrez bien un peu de folie en ces temps de confinement ! On aime, on recommande !

Article posté le mercredi 25 mars 2020 par Damien Canteau

Ratafia Délirium 1 de Nicolas Pothier et Frederik Salsedo (Vents d'ouest)
  • Ratafia Délirium, tome 1 : Le mal blanc
  • Scénariste : Nicolas Pothier
  • Dessinateur : Frédérik Salsedo
  • Coloriste : Sylvain Lauprêtre
  • Éditeur : Vents d’Ouest
  • Prix : 11.50 €
  • Parution : 08 janvier 2020
  • ISBN : 9782749308661

Résumé de l’éditeur : Dans l’espace, tout le monde vous entendra rire… Après un sidérant voyage intersidéral, l’équipage du Kouklamoon se retrouve sur une petite planète sans nom, mystérieuse, sauvage et entièrement recouverte d’océans, d’où émerge un petit archipel sans nom au milieu duquel une petite île sans nom cache une petite source sans nom. L’eau qui coule de cette petite source sans nom aurait en revanche un petit nom : l’eau de jouvence. En effet, selon certaines sources (qu’on se gardera ici de nommer), cette eau donnerait, à celui qui la boit, la jeunesse éternelle ! Bien entendu, cette petite planète sans nom est aussi une planète sans visiteurs, car qui, dans toute la galaxie, serait assez stupide pour croire à ces gnoleries ? Les pirates fétiches de Nicolas Pothier et Frédérik Salsedo partent pour une nouvelle aventure hilarante… aux confins de la galaxie ! Pour l’occasion, c’est Frédérik Salsedo, le dessinateur originel de la série régulière Ratafia (désormais dessinée par Johan Pilet), qui reprend les commandes de ce spin-off. Ratafia Delirium, ou quand l’humour d’Astérix rencontre le monde sans limite de Star Wars

 

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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