Qui ne dit mot

Notre avis : Trublion et véritable manieur de la langue française, Stéphane De Groot s’essaie à la bande dessinée avec Qui ne dit mot, une belle comédie burlesque, décalée et absurde qu’il cosigne avec Grégory Panaccione.

En mettant en scène la vie à cent à l’heure de John, l’artiste belge lui fait subir les pires ennuis pour le plus grand bonheur des lecteurs. Usant et abusant avec une énorme maîtrise de la langue de Molière, de jeux de mots et de quiproquos, il délivre une comédie délirante. Ajouter à cela, des situations ubuesques et des surprises en tout genre et l’on obtient un récit qui lui ressemble : fort, drôle et décalé.

L’auteur de Voyage en Absurdie (Plon) s’est adjoint les services du talentueux Grégory Panaccione. Comme pour l’excellent Un océan d’amour (avec Lupano, Delcourt), le dessinateur propose des planches d’un grand dynamisme, quasi cinématographique.

  • Qui ne dit mot
  • Scénariste : Stéphane De Groot
  • Dessinateur : Grégory Panaccione
  • Editeur: Delcourt, collection Mirages
  • Prix: 17.95€
  • Parution: 04 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : John est très en retard pour son rendez-vous. Changement d’heure, voisins pénibles, embouteillages, taxi lourdingue. le monde entier semble s’être ligué contre lui et la journée se révèle difficile, « trop » pleine de surprises, pour ne pas dire étrange. Tous ces obstacles sont-ils vraiment le fruit du hasard ? Découvrez un récit riche en rebondissements à l’humour absurde unique et débridé !

 

La gloire de mon père

Notre avis : Les éditions Grand Angle (Bamboo) mettent à l’honneur Marcel Pagnol à travers trois adaptations en bande dessinée de textes majeurs du romancier provençal. Avec Merlusse (de A. Dan), elles proposent aussi Topaze (Eric Hübsch) et La gloire de mon père, une déclinaison du célèbre roman écrit en 1957, scénarisé par Serge Scotto et Eric Stoffel et mise en image par Morgann Tanco.

Inutile de résumer l’histoire tant elle est connue de tous, adaptée au cinéma par Yves Robert en 1990 avec Philippe Caubert dans le rôle du père de Marcel. La biographie de l’écrivain est plutôt assez fidèle, plutôt bien adaptée par le duo de scénaristes. Le lecteur retrouve tous les moments importants de l’existence de petit Pagnol : Joseph son père instituteur, Augustine sa mère femme au foyer, sa vie à Aubagne, son frère Paul, son oncle Jules, les déménagements, les parties de jeux dans la garrigue, les perdreaux et les chasseurs.

La partie graphique de Morgann Tanco est idéale pour restituer l’ambiance du récit et en faire un album grand public. Son trait semi-réaliste plutôt rond lui permet de livrer des planches assez abouties qui sentent le thym et le romarin de Provence.

Pour compléter l’album, un dossier de 5 pages donne des indications sur ce roman de l’académicien (qu’il rejoint en 1947).

  • La gloire de mon père
  • Scénaristes : Eric Stoffel et Serge Scotto
  • Dessinateur : Morgann Tanco
  • Editeur: Grand Angle
  • Prix: 18.90€
  • Parution: 04 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Les vacances d’été dans la garrigue sont une révélation pour le jeune Marcel Pagnol et son petit frère, qui tombent amoureux des collines, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban… Scènes truculentes de vie, humour et souvenirs nostalgiques, le sens inné de Pagnol de la mise en situation, son goût de la farce, émaillent ce récit chaleureux, dont le charme se partage entre les décors et la saveur ciselée des dialogues.

Le Petit Spirou # 17

Notre avis : Le Petit Spirou a 25 ans ! Déjà ! Créé dans le magazine Spirou en 1990 par Tome & Janry, les deux auteurs, seront parfois aidé par Stéphane de Becker (aux couleurs) mais aussi Dan Verlinden ou Bruno Gozzotti (aux dessins). Alors que le duo  a repris les rênes des aventures de Spirou et Fantasio dans les années 80, ils imaginent la jeunesse du célèbre groom. Entouré de personnages farfelus, le Petit Spirou détonne tout de suite dans le monde de la bande dessinée jeunesse. Modernes, les albums abordent tous les thèmes de l’enfance y compris l’éducation sexuelle, mais aussi la religion. Accompagné de Vertignasse, Suzette, Masseur ou Cassius, le petit garçon s’avérera espiègle et culotté. En plus de ses parents, les adultes aussi sont nombreux et souvent décalés, son papi mais aussi Monsieur Mégot, le fameux prof de gym, l’abbé Langelusse ou encore Mademoiselle Chiffre, l’institutrice.

Malgré ses 25 ans, le Petit Spirou ne vieillit pas, il a toujours 8 ans et demi. Il voit aussi ses aventures rocambolesques adaptées en série télévisée depuis 2012 (M6). Pour ce 17e opus, tous les ingrédients qui ont fait le succès de la série sont réunis : Suzette l’amoureuse, les cours de gym, la cantine, les vestiaires des filles, le chien de M. Mégot ou l’esprit jeune et de folie du papy. Malgré cela, il semble difficile pour les auteurs de se renouveler, la nouveauté et la surprise n’opérant plus du tout après 17 volumes. On sourit, on rit parfois aux gags, mais finalement plus autant que pour les premières publications. Un essoufflement  logique pour une série phénomène qui a vendu des millions d’exemplaires.

A noter : Pour la journée mondiale de lutte contre le Sida, les éditions Dupuis et Sida Info Service s’associent pour faire du Petit Spirou, l’icône d’une campagne de prévention contre le VIH/Sida : L’amour ça se protège !

  • Le Petit Spirou, tome 17 : Tout le monde te regarde !
  • Scénariste : Tome
  • Dessinateur : Janry
  • Editeur: Dupuis
  • Prix: 10.60€
  • Parution: 13 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Mais vingt-cinq ans, c’est un cap important, surtout dans la vie d’un petit garçon ! Pour le Petit Spirou, c’est donc l’heure de la crise identitaire. Entre une farce dans les vestiaires de la piscine (oui, ceux où on peut voir les filles en maillot de bain) et un cours de sport raté par monsieur Mégot, le garnement au costume de groom, épuisé par le poids des années, demande à son ami Mamadou une potion pour rajeunir. Mais après une erreur de posologie, il se retrouve soudainement transformé… en adulte !
Être grand, ce n’est pas très drôle. Il faut travailler et bien se tenir, et ça, le Petit Spirou n’aime pas beaucoup. Mais surtout, il lui reste encore plein de bêtises à faire, alors il va falloir trouver une solution pour continuer à avoir huit ans et demi encore longtemps !

Akissi #6

Notre avis : Sans amis est le sixième volume des aventures d’Akissi, un petite ivoirienne espiègle. Marguerite Abouet, à qui l’on doit la formidable série Aya de Yopougon (avec Clément Oubrerie, Gallimard) propose sept saynètes plutôt joyeuses et amusantes. Akissi ressent pour la première fois de la jalousie et de l’envie lorsque débarque Sido, une nouvelle élève unijambiste à cause de sa rencontre avec un lion. Tous les regards se tournent alors vers elle et cela gène la petite fille qui aime que tout le monde la voit et qui veut qu’on l’aime.

Forte de 85 000 exemplaires vendus, la série dérivée de celle de Abouet et Oubrerie a beaucoup de charme, est maligne, séduit et accroche le jeune lectorat. Cela aussi est dû a une belle partie graphique de Mathieu Sapin. Loin de son style entrevu dans Le château (Dargaud), il marche dans les pas du dessinateur d’Aya tout en apportant une touche personnelle idéal pour les plus petits, comme il avait pu le faire avec la série Les sardines de l’espace  (Sfar et Guibert, Dargaud).

  • Akissi, tome 6 : Sans amis
  • Scénariste : Marguerite Abouet
  • Dessinateur  : Julien Meyer
  • Editeur: Gallimard
  • Parution: 13 novembre 2015
  • Prix: 10.50€

Résumé de l’éditeur : Sido, la nouvelle de l’école, attire tous les regards. Non seulement elle est belle, mais en plus elle s’est fait croquer la jambe par un lion ! Akissi a très vite l’impression de se faire voler la vedette par cette « patate pourrie » et ne pense plus qu’à lui mettre des bâtons dans les roues… quitte à s’attirer beaucoup d’ennuis !

Sanctuaire genesis # 2

Notre avis : Sanctuaire Genesis est le préquel à la série Sanctuaire, le formidable univers créé par Xavier Dorison et Christophe Bec. pour cette série parallèle, ce dernier s’est adjoint les services de Philippe Thirault pour le scénario et Stefano Raffaele pour la partie graphique.

Alors que la série mère était novatrice et forte lors de sa sortie (trois volumes et une intégrale aux Humanoïdes Associés), ce deuxième album, comme le précédent nous convainc beaucoup moins. Les deux scénaristes misent sur une idée déjà très exploitée en littérature et en bande dessinée : des forces maléfiques utilisées par les Nazis pour renforcer leur pouvoir sur les autres êtres humains. Tels les films d’Indiana Jones, le duo de scénaristes Bec-Thirault ne fait donc pas dans l’innovation. Il manque cette petite chose qui aurait fait glisser l’histoire vers un moment de vrai plaisir.

Si l’intrigue est en place rapidement, ce deuxième opus est moins angoissant que Sanctuaire. Reste la partie graphique de Stefano Raffaele, qui tient l’album à bout de bras. Son trait réaliste est idéal pour restituer l’ambiance de l’album. Les cadrages serrés sur les visages sont très aboutis et les planches apportent le souffle épique qui manque au scénario.

  • Sanctuaire genesis, seconde partie
  • Scénaristes : Christophe Bec et Philippe Thirault
  • Dessinateur : Stefano Raffaele
  • Editeur: Les Humanoïdes Associés
  • Parution: 14 octobre 2015
  • Prix: 14.20€

Résumé de l’éditeur : Syrie, désert de Ras-Shamra, 1934. Un paysan découvre ce qui semble être l’entrée d’un immense temple souterrain. Des fouilles archéologiques prennent place sous la direction du professeur Delorme, spécialiste de la culture ougarit. Mais ce chantier éveille d’autres convoitises et un commando de nazis prend possession des lieux. Ils utilisent les chercheurs pour réveiller Môth, divinité maléfique dont ils entendent faire l’arme ultime… S’inscrivant dans la série Sanctuaire, Christophe Bec et Philippe Thirault servent un huis-clos angoissant qui nous ramène aux sources du mal !

La planète des sages #2

Notre avis : Après trois ans d’attente, La planète des sages est de retour ! L’encyclopédie amusante signée Charles Pépin et Jul a pour but de faire découvrir au grand public les idées et concepts des grands maîtres philosophes de l’Antiquité à nos jours, le tout de manière décalée et forte amusante. Les philosophes on les connait sans réellement connaître leurs pensées. Tout ceci est réparé grâce à ce deuxième opus très drôle.

Le premier volume avait vu son nombre d’exemplaires vendus (170 000) en faire un album culte, les deux auteurs continuent de nous faire voyager aux pays des grands penseurs, à travers le portrait de 44 nouveaux philosophes qui auraient pu théoriser les débats actuels s’ils avaient toujours été en vie (conscience animale, terrorisme et même théorie du genre). Adam Smith (l’une des pères de la pensée libérale) qui a la main trop baladeuse, Simone de Beauvoir écrasée par l’aura de son compagnon Jean-Paul Sartre, Albert Camus qui écrase Sartre avec le rocher de Sisyphe, Lucrèce qui fait chanter Baloo, Ibn Khaldun qui doit gérer les dossiers chauds du XIVe siècle (sociologie, histoire ou arithmétique), Auguste Comte qui a un rendez-vous « positif » avec une charmante femme, Gandhi qui perd ses nerfs face à un ado ou encore Marc Aurèle qui réussit là où César a échoué : soumettre Astérix et ses compagnons.

C’est décalé, fou et très joyeux grâce aux textes de Charles Pépin, philosophe et romancier (Les philosophes sur le divan, Ceci n’est pas un manuel de philosophie ou Quand la beauté nous sauve) illustrés par le talentueux Jul. Avec une planche en vis-à-vis du concept philo du scénariste, il achève de nous faire rire.

  • La planète des sages, tome 2
  • Scénariste : Charles Pépin
  • Dessinateur : Jul
  • Editeur: Dargaud
  • Parution: 13 novembre 2015
  • Prix: 19.99€

Résumé de l’éditeur : La (Nouvelle) Planète des sages est entièrement inédite. Avec 44 nouveaux philosophes, cet album poursuit le voyage avec les penseurs indispensables pour apprendre à naviguer dans notre époque troublée.

Ce tome 2 met en scène les grands penseurs vivants, ceux qui, aujourd’hui, alimentent les débats majeurs de notre société. Au programme, la théorie du genre, avec Judith Butler ; la conscience animale, avec Peter Singer ; et, dans un autre genre, « les bronzés qui font du Chomsky »…

Asebi et les aventuriers du ciel # 2

Notre avis : Seinen ultra-classique dans sa narration et dans sa thématique, Asebi et les aventuriers du ciel possède néanmoins un certain charme qui peut plaire aux plus jeunes lecteurs. Pourtant, au départ, l’histoire de Taisuke Umeki aurait pu paraitre attirante (des villes qui flottent dans les airs, reliées par des bateaux), ayant beaucoup de ressemblance avec Le château dans le ciel de Miyazaki mais patatras, le graphisme en est très loin. Il faut dire que le mangaka propose des décors a minima ce qui ne peut que souffrir de la comparaison.

Les poissons-dragons sont plutôt aboutis même si là encore c’est loin d’être original. Les deux personnages principaux, Yû et Asebi forment un duo assez convaincant. Lui est un gardien formé pour détruire les monstres des airs à l’aide d’un fusil hyper-performant, tandis qu’elle est une androïde, qui aime en secret son compagnon de route.

Comme pour le premier volume, combats, adversaire coriace, amitié, amour et quête d’objets magiques, tous les ingrédients sont réunis pour former un manga tout public. Tout cela est minoré par la pauvreté du scénario. Dommage, il y avait beaucoup mieux à faire !

 

  • Asebi et les aventuriers du ciel, volume 2
  • Auteur : Taisuke Umeki
  • Editeur: Doki Doki
  • Prix: 7.50€
  • Parution: 04 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : À présent en possession de la carte de la légendaire Brandt, Asebi et Yû se retrouvent confrontés au redoutable « Ghramm l’ouragan », bien décidé à leur dérober le précieux document  et à mettre la main sur les vestiges de Voldesia, la civilisation disparue !
Entre cet adversaire plus que coriace et les poissons-dragons déchaînés, nos deux héros ont fort à faire ! Heureusement, ils peuvent désormais compter sur l’aide de Haytt et de son bateau, le fier et véloce Bortas !

Choubi Choubi, mon chat tout petit # 1

Notre avis : Prépublié au Japon à partir de 2014 dans la revue Be Love des éditions Kôdansha, Choubi Choubi mon chat tout petit, fut créé par Konami Kanata, l’auteur du best-seller Chi une vie de chat.

Manga familial, il est composé de 24 petites histoires courant sur quelques pages et mettant en scène Choubi Choubi , un chaton arrivé dans une petite maison tenue par une gentille grand-mère. Dès le début du manga, la vieille femme se souvient de ses premiers pas dans cette demeure traditionnelle japonaise. Amusant, le petit chat fait souvent tourner en bourrique sa maîtresse. Difficile pour elle de sévir tant il est mignon. Le mangaka décrit donc le quotidien de ce chaton dès les premiers jours chez mamie.

C’est plutôt bien fait, ciblé pour les jeunes lecteurs, tout mignon et assez drôle. Le trait classique mélangé à un plus kawaï sert bien les mini-récits de Choubi Choubi.

  • Choubi Choubi, mon chat tout petit, volume 1
  • Auteur : Konami Kanata
  • Editeur: Soleil manga
  • Prix: 7.99€
  • Parution: 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Avant de devenir un bon gros chat ronronnant, Choubi-Choubi était un chaton plein de vie, tout excité par ce qui l’entoure. Ce sont ces premiers moments, l’âge tendre d’une boule de poils, que Konami Kanata, l’auteure de Chi, propose de nous raconter à travers ce manga tendre et rigolo. Rien de mieux pour un chaton au caractère bien trempé que de faire tourner en bourrique une bonne vieille grand-mère !

Billy Brouillard, L’encyclopédie Les chats

Notre avis : Guillaume Bianco a imaginé tout un univers fantastique autour de son héros Billy Brouillard. Petit garçon à lunettes, il ne voit pas ce que ses parents et sa sœur peuvent voir : il arrive à sentir, entendre et donc voir des créatures fantastiques et horribles, le monde des ténèbres et ses dangers permanents.

Après Le don de trouble vue, Le petit garçon qui ne croyait plus au Père Noël et Le chat des sirènes (dans la série principale), mais aussi deux coffrets de Comptines malfaisantes et L’encyclopédie curieuse et bizarre sur le thème des Fantômes, les éditions Soleil dévoilent le volume II de l’encyclopédie consacrée aux chats.

Divisé en 3 chapitres, ce bel ouvrage très drôle et très bien écrit contient :

  • L’ABC du chat. Chacun cherche son chat : un arbre généalogique comprenant toutes les races de chats, Cattus felinis griffum (le jeu des 5 différences, la liste de leurs pouvoirs, les mises en gardes ou leur reproduction), Animal magique (le squelette, leur langage ou encore les recommandations à ne jamais faire)
  • Histoires de chats. Tarzan le premier compagnon de Billy, Dans le ventre du chat (ou qui y a-t-il dans leurs entrailles ?), Le tricot super capuche (comment créer ce magnifique vêtement ?)
  • Trucs & astuces matoumatiques. Les secrets sur les félins, la queue du chat, Le cat code, la comptine Trois p’tits chats, Ce qu’il faut retenir (l’éducation, l’alimentation, les trucs interdits ou le sommeil) ou bien une étude comportementale Comme chiens et chats

Un très bel album : « Ne le répétez pas, mais … le chat, c’est un animal … magique ! « 

  • L’encyclopédie curieuse & bizarre, volume II Les chats par Billy Brouillard
  • Auteur : Guillaume Bianco
  • Editeur: Soleil, collection Métamorphose
  • Prix: 14.95€
  • Parution: 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur :

À l’instar du premier volume de cette encyclopédie, ce second opus – consacré aux chats – est scindé en trois parties :  L’ABC du chat, Histoires de chats et Trucs & Astuces Matoumatiques.

Les L’ABC du chat  répond à toutes les questions liées à cet animal, grâce à Billy Brouillard qui s’interroge avec humour et curiosité : Comment les chats font-ils pour ronronner ? Pourquoi enterrent-ils leurs cacas ? Comment font-ils pour se lécher les orteils ? Etc.

Dans Histoires de chats, un voile se lève : Billy raconte tout sur son regretté chat, Tarzan, sur son tricot super capuche et surtout, sur… la GENÈSE DE SON DON DE TROUBLE VUE !

Enfin, la rubrique Trucs & Astuces Matoumatiques  propose une série d’exercices très spéciaux qui permet d’acquérir les aptitudes des chats et de devenir,  comme Billy, un… super héros !

Ne le répétez pas, mais… le chat, c’est un animal… MAGIQUE !

 

Miaou ! Big-boss le magnifique

Notre avis : Dans un premier temps, Minori Kakio avait fait de Big Boss, un personnage secondaire de l’histoire de Miaou ! Le héros devait être Moustic, le petit chat; mais devant son potentiel, le mangaka a décidé de créer un récit que pour lui et notamment la genèse de la rencontre avec le chaton et Lucrèce, la cane. Les courriers élogieux pour ce matou finissent de décider le japonais dans son entreprise.

Simple dans sa construction narrative et ciblé pour les jeunes lecteurs, ce manga familial est peuplé quasi uniquement par des animaux. Dans cet univers, à la tête duquel on trouve Big Boss, un félin errant, bougon et extrêmement bagarreur (les premières pages ne sont consacrées qu’à ses frictions avec les autres chats errants) qui va se prendre d’affection pour une cane qui lui offre à manger et Moustic.

Le contraste entre Big Boss, gros chat balafré, bagarreur et sûr de lui et Moustic, chaton frêle et plutôt peureux, fonctionne assez bien. Le trait de Minori Kakio restitue assez bien l’ambiance bon enfant de l’histoire.

  • Miaou ! Big-boss le magnifique, volume 1
  • Auteure : Minori Kakio
  • Editeur: Nobi Nobi !
  • Prix: 7.90€
  • Parution: 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Affamé et fatigué, un chat errant balafré fait face aux assauts d’autres félins qui n’apprécient pas de devoir partager leur territoire. Malgré sa supériorité physique, le matou s’écroule de faim après son combat. Il est alors sauvé par une cane qui lui offre à manger. Loyal, le félin finit par s’attacher au volatile et s’installe dans le quartier pour la protéger des autres chats. Plus fort même que Roy, le chef du quartier, il est désormais surnommé « Big­Boss » par ses congénères. Au fil des aventures et grâce à Moustic le chaton et Madame Casse-croûte la cane, Big-Boss dévoile sa vraie nature, généreuse et altruiste. Il démontre à Roy qu’il peut compter sur son aide pour préserver discrètement la paix dans son territoire, et son cercle d’amis s’élargit chaque jour un peu plus.

Un loup est un loup, 2/2

Notre avis : Alors que le premier volume de Un loup est un loup avait laissé une belle impression, ce sentiment est moins prégnant pour ce second volume. Makyo, qui a adapté le roman éponyme de Michel Folco, avait parfaitement restitué l’ambiance à la fois historique et angoissante dans le précédent tome. Il faut souligner que les personnages – des quintuplés (4 garçons et une fille) – avaient un fort potentiel, étant à la fois fusionnels, mystérieux et très espiègles. Alors que la naissance de ces 5 enfants avait fait des leurs parents, des héros et émis du doute dans les esprits forts. Avoir autant d’enfants en même temps était rare pour l’époque (fin du 18e siècle).

Le père tout juste décédé, le second volet s’ouvre sur la mort de la mère quelques mois après son défunt mari. La fratrie doit alors être dissoute, les enfants placés séparément dans différentes familles. Trop c’est trop pour les frères et sœurs si fusionnels; ils font tout pour s’échapper de leur nouvelle condition et se retrouver. De plus, ils veulent se mettre au service du roi, dans sa garde, tel d’Artagnan chez De Tréville, responsable des gardes de Louis XIII.

Si la première partie de l’album est plutôt aboutie, s’intéressant au sort des enfants dans les différentes familles, la seconde partie qui concerne plus Clodomir convainc moins. L’enfant zozotant est borné et parfois désagréable, ce qui ne rend pas le récit très accrocheur. Sa volonté farouche de retrouver les siens peut paraître quelques fois un peu lourde.

Le trait de Federico Nardo est à la fois attirant et repoussant (cela est dû avant tout à l’ambiance lourde et angoissante de l’histoire). Tout en rondeur, le dessin de l’italien est intriguant et il propose des planches où les cadrages serrés sur les visages permettent de percevoir jusqu’à la haine des enfants.

 

  • Un loup est un loup, tome 2/2
  • Scénariste : Makyo, d’après le roman de Michel Folco
  • Dessinateur : Federico Nardo
  • Editeur: Glénat
  • Parution: 21 octobre 2015
  • Prix: 14.95€

Résumé de l’éditeur : Alors même que l’on vient d’enterrer Clovis Tricotin, c’est la mère des quintuplés qui succombe à son tour ! S’autoproclamant tuteur des cinq orphelins, leur oncle Baptiste Floutard réunit un conseil de famille durant lequel il exprime le désir de les séparer. Recueilli par sa marraine, Dame Jacinthe d’Armogaste, Charlemagne profite de la bibliothèque du château pour parfaire ses connaissances et développe de plus en plus ce don qui lui permet de communiquer avec les animaux. Il mettra tout en œuvre pour que sa fratrie soit à nouveau unie. Et rien ne pourra l’en empêcher…

Pierre Makyo et Federico Nardo concluent en beauté leur adaptation du roman Un Loup est un loup ! Restituant l’esprit unique de l’écriture de Michel Folco tout en apportant leur vision personnelle, ils livrent une histoire singulière, mêlant aventure et humour noir dans la France féodale du XVIIIe siècle.

Chevalier des sables #1

Notre avis : Les éditions Sarbacane dévoilent le premier volume du Chevalier des sables, un album jeunesse mêlant l’Histoire, le fantastique et l’humour. Le récit, plutôt efficace de Fabien Grolleau, se situe au Moyen-Age pendant la période de la première Croisade à la fin du 11e siècle. Godefroy de Bouillon, le héraut des chrétiens se rend de nouveau en terres saintes pour repoussés les musulmans aux portes de Jéricho. L’arrivée de l’homme ne ravit pas du tout Sigismond, son neveu, beaucoup moins brave que son oncle. Frêle et lâche, il va croiser le fer avec un énorme colosse à l’immense bras qui protège la cité. Ce étrange personnage est un signe divin pour les habitants asservis par les chrétiens.

Rarement mis en image (surtout pour les plus jeunes), l’époque des Croisades n’est pourtant pas un moment qui prête à sourire. Le scénariste s’y essaie grâce avant tout à son personnage principal Sigismond, anti-héros qui ne le restera pas longtemps. Le message sous-entendu concerne aussi les religions, les guerres qui en découlent et les extrémistes des deux bords. L’histoire passe plutôt bien grâce aussi à un petit humour bien senti.

La partie graphique portée par Robin Raffalli, dont c’est le premier album, est le point fort de l’album. Le trait vif et humoristique (qui pourrait ressembler à celui de Thomas Gilbert dans Bjorn le morphir, Rue de Sèvres) lui permet de donner beaucoup de rythme à ses planches.

  • Chevalier des sables, tome 1 : Le colosse de Jéricho
  • Scénariste : Fabien Grolleau
  • Dessinateur : Robin Raffalli
  • Editeur: Sarbacane
  • Parution: 04 novembre 2015
  • Prix: 12.50€

Résumé de l’éditeur : Sigismond rêvait d’aventure, le voilà servi ! Petit protégé de son oncle, le très pieux et bouillonnant chef des croisés Godefroy de Bouillon, le frêle chevalier traîne sa cotte de mailles sous le torride soleil de Jéricho… Jusqu’à ce qu’un colosse au bras tentaculaire vienne semer la terreur dans les rangs des envahisseurs. Pour régler l’affaire, Godefroy mande son neveu et l’affreux Renaud de Châtellerault, chevalier cruel et sanguinaire ! Haro ! Haro !

Héros malgré lui, Sigismond va user de ruse plu- tôt que de force pour percer à jour le secret du redoutable colosse. Un récit épique où la légende laisse la part belle à l’humour !