Oxymore, Interview de Clément Lefèvre

À l’occasion de cette 42e édition du festival Quai des Bulles à Saint Malo, la rédaction de Comixtrip a rencontré l’équipe artistique d’Oxymore, dont la collection Métamorphose est dirigée par Barbara Canepa et Clotilde Vu et la collection Noctambule par Clotilde Vu.

La parfaite occasion pour découvrir en direct le catalogue et redécouvrir les auteurs de cette nouvelle maison d’édition. Cette troisième interview nous a permis d’aller à la rencontre de  Clément Lefèvre, dessinateur de l’album Le Roi ensommeillé, scénarisé par Myriam Dahman et édité chez Oxymore dans sa collection Métamorphose.

Pouvez-vous nous dire de quoi parle Le Roi ensommeillé ?

C’est l’histoire d’Éna, une jeune fille seule éveillée d’un monde endormi qui va essayer de trouver une solution pour résoudre les problèmes du monde. Elle a donc beaucoup de responsabilités sur ses épaules.

Le Roi ensommeillé recherches documentaires Clément Lefèvre Oxymore

La jeune fille collecte des champignons pour maintenir sa grand-mère éveillée puisqu’elle est le seul lien qui lui reste. Elle vit dans une espèce de bus réaménagé.

Le Roi ensommeillé de Myriam Dahman et Clément Lefèbre chez Oxymore Métamorphose

« Ce récit commence comme un récit post-apocalyptique mais va bifurquer petit à petit vers le conte. »

Comment pourrait-on qualifier le genre de ce récit ?

Donc c’est un récit un peu post-apocalyptique, mais on n’est pas non plus dans Akira. Plutôt quelque chose malgré tout d’assez doux. Ce récit commence comme un récit post-apocalyptique mais va bifurquer petit à petit vers le conte.

Cette histoire est justement empreinte de plein de contes traditionnels qu’on a essayé de garder comme colonne vertébrale pour que ce soit un récit ouvert à un public assez large. On s’est adressés aux enfants, mais également aux adultes.

Comment s’est faite votre rencontre avec Myriam Dahman, votre scénariste ?

On s’est rencontrés à Besançon lors d’un festival. Pour Myriam, c’était son tout premier salon. Comme on est parisiens tous les deux, elle m’a recontacté plus tard pour me dire que ça lui plairait qu’on essaie de construire un projet ensemble.

« On parle énormément, on échange, on se raconte des bêtises et puis aussi des choses sérieuses. »

Connaissiez-vous son travail ?

Je connaissais son travail, notamment avec Julia Sarda et Nicolas Digard, « Le Talisman du loup » et « Leina et le Seigneur des Amanites ».

Et ça s’est passé assez simplement, on a eu plein de discussions et on a vu qu’on était connectés sur plein de sujets. Alors on a commencé à travailler ensemble sur un projet de court métrage d’animation. Notre but était de monter une petite équipe, d’essayer de trouver des financements auprès du CNC pour monter un projet qui était déjà axé autour du conte. On voulait se réapproprier de manière un peu critique Hansel et Gretel, en parlant de l’industrie du sucre. Ce projet était un peu énorme.

Cette complicité dans le travail est donc importante pour vous.

On construit une amitié avant de se lancer vraiment dans un projet. Avec Myriam, c’est exactement ce qui s’est produit. On a tergiversé pendant un an sur tout un tas de choses. On a aussi beaucoup discuté en allant boire un verre de temps en temps pour faire connaissance.

Myriam est passionnée par beaucoup de sujets comme la mythologie ou la philosophie. Elle est également très impliquée dans les questions d’environnement. En dehors de son métier d’autrice, elle travaille à l’AFD (Agence Française de développement) sur des questions environnementales.

Ce sont des sujets qu’on a vraiment envie d’aborder tous les deux. Myriam a déjà conçu un livre de vulgarisation chez Glénat 10 idées reçues sur le climat.

L’état du monde est également présent dans Le Roi ensommeillé.

C’est un peu métaphorique. Au départ, ça ne faisait pas partie de l’histoire mais dans nos conversations, je lui ai dit que j’aimerais faire quelque chose avec des méduses en sac plastique. Pour parler du désastre dans les fonds marins.

Notre récit n’est pas négatif, il est au contraire plein d’espoir. Le récit marche sur l’empathie, sur l’intérêt qu’on a pour Ena et l’envie de la suivre dans son aventure.

Comment s’est déroulé votre processus créatif ?

Myriam développe des idées, on en discute. En en discutant, ça lui en apporte d’autres. Comme pour les méduses en sacs plastique, j’avais vraiment une envie d’une pleine page. Juste pour faire une grande illustration.

« Je pense qu’on doit avoir pas loin de quinze versions du scénario du Roi ensommeillé. »

Aurais-tu envie de te mettre à l’écriture ?

J’ai plein de projets, on me pousse à droite et à gauche pour que je les réalise mais je ne me sens bien que quand je travaille avec les autres. Avec Myriam, il y a un vrai répondant et puis on est très perfectionnistes l’un et l’autre. Un peu d’éternels insatisfaits. Je pense qu’on doit avoir pas loin de quinze versions du scénario du Roi ensommeillé. On a fait au moins trois fins différentes, dont une entièrement dessinée.

Le Roi ensommeillé recherches documentaires Clément Lefèvre Oxymore

Sur combien de temps s’est étalée votre collaboration sur Le Roi ensommeillé ?

La réalisation du livre s’est étalée sur quatre ans. On s’est donné beaucoup de liberté. De plus, on a bénéficié d’une bourse du CNL qui nous a apporté un peu plus de confort.

On avait d’autres projets à côté qui nous permettaient de vivre en même temps. Un bébé à croissance lente, mais ce n’est pas toujours le cas.

Peut-on voir dans cet album des références cachées à la science-fiction, comme La Planète des singes le roman de Pierre Boulle ?

J’ai vu l’adaptation à la télévision quand j’étais gamin, mais j’ai lu le roman bien plus tard. Le premier film, sorti en 1968, est à la fois un traumatisme et une madeleine de Proust. La dernière image, avec la Statue de la Liberté et la référence aux bombes nucléaires, fait partie des choses qui m’ont vraiment beaucoup nourri.

Peut être que cela s’est diffusé dans l’album malgré nous, parce qu’on n’y a absolument pas pensé. Il y a des choses comme ça qu’on a pense avoir digérées et mises de côté, alors qu’en fait elles sont encore très présentes.

Il y a quand même quelque chose autour de la perdition dans l’album. Des faits qu’on ne maîtrise pas. Il est aussi beaucoup question de transmission dans ce livre. Quand l’histoire bifurque vers le conte, on est là dans un récit vraiment très imaginaire.

Sans rendre les choses dramatiques, le but était de ne pas rendre le lecteur passif avec ce qu’il est en train de lire. De faire  de ce livre un récit contemporain tout en étant un conte et de la science-fiction.

Actuellement, quand on regarde les nouvelles, et depuis un bon bout de temps maintenant, on a un peu l’impression de vivre dans une période de science-fiction. J’ai du mal à réaliser que ce bordel est devenu notre quotidien.

D’où vous est venue l’idée d’insérer des références contemporaines alors que le récit est un conte ?

Pour Myriam et moi, les contes sont éminemment contemporains. En fait, cette tradition orale est quand même incroyable. Toutes ces histoires qu’on se raconte sont encore très présentes alors qu’on est quand même en 2023. Quand on parle de Barbe Bleue, d’Hansel et Gretel, du Chaperon rouge, de Blanche Neige, on va chercher dans les versions originales.

Toutes les versions, même celles de Disney, sont une réinterprétation de contes qui sont issus de traditions orales au départ. Sauf qu’aujourd’hui, on ne les représente plus de manière traditionnelle, comme si c’était quelque chose du passé. Notre but, c’était d’en faire quelque chose de contemporain.

D’où l’utilisation de ces affiches qui figurent dans les dessins ?

Dans les affiches, il y a quelque chose d’Ena. Elle a une fascination pour la vie de famille. Si on regarde en détail, chaque affiche fait appel à une vision idéalisée de la famille et de l’humain par les publicitaires d’une certaine époque. Et Ena regarde ça avec énormément de naïveté, parce qu’elle n’a pas vécu cette période.

Ces affiches sont des sous-textes ancrés visuellement. On ne raconte pas, mais les lecteurs attentifs vont regarder tout ça dans le moindre détail. Ce sont des choses qu’on a vraiment voulu distiller tout au long du récit pour donner cet aspect contemporain, qui pourrait être aujourd’hui, demain, hier.

« Il y a également un côté paillettes magiques, avec la neige. Quelque chose de très joli, très doux, très froid dans lequel on aurait presque envie de se blottir. »

Pourquoi avez-vous choisi d’endormir vos personnages plutôt que de les faire disparaître ?

Bien sûr, ils auraient pu disparaître. Mais on est encore dans nos clins d’œil et cette fois à La Belle au bois dormant. En Occident, on connaît tous ces contes, même les enfants. On en a tous entendu parler, on les a tous vus ou lus. Dans ce récit, c’est moins frontal. Ce n’est pas l’histoire de La Belle au bois dormant mais l’idée est présente.

Il y a également un côté paillettes magiques, avec la neige. Quelque chose de très joli, très doux, très froid dans lequel on aurait presque envie de se blottir. Comme quand on parle d’un manteau de neige, alors que c’est contradictoire parce que le manteau, c’est plutôt fait pour réchauffer. Là, le manteau de neige va englober, changer les paysages et la réalité du monde de manière provisoire. Et l’assourdir en plus.

Le Roi ensommeillé de Myriam Dahman et Clément Lefèbre chez Oxymore Métamorphose

De même certains de vos personnages portent des peaux d’animaux, une référence à un autre conte, Peau d’ Âne ?

C’est la grande force de Myriam. C’est déjà ce qu’elle avait plus ou moins fait dans La Magicienne. Cet album fait référence à beaucoup de choses, au Petit Poucet par exemple. Et je suis certain qu’elle a inséré des références sans que je les vois parce que ça m’est passé à côté ou que je n’ai peut être pas ces références.

Le Roi ensommeillé recherches documentaires Clément Lefèvre Oxymore

Mais en tant que dessinateur, je vais apporter des choses en complément de ce qu’elle a pu instiller dans l’histoire. D’ailleurs, elle était toujours surprise des propositions graphiques que je lui faisais.

Dès le départ, aviez-vous prévu de réaliser un album de presque cent pages ?

Non pas vraiment. C’est le tout premier scénario de Myriam. Elle avait un peu d’appréhension technique au démarrage, mais comme on se connaît très bien, on a travaillé de manière peu conventionnelle. Les premiers jets n’étaient pas sous forme de scénario. Myriam écrivait son histoire et je m’occupais de la découper sous forme de bande dessinée.

Je me suis planté ! On avait prévu d’en faire 60 et on se retrouve à 96 parce que j’avais envie d’étaler la narration. C’est un récit assez contemplatif qui permet de se laisser bercer.

Je me suis complètement laissé embarquer par l’histoire de Myriam. Comme l’arrivée de la magicienne qui sort de l’ours, je ne voulais pas une simple Peau d’ Âne. Je suis nourri d’animation japonaise et de trucs un peu bizarres, j’aime beaucoup. Ça me fait rêver quand c’est original.

Le Roi ensommeillé de Myriam Dahman et Clément Lefèbre chez Oxymore Métamorphose

« Je ne suis pas un dessinateur de carnets de croquis, je marche beaucoup à l’instinct. »

Est-ce que vous faites beaucoup de recherches pour ces différents univers graphiques ?

Je ne suis pas un dessinateur de carnets de croquis, je marche beaucoup à l’instinct. Dans la plupart de mes productions, je constate que, quand je suis passé par de très longues phases de croquis, mes premières intuitions étaient les meilleures. Donc maintenant, j’ai décidé de m’écouter et de me laisser aller. Même si ce que je dessine n’est pas forcément raccord avec ce qu’on est en train de raconter, ce n’est pas grave. On va se débrouiller ensuite pour que ça fonctionne.

Le Roi ensommeillé recherches documentaires Clément Lefèvre Oxymore

On a fait quelques recherches au début, mais le récit a vraiment beaucoup changé. Au départ, Faskat n’était pas du tout un ours, mais un faune. Une de nos influences est Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro. Un film traumatisant et fantastique qui aborde des sujets extrêmement contemporains par le conte.

Plutôt que de chercher à tout maîtriser, le plus grand plaisir que je peux avoir en tant que dessinateur, c’est de me laisser guider par mon instinct qui parfois me surprend et me fait aller sur des terrains qu’on avait pas imaginés.

Ce qui veut dire que Myriam Dahman a dû composer avec votre dessin.

Myriam me laisse une énorme porte ouverte. Comme on échange beaucoup, les idées changent souvent et les envies aussi. Puis des choses en amènent d’autres. C’est ainsi que ça s’est construit. Pour moi, c’est un plaisir et une force de travailler à deux.

Quel est votre rapport avec la bande dessinée en tant que lecteur ?

Je ne suis pas un gros gros lecteur. Je préfère créer plutôt que lire. Même si je lis beaucoup plus maintenant ! J’ai également appris pour essayer de bien faire. C’est important d’aller regarder chez des gens qui savent vraiment travailler. Parce que sinon, on se répète et puis on fait des choses nulles.

« On vient me chercher parce que je fais des choses très différentes d’album en album. »

Comment procédez-vous pour la mise en scène de vos dessins ?

Cela se construit petit à petit, à la lecture du scénario, comme quand on lit un roman. On se plonge dans une atmosphère assez forte, très évocatrice. En fait, il y a plein d’éléments qui sont complètement assimilables à des évènements qu’on a vraiment vécus. La force du dessin, quand on commence à l’avoir bien en main après quelques années, c’est de pouvoir les poser sur le papier.

Le Roi ensommeillé recherches documentaires Clément Lefèvre Oxymore

On vient souvent me chercher parce que je fais des choses très différentes d’album en album. Et je parce que, encore une fois, je me laisse aller. Je pense que je serais un piètre réalisateur mais par contre jouer le rôle du metteur en scène, ça me plait beaucoup. Comme ici avec un récit aussi riche et contemplatif.

Vous ne travaillez pas uniquement sur du contemplatif.

Ce que j’ai fait avec Max L’Hermenier sur l’Île du crâne,  est plus dynamique. Avec des forces de cadrage très différentes parce que l’histoire m’évoque autre chose. Par contre, Le Roi ensommeillé aurait presque pu être un livre d’illustrations.

Que représente pour vous le fait de travailler pour la collection Métamorphose ?

La collection Métamorphose a créé un tournant dans le monde de l’édition. Maintenant il y a plein de possibilités de faire du Métamorphose ailleurs que chez Métamorphose. Sauf que le soin qu’y apporte Métamorphose est toujours reconnaissable. Ça fait 13 ans que je travaille avec eux. Dernièrement ça a été difficile émotionnellement, mais je suis très content qu’on arrive finalement à avoir nos albums en main. D’autres beaux albums sont sortis dernièrement, comme le livre d’Édith chez Noctambule, Moi Edin Björnsson, pêcheur suédois au XVIIe siècle, coureur de jupons et assassiné par un mari jaloux.

« En fait, je suis très gourmand et j’ai une grosse appétence pour le travail des autres. Je suis toujours à l’affut de nouvelles influences. »

Avez- vous lus les autres titres sortis récemment chez Oxymore ?

J’ai lu Les Royaumes muets et je suis amoureux de Séverine secrètement depuis des années. Je plaisante, j’aime ce qu’elle fait. C’est une vieille amie. On a quasiment commencé ensemble avec L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur. Un livre qui me tient toujours beaucoup à cœur malgré ses huit ans. C’est le fruit d’une connexion forte avec Séverine, dans un livre qui traite de l’angoisse.

Les Royaumes muets, c’est trop bien ! Je vais le dire, je suis aussi secrètement amoureux de Jérémie Almanza. Ils le savent donc ce n’est même pas un secret. Je me damnerais pour savoir dessiner comme lui. En fait, je suis très gourmand et j’ai une grosse appétence pour le travail des autres. Je suis toujours à l’affut de nouvelles influences.

Pour en revenir à Métamorphose, ces trois sorties (avec le tome 5 de Sacha et Tomcrouz) sont de très chouettes bouquins. Et je ne vais pas prêcher pour moi, je n’ai pas de fierté particulière à la sortie d’un livre parce qu’en fait ma fierté c’est de le créer. Ce n’est jamais pour moi un choc émotionnel de voir mon livre en librairie, je passe vite à d’autres choses.

Il y a comme quelque chose de familial dans cette collection.

À part Myriam qui est nouvelle, la plupart des auteurs étaient déjà là au moment de la création Métamorphose. On est arrivés au temps de Billy Brouillard et des tout premiers albums. C’est une histoire de longue haleine. 

Pour Barbara Canepa et Clotilde Vu nos éditrices, on est avant tout des autrices et des auteurs dont elles aiment le travail et qu’elles ont toujours cherché à porter.

Métamorphose n’est pas la seule collection laquelle vous travaillez.

Métamorphose est une collection particulière, mais il y a plein d’éditeurs dont j’apprécie les lignes éditoriales et avec lesquels j’ai envie de faire des choses.

Le vrai problème des dessinateurs, c’est que le temps de réalisation d’un album est très long. J’ai signé des projets jusqu’en 2026, donc j’ai quand même pas mal de travail sur le feu et des choses assez conséquentes.

Qu’en est-il de vos prochains projets ?

Là, je suis sur le tome 2 de l’Île du crâne avec Max L’Hermenier chez Jungle. Ma première adaptation littéraire d’un roman, celui d’Anthony Horowitz, qui se passe très bien. Le premier tome a eu un très bon accueil. Et puis, il est en sélection à Angoulême donc on est contents, ça nous fait plaisir. C’est la première fois que j’ai un album qui démarre comme ça, donc ça fait du bien. J’étais déjà très content de travailler dessus, mais les bons échos qu’on a eus nous motivent encore plus pour la suite.

Et pour vos autres projets ?

Avec Séverine, on a inventé une enfance et cherché des racines aux récits d’Edgar Allan Poe. Donc ça va être fun et je m’amuse bien. Et je suis content de retrouver ma vieille copine.

« C’est le fait de travailler avec des gens que j’apprécie et qui me font rêver, avant d’essayer de faire rêver les lecteurs. »

Pour quand est prévue la sortie de cet album ?

Et puis là, je suis sur le tome 3 de Billy. Donc beaucoup de choses en route. Encore une fois, j’avais dit en début d’année que je me calmerais, mais je crois que je n’y arriverai jamais.

C’est le fait de travailler avec des gens que j’apprécie et qui me font rêver, avant d’essayer de faire rêver les lecteurs. Je suis le premier, j’ai l’exclusivité de toutes ces histoires à chaque fois. Je trouve que c’est une des grandes chances des dessinatrices et des dessinateurs.

Merci Clément Lefèvre de nous avoir accordé cette interview pour nous parler de ce nouvel album Le Roi ensommeillé.

 

INTERVIEW RÉALISÉE LE SAMEDI 28 OCTOBRE 2023 AU FESTIVAL QUAI DES BULLES PAR FABRICE BAUCHET ET CLAIRE KARIUS
RETRANSCRIPTION ET MISE EN PAGE : CLAIRE KARIUS, CRÉDIT PHOTOS : CLÉMENTINE SANCHEZ
Article posté le mercredi 13 décembre 2023 par Comixtrip

  • Le roi ensommeillé
  • Scénariste : Myriam Dahman
  • Dessinateur : Clément Lefèvre
  • Editeur : Oxymore
  • Collection : Métamorphose
  • Prix : 18,95 €
  • Parution : 11 octobre 2023
  • Pages : 96 pages
  • ISBN : 9782385610029

Résumé de l’éditeur : D’aussi loin que la jeune Ena s’en souvienne, le monde a toujours été sous l’emprise d’un éternel hiver… Tous ses habitants ont fini par s’endormir, et parmi eux, sa grand-mère. Selon une légende ancienne, Faskat, le roi de la forêt, qui a eu trois filles, aurait vu son cœur devenir froid comme de la glace et aurait jeté ce sort sur le monde… Et si seule une fleur détenait le pouvoir de briser cette malédiction ? Peut-être que l’une des filles de Faskat, celle que l’on appelle la grande ourse, la magicienne de la forêt, pourrait lui venir en aide ? Ainsi commence la quête d’Ena… Un conte moderne autour de thèmes actuels : les liens familiaux, la notion de transmission et le respect de la nature.

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