Le tambour de la Moskova

Après Junker et Papa Zoglu, Simon Spruyt s’attaque à la période napoléonienne avec Le tambour de la Moskova. On est loin du conte merveilleux du deuxième ou de la relation fraternelle du premier. Surprenant et beau !

Vincent est un tambour de l’armée de Napoléon, il a une gueule d’ange au point qu’il pense que même l’Empereur lui a souri.

Et dans cette guerre contre la Russie, cette frimousse est un vrai gage d’espoir alors que tout s’effondre sous les flammes.

Cette innocence apparente va lui permettre d’échapper à de nombreuse déconvenues mais jusqu’à quel point ?

À l’aube du bicentenaire de la mort de l’empereur (5 mai 1821), Simon Spruyt nous offre une bande dessinée qui ne parle pas de Napoléon, mais d’un homme qui traverse cette guerre avec un sourire d’ange. Pour vivre, il va devoir faire des choix qui sont parfois tout simplement dictés par l’instinct.

Choisir le bon endroit, le bon moment, la bonne personne, choisir de trahir ou d’être fidèle, choisir partir ou de rester, vivre ou mourir même si après il faut pouvoir se regarder en face, le restant de sa vie.

J’avais Le tambour de la Moskova depuis un moment dans ma pile, je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai attendu, voire même repoussé cette lecture après l’avoir feuilletée. Et puis, je l’ai ouverte pour la lire et j’ai été surpris comme on peut l’être quand on ne s’y attend pas. Une merveilleuse surprise. La lecture est extrêmement fluide et le dessin, qui appuie le récit, a lui aussi un air de conte innocent pour enfant. Cet équilibre est tout bonnement très intelligent.

Je terminerais par un proverbe fort à propos : « L’habit ne fait pas le moine ».

Article posté le jeudi 15 avril 2021 par Yoann

Le tambour de la Moskova de Simon Spruyt (Le Lombard)
  • Le tambour de la Moskova
  • Auteur : Simon Spruyt
  • Éditeur : Le Lombard
  • Prix : 19,99 €
  • Parution : 12 mars 2021
  • ISBN : 9782803677740

Résumé de l’éditeur : Vincent en est sûr : l’Empereur lui a souri. Tout le monde lui sourit, d’ailleurs. Avec sa frimousse d’ange, le jeune tambour est la seule lueur d’espoir qui subsiste dans l’univers absurde de la désastreuse campagne de Russie menée par Napoléon. Un dernier reste d’innocence, choyé et protégé par son entourage, à l’heure où la plus grande armée que le monde ait jamais connue continue de marcher à sa perte.

À propos de l'auteur de cet article

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Yoann Debiais est un amoureux de la bande dessinée depuis de nombreuses années. Le temps et les rencontres lui ont permis de s'ouvrir à des lectures plus humaines et plus profondes. Il partage sa passion sur Instagram sous le compte @livressedesbulles. N'hésitez pas à découvrir son univers fait de partages.

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