Bootblack T1

Bootblack édité chez Dargaud est le second diptyque de Mikael après Giant. Cette série se situe entre 1935 et 1945 dans les bas-fonds de New York où Al un jeune Bootblack (cireur de chaussures) essaye de sortir de sa condition pour côtoyer les sommets de la ville et surtout pour séduire la belle Margaret. Mais finalement ce rêve américain est-il accessible ? et à quel prix ?

Le début et la fin

Cette histoire commence et se termine en 1945, Al est alors un soldat américain, il vient de perdre tous ses frères d’armes sur le champ de bataille en se battant contre les Allemands sur le sol Français… Il récupère les plaques militaires de tous les GI et les enterre un par un avec les moyens du bord. Qui est-il vraiment ? Que va-t-il devenir maintenant?

Devenir Bootblack pour survivre

1935. Suite à  l’incendie de la maison dans laquelle il vivait Al, 10 ans et enfant d’immigrés allemand, se retrouve à la rue. Pour s’en sortir une seule solution s’offre à lui, cirer les chaussures des cols blancs. Il rencontre Maggie une très belle jeune femme mais celle-ci l’ignore.  Pour la séduire il ne doit pas se contenter d’être bootblack, cette vie ne lui suffira pas, il prend alors les décisions qui s’imposent pour montrer à Margaret qu’il peut être digne de son amour.

La pègre, la guerre des gangs

Al et son groupe d’amis bootblack se mettent alors à travailler pour la pègre du coin, transfert d’argent, coursier discret, pour gagner plus, il faut prendre plus de risques. New York c’est aussi une guerre de territoire entre ces enfants tous immigrés mais pas du même pays. Ne pas lâcher son territoire c’est une question d’honneur au risque que cette guerre se montre de plus en plus féroce et que l’inéluctable arrive.

Changer de Nom, pour gommer ses origines

Altenberg Fergusson est son nom, enfin pas vraiment, ses parents avaient donné ce nom aux officiers de l’immigration en arrivant aux Etats-Unis pour faire plus « nom d’ici ». Ce n’était pas un cas isolé, pour mieux s’intégrer, les immigrés changeaient souvent de nom de famille. Altenberg décide de s’appeler Al le jour de la mort de ses parents et pour tout le monde il sera Al Chrysler lui l’américain pur souche qui a renié ses origines.

Bootblack un diptyque New-Yorkais dans la lignée de Giant

Mikaël nous livre avec Bootblack son second diptyque après Giant qui a été une très belle réussite. Cette histoire est bien ancrée dans le New-York des Années 30. Scénariste et dessinateur, Mikaël pose ses pions petit à petit et nous transporte dans son univers de manière magistrale. Ses dessins collent à merveille à la période et à ce qu’il veut nous faire ressentir. Du détail dans les décors, de la précision dans ses regards, tout est présent pour que cette série soit couronnée de succès.

Article posté le mardi 09 juillet 2019 par Yoann

Bootblack T1 (Dargaurd)
  • Bootblack T1
  • Autreur Mikaël
  • Dessinateur : Mikaël
  • Éditeur : Dargaud
  • Prix : 14.00€
  • Parution :  Juin 2019
  • ISBN : 9782505072577

Résumé de l’éditeur : Sur le front allemand, au printemps 1945 : la guerre ne laisse que mort et destruction dans son sillage. Pour échapper à l’horreur du présent, Al, soldat américain, seul rescapé de son unité, se plonge dans les souvenirs de sa vie new-yorkaise.

Fils d’immigrés allemands, né aux États Unis, il n’a pas dix ans quand, en une nuit, sous l’oeil satisfait de ces Américains anti-étrangers, il perd ses parents et son foyer dans un terrible incendie. Tournant le dos à ses origines, Al n’a pas d’autre choix que de vivre dans la rue ; il devient Bootblack, un « cireur de chaussures ». Avec son ami Shiny, ils parviennent tant bien que mal à survivre en se serrant les coudes. Six ans plus tard, en 1935, ils font la rencontre de Buster et de l’ambitieux Diddle Joe. Et puis, il y a Maggie, cette fille dont Al est amoureux et dont il souhaite ardemment gagner l’estime. Et ce, même si elle lui fait bien comprendre qu’ils ne vivent pas dans le même monde.

New York n’offre aucun avenir pour les miséreux, Al l’a bien compris. Il est donc bien décidé à gagner plus d’argent, quels qu’en soient les moyens. Mais il n’imagine pas, alors, que la guerre qui menace lui donnera bientôt rendez-vous avec son passé…

À propos de l'auteur de cet article

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Yoann

Yoann Debiais est un amoureux de la bande dessinée depuis de nombreuses années. Le temps et les rencontres lui ont permis de s'ouvrir à des lectures plus humaines et plus profondes. Il partage sa passion sur Instagram sous le compte @livressedesbulles. N'hésitez pas à découvrir son univers fait de partages.

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