Elle rêve de dragon, dans un monde qui a été brûlé par leur feu. Shan-Lee ne veut qu’une chose : aider la nature, parcourir les plaines et sculpter des dragons. Mais un mal ancien la ronge. Après L’île entre deux mondes, Asuka Ishii revient avec L’héritière du dragon, aux éditions Glénat.

L’héritage du feu
Shan-Lee ne rêve que de dragon. Pourtant les immenses créatures sont considérées comme un véritable fléau, craint et redouté de tous. Sauf de Shan-Lee. La jeune fille vit dans un petit village éloigné de tout. Elle entretient l’harmonie entre les animaux et les humains. Mais alors qu’un jour, elle renseigne un mystérieux aventurier, c’est en réalité un braconnier qu’elle aide. Ce dernier tue l’un des oiseaux gigantesques de la plaine et déclenche la fureur de Shan-Lee. En elle, se réveille alors un mal lointain, un feu destructeur : elle porte en elle un dragon.

Les choses vont aller de mal en pis quand son feu maudit son amie. Alors Shan-Lee décide de partir à l’aventure, de quitter le village pour tenter sa chance à la capitale et de trouver un remède. Entre les contes et légendes locales, les superstitions et un monde qui évolue sans cesse, les anciennes croyances sont-elles encore si fortes ? Shan-Lee est-elle l’héritière d’un pouvoir maudit ? Ou l’espoir d’un renouveau ?
L’héritage de l’encre
Après le poétique L’île entre deux mondes, Asuka Ishii explore cette fois un monde de fantasy, avec ses dragons, ses aventuriers et ses légendes. Partant d’un postulat assez classique, l’autrice évoque l’héritage et le poids du passé. A travers la construction de son univers, elle dresse le portrait d’une société aux croyances nées de la destruction. Elle nous dépeint la construction des mythes et des légendes, en explore les fils et les nœuds pour les dénouer petit à petit.

C’est à travers les yeux de Shan-Lee, naïve et impulsive, passionnée par les dragons malgré leur dangerosité affichée, que l’on va découvrir tout cela. L’autrice pose alors un regard doux, rempli de bienveillance, sur ce monde. Cela se ressent aussi dans le dessin, avec des planches pleines de poésie. Elle joue avec la forme du dragon, l’évoquant sans le montrer, le montrant et questionnant sa forme et son omniprésence.
Le dragon caché dans le monde
D’une certaine façon, ce premier tome de L’héritière du dragon est assez classique. On y retrouve tous les jalons de la fantasy, avec une menace qui couve, une quête initiatique, et des personnages qui cachent leur identité. Mais au-delà de ça, on sent l’amour qu’Asuka Ishii porte à ce type d’univers. Le côté profondément attachant que Shan-Lee, la bienveillance avec laquelle l’autrice la dessine et la fait évoluer… Tout laisse transparaître l’attachement que l’autrice porte à son univers. Et ce, pour notre plus grand plaisir.

En effet, ce premier tome pose les bases, nous présente les personnages et nous plonge dans ce monde où, on le sent, d’autres mystères sont à découvrir.

Avec L’héritière du dragon, Asuka Ishii nous livre sa toute dernière création. Et les éditions Glénat nous le propose dans une édition soignée.
- L’héritière du dragon – Tome 1
- Autrice : Asuka Ishii
- Dessinatrice : Asuka Ishii
- Traducteur : Jocelin Meunier
- Editeur : Glénat
- Prix : 7,90 €
- Parution : 18 mars 2026
- Nombre de pages : 192 pages
- ISBN : 9782344070475
Résumé de l’éditeur : Le dragon enfoui de Shan-lee Il est un royaume qui n’a pas oublié la légende du dragon et du héros. En son sein se trouve Shan-lee, une jeune fille qui parcourt plaines et forêts, en compagnie de ses amis les animaux, pour résoudre les différends entre humains et créatures fantastiques. Mais un jour, tout bascule à cause d’un mal ancien, le dragon qu’elle porte en elle. Pour sauver son amie d’une malédiction, elle entreprend un voyage vers sa rédemption, mais également son destin ! Voici l’histoire de l’héritière du dragon et du héros !
À propos de l'auteur de cet article
Bénédicte Coudière
Journaliste spécialisée en bande dessinée mais aussi en jeux vidéo depuis près de 15 ans, conférencière, autrice et plein d'autre chose encore ! Membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée), elle est passionnée d'art et de narration, d'exploration de papier et de pleins d'autres choses encore.
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