Le Château des Etoiles à la conquête de l’Ether

Cette année Le quartier jeunesse du Festival BD d’Angoulême propose aux plus jeunes d’embarquer pour un voyage spatiale avec Le château des étoiles, la très belle série de Alex Alice.

DE LA GAZETTE…

Exposition jeunesse phare du Festival, Le château des étoiles est attrayante et bénéficie d’une excellente scénographie !

5 salles sont visibles par les festivaliers, qui leur permettent de découvrir la série Le château des étoiles (voir notre chronique du tome 1). Conçue de façon chronologique pour les amateurs de Séraphin et ses amis, elle peut aussi convenir à ceux qui ne connaissent pas la série.

Le visiteur entre dans l’exposition comme s’il entrait dans la fameuse Gazette du Château. Au milieu trône l’Ethernef construit par le Roi de Bavière.

… AU CHATEAU

Dans la salle suivante, Alex Alice, avec le commissaire d’exposition Fabien Hamm, a voulu mettre l’accent sur le carnet de bord de Claire Dulac, la mère disparue de Séraphin. C’est dans cet objet que se cache les recherches du couple de scientifiques concernant l’Ether.

Ainsi cahier est réalisé en 3D, surmonté d’images des deux premiers volumes de la série, qui défilent mais aussi le fameux ballon utilisé par la femme de science.

L’on découvre aussi les préparatifs du voyage vers l’Ether avec les habits et la malle de Claire. Tout autour de la salle, le festivalier pourra découvrir les magnifiques planches de Alex Alice.

Dans la troisième salle, Le château est la vision romantique de la Cour du Roi de Bavière. Des tentures, des dioramas et des planches aux Marie-Louise très travaillées (écrits calligraphiés). Au centre de la pièce, une vitrine regroupe les différents ouvrages anciens qui ont influencé l’auteur pour écrire la série. Il y a là, L’astronomie populaire, livre de Camille Flammarion, dont la première version fut publiée en 1880. En effet, il n’y avait pas que Jules Verne qui avait écrit sur les sciences à l’époque.

L’ANTRE DU DESSINATEUR ET LES MAQUETTES

La quatrième salle abrite l’atelier de Alex Alice. Dans les vitrines de ce lieu circulaire, se trouvent les inspirations de l’auteur de Siegfrid. On y trouve pêle-mêle :  De cape et de crocs (la série de Masbou et Ayroles), Dinotopia, Captain Harlock (Albator), Le tour du monde en 80 jours, Les mystérieuses cités d’or (dont le condor a inspiré l’Ethernef), Le château de Cagliostro (Miyazaki), Les aventures du Baron de Munchaussen ou Les cités de Schuiten. Il est à souligner que pour la mise en image de la série, l’auteur a bénéficié de l’aide de Anthony Simon.

Alex Alice est déjà allé en Bavière plus petit et avant de démarrer son projet pour emmagasiner un maximum de documentation et cela se ressent aussi dans l’exposition.

Au milieu de la salle se trouve son bureau avec un écran qui fait défiler des mises en couleurs de deux planches non retenues.

L’avant dernière salle montre un grand nombre de maquettes réalisées par Jacques Primo issues des albums d’Alex mais aussi celles qui l’ont inspiré pour les futurs albums. Ainsi l’auteur se sert de leur précision pour dessiner ses planches.

VERS L’ETHER ET AU-DELA

Avec une énorme lune au plafond, le visiteur va être surpris ! Deux scaphandres utilisés dans l’Ethernef ont été matérialisés et des planches du troisième volume dévoilées dans cette ultime salle.

Alex Alice confie à propos de la suite de la série : « Je sais où je termine mais pas le chemin pour y arriver ». En effet, il veut poursuivre l’aventure sous forme de plusieurs diptyques.

Pour en avoir plein les yeux, allez visiter l’exposition Le château de l’Ether (voir la galerie ci-contre).

Article posté le jeudi 26 janvier 2017 par Damien Canteau

L'EXPOSITION

Communiqué du Festival

Déjà auteur de deux séries de bande dessinée reconnues – Le Troisième testament (Glénat) et Siegfried (Dargaud), Alex Alice entame au printemps 2014 une nouvelle publication : Le Château des étoiles (Rue de Sèvres), qui narre l’histoire des prémices de la conquête spatiale dans une réalité fantasmée, telle qu’elle fut imaginée et décrite par les scientifiques de la deuxième moitié du XIXe siècle.

Le héros de la série, Séraphin Dulac, est un jeune garçon intelligent, passionné d’astronomie et un brin rêveur. Sa mère, exploratrice intrépide et scientifique de renom, est sur le point de percer le mystère de l’éther, ce fluide subtil et intangible considéré comme la clef de la conquête des étoiles, lorsqu’elle disparaît dans un accident en plein vol de montgolfière à haute altitude. Seul le carnet de bord de Claire Dulac est retrouvé, un an plus tard, en Bavière. Séraphin, ne pouvant se résoudre à abandonner sa mère, part à sa recherche, entrainant dans son sillon les forces d’un Roi visionnaire et d’un empire avide de puissance. Commence alors une longue échappée, pleine de rebondissements, qui va, case après case, conduire les protagonistes de ce récit dans l’espace puis jusqu’à la Lune. Cette uchronie, qui fait la part belle aux machines fantastiques façonnées de bois et de cuivre, puise son inspiration aussi bien dans les récits de Jules Verne que dans la documentation scientifique de la fin du XIXe siècle ou dans l’histoire du Second Empire.
Les deux albums de la série, récompensés de plusieurs prix, ont été largement salués par un succès public avec plus de 200 000 exemplaires vendus ainsi que des traductions en Europe et aux États-Unis. Une prépublication en feuilletons, sous forme de gazettes enrichies d’articles et de publications « d’époque », rend hommage aux originaux grand format. L’auteur y pousse ses expérimentations graphiques en couleur directe, déjà présentes dans Siegfried, avec une ampleur et une démesure à la hauteur des aspirations de nos héros.

À la veille de la publication du troisième tome de la série, une exposition d’ampleur est consacrée pour la toute première fois à l’œuvre et à son univers. Présentée au Quartier jeunesse du Festival, elle permettra aux visiteurs d’admirer en détail les planches originales d’Alex Alice, ainsi que des croquis préparatoires, des dessins inédits et des esquisses de recherches graphiques. L’ensemble sera agrémenté de dispositifs scéniques fidèles aux techniques des artistes et metteurs en scène du XIXe siècle. Des maquettes des incroyables machines imaginées par Alex Alice, ainsi que des costumes réalisés tout spécialement pour l’exposition, seront présentés pour ancrer d’autant l’imagination des lecteurs dans la réalité… une opportunité unique de plonger sans retenue dans cette œuvre colorée et romanesque, et de rejoindre ainsi le plus fantastique des vaisseaux, celui que l’on nomme le Château des étoiles…

RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES

Quartier Jeunesse, Chais Magelis du 26 au 29 janvier 2017

  • Production : 9eArt+ / Rue de Sèvres
  • Commissariat : Alex Alice, Fabien Hamm
  • Scénographie : Élodie Descoubes
  • Régie : Argos Arhea Design

À propos de l'auteur de cet article

Damien Canteau

Damien Canteau

Damien Canteau est passionné par la bande dessinée depuis une vingtaine d’années. Après avoir organisé des festivals, fondé des fanzines, écrit de nombreux articles, il est toujours à la recherche de petites merveilles qu’il prend plaisir à vous faire découvrir. Il est aussi membre de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).

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