Desperate housecat & Co, volume 1

Notre avis : Les éditions Akata – par sa collection WTF?! – dévoilent le premier volume de Desperate housecat & co, un manga humoristique 100% gags signé Rie Arai.

Une belle chatte toute blanche qui aime se prélasser au soleil n’a jusqu’à présent pas de nom. Miura, un jeune lycéen très beau lui propose alors comme prénom Deneuve – comme l’actrice française – parce qu’elle a de la prestance et un grâce aristocratique.

De son côté, Yûka est amoureuse de Michihiro. Couple marié depuis peu, la jeune femme a fort à faire avec sa belle-mère, femme typique japonaise à l’ancienne. Leurs joutes verbales sont une petite pépite de drôlerie…

Comptant déjà trois volumes au Japon, Desperate housecat & co est prépublié dans la revue Betsucomi des éditions Shogakukan. Le manga proposé par Rie Arai est composé d’une suite de gags sur plusieurs planches (huit chapitres + un bonus). Si le fil rouge reste Deneuve, la mangaka parle avant tout des relations entre Homme et Femme pour mieux s’en moquer et faire rire son lectorat. Le duo belle fille/belle-mère est savoureux car il repose sur une relation décalée et un brin sado-maso. Les dialogues sont très amusants.

Auteure de X-péké, Rie Arai, parsème son manga d’anti-sèches bienvenues (sur les chats souvent) mais aussi la présentation de ses personnages toujours de manière décalée. Un petit régal !

  • Desparate housecat & co, volume 1
  • Auteure : Rie Arai
  • Éditeur : Akata, collection WTF?!
  • Prix : 6.95€
  • Parution : 30 juin 2016

Résumé de l’éditeur :  Quel est le point commun entre une chatte qui se prend pour une pin-up, un pigeon tueur jaloux (tout droit sorti d’un film de Hitchcock !), une belle-mère psychorigide, un monstrueux beau gosse verdâtre et une équipe de marketeux ratés ? Aucun, à part qu’ils sont les héros du premier manga 100% gags de la collection WTF?!

100% BD, 30 activités pour créer ta bande dessinée

Notre avis : Charles Crayon propose de le suivre afin de créer une bande dessinée dans 100% BD, 30 activités pour créer ta bande dessinée, un livre signé Aymeric Jeanson et Rémi Chaurand, illustré par Vincent Caut.

Ouvrage pour les enfants à partir de 7 ans et se présentant sous la forme d’un cahier à spirale, 100% BD met en scène une mascotte Charles Crayon, un petit lapin qui guide les auteurs de bande dessinée en herbe à travers les 76 pages.

Composé de 7 grands chapitres, les deux auteurs Aymeric Jeanson et Rémi Chaurand dévoilent des activités simples et très ludiques pour apprendre tout en s’amusant.

  • En avant le projet ! Que veut raconter le mini-auteur ?, le héros ou l’héroïne, les autres personnages et même les méchants, les décors, les trois grandes familles de BD (comics, manga, franco-belge).
  • Dessiner c’est pas compliqué. Le matériel, des dessins à compléter, l’étude de corps, les mouvements, l’action, les différentes têtes, le casting, les différentes techniques de dessin, les habits, les décors ou même la perspective.
  • Cases, strips et compagnie. Compléter des strips, le gaufrier ou la planche.
  • Cadres, plans et bulles. Plan d’ensemble, plan moyen et plan américain, plan rapproché, gros plan, mais aussi la perspective spectaculaire, où placer les textes, les bulles.
  • Place au story-board.
  • Crayonnés, lettrage et hop ! couleurs ! Le crayonnage, l’encrage, le lettrage, la couleur, la couverture, la page de titre et le dos de la BD

En plus de ces chapitres, Vincent Caut, l’illustrateur propose la visite de son atelier version dessin, mais aussi les expressions du visage de Charly, ainsi que des planches détachables (patrons de cases ou de bulles) et deux planches de décalcomanies.

En ce qui concerne la partie graphique de Vincent Caut – auteur de Où es-tu, Léopold (avec Michel-Yves Schmitt, La Boîte à Bulles) – elle est idéale pour les plus jeunes. Sobre et efficace, elle agrémente agréablement les pages de l’ouvrage.

  • 100% BD, 30 activités pour créer ta bande dessinée
  • Scénaristes : Aymeric Jeanson et Rémi Chaurand
  • Dessinateur : Vincent Caut
  • Editeur : BD Kids
  • Prix : 16.90€
  • Parution : 15 juin 2016

 

Fleurs en suspens

Notre avis : Inspiré de la propre expérience personnelle de l’auteure Yao Wei, Fleurs en suspens est un manhua racontant les aventures d’une jeune Chinoise à Paris.

Paris de nos jours, quartier de Montmartre. Mudan, jeune Chinoise, vient tout juste de s’installer dans la capitale après un long périple depuis son foyer familial. A peine préparée pour la journée, elle croise une jeune femme au tient qui lui ressemble mais qui ne parle pas chinois. En effet, Sakura est Japonaise. Elle décide alors de continuer la conversation en français, ce qui lui semble bizarre car c’est l’une des premières fois où elle utilise cette nouvelle langue.

Elles deviennent amies, prennent le thé et attendent des heures que la porte bleue du voisin s’ouvre. Elles découvrent alors Adrien, le beau Français. Ensemble, tous les trois, ils vont arpenter les rues du quartier et aller au devant de ses habitants…

A l’instar du film Le fabuleux destins d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet, qui se déroule à Montmartre – des clins d’œil se glissent d’ailleurs de le manga – Fleurs en suspens possède ce charme fou d’un Paris qui serait suspendu dans le temps. Entre poésie et contemplation, le récit de Yao Wei happe le lecteur pour le faire voyager dans ce quartier typique de la capitale. Entre petits plaisirs simples de la vie – boire, rire, manger, discuter ou faire les vide-greniers – elle brosse le portrait d’un Paris parfois fantasmé.

Cette belle ballade emplie de bons sentiments et de tendresse est portée par un dessin léger et aérien à l’aquarelle. L’auteure de Mimi (Casterman, 2007) fait aussi le portrait de deux jeunes étrangères, en les mettant en opposition : Sakura, Japonaise libre, extravertie et de l’autre Mudan, Chinoise, réservée et introvertie. Le triangle amoureux – avec Adrien – laisse aussi planer un petit suspens agréable.

*Un dossier est accolé à l’album. Intitulé La vie à Paris : les conseils de Mademoiselle Tiu, il comporte un carte de la rue du Chevalier de la Barre, les situations embarrassantes que peuvent ressentir les étrangers, les vide-greniers, l’orgue de barbarie ou Le front de libération des nains de jardin.

  • Fleurs en suspens
  • Auteure : Yao Wei
  • Éditeur : Urban China
  • Prix : 15€
  • Parution : 17 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Une jeune Chinoise s’installe à Paris et, dans cette ville nouvelle, elle se retrouve confrontée à une culture qui lui est étrangère. Accompagnée de deux amis, l’un Français et l’autre Japonaise, elle va découvrir la ville lumière, la ville des arts et de l’amour, qui deviendra alors le décor paisible d’une réflexion sur les différences, sur la vie et la jeunesse. Yao Wei nous propose un roman graphique sensible, métissé et contemplatif, inspiré de sa propre expérience de son arrivée en France.

Zombie cherry, volume 1

Notre avis : Lycéenne un peu mollassonne, Miu va abuser d’une potion pour être en forme et devenir un zombie. Les éditions Akata proposent le premier volume de Zombie cherry, le shôjo de Shoko Conami.

Comme tous les matins, Miu est réveillée par Haru, elle a toujours autant de mal à se lever. Flemmarde et n’aimant pas trop les cours, la lycéenne absorbe de la Cherry soup, la potion de son ami pour être plus en forme. Si physiquement tout va beaucoup mieux, son psychisme semble atteint.

Passionnée par les forces occultes et les films d’horreur, elle passe son temps à lire des magazines sur ce thème. C’est ainsi qu’elle se retrouve à discuter de cela avec Tôno, le plus beau garçon du lycée qu’elle aime comme toutes les autres filles. Après avoir décliner l’invitation d’un lycéenne, il demande à Miu de l’accompagner au cinéma pour voir un film d’horreur. Le jour J, elle décide de boire de nouveau de la Cherry Soup pour se donner du courage. Mauvaise idée !

Prépublié au Japon depuis 2012 dans la magazine Gekkan Princess des éditions Akita Shoten, Zombie Cherry est un petit shôjo très intéressant et intelligent. Construite comme un romance par son auteure Shoko Conami, l’histoire glisse vers le comédie zombie horrifique dans la deuxième partie du manga. En effet, son héroïne Miu va devoir cacher sa transformation aux autres élèves, ce qui va apporter son lot de scènes cocasses très drôles. Naïve et maladroite, elle s’avérera un peu fofolle pour le plus grand bonheur des lecteurs.

Prévu en trois volumes, ce manga est porté par une partie graphique plutôt réussie. Joyeux, son trait permet à l’auteur de dévoiler beaucoup d’expressivité sur le visage de ses personnages.

  • Zombie cherry, volume 1
  • Auteure : Shoko Conami
  • Editeur : Akata
  • Prix : 6.95€
  • Parution : 23 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Miu est une lycéenne comme les autres, si ce n’est qu’elle adore tout ce qui est. horrifique ?! Rendue ramollo par trop de nuits blanches dédiées à sa passion, Miu voit dans la « Cherry Soup », boisson énergisante étrange préparée par son ami d’enfance, un bon moyen pour rester toujours en forme. Hélas, la jeune fille abuse de la potion et se retrouve zombifiée ! Miu devra alors déployer des trésors d’inventivité pour que personne (et surtout pas le beau Kei sur qui elle a des vues) ne découvre. qu’elle est déjà morte !!

Corentin, Les trois perles de Sa-Skya

Notre avis : Après un long sommeil, l’une des séries phares des éditions Le Lombard, Corentin, est de retour dans les bacs. Accompagné de Christophe Simon, Jean Van Hamme transforme le jeune adolescent blond en enquêteur après le vole des 3 perles de Sa-Skya.

Palais de Sompur en Inde. Accompagné de Moloch le tigre et Belzébuth le gorille, Corentin Feldoë vit depuis plusieurs années dans la demeure du Rajah. On ne peut plus fidèle à cet homme fort de la région, le jeune breton est invité dans son bureau en présence de Sa-Skya sa fille. Il lui confie l’un de ses plus précieux secrets, celui des trois perles qui lui permettent de régner en maître sur son royaume.

Au passage, il lui offre la main de sa fille. Corentin refuse et doit se retirer dans un temple dédié à Krishna après la colère du Rajah. De retour après quelques jours, la ville est en émoi. L’un des coffres qui contient une des perles a été volé. Désigné coupable, le jeune adolescent doit prouver son innocence et se transforme alors en enquêteur…

Pour célébrer les 70 ans de la série – parue dès le premier numéro du Journal de Tintin en septembre 1946 – les éditions Le Lombard ont décidé de confier ses rennes à Jean Van Hamme et Christophe Simon. Le scénariste des séries à succès Largo Winch et XIII avait rencontré Paul Cuvelier, le créateur de la saga en 1968. Ensemble, ils avaient imaginé Epoxy, puis l’auteur de Thorgal signera deux récits de Corentin Le prince des Sables et Le royaume des eaux noires. Les trois perles de Sa-Sky, une troisième histoire ne se concrétisera pas et Jean Van Hamme la déclinera seulement en nouvelle pour un Spécial-Tintin dédié à Cuvelier.

C’est donc cette histoire que le scénariste a décidé de ressortir de ses tiroirs, faisant appel à Christophe Simon. Sentant bon la bande dessinée des années 50/60 et la nostalgie, Les trois perles de Sa-Skya ravira les amateurs de la série (moins les plus jeunes) tant les ingrédients qui en ont fait son succès sont au rendez-vous. Très classique dans sa narration, sa construction, sa thématique  – un vol et la mis en cause de Corentin qui devra se dédouaner – et sa partie graphique, l’album est efficace. Belle aventure historique dans une Inde fantasmée, les dialogues sont minutieusement écrits et très soignés.

Après quelques albums de l’univers de Jacques Martin (Alix, Lefranc, Loïs ou encore Orion) où il sera assistant puis seul dessinateur, Christophe Simon réalise l’exploit de reprendre Corentin ! Très traditionnel dans le traitement des planches, sans dénaturer les personnages et l’esprit de Cuvelier, il confie d’ailleurs qu’il a toujours été fan de bande dessiné, que son grand-père lui offrit le deuxième tome de la série et qu’il devint ainsi un grand admirateur de l’œuvre de Cuvelier. Ayant toujours eu une prédilection pour l’académisme, il se glisse admirablement dans les pas du créateur. Plus fouillé que le dessin de Jacques Martin – trop ligne-claire – il déploie son talent dans les décors et les costumes très riche de cet album. C’en est d’ailleurs surprenant !

  • Corentin, Les trois perles de Sa-Skya
  • Scénariste : Jean Van Hamme
  • Auteur : Christophe Simon
  • Editeur : Le Lombard
  • Prix : 14.99€
  • Parution : 17 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Accusé à tort du vol de trois perles d’une valeur inestimable, Corentin est menacé de bannissement par le Maharadjah de Sompur. Il ne pourra compter que sur l’aide de ses derniers amis – Kim, Moloch et Belzebuth – pour sauver son honneur et démasquer le vrai coupable.

Harry Potter : lieux et personnages magiques

Notre avis : Après Manuel du stromtrooper, les éditions Hachette Heroes publient Harry Potter : lieux & personnages magiques, un livre de coloriage pour les fans de la saga.

Publié pour la première fois aux Etats-Unis chez Insight Editions sous le titre Harry Potter : magical places & characters coloring book, ce recueil est composé de 80 coloriages signé Jenelle Wagner.

Parmi ces illustrations pleine page issues des films, les amateurs de la saga de JK Rowling pourront mettre à profit leurs talents de coloriste sur notamment les lieux suivants : Harry & Hagrid sur le chemin de traverse, Poudlard, sa salle à manger, le bureau de Dumbledore, des salles de classe, les serres, la bibliothèque, le Quidditch, Pré au lard, le magasin de farce et attrapes des Weasley ou encore le laboratoire de Rogue. Pour les personnages notamment des portraits de Dolores Ombrage, Harry, Hermione ou Rogue.

A noter un dossier à la fin de l’album regroupe 15 pages de photographiques des scènes cultes des films de Harry Potter qui ont servi de base aux coloriages.

  • Harry Potter : lieux et personnages magiques
  • Illustratrice : Jenelle Wagner
  • Editeur : Hachette Heroes
  • Prix : 14.95€
  • Parution : 1er avril 2016

Résumé de l’éditeur : Plongez dans l’univers fascinant d’Harry Potter. Revisitez tous les lieux de la saga en leur donnant vie avec des feutres ou des crayons de couleur : Poudlard, Pré-au-Lard, le ministère de la magie, le Chemin de Traverse…

Mignardises

Notre avis : Après Les onze mille vierges, les éditions Glénat poursuivent l’édition de l’œuvre sulfureuse et humoristique de Ralf König, Mignardises.

L’album est un recueil composé de 8 histoires de l’auteur allemand, parmi elles :

  • Mignardises. Dieu demande de nouveau à Abraham un sacrifice. Mais cette fois-ci pas de brebis mais le fils même du prophète. Sa femme s’y oppose…
  • David et Goliath. Le frêle David aime à se balader tout nu. Son corps ne fait qu’un tour lorsqu’il voit le colosse Goliath, figure bear et hipster…
  • Le boulet de l’évolution. A l’époque de la préhistoire, un homme veut offrir à une femme, son biface, une de ses inventions. Mais en contrepartie, elle veut faire l’amour avec elle…

Si les premières histoires que l’on trouve dans la première partie de l’album sont des fictions délirantes, souvent fondées sur le sexe et amusantes, la seconde partie le lecteur retrouve des aventures inédites de Conrad et Paul, les héros préférés de Ralf König. Comme à son habitude, il le met en scène dans leur vie quotidienne, le tout avec beaucoup d’humour.

Mignardises : un recueil pour les amateurs de l’univers déjanté de Ralf König !

  • Mignardises
  • Auteur : Ralf König
  • Editeur : Glénat
  • Prix : 13.90€
  • Parution : 22 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Selon la légende, chez nos ancêtres les animaux, manger de la viande était une véritable innovation. Un peu plus tard, Abraham offrit même à Dieu une soupe de concombre, si bien que Conrad et Paul devinrent végétariens ! À côté de ces plaisirs culinaires, découvrez aussi des nouveautés de Shakespeare, le souvenir des premiers magnétoscopes ainsi que des éclaircissements sur la décision de l’UE de mettre fin à nos bonnes vieilles ampoules électriques… bref, vous l’aurez compris, encore un recueil délicieusement délirant, pas vraiment conforme à la Bible, mais bien en phase avec l’esprit König !

Le journal d’Aurore, tome 1

Notre avis : Edité par L’école des loisirs entre 2006 et 2009, Le journal d’Aurore était signé Marie Desplechin. A travers les trois volumes de cette série jeunesse, l’auteure racontait le quotidien d’une adolescente – entre parents, amies et amours – et dix années plus tard, Agnès Maupré s’empare de cette œuvre pour en proposer une belle version dessinée aux éditions Rue de Sèvres.

Vivant dans une famille plutôt normale – des parents et deux sœurs – Aurore navigue dans l’adolescence, cette période si délicate de l’existence des hommes et des femmes. Entre Jessica, l’aînée qui veut se faire percer la langue et Sophie, la benjamine, tête à claque mais tête bien faite, pas évident d’exister quand on est la deuxième de la fratrie de trois sœurs.

Mais Aurore peut compter sur Lola, sa meilleure amie qui vit avec un vieux père divorcé très cool. Les garçons, l’homosexualité féminine , les fringues, les cours à n’en plus finir et le beau Marceau… Tout n’est pas un long fleuve tranquille dans la vie de la belle adolescente…

Composé comme un journal intime, Le journal d’Aurore a connu un succès dans sa première forme – les trois romans de Marie Desplechin – et risque de connaître le même engouement avec la version dessinée, auprès de jeunes filles. Ici c’est Marie Desplechin qui signe elle-même l’adaptation du scénario. A noter que le phénomène sera aussi visible sur les grands écrans en octobre 2016 sous la houlette de la réalisatrice Emilie Deleuze.

Grâce à Agnès Maupré, la vie d’Aurore est magnifiée. Il faut souligner que l’auteure nous avait énormément charmé et enthousiasmé par son Milady de Winter – la scénariste est tombée sous le charme de cet album et a alors décidé de confier le dessin du Journal d’Aurore à Maupré – et surtout Le chevalier d’Eon (les deux chez Ankama) et qu’elle continue avec cet album. Son trait léger et aérien, très proche de celui de Joan Sfar, pour lequel elle a travaillé sur la version animée du Chat du Rabbin, rend admirablement l’ambiance joyeuse et folle de l’existence d’Aurore. Ajouté à cela, des couleurs à l’aquarelle magnifiques et cela donne un album réussit graphiquement.

  • Le Journal d’Aurore, tome 1 : Jamais contente… toujours fâchée !
  • Scénariste : Marie Desplechin
  • Dessinatrice : Agnès Maupré
  • Editeur : Rue de Sèvres
  • Prix : 15€
  • Parution : 08 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Aurore a deux soeurs qui la détestent, les parents les plus insignifiants possible, une aversion avérée pour toute forme d’effort scolaire, pas de passion identifiée… autant dire, dans l’ensemble, une vie moins passionnante que celle du rat taupe des plateaux d’Abyssinie. Heureusement, dans ce tableau sombre d’une vie d’ado de 3e, il y a Lola, son amie qui habite en face et la comprend, elle. Enfin, ça dépend des jours. Et puis le nouveau demi-frère de Lola, Marceau, élément perturbateur notoire. La vie n’est décidément pas un long fleuve tranquille à 14 ans et vaut bien les pages d’un journal.BD Tout Public.

Les Super Sisters, tome 2 : Super Sisters contre Super Clones

Notre avis : Super Sisters contre Super Clones est le deuxième volume des Supers Sisters, une déclinaison de la série Les Sisters de Christophe Cazenove et William aux éditions Bamboo.

Super Wendy et sa sœur Super Marine sont deux super-héroïnes qui habitent dans la Galaxie Nickolcrem. Mais la plus petite est énervée, elle doit aller à l’école alors que l’aînée a de la chance, ses professeurs sont absents. Après l’avoir déposée dans la cour, Wendy se rend sur la planète-boutique pour quelques achats…

Débutée avec Un air de famille en 2008, la série Les sisters est un véritable succès éditorial : 1 700 000 exemplaires vendus depuis le premier tome, 7 romans déclinés des histoires originelles et des traductions aux Pays-Bas, en Espagne, En Indonésie, en Allemagne, en Turquie, en Grèce et en Norvège. Et maintenant un spin-off Les Super Sisters qui met en scène les deux sœurs chipies et qui ne s’entendent guère dans le futur. Possédant de grands pouvoirs, elles essaient de rendre la justice et d’aider les plus faibles.

Alors que pour chaque album de la série principale, les albums sont des compilations de gags en une planche, plutôt réussis – ce qui est rare dans ce genre de publication pour enfant – ce deuxième opus est une histoire longue. Le récit de Christophe Cazenove est simple, engageant, agréable et très rythmé. Les planches de William contribuent à cette belle réussite grâce à un trait efficace, d’une grande lisibilité et d’une belle rondeur.

  • Les Super Sisters, tome 2 : Super Sisters contre Super Clones
  • Scénariste : Christophe Cazenove
  • Dessinateur : William
  • Editeur : Bamboo
  • Prix : 10.60€
  • Parution : 1er juin 2016

Résumé de l’éditeur : Une Super Sister, ça ne fait pas que sauver le monde, ça va aussi à l’école ! Mais comment apprendre ses leçons lorsqu’un camarade de classe se transforme en monstre destructeur ? Toujours prêtes à résoudre les problèmes – et sans tricher, en plus – Super Wendy et Super Marine se lancent à la recherche du Super Vilain qui se cache derrière tout ça. Les indices les conduisent directement sur la piste de leur vieille ennemie, la génie du crime Shal Kashmir. Cette dernière a trouvé le moyen de cloner nos héroïnes afin de se débarrasser d’elles. En effet, qui dans l’univers pourrait être capable de battre les Super Sisters tout en se disputant autant qu’elles sinon leurs propres clones ?

Le facteur de l’espace

Notre avis : Bob est un gentil facteur comme on n’en fait plus. Intentionné, rigoureux, agréable, il n’aime pas les changements. Pourtant aujourd’hui, son chef lui impose une nouvelle tournée. Guillaume Perreault nous invite à le suivre dans ses péripéties dans Le facteur de l’espace, un album La pastèque.

Dans le futur. Les gens n’habitent plus sur Terre mais sur des petites planètes. Les facteurs se sont donc adaptés et font leur tournée à bord de vaisseaux spatiaux. C’est le cas de Bob. Après avoir quitté son petit appartement, il arrive au centre de tri pour récupérer ses paquets. Mais son chef – une pieuvre peu amène – lui intime l’ordre de faire une autre tournée. Étonnant, lui qui connait par cœur les routes, les obstacles et les habitants de sa tournée. Mais cette nouvelle mission va s’avérer très surprenante…

Belle aventure spatiale, l’histoire proposée par Guillaume Perreault va ravir toute la famille. Pas d’explosions ou de combats dans ce récit mais une histoire poétique, chaleureuse et tout en sensibilité. A la manière du Petit Prince de Saint-Exupéry – que l’on découvre d’ailleurs à la fin de l’album – Bob découvre des planètes différentes lors de sa tournée. Habitées par de drôles de créatures, elles sont pourtant des obstacles et des tracasseries pour le gentil petit bonhomme.

Avec un petit humour et beaucoup de charme, l’album est émaillé de personnages surprenants porté par un scénario simple mais efficace et une belle partie graphique moderne de la part de l’auteur dont c’est le premier album de bande dessinée aux éditions La Pastèque. Après des études de design graphique, le Québécois commence sa carrière dans l’illustration jeunesse et publiera Cumulus en 2014 aux éditions Mécanique Générale.

  • Le facteur de l’espace
  • Auteur : Guillaume Perreault
  • Editeur : La Pastèque
  • Prix : 18€
  • Parution : 16 juin 2016

Résumé de l’éditeur : Bob aime bien sa petite routine et adore son travail: pour lui, la poste, c’est très important! À bord de son vaisseau, il distribue des lettres et des colis à un tas de gens, partout dans la galaxie. Du moins, la partie de la galaxie qu’il connait. Par contre, ce matin, il y a un pépin au bureau de poste.

Au bonheur des fans

Notre avis : Après Gazoline – l’intégrale et avant Zonard des étoiles, les éditions Les requins marteaux proposent Au bonheur des fans, un très beau recueil de 25 histoires courtes signées Jano. Publiées entre 1983 et 2002 dans divers magazines (Métal Hurlant, Picsou…), quelques unes d’entre elles sont même inédites en album. Au bonheur des fans fut publié la première fois par les éditions Automne 67 en avril 2007. Pour l’occasion, une jaquette inédite a été créée par Jano et Cizo.

Parmi ces 25 récits, il y a notamment :

  • Planète rouge. Les deux premiers chapitres de cette histoire dont Comixtrip vous a parlé.
  • Secoue tes puces (1983). La copine de Kebra n’en peut plus de vivre dans un taudis. Agacée, elle réussit à convaincre son amoureux de vendre ses babioles aux Puces…
  • La vie secrète de Benoît Bonchien (scénario JL Fromental, histoire parue dans Félix et le bus). Benoît prend le bus, s’assoupit et se retrouve au milieu de la jungle…
  • Spatiopostale (1991, La Poste). Fuinella décide de raconter ses aventures dans l’espace à ses trois filles. Elle devait acheminer le courrier aux habitants de l’espace…
  • Nomade (1996, Unesco). Jano raconte la vie de nomades dans le désert et leur évolution rapide à partir du moment où les touristes se sont pointés…
  • Les aventures estivales de Linda Panzer (1996, L’écho des Savanes). Belle jeune femme, Linda décide d’aller bronzer sur la plage. Topless, elle attise les convoitises et les hommes se battent pour la conquérir…
  • La forêt des nounours (2002, Picsou). 3 gags en une planche mettant en scène un ours et ses trois oursons, ainsi que Pimprenelle…

Ces histoires ont été publiées dans les années 80/90, celles des gentils loubards, des motos de Margerin, des Restos du Coeur de Coluche, des années Mitterrand, celles des banlieues joyeuses. Si quelques-unes ont pris un peu de plomb dans l’aile, notamment l’argot de l’époque, celles qui mettent en scène la science-fiction (Gazoline, Spatiopostale, Les maîtres des temps pourris), l’Afrique (Nomade, Sur la route, Gri gri guerilla) et celles plus fantastiques et onirique (Benoît Bonchien) sont encore très modernes et agréables à lire. Le dessin virevoltant de Jano, qui bouillonne et grouille lui permet de tout raconter et de parler de toutes les thématiques.

Au bonheur des fans, comme l’indique son nom est idéal pour les amateurs de l’œuvre de Jano, l’excellent dessinateur de Fours roses (avec Baru, Futuropolis).

  • Au bonheur des fans
  • Auteur : Jano
  • Editeur : Les requins marteaux
  • Prix : 15€
  • Parution : 13 juin 2016

Résumé de l’éditeur : 

Nils, tome 1 : Les élémentaires

Notre avis : La nature semble en panne. Nils et son père Ruben décident de partir à la recherche de solutions dans Les élémentaires, le premier volume de la nouvelle saga Soleil, Nils, signée Jérôme Hamon et Antoine Carrion.

Dans le Nord de l’Europe, très au Nord, une petite tribu survit aux difficiles conditions climatiques. Depuis des décennies, elle a trouvé des stratégies pour les surmonter. Mais voilà, alors que l’hiver est à son zénith, la nature semble comme arrêtée : les plantes ne poussent plus et les animaux ont déserté. Ruben, le botaniste explique même que les germes ne prennent plus depuis maintenant deux lunes. De plus, les brebis ne mettent plus bas et Méjane n’arrive pas à tomber enceinte. Le moment est grave. Il explique aux autres membres que ce ne sont pas les plantes qui sont en cause mais bien la terre elle-même qui est malade.

Accompagné de Nils son fils, Ruben décident de partir vers l’Est pour tenter de trouver des solutions à ce mystérieux problème. Pour le convaincre de le suivre, le père fait lui fait croire qu’ils partent chercher un faucon qu’il pourra apprivoiser. La première nuit, ils croisent une femme et ses deux enfants et leur proposent de partager leur repas. Mais elle décline car elle veut se trouver le plus loin possible des hommes du Royaume de Cyan, qui détruisent tout sur leur passage…

Jérôme Hamon propose un très bon récit fantastique avec Nils. Pour ce premier tome qui permet au scénariste de mettre en place son histoire, emprunte d’écologie, d’environnement et donc des problèmes qui y sont liés : les plantes qui ne poussent plus ou les animaux qui sont déboussolés. Pour pimenter Nils, il y intègre une tribu barbare qui fait le mal autour d’elle. En effet, d’un côté les membres de la tribu de Ruben, classique voire archaïque et qui repose sur l’agriculture raisonnée et de l’autre, les Cyan, une tribu développée et technologiquement avancée, où les robots sont préparés à la guerre. Une sorte de remake du pot de fer contre le pot de terre. Ce côté survivaliste commence tout juste à prendre forme dans ce premier volume.

Les grands espaces sombres et hivernaux lui permettent aussi de délivrer une histoire quasi en huis-clos et c’est un tour de force énorme. Au milieu de cette hostilité, le scénariste de Yokozuna (avec Marc Van Straccele, Kana) met en scène Ruben et Nils muent par les Dieux et leur sens de la nature. Entre le père, scientifique et le fils, enjoué et qui ne connait pas le monde qui l’entoure, le lecteur se plait à les suivre dans leur quête fantastique.

Le gros point fort de l’album réside dans les merveilleuses planches de Antoine Carrion. Le dessinateur du remarquable Temudjin (avec Antoine Ozanam, Daniel Maghen) mais aussi L’ombre blanche (avec le même scénariste, Soleil) enchante le lecteur par des pages dans la veine de Hayao Miyazaki et de sublimes couleurs. Un régal pour les yeux !

  • Nils, tome 1 : Les élémentaires
  • Scénariste : Jérôme Hamon
  • Dessinateur : Antoine Carrion
  • Editeur : Soleil, collection Métamorphose
  • Prix : 14.95€
  • Parution : 25 mai 2016

Résumé de l’éditeur : Nils est une scintillante saga écologique à mi-chemin entre la mythologie nordique et les oeuvres de Miyazaki. Selon de vieilles légendes, il existerait un monde au-delà de la matière. Un monde constitué d’êtres lumineux, sans lesquels cette matière resterait inerte. Ainsi, quand les territoires du Nord, jadis fertiles et florissants, se muent en terres arides où plus rien ne pousse, ces légendes ressurgissent et les regards se tournent vers les dieux anciens… Jeune garçon dans la fleur de l’âge, Nils, accompagné de son père, tente d’élucider ce mystère. Il rencontre ainsi ces êtres lumineux, les âmes de la nature qui le guident jusqu’à un royaume voisin à la technologie avancée… Une quête qui bouleversera son existence. Mémoire, souvenir, équilibre entre le monde des vivants et des morts, une histoire qui immerge et intrigue à travers des questions métaphysiques et existentielles où l’on suit l’épanouissement d’un jeune homme..