Le Petit Nicolas : la bande dessinée originale

Pour la première fois en version album, 28 planches inédites de la série Le Petit Nicolas de René Goscinny et Jean-Jacques Sempé sont réunies dans ce très beau recueil.

Quelle excellente initiative qu’ont eu les éditions IMAV de publier en album les toutes premières planches du Petit Nicolas, le chef-d’œuvre de Sempé et Goscinny.

Inédites, ces 28 pages avaient seulement fait l’objet d’une édition papier dans Le moustique, un magazine de programme télé en Belgique. Sous le pseudonyme Agostini, René Goscinny avait imaginé les premiers pas de son héros de papier. La première histoire date du 25 septembre 1955 et la dernière du 20 mai 1956. En neuf mois, les deux auteurs de génie avaient posé les bases de ce qui allait devenir un énorme succès éditorial et encore aujourd’hui (deux longs métrages et des livres qui sortent fréquemment). Ils abandonnèrent ensuite la version bande dessinée pour les textes illustrés que nous connaissons.

Avant ses séries phénomènes (Astérix, Iznogoud ou la reprise de Lucky Luke), René Goscinny pu ainsi tâtonner et inventer pour ses 28 planches. Grand auteur, adepte des gags visuels et des jeux de mots bien sentis, il les place ici et là dans ses mini-récits de grande qualité. Tous les personnages récurrents de la série sont déjà présents (les parents, Alceste, Agnan ou Blédur).

L’album, qui possède ce charme désuet, plait pourtant énormément, et pas uniquement aux plus anciens. Le style Agostini est là et la partie graphique de Sempé aussi. Il préférera néanmoins l’illustration que la bande dessinée. Le dessinateur représente le Petit Nicolas avec une tête ronde. Il explique ainsi : « Le Petit Nicolas n’avait rien de très caractéristique, je le dessinais comme les autres enfants, sauf que je lui mettais un maillot rayé ».

  • Le Petit Nicolas : la bande dessinée originale
  • Scénariste : René Goscinny
  • Dessinateur : Jean-Jacques Sempé
  • Editeur : IMAV
  • Parution : 12 octobre 2017
  • Prix : 12.90€
  • ISBN : 9782365901369

Résumé de l’éditeur : Savez-vous que le Petit Nicolas est né sous la forme d’une bande dessinée en couleur ? IMAV éditions publie pour la première fois en album bd l’intégralité des planches écrites par René Goscinny et dessinées par Sempé. Ces planches sont parues entre 1955 et 1956 dans un magazine belge, Le Moustique, auquel collaboraient Sempé et Goscinny. Puis ils quittent Le Moustique et, trois ans plus tard, en 1959, ils reprennent Le Petit Nicolas, cette fois-ci sous la forme de récits illustrés. Les histoires paraîssent alors dans Sud-Ouest Dimanche, puis sont éditées en livres et remportent un immense succès. Les planches inédites qui sont aujourd’hui publiées dans cet album contiennent tous les ingrédients qui feront le succès du Petit Nicolas. Elles se présentent sous la forme de gags en une planche. Dans ses scénarios Goscinny a déjà mis en place les ressorts de la saga et campe les principaux personnages. Sempé représente déjà un Nicolas immédiatement identifiable. Cette bande dessinée a déjà la saveur de ce qui fera le succès du personnage, humour et poésie. La parution de l’album Le Petit Nicolas, la bande dessinée originale complète cette série imaginée par René Goscinny et Jean-Jacques Sempé. Ce trésor retrouvé permet de découvrir la genèse de l’une des oeuvres les plus célèbre de la littérature jeunesse.

Gaspard et le phylactère magique

Après une première version éditée en 2012 par EP et BDBoum, Gaspard et le phylactère magique connaît une deuxième vie grâce aux éditions Mosquito. Cet album de Alain Dary, Mickaël Roux et Dawid permet de découvrir le métier de dessinateur de bande dessinée et les différentes étapes pour en réaliser une.

Gaspard s’ennuie ferme ! Les vacances chez sa grand-mère lui paraissent longues. Alors qu’il souhaite explorer le grenier de la maison, la vieille femme lui interdit. Il passe alors outres ses recommandations et découvre une table à dessin, du matériel et une planche inachevée de bande dessinée. En effet, tout cela appartenait à feu son grand-père, dessinateur. Ce dernier lui apparaît alors sous la forme de son fantôme…

Sympathique petit album pour les jeunes lecteurs, il permet d’appréhender les différentes notions, les différentes techniques et le métier de dessinateur de bande dessinée. En choisissant de l’incarner par un jeune garçon, cela permet aux lecteurs de s’identifier à lui. En y glissant une belle dose de fantastique (le fantôme du grand-père, un phylactère…), Alain Dary – le scénariste – ajoute ce petit plus qui attirera les plus jeunes. Situations folles et cocasses apportent aussi de la bonne humeur et de l’humour à Gaspard et le phylactère magique.

Accompagné aux couleurs par Dawid (Supers, Dessus-Dessous ou Passe-Passe), Mickaël Roux dévoile des planches enjouées et sympathiques. Son trait convient idéalement à ce style de récit joyeux et humoristique.

Pour tout connaître de la Bande Dessinée de façon ludique et pas rébarbative, offrez ou achetez Gaspard et le phylactère magique à vos enfants, nièces, neveux, cousines, cousins… !

  • Gaspard et la phylactère magique
  • Scénariste : Alain Dary
  • Dessinateur : Mickaël Roux
  • Coloriste : Dawid
  • Editeur : Mosquito, collection Lily Mosquito
  • Parution : 06 octobre 2017
  • Prix : 13€
  • ISBN : 9782352834502

Résumé de l’éditeur : Gaspard découvre une vieille malle mystérieuse en fouillant le grenier de sa grand-mère. Il ne peut s’empêcher de l’ouvrir et c’est alors qu’apparaît le fantôme de son grand-père, qui était jadis dessinateur de bandes dessinées

American monster

Que vient faire une homme dont le visage n’a plus de peau dans une petite bourgade du centre des Etats-Unis ? Revient-il sur les traces de son passé ? Se venger ? Brian Azzarello et Juan Doe dévoilent son histoire dans American Monster.

Dans un petit snack d’une ville du Midwest, une fourgonnette s’arrête. En descend alors un homme effrayant et mystérieux. Complètement défiguré, il n’a plus de peau sur son visage. Alors que son véhicule est en panne, il tente de trouver un mécanicien. Il décide même de passer la nuit dans un motel de la ville.

Cet homme dont l’aspect fait peur à tout le monde, serait un vétéran. Etonnament, il sort même une grosse liasse de billet pour payer sa tournée…

Récit à l’intrigue très simple, American monster est néanmoins d’une redoutable efficacité. Il faut souligner que son auteur – Brian Azzarello – est un formidable conteur rompu aux joutes des comics américains, comme Wonder Woman, Luke Cage ou Spider-Man. Jouant avec l’aspect effrayant et le mystère qui entoure son personnage principal, il happe le lecteur par une histoire qui s’intensifie au fil des pages. Par des flash-back, son existence et son passé sont dévoilés aux lecteurs (petit caïd de quartier, trafiquant d’armes puis vétéran américain). Pourtant, le scénariste laisse en suspend quelques unes de ses facettes pour les volumes suivants.

Considérés comme des véritables héros de la nation, ces soldats sont la fierté de tous les américains. Ce premier album pose aussi la question de leur réinsertion dans la société après avoir vécu l’enfer. Pourtant celui de American Monster ne semble pas entrer dans les codes de la bonne conduite.

Le scénariste chevronné est accompagné par Juan Doe au dessin. Illustrateur bien installé dans l’univers des comics (Joker’s asylum : l’épouvantail  ou encore Fantastic Four in Puerto Rico), il réalise des planches qui restituent parfaitement l’ambiance pesante du récit. Auteur complet (crayonnés, encrage et couleurs, rare dans le monde des auteurs américains), il a consenti à sortir de sa semi-retraite pour mettre en image American Monster. Une très bonne initiative de sa part tant le tome 1 est très bon.

  • American Monster, volume 1 : Sweetland
  • Scénariste : Brian Azzarello
  • Dessinateur : Juan Doe
  • Editeur : Snorgleux
  • Parution : 22 septembre 2017
  • Prix : 16.50€
  • ISBN : 9782360140589

Résumé de l’éditeur : Dans une petite ville du Midwest, un homme imposant et défiguré descend du Bus et s’installe au motel. Son apparence effraie les habitants – personne ne le connaît – à moins que ? Impossible à dire, car il semble ne pas avoir de visage. Ses intentions sont inconnues, jusqu’à ce qu’il s’occupe d’un shérif corrompu qui deal avec le gang local de marchands d’armes racistes. Il passe alors du statut de monstre à celui de héros… jusqu’à ce que ses vraies intentions remontent à la surface. Il n’est pas là pour en finir avec le gang, mais pour en prendre les rennes. Et ça ne fait que commencer…

The Rolling Stones en BD

Après Les chansons de Barbara en BD, les éditions Petit à Petit publient The Rolling Stones en BD, un album qui fait revivre l’épopée du groupe mythique.

21 chapitres composent ce recueil sous la houlette de Ceka, le scénariste de toutes les histoires. Ainsi, le lecteur découvre les anecdotes et les histoires qui jalonnèrent l’existence du groupe :

Bénis soient les vinyles (Martin Trystam) qui raconte la rencontre dans le train de Keith et Mick…

Rollin’Stones Blues (Patrick Lacan) qui raconte d’où vient le nom du groupe…

I wanna be your man (Domas) qui revient sur la rencontre de Stones et des Beatles…

Le sixième Stone (Clément Baloup) qui revient sur l’embauche et l’éviction rapide de Ian Stewart, le pianiste…

Les Glimmer Twins (Dominique Hennebaut) qui raconte l’envie du groupe de composer des chansons originales…

L’ange déchu (Blast) qui revient sur la noyade de Brian Jones…

Altamont morne plaine (Filippo Néri) qui marqua les Stones puisqu’un jeune homme trouva la mort dans ce concert…

Eté 73 (Aurélie Neyret) qui parle de Angie, le meilleur slow de tous les temps…

Keith et ses guitares éclectiques (Bruno Loth) raconte la passion immense du guitariste pour ses instruments…

Voici quelques récits qui se trouvent dans ce très bel album, entrecoupé de textes de Ceka pour donner des explications sur le groupe. A la fin, le scénariste dresse un bibliographie sélective. Enfin, The Rolling Stones en BD bénéficie d’un partenariat avec Deezer : il suffit de flasher les QRCode dans l’album pour pouvoir écouter sa bande son.

  • The Rolling Stones en BD
  • Auteurs : Collectif
  • Editeur : Petit à Petit
  • Parution : 17 novembre 2017
  • Prix : 19.90€
  • ISBN : 9791095670384

Résumé de l’éditeur : Quand les Rolling Stones débarquent dans les années 60, c’est pour jouer du Rythm & Blues, rien de plus. Il sont loin d’imaginer qu’ils ne vont pas simplement changer la musique: ils deviennent aussi les porte-voix d’un monde en pleine mutation. A coup de fulgurances musicales et de textes sans détour, ils tirent la langue au conformisme ambiant tout en collectionnant les succès planétaires. Mick Jagger et Keith Richards en tête, ces rebelles incarnent depuis prés de cinquante ans plus qu’une musique, une façon d’être ! A travers vingt-cinq histoires en BD accompagnées de textes biographiques, ce livre vous fait revivre d’un façon totalement nouvelle l’incroyable épopée des Rolling Stones… Sans doute le plus grand groupe de rock !

U-B-R, le nouveau voisin

Après Tine & Junior, Ultraviolette et Petit Robot, les éditions Frimousse poursuivent leur incursion dans le monde de la bande dessinée avec U-B-R le nouveau voisin de Ferdinand Lutz.

U-B-R est un étrange petit garçon ! Arrivé sur Terre pour observer les habitants, cet alien a donc pris l’apparence d’un être humain afin de se fondre dans la masse. Accompagné de Globy, une immense œil, il emménage dans un immeuble. Il prend la place d’un autre extra-terrestre qui s’était transformé en un sympathique quinquagénaire.

Alors que Globy a pris l’apparence d’une jeune adolescente, U-B-R commence ses investigations au zoo, en jouant au football, au musée ou en discutants avec ses voisins…

Sympathique petit album – de 144 pages tout de même!  – U-B-R ravira les jeunes lecteurs à partir de 7/8 ans. Un alien qui ressemble à un garçon, un animal de compagnie qui peut prendre n’importe quelle forme et des situations cocasses, voilà tous les ingrédients réunis pour passer un bon moment de lecture. Ferdinand Lutz est un auteur allemand né en 1987 qui a déjà réalisé des BD (Capitaine Ours bleu), scénarios et dessins animés. Ce qui se ressent dans son album U-B-R qui ressemble à un petit film d’animation dans son découpage et dans le rythme. Grandes vignettes et un dessin simple à la palette graphique lui permettent de réaliser des planches très efficaces.

  • U-B-R, le nouveau voisin
  • Auteur : Ferdinand Lutz
  • Editeur : Frimousse, collection BD’Mousse
  • Parution : 12 octobre 2017
  • Prix : 16€
  • ISBN : 9782352413356

Résumé de l’éditeur : Que faire si votre voisin est un enfant de 122 ans qui vient d’une autre planète ? S’il a un animal de compagnie qui peut prendre toutes les formes ? Et qui passe son temps à nous étudier ? Eh bien, c’est l’histoire de Lara, son voisin U-B-R et sa boule de caoutchouc animal. Car U-B-R a enfin atterri sur la bonne planète. La Terre. Et ses aventures parmi nous commencent. Au zoo, au musée, dans la rue, ou avec ses voisins, U-B-R se rend compte que nos réactions sur terre sont étonnantes. Il a une voisine bien curieuse, Lara, qui mène l’enquête de son côté, persuadée que ce nouveau voisin cache quelque chose.

Adieu graisse ! mon journal (presque) intime

Lumi Poullaouec dévoile Adieu graisse ! Mon journal (presque) intime, un album décalé et drôle aux éditions Eyrolles.

Lumi Poullaouec est directrice dans une agence de communication. Trentenaire hyper active, elle est à moitié Finlandaise et à moité Française. A travers les 144 pages de Adieu Graisse, elle illustre son année à lutter pour perdre du poids.

Après un séjour en Finlande dans sa famille, Lumi s’est rendue compte depuis un certain temps qu’elle était en surpoids et que cela jouait sur sa santé. Il fallait donc qu’elle reprennent sa vie et faire s’envoler les kilos superflus. Plus facile à dire qu’à faire ! Elle raconte ainsi jour par jour, dans son petit carnet, ses moments de doutes, de réussites, le tout avec beaucoup de recul, d’humour et d’auto-dérision.

Nouvelles résolutions, visite chez le docteur, le citron magique, son nouveau blender, les tisanes, le café, les courses, ses menus du soir, les fruits & légumes bio, le remède de grand-mère contre le rhume, le réveillon de noël à gérer au mieux, les galettes des rois ou la Chandeleur, tout y passe. Elle fait aussi des bilans toutes les semaines, parle des vacances mais aussi des paliers à gravir.

C’est frais, c’est drôle, c’est agréable à la lecture !

  • Adieu graisse ! mon journal (presque) intime
  • Autrice : Lumi Poullaouec
  • Editeur : Eyrolles
  • Parution : 12 octobre 2017
  • Prix : 16.50€
  • ISBN : 9782212675160

Résumé de l’éditeur : A la croisée des chemins entre roman graphique, Bullet Journal et sketchnote, ce journal illustré est un véritable concentré d’autodérision, d’humour et de positive attitude ! Trentenaire active, à moitié française, à moitié finlandaise, la pétillante Lumi est graphiste dans la presse, Directrice Générale en Chef de Son Bureau et Quelques Mètres Carrés Autour. Croquant la vie à pleines dents, elle aime la photographie, les gribouillis, donner des surnoms aux gens qu’elle côtoie et… manger ! Après quelques semaines de vacances passées dans son mökki familial en Finlande, elle prend soudain conscience qu’il est temps d’agir face aux kilos accumulés au fil des années. Elle nous livre ici son journal (presque) intime dans lequel elle relate son quotidien pour retrouver une vie plus saine, ainsi que ses combats intérieurs orchestrés par le démon Sheitan et la Voix de la Raison.

Mortelle Adèle, tome 13 : Big bisous baveux

Treizième recueil d’aventures loufoques pour Mortelle Adèle, une série jeunesse humoristique de Mr Tan et Diane Le Fayer.

Publiées en album pour la première fois en 2013, les aventures décalées de Mortelle Adèle furent créées par Mr Tan (Antoine Dole) et Miss Pricky pour le dessin. Depuis le huitième volume, c’est Diane Le Fayer qui a pris la suite sur la partie graphique.

Adèle est une petite fille qui n’aime pas grand monde à part elle, n’a aucun filtre et qui enchaîne bêtise sur bêtise. Autour d’elle gravitent Ajax le chat dont elle veut se débarrasser, Geoffroy qui est amoureux d’elle mais ce n’est pas réciproque, Mamie, Magnus son super ami imaginaire, ses parents, Jennyfer qui veut être son amie mais ce n’est pas réciproque, Jade & Miranda les deux chipies de l’école, ainsi que son oncle et son amoureux le seul qu’elle apprécie.

Mr Tan (Ocarina Marina avec Stan Silas chez BD Kids ou Shaker Monster avec Mathilde Domecq chez Gallimard) imagine le quotidien de Adèle, véritable petite peste et vrai tourbillon d’énergie. Pour cela, il construit des gags en une planche faisait de son héroïne, une star aimée des jeunes lecteurs. Ce qu’elle fait, les lecteurs n’oseraient jamais se le permettre.

L’univers de Mortelle Adèle est décliné en 13 albums, en spin-off avec Ajax, en jeux avec Extra Mortelle Adèle (4 volumes), un Journal mortel, un album de stickers et un coffret Fais ton cinéma avec Mortelle Adèle à paraître le 22 novembre.

Pour accompagner le scénariste, Diane Le Fayer réalise des planches qui apportent aussi de l’humour aux mini-récits. Les grosses têtes sur les petits corps de ses personnages lui permettent d’accentuer leurs expressions.

  • Mortelle Adèle, tome 13 : big bisous baveux
  • Scénariste : Mr Tan
  • Dessinatrice : Diane Le Fayer
  • Editeur : Tourbillon, collection Globulle
  • Parution : 25 octobre 2017
  • Prix : 9.95€
  • ISBN : 9791027603602

Résumé de l’éditeur : Adèle est confrontée à Jennyfer, une fillette qui est persuadée qu’elles sont meilleures amies.

Et si l’amour c’était d’aimer ?

Après Carnet de Pérou et Zaï Zaï Zaï Zaï, Fabcaro est de retour avec Et si l’amour c’était aimer ? un album décalé et drôle chez 6 pieds sous terre.

Un couple bien dans sa peau, file ce qui paraîtrait être le parfait amour. Pour le dîner, la femme commande une macédoine chez Speed Macédoine. Son mari est aux anges, il raffole de ce plat.

En ouvrant la porte au livreur, elle est éblouie par la beauté du jeune homme et tombe sous son charme. Le lendemain, elle recommande de la macédoine et glisse un mot dans la main du livreur pour qu’il la rejoigne plus tard. C’est le début d’une belle idylle entre eux…

Couronné de succès avec Zaï Zaï Zaï Zaï (Grand Prix de la critique ACBD 2016), Fabcaro imagine une belle romance complètement décalée, folle et drôle. Seul l’auteur de Amour, passion et CX diesel (avec James et Bengrrr) pouvait produire un tel récit où il multiplie les situations délirantes, les contre-pieds, les quiproquos et les références tout azimut.

Dans un réalisme assez froid et statique – ce qui ajoute encore plus d’humour – et avec une couleur en bichromie noire et verte, il surprend son lectorat à chaque page.

  • Et si l’amour c’était aimer ?
  • Auteur : Fabcaro
  • Editeur : 6 pieds sous terre
  • Parution : 9 novembre 2017
  • Prix : 12€
  • ISBN : 9782352121350

Résumé de l’éditeur : Sandrine et Henri coulent des jours paisibles dans leur villa. Henri est un patron de startup épanoui et dynamique et Sandrine l’admire. Mais hélas la vie n’est pas un long fleuve tranquille… Un beau jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, un brun ténébreux livreur à domicile et chanteur de rock à ses heures perdues. Une idylle merveilleuse va alors se nouer entre eux. Mais la vie est-elle toujours du côté de l’amour ? Les sentiments purs et absolus ne sont-ils pas qu’une feuille morte emportée par le vent ? Un arc-en-ciel ne finit-il pas toujours par disparaître derrière les nuages ? Un hommage appuyé aux romans-photos et aux collections de romans à l’eau de rose. Si vous pensiez avoir fait le tour de la question sur ce genre de littérature de gare, laissez-nous vous proposer l’idée qu’on peut, en fait, aller beaucoup plus loin, grace à Fabcaro.

Dan Machi : La légende des familias round 2

Notre avis : La suite de la saga Dan Machi est une vrai réussite poussant plus loin encore les péripéties de notre jeune aventurier Bell Cranel de plus en plus remarqué…

Si vous n’avez pas vu l’article sur le tome 1, voici un petit rappel de l’histoire. Alors que les Dieux vivent une vie d’un ennui mortel, ils décident de se rendre dans le bas-monde pour se divertir avec les Enfants, les humains mortels. Sous forme de Familia, chaque Dieu ou Déesse en accompagnent les membres grâce à leur protection, et en contrepartie leurs enfants doivent subvenir à leurs besoins. Hestia est une de ses déesses, mais elle ne rencontre pas un succès fulgurant auprès des aventuriers, car elle est inconnue du grand public. Seul un jeune aventurier, Bell Cranel accepte de se joindre à elle. Seulement lui seul, Bell peine à subvenir aux besoins, et Hestia travaille donc pour compenser le manque d’effectif.

A la fin du tome 1 de Dan Machi, Hestia obtient une dague spéciale forgée par Hephaistos, la célèbre forgeuse d’armes la plus douée, mais elle ne se doute pas encore du prix qu’elle va devoir payer… Mais après tout, c’est un cadeau pour son beau et fidèle Bell, alors elle en accepte les conditions. De son côté Bell part à la Feria des monstres (qui est comparable aux corridas). Des monstres sont relâchés dans le Colisée et doivent être pourchassés par les aventuriers pour le plaisir des spectateurs. Mais un incident se produit, et les monstres s’échappent en pleine ville ! Bell qui est dans ses rues va tenter de stopper la menace, malgré son manque d’expérience et de compétence, dans une course-poursuite mortelle.

Le tome 2 de Dan Machi est une aventure palpitante qui nous est proposée par Fujino OmoriKunieda et Suzuhito Yasuda aux éditions Ototo !

  • Dan Machi la légende des familias tome 2
  • Auteurs : Fujino Omori, Kunieda et Suzuhito Yasuda
  • Editeur : Ototo
  • Parution : 6 octobre 2017
  • Prix : 6.99€
  • ISBN : 9782377170364

Résumé de l’éditeur :
Lors de la Feria des Monstres, les créatures attrapées par les aventuriers sont domptées en public. Bell et Hestia visitent cette fête qui déchaîne les passions, lorsqu’un incident grave survient ! L’un des dangereux monstres enfermés dans le Colisée apparaît et se rue vers eux ! Lancés dans une course poursuite mortelle, ils vont se trouver devant un choix des plus difficiles…

SMOKIN’ PARADE 1

Une fois n’est pas coutume Kana sait dénicher les mangas à fort potentiel, Smokin’ Parade a tout pour devenir une référence du Seinen. C’est un véritable patchwork de ce qui se fait de mieux dans le genre. Aux commandes de cette pépite on retrouve Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou les auteurs du non moins fameux Deadman Wonderland.

Kakujô Yôkô est un jeune homme avec un code de conduite bien à lui qu’il nomme règlement familial. Pour faire respecter ce règlement il est capable de sauter sur une voiture en marche afin d’interpeller violemment son conducteur car il a jeté un detritus par terre. Kakujô a une petite sœur, Mirai, qui à la suite d’un accident a perdu ses deux jambes, cependant grâce à la société Amenotori elle a pu bénéficier d’une greffe qui lui permit de retrouver une paire de jambe.

Voulant faire plaisir à son frère elle lui organise une fête d’anniversaire surprise mais rien ne se passe comme prévu, car à peine Kakujô a t’il passé le pas de la porte  de sa maison que Mirai , alors transformée en créature à tête de peluche, lui coupe les bras et la jambe gauche. Alors que Mirai changée en monstre s’apprête à donner le coup de grâce à son frère une mystérieuse équipe intervient et la tue.

Kakujô se réveille plusieurs jours plus tard, il apprend qu’il a frôlé la mort et que ses sauveurs se nomment les Jackalope. Jackalope est une équipe composée d’individus ayant tous reçus des greffes de membres robotiques et luttant contre la vague de crimes atroces perpétrés par les démons à tête de peluche appelés aussi Spider. Kakujô doit maintenant décider si il rejoint les Jackalope afin de découvrir le mystère entourant les Spider et la société Amenotori.

Publié dans la collection Dark Kana, Smokin’ Parade saura vous entraîner dans son monde, ne vous laissant d’autre choix que d’attendre le deuxième tome qui paraîtra le 2 Février 2018.

  • Smokin’ Parade 1
  • Scénariste : Jinsei Kataoka
  • Dessinateur : Kazuma Kondou
  • Editeur : Kana
  • Collection : Kana Dark
  • Parution : 20 Octobre 2017
  • Prix : 7.45€ (5.95€ jusqu’au 31/12/2017)
  • ISBN : 9782505068228

Résumé de l’éditeur : Le jour de ses 15 ans, Yôkô Kakujô assiste impuissant au meurtre de sa seule famille : sa petite soeur, Mirai. Cette dernière, transformée en une créature monstrueuse sur le point de l’exécuter, est alors tuée par une brigade se faisant appeler les « Jackalope ». Afin de découvrir ce qui est arrivé à sa soeur, Yôkô décide malgré tout de les rejoindre. Commence ainsi la longue traque de ces bêtes étranges nommées « spider » …

APEIRON 01

Edité chez Doki Doki, Apeiron est une véritable course contre la montre, clonage, conspiration, terrorisme et manipulation sont au rendez vous de ce Seinen mené tambour battant par le scénariste Shinya Kusaka et le dessinateur Takuji Kâto (ancien assistant de Ôkubo Atsushi l’auteur de Soul Eater).

Kaede Mikami se reveille totalement amnésique dans un centre hospitalier et fait la rencontre de Hina Ichinose, Iori Asagiri et Daichi Saito, trois autres adolescents du même âge que lui et ayant aussi perdus leurs souvenirs. Cette maladie est appelée « la maladie du vide » et étant très contagieuse elle nécessite la mise en quarantaine temporaire des sujets porteurs avant que le dégénérescence du cerveau ne devienne irréversible. Au fil des semaines les quatre patients sont soumis à toute une batterie de tests dans le but de leur faire recouvrer la mémoire.

Après trois mois de soins une sortie pour retrouver leur famille respective est accordée aux enfants par l’infirmière en chef. A peine eurent-ils le temps de sortir qu’un van surgit de nulle part et les enlève. A son bord ils font la connaissance de Sakagami un libertaire luttant contre l’OCI, Organisme de contrôle de l’information, qui selon lui cache au monde la veritable nature de cette maladie. Effrayés, les adolescents se demandent pourquoi Sakagami les a enlevé, alors ce dernier leur remet une peluche, Anaximandre, leur expliquant qu’elle pourra répondre à leurs questions. Manquant de temps Sakagami dépose les enfants avant de disparaître.

N’ayant pour la plupart aucun endroit ou aller, ils décident de se rendre chez Kaede car il est le seul à avoir retrouver presque l’intégralité de sa mémoire. Cependant arrivé sur place il ne reste qu’un terrain vague et Kaede apprend que cet endroit est comme cela depuis six ans. Le groupe n’a pas le temps de se poser de question car apparaît un hélicoptère avec à son bord l’infirmière armée d’un fusil sniper, elle fait feu et abat Daichi. Les trois adolescents restants se résignent à laisser leur ami et s’enfuient pour sauver leur vie. Ainsi commence une course poursuite qui mènera nos héros de révélations en révélations.

Apeiron est un récit efficace en deux tomes, le second paraîtra le 29 Novembre 2017.

  • Apeiron 01
  • Scénariste : Shinya Kusaka
  • Dessinateur : Takuji Katô
  • Editeur : Doki Doki
  • Parution : 02 novembre 2017
  • Prix : 7.50€
  • ISBN : 978-2-81894-366-3

Résumé de l’éditeur : Dans un monde en proie à une inquiétante épidémie d’amnésie, quatre adolescents atteints de ce mal et soignés dans un hôpital reçoivent enfin une permission de sortie de 24 heures. Mais à peine sont-ils dehors qu’ils sont soufflés par l’explosion d’un missile et enlevés par un mystérieux individu, qui les abandonne aussitôt. Ainsi lâchés dans la nature, les quatre jeunes essaient de renouer avec leur passé en repérant des paysages qui pourraient leur être familiers. L’un d’eux, Kaede, croit reconnaître le quartier dans lequel il vivait avec ses parents avant sa récente hospitalisation. Mais des passants lui apprennent que son immeuble a été rasé… il y a six ans ! Après cette révélation choc, nos quatre héros ne croient plus en la fiabilité de leur mémoire et commencent à avoir des doutes sur le traitement reçu à l’hôpital.

Paloma : Et si on prenait un bain ?

Paloma – la petite héroïne de Carole Trébor et Marc Lizano – aimerait prendre un bain tranquillement mais elle va vivre d’étonnantes aventures en s’y essayant dans Et si on prenait un bain ?, un album jeunesse des éditions Rageot.

Après Et si on goûtait dans le jardin ?, Paloma est de retour. Très bel album muet pour primo ou non-lecteurs, le récit de Carole Trébor est sympathique, joyeux, optimiste et très drôle.

A peine entrée dans son bain, les amis de Paloma – le lapin et le chat – entrent en scène. Le produit pour se laver, mousse énormément, entraînant des situations rocambolesques pour le petites filles et ses compagnons à quatre pattes. Sans rien dévoiler, le lecteur sera surpris et amusé par ces enchaînements délirants.

Il faut souligner que le trait de Marc Lizano (La pension Moreau ou Vater und Sohn) est idéal pour ce style d’histoires muettes. Ses personnages tout en rondeur sont vite identifiables pour que les lecteurs puissent le repérer au premier coup d’oeil. Son découpage (de 1 à 4 vignettes maximum) donne un rythme simple et efficace, faisant la part belle aux protagonistes.

« Lire des images, c’est déjà lire ! » voilà la grosse bulle qui introduit la page explicative à la fin du livre intitulé Comment utiliser cet album ? Cela permet aux adultes d’être guidés pour la découverte de cette histoire de Paloma.

Le premier volume de Paloma figure dans notre Top 15 des BD Jeunesse muettes, grâce à de belles qualités narratives et graphiques.

  • Paloma : Et si on prenait un bain ?
  • Scénariste : Carole Trébor
  • Dessinateur : Marc Lizano
  • Editeur : Rageot
  • Parution : 08 novembre 2017
  • Prix : 10€
  • ISBN : 9782700254150

Résumé de l’éditeur : Paloma doit prendre son bain. Bulles, jouets, savon, tout est prêt. Mais avec ses amis Chat, Lapin, Pigeon et Moineau pas impossible que la baignoire se transforme en piscine…