Je serai là !

Comment Xavier est-il devenu L’homme étoilé ? Il raconte ses premiers pas dans les unités de soins intensifs qui plus tard deviendront son quotidien dans Je serai là !, un album bouleversant d’humanité aux éditions Calmann Levy.

Je serai là !, c’est la découverte d’une vocation de soignant de L’homme étoilé. Depuis quelques années, ce grand tatoué, un homme avec un cœur plus gros que son mètre 93, décide de raconter son quotidien d’infirmier dans une unité de soins palliatifs sur Instagram. Il est rapidement suivi par des milliers d’abonné.es (164 000 à ce jour). Ses strips illustrés sont ensuite compilés dans A la vie !, un recueil poignant chez Calmann Lévy. Je serai là !, c’est le préquel à cette précédente publication.

Jusqu’alors Xavier végétait en fac de psycho. Il prend la grande décision de s’inscrire à l’école d’infirmiers. Il découvre un monde nouveau qui lui plait. Son premier souhait se tournait vers l’hématologie mais un stage en soins palliatifs change cette envie. Il s’épanouit aux côtés de femmes et d’hommes en fin de vie.

Si la mort rôde dans les couloirs, il découvre de vrais lieux de vie comme les montrèrent Xavier Bétaucourt et Olivier Perret dans l’album Quelques jours à vivre chez Delcourt.

Accompagner ces personnes avec le plus d’humanité dans une mort apaisée devient alors son quotidien. Ces « soignants travaillent avec la vie » et « La présence, l’écoute, le toucher et l’humour… » sont maintenant le cœur de son métier, dans des lieux à part dans ces centres hospitaliers.

Une directrice d’école d’infirmiers, la petite dame de la 52, Coline et sa schizophrénie, Lucie, les tatouages et Prune, ce sont aussi toutes ces personnes qui font Je serai là !

L’homme étoilé veille sur des femmes, des enfants et des hommes en fin de vie. On aimerait le prendre dans nos bras pour lui dire merci pour ceux qui partent, ceux qui restent, pour la chaleur et la bienveillance qu’il dégage.

Lire Je serai là ! et A la vie ! sont aussi des marques d’affection envers ces infirmières et ces infirmiers qui donnent une belle couleur aux derniers jours d’une vie. L’homme étoilé, c’est un homme tatoué, empli d’énergie et tellement drôle !

  • Je serai là !
  • Auteur : L’homme étoilé
  • Editeur : Calmann Lévy Graphic
  • Prix : 16,50 €
  • Parution : 20 janvier 2021
  • ISBN :  9782702180662

Résumé de l’éditeur :  » Le jour où j’ai découvert les soins palliatifs, j’ai su que je ne voudrais et ne pourrais plus faire que ça. » . En remontant le fil de ses souvenirs professionnels et personnels, l’Homme étoilé raconte la naissance de sa vocation de soignant. Ce nouvel opus bouleversant confirme son talent et sa profonde humanité: il achève de nous convaincre qu’on peut aussi soigner avec ses mots et sa présence.

Möun dresseuse de dragons

Möun ne veut pas élever des licornes, elle veut connaître le bonheur de façonner à sa guise, un dragon. Cécile Alix et Katherine Ferrier imagine ses premiers pas aux côtés de créatures ailées dans Möun dresseuse de dragons.

Les aïeules, les tantes et les cousines de Möun ont toutes été dresseuses de licornes. Pourtant, la jeune fille ne veut en aucun cas marcher dans leurs pas. Ces créatures, elle les trouve trop prétentieuses et trop superficielles. Elle préfère les dragons !

Malgré des réticences, sa mère l’accompagne au Clos des dragons. Elle y découvre sa coach et Elvis, le beau-gosse désagréable et hautain. Mais surtout, elle fait la connaissance de Perséfone, la dragonne têtue, gloutonne et fainéante. C’est le coup de foudre…

Dans les pas de Dragons, la saga d’animation de Dean DeBlois, Möun dresseuse de dragons est une très jolie bande dessinée fantastique jeunesse.

Tout est sympathique et mignon dans cette série prépubliée dans la revue Manon des éditions Bayard. Le duo Perséfone / Möun est drôle et les personnages attachants. L’humour et les situations cocasses imaginés par Cécile Alix impriment de la bonne humeur à cette bande dessinée jeunesse. Magie et créatures fantastiques sont au cœur de ce premier recueil d’histoires courtes.

Ce que l’on apprécie encore plus, c’est la partie graphique de Katherine Ferrier. Son trait rond et ses couleurs pétillantes apportent de la chaleur et de l’humour aux mini-récits de Möun dresseuse de dragons. L’autrice d’Hôtel étrange rend tout beau et agréable même l’infâme Grumfy.

  • Möun dresseuse de dragons, tome 1 : Bienvenue au clos des dragons
  • Scénariste : Cécile Alix
  • Dessinatrice : Katherine Ferrier
  • Éditeur : BD Kids
  • Prix : 9,95 €
  • Parution : 10 février 2021
  • ISBN : 9782408024468

Résumé de l’éditeur : Le destin de Moün semble tout tracé : comme sa mère et sa grand-mère avant elle, elle sera éleveuse de licornes. Sauf que la jeune fille a en tête bien d’autres plans : elle, elle rêve d’être dresseuse de dragons, de voler dans les cieux, de combattre l’abominable troll Grumpfy. Après d’âpres négociations, la maman de Moün accepte de donner une chance à ce projet fou, et autorise sa casse-cou de fille à intégrer l’école qui lui apprendra ce métier dangereux mais tellement palpitant ! Moün y fait très vite la rencontre de sa dragonne, Perséphone : gloutonne, peureuse, paresseuse mais si mignonne. C’est le coup de foudre ! Ensemble, elles vont apprendre à voler, à se repérer dans la nuit, à combattre Grumpfy, à se chamailler avec le prétentieux Elvis, et elles vont surtout beaucoup, beaucoup s’amuser ! Une jeune héroïne aventureuse et futée, qui nous embarque dans son univers acidulé et fantastique.

Olive #2 – Allo la terre ?

À la fin du tome 1 nous avions laissé Olive dans SON monde en pleine évolution sans qu’elle puisse le maîtriser. Mais, nouveauté, Lenny Popincourt l’intrus existe également dans la réalité et n’est autre que le spationaute disparu depuis plusieurs jours.

Dans ce second tome, le monde entier est à la recherche du spationaute, mais la solution viendra peut-être d’Olive et Charlie (sa colocataire). Grâce aux passerelles entre le monde l’Olive et la réalité, les deux amies ont de nombreuses indications sur l’emplacement du spationaute qui est en mauvaise santé. Mais avant de localiser précisément Lenny, ce sont d’autres éléments de la vie d’Olive qu’elles vont trouver.

Ces informations vont bousculer la vie et les certitudes d’Olive.

Qui est Ava ? Comment Lenny peut venir et partir dans le monde d’Olive sans qu’il soit invité ? Qu’est-ce qui lie ces deux personnes ?

J’avais adoré le tome 1 « Une lune bleue dans la tête » qui posait les base de cette histoire. Le tome 2, comme on pouvait s’y attendre, développe l’intrigue et l’histoire prend une tournure plutôt inattendue bien que de nombreux indices étaient dispersés dans dans le premier tome. Cette aventure à la frontière avec le réel est comme on pouvait l’imaginer extrêmement bien construite et je pense que nous ne sommes pas au bout de nos surprises .

Coté graphisme Lucy Mazel fait des merveille comme toujours avec son dessin tout en traditionnel (allez voir sa page elle montre son travail c’est à couper le souffle).

Que vous dire ??? Je suis déçu… Déçu oui, car le temps va me sembler bien trop long avant de lire la suite qui ne sortira qu’en septembre. Je n’ai pas envie de patienter, j’ai envie d’engloutir la suite de cette histoire passionnante sans attendre.

  • Olive – Allo la terre ? (2/4)
  • Autrice & Scénariste : Véro Cazot
  • Dessinatrice : Lucy Mazel
  • Éditeur : Dupuis
  • Prix : 12,50 €
  • Parution : 012 Février 2021
  • ISBN :  9791034739462

Résumé de l’éditeur : Un jour dans le monde onirique qu’Olive s’est créé au fil des années débarque Lenny, un spationaute blessé et malade. Que fait donc cet homme dans son espace réservé où personne n’est jamais invité ? Olive est encore plus perturbée quand elle se rend compte que Lenny existe vraiment dans la vie réelle et que la capsule qui le ramenait d’une mission spatiale s’est écrasée quelque part sur terre. Mais personne ne sait où précisément. Avec l’aide de Charlie, sa nouvelle compagne d’internat très extravertie, Olive va devoir se faire violence pour sortir de sa zone de confort et partir à l’aventure pour tenter de sauver la vie de Lenny…

La sorcière du solstice

Suite et fin de la merveilleuse série Le garçon sorcière de Molly Knox Ostertag. Pour ce dernier opus « La sorcière du solstice », l’autrice américaine met les bouchées doubles. Formidable !!!

Cette courte série jeunesse de trois volumes est l’une des plus intelligentes et surprenantes de ces deux dernières années ! En quelque 600 pages, Molly Knox Ostertag réussit à attirer de jeunes lecteurs dans un univers de magie, entre rivalité, amitié, bienveillance, secrets et questions de genre.

Après un superbe premier volet et un génial deuxième opus, tous les deux franchement très très réussis, l’autrice américaine continue d’explorer son monde entre sorcières et métamorphes.

La famille Vanissen se réunit toues les ans pour organiser le Jolrun, grand tournoi pour les sorcières. Si la mère d’Aster ne souhaite pas qu’il y participe, sa grand-mère l’encourage, tandis que lui n’attend que cela…

Enthousiasmant, La sorcière du solstice nous enchante et nous charme ! Molly Knox Ostertag imagine une série fantastique pour aborder des sujets très contemporains et universels : la place de chacun et son rôle dans la société, la définition de genres, mais aussi l’amitié et les premiers émois. Il y a de la conviction et de l’intelligence dans les propos de l’autrice !

On attend avec impatience la nouvelle série de la talentueuses Molly Knox Ostertag, tant Le garçon sorcière nous a emballé. Allez Kinaye, on en reparle ?

  • Le garçon sorcière, volume 3/3 : La sorcière du solstice
  • Autrice : Molly Knox Ostertag
  • Éditeur : Kinaye
  • Prix : 19.90 €
  • Parution : 22 janvier 2021
  • ISBN : 9782357990784

Résumé de l’éditeur : Aster attend toujours avec impatience le Festival du Solstice. Cette année, il est particulièrement enthousiaste de pouvoir concourir pour la première fois en tant que garçon-sorcière. Ariel est préoccupée par des choses plus importantes que le Festival… comme cette mystérieuse sorcière qui apparait dans ses rêves et qui affirme connaître la vérité sur son passé. Lorsqu’une force puissante et sinistre fait irruption, trouveront-ils le courage de la combattre ?

Migali

Princesse araignée, Migali fait sa rentrée à l’Académie royale. Alexandre Arlène et Fabien öckto Lambert imaginent ses aventures dans un recueil jeunesse très drôle aux éditions Auzou BD.

Migali est une princesse-araignée affublée de six bras. Depuis quelques jours, elle attend avec impatience le courrier officiel de son admission à l’Académie royale.

Avant de partir à l’école, son père lui fait choisir son armure, tandis que sa mère lui transmet les dernières recommandations.

Dans le bus, Migali fait la connaissance de Lucile la princesse scarabée, de Gredin la grenouille, de Véra la princesse des marais et d’Azzo le prince des ténèbres. Il y a même Rex-Emilien, la brute épaisse pas très futée. Tout ce petit monde visite l’Académie, prend ses marques et commence à suivre les cours…

Migali : belle série jeunesse

Migali, c’est une très jolie série jeunesse fantastique ! Il y a de la folie-douce et de la bonne humeur dans le récit d’Alexandre Arlène. L’auteur de Bloody Harry, Princesse Libellule déteste les contes de fées, Freaky Mousse et Galère of Thrones aime vraiment ces univers de princes et de princesses qu’il s’amuse à détourner pour le plus grand bonheur des jeunes lecteurs.

Il imagine une école proche de celle  d’Harry Potter, avec ses étranges de personnages, des créatures surnaturelles et des situations cocasses et drôles. Toujours positive et débordante d’énergie, Migali est une vraie personnalité à travers laquelle les enfants pourront ses comparer. Elle ose, elle impressionne par ses pouvoirs magiques et aide toujours ses camarades. Ses professeurs se souviennent lorsqu’elle pénètre dans leurs cours. C’est une vraie tornade, un vrai tourbillon de folie, mais avant tout c’est  bonheur en barre ! 104 pages que l’on ne voit pas passer aux côtés de cette princesse-araignée et de ses ami.es.

Grâce à Migali, Alexandre Arlène peut véhiculer de très jolies valeurs et aborder des thématiques contemporaines comme la différence, l’acceptation de soi, l’amitié ou l’entraide.

Dessin sympathique

Pour accompagner le scénariste dans la mise en image de Migali, c’est Fabien öckto Lambert qui a été choisi. Si c’est son premier album de bande dessinée, l’auteur pictavien n’est pas un nouveau venu dans le monde de l’illustration jeunesse, puisqu’il a déjà réalisé plus de 40 livres jeunesse. Ce que l’on apprécie dans son univers graphique, c’est sa rondeur, sa chaleur et de magnifiques couleurs. Son trait est souple, très lisible tout en étant très précis et empli de petits détails agréables. On peut le dire, c’est très beau, comme l’ensemble de ces autres productions.

Migali : de l’humour, de la joie, du bonheur, des situations drôles, une vraie gouaille, un personnage positif dans un monde fantastique décalé.

  • Migali, tome 1 : Bienvenue à l’Académie Royale !
  • Scénariste : Alexandre Arlène
  • Dessinateur : Fabien öckto Lambert
  • Éditeur : Auzou BD
  • Prix : 10,95 €
  • Parution : 04 mars 2021
  • ISBN : 9782733886885

Résumé de l’éditeur : Migali est une princesse araignée : elle a donc 6 bras, deux jambes et un certain talent pour les catastrophes. Cette année, elle fait sa rentrée à la prestigieuse Académie Royale. Elle a hâte de commencer le programme, composé aussi bien de stratégie militaire que de cours de danse classique. Grâce à ses dons d’acrobate et son infatigable bonne humeur, Migali ne manquera pas d’impressionner toute sa classe.

Le goût de la nectarine

Deux femmes en couple s’occupent de leur nièce. Édite par Sarbacane, Le goût de la nectarine de Lee Lai suit les pas de ce trio de personnages, entre émotions et sensibilité.

Bron et Max vivent ensemble depuis plusieurs années et deux fois par semaine, elles s’occupent de Nessie la nièce de Max. Ces moments sont de véritables bulles de bonheur et le temps est comme suspendu. Mais Bron doit faire face à ses démons et malgré l’amour que lui porte Max, elle repart dans sa famille ultra-catholique qui a énormément de mal à accepter qu’elle soit trans. Max s’accroche à ce qui lui reste, sa nièce et sa sœur. Nessie est la seule qui finalement ne juge pas et aime sans condition Tatie Max et Tatie Bron.

Je sais que le graphisme ne va pas plaire à tout le monde. Mais comme je le dis assez régulièrement, il faut parfois aller au delà de la première impression pour découvrir des œuvres magnifiques. Lee Lai vient prendre le lecteur par les tripes avec ces thèmes si forts. Elle nous parle de famille, d’amour, de tolérance et d’acceptation des différences. Indirectement elle dresse le portrait du monde tel qu’il peut encore l’être : fermé aux différences.

En basant l’histoire presque essentiellement sur les échanges et la parole entre les divers personnages, comme pour un huis clos, l’autrice renforce la nécessité de l’ouverture vers l’autre.

Touché, ému, triste, puis de nouveau une lueur d’espoir ce livre est hymne à l’amour. Si tout simplement nous regardions les gens avec notre regard d’enfant, le monde serait bien plus tolérant.

  • Le goût de la nectarine
  • Autrice : Lee Lai
  • Editeur : Sarbacane
  • Prix : 25 €
  • Parution : 03 février 2021
  • ISBN : 9782377315598

Résumé de l’éditeur : Une ode à l’émancipation des femmes et à la tolérance. Bron et Max sont liées par un amour puissant et dévorant. Leurs escapades sauvages avec Nessie, la nièce de Max, constituent des îlots de bonheur qu’elles attendent chaque semaine avec impatience. Entraînées par le pouvoir d’imagination de l’enfant, elles peuvent être elles-mêmes et oublier leur quotidien pris en étau entre des tensions familiales, le rejet et l’isolement. Mais les vieux démons de Bron resurgissent et leur relation s’étiole… Les deux jeunes femmes n’auront d’autres choix que de s’ouvrir à leurs soeurs respectives, dont elles se sont autrefois détournées. Parviendront-elles à laisser de côté leur rancoeur et à trouver le chemin de la réconciliation.

Super Environman

Jean-Claude, père de Léa, devient Super Environman, un super-héros vert du quotidien. Bruno Madaule et Thomas Priou lui donnent vie dans un recueil de gags sympathique édité par Bamboo.

Alors qu’il semble loin des préoccupations écologiques, Jean-Claude est secoué par les questions et les constats environnementaux alarmants de sa fille Léa. On ne peut pas dire qu’il soit téméraire et très à cheval sur le respect de la nature.

Pourtant dans un élan de folie, il enfile un costume pour devenir Super Environman. Il n’a aucun pouvoir mais veut avant tout faire plaisir à sa fille.

Il lui faut un moyen de transport pour se déplacer, une assistante et un costume. Il s’attaque rapidement aux problèmes du quotidien de autre administrés de sa commune et tracas du quotidien.

Il n’est jamais simple de réaliser un album de gags. S’essouffler, se répéter ou ne pas être drôles, tels sont les écueils à éviter. On peut le dire, Bruno Madaule a slalomé entre ces obstacles avec habileté. Oui, l’album est sympathique et drôle !

S’adressant à toute la famille, Super Environman plait à tout le monde grâce à la personnalité de Léa et de Jean-Claude. Ce dernier enchaîne les bourdes et balances des contre-vérités ce qui amuse le lecteur.

Pour accompagner le scénariste récemment décédé, Thomas Priou est le partenaire idéal. Son trait tout en rondeur est parfait pour apporter son lot d’humour. Le dessinateur de Trappeurs de rien s’amuse avec des personnages attachants et des situations cocasses.

On est agréablement surpris par ce recueil autour d’un papa qui tente et son engagement envers la nature.

  • Super Environman, tome 1 : Sous les déchets, la plage
  • Scénariste : Bruno Madaule
  • Dessinateur : Thomas Priou
  • Éditeur : Bamboo
  • Prix : 10,95 €
  • Parution : 03 mars 2021
  • ISBN : 9782818976227

Résumé de l’éditeur : C’est un soir d’hiver, à l’approche de Noël, en pleine canicule, que la vie de Jean-Claude va basculer. Sa fille Léa, agacée par cet hiver exceptionnellement chaud, décide de ne plus aller à l’école tant que son jardin ne sera pas recouvert de neige. En effet, ça fait des années qu’il n’a pas neigé. Pire, les hivers deviennent de plus en plus doux et la possibilité de voir un jour tomber le moindre petit flocon, s’amenuise.Son papa décide alors d’agir, à sa manière, pour infléchir ce satané réchauffement climatique. Super Environman est né.

Le signe de Pao

Les éditions Eidola dévoilent Le signe de Pao, une grande fresque historique d’aventures au temps de la Préhistoire. Ce très joli titre est signé Jean-François Chanson et Juliette Vaast.

Wu est une drôle de jeune homme. Il parcourt les contrées les plus éloignées pour transmettre son savoir. Il va de clan en clan pour le propager. Ce passeur de savoirs n’hésite jamais à partager ses compétences apprises ici et là.

Alors qu’il tombe dans une embuscade, il est sauvé par des hommes de la tribu de la jeune Pao. Après un temps de convalescence, il décide d’apprendre aux membres du clan, ses secrets et autres techniques de chasse…

Le signe de Pao est belle et bien une fiction. Fondé sur des sources historiques, le scénario de Jean-François Chanson tente de relier en un récit l’ensemble des progrès techniques de l’ère préhistorique.

Entre complots, combats et belle romance, Le signe de Pao possède tous les ingrédients pour happer le lecteur, du plus jeune au plus âgé. En effet, c’est une grande fresque d’aventure grand public.

Pour accompagner Jean-François Chanson, c’est Juliette Vaast qui fut choisie. La dessinatrice de Zoya, Allez Paris et Deschamps 1er roi des bleus, réalise de belles planches, très équilibrées. On apprécie son trait jeté et ses jolies couleurs.

  • Le signe de Pao
  • Scénariste : Jean-François Chanson
  • Dessinatrice : Juliette Vaast
  • Éditeur : Eidola
  • Prix : 15 €
  • Parution : 26 février 2021
  • ISBN : 9791090093409

Résumé de l’éditeur : Une aventure initiatique et scientifique imaginée autour de signes pariétaux réels, il y a plus de 20 000 ans. Le jeune Wu voyage dans des paysages enneigés, propageant les découvertes techniques de son temps de tribu en tribu. Parti du bord de la Méditerranée, il atteint un jour le littoral atlantique. Alors qu’il remonte un fleuve, il est attaqué et se réfugie auprès d’une tribu menée par une jeune fille battante, Pao, dont le front porte un signe appelé aujourd’hui signe du placard. Il en tombe bientôt amoureux. Wu montre à la tribu de nouvelles techniques, l’aiguille à chas, l’hameçon et le propulseur. Pao envisage alors d’utiliser cette nouvelle arme pour se libérer du joug de leurs voisins menés par le cruel Sar, vêtu d’un costume d’oiseau de proie. Le signe du placard ou aviforme dessiné sur le front de Pao est présent dans plusieurs grottes françaises en Charente, Dordogne, dans le Lot et à Marseille. Il est souvent accompagné d’un homme transpercé de sagaies.

Les enquêtes de Sgoubidou

Parodie déjantée de la série d’animation Scoubidou, Les enquêtes de Sgoubidou de Cathon est publié par les éditions Pow Pow. Détonnant !

Depuis 2017, Cathon – autrice de La liste des choses qui existent et Mimose & Sam – anime Les enquêtes de Sgoubidou, une parodie complètement décalée du célèbre dessin animé Samy et Scoubidou.

Entre les films de série B et les polars, Cathon navigue dans une folie-douce où souvent les énigmes n’ont ni queue ni tête. Recueil de courtes enquêtes, elle laisse vagabonder son imagination pour le plus grand bonheur des amateurs du genre.

On y découvre un chien entre neurasthénie et apathie, entre mollesse et résolution d’enquêtes malgré lui. Sgoubidou – dont personne ne prononce le nom correctement – est embarqué dans des dossiers plus fous les uns que les autres.

Souvent sans véritable chute, les récits mélangent l’absurde et la fantaisie. Entre liquéfaction et drôles de réparties, Les enquêtes de Sgoubidou s’amuse des codes du polar. Chaque récit se termine par un fausse publicité, plutôt drôles. En 120 pages, Cathon sublime l’absurde !

  • Les enquêtes de Sgoubidou
  • Autrice : Cathon
  • Editeur : Pow Pow
  • Prix : 15 €
  • Parution : 21 janvier 2021
  • ISBN : 9782924049860

Résumé de l’éditeur : Avec Les enquêtes de Sgoubidou, Cathon rend une fois de plus hommage aux récits policiers et aux films de série B qui lui avaient inspiré Les ananas de la colère – son populaire meurtre et mystère tiki se déroulant dans le quartier hawaïen de Trois-Rivières. Elle emprunte également aux vieux fascicules gondolés d’Archie qui traînent dans votre sous-sol. Le légendaire détective canin Sgoubidou, dont personne prononce le nom deux fois de la même façon, a fait sa toute première apparition dans Sougibou et le mystérieux baril – un fanzine de 16 pages publié par Cathon en 2017. Depuis, les innombrables fans de Sgoubi ne cessent de réclamer une intégrale regroupant toutes les meilleures histoires du fin limier au museau mouillé et de son dégourdi maître Sammy. Le problème, c’est que Cathon n’avait à ce jour publié que trois autres récits : Sgoubidou joue le jeu (2019), Les indiscrétions de Sgoubidou (2020) ainsi que Des roses pour Sgoubidou (2020). Il a donc fallu qu’elle retrousse ses manches afin de produire cette anthologie des enquêtes les plus mystérieuses menées par le perspicace pitou.

Anatole(s)

Anatole(s). Naître, grandir, vieillir, mourir… C’est le cycle de la vie.. Mais quand c’est raconté par le prisme de James, ça nous fait toujours rire.

En 80 histoires, James nous fait vivre la vie d’Anatole, qui très vite se sent loser, mais évolue d’année en année. Chaque planche correspond à une histoire à un âge précis. Les rencontres, l’amour, les enfants, les amis le travail, les enterrements. Tout y passe de manière savoureuse.

Tout y est, c’est grinçant, comique, ça pique quand on se dit « c’est pas faux ». C’est bon en somme !

J’ai passé un très bon moment avec cette lecture. Après « La vérité nue » James me fait à nouveau rire avec Anatole(s). Le plus de ces lectures c’est qu’on peut les lire en plusieurs fois sans pression pour mieux savourer chaque instant.

  • Anatole(s)
  • Auteur : James
  • Éditeur : Fluide Glacial
  • Prix : 13,90 €
  • Parution : 03 mars 2021
  • ISBN : 9791038201682

Résumé de l’éditeur : Découvrez la vie d’Anatole, de sa naissance à sa mort, comme des instantanés de vie à chaque âge. Anatole est un garçon puis un homme assez lambda. Il va découvrir les différents stades de la vie (enfance, adolescence, émancipation, vie de couple, vie de bureau, paternité) pour finalement tenter de trouver sa place d’homme « moderne » dans une société en pleine mutation. À travers cet album, James décortique les étapes qui constituent la vie d’un homme en puisant dans ses souvenirs et son vécu personnel avec tendresse et humour.

Mort et déterré 2

Etre un zombie, c’est pas une vie ! Yan en fait l’amère expérience dans ce deuxième volet de Mort et déterré, un formidable série de Jocelyn Boisvert et Pascal Colpron.

Admirablement écrit et mis en page, le premier volume de Mort et déterré nous avait enchanté. Entre drôlerie et immense émotion, cette nouvelle série Dupuis avait l’intelligence de parler de mort, de deuil, d’héroïsme et d’amitié, le tout saupoudré d’un humour subtil.

Pour ce deuxième opus, Jocelyn Boisvert fait prendre une virage à son bel univers – on pourrait se dire : déjà ??? – mais il le fait avec adresse. Les lecteurs sont de nouveau agréablement surpris par une intrigue forte et haletante.

Nous retrouvons Yan Faucher, en état de décomposition, revenu d’entre les morts grâce son ami Nico. Le cachant chez lui, ce garçon est d’une bienveillance à tout propos.

Chez les Faucher, depuis la mort de Yan, rien ne va plus. La tristesse l’emporte et les tensions grandissent à cause de l’absence de l’adolescent.

Yan, quant à lui, aimerait retrouver son meurtrier. En attendant, une fête costumée est organisée pour célébrer la fin de l’année scolaire. Une opportunité pour le zombie de s’y rendre et percer les secrets de son assassin…

Mort et déterré : intelligente série

Vraie série pour adolescent.es, Mort et déterré est une régal pour les yeux et pour l’esprit. On découvre ainsi la vie d’un zombie de son point de vue.

Les rebondissements, les secrets et les non-dits sont exacerbés dans ce deuxième tome. L’humour est moins présent que dans l’opus précédent. Cela est dû à la gravité de la situation. La vengeance sera-t-elle un moteur pour Yan ?

Restent ses amis, Nico et Alice, fidèles malgré son aspect repoussant. L’amitié est vivace malgré la mort. Elle ne s’éteint pas après le passage dans un autre monde. C’est aussi un des thèmes formidables de Mort et déterré.

Côté graphisme, Pascal Colpron nous charme par un trait moderne, un découpage dynamique et une grande lisibilité.

Ce deuxième volet de Mort et déterré est une merveille. Nous l’avions clamé fort lors de la sortie du précédent : cette série est l’une des plus intéressant, innovante et intelligente du magazine Spirou de ces dernières années.

  • A noter qu’une déclinaison en roman a été faite par le scénariste Julien Boisvert aux éditions Fleurus.
  • Mort et déterré, tome 2 : Pas de quartier pour les macchabées
  • Scénariste : Jocelyn Boisvert
  • Dessinateur : Pascal Colpron
  • Coloriste : Usagi
  • Éditeur : Dupuis
  • Prix : 10,95 €
  • Parution : 12 février 2021
  • ISBN : 9791034733415

Résumé de l’éditeur : Réfugié chez son pote Nico, Yan, le zombie, se rend compte qu’il ne peut pas mener son enquête avec sa tête de déterré. Il part donc chez Alice, son amie spécialiste en maquillage, pour qu’elle lui rende un visage un peu plus humain. Mais en chemin, il se fait alpaguer par deux mecs qui vont à une fête costumée. Sur place, il retrouve le jeune client du dealer qui l’a poignardé, mais aussi sa soeur qui a visiblement été droguée par un jeune aux intentions malveillantes. Il la suit et provoque un accident de la circulation pour les tirer des griffes de ce prédateur. Poursuivi par la police, Yan n’est pas près de goûter au repos éternel…

Dieu n’habite pas La Havane

Véronique Grisseaux et Arnaud Floc’h adaptent Dieu n’habite pas La Havane, le roman de Yasmina Kadra où l’on suit les pas d’un chanteur admiré mais dont l’aura décline.

La Havane. Juan est un chanteur apprécié depuis de nombreuses années. Ce quinquagénaire écume les bars et autres cabarets pour entonner ses succès. Surnommé Don Fuego, il n’a pourtant plus autant d’aura qu’auparavant. Il a été congédié et la gloire s’échappée.

S’il continue de surfer sur ce passé doré, plus personne n’est dupe et lui aussi commence à se faire une raison. Il croise alors la route de Mayensi et en tombe amoureux…

Vendu à plus de 160 000 exemplaires et traduit en 20 langues, Dieu n’habite pas La Havane est magnifiquement mis en image par Arnaud Floc’h. C’est là le gros point fort de cet album. Amoureux de bonne musique, l’auteur de Emmett Till et Mojo Hand est en très grande forme sur ce récit.

Il réalise de superbes planches dont seul lui a le secret. Malgré le propos de la bande dessinée, il y a de la douceur, de la mélancolie et de la sensibilité dans ses vignettes. Dans la grande tradition des histoires (A Suivre) ou de Jean-Claude Denis, il imprime beaucoup d’humanité à ses personnages. Accompagné aux couleurs par le talentueux Christophe Bouchard (Les Spectaculaires, L’émouvantail, Loup), Dieu n’habite pas La Havane prend une autre dimension sous ses crayons. Les rues et les décors de la capitale cubaine sont magnifiquement restitués. L’ambiance des années 50-60 de La Havane est superbement mise en image.

Quant au scénario de Véronique Grisseaux, il suit avec aisance la trame du roman de Yasmina Kadra.

  • Dieu n’habite pas La Havane
  • Scénariste : Véronique Grisseaux, d’après le roman de Yasmina Kadra
  • Dessinateur : Arnaud Floc’h
  • Coloriste : Christophe Bouchard
  • Editeur : Michel Lafon
  • Prix : 20 €
  • Parution : 28 janvier 2021
  • ISBN : 9782749941059

Résumé de l’éditeur : Don Fuego, à cinquante ans passés, chante toujours dans les cabarets de La Havane mais le temps s’est écoulé et sa gloire s’est ternie. En quête d’un nouveau contrat, il traîne son mal-être dans les rues de la ville, quand il tombe sur Mayensi, une jeune femme rousse et sauvage qui a fui son village. Touché par la grâce et le désarroi de la jeune femme, il éprouve pour elle une attirance de plus en plus forte. Hélas, cette beauté farouche semble nourrir une étrange méfiance à l’égard des hommes. Et s’il réussit à la séduire, Don Fuego sait que ce moment de bonheur parfait qu’elle lui offre ne pourra être qu’une parenthèse miraculeuse. Un voyage extraordinaire au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves !