Manifest destiny, volume 1

Notre avis : Meriwether Lewis et William Clark mettent sur pied une expédition pour traverser d’Est en Ouest les Etats-Unis au début du 19e siècle. Matthew Roberts, sur un scénario de Chris Dingess, suit les aventures fantastiques de ce voyage étonnant dans Manifest destiny, un album Delcourt.

Mai 1804. Le capitaine Meriwether Lewis et le lieutenant William Clarke se retrouvent sur leur embarcation prêt à atteindre La Charette. Missionnés par le gouvernement américain de Jefferson, ils doivent faire l’inventaire de la faune et de la flore des territoires inconnus. Accompagnés par les pires malfrats des Etats-Unis, ils accostent sur les rivages d’un endroit paradisiaque; leurs yeux ont été attirés par une immense arche végétale. Pourtant armés jusqu’aux dents, quelques uns ne sont pas rassurés par les bruits environnants. Ils sont alors attaqués par un centaure ! Tuée, la bête est portée sur le bateau et dépecée pour comprendre…

Comme les personnages de Manifest destiny, le lecteur s’attendait à ce que l’expédition rencontre de nombreux indiens, c’était sans compter sur l’imagination débordante de Chris Dingess. A la place de tribus, les aventuriers du 19e siècle croisent des créatures fabuleuses, des zombies végétaux et toute une batterie d’animaux féroces. Sorte de Walking dead qui se déroulerait pendant la conquête de l’Ouest, les similitudes avec la série de Charlie Adlard sont nombreuses. Il faut souligner que l’album a été produit par Skybound, la société créée par Robert Kirkman, le scénariste de la série phare sur les zombies. De plus, les surprises et les rebondissements sont nombreux dans cet album, qui permettent de maintenir en haleine le lecteur.

Pour bien comprendre cette notion d’extension des terres, « le terme Manifest destiny (Le destin manifeste) est une idéologie selon laquelle la nation américaine aurait pour mission divine de répandre la civilisation vers l’Ouest » explique l’éditeur.

La partie graphique proposée par Matthew Roberts est parfaite, très maîtrisée et d’une incroyable efficacité. Son trait réaliste lui permet de dévoiler des planches très copieuses et riches en détails.

  • Manifest destiny, volume 1 : La faune et la flore
  • Scénariste : Chris Dingess
  • Dessinateur : Matthew Roberts
  • Editeur : Delcourt, collection Comics
  • Prix : 15.95€
  • Parution : 15 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Lorsque le Président Jefferson accorde 2500 dollars de budget à Lewis et Clarke pour financer leur expédition, ils sont loin de se douter de ce qui les attend. Ils embarquent pour la grande aventure, mais sont confrontés à des monstres plus terrifiants les uns que les autres, et voient aussi leurs hommes transformés en horribles créatures après avoir été infectés par une étrange épidémie.

 

L’Express, hors-série Gotlib

Notre avis : Talentueux créateur de Pervers Pépère, Cinémastock, La rubrique-à-brac, Superdupont ou Gai Luron, Gotlib est à l’honneur d’un hors-série du magazine L’Express. De ses débuts au décryptage de ses séries phares en passant par Pilote, L’écho des Savanes ou Fluide Glacial, tout y est !

Pour ce numéro hors-série, la rédaction de L’Express s’est entourée de spécialistes de la bande dessinée notamment :  Anne Douhaire, Laure Garcia, Yves Frémion, Philippe Peter, Jérôme Dupuis, Didier Pasamonik, Delphine Peras, Éric Mettout, Philippe Guedj et Thierry Lemaire. Soulignons néanmoins le plus gros du travail fourni par Gérard Viry-Babel qui a livré la plupart des articles de ce numéro. Véritable spécialiste de l’œuvre de Marcel Gotlieb et qui a signé des ouvrages sur le père de Gai- Luron : Et toutes sortes de choses, Gotlib de Pilote à Fluide Glacial ou Il était une fois Superdupont.

On notera de nombreux extraits d’interviews de Gotlib compilés par Numa Sadoul dans une rubrique récurrente pour chaque chapitre Au micro de Numa Sadoul Gotlib raconte…

Trois grands chapitres sont au sommaire :

  • Une vie d’umour et de bandessinée. Les relations quasi filiales entre l’auteur et René Goscinny, son rêve de travailler pour le Journal de Mickey, ses travaux allant de Vaillant à Pilote, une interview de Mandryka et de Bretécher, son aventure à Fluide Glacial et ses amis dans le monde du 9e art.
  • Tout Gotlib. Ses séries, la Coccinelle, la mise en scène de la Science de manière amusante, ses scénarios pour Mandryka, Cinémastock avec Alexis, Superdupont, Rhââ Lovely, Pervers Pépère ou ses travaux autour du rock ou Rhâ gnagna
  • Les secrets de Gotlib. L’art de l’auteur, le roman-photo, des propos de personnalités sur Marcel (Pierre Perret et Richard Gotainer), les amours manquées avec le cinéma et la langue riche dans ses albums.

Ce numéro hors-série plaira aux plus anciens, qui retrouveront le monde de Gotlib, tandis que les plus jeunes pourront découvrir l’un des maîtres de la bande dessinée. Ce magazine spécial de 120 pages est agréable à lire, rafraîchissant et permet de (re)découvrir la finesse de la langue de Gotlib, sa folie-douce, son humour décapant et sa grande maîtrise du dessin. A lire !

  • L’Express, hors-série Gotlib
  • Auteurs : Collectif
  • Prix : 8.90€
  • Parution : juillet-août 2016

 

Dormir dans la boue

Notre avis : Edo Chieregato et Michelangelo Setola proposent Dormir dans la boue, un recueil d’histoires courtes publié par Actes Sud BD.

Parmi les récits de ce recueil, le lecteur pourra notamment découvrir :

  • Un père et son fils campent près d’étangs ou de lacs dans les immenses îles de la Sicile ou de Sardaigne ce qui leur permet de pêcher en toute tranquillité…
  • L’arbre des singes. Dans leur voiture, un père et son fils écoutent les mauvaises nouvelles du pays à la radio. L’Italie est en proie à d’énormes conflits sociaux et les usines ne fonctionnent plus. L’homme entre dans un bar-tabac pour acheter des cigarettes. Une chance l’établissement en a…
  • Un petit garçon de 11 ans passe son temps à peaufiner son vélo, sa grande passion. Accompagné de son ami, ils se rendent au terrain de moto-cross pour découvrir les meilleurs pilotes du coin et même parfois des étrangers comme aujourd’hui : des tchécoslovaques…

Par ses mini-récits, Ed Chieregato dévoile un pan de la société italienne des années 80-90, un temps pas si lointain mais où les enfants de 10-12 ans étaient encore longtemps insouciants et qui rêvaient d’une vie meilleure. Il brosse le portrait d’une Italie simple et pauvre dans des coins reculés du pays. Ses personnages sont des anonymes qui vaquent à leurs occupations dans leur quotidien entre famille, amis et connaissances. Les histoires sont parfois glauques, parfois dures au mal mais possèdent toutes cette belle lueur d’espoir et d’optimisme qui fait que les personnages ne sombrent pas. Entre rêves et réalité, le lecteur navigue doucement sans jamais réellement s’attacher à ces êtres de papier (est-ce là la limite de l’exercice ?).

La partie graphique de Michelangelo Setola est au diapason des récits : charbonneux, parfois crasseux mais d’une réelle beauté – c’est d’ailleurs le point fort de l’album – Son dessin est proche des auteurs américains un peu à la marge. Têtes disproportionnées, qualité des décors, tout est parfait.

  • Dormir dans la boue
  • Scénariste : Edo Chieregato
  • Dessinateur : Michelangelo Setola
  • Editeur : Actes Sud BD
  • Prix : 22€
  • Parution : 30 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Des enfants, des motards, un handicapé mental, des camionneurs dans un paysage de poussière et de boue devenue réceptacle de leurs peurs, de leurs conflits et de leurs souvenirs.

 

O.M.W.O.T

Notre avis : Pour la première fois dans leur catalogue, les éditions Les Requins Marteaux accueillent un auteur américain ! Benjamin Marra dévoile O.M.W.O.T (One man war on terror), une parodie de héros de comics.

Alors que les Etats-Unis sont encore abasourdis par les attentats du 11 septembre 2001, Georges W. Bush décide la création d’une unité d’agents spéciaux les O.M.W.O.T (One man war on terror), qui interviennent dans le monde entier afin de protéger les intérêts américains à l’étranger. Ultra-entrainés, les membres de cette organisation secrète ont tous les droits.

Jakarta. Un agent OMWOT se rend dans les bureaux d’une entreprise. Il a rendrez-vous pour une transaction objet-argent. Pourtant cela ne se déroule pas de la meilleure des manières : il tue son interlocuteur et ses deux hommes de main. En sortant, une jeep fonce dans les vitres du hall d’entrée et il doit de nouveau utiliser la manière forte. Après une bagarre épique, il ramène la secrétaire chez elle et lui donne rencard le soir même…

Benjamin Marra propose une véritable parodie des James Bond et des agents spéciaux. Par OMWOT, il fustige la politique tout-sécuritaire qui a découlé des attentats du 11/09/01 du va-t-en-guerre Georges W Bush et de l’horreur simpliste de la vengeance. Les scènes  de bagarres sont légions- très longues et très détaillées comme dans les mangas – avec un traitement brute où les têtes volent et l’hémoglobine gicle partout. Ajouté à tout cela, le décalage des propos dans les dialogues (les personnages surjouent les émotions), la froideur de l’agent qui tue sans réfléchir ni parlementer, le sexe débridée avec des hommes et/ou des femmes et l’on obtient un album complétement fou et décalé (à ne pas mettre entre toutes les mains). Le côté rétro de la partie graphique (proche des comics de super-héros des années 40-50) ajoute à l’humour fou de OMWT.

  • O.M.W.O.T
  • Auteur : Benjamin Marra
  • Éditeur : Les requins marteaux
  • Prix : 1€
  • Parution : 17 juin 2016

Résumé de l’éditeur : En réponse aux attentats terroristes du 11 septembre contre les libertés américaines, le Président George W. Bush ordonne la création d’une équipe d’agents secrets internationaux : les Préda-teurs de la Terreur. Muni d’un permis de tuer et avec une seule mission – détruire la terreur – un agent en particulier répondant au nom de code : O.M.W.O.T (One Man War On Terror) sera prêt à tout pour atteindre son but. Est-ce trop cher payé pour lui ? Disons juste que… « Non ». En 25 ans d’existence, Les Requins Marteaux n’avaient encore jamais publié de bande dessinée américaine, une statistique pour le moins surprenante quand on sait leur attachement à promouvoir la libre entreprise et la légalisation du port d’armes. Un manque qu’il convenait de combler vite et fort. Pour cela nous avions besoin d’un champion indiscutable, un hérault flamboyant suintant l’Amérique par tous les pores, capable de balayer d’un geste les ennemis du monde libre, de libérer la bande dessinée de ses ayatollahs de l’autobiographie geignarde, nourris aux subventions et à l’assistanat, pour revenir a ce que notre médium à produit de meilleur : les muscles, les flingues, le sexe, en un mot : l’Espoir. Mister Benjamin Marra, Welcome to France.

Rêve d’Olympe

Notre avis : Aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, une frêle jeune femme participe pour la première fois à cet événement planétaire. Arrivée de Somalie, Samia boucle son tour de piste très loin des autres concurrentes. Acclamée, elle sera ravie. Mais son but était ailleurs : fuir la misère de son pays natal. Reinhard Kleist raconte la parcours chaotique de cette femme courage dans Rêve d’Olympe, un album La Boîte à Bulles.

Mogadiscio, Somalie, 2008. Tous les membres de la famille de Samia Yusuf Omar se sont réunis autour de la télévision pour regarder sa course à Pékin pendant les JO. Outsider, la frêle Somalienne terminera dernière. Ovationnée comme personne par le public du Nid d’Oiseau, elle finira néanmoins exténuée.

De retour au pays, elle est pourtant fêtée comme il se doit. Malgré les soldats de Dieu, partisans de la charia dans les rues, elle veut coute que coute continuer de s’entraîner en se rendant dans le stade vétuste de la capitale, étrillé par les bombes d’où de nombreux trous dans la piste. Pourtant, lorsqu’elle court, elle oublie tous les malheurs et l’insécurité liée aux miliciens islamistes.

Souhaitant au plus profond d’elle participer aux JO de Londres – il lui reste deux ans pour cela – elle décide de rejoindre l’Europe via l’Ethiopie pour fuir son existence misérable et réaliser son rêve…

Les albums de bandes dessinées autour du thèmes de migrants se multiplient depuis quelques années. Parmi ces ouvrages, nous pouvons retenir notamment : Etenesh de Paolo Castaldi ou Koko aux pays des toutous de Jean-Benoît Meybeck (tous deux Des ronds dans l’o), mais aussi Azil chez Gaétan Becpincé de Jean-Marie Omont, Charlotte Girard et Tanja Wenisch (La Gouttière) ou encore Les mains invisibles de Ville Tietäväinen (Casterman). Rêve d’Olympe se glisse dans cette liste non-exhaustive (voir notre Top 10 des BD sur l’immigration) par son humanisme. Reinhard Kleist a découvert l’histoire de Samia en feuillant le journal, puis il s’est renseigné sur son existence et donc créé une fiction. Il souligne d’ailleurs dans la préface : « Je souhaite, à travers ce livre, rendre hommage à Samia Yusuf Omar et espère que son histoire contribuera à maintenir notre conscience éveillée, afin que nous nous souvenions que, derrière ces entrefilets évoquant la politique de lutte contre l’immigration clandestine, se cachent des destins, et que derrière l’abstraction des chiffres se dissimulent des vies humaines ».

Soutenu par l’Association France Terre d’Asile, ce témoignage fort et parfois bouleversant plonge le lecteur dans l’enfer de l’immigration non-choisie. Si de nombreux migrants fuient leur pays à cause de la guerre, de la misère, du manque de nourriture, des changements climatiques, ici Samia part car elle ne peut pas s’entrainer correctement et surtout à cause de la pression des milices islamistes.

  • Rêve d’Olympe
  • Auteur : Reinhard Kleist
  • Éditeur : La Boîte à Bulles, collection Contre-Coeur
  • Prix : 17€
  • Parution : juillet 2016

Résumé de l’éditeur : Jeux Olympiques de Pékin, en 2008 : Samia Yusuf Omar, 17 ans, représente la Somalie. Sur la piste, la jeune femme se surpasse et bat son record personnel. Malgré sa dernière place dans la course, le public l’adore et l’acclame.

De retour dans sa Somalie natale, Samia ne compte pas rester sur un échec. Mais s’entraîner décemment est devenu impossible car les fondamentalistes musulmans interdisent aux femmes de pratiquer une quelconque activité sportive.

Pour atteindre son rêve de participer aux prochains Jeux en 2012, Samia tente le tout pour le tout : elle se lance dans une périlleuse odyssée pour rejoindre l’Europe. Alors à peine âgée de 20 ans, Samia éprouve le calvaire de l’immigration : la violence des passeurs, les camions surchargés de réfugiés, la faim, la soif, la prison… Jusqu’à sa fin tragique.

 

Re : monster, volume 1

Notre avis : Assassiné par une connaissance, Tomokui se réincarne en gobelin. De sa naissance à sa place de chef dans sa nouvelle tribu, Re : monster suit ce parcours hors du commun. Edité par Ototo, ce très bon seinen est signé Kogitsune Kanekiru et Haruyoshi Kobayakawa.

Alors qu’il est sorti boire un verre avec une de ses collègues, Kanata Tomokui est arrêté dans une rue sombre par une présence qui lui est familière. Alors qu’un seul coup de couteau ne suffit pas à le tuer, la femme s’acharne jusqu’à ce que mort s’ensuive. Kanata n’est pas un jeune homme comme les autres, avant son assassinat, il possédait d’étranges pouvoirs paranormaux. Etre humain renforcé, il était doté d’incommensurables pouvoirs.

Sans réellement savoir pourquoi il a été tué, il renait dans la peau d’un bébé gobelin tout vert, sous le nom de Gobu-Rô. Race méconnue, veule, chétive, se nourrissant mal, les Gobelins sont souvent bannis par les autres peuples; étant alors obligés de vivre entre eux.

Pourtant, dès le 3e jour, il a déjà énormément grandi. Grâce à son ancienne vie d’humain et son intelligence, il se développe plus vite que les autres. Pour cela, il utilise la chasse. Accompagné de son nouveau compagnon Gobu-Kichi, il tue rapidement des lapicornes et se sert de leur corne pour confectionner des armes et des armures.

Dans son ancienne vie, il avait un pouvoir immense, celui de s’approprier les pouvoirs et les caractéristiques des animaux et objets qu’il ingérait. Ce drôle de don, il l’a gardé dans sa nouvelle vie de Gobelin…

Surprenant et étonnant manga, Re : monster plaira aux amateurs de fantasy et d’héroic-fantasy. Précis et quasi schématique dans sa narration (assez répétitif mais plaisant), le lecteur découvre pas à pas, la transformation du jeune Gobu-Rô. Le récit de Kogitsune Kanekiru est une déclinaison de son light-novel (paru dans un premier temps sur le web) et le manga qui en est issu, compte seulement deux volumes aujourd’hui au Japon.

Pour impliquer son lecteur encore plus dans l’histoire , Kogitsune Kanekiru a décidé d’utiliser la première personne du singulier. Même s’il est très écrit (pas trop gênant), le récit laisse beaucoup de place à l’action, notamment par des scènes de chasse qui s’enchainent tous les jours (ce premier volume ne rassemble que les 33 premiers jours du jeune gobelin). La grande force de ce manga réside dans la description d’une tribu de gobelins avec ses codes, ses us et ses coutumes. Alors qu’ils ne sont pas très intelligents et très lâches, l’arrivée de Gobu-Rô va bouleversée cette hiérarchie. Le côté sociabilisation est de ce point de vue, très intéressant. Le petit gobelin, devenu vite grand, va rapidement devenir le chef de la tribu car il est le seul à savoir chasser, maîtriser le feu…

Cette dark fantasy grand public est portée par une belle partie graphique de Haruyoshi Kobayakawa. Les personnages et les créatures (lapicornes, tanukis blindés, kobolds, serpents ou orcs à tête de porc) sont très réussis. Les scènes de combats sont dynamiques, rythmés par des hachures bien à propos.

  • Re : monster, volume 1
  • Scénariste : Kogitsune Kanekiru
  • Dessinateur : Haruyoshi Kobayakawa
  • Editeur : Ototo
  • Prix : 7.99€
  • Parution : 09 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Après une mort des plus sauvages, Kanata Tomokui se réveille pour constater qu’il s’est réincarné en gobelin. D’abord dérouté, il parvient cependant bien vite à s’adapter, en partie grâce à sa faculté d’« absorption » qui lui permet d’obtenir les pouvoirs de tout ce qu’il mange, lui permettant d’évoluer de façon fulgurante et de prendre rapidement la tête de sa tribu. Désormais, il est temps pour la race des gobelins d’entrer dans une nouvelle ère ! Un univers sans pitié régi par la loi du plus fort, où la plus faible des espèces doit être prête à tout pour survivre !

Insoumises

Notre avis : Insoumises suit le parcours de trois formidables héroïnes de la Guerre d’Espagne à mai 68 en passant par la Seconde Guerre Mondiale. Ce très bel album est signé Javier Cosnava et Ruben Del Rincon aux éditions du Long Bec.

Oviedo dans Les Asturies, Espagne 1934. Les tensions commencent à poindre mais ce n’est pas encore la Guerre d’Espagne. A peine proclamée en 1931, la IIe République débute dans le sang avec la répression d’une insurrection dans cette région espagnole. Là, le lecteur découvre Albert Camus, armé de son carnet de notes, qui vient témoigner au reste du monde de cette tuerie exceptionnelle. Pourtant, pas le temps pour l’écrivain de se servir de son crayon qu’un obus tombe pas loin de lui. Lorsqu’il reprend ses esprit, il est face à trois femmes qui sont là pour défendre la république. Il y a Fé, Caridad et Esperanza, les Insoumises…

Voilà une bande dessinée d’action, d’aventure et féministe ! Car si les personnages principaux sont des femmes, elles sont fortes, se battent mieux que les hommes, sont Insoumises et sont éprises de liberté. Toujours prêtes à défendre la démocratie et la république, le lecteur les retrouve donc à trois périodes importantes de l’Histoire de l’Europe : avant la Guerre d’Espagne, pendant la Seconde Guerre Mondiale et en mai 1968. Si Javier Cosnava a imaginé entièrement ces héroïnes, elles ressemblent à de nombreuses femmes qui ont jalonnées ces quatre décennies : des résistantes, des pionnières et des féministes.

Ce trio de choc et de charme est d’une grande complémentarité, Fé est d’une grande honnêteté, Caridad est la séductrice et Espéranza est la passionaria. De plus, l’une est hétéro, l’autre homosexuelle et la dernière bi : une idée originale pour parler de la liberté de la femme concernant sa sexualité.

Construit comme une fresque historique, Insoumises peut aussi rappeler les westerns spaghettis d’Ennio Morricone voire les films avec Belmondo (Week end à Zuydcoote), à savoir de l’action, du fond, le tout teinté d’humour.

Les 96 pages d’Insoumises sont portées par une excellente partie graphique de Ruben del Rincon. Avec ses planches couleur sépia, il restitue admirablement le propos intelligent du récit. Dynamique, son trait semi-réaliste est influencé par les mangas et les comics. Né en 1978, ce talentueux auteur a déjà travaillé avec Morvan sur les séries Jolin la teigne (Vents d’ouest) et Sir Pyle (3e cycle, Soleil), ainsi que sur les séries érotiques Nassao et Déviances (Tabou BD).

  • Insoumises
  • Scénariste : Javier Cosnava
  • Dessinateur : Ruben del Rincon
  • Editeur : Long Bec
  • Prix : 17€
  • Parution : 10 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Ce récit du destin croisé de trois femmes (Fé, Esperanza et Caridad) est constitué de trois chapitres relatant les événements dramatiques majeurs survenus successivement en Espagne et en France, tels que successivement perçus par les trois héroïnes: la révolte des Asturies (1934), la fin de la Guerre civile espagnole (1938) et un raccourci de la défaite, de l’occupation et de la libération de la France (1939-1945). Les principaux faits historiques sont fidèlement retracés, y compris pour des événements ponctuels souvent méconnus. Mais au delà de cette dimension historique, reste l’essentiel du récit : l’amitié de ces trois femmes combattant dans la guerre, comme dans leur vie quotidienne… La liberté romanesque exercée dans le prologue et l’épilogue fait aussi intervenir Albert Camus, à deux moments clés de son existence.

En route pour les vacances

Notre avis : Pour l’été, les éditions Bamboo ont pensé aux enfants en imaginant En route pour les vacances, deux recueils BD et jeux. D’un côté, les jeunes lecteurs retrouveront Les petits mythos de Cazenove et Larbier, de l’autre Les sisters du même scénariste et William.

Les deux mini-albums de format 17×23.5cm sont composés pour chacun d’eux de 96 pages avec un best-of des meilleurs gags des deux séries, un roman illustré inédit, des pages de jeux, des activités, des recettes de cuisine et les solutions des jeux à la fin de l’album cartonné.

Ainsi pour l’univers créé par Cazenove et Philippe Larbier, le roman de 45 pages met en scène Les petits mythos (Hercule, Hermès, Athéna, Totor le minotaure ou encore Aphrodite) entrecoupé d’une trentaine de pages de bande dessinée, des quiz de personnalité (à qui ressembles-tu ?), des labyrinthes, un glossaire sur les divinités marines, le jeu des différences ou des recettes de cuisine (Kanelokoulourakia, tiropitakia). Le tout est illustré par des dessins de Larbier dont Comixtrip vous a présenté l’Atelier où il travaille, ici.

Pour En route pour les vacances avec Les Sisters, le roman Le parc à quoi Tik met en scène Marine et Wendy dans ce lieu, il est entrecoupé d’une trentaine de pages de bande dessinée axées sur les vacances, une illustration avec une pièce manquante, un jeu hexagone, des recettes (taboulé, chicoumeille), un labyrinthe à flèches, une fiche bricolage autour des papillons, un jeu des différences, test de personnalité Quelle sister es-tu ?, un sudoku amélioré et des lettres en vrac. A noter qu’au début du mois de juin, William et Cazenove avaient publié le deuxième tome des Super-sisters que Comixtrip vous a présenté, ici.

  • En route pour les vacances avec Les Sisters
  • Scénariste : Christophe Cazenove
  • Dessinateur : William
  • Editeur : Bamboo
  • Prix : 9.90€
  • Parution : 29 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Cet été en voiture ou sur la plage, les vacances seront radieuses grâce à un album spécial de 96 pages regroupant des bandes dessinées, des romans illustrés, des pages de jeux

  • En route pour les vacances avec Les Petits Mythos
  • Scénariste : Christophe Cazenove
  • Dessinateur : Philippe Larbier
  • Editeur : Bamboo
  • Prix : 9.90€
  • Parution : 29 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Cet été en voiture ou sur la plage, les vacances seront radieuses grâce à un album spécial de 96 pages regroupant des bandes dessinées, des romans illustrés, des pages de jeux

Alban Dmerlu, Du sable entre les orteils

Notre avis : Comme tout le monde, Alban a le droit à ses vacances à la mer. Mais Alban n’est pas un homme comme les autres : il est marin-pêcheur retraité et connait comme sa poche les côtes qu’il a décidé d’arpenter avec sa femme. Les éditions Beaupré dévoilent Du sable entre les orteils, le premier tome d’Alban Dmerlu, une série humoristique signée Polpino.

Juillet 2016. Alban et sa femme décident de prendre du bon temps sur la plage de La Chaume, un petite cité balnéaire qui jouxte Les Sables d’Olonne. Lui est marin-pêcheur à la retraite, le nez rougi par les embruns et l’alcool; elle, Odette, femme au foyer à la retraite, au caractère fort et qui attend inlassablement son diable de mari qui passe son temps au bar du coin avec son pote Roland Goustine, lui aussi marin.

Ce premier volume de la série Alban Dmerlu est un recueil de gags en une planche où le lecteur découvrira avec bonheur ce vieux loup de mer au grand cœur, sa femme, Ménif le chien, Roland et les estivants. Car oui, sur la plage, il y a des vacanciers qui viennent envahir la petite ville en été et que Alban ne supporte pas trop. Entre le maillot de bain à enfiler, les mouettes, les parties de pétanque avec les copains, la pêche à pied, les châteaux de sable, le trampoline installé sur la plage, le barbecue, l’apéro, la pêche le long de la rivière, les vendeurs de beignets ou le cours de planche à voile; tout est propice à la rigolade avec ce bon vieux marin !

Sans révolutionner le genre, le lecteur passe un moment plutôt agréable en regardant en spectateur ce choc des civilisations entre les estivants et les locaux. Cette série pour toute la famille – à l’humour populaire dans le bon sens du terme – est un succès localement puisque près de 4000 exemplaires de ce premier volume furent achetés aux Sables d’Olonne. L’auteur, Polpino (Paul Pineau) a imaginé le personnage d’Alban Dmerlu pour les pages de l’hebdomadaire Les Sables- Vendée Journal en 1995. Affichiste, dessinateur de presse pour 4 journaux régionaux (notamment L’Hebdo Vendée, Le courrier vendéen), il publie Eno One avec Anton (éditions Théloma) et Alex avec Manu (Coprin Editions). Un autre album d’Alban Dmerlu paraîtra fin septembre 2016 autour de l’univers du Vendée Globe.

  • Alban Dmerlu, tome 1 : Du sable entre les orteils
  • Auteur : Polpino
  • Éditeur : Beaupré
  • Prix : 12€
  • Parution : 29 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Alban Dmerlu, le célèbre marin chaumois débarque sur la grande plage des Sables d’Olonne. C’est la pleine saison. Toute la côte est occupée par les estivants. Hôtels et campings sont complets. Dans ce tumulte bouillonnant subsiste un village d’irréductibles Chaumois (habitants de La Chaume) garants des traditions populaires locales et du franc-parler des marins d’ici. Alban Dmerlu est de ceux-là…

Hunt, le jeu du loup-garou, tome 1

Notre avis : Inspiré par le célèbre jeu du Loup-Garou créé par Philippe de Pallières et Hervé Marly (illustré par Alexios Tjoyas) en 2001 et édité par Lui-Même, Hunt est sa déclinaison en manga signé Ryo Kawakami et Koudo aux éditions Soleil Manga.

Malgré la présence d’un de ses amis, Airi Nishina est triste : elle se trouve devant la grille de la librairie de son quartier et pour laquelle elle a commencé à travailler. En effet, la boutique a définitivement fermé ses portes. Alors qu’elle rentre chez elle a pied, elle est kidnappée. Embarquée dans un véhicule, elle se réveille autour d’une table dans une salle. A ses côtés, se trouve Naoko une camarade de classe, ainsi que d’autres élèves du lycée Hokusestsu, qu’elle fréquente aussi.

D’un seul coup, une voix les interpelle et leur explique pourquoi ils sont ici : ils vont être les acteurs d’un jeu grandeur nature Le loup-garou. Ils ne peuvent pas refuser d’y participer, leurs portables sont brouillés et ils seront filmés 24h/24. Comme dans le célèbre jeu, il y a des villageois et deux loups-garous. Les premiers doivent découvrir l’identité des seconds avant que ceux-ci ne les tuent. Pour cela, ils reçoivent chacun une carte leur donnant leur rôle – ils ne doivent pas la montrer aux autres – et le numéro de leur chambre. Les vainqueurs survivants recevront 100 millions de yens soit 740 000 euros.

Prise de panique, Naoko souhaite quitter le jeu mais son collier – tous les joueurs en ont un – s’écarte jusqu’à lui arracher la tête du corps…

L’un des plus grands succès de jeu de carte et de rôle de ces 15 dernières années, Le jeu du loup-garou a connu de nombreuses déclinaisons depuis sa première édition en 2001 : 3 extensions, version en ligne, sur Android et même un court-métrage. Il était donc naturel de voir apparaître une version dessinée. C’est chose faite avec Hunt, imaginé par Ryo Kawakami et Koudo au Japon en 2014 (3 volumes au total) dans la revue Gekkan Kissca des éditions Takeshobo. Ce seinen est construit comme un thriller survival avec des lycéens dans la plus pure tradition de ce genre de manga.

Pour tous les amateurs du jeu, il était donc attendu de voir ce que le récit de Ryo Kawakami allait donner. Sans être révolutionnaire, il se lit plutôt bien, à ses doses d’hémoglobine toutes les 10 pages et possède un suspense bien à propos. Il faut souligner que le jeu original se prête plutôt très bien à cette déclinaison. Le bémol étant la personnalité des héros de papier, peu attachants car bien peu cernés. Koudo propose une partie graphique réussie et juste dans les scènes morbides.

  • Hunt, le jeu du Loup-Garou, volume 1
  • Scénariste : Ryo Kawakami
  • Dessinateur : Koudo
  • Editeur : Soleil Manga, collection Seinen
  • Prix : 7.99€
  • Parution : 06 juillet 2016

Résumé de l’éditeur : Un soir, Airi Nishina, en deuxième année de lycée, se fait enlever. À son réveil, elle se retrouve enfermée dans une étrange pièce souterraine en compagnies d’autres élèves, à qui l’on annonce qu’ils vont devoir participer au jeu du loup-garou qu’ils le veuillent ou non. Ce jeu est une lutte à mort entre les « loups-garous » et les villageois. Pour ceux qui ne respectent pas les règles imposées, une mort atroce. Peur et frissons sont au rendez-vous dans ce jeu mortel !

 

L’élève Ducobu, tome 22 : Système D

Notre avis : Système D est le vingt-deuxième recueil des aventures de L’élève Ducobu, une série humoristique pour les jeunes lecteurs, signée Zidrou et Godi, éditée par Le Lombard.

L’élève Ducobu paraît pour la première fois en 1992 dans le journal belge Tremplin et est édité pour la première fois en album en 1995 par Le Lombard. Changement de cap et accélération de sa notoriété auprès du jeune lectorat en 1997 avec la prépublication de planches dans le Journal de Mickey.

Véritable succès éditorial avec 150 000 albums vendus à chaque nouveauté (soit plus de 2 millions d’exemplaires en 2011!), il fait l’objet d’une première adaptation cinématographique en 2011 signée Philippe de Chauveron avec Elie Semoun dans le rôle de Latouche, puis d’une seconde Les vacances de Ducobu en 2012. Les deux films connaîtront eux aussi un véritable succès en salle. En plus de nombreux goodies, la série est aussi déclinée en romans jeunesse.

Ducobu est un élève médiocre de l’école primaire de Sainte-Potache. Cumulant les zéros, il est le pire cancre que l’établissement est connu. Il magnifie la paresse et adore tricher sur sa voisine extrêmement brillante Léonie Gratin. Mais sa camarade est souvent excédée par ses excès et ses nombreuses inventions pour regarder par-dessus son épaule. Les cours d’histoire ou les dictées, rien n’y fait, il ne se souvient de rien. Même les punitions de l’instituteur Gustave Latouche ne le font pas changer.

Malgré son incapacité intellectuelle, il est très populaire auprès de ses autres copains au grand dam de Léonie, qui l’envie. En plus de la jeune fille, son exact opposé, les auteurs ont imaginé d’autres personnages : Neness, le squelette de la classe ou encore Anatole Nulbrol – 17 ans 1/2 et encore en CP.

  • L’élève Ducobu, tome 22 : Système D
  • Scénariste : Zidrou
  • Dessinateur : Godi
  • Editeur : Le Lombard
  • Prix : 10.60€
  • Parution : 20 mai 2016

Résumé de l’éditeur : Contrairement à Léonie Gratin et Monsieur Latouche, Ducobu attend les vacances avec impatience ! C’est logique, car s’il y a bien une chose que Ducobu est capable de réussir, ce sont ses vacances ! Il en profite d’ailleurs pour développer de nouvelles compétences de triche afin de conserver de manière plus que méritée son titre d’ « empereur des tricheurs » !

Psycho-pass Inspecteur Shinya Kôgami, volume 1

Notre avis : Spin-off à la série Psycho-Pass, Psycho-Pass inspecteur Shinya Kôgami suit les premiers pas du jeune policier dans son métier. Edité par Kana, ce manga est signé Midori Gotô et Natsuo Sai.

Le Japon dans un futur proche. Chaque individu possède en lui un système, nommé Sybille, qui permet aux autorités d’évaluer en temps réel son potentiel émotionnel. De la tristesse à la joie, en passant par la possibilité d’être un criminel, cela permet d’anticiper tous les états d’une personne. Ce Psycho-Pass trace le destin de tous les individus dès sa naissance; tout est attribué sur mesure. Ainsi, la société est dite « parfaite » sans anicroche. Tout est sous contrôle.

Les habitants pourtant ne sont pas des plus heureux. Pour réagir le plus vite possible avant que l’un d’eux ne sombre dans la criminalité, le gouvernement a mis en place une police spécialisée. Armés d’un Dominateur – pistolet qui mesure en temps réel le Psycho-Pass pointé sur une personne et qui se verrouille alors automatiquement (soit pour neutraliser soit pour tuer selon l’humeur) – les policiers rendent ainsi la justice.

Pour sa première mission dans la brigade spécialisée dans le Psycho-Pass, Shinya Kôgami doit enquêter sur des disparitions de corps couplés à des vols d’organes…

Alors que l’on connait Kôgami comme un policier solitaire et très rebelle à l’autorité, dans ce préquel, le jeune inspecteur en est loin. Midori Gotô dépeint un jeune homme peu sûr de lui, qui obéit aux ordres et qui prend exemple sur les plus anciens collègues. Encore empli d’espoirs concernant la société qui l’entoure et son nouveau métier, il est néanmoins très efficace. Ce seinen haletant met en scène une première enquête prenante et originale dans ce monde dystopique (récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur) très réaliste. Du côté dessin, Natsuo Sai colle parfaitement avec l’anime – les spectateurs de celui-ci ne seront donc pas dépaysé – avec des planches efficaces et très bien réalisées.

  • Psycho-Pass, inspecteur Shinya Kôgami, volume 1
  • Scénariste : Midori Gotô, sur une idée de Gen Urobuchi
  • Dessinateur : Natsuo Sai
  • Editeur : Kana, collection Dark Kana
  • Prix : 5.95€ (jusqu’au 31/12/16)
  • Parution : 10 juin 2016

Résumé de l’éditeur : XXIIe siècle, chaque homme est muni d’un « Psycho-Pass », un dispositif qui mesure un coefficient de criminalité. S’il est trop élevé, vous êtes traqués par des Exécuteurs, des criminels potentiels, supervisés par des Inspecteurs. Des morts suspectes se multiplient dans une maison de retraite. L’inspecteur Shinya Kogami est chargé de l’enquête. Un suspect se profile mais une machination macabre semble avoir été mise en place impliquant la zone réservée aux seniors haut-placés dans la société. Dans quoi l’inspecteur va-t-il mettre les pieds ?