First Print Awards, sélection ACBD, Drome, de Jesse Lonergan, publié en France par 404 Graphic, a marqué les esprits de ce dernier trimestre 2025.
À l’occasion du festival Quai des Bulles, nos journalistes Yaneck Chareyre et Bénédicte Coudière ont pris le temps d’un entretien avec l’artiste devenu une référence de la narration en bande dessinée.
Jesse Lonergan : fun et cérébral !

Photo : Yaneck Chareyre
COMIXTRIP : Drome n’est pas votre coup d’essai en matière d’expérimentation narrative, les français ont pu lire Hedra au printemps dernier. Qu’est-ce qui vous motive dans cet exercice ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer avec la narration séquentielle ?
JESSE LONERGAN : J’ai dessiné Hedra il y a dix ans. C’était un premier pas : suivre ce que je trouvais le plus intéressant dans la bande dessinée et ce qui m’inspirait. Heureusement, Image l’a publié, et j’ai alors commencé une carrière dans la BD.
Mais ce n’était pas un but en soi : ce qui me motive aujourd’hui, c’est l’envie de pousser cet exercice — de faire que la narration séquentielle ne se contente pas de dérouler une histoire, mais devienne un terrain d’expérimentation pour le lecteur et pour moi. Avec Hedra, j’ai appris à repérer mes tics graphiques, mes obsessions — les lignes de mouvement, la structure de la page — et à les mettre « sur papier » de façon visible.
Pour Drome, j’ai voulu aller plus loin : faire de la narration non pas seulement un enchaînement de cases, mais un dialogue entre l’espace, le temps, l’image, le lecteur. J’ai voulu que chaque page soit presque une expérience : que le lecteur sente que l’histoire avance, certes, mais que la forme même de la BD change sous ses yeux.
COMIXTRIP : 10 ans se sont écoulés entre Hedra et Drome. Comment avez-vous évolué au fil du temps ?
JL : Oh, beaucoup. Je pense qu’au moment où j’ai commencé à travailler sur Hedra, j’avais… le cerveau un peu en vrac. J’avais toutes ces idées sur la manière dont une bande dessinée devrait fonctionner. Ma perception des comics indépendants aux États-Unis, c’était que tu devais dessiner, oui, mais surtout ne pas te la raconter. Que les comics mainstream, eux, étaient faits pour les gens qui aiment se montrer.
Que les comics mainstream sont machos, du style : « regardez ce que je peux dessiner, regardez comme c’est incroyable ».
Et que les comics indés ne font pas ça. Qu’il faut rester contenu. Que le dessin doit toujours être au service de l’histoire — ce qui est très bien — mais… c’était mon impression. D’autres ne seront peut-être pas d’accord. Mais c’était ce que j’avais dans la tête.
Et tout à coup, je me suis dit : non. J’aime dessiner, et j’ai envie… j’ai envie de pousser les choses. Et donc, pouvoir me permettre de montrer un peu ce que je sais faire, et de dire : « regardez ce dessin que je peux faire ».
Toutes les voix dans ma tête qui disaient : « ne fais pas ça », j’ai décidé de ne plus les écouter.
Et donc Hedra, c’était la première chose issue de cet état d’esprit : « je vais juste faire ce que j’ai envie de faire ». Et si j’adore dessiner ces bottes, eh bien je vais les dessiner, je vais les dessiner énormes, et je vais les dessiner du mieux que je peux.
En partant de là, je me suis poussé à dessiner différemment, à penser les cases différemment. Il y a eu beaucoup de progression. Et quand Hedra est sorti aux États-Unis en 2020, ça a attiré beaucoup d’attention. Et, en gros, après ça, j’ai eu une carrière dans la BD.
Je suis passé d’un hobby très sérieux que je faisais après le travail… à un métier.
Hedra aura toujours une grande importance pour moi, mais quand je regarde aujourd’hui, je dessine tellement mieux. Et la confiance dans mes capacités, mon sens du design… tout s’est amplifié depuis ce moment-là.
COMIXTRIP : Nous aimerions donc vous poser une question plus technique : pour vous, qu’est-ce qu’une case en bande dessinée ?
JL : C’est une unité d’espace sur une page. Et je pense qu’il y a beaucoup de possibilités, mais pour moi, à la base, c’est vraiment ce truc très simple, presque ennuyeux.
Ça peut aussi être un moment dans le temps. Ça peut être une zone. Ça peut littéralement être juste un morceau d’espace à l’intérieur de la page. Ça peut être quelque chose qui, graphiquement, tient la page, la stabilise. Toutes ces possibilités existent. Et c’est comme ça que je pense aux cases.
Donc, j’ai l’impression que beaucoup de gens parlent des cases et disent, je ne sais pas, « cette page à 23 cases fonctionne vraiment bien », et moi, je ne vois absolument pas de quelle page il s’agit, parce que je ne compte jamais combien il y a de cases.
Il y en a juste autant qu’il s’avère qu’il y en a besoin.
COMIXTRIP : À votre avis, combien de temps s’écoule du début à la fin d’une de vos pages, notamment au sein des premières de Drome ?
JL : Aucun temps. Ou plutôt : un seul moment. Avec une page sans action, c’est à la fois éternel et instantané. C’est comme ça que ça fonctionne.
COMIXTRIP : Soyons un peu concrets. Comment travaillez-vous pour produire ces planches ?
JL : Je dessine tout à la main, sur papier, à l’encre. Ensuite, je colorise numériquement.
COMIXTRIP : Comment préparez-vous vos histoires ? Insistez-vous sur le story-board ou au contraire travaillez-vous au fil de l’eau ?
JL : J’avais… un plan assez vague.
Au tout début, j’ai écrit quelques notes, une sorte d’idée générale de là où l’histoire irait. Mais… ensuite je commence, et je me mets à concevoir la composition de la page, une page à la fois. En gros, je fais chaque page du début à la fin.
Je sais que beaucoup de gens font des miniatures pour tout le livre, mais moi, je sens que, créativement, j’ai besoin de faire confiance à mes instincts du moment.
Donc je peux faire un découpage, penser que c’est super… et puis, quand je passe à la page finale, ça ne fonctionne pas du tout comme je le voulais. Et parfois, ça arrive pendant que je suis en train de la réaliser. Alors je la change. Mais du coup, ça va changer la page suivante, et la suivante, et encore la suivante…
Je veux toujours me faire confiance. Aux États-Unis, en football, le quarterback peut prendre une décision sur le terrain et dire : « Oh, non, non, non, ce qu’on avait prévu, ça ne va pas marcher. »
On appelle ça calling an audible. Et je veux toujours avoir cette possibilité là.
Et tout ça efface, en quelque sorte, les 300 pages de miniatures que j’aurais pu faire à l’avance — parce que parfois, les vignettes ne sont pas très abouties. Et parfois, quand tu commences à remplir les noirs, tu te dis : « Ah, ça ne marche pas », et il faut changer.
Donc je fais simplement une page à la fois.
COMIXTRIP : C’est donc un processus évolutif constant pour vous ? Comment construisiez-vous l’histoire dans ce cadre ?
JL : J’avais l’idée générale de l’histoire. Je savais où terminer. Je savais quel chemin le personnage principal allait prendre. Mais ensuite, des détails se sont ajoutés au fur et à mesure que je travaillais dessus — des choses venaient et je me disais : « oh, si je fais ça, ça va apporter quelque chose ».
Par exemple… je n’ai donné de nom à aucun personnage, et je suis surpris d’avoir réussi à faire passer ça. Je pensais vraiment qu’un éditeur allait me dire : « il faut nommer les personnages », mais personne ne l’a fait.
Le personnage que j’appelle « l’homme deux fois né » — celui qui se fait tuer mais revient à la vie, à qui on coupe des morceaux du corps mais qui repoussent — il n’était pas dans les notes d’origine. C’était plutôt quelque chose comme : « je pense qu’il devrait revenir… il devrait jouer un rôle ». Et c’est devenu : « oh, il est… il est un bon élément d’ancrage dans tout ça, et il a un bon lien avec le reste ».
Donc je l’ai laissé. Je n’avais pas prévu ce personnage.
Mais plus j’avançais, plus il prenait de la place. Et — je sais que c’est bizarre — je me suis presque attaché à lui. C’est devenu : « oh, c’est mon personnage préféré ».
Et un ami à moi, aux États-Unis, m’a dit : « mais c’est le dessinateur de BD, ce personnage. Ce type torturé, dont le corps part en morceaux… c’est nous ».
COMIXTRIP : Quel a été le point de départ, l’idée originelle derrière le récit de Drome ?
JL : Beaucoup de choses. Quand on regarde un livre après coup, il est fini, il est clair. Mais quand on le commence, pour moi, ça peut être très confus, très brouillon. Je crois qu’il y a, aux États-Unis, cette sorte de désir, cette idée du « grand roman américain ».
Et je ne pense pas que Drome soit ça, mais je pense à des livres comme Moby Dick, ou aux écrits de Thomas Wolfe, ou de Jack Kerouac. Il y a cette idée du : « je veux tout mettre sur la page, je veux tout mettre dedans, et je ne peux pas m’arrêter ».
Et pour moi, c’était ça : j’avais toutes ces idées et je me disais : « je veux toutes les mettre dans un livre ». Et vous savez, une BD de 22 pages, ce n’est pas assez. 48 pages, ce n’est pas assez. J’ai besoin de toutes les pages.
Je ne sais pas si c’est juste une façon de penser très… américaine, ce côté « plus, plus, plus », mais c’était sans doute l’impulsion de départ.
Et puis il y avait toutes ces idées qui m’inspiraient visuellement et narrativement. Je lisais Ovide, Les Métamorphoses, lentement, sur presque une année, avant de travailler sur le livre. Et la manière dont ces récits fonctionnent, comment ils reviennent, comment ils se transforment — ça donne du poids, ça s’accumule.
J’ai aussi été inspiré par des épopées comme Gilgamesh ou L’Odyssée, qui flottaient dans ma tête… et cette façon qu’a la mythologie de prendre les émotions qu’on ressent et de les amplifier au maximum. Donc dans Drome, il y a de la subtilité, oui, mais il y a aussi beaucoup de meurtres, de morts, de destructions.
Parce que je pense que ce qui fait que la mythologie résonne encore aujourd’hui, c’est que ce sont les émotions que nous ressentons tous, les expériences que nous vivons tous — simplement amplifiées.
Donc j’ai pris ces idées, ces idées visuelles, et j’ai voulu faire un livre qui évolue au fur et à mesure qu’il avance.
Les gens parlent du gaufrier, mais ce gaufrier… je ne crois pas qu’aucune page ne se répète. Vous ne pouvez pas vous dire : « ah oui, il avait déjà fait ça avant ». Non. Je le fais une fois, et ensuite c’est une marche vers la suivante.
Et je pense que le dernier chapitre… il ne voudrait rien dire sans les quatre premiers. Je crois que, sinon, ce serait juste : « ça ne veut rien dire ».
Et, pour une raison étrange, mon rêve serait d’avoir une page blanche — juste une page blanche — et que le lecteur dise : « oh… il n’a rien dessiné », mais que grâce à la séquence, grâce à tout ce qui a précédé, cette page blanche ait quand même un impact. Je pense que je m’en approche.
Il y a des pages où il n’y a pas grand-chose dessus, mais elles ont un impact parce que tout ce qui vient avant leur donne cet impact.
Et j’essaie de faire une bande dessinée qui puisse fonctionner comme ça — si tu aimes les histoires, si tu aimes juste… lire quelque chose.
COMIXTRIP : Nous avons cela en France, cela s’appelle Deep me, de Marc-Antoine Mathieu. L’auteur livre un album presque entièrement noir… Et cela fonctionne, cela a du sens, en effet.
JL : C’est intéressant, merci, je regarderai cela.
COMIXTRIP : Vos lignes de mouvement participent fortement à la narration. D’où cela vient-il ?
JL : Quand je dis que je n’aime pas une page blanche mais qu’elle peut avoir de l’impact… eh bien, j’aime le pouvoir qu’une simple courbe peut avoir, toute l’expressivité qu’il peut y avoir… et la juxtaposition entre les cases, où tu peux créer une sorte… d’énergie visuelle pure, juste avec ces lignes.
Je pense que, en termes d’influences, c’est quelque chose que j’ai déjà vu dans des BD — je l’ai vu dans Valérian ou Spider-Man, mais seulement dans une ou deux cases.
Et moi, je me suis dit : il m’en faut plus. Enfin… j’aime ça, alors allons plus loin. Et faisons-en… presque une entité en soi. Chris Ware, je pense, a quelque chose comme ça aussi.
Et j’ai l’impression que c’est quelque chose qui a commencé dans Hedra, puis qui a continué… je ne sais pas, c’est comme quand tu apprends quelque chose, et puis tu pousses un peu plus, et encore un peu plus à chaque fois.
Et je crois que c’est devenu — pour le meilleur ou pour le pire — un peu une signature chez moi, quelque chose que les gens s’attendent peut-être à voir. Il va falloir que je trouve quelque chose de nouveau, maintenant.
COMIXTRIP : Parlons un peu des titres de chapitre — êtes-vous familier avec Kandinsky et sa théorie des couleurs spirituelles ?
JL : Je ne pense pas.

Œuvre de Vassily Kandinsky
COMIXTRIP : Parce que cette évocation des couleurs rappelle ses correspondances à lui.
JL : Non, non, je veux dire… je pense que, quand je réfléchis aux trois couleurs principalement… je viens juste de faire une autre interview, et donc j’ai l’impression… et j’ai dit un peu la même chose : quand j’en parle, c’est comme si je l’expliquais, et du coup ce n’est plus amusant, vous voyez ce que je veux dire ? Mais je vais quand même le faire.
Les couleurs… je crois que c’était une idée très, très précoce, cette idée du CMJN et du blanc comme… comme une sorte de hiérarchie d’organisation. Et dans ma tête, je l’avais aussi reliée aux éléments, aux éléments classiques.
Donc… pour moi, le rouge est plus une couleur de terre, et le jaune c’est le feu, et le bleu c’est… la lumière, quoi.
Et donc il y a cette connexion. Et ils ont tous les symboles alchimiques associés à eux. Et la manière dont tout ça… ça ne correspond pas parfaitement, mais c’était ma façon de penser ces figures centrales et ces couleurs centrales. Et… je ne sais pas, peut-être que…
ça a du sens, non ?
Oui. Enfin, le jaune et le rouge pourraient être inversés, on pourrait dire que le jaune est la terre. Mais moi, je vois le jaune comme une couleur de feu, et le rouge comme quelque chose de plus… terreux. Donc ça avait du sens pour moi. Peut-être que c’est la même chose.
Oui. Si c’est ce que Kandinsky disait, peut-être que c’est juste que… ça fait sens.
COMIXTRIP : Kandinsky associe des formes et des émotions aux couleurs, pour faire simple…
JL : J’adore ces idées. J’adore… les solides platoniciens, et l’idée que l’eau soit un icosaèdre, et que le cube, soit la terre, enfin… j’aime bien cette logique là.
Avec Hedra, je suis devenu très obsédé par les solides platoniciens et tout ce qui tourne autour.
C’est tellement beau, cette idée que… ce sont des figures où tout est identique, toutes les faces sont les mêmes, tout fonctionne parfaitement. Et tu as envie que ce soit vrai — mais ça ne l’est pas. Mais il y a quand même cette beauté dans l’idée elle-même, quelque chose de vraiment agréable.
Au final, non, ce n’est pas comme ça que les atomes sont faits, ou… ce n’est pas comme ça que la matière fonctionne. Mais j’aime… j’aime ces idées.
Et donc j’aime la même chose avec les couleurs : que telle couleur signifie telle chose. Je ne suis pas sûr que ce soit vrai, mais ce n’est pas grave.
COMIXTRIP : Dernière question : Drome parle-t-il de ce que signifie être un homme aujourd’hui ?
JL : Un homme au sens “masculin” ou au sens “humain” ?
COMIXTRIP : Masculin.
JL : D’accord.
J’ai déjà eu des questions comme ça. Je pense que je suis un homme qui a grandi avec toutes les choses que la société associe à la masculinité. Et donc je pense qu’une grande partie des concepts eux-mêmes viennent d’une perspective masculine, même avec des personnages féminins, parce que… parce que c’est ce que je suis.
Mais je ne me suis pas vraiment concentré sur « ce que signifie être un homme », plutôt sur ces dichotomies que je considère comme universelles — comme, chaos et ordre… Être en harmonie avec une société, vouloir contrôler une société…
Avec Red et Patch, je pense que ce sont deux conflits très masculins, en un sens : Red semble dangereux, agressif, violent, mais en réalité il fait partie du monde, il y fonctionne. Tandis que Patch veut contrôler le monde, le dominer, l’opprimer.
Donc pour moi, ce sont deux pôles.

Et puis… Red est très émotif. Blue ne l’est pas du tout.
Il y a toutes ces oppositions qui vont et viennent.
Et je pense que cela peut se lire à travers les rôles de genre, les stéréotypes, une lecture hommes/femmes. Mais je ne pense pas que ce soit… une sorte de déclaration que je voudrais que les lecteurs retiennent.
Parce que — et je le dis souvent — expliquer enlève beaucoup de plaisir.
On peut lire ça comme un discours sur la masculinité, mais ce n’est pas obligé.
Et… j’ai confiance dans les lecteurs.
Ce que j’espère avec ce livre, c’est que même si les gens ne me rencontreront probablement jamais, il y a une sorte de dialogue qui s’installe, un aller-retour.
Que vous y apportez quelque chose, que quelqu’un d’autre y apporte quelque chose d’autre.
Qu’il y ait une connexion, parce qu’il y a assez de matière.
Il y a des idées, il y a un concept de masculinité, mais ce n’est pas une injonction du genre : « voilà comment sont les hommes, voilà comment sont les femmes ».
Parce que ça, ça ne m’intéresse pas.
Je pense que l’idée dominante pour moi était celle-ci — et je crois que je l’avais déjà dit ailleurs — c’est cette espèce de tiraillement entre chaos et ordre, entre émotion et rationalité. Ce va-et-vient permanent… que je vis moi-même.
Quand je deviens émotif, je me demande : « est-ce que ce que je pense maintenant est juste ? »
Est-ce que ces émotions sont valides, ou est-ce que je pense ça simplement parce que je suis dans un état émotionnel ?
Et si je me calme, est-ce que ces pensées disparaîtront ?
Donc… est-ce que je dois envoyer cet email ?
Ce genre de choses.
Et je crois que cet état, ce mouvement de va-et-vient, c’est pour moi l’existence humaine.
Nous… l’humanité… nous ne sommes pas pur instinct.
Les loups sont pur instinct, les mouettes sont pur instinct.
Mais les humains, nous avons cette complexité, ces forces qui nous tirent dans différentes directions, ces petits fils… et c’est probablement ça, le cœur du livre.
Et ensuite, ça se manifeste dans le politique, le philosophique, et plein d’autres aspects.
Drome, à retrouver dans la sélection 2025 Top Comics Indé de Comixtrip
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