De lignes en ligne

Notre avis : Que font les dessinateurs lorsqu’ils prennent le métro? Ils dessinent bien sûr. Partant de ce constat et de leur propre expérience, deux Parisiens, Nicolas Barberon et Annaïg Placard, ont créé en 2009 le site internet De lignes en ligne où ils réunissent des dessins sur ce thème d’artistes du monde entier, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Au total 150 « croqueurs », pour certains de renom, illustrateurs, auteurs de bande dessinée ou de fils d’animation, enseignants en arts graphiques, étudiants en école d’art ou non-professionnels se sont prêtés au jeu.

Les éditions Eyrolles viennent de publier un très bel ouvrage compilant les plus beaux de ces dessins. Au total, 75 artistes ont été retenus tandis qu’un millier de dessins des métros de Paris, Lille, Lyon, New York, Santiago du Chili, Tokyo, Rome et Barcelone sont présentés dans ce livre où tout le monde y trouvera ce qu’il recherche. Que se soit à travers commentaires techniques et artistiques, des portraits d’artistes, anecdotes ou conseils, De Lignes en ligne est bien plus qu’un simple livre, il constitue le témoignage d’une époque.

  • De lignes en ligne
  • Auteurs: collectif
  • Editeur : Eyrolles
  • Prix : 32€
  • Parution : 15 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Le métro, le tube, le subway, est entré dans nos moeurs, dans nos vues, dans nos imaginaires. Il incarne nos habitudes aliénantes de citadins. Dans ses tunnels sombres et bruyants s’entrechoquent une humanité sans fard et une mécanique implacable. Les dessinateurs, amateurs et professionnels, sortent carnet et crayons dans le métro pour tuer le temps, pour se faire la main, ou tout simplement par plaisir. Leurs outils de croquis deviennent aussi indispensables que leur titre de transport… Ce beau livre présente un échantillon remarquable du travail de 75 de ces « croqueurs » français et étrangers contribuant au site Internet De Lignes en Ligne, créé en 2009. Il est illustré par plus de 1 000 dessins réalisés sur toutes les lignes de Paris, métro et RER, mais aussi de Lille, Lyon, New York, Santiago du Chili, Tokyo, Rome et Barcelone… Véritable référence pour les amoureux du dessin, il recèle conseils, anecdotes, commentaires techniques et artistiques à travers les pages consacrées aux dessinateurs ainsi qu’à des rubriques thématiques sur des sujets récurrents : l’architecture et le mobilier du métro, les musiciens, les animaux, l’art du portrait et les sujets tabous. Une fois l’ouvrage refermé, vous n’aurez plus qu’une envie : prendre votre ticket pour croquer à votre tour cette galerie de portraits souterraine dans ce monde étrange et fascinant !

Cyanide & Happiness

Notre avis : Véritable phénomène outre-Atlantique, Cyanide & Happiness connait sa première publication en France. Cet album est un recueil de strips sur quelques cases, qui est la version papier de ces gags publiés sur un blog, créé en 2005 par Kris Wilson, Rob DenBleyker, Matt Melvin et Dave McElatrick. Actuellement la page Facebook compte 10 millions de fans, 152 000 followers sur Twitter et 859 000 abonnés Instagram ! Pour compléter cette véritable succes-story, les auteurs ont imaginé une chaîne Youtube avec des cartoons animés (4 millions d’abonnés et 600  millions de vues).

La singularité de cet album est qu’il n’y a pas de personnages ni de héros récurrents. Sans décor, les mini-récits misent avant tout sur le dialogue entre les personnages. L’humour noir et la satyre sont donc de mise au fil des pages. Sans concession, sans limite, irrévérencieux et pervers, il n’est pas à mettre entre toutes les mains. Néanmoins, nous restons dubitatifs sur l’effet escompté à savoir faire rire le lecteur. Le but n’étant atteint que très très rarement. Est-ce le décalage entre le web et le papier ? Entre l’humour américain et celui des Français ? Pourtant de nombreux albums traduits dans notre langue ont réussi la transition. Bizarre ! C’est raté !

  • Cyanide & Happiness, volume 1 : Tu le vois mon doigt
  • Auteurs : Kris, Rob, Matt et Dave
  • Editeur: Hugo Desinge
  • Prix: 14.95€
  • Parution: 05 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : « Attention, ce livre est illicite, insensible, pervers, sombre, dépravé, répréhensible, enfin bref, profondément mauvais. Il est conseillé aux âmes sensibles de reposer ce livre sur la commode et de se diriger vers la section « épanouissement personnel » ».

Jhen #15

Notre avis : Depuis le précédent ouvrage, les aventures de Jhen ont été confiées à un trio d’auteurs Jean-Luc Cornette et Jerry Frissen (scénario) et Paul Teng (dessins) et donc succédé à Hugues Payen et Jean Pleyers. Et l’on peut dire que Draculea, le 14e volume était très réussi. Pour ce quinzième volume, Les portes de fer, les auteurs mettent en scène Jhen et Venceslas, son ami, sur les routes de Transylvanie. Alors que le colosse a décidé d’aller visiter son ancien camarade Andris, nouvellement appelé Frère Lucas au Monastère de Sainte-Croix,  Jhen se rend à Sibiu.

La cité fortifiée est menacée par des akindjis (janissaires ottomans), qui se ruent dans les villages des alentours pour les piller, s’en prennent aussi aux moines, volent la croix incrustée d’or et enlèvent Venceslas. Jhen décide de partir à la rescousse de son ami.

Si le scénario est intéressant, plutôt accrocheur et plait à la lecture (parfois des facilités dans certains dialogues), la partie graphique très (trop ?) classique, plaira forcément aux plus anciens lecteurs, ceux amateurs de Jacques Martin. Il fait le travail, ses glisses dans les pas de l’illustre créateur de la série mais les personnages semblent un peu trop figés.

Jhen : une reprise (depuis deux volumes) réussie, épique et agréable à la lecture.

  • Jhen, tome 15 : Les portes de fer
  • Scénaristes : Jerry Frissen et Jean-Luc Cornette, d’après Jacques Martin
  • Dessinateur : Paul Teng
  • Editeur: Casterman
  • Prix: 11.50€
  • Parution: 04 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Hiver 1442, Jhen et Venceslas traversent la Transylvanie pour se rendre en France. En route, Venceslas se sépare de Jhen pour rendre visite à une vieille connaissance dans un monastère tandis que Jhen l’attend au château de Sibiu. Malheureusement, la région subit des échaffourées de l’armée ottomane et Jhen se retrouvera coincé à l’intérieur des Murs de Sibiu ou le châtelain se cache par couardise…

Another #3

Notre avis : Publié pour la première fois au Japon en 2011 dans la revue Young Ace des éditions Kodakawa Shoten, Another est un excellent seinen. Ce thriller de Hiro Kiyohara met en scène Misaki, collégien populaire, qui meurt brutalement dans un accident. Choqués, ses camarades décident de faire comme s’il était en vie. Vingt-six ans plus tard, Kôichi est transféré dans la même classe. Rapidement, il perçoit une atmosphère sinistre entre les autres élèves et s’interroge sur une jeune fille prénommée Misaki.

Dans le troisième volume, les cadavres d’élèves de la 3e3 continuent à s’amonceler. Le mangaka renouvelle sa belle partie narrative grâce à une excellente maîtrise du suspens. Le parallèle entre l’époque actuelle et les années 80 est habile, passant de l’un à l’autre sans difficulté.

 

  • Another, volume 3
  • Auteur : Hiro Kiyohara, d’après Yukito Ayatsuji
  • Editeur: Pika
  • Prix: 7.20€
  • Parution: 30 septembre 2015

Résumé de l’éditeur : La malédiction de la 3e 3 fait rage ! Les morts horribles se succèdent parmi les élèves et leurs proches. Le subterfuge qui consistait à ignorer un membre de la classe ne semble pas fonctionner à cause de l’arrivée de Kôichi… Pour rétablir l’équilibre, il devient lui aussi un « disparu », tout comme Mei Misaki. Malheureusement, le bain de sang ne semble pas vouloir s’arrêter… Qui sera le prochain ?

Trees # 1

Notre avis : Warren Ellis est de retour et c’est une bonne nouvelle ! Avec son complice Jason Howard, il propose un bon récit de science-fiction mettant en scène des cylindres mystérieux, qui se sont implantés sur toute la Terre, il y a 10 ans, sans que personne ne sache pourquoi. Ces végétaux immenses ont ensuite continué leur développement, leurs racines s’implantant même dans le béton. Les habitants s’y sont habitués allant même jusqu’à construire des maisons dans leurs branches.

Le talentueux scénariste articule son récit autour de plusieurs personnages aux quatre coins du monde. Sans se connaître et sans relations particulières, ils vont se retrouver imbriqués dans ce grand puzzle, plutôt bien écrit. L’impression générale de ce premier volume de Trees est un sensation de rien, qu’il ne se passe pas grand chose, que la vie continue comme un long fleuve tranquille. Va-t-on découvrir enfin pourquoi ces arbres se sont échoués sur Terre ?

La partie graphique de Jason Howard est très réussie. Le dessinateur, qui a déjà travaillé avec Ellis (Scatterlands, Project superpowers : Blackcross), propose un trait moderne et anguleux qui lui permet de livrer de très belles planches.

  • Trees, tome 1 : En pleine ombre
  • Scénariste : Warren Ellis
  • Dessinateur : Jason Howard
  • Editeur: Urban Comics
  • Prix: 10€
  • Parution: 16 octobre 2015

Résumé de l’éditeur :  Cela fait maintenant dix ans qu’ils ont atterri. Ils sont présents sur toute la surface du globe. Depuis, rien. Aucun contact. Ils se tiennent là, profondément enracinés tels des arbres d’une espèce extra-terrestre. Dix ans qu’ils maintiennent cette pression silencieuse sur notre monde, sur notre activité, indifférents à notre présence. Cela fait dix ans que nous avons découvert la présence d’une autre forme de vie dans l’univers, mais cette forme de vie n’a jamais reconnu notre existence en tant qu’espèce intelligente, voire vivante…

La princesse vagabonde #3

Notre avis :  Premier titre proposé par la nouvelle entité éditoriale Urban China, La princesse vagabonde (avec Little Yu) poursuit son agréable chemin grâce à une histoire concoctée par Xia Da. Pour ce troisième volume du manhua, l’auteure chinoise amène Li Changge dans un piège classique tendu par Sun, général des Turcs occidentaux. Alors qu’elle avait réussi à les éloigner de la cité impériale tenue par Li Shimin grâce à un sens inné de la stratégie militaire, elle est faite prisonnière par les chefs des Turcs, lui demandant de se mettre à son service, la jeune fille accepte de force. Dans le camp, elle rencontre Mimi Guli, une ouïgoure prisonnière. Cette dernière la soigne, ne découvrant que par la suite que Changge n’est pas un homme.

Quête d’identité, combats et stratégie sont les éléments fondateurs de ce manhua. Plutôt maîtrisée la narration de Xia Da a pour toile de fond la Chine du VIIe siècle, avec ses guerres de clans  mais aussi les conflits inter-ethniques. Les planches de la mangaka sont d’une belle richesse graphique.

  • La princesse vagabonde, volume 3
  • Auteure : Xia Da
  • Editeur: Urban China
  • Prix: 12€
  • Parution: 09 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : La dynastie Tang a tenu bon face à la percée des Turcs, mais la province de Shuo demeure entre les mains du redoutable Ashina. Pour sortir de cette situation critique et éviter un massacre, la princesse Yongning n’a qu’un seul choix : sacrifier sa liberté. Passant de fugitive à prisonnière, elle aura besoin de toute sa ruse pour rester en vie.

Woody Guthrie

Notre avis : Passés maîtres des biographies de musiciens, Franz Duchazeau (BlackFace Banjo ou Le rêve de Meteor Slim, chez Sarbacane) ou encore Michel Pirus et Jean-Michel Dupont (Love in vain, Glénat), il est délicat de faire mieux dans le monde de la bande dessinée. Pourtant, Nick Hayes réussit son pari de conter le destin original de Woody Guthrie, auteur-compositeur-interprète américain des années 30. Pour décliner sa vie, l’auteur propose un imposant roman graphique de 272 pages; de son adolescence dans une famille très pauvre passée à Dust Bowl jusqu’à son arrivée à New-York. Le lecteur suit son long périple vers la gloire mais l’album ne met en scène que le jeune homme avant cette période faste; l’homme avant la star dans les années 60.

Ce parcours chaotique et sinueux est plutôt bien écrit, parfois avec quelques longueurs qui peuvent perdre le lecteur. La très belle partie graphique en bichromie noire et marron est elle extrêmement aboutie. Le format à l’italienne se prête idéalement aux cases en longueur et en panorama de Nick Yates.

  • Woody Guthrie et les Dust Bowl Ballads
  • Auteur : Nick Hayes
  • Editeur: Marabout, collection Marabulles
  • Prix: 25€
  • Parution: 10 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Icône du mouvement folk des années 1960, Woody Guthrie est né en 1912 en Oklahoma. C’est une figure emblématique de la musique populaire américaine. Après une enfance marquée par d’innombrables tragédies, Woody doit, dès l’adolescence, vivre de ses talents de musicien, en jouant dans la rue. Chassé par la misère, il s’installe en Californie au début des années 30 où il acquiert son statut de chanteur contestataire en s’opposant aux milices des entreprises fruitières de l’État.
Sa réputation d’agitateur lui vaut nombre de démêlés avec la police et la justice. Dans cet esprit, il compose une ballade en l’honneur de Tom Joad, le héros des raisins de la colère de John Steinbeck dont il partage les combats. Dust Bowl Ballads, enregistré à New York en 1940 est son plus célèbre album. A cette époque, il emménage à New York où il s’impose comme le plus fameux « Protest Singer »de Greenwich Village.
Il décède le 3 octobre 1967, vaincu par la maladie de Huntington. Son folklore protestataire a exercé une influence majeure sur des artistes comme Bob Dylan, Joan Baez ou Bruce Springsteen.
Ce magnifique album est une biographie romancée de la vie de Woody Guthrie, un homme engagé, un poète, mais surtout le plus grand songwriter de tous les temps.

L’ombre de Shanghai #3

Notre avis : Prévue en 6 volumes, la série L’ombre de Shanghai est au mitan de son parcours. Intitulée Un allié redoutable, l’histoire de ce manhua imaginée par Williams Crépin et Patrick Marty, continue de suivre les pas de Lila et la famille française Cartier à Shanghai au 19e siècle. Alors que la grande cité chinoise se développe, elle est administrée par l’Etat français qui en possède la concession.

Pour ce troisième volet, les deux scénaristes proposent un récit dans la continuité du précédent ouvrage et notamment la mystérieux Ombre, justicière des temps modernes. Si les habitants ignorant tout de son identité, le lecteur sait que c’est Lila qui se transforme en cette femme adepte des arts martiaux. Le seul souci est que la frêle chinoise ne peut contrôler ce changement de personnalité. D’ailleurs lors d’une de ses sorties nocturnes, Ombre est blessé par police et est recueillie par son grand-père Feng qui la soigne et lui révèle le terrible de la mort de ses parents.

Alors que Patrick Marty a déjà livré de fabuleux scénarios à travers Le juge Bao (avec Chongrui Nie) ou La balade de Yaya (avec Omond, Girard et Zhao), l’histoire qu’il propose avec Williams Crépin  est moins accrocheuse. Partie sur d’excellentes bases lors du premier volet, l’intrigue depuis la précédente publication plait moins. Même l’apport du fantastique (transformation) ne permet pas de capter l’attention du lecteur.

Reste la belle partie graphique proposée par Li Lu qui livre des planches très rythmées composées de grandes cases (3 à 6 vignettes) qui lui permettent de restituer aux mieux les émotions des personnages.

  • L’ombre de Shanghai, volume 3/6 : Une alliée redoutable
  • Scénaristes : Patrick Marty et Williams Crépin
  • Dessinatrice : Li Lu
  • Editeur: Fei
  • Prix: 12.90€
  • Parution: 09 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Gaspard se remet miraculeusement de ses blessures quand l’ombre se manifeste à nouveau dans la maison des Cartier. Elle échappe in extremis aux hommes du commissaire Leclaire qui jure d’avoir sa peau. Celle que tout Shanghai qualifie désormais de « monstre », envahit la vie de Lila qui ne parvient à la maîtriser qu’au prix d’immenses efforts et de gros dégâts. Feng, qui révèle enfin à sa fille adoptive ses origines, en est la première victime.Y survivra-t-il ?

Les p’tits diables #20

Notre avis : Porte-drapeau des Clubs Mickey sur les plages, héros de la série télévisée diffusée par M6 et Canal+ Family, Les p’tits diables tracent leur chemin dans le petit monde de la bande dessinée jeunesse (l’un des plus gros succès dans ce genre).

L’univers imaginé par Dutto plait beaucoup aux jeunes lecteurs. Il faut souligner que les chamailleries et autres inimitiés entre frère et sœur parlent à de nombreux  enfants. Entre coups bas, farces, mensonges et vocabulaire fleuri, Nina et Tom se font les pires vacheries.

Fonctionnant sur un schéma narratif du gag en une planche, l’album est plutôt réussi. Les scènes avec la neige, la vaisselle, avec Grippy leur chat, mais aussi avec leur ami Kafard (qui envoie une lettre enflammée à Nina) ou encore Maëlle (l’amoureuse de Tom) atteignent plutôt leur but.

  • Les p’tits diables, tome 20 : L’abominable sœur des neiges !
  • Auteur : Dutto
  • Editeur: Soleil, collection Jeunesse
  • Parution: 04 novembre 2015
  • Prix: 10.50€

Résumé de l’éditeur : Nina, la célébrissime pire des pires soeur et son non moins fameux frère Tom sont de retour pour un album tout en quiétude, paix et amour. Vous ne me croyez pas ???! Bon, vous avez raison, planquez vos vases, vos livres, vos meubles, votre chat, Tom et Nina sont à nouveau là et ça va bouger car ils ne reculent devant aucun stratagème pour se jouer les plus mauvais tours !

Boulard #4

Notre avis : Boulard est le cancre le plus célèbre de la série Les profs (Pica, Erroc, Bamboo). Depuis 4 volumes, il a le droit à ses propres aventures, sous forme de gags en une planche. Si la série-mère connait un succès éditorial (des millions d’exemplaires vendus, des objets dérivés et déjà 2 films), pour l’instant Boulard ne connait pas le même intérêt. Le jeune adolescent (dont on ne connait pas le véritable âge), redouble de nombreuses fois son année de terminale, puisqu’il n’a pas le niveau. La série suit donc les pas du jeune homme dans sa vie quotidienne (foyer familial) mais aussi au lycée Jean-Claude Van Damme. Le lecteur retrouve donc quelques professeurs connus mais aussi ses parents et amis.

Si les gags ne sont pas très originaux et tombent souvent à plat, la partie graphique de Mauricet est le seul point positif de la série. Celui qui aide Pica sur Les Profs suit parfaitement les pas de son illustre aîné.

  • Boulard, tome 4 : En mode surdoué
  • Scénariste : Erroc
  • Dessinateur : Mauricet
  • Editeur: Bamboo
  • Parution: 04 novembre 2015
  • Prix: 10.60€

Résumé de l’éditeur : Attention, voici Thierry Boulard, le champion du monde des notes catastrophiques et des ronflements au fond de la classe. Médaille d’or de cancritude, il a aussi une vie trépidante en dehors du lycée, faite de plans drague foireux, d’engueulades avec le petit frère, de répètes avec son groupe de rock et de séances de glande sur le canapé. Alors n’hésitez pas : venez suivre les aventures du plus mou et du plus cool des rebelles !

Hedge fund #3

Notre avis : Clap de fin sur la série Hedge Fund, le thriller financier, scénarisé par Tristan Roulot et Philippe Sabbah. Solidement documentée, la série suit l’ascension fulgurante de Franl Carvale, ex-agent d’assurance devenu trader à Hong-Kong. Il a alors une réussite insolente, multiplie l’argent comme des petits pains; tout lui sourit, jusqu’à la crise des subprimes.

Dans ce dernier volet, le financier Ergyu Bilkaer l’utilise comme un pion dans son plan machiavélique pour faire tomber les états un à un. De plus, le jeune trader est emprisonné pour une peine de 100 ans à cause de malversations et son pire ennemi Dony Di Duca, ruiné par lui, veut se venger et l’éliminer.

Réaliste et plutôt crédible, le récit est co-scénarisé par Philippe Sabbah qui exerce dans le domaine de la banque. C’est à la fois sa grande force mais aussi son point faible (le vocabulaire et le système bancaire sont très bien maîtrisés mais le lecteur croule sous un flot d’information). Le lecteur découvre la froideur de ce milieu, ses arcanes nébuleuses, se personnages prêts à tout pour faire tomber l’autre, une finance sans visage et parfois incarnée par les pires crapules ultra-libérales.

Le trait réaliste de Patrick Hénaff lui permet de restituer l’ambiance du récit, sans révolutionner le genre.

 

  • Hedge fund, tome 3/3 : Ma stratégie du Chaos
  • Scénaristes : Tristan Roulot et Philippe Sabbah
  • Dessinateur : Patrick Hénaff
  • Editeur: Le Lombard
  • Parution: 30 octobre 2015
  • Prix: 12€

Résumé de l’éditeur : Manipulé par Bilkaer, Franck Carvale est devenu le bouc émissaire de la crise des subprimes. Lourdement condamné, il croupit aujourd’hui en prison. L’heure sera bientôt à la vengeance. Ou à la rédemption ?

Freaks’ squeele #7

Notre avis : Freaks’ squeele est sans conteste l’une des meilleures séries d’héroic-fanstasy de ces 10 dernières années. Depuis la sortie du premier volume, l’univers déjanté et très précis, imaginé par Florent Maudoux, est un véritable succès éditorial et critique. Véritable phénomène, il connaîtra même des déclinaisons parallèles, l’une en couleurs et des spin-off : Rouge (dessins de Sourya), Funérailles et Masiko.

A move and Z movie est le septième volume refermant ainsi la très belle parenthèse Freaks’ squeele. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce chapitre final est extrêmement réussi et explosif. Comme à son habitude, en plus des personnages et des combats, l’auteur distille çà et là de nombreux clins d’œil et hommages à la télévision, la publicité, le cinéma, la chanson, la culture geek, les comics, la bande dessinée et les dessins animés.

Pour ce septième opus, Chance, Ombre et Xiong Mao ainsi que leurs camarades tentent le tout pour le tout afin de protéger le campus abritant la FEAH (l’école de super-héros située à Saint-Ange).

Freaks’ squeele : plus qu’une série et un univers, de l’heroic-fantasy de haut-vol !

  • Freaks’ squeele, tome 7/7 : A move & Z Movie
  • Auteur : Florent Maudoux 
  • Editeur: Ankama
  • Parution: 30 octobre 2015
  • Prix: 15.90€

Résumé de l’éditeur : En avant pour le dernier round opposant les étudiants de la fac d’un côté et les gardiens de la tradition des super-héros de l’autre ! Le campus est encerclé par un mur qui le coupe du reste du monde. Coincée entre les deux camps, la trinité de la Mort ne peut pas ouvertement soutenir la jeune génération. Entre guerre médiatique et émeutes urbaines, le combat parait bien inégal. Dans ce chapitre final Chance, Xiong Mao et Ombre vont avoir affaire à un ennemi surpuissant qui n’hésitera pas à faire usage d’une arme de destruction massive que redoutent tous les héros du monde entier : l oubli.