Maxime Valmont

Les éditions Long Bec dévoilent Maxime Valmont, un très bon polar historique signé Roger Seiter et Giuseppe Manunta.

Après H.M.S, Trou de mémoire et Seule contre la loi, Roger Seiter imagine Maxime Valmont, un récit historique construit comme un polar. Classique dans ses ressorts narratifs, le propos attractif est emballant. En choisissant comme toile de fond, les énigmes entourant l’assassinat de la famille Romanov en 1918, il peut jouer avec l’Histoire. Pour cela, il met en scène le vol de bijoux de Anastasia par deux soldats de la Révolution et ensuite leur revente.

En essayant de remonter le fil des événements, Maxime Valmont – embauché par une descendante des Romanov – va se heurter à l’omerta russe mais aussi trouver sur sa route, le cadavre d’un homme clef de l’enquête.

Si cette période est propice aux histoires romancées (de part le prestige de la famille, des mystères autour de leur disparition) mais aussi le lieu (la Russie des Tsars), Roger Seiter s’y engouffre avec efficacité. Tout cela concourt à délivrer un récit d’une belle qualité.

Pour accompagner le scénariste, Giuseppe Manunta – au dessin – restitue brillamment l’ambiance polar du récit. Son trait réaliste est idéal pour conter cette histoire entre aventure et enquête.

Article posté le mercredi 11 octobre 2017 par Damien Canteau

Maxime Valmont de Roger Seiter et Giuseppe Manunta (Long Bec) décrypté par Comixtrip
  • Maxime Valmont
  • Scénariste : Roger Seiter
  • Dessinateur : Giuseppe Manunta
  • Editeur : Long Bec
  • Parution : 07 septembre 2017
  • Prix : 15.50€
  • ISBN : 9791092499575

Résumé de l’éditeur : Paris, janvier 1927. Dans une vente aux enchères à Drouot, une jeune femme achète un oeuf de Fabergé. Quelques heures plus tard, elle se présente à l’hôtel particulier de Maxime Valmont dans le quartier du Marais. Maxime, intrigué, la reçoit. Elle lui explique qu’elle souhaite faire appel à ses talents de courtier en objets d’art. Plus précisément, elle souhaite qu’il l’aide à retrouver des individus impliqués dans le massacre de Nicolas II et de la famille impériale russe le 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg. Après la guerre civile, plusieurs responsables de la tuerie ont quitté la Russie pour s’installer un peu partout dans le monde. L’un des assassins a en sa possession un objet que Nina veut absolument récupérer. Il s’agit de la montre du Tsar… Sans hésiter, Maxime, accepte d’aider la jeune femme…

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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