Grrreeny #4

Notre avis : En 2014, Mad Fabrik, qui publie entre autre Kid Paddle, Game over, Durant les travaux et Grrreeny, a rejoint le groupe Glénat. L’univers foisonnant de Midam, créateur de ces séries, avait d’abord connu une première maison d’édition avec Dupuis, puis avait volé de ses propres ailes pour finir dans le giron de la structure grenobloise.  Le 03 février paraissait le nouvel album des aventures de Grrreeny, intitulé Green Anatomy.

Le jeune lecteur pourra retrouver avec beaucoup de plaisir le petit tigre vert. Alors qu’il était un petit tigron tout à fait normal, il se baigna dans un lac pollué par la radioactivité, ce qui lui donna un pelage vert définitif. Cet accident si rare, lui fera prendre conscience des nombreux dangers qui menacent l’environnement.

Mascotte du magazine Wapiti, Grrreeny est un petit félin amusant et malin. Les récits de Midam, associé à Patelin et Araceli sont livrés par gags en une planche, qui font très souvent mouche. Les jeunes lecteurs seront ravis de retrouver le petit tigre et ses amis de la jungle en prise avec les braconniers et les problèmes liés à l’environnement. La thématique chère aux enfants est ici bien déclinée et ils trouveront quelques anecdotes véridiques sur les insectes  à la fin de l’album dans un dossier de 7 pages préparé par Yves Gomy, entomologiste. Le trait de Midam, aidé par Adam et Julien Mariolle, est extrêmement plaisant et efficace. Une belle série !

  • Grrreeny, tome 4 : Green Anatomy
  • Auteurs : Midam, Adam, Patelin, Araceli et Julien Mariolle
  • Editeur  : Mad Fabrik / Glénat
  • Prix : 10,95€
  • Parution :  03 février 2016

Grrreeny aurait pu avoir une enfance de jeune tigre tout à fait normale. Mais après avoir nagé par hasard dans un lac pollué par la radioactivité, son pelage est devenu définitivement vert. Un accident qui lui a fait prendre conscience des nombreux dangers qui menacent l’environnement. Alors, même s’il a toujours envie de s’amuser avec ses potes et éliminer les braconniers dans sa réserve naturelle, il tente aussi d’agir à sa manière, avec plus ou moins de succès, et de sensibiliser son entourage à l’écologie. Grrreeny… mignon, trash et vert malgré lui !

Léo Loden #24 Les cigales du pharaon

Notre avis : Léo, Marlène et Tonton sont embarqués dans une drôle d’enquête road trip, à travers un rallye dans les Alpilles. Les cigales du pharaon, histoire politico-humoristique de la série Léo Loden, est signée Christophe Arleston, Loïc Nicoloff et Serge Carrère aux éditions Soleil.

Marseille, en été. Marlène, toujours enceinte, se plaint de la lourde chaleur. Avec son compagnon Léo, ex-policier et Loco son tonton fantasque, ils ont enfin emménagés dans un bel appartement. René, un ex-collègue du jeune homme, lui propose de venir quelques jours ans le Lubéron en vacances. Il faut souligner que le retraité doit partir quelques jours de chez lui pour un rallye et que cela lui permet de ne pas laisser sa somptueuse maison sans surveillance.

Pendant la nuit, trois étrangers pénètrent dans le garage de la propriété et volent la traction de René. Ce véhicule, qui lui avait permis de gagner le rallye l’année précédente, envolé, il ne peut plus y participer. Il demande alors à Destivelle, un ami avocat, de lui prêter une autre voiture afin de retrouver la sienne et participer à la course avec Léo, Marlène et Loco…

Léo Loden continue son petit bonhomme de chemin, entre enquête policière, humour et accent marseillais. Christophe Arleston, accompagné de Loïc Nicoloff au scénario, a fait de ses histoires, une série populaire et grand public de qualité. Là encore, pour ce vingt-quatrième volet, ils mettent en scène un assassinat et un vol avec comme toile de fond les rallyes de voitures anciennes. Ce road-movie dans les Alpilles leur permet aussi de faire découvrir les petits villages typiques du Lubéron. Cascades, bagarres, dialogues incisifs et intrigue policière, tout plaira aux amateurs du genre. Il faut souligner que le tout est porté par un partie graphique de Serge Carrère très réussie. Son trait humoristique convient parfaitement pour restituer l’ambiance du récit, à la fois amusante et policière.

  • Léo Loden, tome 24 : Les cigales du pharaon
  • Scénaristes : Christophe Arleston et Loïc Nicoloff
  • Dessinateur : Serge Carrère
  • Editeur : Soleil
  • Prix : 10.95€
  • Parution : 23 mars 2016

Résumé de l’éditeur : L’accouchement de Marlène approche ! Quoi de mieux pour les futurs parents que de prendre le bon air dans les Alpilles chez leur collègue René Boyer, surnommé Le Pharaon dans le milieu des vieilles tractions ?
Malgré le vol en pleine nuit de Georgette, sa traction fétiche, Le Pharaon prend le départ, avec Léo, Tonton et Marlène à bord, du Rallye des Cigales, la course prestigieuse qui traverse les plus beaux coins de Provence !
C’est ainsi qu’ils plongent dans le milieu des collectionneurs, dont certains sont prêts à tout pour arriver sur le podium. Et quand un des pilotes est retrouvé assassiné, qui se colle à l’enquête ? Eh oui, Leo Loden !

 

Konshoku melancholic

Notre avis : Nishimura, un excellent athlète et son ami Miyashita, dessinateur, vont vivre une belle histoire d’amour dans le nouveau yaoi Taifu, Konshoku melancholic signé Ringo Yuki.

Dans ce manga yaoi, il y a plusieurs histoires courtes, dont notamment :

  • Couleur mélancolie (deux épisodes) : Miyashita est un lycéen artiste plutôt doué pour le dessin. Introverti et d’une grande timidité, il n’arrive pas à exprimer les sentiments qu’il éprouve pour Nishimura, l’un des meilleurs athlètes du lycée. La seule chose qu’il puisse faire c’est le dessiner en secret, dans toute sa splendeur et sa beauté. Après avoir trébuché en se chamaillant avec son meilleur ami, ce dernier découvre stupéfait les images croquées de lui. S’il pensait que Nishimura serait en colère, il n’en est rien… Il tombe même amoureux de lui.
  • Hygiène extrême (deux chapitres) : Masaru est un très bel étudiant toujours célibataire. Il faut dire que son obsession pour le ménage l’éloigne en fait des autres. Etre maniaque pour lui c’est entre autre : porter un masque et des gants pour discuter ou toucher une tierce personne, ne pas toucher les rampes du métro, être éloigné des autres de plus de 2m dans la classe… Pourtant Takahiro vient bousculer ses habitudes et lui ouvrir les yeux sur son amour.
  • Mensonge révélateur : Shunsuke est un beau parleur ! Il se pavane avec les filles, fait croire qu’il a couché avec nombre d’entre elles et qu’il a les oreilles percées pour les faire craquer. Pourtant, il n’en est rien. D’ailleurs Isokawa le découvre et lui fait comprendre dans les toilettes…

Prépublié dans la revue Be X Boy en 2013 au Japon, Konshuku melancholic est un recueil plutôt réussi d’histoires entre jeunes hommes de Ringo Yuki. Le point commun à ces récits tendres et sensibles est la timidité et l’introversion de l’un des deux protagonistes. En effet, l’extrême discrétion  de l’un et l’exubérance de l’autre donnent des situations cocasses mais agréables à la lecture. C’est d’ailleurs ce dernier qui donnera des ailes au premier et fera s’ouvrir aux autres et à l’amour. Des scènes de sexe, elles sont très rares et plutôt sobres, mais la fraîcheur des histoires et le romantisme compensent tout cela.

Le tout est porté par une partie graphique classique mais d’une belle efficacité. Sensibles et tendres, ses planches raviront les amateurs de yaoi légers, romantiques et sans prétention.

  • Konshoku melancholic
  • Auteure : Ringo Yuki
  • Editeur : Taifu Comics
  • Prix : 8.99€
  • Parution : 13 mars 2016

Résumé de l’éditeur : Miyashita est un lycéen passionné par la peinture. A cause de son complexe d’infériorité, il passe ses journées isolé dans la salle d’art pour y peindre. Intrigué par ce dernier, Nishimura qui est plutôt du genre extraverti, décide de pénétrer dans son antre pour apprendre à le connaître, et l’aider à s’ouvrir au monde petit à petit.

La ligue des voleurs

Notre avis : Fille d’un célèbre couple de voleurs, Clémence ne veut pas vraiment suivre la voie de ses parents. Elle rêve d’étudier la biologie, les sciences à la bibliothèque. Ses turpitudes sont racontées dans La ligue des voleurs, un excellent album jeunesse de Maïa Mazaurette et Dagda, aux éditions Jungle.

Clémence habite avec ses parents-voleurs et son petit frère dans un petit pavillon coquet. Tous les matins, sa mère charge la voiture en objets divers qui lui serviront pour ses casses, tandis que la jeune adolescente rêve d’un ailleurs meilleur. Son envie est d’aller enfin étudier dans un vrai collège où elle pourra suivre de vrais cours de biologie, de grammaire, de science et d’histoire-géo. En effet, son quotidien est tout autre, elle se rend tous les jours dans un collège pour voleur où elle apprend à ouvrir des coffres, l’infiltration ou à tirer au pistolet. Sereine sa meilleure amie et ses parents ne comprennent pas trop ses désirs de changement.

Il faut dire que l’argent coule à flots dans sa famille et que la vie est plutôt douce. Même si son père doit « disparaître » pendant quelques temps après un problème de jeu d’argent. Clémence, elle cela ne l’intéresse pas, elle préfère passer toutes ses nuits à la bibliothèque. D’ailleurs un jour, elle fait la connaissance de Eléonore, une « vraie » collégienne…

Tel Poudlard, l’école des voleurs doit permettre aux apprentis d’être de vrais Harry Potter de la cambriole ! Cours par des enseignants qualifiés dans leur spécialité, passe-passe ou vol sans être inquiété (ils sont mineurs !), tout est agréable dans cette bande dessinée. L’histoire de Maïa Mazaurette est loufoque et décalée. Il faut dire que son récit repose sur un schéma différent de la réalité : les jeunes doivent devenir des voleurs tandis que le monde qui les entoure est « normal ». Ce sont les nombreuses oppositions dans l’histoire qui la rendent amusante : l’argent qui coule à flots facilement sans travailler / la difficulté de gagner de l’argent dans la vie réelle; les professeurs qui misent sur les pratiques illicites / les cours magistraux; les cours de vol / l’enseignement classique; Clémence / Sereine; ses envies de normalité / la vie de ses parents…

Les jeunes lecteurs seront conquis par l’envie d’accomplissement de Clémence, de se défaire de son avenir tout tracé (le déterminisme social) et de ses parents pour rêver d’une forme de normalité. Eloge de l’enseignement et des professeurs, l’album ravira aussi les plus grands pour la forme satyrique de son propos.

L’histoire est portée par une belle partie graphique de Dagda. S’il peut y avoir parfois quelques erreurs dans la mise en scène des cases et des personnages, l’ensemble est agréable à l’œil notamment grâce à de très belles couleurs. D’une belle modernité, le trait de la dessinatrice est bien mis en valeur dans ses cases plus grandes.

La ligue des voleurs : un premier tome enthousiasmant, amusant et décalé ! Une belle réussite !

  • La ligue des voleurs, tome 1
  • Scénariste : Maïa Mazaurette
  • Dessinatrice : Dagda
  • Editeur : Jungle
  • Prix : 12€
  • Parution : 30 mars 2016

Résumé de l’éditeur : A l’école de la Guilde des voleurs, pas de grammaire, ni de mathématiques. A la place, cours de tir, maniement des munitions, étude de la cryptographie et infiltration. Objectif : devenir le meilleur braqueur de la promotion. Pour Clémence, ça ne devrait pas poser de problème. Fille de deux fameux bandits de la Guilde, elle a le talent de son père et la classe de sa mère. Sauf que Clémence a un secret : elle préfère largement étudier la biologie à la bibliothèque plutôt que de braquer des banques avec style. Mais lorsqu’on fait partie de la Guilde, on se doit de respecter certaines règles : pas de contact avec le monde  » normal « , pas d’amis en dehors de la communauté, c’est un engagement total qui est pris très au sérieux. Pour Clémence, c’est le début d’un dilemme. Comment ne plus vivre dans l’illégalité et ne pas décevoir ses parents pour qui la réussite rime avec dynamite ?

Capitaine Albator, dimension voyage #1

Notre avis : Kouiti Shimaboshi revisite le chef-d’œuvre de Leiji Matsumoto dans Capitaine Albator, dimension voyage aux éditions Kana. Sans être de nouvelles histoires du capitaine corsaire, c’est seulement une réécriture du manga que les Français avaient pu découvrir en 2014 chez le même éditeur.

En effet, tous les ingrédients de l’œuvre de Leiji Matsumoto sont ici redessinés par Kouiti Shimaboshi : la sphère immense au centre de Tokyo, le professeur Daiba – qui l’explorait – assassiné par les sylvidres, son fils Tadashi qui s’engage sur l’Arcadia, le ministre trouillard-coureur de jupons, mais aussi tous les personnages secondaires : Yattaran le lieutenant d’Albator, Masu la cantinière, le Docteur Zéro, Queen Emeraldas ou encore Tochirô.

Ainsi ce premier volume reprend les 200 premières pages de l’intégrale et se termine au moment où Tadeshi arrive dans le vaisseau d’Albator. S’il reprend les codes et la charte graphique, Shimaboshi n’égale en rien le maître mangaka. Plus moderne dans l’approche du style, le jeune auteur parvient à distiller son propre graphisme dans les planches.

Ce premier volet de la sage se lit plutôt aisément, le lecteur est happé et peut ainsi (re)découvrir le héros de la série animée-phare des années 80.

  • Capitaine Albator, dimension voyage volume 1
  • Auteur : Kouiti Shimaboshi d’après Leiji Matsumoto
  • Editeur : Kana
  • Prix : 7.45€
  • Parution : 19 février 2016

Résumé de l’éditeur : Alors qu’un peuple de guerrières extra-terrestre qui ont perdu leur planète d’origine, les Sylvrides, complotent l’invasion de la Terre et l’anéantissement de l’Humanité, les terriens vivent dans l’opulence, noyés dans l’inconscience et la futilité, aveugle aux véritables menaces qui les guettent.

Car quelques mois avant le début de l’histoire, une mystérieuse sphère noire, couvertes de glyphes, s’est écrasée sur Terre. Un signe évident, qui reste pourtant invisible à la population.

Les hommes et femmes valeureux sont tous partis dans l’espace pour tenter de couper l’herbe sous les pieds des potentiels envahisseurs. Mais aucun d’eux n’a vu venir les Sylvrides et à présent, la Terre se retrouve sans défense…ou presque.

La déesse

Notre avis : La déesse livre les premières émotions et les premiers plaisirs sexuels de Nanna, jeune étudiante en calligraphie. Edité par Tabou BD, l’album est signé par un duo d’auteurs féminins Kathia Even et Nephyla.

Nanna prend des cours de calligraphie à l’université, sous la coupe de Madame Swyn, professeur qui la déstabilise. Il faut dire que depuis quelques cours, elle doit enluminer les textes de Anann, la déesse celtique de l’amour. En lui parlant, la femme lui passe un collier magique autour du cou. Ce dernier, étonnant, lui fait faire des rêves érotiques la nuit. Cette expérience nocturne fait d’elle une nouvelle femme, plus épanouie. Pis, son sex appeal est décuplé. Ces étranges visions érotiques, elle les ressent même en journée.

Si la jeune ingénue qui découvre les plaisirs sexuels n’est pas neuve en bande dessinée érotique, l’album est pourtant très attirant à plus d’un titre. Tout d’abord par la personnalité de Nanna : étudiante coincée, ronde et qui ne se sent pas bien dans sa peau et qui de plus s’habille mal. Enfin une femme ronde qui est l’héroïne d’une histoire érotique, voilà l’une des particularités agréables du livre.

La deuxième chose importante à souligner dans La déesse, c’est que l’on remarque de suite la touche féminine de l’album. Le duo d’auteures ne dévoilent pas réellement un récit pornographique pur, aux scènes débridées; juste de l’érotisme et du sexe plutôt soft. Et là encore c’est agréable. Cette découverte du plaisir se matérialisera avant tout par des rêves d’une grande sensualité.

Enfin la partie graphique proposée par Nephyla est d’une belle élégance. Elle peut s’exprimer pleinement notamment dans des planches muettes aux très grandes cases.

  • La déesse
  • Scénariste : Katia Even
  • Dessinatrice : Nephyla
  • Editeur : Tabou BD
  • Prix : 15€
  • Parution : 07 mars 2016

Résumé de l’éditeur : Nanna consacre sa vie à ses études en calligraphie sans se soucier des rencontres coquines dont ses deux copines sont friandes. Surveillée par l il mystique et coquin de Madame Swyn, son prof d art, Nanna prépare une exposition de fin d études sur la déesse celte de la sexualité, Anann. Mais la prof connaît l enluminure autant que l amour, et sous les traits de la déesse, elle va initier la jeune étudiante à la sensualité sous toutes ses formes…

Spirou et Fantasio #55 La colère du Marsupilami

Notre avis : Le Marsupilami est enfin de retour dans une aventure de Spirou et Fantasio ! Fâché depuis qu’il a été abandonné par ses amis dans la forêt palombienne, le petit animal jaune se morfond dans sa tanière. Le duo d’aventuriers sous l’effet de la zorglonde partent à sa recherche dans La colère du Marsupilami, une histoire de Yoann sur un scénario de Fabien Velhmann.

Drôle d’ambiance dans les bureaux des éditions Dupuis : Fantasio et Spirou s’invectivent à propos du Marsupilami, sous les yeux de Lebrac et Prunelle. Hypnotisés par la Zorglonde, les deux amis – après un passage au Carnaval de Champignac – partent irrésistiblement à la recherche de l’animal. Sans réellement le vouloir, ils aident même Zantafio à se sortir des mains de souteneurs russes. Après un vol mouvementé, ils atterrissent en Palombie.

Disparu des albums de Spirou et Fantasio depuis Le faiseur d’or – la 32e aventure – il aura fallu attendre 22 volumes pour enfin le retrouver. Alors qu’André Franquin – créateur de l’animal – arrête de dessiner le duo d’aventuriers, il n’octroie pas les droits du Marsupilami à Dupuis. L’animal aux caractéristiques physiques hors-norme voit ses propres aventures publiés par Marsu Prod grâce à Batem, Coleman, Greg, Yann ou Fauche. Découvert dans Spirou et les héritiers – 4e volet de la saga – le marsupial jaune à tâches noires fera partie intégrante de la vie de Spirou et Fantasio, prenant un rôle décisif dans les albums : QRN sur Bretzelburg, Les voleurs du Marsupilami, Le dictateur et le champignon, Le gorille a bonne mine, Le voyageur du Mésozoïque, Le prisonnier du bouddha ou encore le diptyque Z.

Fabien Velhmann parvient à nous enchanter par son histoire plutôt réussie au cœur de la forêt palombienne. Pour cela, il mise sur un bel humour mais aussi sur les personnages célèbres de Spirou et Fantasio : le comte, le maire, ou encore Zantafio mais aussi des indiens, des animaux sauvages, des décors connus – la base secrète de Z en Palombie, ainsi que la Zorglonde. Le cousin de Fantasio est addict à des substances illicites pour le maintenir en forme et le Marsupilami ne sait plus quoi penser de ses anciens amis (revenir vers eux ou continuer de les haïr). Tous les ingrédients de l’univers de Franquin sont réunis pour faire passer un excellent moment de lecture aux amateurs de la série.

Depuis 2010, Velhmann et Yoann, au dessin, poursuivent admirablement les aventures de Spirou et Fantasio. Avec ce cinquième album du duo d’auteurs, le lecteur est plutôt agréablement surpris par la qualité de leur travail. Il faut souligner que la parenthèse Morvan-Munuera (les scénarios moyens, la partie graphique bonne) n’avait pas laissé un souvenir impérissable de leur participation à la saga; il était donc assez facile de faire beaucoup mieux. En plus des récits, la partie graphique du dessinateur de Toto l’ornithorynque (avec Eric Omond, Delcourt) fait merveille grâce à un trait souple et idéal pour ses mettre dans les pas du génial Franquin. Son découpage vif dynamise parfaitement l’histoire.

  • Spirou et Fantasio, tome 55 : La colère du Marsupilami
  • Scénariste : Fabien Vehlmann
  • Dessinateur : Yoann
  • Editeur : Dupuis
  • Parution : 04 mars 2016
  • Prix : 10.60 €

Résumé de l’éditeur : Spirou doit se rendre à l’évidence devant les photos du Marsupilami offertes par Don Contralto (à la fin du tome 54) : il n’a aucun souvenir de cette aventure. Et Fantasio pas plus que lui. Quant au comte de Champignac, il entre dans de terribles colères dès qu’on évoque le petit animal à queue préhensile et contondante. Tout ça ne peut avoir qu’une explication : ils ont été zorglondisés pour leur faire oublier qu’ils ont été un jour les amis du Marsupilami.

Après une courte enquête, Spirou et Fantasio retrouvent Zantafio, exilé au Canada, et lui font cracher le morceau. Le cousin maléfique de Fantasio avoue son forfait : il a utilisé la zorglonde pour pouvoir approcher sans risques le Marsupilami… et le vendre à un riche collectionneur ! Spirou et Fantasio (et Spip) décident de partir en Palombie pour le retrouver. Mais avec les Indiens awaks, un Marsupilami furieux de cette trahison et un guide aussi machiavélique que Zantafio, le voyage risque d’être mouvementé.

Azil chez Gaëtan Becpincé

Notre avis : Echoué sur une plage, un gentil petit ourson en peluche est recueilli par Monsieur Lepillier, instituteur. Il lui donne alors le prénom de Azil. Cette gentille mascotte trouve alors refuge tous les week-ends dans la famille d’un élève. Jean-Marie Omont, Charlotte Girard et Tanja Wenisch dévoilent la première aventure de Azil, Azil chez Gaëtan Becpincé, aux éditions La Gouttière.

AZIL RECUEILLI TOUS LES WEEK-ENDS

Quelle chance Azil a eu de tomber sur ce gentil professeur ! Chouchouté la semaine dans la classe par les élèves, il l’est aussi le samedi-dimanche par sa famille d’accueil – enfin, le croit-il. Cette fois-ci, il atterrit chez les Becpincé et comme leur patronyme l’indique, la mère de Gaëtan n’est pas des plus commodes : elle le lave et le laisse même sécher la nuit dans le jardin. Fâché par la situation, l’enfant décide de s’enfuir avec l’ours en peluche…

« FAIRE PASSER DES MESSAGES »

Le récit de Jean-Marie Omont et de Charlotte Girard est idéal pour le tout-petits. Cette nouvelle série, comme le souligne la scénariste, aura comme toile de fond des thématiques contemporaines fortes qui parlent aux enfants (Alzheimer, la différence physique pour les deux prochains albums, déjà écrits) afin d’engager intelligemment la discussion avec les tout-petits. Pour elle, il est « indispensable de trouver les mots pour faire passer des messages ».

AZIL ET LES ROMS

Si Azil est une peluche réfugiée, son bel accueil par le professeur est une belle preuve de solidarité. En le faisant voyager tous les week-ends dans une famille différente, il pourra vivre des aventures variées. Au-delà d’une mère stricte, l’histoire met en lumière la perception des Hommes envers les Roms. Nino, le petit rom, ami avec Gaëtan et l’ourson pourra ainsi faire découvrir sa vie, sa famille et ses coutumes, ainsi que les difficultés qu’ils éprouvent face au rejet des autres habitants.

Si nous, les adultes, mettons beaucoup de barrières entre les Hommes, « les enfants prennent ça avec plus de légèreté » confie l’auteure.

UN TRAIT CHALEUREUX

La partie graphique de Tanja Wenisch restitue admirablement l’ambiance chaleureuse du récit. Son trait aux crayons de couleurs lui permet de proposer des planches d’une grande douceur malgré le propos parfois fort. Des illustrations pleine-page entrecoupent les pages aux grandes vignettes (de 2 à 4 cases maximum) qui mettent bien en valeur ses personnages tout en rondeur.

Après les éditions Des ronds dans l’o qui proposent Koko au pays des Toutous de Jean-Benoît Meybeck sur le thème des migrants, saluons l’initiative des éditions La gouttière qui dévoilent le premier album d’Azil, une belle série prometteuse pour le jeune lectorat.

  • Azil, tome 1 : Azil chez Gaëtan Becpincé
  • Scénaristes : Jean-Marie Omont et Charlotte Girard
  • Dessinatrice : Tanja Wenisch
  • Editeur : La Gouttière
  • Parution : 18 mars 2016
  • Prix : 10.70 €

Résumé de l’éditeur : Azil, c’est le nom d’un ours, un ours en peluche pas comme les autres. Cet ours a une histoire singulière, c’est un ours trouvé et il va vivre de nombreuses aventures grâce aux enfants d’une classe de maternelle.
Simple peluche au regard des humains qui l’entourent, Azil est pourtant doté d’une conscience qu’il utilise pour partager avec le lecteur ses impressions, humeurs et sentiments.

Manipulator

Notre avis. Je manipule, tu manipules, nous manipulons. A chaque instant de notre vie quotidienne, la manipulation détermine, pollue ou pour le moins perturbe nos relations, intimes ou sociales. C’est ce que décrit le dessinateur Pierre Fournier, dit Makyo dans l’album Manipulator, sous titré  « la première BD qui décrypte toutes les formes de manipulation. Prenant appui sur quelques essais célèbres de psychologie sociale comme  » Tous manipulés, tous manipulateurs » de Jean-Marie Abgrall ou encore le « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » de Beauvois et Joule, Makyo illustre les techniques de manipulation humaine qu’il transpose chez les animaux. En l’occurrence ici une société de musaraignes.

Chez elles comme chez les humains, la jalousie, l’envie, le trucage, la dissimulation et les querelles ont cours.  C’est à l’issue de l’une d’elles que Muz, le sage du village, va à la demande sa reine expliquer à son peuple les dangers des manipulations.

Suivent alors des cours magistraux, de démonstrations et de jeux de rôles sur telle ou telle technique de manipulation. Qu’est-ce que l’emprise, l’injonction paradoxale, comment détecter un pervers narcissique, qui utilise la technique du pied dans la porte? Autant de méthodes et d’astuces qui une fois repérées et comprises, peuvent être évidemment utiles à chacun… C’est le pari de cette BD.

Si le trait fluide de Makyo, génial inventeur du détective Jérome K. ou de Grimion Gant-de-cuir, fait toujours merveille, le propos est parfois indigeste. Pas facile, compte tenu des idées développées ici, de trouver une certaine légèreté. Un livre-guide utile certes à ceux qui cherchent des réponses à leurs interrogations mais qui tombera des mains de certains….

  • Manipulator
  • Auteur : Makyo
  • Editeur : les arènes
  • Parution : 16 mars 2016
  • Prix : 20 €

Résumé de l’éditeur : La manipulation est omniprésente dans notre vie quotidienne. Elle parasite les relations sociales, les liens familiaux et le monde du travail. Instrument de pouvoir, elle se construit sur un trucage de la parole et de l’échange. A minima, elle fait de nous des pantins. Au pire, elle nous détruit. Agissant sous couvert de bienveillance, les manipulateurs parviennent à nous culpabiliser, à nous dévaloriser au point de nous faire douter de nous.
Qui sont ils ? Quelles sont leurs méthodes ? Agissent ils sciemment ? Comment s en protéger ? De la manipulation commerciale au pervers narcissique en passant par les dérives sectaires, Manipulator est un guide qui vous permettra de détecter, de vous protéger, et de vous éloigner de ses dangers.
Indispensable !

Odyxes #2 L’écume des sables

Notre avis : Oscar, étudiant parisien contemporain, est devenu Odyxes, capitaine d’une flotte de 8 navires en Grèce Antique. Pourquoi ?  C’est la question à laquelle Christophe Arleston tente de répondre dans le deuxième tome de sa série fantastique Odyxes, intitulé L’écume des sables. Pour l’aider dans sa tache, il a confié la partie graphique de ce dernier à Steven Lejeune. Fin de diptyque édité par Soleil.

Christophe Arleston aime le fantastique et il le démontre encore dans la série Odyxes. A cheval sur deux époques très différentes : la Grèce Antique et le Paris contemporain, Oscar ne sait pas où il en est. Il se pose de nombreuses questions comme le lecteur d’ailleurs : Comment en est-il arrivé là ? Qui est cette mystérieuse jeune fille ? Pourquoi il se retrouve dans le corps d’un capitaine grec ? Pourquoi sa force est décuplée lorsqu’il est Odyxes ? Toutes ses interrogations étaient légitimes dans le premier volet de cette saga.

Le récit du prolixe scénariste est un peu ardu au premier abord, passant d’un lieu à un autre mais s’avère rapidement assez accrocheur. Comme une sorte de filiation avec la sublime série manga Thermae Romae (Mari Yamazaki, Casterman), il s’amuse avec les deux époques. Dans le second volume, Oscar-Odyxes découvre un élément surprenant : Pharaon, le roi des égyptiens est en fait un puissant officier yankee de la Guerre de Sécession qui a combattu et fait tué des milliers d’indiens. La difficulté du jeune homme est de faire prendre conscience aux personnes qui l’entourent que le futur homme-fort de la région méditerranéenne est un despote sanguinaire et qu’il doit être arrêté.

En ce qui concerne le dessin, c’est assez réussi. Le trait semi-réaliste de Steven Lejeune est très agréable à l’œil. Ses planches fourmillent de détails dans les décors et les scènes enneigées indiennes, le zouk égyptien, Olympie ou encore les moments plus contemporains.

  • Odyxes, tome 2/2 : L’écume des sables
  • Scénariste : Christophe Arleston
  • Dessinateur : Steven Lejeune
  • Editeur : Soleil
  • Prix : 14.50€
  • Sortie : 16 mars 2016

Résumé de l’éditeur : Oscar a découvert que Pharaon est aussi un homme du futur, un colonel yankee aux mains pleines de sang indien, qui s’est forgé de solides inimitiés à de très hauts niveaux. Et cet homme, devenu roi d’Egypte, exige quOscar lui fabrique des armes à feu… Aidé par la scribe Aumëh, Oscar va devoir arrêter ce fou sanguinaire avant que la maîtrise de la technologie n’en fasse un conquérant impossible à stopper.

Pinkerton #4 Dossier Allan Pinkerton 1884

Notre avis : La Pinkerton Agency, peu de personne connait réellement ce qui se cache derrière cette célèbre agence de détectives américains. Pourtant beaucoup de romans, de films y font référence. Pour découvrir ce qui se passe dans ses murs, Rémi Guérin et Damour entr’ouvrent la porte de l’agence dans la très bonne série Pinkerton. Après trois albums intéressants, ils dévoilent le quatrième et dernier opus Dossier Allan Pinkerton 1884, aux éditions Glénat.

The Wild Bunch, les Dalton, les Molly Maguires ou encore Butch Cassidy, tous ces noms sont réputés pour être ceux des plus grands hors-la-loi de l’Ouest américain. Mais le monde connaît moins le nom de celui qui les a pourchassés pendant des années… Un homme qui n’a jamais lésiné sur les moyens pour arriver à ses fins, n’hésitant pas à verser le sang et semer les cadavres pour servir la justice. Allan Pinkerton, père de la police moderne, est encore aujourd’hui un paradoxe à lui tout seul, aussi dangereux que les criminels qu’il poursuivait et sans plus de pitié qu’eux.

Dans ce quatrième volet, le médecin est au chevet de Allan Pinkerton, très mal en point. Sachant son crépuscule arriver, il a décidé de rédiger ses mémoires. Au sommaire, son enfance à Glasgow au début du 19e siècle jusqu’à sa fin à Chicago en 1884, en passant par le départ de sa famille écossaise vers le Canada et enfin l’ouverture de l’agence de détectives qui porte son nom. A travers ces moments autobiographique, il raconte ainsi les débuts de la Pinkerton Agency, le recrutement de son personnel pas toujours en odeur de sainteté et bien sûr les méthodes expéditives dont ils ont fait usage.

Rémi Guérin, le scénariste, à qui l’on doit aussi les séries City Hall ou Explorers, concocte un album très original où il n’y a pas de gentils ni de véritable héros. Il s’intéresse à Allan Pinkerton, le créateur de l’agence de détectives, pourtant très respectable,  qui est dépeint de façon cruelle, qui se révèle être sans cœur et cynique. Il fréquente les puissants, amasse beaucoup d’argent et essaie de devenir l’un des leurs. Le trait de Damour, à qui l’on doit aussi l’excellente série Nash, est sobre mais efficace notamment pour les grands espaces. Ses cadrages sont d’une grande qualité.

  • Pinkerton, tome 4/4 : Dossier Allan Pinkerton 1884
  • Scénariste : Rémi Guérin
  • Dessinateur : Damour
  • Editeur : Glénat
  • Prix : 13.90€
  • Sortie : 17 février 2016

Résumé de l’éditeur : 1884. Gravement malade, Allan Pinkerton sent que la fin est proche et entreprend la rédaction de ses mémoires. Il y raconte son enfance dans les rues de Glasgow, la migration de sa famille au Canada puis à Dundee, Illinois, où il fondera la Pinkerton National Detective Agency. La « méthode Pinkerton » se met alors en place : recrutement de durs à cuire, réseau d’indicateurs, récolte d’indices et de témoignages, utilisation quasi systématique de la violence. Méthode qui fera ses preuves lors d’affaires devenues légendaires : les Dalton, Jesse James, les Molly Maguires, le Wild Bunch… À travers son récit, Pinkerton nous fait surtout découvrir l’origine de cet esprit de vengeance et d’injustice qui l’a habité toute sa vie.

Ce dernier album de Pinkerton, qui retrace les grands moments de la vie du célèbre détective, nous permet de découvrir l’homme qui se cache derrière la légende…

La créature du lagon maudit

Notre avis : Une grande menace s’abat sur le tournage du film de Harry : un monstre aquatique terrorise les acteurs ! Laurent Adouin propose – sur un scénario de Stéphane TamaillonLa créature du lagon maudit, la première aventure de sa nouvelle série jeunesse Cinémonstres, aux éditions Sarbacane.

Harry Hausen et son équipe de tournage se déplacent dans la jungle pour filmer quelques scènes de son nouveau long-métrage. Rose et Edward, les acteurs, doivent lutter contre une créature aquatique jouée par Buddy. Tel un film de série B des années 60, le scénario n’est pas des plus originaux. L’ambiance est délétère, surtout que le cinéaste a tendance à s’énerver pour un rien; tout le monde en prend pour son grade, y compris sa fille Brooks, son assistante.

Débarque alors, Faraway, un capitaine de rafiot qui conseille à Harry d’aller dans un lieu plus effrayant. Toute l’équipe part vers un bayou angoissant. Là, une vraie créature vient perturber le tournage…

Les éditions Sarbacane dévoilent le premier album de leur nouvelle série Cinémonstres fondée sur le cinéma et des créatures terrifiantes pour les 8-12 ans. En effet, les aventures de cette collection tourneront autour de Brooks, fille du célèbre réalisateur Harry Hausen, spécialiste des films de science-fiction et d’horreur. Accompagnée des deux acteurs fétiches de son père Rose et Edward, mais aussi Pikwik, un ouistiti farceur qu’elle adopte dans ce premier volet, la petite fille vivra des aventures sur les tournages de son père.

Clin d’œil au deuxième film en relief de l’histoire du cinéma L’étrange créature du lac noir de Jack Arnold, sorti en 1954, La créature du lagon maudit – méconnu des plus jeunes – est plutôt un bon album jeunesse. Si l’humour est présent grâce aux – presque – mots-valises de Harry mais aussi sa colère, les facéties de Pikwik ou encore les relations amusantes entre les adultes, le texte de Stéphane Tamaillon manque un peu de peps. Les rebondissements sont nombreux mais le scénario n’est pas d’une grande originalité. Pourtant le lecteur le sent, il y a un grand potentiel dans cette série : les personnages sont bien campés, les situations plutôt réussies et le mélange cinéma-monstres est idéal pour les plus jeunes lecteurs. Il faudra à l’auteur de Dans les griffes du Klan, Krine ou L’ultramonde (Seuil) nous prouver que cette collection à de l’avenir dans le deuxième volume Menace d’outre-espace prévu en août 2016.

Reste le dessin de Laurent Audouin qui nous enchante toujours autant. L’auteur de la série Les enquêtes de Mirette (avec Fanny Joly, Sarbacane) illustre avec toujours autant d’élégance et légèreté cet ouvrage. Les personnages adoptent des expressions appropriées (émerveillement, peur, colère…) grâce à son trait tout en rondeur.

Parrain de Comixtrip, vous pouvez découvrir son univers dans la vidéo suivante : https://www.comixtrip.fr/atelier/laurent-audouin/

  • Cinémonstres, tome 1 : La créature du lagon maudit
  • Scénariste : Stéphane Tamaillon
  • Dessinateur : Laurent Audouin
  • Editeur : Sarbacane
  • Prix : 12€
  • Sortie : 03 mars 2016

Résumé de l’éditeur : Harry et son équipe débarquent dans la jungle amazonienne pour tourner un film sur un monstre aquatique imaginaire. Enfin,  » imaginaire « … D’après la légende locale, le lagon choisi serait maudit et quand Rose, la vedette, est kidnappée par la véritable créature qui hante le lagon, la malédiction semble se réaliser – et le tournage vire à la catastrophe ! La traque dans la forêt commence, sous la direction de Brooks, bien décidée à tirer le mystère au clair.