Re:Teen une petite cure de jouvence

Notre avis : Pour tous les fans de la série Under the Dome ou encore de la saga Retour vers le futur, Re:Teen vous gâte à la fois les yeux de superbes dessins, et à la fois votre goût de la bonne science-fiction !

Re:Teen raconte l’histoire de Oro Gataka, 24 ans, qui vient de la ville de Sumihama, enfermée sous un dôme infranchissable depuis 13 ans. Depuis tout ce temps, la ville est isolée du reste du monde, et personne ne sait ce qu’il se passe à l’intérieur. Équipé d’un véhicule spécial, et étant le seul à venir de cette ville, le lieutenant Oro Gataka est le dernier espoir. Lorsqu’il parvient à franchir le dôme, une grande surprise l’attend. Il se retrouve plongé… 13 ans en arrière ! Redevenant un jeune garçon, à quelques jours de la catastrophe qui allait recouvrir la ville de Sumihama d’une prison ovale, Oro va pouvoir inverser le cours des événements… A bien des niveaux.

Cette série de science-fiction très passionnante à l’avantage d’être intense car très courte. En effet, celle-ci se termine en 3 volumes ! De quoi suivre une histoire captivante, rapidement et sans trop se ruiner. Re:Teen est un manga de Date Masanori et de Ohori Yutaka aux éditions Doki Doki, éditeur de Re:Load et de Les 7 princes et le labyrinthe millénaire.

  • Re:Teen tome 1
  • Auteurs : Date Masanori et Ohori Yutaka
  • Editeur : Doki Doki
  • Parution : 4 avril 2018
  • Prix : 7,50 €
  • ISBN : 9782818944868

Résumé de l’éditeur : Il y a 13 ans, un dôme infranchissable s’est matérialisé autour de Sumihama. Depuis, la ville est totalement isolée du reste du monde. Lorsque le lieutenant Oro Gataka, 24 ans, réussit à pénétrer à l’intérieur, il est englouti par une lumière aveuglante… Il se retrouve 13 ans en arrière, le jour où une explosion avait retenti. Le jeune homme va revivre cette journée et tenter d’éviter un drame qui avait bouleversé sa vie et celle de ses amis. Va-t-il réussir à changer le cours des choses ?
Quels sont les liens entre les événements de l’époque et le dôme actuel ? Oro ne le saura qu’en réussissant à percer le mystère qui est derrière tout ça !

Re:Zero : ultime tome du deuxième arc

Notre avis : La fin du deuxième arc de Re:Zero est à la hauteur de la série en elle-même, à la fois drôle, épique et sublime.

La fin du deuxième arc de la saga Re:Zero (dont on vous a parlés ici et ) est sortie ! Et pour cette fin, Subaru va se surpasser. On vous le rappelle en quelques lignes, Subaru Natsuki a été invoqué dans un monde fantastique. Simple humain, il reçoit un pouvoir dû à son invocation. Ce pouvoir, c’est la mort réversible. Invoqué par la belle Emilia, Subaru fait serment de la protéger coûte que coûte. Et son pouvoir l’aide beaucoup, puisque dès qu’il meurt, il se retrouve instantanément au moment et à l’endroit où il a été invoqué. Dans le premier arc, il était dans la capitale du monde. Dans le second, dans le manoir d’un homme un peu étrange. Ce manoir est habité par Emilia, Roswaal (le propriétaire), Béatrice (une magicienne un peu grincheuse) et enfin par Rem et Ram, deux sœurs jumelles employées de maison.

Subaru réapparaît donc ici et décide de rester près d’Emilia en devenant majordome. Mais après 4 jours, mystérieusement il meurt et réapparaît donc au point de départ. Après avoir soupçonné tous les habitants et mener une enquête de longue haleine avec l’aide (un peu forcée) de Béatrice, Subaru trouve enfin le coupable ! En fait, chaque semaine qu’il a vécue, il s’est rendu dans le village près du manoir. Dans ce village, il y rencontre à chaque fois des enfants qui jouent avec un adorable petit chiot. Et à chaque fois, le chiot mord Subaru. Et bien voilà le coupable ! En fait le mignon petit chiot est un Ulgarm, une bête démoniaque. Une fois infecté, vous mourrez en douze heures, complètement vidé de votre force vitale. Et voilà ce qui s’est passé pour Subaru. Déjouant les plans du Destin, il parvient à rester en vie… Mais si ce n’est pas lui qui est mort, il en faut bien d’autres… Et les enfants du village paraissent une cible de choix.

Subaru va donc prendre son courage à deux mains, recruter des alliées et sauver les enfants de la terrible malédiction des Ulgarm. Mais tout à un prix, et vouloir jouer les héros coûte très cher ! Découvrez la fin du deuxième arc qui est une fin épique, magnifique et pleine de rebondissements ! Re:Zero Deuxième Arc tome 4 est un manga de Tappei Nagatsuki et Makoto Fugetsu à retrouver aux éditions Ototo !

  • Re:Zero Deuxième Arc tome 4
  • Auteurs : Tappei Nagatsuki et Makoto Fugetsu
  • Editeur : Ototo
  • Parution : 15 mars 2018
  • Prix : 6,99 €
  • ISBN : 9782377170951

Résumé de l’éditeur :
Subaru pénètre dans la forêt où vivent les bêtes démoniaques nommées Ulgarm afin de sauver les enfants disparus du village d’Alam. Cependant, en voulant protéger Rem, son corps se trouve accablé de malédictions mortelles … Subaru Natsuki devra briser d’une « manière ogrisée » les rituels de la malédiction inextricablement enchevêtrés, le traumatisme qui entrave le coeur de Rem et les tristes boucles de la Mort réversible !

Grimoire of Zero : tome 3

Notre avis : Le troisième tome de Grimoire of Zero est la suite d’une formidable aventure entre deux êtres qui ne sont pas destinés à être ensemble, et pourtant…

Pour rappel, on vous a déjà parlés des précédents tomes juste ici. Dans la suite de ces événements, on retrouve bien sûr notre mercenaire bestial et la sorcière Zero, mais aussi le confrère que Zero cherchait partout, Treize. Treize est « heureux » de retrouver sa consœur, malgré son interdiction de quitter la cave où elle était cachée. Maintenant, Treize souhaite mettre en garde notre mercenaire, Zero est dangereuse pour lui, il ne faut plus qu’il l’approche. Malgré que leur contrat n’est pas encore tout à fait rempli et que le grimoire de Zero n’a pas été retrouvé, le mercenaire se laisse convaincre par le sorcier. Après tout, c’était étrange depuis le début, cette relation entre un bestial et une sorcière.

Mais il s’avère que notre cher Treize est un excellent manipulateur. Après avoir donné au mercenaire ce qu’il voulait (une potion pour lui donner une apparence humaine), Treize s’est chargé d’Albus, le troisième compagnon de voyage de Zero et du mercenaire. Mais il se pourrait bien qu’Albus ait un autre destin que celui de finir sur un bûcher ardent, sort que l’on réserve aux mauvais sorciers…

Retournement de situation, recherche du grimoire et surtout amitié mis à mal, voilà la recette du tome 3 de Grimoire of Zero, de Takashi Iwasaki et Kakeru Kobashiri aux éditions Ototo !

  • Grimoire of Zero tome 3
  • Auteurs : Takashi Iwasaki et Kakeru Kobashiri
  • Editeur : Ototo
  • Parution : 16 mars 2018
  • Prix : 6,99 €
  • ISBN : 9782377170968

Résumé de l’éditeur :
Dans ce monde, il existe des sorcières ainsi qu’une science de la « sorcellerie ». Toutefois l’art de la « magie » est encore inconnu… Après l’invocation du groupe par Treize, celui-ci décide de convoquer le mercenaire afin d’avoir une conversation avec lui en privé. Suite à celle-ci, le mercenaire est résolu à se séparer de Zero, ce qui n’est pas du goût de cette dernière qui attribue cette décision à la perfidie du sorcier. Cependant, peu de temps après son départ, le Bestial se voit déjà pourchassé par une sorcière vagabonde…

Jules Verne et l’Astrolabe d’Uranie #2

Notre avis : Suite et fin de Jules Verne et l’Astrolabe d’Uranie dont la rédaction de Comixtrip avait placé le premier tome dans ses coups de cœur de l’année 2016. On retrouve Jules tel qu’on l’avait laissé précédemment. Ainsi, après trouvé un passage derrière les Chutes du Niagara, l’endroit où s’était préalablement immiscé le mystérieux Oprheus, l’écrivain français s’engouffre dans un labyrinthe qui le mènera tout droit vers Estelle. Ou plus précisément sa voix. Celle qu’il rêvait encore vivante se présentera face à lui tel un hologramme. Jules Verne se rend compte que cette prouesse technique est l’œuvre de Vulkan Hartmann. Un homme qu’il se souviendra avoir rencontré trente ans plus tôt, et pourtant tellement persuadé que ses yeux d’enfants l’avaient imaginés.

À compter de cet instant, Jules Verne ne sera pas sevré de découvertes. Un navire destiné à la navigation sous-marine fonctionnant à l’électricité. Une communauté indienne exploitée pour extraire le fer et la houille. Jusqu’à l’arrivée au cœur de la cité souterraine qui permettra le dénouement de l’intrigue. D’abord ébahi face à tant de créations révolutionnaires, Jules comprendra qu’il a affaire à un homme dont le génie a été gangrené par la folie.

Pendant ce temps, à l’extérieur, Paul est inquiet de ne pas voir son frère revenir. Il s’attelle pour le retrouver. Sans l’aide des policiers de la ville, seuls les iroquois, guidés par Tatanka, pourront lui porter secours. Non sans avoir auparavant trouvé un terrain d’entente. Le temps est compté.

Pour ce deuxième et dernier tome de Jules Verne et l’Astrolabe d’Uranie, Esther Gil démontre, une nouvelle fois, cette faculté à romancer une aventure en y mêlant plusieurs références de l’écrivain français. Tous ces petits détails (la lampe de Ruhmkorff, le clin d’œil au Château des Carpathes lorsque La Stilla reprend vie par une technique holographique et chante deux vers bien précis, le pilote du navire qui s’appelle Ned, et encore bien d’autres…) attestent du travail colossal de la scénariste. Car au-delà d’une intrigue rondement menée, Esther Gil donne l’envie de (re)plonger dans les aventures de Jules Verne et de connaître un peu plus le parcours de l’homme visionnaire.

Quant au dessin de Carlos Puerta, il est encore parfaitement inspiré. Avec ce trait au rendu pictural, il reproduit avec une étonnante intensité les différentes scènes. Qu’elles soient apocalyptiques, sombres, ou d’action, C. Puerta offre un vrai feu d’artifices de couleurs sublimant chaque planche.

Jules Verne et l’Astrolabe d’Uranie n’est ni plus ni moins qu’une aventure fantastique animée par un binôme passionné. L’Histoire veut que Jules Verne ne soit pas beaucoup sorti de son bureau. Esther Gil & Carlos Puerta tordront le cou à cette légende. En revanche, à l’issue de ce diptyque, c’est bel et bien le lecteur qui se surprend à voyager en rêve…

  • Jules Verne et l’Astrolabe d’Uranie #2
  • Scénariste : Esther Gil
  • Dessinateur : Carlos Puerta
  • Coloriste : Carlos Puerta
  • Éditeur : Ankama
  • Prix : 14,90 €
  • Parution : 10 novembre 2017

Résumé de l’éditeur : Été 1839. Alors qu’il n’est encore qu’un enfant rêveur, Jules Verne fugue. Son escapade le mène dans le port de Nantes où il assiste à une étrange scène : un homme acquiert un astrolabe qui serait doté d’un fabuleux pouvoir… 28 ans plus tard, l’écrivain embarque pour les Amériques afin d’y trouver l’inspiration. À bord, il croit reconnaître celle qu’il a tant aimée et qu’il pensait morte… Mais qui est ce mystérieux savant nommé Orpheus qui semble la retenir prisonnière ? Que manigance cet homme et quel lien peut-il avoir avec ce qu’il a vu dans son enfance ? Pour le découvrir, Jules se lance à la poursuite d’Orpheus. De New York aux chutes du Niagara, il devra braver mille dangers dans ce monde que l’on qualifie de « nouveau » et qui lui inspirera tant de voyages extraordinaires.

Topo n°10

Le numéro 10 de Topo est en kiosque depuis mars. Au sommaire de cette excellente revue : l’auto-tune, la Révolution de 2013 en Ukraine ou les perturbateurs endocriniens.

Dès le premier numéro, Topo nous a plu par son ton, son intelligence dans son traitement des sujets, son humour, les autrices ou les auteurs qui y participent.

Après le numéro 1 et le numéro 2, voici le 10. Parmi ces 146 pages de pur bonheur, nous pouvons mettre en lumière :

  • Pour mes 18 ans, on m’a offert un gilet pare-balles, superbe reportage signé Audrey Lebel et Aseyn mettant en scène Ivona pendant la Révolution ukrainienne de 2013 et son engagement auprès des manifestants de la place Maïdan (place de l’Indépendance). Pour raconter cet évènement, les autrices ont décidé de l’incarner par une jeune adolescente éprise de liberté.
  • De quoi se moque-t-on ? Avec une sympathique bande dessinée de Pochep sur les Filles et fils de… Trois planches de l’auteur de Vieille peau qui souligne sa malchance d’être tombé sur une mauvaise fée à sa naissance.
  • Marine Jobert et Henri Lemahieu tentent de répondre à la question Mais c’est quoi, les perturbateurs endocriniens ? A travers trois pages, ils expliquent qui ils sont et ce qu’ils provoquent sur notre organisme.
  • Animal on est mal est le nouveau dossier de la rubrique Science Infuse signé Oriane Dioux et Johann Massez. A travers des chiffres et des exemples concrets, ils tentent d’alerter sur la disparition des espèces animales.
  • L’enquête porte sur La fabrique des mutants signée Romain Gras et Vincent Bergier ou comment les corps des sportifs de haut niveau ont changé en une décennie. Les morphologies et les morphotypes ont évolué, ont pris de la masse musculaire.
  • Trop faux pour être vrai est le titre du dossier ça part en live autour de la thématique de l’auto-tune signé Vincent Brunner et Marion Mousse. De sa création en 1996 à PNL en passant par Cher ou Daft Punk, tout sur le vocodeur.
  • Delphine Panique (En temps de guerre) s’attaque à Rabelais et son œuvre par son personnage sympathique Patoche. De la bonne humeur !
  • Si proche, si loin revient sur le magistral Fun Home de Alison Bechdel, l’autrice de L’essentiel des gouines à suivre, sa vie dans les années 60 aux Etats-Unis.

Encore un superbe numéro de Topo, l’actu dessinée pour les moins de 20 ans !

  • Topo n°10, mars-avril
  • Auteurs : Collectif
  • Editeur : Topolino
  • Parution : mars 2018
  • Prix : 12.50€
  • ISBN : 9791096256181

Résumé de l’éditeur : Au sommaire : Le meilleur des Mondes possibles – Mais, c’est quoi les perturbateurs endocriniens ? – Pour mes 18 ans, on m’a offert un gilet pare-balles

Père & fils, tome 7

Depuis mars 2016, Père & Fils est devenue notre série chouchou des éditions Ki oon. Pour ce tome 7, Mi Tagawa apporte encore du suspense et de la tension avec le potentiel remariage de Torakichi. Shiro, son fils en est perturbé. Encore un excellent volume !

Pour vous rafraîchir la mémoire ou découvrir la série, plongez-vous dans nos quatre chroniques de Père & fils où nous disons tout son bien :

Dans ce 7e volet, Torakichi et son fils ne sont plus sur les routes pour vendre des plantes. En ville, le père est réveillé en trombe par Kihachi, le fidèle serviteur de la famille Minegi. Il doit se préparer pour sa première entrevue avec Misora, elle aussi au service de la famille. Ils doivent se marier.

Pour ce premier rendez-vous, Shiro est aussi là. Avant, il fait la remarque à son papa : il n’a pas son alliance, celle qui le scelle à sa maman défunte, Shiori. Si tout ce déroule bien lors de l’entrevue, lorsque de Torakichi apprend à son fils que Misora pourrait devenir sa nouvelle femme, le petit garçon entre dans une colère. Il a peur que son père en oublie sa première épouse.

« Si tu ne veux pas de moi, je préfère être mort avec maman !! »

Surtout que dans le même temps, Takahiko, le frère de Shiori joue un double-jeu et perturbe encore plus son neveu qu’il voit pour la première fois…

A chaque nouvel opus, Mi Tagawa apporte un élément de tension qui ravive la série, de manière subtile et intelligence. Pour ce tome 7, c’est le futur mariage de Tora et Misora qui jette du trouble dans la tête de Shiro, petit garçon de seulement 4 ans. Alors que son père a toujours entretenu la mémoire de sa mère décédée, d’un seul coup il veut prendre une nouvelle épouse. Son fils pense qu’il l’abandonne lui et sa maman.

Si le grand-père paternel de Shiro ne voulait pas entendre parler de lui, ce n’est pas mieux du côté de la famille maternelle : Takahiko, le jeune frère de Shiori qui a toujours été jaloux d’elle, commence son travail de sape auprès de son neveu.

Formidable et exceptionnelle série, Père & fils mérite que l’on s’y arrête et que l’on prenne un temps pour la lire. Encore du très très bon !

  • Père & Fils, volume 7
  • Autrice : Mi Tagawa
  • Coloriste : Benoît Bekaert
  • Editeur : Ki oon, collection Seinen
  • Parution : 22 février 2018
  • Prix : 7.90€
  • ISBN : 9791032702130

Résumé de l’éditeur : Torakichi pense de plus en plus à se remarier pour le bien de son fils, mais le coeur n’y est pas… Parti chercher conseil auprès de sa soeur, il la trouve alitée et d’une humeur massacrante, épuisée par sa troisième grossesse. Pas moyen d’aborder le sujet dans ces conditions ! L’herboriste finit par se résoudre à rencontrer la demoiselle que Funado Minegi souhaite lui présenter. Reste à faire part de la nouvelle à Shiro, et ça, le jeune père s’en montre bien incapable ! Le rendez-vous ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices…

Drop Frame tomes 1 & 2

Notre avis : Amateurs de films comme l’Effet Papillon ou Memento, Drop Frame est fait pour vous !

En plein mois d’août, Junnosuke et trois de ses amis tournent un film qu’ils veulent diffuser à la prochaine rentrée scolaire. C’est un tournage qui s’avère un peu bancal, mais dans un bon esprit. Chacun y a son rôle et se débrouille avec. L’équilibre du groupe fonctionne bien jusqu’à ce qu’ils tombent sur Lou, une ravissante jeune fille qui pourrait, selon les 4 amis, tenir le rôle féminin du film à la perfection. Lou et Junnosuke vont s’entendre à merveille et vont se rapprocher de jour en jour… Jusqu’à ce qu’un drame les séparent. Ou en fait pas vraiment ?

Junnosuke vit un événement tragique qui semble, dès le lendemain, ne s’être jamais produit. En fait, chaque journée depuis la rencontre avec Lou semble se dérouler de façon étrange et aléatoire. En rajoutant à cela un meurtre vieux de deux ans, les journées de Junnosuke ressemblent à un mauvais montage.

Peu étonnant lorsque l’on sait que  « Drop Frame » au cinéma est un code temporel pour que le montage matche bien avec le temps réel de débit d’images. Je ne vous en dis pas plus car tout est expliqué et coordonné d’une main de maître dans cette série de manga de Nariie Shinichirô aux éditions Doki Doki (éditeur de Re:Load et de Winged Mermaids).

  • Drop Frame tome 1
  • Auteur : Nariie Shinichirô
  • Editeur : Doki Doki
  • Parution : 21 mars 2018
  • Prix : 7,50 €
  • ISBN : 9782818944684

Résumé de l’éditeur :
Au coeur du mois d’août, Junnosuke et trois de ses camarades se sont lancé un grand défi : réaliser un film destiné à être projeté lors du festival du lycée à la rentrée. Alors que le tournage démarre cahin-caha, la bande de copains croise le chemin de Lou, une ravissante métisse, qu’ils s’empressent d’enrôler dans leur équipe pour tenir le rôle féminin. Alors que des relations de plus en plus proches se tissent entre Lou et Junnosuke, ce dernier est témoin d’un terrible drame… Du moins, c’est ce qu’il croit, car le lendemain à son réveil, tout semble comme s’il ne s’était rien passé… Dans quel engrenage le pauvre Junnosuke est-t-il pris ?

Ratafia, tome 8

Quelques membres de l’équipage du Kouklamou n’en peuvent plus : fini les chasses au trésor, bienvenue à la lecture. Les cales ne sont plus remplies que de centaines de bouquins. Ce revirement – et même plus – est visible dans le 8e opus de Ratafia signé Nicolas Pothier et Johan Pilet.

Romuald déprime depuis que le Capitaine a décidé de ne plus faire la chasse aux navires remplis d’or et de trésors. En effet, les cales du Kouklamou sont maintenant remplies de livres et tout l’équipage s’est pris d’amour pour la littérature.

Mais le pauvre Roro préférait lorsque les membres se comportaient en pirate. Il n’en peut plus. Surtout qu’un notaire – Constant Propriaud – apprend au Capitaine qu’il est l’heureux héritier d’une forte somme d’argent. La condition pour toucher le magot : retrouver d’anciens amis. Ce n’est pas gagné !

Les têtes de Vô – 9e opus de Ratafia – encore une réussite ! Parodie décalée et déjantée des aventures de pirates, cette série plait par son humour potache, ses jeux de mots parfois tirés par les cheveux et autres calembours – dignes de ceux de Goscinny – ses situations rocambolesques, sa galerie de personnages complètement folle et ses dialogues savoureux. On aime à rigoler de cet équipage composé de pirates sous-doués.

Nicolas Pothier (Walhalla) imagine un récit autour de la dépression, l’héritage, l’amitié, les maisons de retraite et Alzheimer. Au passage, il rend hommage aux grandes figures de la bande dessinée mondiale (Corto Maltese, Haddock…), le tout dans un joyeux foutoir qui fait plaisir à lire.

Il est accompagné au dessin par Johan Pilet qui avait pris la succession de Greg Salsedo à partir du tome 6. Les planches de l’auteur de Ninn (avec Jean-Michel Darlot) restitue parfaitement l’ambiance humoristique de la série.

Ratafia : c’est fou et c’est ça qui est bon !

  • Ratafia, tome 8 : Les têtes de Vô
  • Scénariste : Nicolas Pothier
  • Dessinateur : Johan Pilet
  • Coloriste : Greg Salsedo
  • Editeur : Vents d’Ouest
  • Parution : 14 mars 2018
  • Prix : 11.50€
  • ISBN : 9782344005712

Résumé de l’éditeur : Le vieil homme et l’amer Romuald n’est plus le même depuis que le Capitaine a converti tout l’équipage à son amour des livres. En bon pirate, il ne supporte pas de voir ces piles d’ouvrages poussiéreux remplacer les montagnes d’or des cales de la Kouklamou. On peut même dire qu’il déprime sec ! Heureusement que le testament d’un vieil ami du Capitaine vient bousculer ce calme plat. Un héritage colossal attend ce dernier s’il parvient à remettre la main sur ses anciens camarades de promo : Akable le monomaniaque chasseur de baleines, Porto le globe-trotter à boucle d’oreille, Fernando l’étroit mousquetaire ou encore Isabella Bella la Bomba. Alors qu’une nouvelle aventure se prépare, le passé du capitaine refait surface… et le sourire de Romuald avec. Entre humour absurde, références loufoques et grande aventure, retrouvez le nouveau tome de Ratafia, la série pirate la plus déjantée des mers ! À l’occasion de cette nouveauté, l’ensemble de la série est réédité sous le label Vents d’ouest, chaque album bénéficiant d’un cahier graphique inédit.

Pilo chez Mémé

Bonne nouvelle ! Voici le deuxième volet des aventures de Pilo, une série jeunesse de Julien Mariolle, un véritable coup de cœur Comixtrip (dans notre Top 40 des BD Jeunesse 2017). Drôle et tendre !

Après des aventures urbaines (chez lui, avec Janis sa baby-sitter ou à l’école), Pilo doit rester chez sa grand-mère pendant une semaine pour les vacances. Il faut dire que sa maman travaille et que la jeune fille qui le garde part elle aussi à la mer. Il n’a donc pas le choix, personne ne peut le garder.

Cela n’enchante guère le petit garçon de rester chez la mère de sa maman. Il le sait : il va s’ennuyer à la campagne, surtout qu’il a oublié son Mégarobo…

Encore un superbe opus de Pilo, toujours aussi tendre, touchant, positif et drôle ! Julien Mariolle (Game over, Grrreeny) change d’univers pour emmener son petit héros à l’imagination débordante à la campagne. Alors qu’il pensait s’ennuyer, Pilo découvre une mémé plus fun qu’elle ne le laisse paraître. Elle connait tout sur la nature, guérit tous les bobos et ses copines très âgées sont amusantes.

Le premier volet nous avait vraiment enchanté, ce deuxième confirme le potentiel de la série ! Pour développer les vacances de Pilo à la campagne, Julien Mariolle conte de petites histoires (sur une ou plusieurs pages) formant une grande histoire. Aidé aux couleurs par Benoît Bekaert, le dessinateur réalise des planches très chaleureuses.

Comme il le confie, Julien Mariolle a vécu quelques situations que Pilo rencontre dans l’album avec une nuance : « J’ai décidé de les transformer, de les détourner et de les revisiter, le tout pour que Pilo puisse éprouver chaque expérience à sa manière ».

  • Pilo, tome 2 : Pilo chez Mémé
  • Auteur : Julien Mariolle
  • Coloriste : Benoît Bekaert
  • Editeur : Bamboo
  • Parution : 28 mars 2018
  • Prix : 10.95€
  • ISBN : 9782818942772

Résumé de l’éditeur : Pilo part en vacances à la campagne chez sa mémé. Comme il a oublié son jouet préféré, le Megarobo, il s’amuse en usant de son imagination avec les animaux, Rosie la centenaire joyeuse, Marcellou le moustachu et Judy, la petite Irlandaise, qui est aussi en vacances.

 

Les inséparables : Les parents de Lucas divorcent

Quatorzième tome de la série Les inséparables, Les parents de Lucas divorcent est un joli album intelligent de Nathalie Dargent et Yannick Thomé, édité par BD Kids.

De retour des vacances, la maman de Lucas vient les chercher seule, lui et sa sœur. Arrivés à la maison, ils apprennent la triste nouvelle : leurs parents divorcent et ce n’est pas une blague ! Lucas commence à se poser des tonnes de questions mais décide de ne rien dire à ses amis : il a honte !

La bande des Inséparables est de retour dans un quatorzième opus. Nathalie Dargent imagine une nouvelle histoire avec Parfait, Léa, Aminata, Lucas, Tom et Juliette. Cette fois-ci l’heure est grave : les parents de Lucas divorcent.

Joli album jeunesse qui abordent les questions essentielles que peuvent se poser les enfants dans un telle situation, il est idéal pour engager le dialogue sur ce sujet entre parents et enfants. Sans jamais être dans le jugement ni la prise de position, ce récit est avant tout positif malgré la thématique délicate.

La partie graphique de Yannick Thomé est agréable et engageante. Ses belles planches bénéficient d’un trait tout en rondeur (les têtes sont grosses et rondes) et de grands aplats de couleurs pour mettre en lumière les relations entre les personnages.

  • Les inséparables, tome 14 : Les parents de Lucas divorcent
  • Scénariste : Nathalie Dargent
  • Dessinateur : Yannick Thomé
  • Editeur : BD Kids
  • Parution : 21 mars 2018
  • Prix : 7.95€
  • ISBN : 9782408003906

Résumé de l’éditeur : Dans la bande des Inséparables, il y a Parfait, Léa, Aminata, Lucas, Tom et Juliette. D’origines et de milieux différents, ces amis vivent dans le même quartier et partagent les joies, les questionnements et les petits tracas du quotidien. Parce qu’à huit ans, même si on est déjà grand, la vie peut parfois être compliquée ! Heureusement, les Inséparables peuvent compter sur la complicité qui les unit et le soutien des adultes qui les entourent. Dans cet épisode, Lucas apprend un terrible nouvelle : ses parents divorcent ! Le monde s’écroule autour de Lucas: Il se sent coupable, a honte car il a l’impression que sa famille ne ressemble plus à rien, se sent incompris par ses amis à qui il cache la vérité. Lucas est envahi de doute: que va-t-il lui arriver ? Où va-t-il vivre ? Est-ce à lui de choisir chez qui il va habiter ? Où va partir son père ? Va-t-il continuer à voir sa soeur ? Heureusement ses amis sont là pour le rassurer et ses parents prennent le temps de lui expliquer tous ces changements pour que la transition se passe en douceur. À travers Lucas, c’est le questionnement autour du divorce et de la séparation des parents qui est au centre de cet épisode. Avec ses phrases enjouées et ses expressions originales, Nathalie Dargent nous plonge dans le quotidien des Inséparables et soulève les problématiques rencontrées par les enfants, qu’elles soient liées à leur entourage familial, à leur caractère ou à la vie scolaire…

Enola et les animaux extraordinaires, tome 4

Appelés à la rescousse par des moines tibétains parce que leur yéti ne mange plus, Enola et Maneki débarquent sur le toit du monde pour tenter de percer ce mystère. Joris Chamblain et Lucile Thibaudier dévoilent le 4e opus de Enola et les animaux extraordinaires.

Enola, vétérinaire spécialisée dans les créatures fabuleuses, a été appelée par des moines tibétains. Animal protecteur des montagnes, le yéti ne semble plus vouloir avaler leurs offrandes. Pour cela, la jeune adolescente doit s’approcher de sa tanière. C’est le début d’une étonnante expédition…

Nouvelle bonne aventure fantastique pour Enola et les animaux extraordinaires ! Après une gargouille, une licorne et une kraken, la jeune vétérinaire doit aider un yéti. Comme trois précédentes publications, Joris Chamblain rivalise d’imagination pour faire voyager son héroïne. Les maladies de ces êtres magiques sont un prétexte pour rencontrer les habitants de ces pays.

Pour cet opus, Enola obtient l’aide du guide Tao aussi jeune qu’elle. Tel Tintin au Tibet, elle part sur les traces du yéti, le migou des montagnes. Le suspense couplé à l’humour est un cocktail qui fonctionne assez bien sur les jeunes lecteurs.

Avec Sorcières sorcières, Enola et les animaux extraordinaires est la deuxième collaboration entre Joris Chamblain et Lucile Thibaudier. Comme à son habitude, l’autrice dévoile de très belles planches chaleureuses aux couleurs numériques très réussies.

  • Enola et les animaux extraordinaires, tome 4 : Le yéti qui avait perdu l’appétit
  • Scénariste : Joris Chamblain
  • Dessinatrice : Lucile Thibaudier
  • Editeur : La Gouttière
  • Parution : 23 février 2018
  • Prix : 10.70€
  • ISBN : 9791092111682

Résumé de l’éditeur : Enola est vétérinaire pour animaux fantastiques. Accompagnée de son chat Maneki, elle s’envole à bord de son hélicoptère dans les hautes montagnes pour aider un yéti qui ne veut plus manger.

Moi, quand je me réincarne en Slime tome 2 & 3

Notre avis : La suite de la saga Moi, quand je me réincarne en Slime est un vrai vent de fraîcheur sur la planète manga.

Nous retrouvons donc notre petit Slime comme nous vous l’avons présenté dans le tome 1. Après avoir absorbé de nombreux bestiaires aux capacités extraordinaires, notre Slime est devenu un véritable roi des monstres. En effet, il a des pouvoirs hors normes, dont un très important, celui de nommer les autres. On ne croit pas comme cela, mais dans cette contrée, donner un nom est signe d’un grand pouvoir. Et lorsqu’un être est nommé, il évolue! Ainsi certains gobelins sont devenus des super-gobelins, les loups deviennent de gigantesques créatures etc… Et tous servent désormais notre Slime, qu’il faut maintenant appeler Limule Tempest.

Mais comme tout être puissant, il se fait des ennemis tout aussi puissants. Une horde d’orcs sanguinaires marchent sur la ville des hommes-lézards, et pourrait bien faire un petit tour dans le village que Limule a fondé… Pour survivre, il va falloir s’allier à de nouveaux êtres comme… Des ogres !

Ceci est un petit résumé condensé des tomes 2 et 3. On aperçoit donc notre petit Limule devenir un grand seigneur, bon, juste et sympathique. Mais peut-être va t’il pouvoir adopter une nouvelle forme ?? Lisez les aventures de Limule le Slime dans les 2 derniers tomes de Moi quand je me réincarne en Slime, de Fuse, Mitz Vah et Taiki Kawakami aux éditions Kurokawa !

  • Moi, quand je me réincarne en Slime tome 3
  • Auteurs : Mitz Vah, Fuse et Taiki Kawakami
  • Editeur : Kurokawa
  • Parution : 8 mars 2018
  • Prix : 7,65 €
  • ISBN : 9782368526262

Résumé de l’éditeur : Shizue Izawa, la maîtresse des brasiers, l’héroïne respectée de tous. Limule a hérité de ses volontés et de son apparence. Parti s’entraîner pour apprendre à maîtriser pleinement les pouvoirs d’Ifrit, Limule reçoit soudain un appel au secours : ses compagnons ont été attaqués par d’étranges ogres…