Entretien avec Kek, Marielle Durand et Arthur De Pins

Pour continuer la série d’entretiens avec des auteurs de bandes dessinées, cette fois ce n’est pas un, mais trois auteurs qui nous ont accordé un peu de leur temps pour parler d’une bande dessinée un peu spéciale « Un coin d’humanité » éditée chez First Editions.

Kek, Marielle Durand et Arthur De Pins nous dévoilent également  leur action au sein des Restos du Coeur.

Pouvez-vous vous présenter chacun avant qu’on commence à parler de votre bande dessinée “Un coin d’humanité” ?

Marielle : Je m’appelle Marielle Durand et j’ai fait notamment le livre “Bleu d’Auvergne tout en bleu et quelques aquarelles pour le livre de Kek.

Kek : Moi c’est Kek, j’ai dessiné et scénarisé la bande dessinée. Dans la vie, je suis développeur web, je fais des sites web, des jeux et des applis. Et de la bande dessinée quand j’ai le temps. C’était l’occasion de me remettre à dessiner, car ce n’est pas si souvent. Je fais tout ou rien. Soit je ne dessine pas, soit je dessine neuf mois d’affilée sans m’arrêter. Là, je retourne à mes jeux et mes sites web.

Couverture Encyclopédie des petits moments chiants            Couverture Les années collège

Arthur : Je suis là aujourd’hui parce que j’ai fait une petite double page dans la bande dessinée de Kek. Mais c’est surtout que l’on fait partie du même groupe de bénévoles. Je suis très content parce que sa bande dessinée retranscrit vraiment ce qui se passe. Personne n’aurait pu mieux faire. C’est une super bande dessinée, on est tous très fiers de lui. 

Zombillenium de Arthur de Pins (Dupuis)

Kek peux-tu nous dire comment s’est faite ton arrivée aux Restos du Cœur ?

C’était ici, dans l’atelier où on travaille, il y a trois ans. Il y avait une grève des transports et Arthur me dit, “Tu fais quoi ce soir parce que je suis bénévole aux Restos, on a besoin de bras et il y en a plein qui ne pourront pas venir.” 

Je lui réponds  : “Carrément!” par curiosité et puis pour aider. J’y suis allé, j’ai fait la distrib avec eux, tout s’est hyper bien passé. À la fin, je leur ai dit que je revenais la semaine suivante, c’était il y a trois ans et j’y vais quasiment toutes les semaines maintenant. Arthur ça fait quatre ans qu’il y est.

Mais tu ne savais pas du tout qu’Arthur était bénévole ?

Kek : Non je l‘ai appris quand il me l’a dit et ce n’est pas le seul. Il y a beaucoup de bénévoles qui ne le disent pas à leur entourage. Je ne sais pas si c’est une sorte de pudeur, c’est chouette aussi de garder ça pour soi. De ne pas se la « péter » en disant qu’on est bénévole. C’est un engagement plutôt personnel.

Comment est arrivée l’idée du livre ?

Kek : J’ai eu l’idée au bout d’un an et demi de bénévolat. J’ai posté une page sur mon blog. C’était un bénéficiaire qui me disait » Bonne Année », et me demandait ce qu’il pouvait me souhaiter, de l’amour, du travail ou de l’argent. Et je lui dis que c’est plutôt à lui qu’il faut souhaiter tout cela. C’est là que j’ai pris conscience qu’il y avait plein de choses à raconter, tant au niveau des bénéficiaires que des Restos.

Il y a plein de branches, je pensais qu’il n’y avait que les colis alimentaires distribués aux familles. J’ai appris plein de choses. Partager avec d’autres personnes qui ne le savent pas forcément serait sympa.

Comment as-tu procédé ?

Pour commencer  le scénario, j’ai pris des notes puis débuté le dessin en janvier 2020 juste avant le confinement. Une dizaine de pages que j’ai montrées aux Restos en leur demandant si je pouvais faire une bande dessinée là-dessus. Ils ont dit OK, ils étaient contents et moi aussi surtout parce que je n’avais pas fait ça dans le vide.

J’ai commencé à mettre en ligne pendant le confinement pour que les gens ne s’ennuient pas trop. D’abord, la moitié des planches, puis j’ai commencé à chercher un éditeur. 

Est-ce que ça n’a pas été trop difficile étant donné que tu verses tous tes droits d’auteur aux Restos du Cœur et que l’éditeur lui reverse sa part de bénéfices ?

Kek : C’était l’idée depuis le début de tout reverser aux Restos. Ce n’était pas le but de s’enrichir avec ça. Je voulais trouver un éditeur qui accepte. J’ai eu trois propositions, j’ai pris celui qui reversait le plus aux Restos, First Editions. Je n’aurais pas pu faire mieux.

Marielle comment s’est passée ton arrivée dans le projet ?

Marielle : Kek m’a proposé d’avoir une vision de son travail comme j’ai un dessin d’observation qui pouvait compléter la narration et son travail. Je suis arrivée à la fin du premier confinement, j’ai tout de suite adoré l’équipe, j’ai été catapultée dans un nouveau monde. Je ne savais pas si j’allais réussir à faire quelque chose parce que c’était troublant à plein de niveaux. J’ai fait confiance à Kek. S’il me le demandait, c’est que j’en étais capable. Je suis revenue le plus possible, toutes les semaines.

Kek : Et tu continues à venir alors que la bande dessinée est finie.

Marielle : C’est un peu addictif.

Peux-tu nous expliquer pourquoi tu dis que c’est une famille ?

Kek : Ce sont des gens qu’on est content de voir toutes les semaines, comme des potes. Il y a un vrai soutien, on est soudés. On est proches les uns des autres, comme une famille. 

Arthur : En fait, j’étais arrivé par l’intermédiaire d’un copain. C’est comme Kek, je suis tombé dedans et j’ai décidé de revenir. Au début on pense pour une semaine ou deux, puis on revient tout le temps. Il y a des liens très forts et on est devenus une chouette bande de copains. On sait qu’on peut compter les uns sur les autres. On vient tous les mardis sauf si on a un vrai empêchement. Il faut s’astreindre, c’est un automatisme. 

Avant, après la distribution on allait en terrasse « boire des coups », c’était le moment où on décompressait. On encaisse pas mal, ce n’est pas toujours évident. C’est éprouvant même si ça ne dure que deux heures. Ça fait quelque chose de côtoyer ces choses qui ne sont pas drôles et ça crée des liens

Comment se gère la première fois ?

Kek : Si j’étais rentré directement chez moi, ça m’aurait fait bizarre de me retrouver à cogiter sur ce qu’il s’était passé dans la soirée. Pour le coup, on a discuté de tout et de rien, pas forcément des Restos, pour se changer les idées. C’est bien d’en parler mais c’est bien de parler d’autres choses. 

Marielle : C’est un sas. En ce moment, on ne peut pas le faire mais il y a toujours un petit débrief à la fin. On a besoin de parler chacun avec deux ou trois personnes, ce n’est pas un soir comme les autres. Il y des soirs où on est moins en forme, où c’est compliqué, mais c’est hallucinant quand on arrive, il y a une énergie. Le groupe porte tout le monde, on se dit qu’on ne pourrait pas être ailleurs

Tu expliques dans la bande dessinée la première fois où tu te fais “engueuler”, comment as-tu géré ça ?

Kek : Heureusement que les autres bénévoles et les responsables sont là pour te dire :  “Ne t’inquiète pas, tu as fait tout ce qu’il fallait, ne te prends pas la tête avec ça, cela ne sert à rien”.

Au fur et à mesure on sait qu’il y a des gens qui peuvent “péter un plomb”. Pour eux, on est un peu des fusibles, si leur journée ne s’est pas bien  passée. C’est sur nous qu’ils vont se défouler. Il ne faut pas se formaliser. Ce n’est pas méchant.

Peux-tu nous expliquer tout ce qui se fait au sein des Restos du Cœur ?

Kek : Les Bébés du Cœur s’occupent des jeunes mères ou des mères célibataires avec des enfants.

Il y a des vacances organisées pour les bénéficiaires qui n’ont pas beaucoup de revenus et qui veulent partir avec leurs enfants.

La Péniche du Cœur à Paris accueille des hommes SDF pour qu’ils puissent se remettre sur pied.

Des maraudes ont lieu en voiture dans Paris. Dès qu’on voit un SDF on s’arrête, on lui donne à manger et on discute surtout. Certains SDF n’osent plus bouger de leur carton, ils sont “sédentarisés”.

Dans les cuisines des Restos, on voit comment sont préparés les plats qu’on distribue le mardi soir.

Il n’y a quasiment que des bénévoles, très peu de gens sont salariés. Tout est propre au niveau organisation et les comptes sont transparents. 

Pourquoi as-tu dessiné un rat à tes côtés ?

Arthur : Il y a des rats partout dans Paris et là où on fait la distrib on les voit plus.

Kek : C’est le côté Jiminy Cricket, la bonne conscience, qui dit ce qu’il faut faire ou pas. Le rat est un indésirable et devient mon pote. Les SDF dans notre société sont un peu des indésirables. Alors qu’ils ont le cœur sur la main, ils n’ont pas grand chose à donner mais ils le donnent.

Ce rat c’était l’occasion de autocritiquer, quand je dis une “connerie”, il est là pour me rappeler à l’ordre.

Tu utilises souvent le mot invisible, pourquoi ce mot ?

Kek : Le nombre de fois où tu marches dans la rue et un SDF te demande une pièce. Tu l’ignores, ça arrive tout le temps. On a peur que ça nous arrive donc on essaie de ne pas y penser. Maintenant je ne suis plus comme ça, même si je ne donne pas forcément, je fais un sourire mais il ne faut surtout pas rendre les gens invisibles. C’est ce qu’il y a de pire pour eux.

Marielle : Quand on regarde quelqu’un, le fait de lui dire bonjour, physiquement ça relève la température du corps. Le regard permet de réchauffer.

Arthur : Une des premières règles du bénévole, c’est de ne pas laisser les bénéficiaires se servir. Le geste de tendre est important, donner de la main à la main, en regardant la personne, en lui parlant ou pas. C’est très important. Déjà pour des raisons d’hygiène, pour ne pas que les gens touchent à toute la nourriture. On demande aux gens ce qu’ils veulent et on leur donne.

Vous créez donc une proximité ?

Marielle : Ça leur évite aussi à eux de mendier, de faire le geste inverse. On les sert, on est là pour eux.

Comment apprend-on tout cela ?

Kek : Il y a des formations que tous les bénévoles sont censés faire, c’est intéressant.

On ne dit pas “Ça va ?” mais « Ça va ce soir, la santé…? » parce que s’ils sont là, c’est que ça ne va pas.

Comment se passent les distributions selon les conditions météorologiques ?

Kek : Les personnages de ma bande dessinée sont fictifs, ce sont des mix de plusieurs personnes. Mais celui qui est en tongs dans la boue (page 80), il existe vraiment. Il nous fait vraiment de la peine, il a les mains toutes calleuses, il ne parle pas, il ne veut pas qu’on l’aide.  Il n’a rien mais ne se plaint pas. Ça fait mal au cœur mais comme dit Valentin le responsable, on ne peut pas sauver tout le monde. On leur donne à manger, on parle avec ceux qui veulent parler, c’est déjà pas mal.

Chaque hiver, ça me tord le ventre de le voir avec son sac de couchage, les pieds dans la boue.

Tu as également traité la condition des femmes notamment sous l’angle des protections périodiques.

Kek : Cette page-là (page  85) je n’en étais pas content. Deux femmes sur un banc discutaient de la violence de leurs maris qui les battaient. J’ai inversé les cases pour recommencer à zéro, vidé les bulles pour parler des protections périodiques, parce que ça coûte hyper cher. Quand on n’a pas d’argent, c’est compliqué. Les femme doivent les faire elles-mêmes, c’est pas « ouf » au niveau hygiène. J’ai voulu en parler. Depuis le gouvernement a décrété la gratuité des protections périodiques pour les femmes dans la précarité.

Est-ce que des bénéficiaires ont lu l’album ?

Kek : Hier j’ai fait une distrib avec Arthur et Marielle et j’ai offert le livre à un bénéficiaire qui était super content. Il suivait ce que je postais régulièrement.

On l’a également offerte à Nicole qui fait la ramasse. La ramasse, c’est faire le tour des boulangeries en fin de journée pour récupérer les invendus pour nous les donner.

Est-ce que le fait que Marielle dessine sur place suscite des échanges ?

Marielle : Voir quelqu’un qui dessine, ça suscite de l’intérêt.

Kek : Elle se fait draguer en plus !

Marielle : Ce qui est chouette, c’est que ça permet un autre type d’échange que leurs problèmes habituels et ça les emmène vers ce qu’ils auraient rêvé de faire. Ils parlent de ce qu’ils aiment. Un bénéficiaire me parlait de Guy Delisle et Riad Sattouf.  Hier une personne me disait qu’elle aimerait bien faire du dessin. Je lui ai répondu qu’il n’était jamais trop tard. Plein d’artistes se sont mis très tard au dessin.

Arthur : On a Adel un bénéficiaire qui dessine sur le trottoir, il dessine super bien. C’est bien parce que la culture ça ouvre un autre champ que la nourriture. Bientôt la musique ?

Tu dis dans ton livre que l’on ne voit pas nécessairement la pauvreté. Est-ce que tu peux t’expliquer ?

Kek : La première fois que j’y suis allé, quand j’ai vu les bénéficiaires, j’ai eu l’impression que c’étaient mon oncle, ma tante, des gens habillés normalement. Visuellement tu ne peux pas dire que ces gens viennent aux Restos du Coeur. C’est difficile de dessiner la pauvreté, tu ne la vois pas forcément.

Alors que quand tu fais des maraudes et que tu vois des gens qui dorment dans des cartons, là tu la vois forcément.

Les personnes âgées, ceux qui ont une petite retraite, les étudiants, tu ne vois pas. Actuellement on a plein de livreurs de repas qui viennent aux Restos parce qu’ils galèrent. 

Avec la covid-19, avez-vous vu de nouvelles personnes arriver ?

Kek : On a 30% de bénéficiaires en plus, ce qui représente un million de personnes en France. Ce n’est pas rien. Actuellement on fait des paniers repas qu’on distribue aux gens pour ne pas qu’ils restent sur place et éviter les attroupements. Donc on a moins de contact, on voit moins les gens, même si certains restent à la fin pour discuter. On sent que la misère s’installe.

« Ce qui est bien avec la bande dessinée de Kek, c’est qu’on pige qu’on n’a pas besoin d’être un super-héros, d’avoir plein de talents. »

Avec la lecture de la bande dessinée, est-ce qu’il y a eu de nouveaux bénévoles ?

Kek : En tout cas, des gens m’ont dit qu’ils avaient envie de faire du bénévolat. Même si on n’a pas d’argent, on a toujours des bras. Pas forcement aux Restos, il y a plein d’autres assos comme la Croix Rouge, Médecins du Monde, le Secours Populaire, les Petits Frères des Pauvres

Arthur : Ce qui est bien avec la bande dessinée de Kek, c’est qu’on pige qu’on n’a pas besoin d’être un super-héros, d’avoir pleins de talents.  À la base on peut considérer ça comme de la manutention, décharger, installer et petit à petit des liens se créent. C’est à la portée de tout le monde

Marielle : C’est là où le groupe est super fort, il y a une telle organisation que ça roule. Les gens savent ce qu’il se passe. Longtemps j’ai eu peur de ne pas trouver ma place au sein d’une association, je m’en faisais une montagne. Il faut juste venir voir pour se rendre compte qu’il y a de la place pour tout le monde.

Vous donnez, mais vous recevez beaucoup, notamment des sourires.

Kek  : Les plus beaux sourires viennent de gens à qui il manque des dents.

Peux-tu nous expliquer ce qu’est la charte des Restos du Cœur ?

Kek : Aux Restos, tu ne parles pas de religion et de politique. Ce sont les deux seuls trucs. C’est difficile en plus de ne pas en parler. 

Arthur : Les gens en parlent entre eux mais on n’est pas là pour leur dire quoi penser.

Kek, quel est ton meilleur moment aux Restos du Cœur ?

Un hiver où il faisait tout pourri, il pleuvait, une sale distrib et je vois au loin une dame qui galérait à mettre ses affaires dans son panier. Un bénéficiaire qui avait du mal à marcher l’a aidée. En discutant avec lui, j’ai vu qu’il avait plein de problèmes de santé mais il est allé aider cette dame. C’était beau, il avait mal partout. Tout le monde ne le ferait pas.

Dans la pauvreté, les gens sont hyper solidaires.

Arthur, quel est ton meilleur moment aux Restos du Cœur ?

Lors des distributions les gens peuvent passer autant de fois qu’ils veulent tant qu’il y a de la nourriture. Mais quand quelqu’un arrive, les autres le laissent passer. Entre eux, ils sont très respectueux de ceux qui arrivent à la bourre.

Parfois ça fait plaisir quand il y a des bénéficiaires qu’on ne voit plus. On peut penser que c’est parce qu’ils n’en ont plus besoin. Pour d’autres on est plus inquiets. 

Comme ce bénéficiaire qui avait une piste pour du travail et qu’on ne voit plus. À mon avis son truc a marché, c’est triste de ne plus le voir, mais c’est bien aussi de ne plus le voir.

Marielle, quel est ton meilleur moment aux Restos du Cœur ?

Je n’ai pas de moment précis en tête. Mais il y a quelque chose d’assez magique quand je dessine, ça fait redescendre une pression chez moi et chez l’autre. Juste regarder fait du bien. Un échange non verbal mais partagé avec ces gens. C’est ce qui m’intéresse, dans ce contexte bien particulier.

Je suis touchée par les femmes bénéficiaires, elles sont dignes, on ne voit pas qu’elles sont pauvres. Une femme ne voulait pas apparaître sur mes dessins, pour ne pas que sa famille soit au courant. Elle était gênée que tout le monde la reconnaisse.

Est-il prévu que des dessins soient vendus ?

Marielle : Ce qui serait bien c’est de faire un événement, pour vendre le livre et les dessins. Ce serait dommage de faire juste un truc en ligne.

Si on veut aider, que doit-on faire ?

Kek : Acheter la bande dessinée ! Une bible du bénévolat. Il y a plein d’informations pour les inciter à faire la même chose. C’est une bonne action en plus.

Pour terminer, quelle est votre dernière lecture graphique ?

Kek : « Dessiner encore » de Coco, une belle histoire très bien racontée, très bien dessinée, qui prend aux tripes.

Couverture Dessiner encore

Arthur : Je ne vais pas être très original, mais “Mécanique céleste” de Merwan. Je l’ai relu et je l’ai trouvé encore mieux en le relisant. C’est ce qu’il se passe souvent. En relisant, on voit tous les détails. C’est une bande dessinée comme il y en a peu. De l’aventure, 200 pages, le sujet est à la fois profond et léger. Ça met de bonne humeur, j’aime beaucoup le ton et le dessin inhabituel dans une histoire post-apocalyptique. Pour moi la meilleure bande dessinée de l’année 2019.

Couverture Mécanique céleste

Marielle : « Mes génies » de Wandrille, c’est sorti à La Cafetière. Il est prof dans une école de bandes dessinées et raconte comment ça se passe avec ses étudiants. C’est hyper drôle. Et une que je voudrais absolument lire, c’est « Le regard d’un père » de Laurent Bonneau. J’adore Laurent, je suis tout ce qu’il fait.

Couverture Mes génies - Leurs pareils à deux fois ne se font pas connaître                  Couverture Le regard d'un père

Merci à vous Kek, Marielle et Arthur d’avoir pris du temps pour nous.

 

CET ENTRETIEN ET SA RETRANSCRIPTION ONT ÉTÉ RÉALISÉS EN COLLABORATION AVEC CLAIRE @FILLEFAN2BD DANS LE CADRE DU LIVE QUI S’EST TENU LE MERCREDI 31  MARS SUR LA PAGE INSTAGRAM DE YOANN @LIVRESSEDESBULLES .
VOUS VOULEZ EN SAVOIR PLUS, N’HÉSITEZ PAS À REGARDER LA VIDÉO ICI.
Article posté le mardi 27 avril 2021 par Yoann

Un coin d'humanité de Kek et Marielle Durand (First Editions)
  • Un coin d’humanité
  • Scénariste : Kek
  • Dessinateur : Kek et Marielle Durand
  • Editeur : First Editions
  • Collection : La vie en bulles
  • Prix :  14,95 €
  • Parution : 11 mars 2021
  • ISBN : 9782412066805

Résumé de l’éditeur : Les chroniques BD d’un bénévole aux Restos du Coeur. La totalité des droits d’auteur et de la marge de l’éditeur est reversée à l’association Les Restos du Coeur. On s’est tous paumé à un moment de notre vie, mais, pour certains, ce moment dure un peu trop longtemps. Pour ceux-là, 70 000 bénévoles aux Restos du Coeur sont présents toute l’année, pour la chaleur d’un repas, d’un échange ou d’une main tendue, à une époque où le social est un réseau distancié. Dans cet album, commencé pendant le temps suspendu du confinement du printemps 2020, Kek partage son expérience de bénévole, croquant au fil de ses chroniques des portraits attachants et bouleversants, remplis d’humour, de tendresse, et de bien plus qu’un coin d’humanité.

À propos de l'auteur de cet article

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Yoann Debiais est un amoureux de la bande dessinée depuis de nombreuses années. Le temps et les rencontres lui ont permis de s'ouvrir à des lectures plus humaines et plus profondes. Il partage sa passion sur Instagram sous le compte @livressedesbulles. N'hésitez pas à découvrir son univers fait de partages.

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