L’ours Barnabé #16

Notre avis : L’Ours Barnabé est une série jeunesse dès 6 ans, inclassable. Poétique, onirique, faisant du non-sense un art majeur, elle fut récompensée par le Prix des Ecoles à Angoulême en 2011 et surtout fait partie des ouvrages recommandés par le Ministère de l’Education Education pour les classes de Cycle III (CE2 à CM2).

Toujours positif, optimiste et avec un sens aigu de l’observation, le héros de Philippe Coudray vit de drôles d’aventures intemporelles qui magnifient l’imagination du lecteur et l’invite à des réflexions sur des thématiques actuelles fortes : l’environnement et l’écologie (les personnages sont des animaux anthropomorphes; les saisons, les poissons en aquarium que Barnabé délivre mais aussi les plantes – les cactus à protéger de la pluie), la nature (la montagne comme immense terrain de jeu) ou encore l’espace (conquête de la lune), mais aussi la consommation (Barnabé rhabille un mannequin de vitrine).

Si les enfants seront ravis devant les planches de l’auteur bordelais, les plus âgés seront comblés par d’autres rivaux de lecture. Ce 16e album de l’Ours Barnabé profite de l’élégant dessin de Philippe Coudray pour enjoliver ses aventures. Son trait d’une belle lisibilité rend efficace son discours et permet de restituer la très bonne humeur des mini-récits.

  • L’Ours Barnabé, tome 16 : Trucs et astuces
  • Auteurs : Philippe Coudray
  • Editeur: La Boîte à Bulles
  • Prix: 12.50€
  • Parution : 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Déambulant à son gré à travers les plaines et les montagnes en compagnie de son ami le lapin, l’Ours Barnabé est aussi fin philosophe qu’il peut être poète (et ce parfois malgré lui !).

Créé en 1980, Barnabé traverse les âges et fait le bonheur des petits comme des grands. Mu par une  douceur de vivre communicative, notre ours fait preuve d’une spiritualité pleine d’humour qui fait mouche.

 

Lost Sahara #1

Notre avis : Jeune dessinateur parisien de 26 ans, Alan Heller se lance dans le grand bain de la bande dessinée avec Lost Sahara, un manga-shônen teinté de fantastique, décalé et plutôt amusant.

Pour cela, il met en scène une enquête policière originale ou John Big Cookie, tient une place centrale. Assez loser, personnage à l’ego surdimensionné, le détective privé désordonné est en couple avec Honey qui est aussi son assistante. Au bord de la faillite, son agence patine sur une drôle d’affaire et sa jeune amoureuse ne le comprend plus. De plus, tous les 7 jours l’enquêteur perd la mémoire et donc tous les indices précieux pour découvrir la vérité.

Dans le plus pur style du shônen, l’auteur propose une histoire futuriste simple, un peu classique, très rythmée grâce à de nombreux rebondissements liés à l’intrigue. Combats, adversaires louches et coriaces, ainsi qu’une belle dose d’humour. Un récit plutôt réussi, proche des univers de Scott Pilgrim et One Piece.

  • Lost Sahara, volume 1
  • Auteur : Alan Heller
  • Editeur: Ankama
  • Prix: 7.95€
  • Parution : 23 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Détective privé immortel, John Big Cookie est victime d’une malédiction : ses souvenirs s’effacent tous les 7 jours. Rappelé par sa dernière cliente, Cookie comprend que les deux affaires sont liées. Il se retrouve malgré lui dans un jeu aux règles diaboliques où ses adversaires voudront tous mettre la main sur sa mémoire ! Au milieu du désert de Lost Sahara, Cookie, solitaire et égoïste, comprendra vite qu’il n’a pas d’autre choix que de coopérer avec les autres pour arriver à ses fins.

Axolot #2

Notre avis : Après un premier volume salué par le public et la critique, Patrick Baud dévoile un deuxième tome de Axolot, un recueil d’histoires étranges, insolites, incroyables mais toutes vraies.

L’écrivain s’est entouré de 12 dessinateurs et un scénariste pour mettre en images 32 récits (Pochep, Pénélope Bagieu, Eric Salch, Davy Mourier, Julien Neel, Leslie Plée, Fabien Toulmé, Aseyn, Mara, Herik Hanna, Bill, Yohan Sacré, Rosalie Stroesser).

Parmi ces drôles d’histoires, Pénélope Bagieu décline L’inconnue de la Seine (un employé de la morgue aurait fabriqué un masque mortuaire à partir du visage d’une femme retrouvée noyée dans le fleuve parisien); Julien Neel met en image plusieurs histoires sur Les troubles mentaux sidérants (le syndrome de la main étrangère, le syndrome d’Alice au pays des merveilles, le syndrome de l’accent étranger, le syndrome de la tête qui explose, le syndrome de Capgras & le syndrome de Cotard); Fabien Toulmé met en scène la biographie express du chimiste découvreur du gaz néon Thomas Midgley ou encore Davy Mourier qui a illustré plusieurs histoires Les savants fous prêts à tout pour la science (Stubbins Firth, Johann Wilhelm Ritter, Nicolae Minovici, Henry Head & Evan O’Neill Kane).

A noter que la chaîne Youtube d’Axolot a dépassé les 260 000 abonnés et compte plus de 110 000 fans sur les réseaux sociaux.

  • Axolot, tome 2
  • Scénariste : Patrick Baud
  • Auteurs : Collcetif
  • Editeur: Delcourt
  • Prix: 19.95€
  • Parution : 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Découvrez la folle épopée du chat insubmersible, les terribles trouvailles du chimiste Thomas Midgley, l’histoire délirante de la maison Winchester dont la construction ne fut jamais terminée ou encore, apprenez qui était le véritable Rambo du XIXe siècle. Destins inouïs, terrifiantes expériences scientifiques ou phénomènes stupéfiants, pour toujours plus de découvertes et d’étonnement !

 

Petit Poilu #18

Notre avis : Petit Poilu est l’une des plus belles séries jeunesse du catalogue Dupuis. Ciblée pour les primo-lecteurs puisque l’histoire est muette et ce héros est idéal pour faire passer de nombreux messages et transmettre de belles valeurs.

Pour ce 18e volume, Superpoilu, le personnage recouvert de poils et au gros nez rouge comme d’habitude embrasse sa maman et part pour l’école. Mais il se retrouve rapidement en face d’un mur de briques rouges. Content de sa trouvaille, il court et les formes géométriques s’effondrent. Il chute et se retrouve nez-à-nez avec Superarnak, un héros narcissique et imbu de lui-même. Ce gros costaud ne se déplace même pas pour secourir un petit chat apeuré en haut d’une colonne. C’est notre petit héros qui s’y colle alors…

Le récit de Céline Fraipont est comme d’habitude fort, sensible, touchant et d’une belle maîtrise narrative. Dans Superpoilu, elle met en lumière des questions que peuvent se poser tous les enfants : les apparences trompeuses, l’imposture, la force physique, les différence, la peur, l’accomplissement de soi-même ou l’intelligence et la ruse face à la montagne de muscle. Le tout sans jamais donner de leçons, juste dans la compassion et un grand éclat de rire.

Le dessin de Pierre Bailly est comme à son habitude très maîtrisé, agréable à l’oeil. Le talentueux auteur met en valeur ses cadrages cinématographiques qui lui permettent de livrer de très belles planches.

  • Petit Poilu, tome 18 : Superpoilu
  • Scénariste : Céline Fraipont
  • Dessinateur : Pierre Bailly
  • Editeur: Dupuis
  • Prix: 9.50€
  • Sortie: 13 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Place à l’action ! Dans « Superpoilu », Petit Poilu fait une plongée dans le monde cubique et bariolé d’un incroyable héros, Superarnak. Il est si grand, si fort, si musclé, notre jeune protagoniste est fasciné !

Mais tout n’est pas si simple, et les apparences peuvent être trompeuses. L’incroyable héros semble davantage préoccupé par son image que par les problèmes à régler dans son univers acidulé… Le finaud Petit Poilu ne tardera pas à relever la supercherie. Superarnak, fabriqué de toutes pièces, n’est autre que le petit Pierrot, un garçon rondouillard et timide…

Ze kami no Hon

Notre avis : Les éditions Taifu, spécialisées dans la diffusion de mangas japonais (Hentai : érotique-porno, Yuri : amours lesbiennes et Yaoi : amours masculines) dévoilent un one-shot Ze kami no Hon de Yuki Shimizu mettant en scène les personnages de Ze, une publication précédente.

Ces histoires gay sont explicites parfois au-delà du sensuel et de l’érotisme. La majorité de ce manga est composé de chapitres d’un même récit : Intérieur, qui racontent l’histoire d’amour entre Asari et Shôi, un jeune garçon et un homme plus mûr. Asari découvre juste l’amour, tandis que Shôi  est plus expérimenté. Un rapport de domination s’installe entre eux.

La mangaka propose des histoires simples sans grande originalité, comportant de nombreuses scènes de sexe. Le trait classique de l’auteure japonaise mise avant tout sur les personnages, sans s’embarrasser de décors.

 

  • Ze kami no Hon
  • Auteur : Yuki Shimizu
  • Editeur: Taifu Comics
  • Prix: 8.99€
  • Parution : 29 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Retrouvez les héros de ZE dans de nouvelles histoires qui explorent un peu plus l’univers de l’auteure ! Après la mort de son grand-père qui était sa seule famille, Raizô est recueilli dans une maison dont il ne connait rien. Il se retrouve témoin d’évènements tous plus étranges les uns que les autres. Mais quels secrets cache cette famille ? Raizô na va pas tarder à le découvrir… Et si certains d’entre eux n’étaient pas humains…

Droit au but #12

Notre avis : Droit au but est une série jeunesse Hugo BD, licence officielle de l’équipe de l’Olympique de Marseille. A ce titre, elle est donc vendue par les réseaux distributeurs de l’équipe de football.

Voici un album pour enfants au récit signé Agnello et Davoine d’une bonne qualité. L’histoire basée sur un beau rêve de footballeur est assez bien écrite et les passionnés du ballon rond pourront facilement s’identifier à Nino, le jeune héros. Lui et son équipe vont jouer une grande compétition internationale : Le mondial des jeunes. En plus de cette grande nouvelle, les jeunes joueurs découvrent Carvalho, leur nouvel entraîneur, dur au mal et désagréable. Ce tournoi sera décliné sur 3 albums.

En ce qui concerne la partie graphique ; Pedro Colombo se charge des crayonnés tandis que Garréra s’occupe de l’encrage. Le dessin très lisible est agréable en ce qui concerne les joueurs lambda, tandis que les caricatures de joueurs (Ribéry, Drogba…) sont elles moins réussies. Les décors à minima, les planches se concentrent avant tout sur les personnages et les parties de foot.

Droit au but : pour les passionnés de foot, pour les jeunes fans de l’OM. Une histoire sans prétention pour un bon moment de lecture.

  • Droit au but !, tome 12 : Dans la cour des grands !
  • Auteurs : Agnello, Davoine, Garréra et Pedro Colombo
  • Editeur: Hugo BD
  • Prix: 10,45€
  • Parution : 12 novembre 2015

Résumé de l’album : Dans un stade Vélodrome flambant neuf, Marseille s’apprête à accueillir un événement un peu particulier, le Mondial des Jeunes.

Les meilleurs clubs de chaque continent doivent s’affronter pour déterminer le meilleur club du monde parmi les espoirs. Vainqueurs du tournoi européen Football Generation, les jeunes Marseillais reçoivent la compétition. Le tirage au sort des groupes a lieu sous le parrainage de Franck Ribéry et Didier Drogba. L’OM se retrouvera contre le club brésilien du Santos FC, un club américain, le New England Revolution, et un club africain, l’Etoile du Sahel. Des adversaires inconnus, au football différent.

Glory owl #2

Notre avis : Glory owl est un recueil de strips proposés par Mandrill Jonhson, Gad, Bathroom Quest, Mëgaboy et JJ Charogne et publié aux éditions Même pas mal.

Comme lorsque l’on regarde par le trou de la serrure, les trois auteurs délivrent des petits moments drôles par des strips de 3 cases. Malgré des univers et des styles graphiques différents, l’album offre néanmoins une belle unité. De l’humour absurde au non-sense en passant par le trash ou le scato, tout y est et c’est souvent très drôle. Du berger allemand d’Hitler à l’inceste chez les zèbres, en passant par le pigeon ivre, un père noël dans une entreprise, le QI des chiens, des arnaqueurs de rue, Batman et ses délires sexuels, un trapéziste qui a la colique, les petits bras d’un dinosaure ou encore un extra-terrestre qui veut envahir un petit village français; mais aussi quelques fausses publicités très drôles.

Les éditions Même pas mal publient peu d’ouvrages mais ils sont souvent de bonne qualité, affichant et revendiquant un humour très second degré comme Macadam Valley (Ben Dessy) ou Paf et Hencule (Abraham Kadabra et Goupil Acnéique).

Glory Owl : Pour les amateurs de récits à la Mad, à la Fluide Glacial. Humour gras au rendez-vous !

  • Glory owl, volume 2
  • Auteurs : Mandrill Johnson, Gad, Bathroom Quest, Mëgaboy et JJ Charogne
  • Editeur : Même pas mal !
  • Prix : 13.90€
  • Parution : 13 novembre 2015
Après le succès du premier « GLORY OWL », recueil de bandes dessinées violemment drôles paru l’année dernière, un deuxième tome s’apprête déjà à envahir les librairies terriennes le 13 novembre 2015 ! 
 
Echafaudé par Mandrill Johnson, Bathroom Quest et Gad (auteur d’Ultimex »), désormais épaulés par les talentueux Mëgaboy et JJ Charogne, « GLORY OWL 2 » s’annonce encore plus abominable que son prédécesseur : bourré à craquer de strips odieux, de fausses pubs aussi bêtes que méchantes et d’affiches de films infinançables, l’ouvrage devrait rassasier les amateurs d’humour noir et absurde.

Le journal des chats de Junji Ito

Notre avis : Maître mangaka de l’horreur, Junji Ito s’essaie lui aussi à la mise en image d’histoire de chats, chère aux japonais. Contrairement aux nombreuses publications sur ce thème, il propose un récit autobiographique d’une grande drôlerie.

Succès éditorial au Japon (en tête des ventes à sa sortie), Le journal des chats de Junji Ito est composé de 10 récits, d’un bonus et d’une galerie photos. Il faut souligner que sa relation avec les félins est particulière. Dans ce manga, un brin exagéré, il interprète tous les faits et gestes de ses matous et se pose même en victime de leurs actes. D’une belle auto-dérision, il ne s’octroie pas le beau rôle, étant à la fois peureux et stressé à leur vue. Entre attirance et répulsion, les scènes proposées par Junji Ito intriguent et amusent.

Entre les chapitres, il intercale un rubrique Une question, maître Ito afin de répondre aux interrogations sur sa vie professionnelle et privée. Ajouter à cela, une partie graphique d’une grande force où le visage quasi hypnotique de sa femme est dérangeant et où sa figure se déforme au gré de ses émotions, et l’on obtient un bon manga. Horreur et rire font alors bon ménage !

  • Le journal des chats de Junji Ito
  • Auteur : Junji Ito
  • Editeur: Tonkam, collection Seinen
  • Prix: 15.50€
  • Parution: 14 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Histoire autobiographique de Junji Ito, l’auteur de Spirale et Tomié. Ce manga raconte l’histoire vraie mais exagérée de Yon et Mu les deux chats de Junji Ito. Yon, par exemple, est né avec une tête de mort sur le dos. Un jour, le chat, comprenant que cela effraie les gens, se met à redoubler de fourberie pour leur faire peur ! Sachant que sa cible favorite est Junji Ito lui-même.

Qui ne dit mot

Notre avis : Trublion et véritable manieur de la langue française, Stéphane De Groot s’essaie à la bande dessinée avec Qui ne dit mot, une belle comédie burlesque, décalée et absurde qu’il cosigne avec Grégory Panaccione.

En mettant en scène la vie à cent à l’heure de John, l’artiste belge lui fait subir les pires ennuis pour le plus grand bonheur des lecteurs. Usant et abusant avec une énorme maîtrise de la langue de Molière, de jeux de mots et de quiproquos, il délivre une comédie délirante. Ajouter à cela, des situations ubuesques et des surprises en tout genre et l’on obtient un récit qui lui ressemble : fort, drôle et décalé.

L’auteur de Voyage en Absurdie (Plon) s’est adjoint les services du talentueux Grégory Panaccione. Comme pour l’excellent Un océan d’amour (avec Lupano, Delcourt), le dessinateur propose des planches d’un grand dynamisme, quasi cinématographique.

  • Qui ne dit mot
  • Scénariste : Stéphane De Groot
  • Dessinateur : Grégory Panaccione
  • Editeur: Delcourt, collection Mirages
  • Prix: 17.95€
  • Parution: 04 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : John est très en retard pour son rendez-vous. Changement d’heure, voisins pénibles, embouteillages, taxi lourdingue. le monde entier semble s’être ligué contre lui et la journée se révèle difficile, « trop » pleine de surprises, pour ne pas dire étrange. Tous ces obstacles sont-ils vraiment le fruit du hasard ? Découvrez un récit riche en rebondissements à l’humour absurde unique et débridé !

 

La gloire de mon père

Notre avis : Les éditions Grand Angle (Bamboo) mettent à l’honneur Marcel Pagnol à travers trois adaptations en bande dessinée de textes majeurs du romancier provençal. Avec Merlusse (de A. Dan), elles proposent aussi Topaze (Eric Hübsch) et La gloire de mon père, une déclinaison du célèbre roman écrit en 1957, scénarisé par Serge Scotto et Eric Stoffel et mise en image par Morgann Tanco.

Inutile de résumer l’histoire tant elle est connue de tous, adaptée au cinéma par Yves Robert en 1990 avec Philippe Caubert dans le rôle du père de Marcel. La biographie de l’écrivain est plutôt assez fidèle, plutôt bien adaptée par le duo de scénaristes. Le lecteur retrouve tous les moments importants de l’existence de petit Pagnol : Joseph son père instituteur, Augustine sa mère femme au foyer, sa vie à Aubagne, son frère Paul, son oncle Jules, les déménagements, les parties de jeux dans la garrigue, les perdreaux et les chasseurs.

La partie graphique de Morgann Tanco est idéale pour restituer l’ambiance du récit et en faire un album grand public. Son trait semi-réaliste plutôt rond lui permet de livrer des planches assez abouties qui sentent le thym et le romarin de Provence.

Pour compléter l’album, un dossier de 5 pages donne des indications sur ce roman de l’académicien (qu’il rejoint en 1947).

  • La gloire de mon père
  • Scénaristes : Eric Stoffel et Serge Scotto
  • Dessinateur : Morgann Tanco
  • Editeur: Grand Angle
  • Prix: 18.90€
  • Parution: 04 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Les vacances d’été dans la garrigue sont une révélation pour le jeune Marcel Pagnol et son petit frère, qui tombent amoureux des collines, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban… Scènes truculentes de vie, humour et souvenirs nostalgiques, le sens inné de Pagnol de la mise en situation, son goût de la farce, émaillent ce récit chaleureux, dont le charme se partage entre les décors et la saveur ciselée des dialogues.

Le Petit Spirou # 17

Notre avis : Le Petit Spirou a 25 ans ! Déjà ! Créé dans le magazine Spirou en 1990 par Tome & Janry, les deux auteurs, seront parfois aidé par Stéphane de Becker (aux couleurs) mais aussi Dan Verlinden ou Bruno Gozzotti (aux dessins). Alors que le duo  a repris les rênes des aventures de Spirou et Fantasio dans les années 80, ils imaginent la jeunesse du célèbre groom. Entouré de personnages farfelus, le Petit Spirou détonne tout de suite dans le monde de la bande dessinée jeunesse. Modernes, les albums abordent tous les thèmes de l’enfance y compris l’éducation sexuelle, mais aussi la religion. Accompagné de Vertignasse, Suzette, Masseur ou Cassius, le petit garçon s’avérera espiègle et culotté. En plus de ses parents, les adultes aussi sont nombreux et souvent décalés, son papi mais aussi Monsieur Mégot, le fameux prof de gym, l’abbé Langelusse ou encore Mademoiselle Chiffre, l’institutrice.

Malgré ses 25 ans, le Petit Spirou ne vieillit pas, il a toujours 8 ans et demi. Il voit aussi ses aventures rocambolesques adaptées en série télévisée depuis 2012 (M6). Pour ce 17e opus, tous les ingrédients qui ont fait le succès de la série sont réunis : Suzette l’amoureuse, les cours de gym, la cantine, les vestiaires des filles, le chien de M. Mégot ou l’esprit jeune et de folie du papy. Malgré cela, il semble difficile pour les auteurs de se renouveler, la nouveauté et la surprise n’opérant plus du tout après 17 volumes. On sourit, on rit parfois aux gags, mais finalement plus autant que pour les premières publications. Un essoufflement  logique pour une série phénomène qui a vendu des millions d’exemplaires.

A noter : Pour la journée mondiale de lutte contre le Sida, les éditions Dupuis et Sida Info Service s’associent pour faire du Petit Spirou, l’icône d’une campagne de prévention contre le VIH/Sida : L’amour ça se protège !

  • Le Petit Spirou, tome 17 : Tout le monde te regarde !
  • Scénariste : Tome
  • Dessinateur : Janry
  • Editeur: Dupuis
  • Prix: 10.60€
  • Parution: 13 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Mais vingt-cinq ans, c’est un cap important, surtout dans la vie d’un petit garçon ! Pour le Petit Spirou, c’est donc l’heure de la crise identitaire. Entre une farce dans les vestiaires de la piscine (oui, ceux où on peut voir les filles en maillot de bain) et un cours de sport raté par monsieur Mégot, le garnement au costume de groom, épuisé par le poids des années, demande à son ami Mamadou une potion pour rajeunir. Mais après une erreur de posologie, il se retrouve soudainement transformé… en adulte !
Être grand, ce n’est pas très drôle. Il faut travailler et bien se tenir, et ça, le Petit Spirou n’aime pas beaucoup. Mais surtout, il lui reste encore plein de bêtises à faire, alors il va falloir trouver une solution pour continuer à avoir huit ans et demi encore longtemps !

Akissi #6

Notre avis : Sans amis est le sixième volume des aventures d’Akissi, un petite ivoirienne espiègle. Marguerite Abouet, à qui l’on doit la formidable série Aya de Yopougon (avec Clément Oubrerie, Gallimard) propose sept saynètes plutôt joyeuses et amusantes. Akissi ressent pour la première fois de la jalousie et de l’envie lorsque débarque Sido, une nouvelle élève unijambiste à cause de sa rencontre avec un lion. Tous les regards se tournent alors vers elle et cela gène la petite fille qui aime que tout le monde la voit et qui veut qu’on l’aime.

Forte de 85 000 exemplaires vendus, la série dérivée de celle de Abouet et Oubrerie a beaucoup de charme, est maligne, séduit et accroche le jeune lectorat. Cela aussi est dû a une belle partie graphique de Mathieu Sapin. Loin de son style entrevu dans Le château (Dargaud), il marche dans les pas du dessinateur d’Aya tout en apportant une touche personnelle idéal pour les plus petits, comme il avait pu le faire avec la série Les sardines de l’espace  (Sfar et Guibert, Dargaud).

  • Akissi, tome 6 : Sans amis
  • Scénariste : Marguerite Abouet
  • Dessinateur  : Julien Meyer
  • Editeur: Gallimard
  • Parution: 13 novembre 2015
  • Prix: 10.50€

Résumé de l’éditeur : Sido, la nouvelle de l’école, attire tous les regards. Non seulement elle est belle, mais en plus elle s’est fait croquer la jambe par un lion ! Akissi a très vite l’impression de se faire voler la vedette par cette « patate pourrie » et ne pense plus qu’à lui mettre des bâtons dans les roues… quitte à s’attirer beaucoup d’ennuis !