La revanche du retour de la guerre du retour contre-attaque

Notre avis : Alors que le Star Wars VII débarque dans les salles le 16 décembre, les éditions Jungle proposent le troisième opus de la série Le guerre du retour contre attaque. Comme les précédents, ce pastiche est signé Thierry Vivien.

Dans La revanche du retour de la guerre du retour contre-attaque, l’auteur met en scène les personnages célèbres de la saga de George Lucas dans des situations cocasses et décaler pour les tourner en dérision : Palpatine, Luke, Leila, Han Solo, Jabba le Hutt, Dark Vador, Yoda ou Chewbacca; ils sont tous là pour nous faire rire. Armé de références, le lecteur peut alors s’en donner à coeur-joie. Malgré nos connaissances plutôt importantes sur ce sujet, souvent les gags en une planche (vignette pleine page ou 2 cases maximum) n’ont pas atteint leur but. Si les précédents volumes étaient très drôles et nous avaient beaucoup plu, l’exercice de se renouveler est plus délicat pour l’auteur orléanais. Dommage, l’univers de La guerre des étoiles est tellement vaste qu’il aurait pu en sortir quelque chose d’intéressant.

Dans cet univers, Comixtrip vous a proposé : Naissance d’une galaxie, Le retour du Jedi le making of, Luke Skywalker passe à l’attaque ou Dark Vador. Vous pouvez donc relire les chroniques de ces albums.

  • La revanche du retour de la guerre du retour contre-attaque
  • Auteur : Thierry Vivien
  • Editeur: Jungle
  • Prix: 15€
  • Parution : 11 novembre 2015

Résumé de l’éditeur :  Puisqu’on ne change pas une équipe qui gagne, on prend les mêmes et on recommence. Thierry Vivien, cet auteur décalé, remet en scènes ses personnages fétiches dans des gags plus ou moins liés à l actualité ou tout simplement à son humour du jour. Si la princesse Leïla se retrouve plus souvent qu elle ne le voudrait au centre des jeux pervers de ses compagnons, Dark Vador a toujours autant de mal à magner son sabre laser, revisitant la mythique scène du coupage de main de Luc Skywalker mais d une manière différente à chaque fois…

Cabu, Toujours aussi cons !

Notre avis : Tué lâchement lors de attentats de Charlie Hebdo, le 7 janvier dernier, Cabu était un dessinateur de presse à l’œil affûté, habile décrypteur de l’actualité et de la société contemporaine. Les éditions du Cherche-Midi proposent Toujours aussi cons ! un recueil de 300 dessins « toujours » d’actualité.

Né en 1938, Jean Cabut, dit Cabu livre ses premiers dessins à l’âge de 16 ans dans le quotidien régional L’Union de Reims. Influencé par les illustrations de Dubout, ce jeune et talentueux dessinateur monte à Paris en 1954 et son premier travail rémunéré est visible dans Paris-Match en 1959.

Dans les années 60, il travaille pour Ici Paris ou France Dimanche. Sa destinée prend un envol et un sacré virage lorsqu’il rencontre Fred, l’auteur de Philémon, qui lui propose de rejoindre la bande d’Hara-Kiri (Cavanna, le Professeur Choron, Gébé, Wolinski ou Reiser). C’est aussi à cette période qu’il crée Le grand Duduche.

De 1970 à 1981, il rejoint le tout nouveau Charlie Hebdo et commence à travailler pour la télévision dans l’émission RécréA2 avec Dorothée et toute sa bande. Doux et poétiques, ses dessins plaisent tout de suite aux jeunes téléspectateurs. En 1982, il entre au Canard Enchaîné et reprend du service avec la nouvelle formule de Charlie en 1992.

Le recueil propose une large vision de l’œuvre de Cabu puisqu’ils sont issus des 13 albums publiés par le Cherche-Midi entre 1984 et 2014. A travers les 304 pages, il brocarde et fustiges les cons sont toutes leurs formes : les racistes, les beaufs, les fachos, les politicards, les culs-bénits, les inutiles, le show-biz, les dopés, les morveux, les exclus ou les mortels. Le lecteur ressent toute la fougue, la hargne et parfois de la tendresse pour ces cons, ceux qui osent tout et réussissent. Dans cet ouvrage, on observe toute la force de la liberté qu’avait Cabu, un dessinateur de talent, un être drôle et d’une infinie gentillesse.

  • Toujours aussi cons !
  • Auteur : Cabu
  • Editeur: Cherche-Midi
  • Prix: 18.90€
  • Parution : 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Pour chaque dessin, Cabu faisait son marché sur l’inépuisable planète des cons. Politiciens, militaires, religieux de toutes confessions, affairistes, etc. : personne n’échappait à son attention. Bien des cons attendaient avec impatience d’être distingués par Cabu. Simplement parce qu’une caricature de lui, c’était la garantie d’une postérité !

L’importe de l’œuvre graphique de Cabu s’impose à tous. Elle grandira encore avec le temps et en fera le chroniqueur capital et ricaneur de notre époque.

La lionne

Notre avis : L’auteure de Out of Africa (décliné en film avec Meryl Streep et Robert Redford), Karen Blixen était une femme libre et inventive. Sa vie est adaptée en bande dessinée par Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg.

Cette belle biographie romancée mêle habilement l’aventure et histoire(s) d’amour, grâce à l’écriture de la scénariste. Née Karen Christentze Dinesen au Danemark en 1885, dans une famille protestante puritaine de 6 enfants, elle sera la petite favorite de son père, qui lui permettra de voler de ses propres ailes. Entre contes et littérature, elle rêvera d’un ailleurs, qu’elle connaîtra au Kenya. En effet, après un premier mariage, elle part en Afrique pour cultiver le café. Proche des habitants, elle les comprend et les défend. C’est là-bas qu’elle rencontre Denys Finch-Hatton, un pilote-aventurier dont elle tombe follement amoureuse.

A travers les 200 pages de ce beau roman graphique très documenté, le lecteur découvre le destin Karen, une femme libre et d’une grande modernité dans ses mœurs et ses idées. La partie graphique de Terkel Risbjerg est magnifique. Alors qu’il utilise pour la première fois l’aquarelle, il propose des planches extrêmement abouties notamment dans les grands espaces africains ou les personnages virevoltants.

  • La lionne, un portrait de Karen Blixen
  • Scénariste : Anne-Caroline Pandolfo
  • Dessinateur : Terkel Risberg
  • Editeur: Sarbacane
  • Prix: 24.50€
  • Parution : 07 octobre 2015

Résumé de l’éditeur :  Ce livre raconte la vie, ou plutôt les vies, de la baronne Karen von Blixen, l’auteure du célébrissime La Ferme africaine (Out of Africa). On la suit depuis son enfance auprès d’un père adoré mais absent, aventurier jamais rassasié – qui se suicidera alors qu’elle n’est encore qu’adolescente – et d’une mère corsetée dans le Danemark du début du XXe siècle.

Pour s’arracher à un destin tout tracé, ennuyeux et bourgeois, Karen accepte d’épouser le Baron Bror Blixen qui lui propose un destin à sa hauteur : prendre la tête d’une plantation de café dans l’actuel Kenya. Il lui offrira aussi, comme autre cadeau de mariage, la syphilis…

Tout de suite, entre elle et le Kenya, ce sera le coup de foudre. Elle y vivra son grand amour africain, avec un pilote de l’armée de l’air britannique, Denys Finch Hatton, aventurier qui n’est pas sans lui rappeler son père…

 

Kriss de Valnor #6

Notre avis : Xavier Dorison et Mathieu Mariolle se retrouvent aux manettes de la série Kriss de Valnor, un spin off du célèbre univers Thorgal (de Jean van Hamme et Grzegorz Rosinski) après les départs du scénariste Yves Sente et de Giulo de Vita. Alors que cette série parallèle peinait à trouver son public, les deux auteurs doivent se démener et sont rejoints  par Roman Surzhenko (déjà dessinateur des séries Monde de Thorgal : Louve et La jeunesse de Thorgal) pour son expertise en dessin. Un virage éditorial qui s’avère un très bon choix puisque la série n’avançait que par petits pas !

Tous les ingrédients qui ont fait le succès de Thorgal sont enfin réunis dans ce sixième volet de la saga : intrigue solide, complots, combats, grands espaces naturels et peuple autochtone. La partie graphique est plutôt réussie; il faudra un peu de temps pour que Roman Surzhenko ait bien en main ce nouvel univers.

 

 

  • Kriss de Valnor, tome 6 : L’île des enfants perdus
  • Scénaristes : Mathieu Mariolle et Xavier Dorison
  • Dessinateur :  Roman Surzhenko
  • Editeur: Le Lombard
  • Prix: 12€
  • Parution : 13 novembre 2015

Résumé de l’éditeur :  Naufragée, Kriss a été recueillie et soignée par Osian l’herboriste et Erwin, son apprentie.
À son réveil, elle ne souhaite qu’une chose, repartir vers son royaume et retrouver sa couronne. Mais Kriss et ses nouveaux compagnons, pourchassés par des soldats de Magnus, sont forcés de s’aventurer dans les eaux troubles et agitées du lac-océan. La violence des flots les fait s’échouer non loin d’une île habitée par de curieux enfants, aussi doux qu’inquiétants…

Sherlock Holmes society #3

Notre avis : La collection 1800 des éditions Soleil se dotait en juin d’une nouvelle série Sherlock Holmes Society. Sylvain Cordurié, qui en est le scénariste, propose une version du célèbre détective confronté à un empoisonnement par un filtre et d’étranges zombies.

Dis comme cela (Holmes contre des zombies) cela pourrait rebuter un grand nombre de lecteurs et d’amateurs du personnage de Conan Doyle, et pourtant ! On se prend rapidement au jeu, le récit de Sylvain Cordurié est accrocheur, très bien écrit et surprenant. Haletante et mettant en scène Hyde, un personnage à la personnalité trouble, l’histoire plaît par son modernisme dans l’écriture et dans  son originalité. Dans ce troisième volume, Mycroft est hospitalisé et Holmes a du mal à découvrir qui sont les empoisonneurs de la ville de Kerlodge. De son côté Hyde essaie le filtre, prend une apparence surhumaine et change d’humeur.

De plus, le bel humour, les bagarres, les morts et les morts-vivants, tout est réuni pour que l’intrigue fonctionne. En distillant harmonieusement du fantastique à son récit, le scénariste reste assez fidèle à l’esprit du romancier anglais.

La partie graphique de la série Society sera assurée par quatre dessinateurs : Stéphane Bervas pour le premier volume, Torrents, Alessandro Nespolino (pour cet opus) et le talentueux Ronan Toulhoat (qui signe ici les couvertures et dessinateur du formidable Le roy des ribauds).

Une autre excellente version de Sherlock Holmes est proposée par Luc Brunschwig et Cécil. Vous pouvez retrouver la chronique du livre I, en cliquant ici.

  • Sherlock Holmes Society, tome 3 : In nomine dei
  • Scénariste : Sylvain Cordurié
  • Dessinateur : Alessandro Nespolino
  • Editeur: Soleil, collection 1800
  • Prix: 14.95€
  • Parution : 21 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Placez votre foi en Holmes… Il ne reste que lui pour vous sauver. Dans cette série commence les nouvelles aventures du détective. Et plus que jamais il aura besoin d’alliés.

Les efforts de Holmes et Hyde pour trouver les responsables de l’empoisonnement de Keelodge les ont menés jusqu’à Ryan Shelvey, psychiatre qui, se sachant découvert, a tenté de faire assassiner Holmes. Holmes fait à présent de cette enquête une affaire personnelle, il est prêt à tout pour les faire tomber.

The shaolin cowboy, Shemp Buffet

Notre avis : Maître du kung-fu, Shaolin cowboy manie avec dextérité une étrange perche dont les extrémités sont des tronçonneuses. Geof Darrow met en scène une nouvelle aventure du japonais (4 volumes parus chez Panini Comics en France et Dark Horse aux Etats-Unis).

Pour ce nouvel opus, Shaolin est poursuivi par des zombies qu’il découpe avec une grande aisance technique. Tronçonneuses, pieds et poings sont ses armes de destruction. Entre méditation et combats, ce récit quasi muet multiplie les planches de batailles. Sur de nombreuses pages, Geof Darrow décline avec détail ces combats sans fin. L’élégance des gestes du personnage est mise en lumière par la grande maîtrise de l’auteur de Big guy and Rusty the boy robot. Le trait mélange habilement le manga et comics dans ce beau récit de science-fiction.

  • The shaolin cowboy, Shemp buffet
  • Auteur : Geof Darrow
  • Editeur: Glénat
  • Prix: 19.95€
  • Parution : 21 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Mais qu’a-t-il bien pu arriver à Shaolin Cowboy pour qu’il se réveille au milieu d’une horde de zombies, un os de poulet logé au fond de sa narine ? Pas le temps de gamberger, pour l’heure notre héros part s’armer de son bâton-tronçonneuse pour découper ces monstres un à un dans une redoutable danse de combat, mortel héritage de son apprentissage auprès des plus grands maîtres de kung-fu. Filmé par des badauds, la vidéo de ses exploits se retrouve très vite postée sur Ewe Tube : visionnée, likée, partagée aux quatre coins de la planète ! Mais la gloire devra attendre, Shaolin Cowboy a encore du pain sur la planche pour éradiquer la menace…

Boule et Bill #36

Notre avis : L’œuvre de Roba, Boule et Bill, se prolonge par la plume de Pierre Veys et Cric et par les crayons de Laurent Verron. Pour cette trente-sixième aventure, Flair de cocker les jeunes lecteurs retrouvent avec plaisir les deux héros, le papa, la maman, mais aussi Caroline, la tortue ou encore Pouf, le meilleur ami du petit garçon.

Assistant de Roba, à partir de 1986, Laurent Verron à la demande du créateur de la série, reprend Boule et Bill en 2000. Pour ce huitième album à ses manettes, l’auteur de la merveilleuse et sympathique série Odilon Verjus (avec Yann, Le Lombard) s’adjoint les services de Pierre Veys et Cric pour les idées gags. Dans la même veine que le papa du garçon et son petit chien, ils introduisent des thèmes actuels : le GPS ou les smartphones. De plus, ils font voyager la petite famille à la campagne (sur plusieurs planches). Malgré ce changement de dessinateur, le succès populaire ne faiblit pas (chaque nouveauté se vend à 200 000 exemplaires) et les mini-récits sont toujours d’une belle qualité. Laurent Verron imprime délicatement sa patte aux caractéristiques graphiques des personnages et c’est une belle réussite.

A noter qu’une nouvelle série animée sera bientôt diffusée sur la RTBF et France 3 (dans l’émission Ludo) de 52 épisodes de 12 minutes.

  • Boule et Bill, volume 36 : Flair de cocker
  • Scénaristes : Pierre Veys et Cric
  • Dessinateur : Laurent Verron
  • Editeur: Dargaud
  • Prix: 10.60€
  • Parution : 20 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Boule et bill partent à la découverte de la Montagne : des aventures toujours plus drôles et intrépides !

Là-hauuuuut dans la montagne, y a… Boule et Bill qui sont partis à la découverte de la faune et de la flore locales. Les petits citadins s’aperçoivent bien vite qu’ils ne sont pas les fins explorateurs qu’ils pensaient être ! Bill a un flair irréprochable ; Boule est un explorateur né… alors comment se fait-il que tous les animaux du coin, sangliers, chamois et marmottes, leur passent (en riant) sous le nez ?

Buck Danny #54

Notre avis : Aux manettes de la série Buck Danny depuis 4 volumes, Frédéric Zumbielh s’est adjoint les services de Gil Formosa au dessin pour la première fois avec La nuit du spectre.

Les aventures de Buck Danny ont été créées en 1947, dans les pages de l’hebdomadaire Spirou par un trio d’auteurs : Georges Troisfontaines, Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon. Les japs attaquent, le premier tome fut édité l’année suivante. Les histoires proposent sur la vie quotidienne mais aussi les combats aériens de trois pilotes : Buck Danny, Sonny Tuckson et Jerry Tembler.

Buck Danny représente le combattant ultime, ardent défenseur de son pays et de la bannière étoilée. Grand blond musclé (son modèle est Troisfontaines) c’est un excellent pilote, héroïque, réflédhi et qui n’hésite pas à se sacrifier pour ses amis.

Sonny Tuckson est le faire-valoir comique de la série. Petit, roux, braillard, gourmand, gaffeur et affublé de nombreuses conquêtes féminines pas très futées. Il est néanmoins excellent pilote.

Jerry Tumbler, prudent, méfiant et réfléchi, il est le bras droit de Buck. Son alter ego brun, il est néanmoins beaucoup plus effacé que le héros.

Le point fort de La nuit du spectre reste avant tout le scénario fondé sur un plan machiavélique très poussé. (Les chinois sont accusés à tord de la destruction d’avions. Les vrais torpilleurs étant les ultra-nationalistes japonais qui instrumentalisent l’incident pour rendre les relations sino-japonaises encore plus tendues). Avec ses amis, Buck Danny devra révéler au grand jour ces tentatives de déstabilisation et ainsi faire le lien entre Yamasaki San et Lady X, mercenaire et destructrice.

La grande et belle fluidité des dessins de Victor Hubinon dans un style très réaliste ne se retrouvent aucunement dans ceux de Gil Formosa. Les postures de ses personnages restent très figées, quant aux visages de Buck et de ses amis, ils arborent trop souvent un demi-sourire ultra-brite dérangeant.

  • Buck Danny, tome 54 : La nuit du spectre
  • Scénariste : Frédéric Zumbielh
  • Dessinateur : Gil Formosa
  • Editeur: Dupuis
  • Prix: 12€
  • Parution : 13 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Déterminée à prendre définitivement sa revanche sur Buck Danny, elle a pour projet de déclencher une guerre entre les États-Unis et la Chine, et de couler le porte-avion sur lequel notre héros est affecté. Pour ce faire, elle s’adjoint les services d’un partenaire idéal : Junichiro Yamasaki, capitaine d’industrie lié aux yakusas mais aussi membre éminent du Kokuryu-Kaï, un groupe ultranationaliste qui rêve de prendre le pouvoir au Japon et d’ainsi se venger de l’humiliation infligée par les Américains en 1945. Yamasaki va lui donner les moyens de mener à bien son ambition, notamment en lui proposant son prototype de chasseur furtif, le TX-60 Spectre.

Dans cette véritable poudrière politique, une seule étincelle pourrait bien tout faire exploser ! Pour Buck Danny et ses amis, c’est donc une mission à très haute tension qui s’annonce, s’ils veulent réussir à contrer les plans de leurs machiavéliques adversaires…

Your lie in April # 5

Notre avis : Lauréat du prix manga Kodansha et sélectionné pour le Taisho Awards en 2013, Your lie in april débarque en France, précédé d’une belle réputation, non usurpée. Publié par Ki oon, l’histoire est signée Naoshi Arakawa.

Qu’il est agréable de lire un tel manga ! Sous ses airs de shojô gentillet se cache une histoire prenante et accrocheuse. Le récit de Naoshi Arakawa très bien construit et rythmé par de nombreuses surprises et rebondissements, est teinté par un bel humour japonais. Cette histoire qui débute comme un drame se poursuit par une belle romance.

Kosei Arima est un ex-pianiste virtuose, petit génie avant l’heure, il est multi-récompensé dans de nombreux concours. Intelligent, patient et loyal, il s’est renfermé sur lui lors d’un récital qu’il ne terminera pas. Sa mère tout juste décédée d’une longue maladie, ce choc psychologique le bloque et l’éloigne pour toujours de la musique ; il aurait perdu son oreille parfaite. Passant les récréations en classe, l’adolescent n’a que peu d’amis. Seule Tsubaki, sa voisine veille sur lui. Elle le malmène souvent gentiment pour le faire réagir. Il croise ensuite Kaori, violoniste virtuose qui lui propose de l’accompagner au piano lors d’un prestigieux concours…

Dans ce cinquième volume, Emi donne un magistral concert, la salle est comblée et le jury est sous le charme. Si la jeune fille est aux anges, Koshei n’arrive toujours pas à vaincre sa peur et est de nouveau tétanisé.

C’est frais, décalé et agréable à la lecture. Plus qu’une banale histoire d’amour, la mangaka parle du deuil, du sacrifice, du talent inné, de l’entraide et de la passion pour la musique. Alternant un style graphique classique avec des dessins kawaï, Naoshi Arakawa livre des planches simples et d’une belle maîtrise technique.

  • Your lie in April, volume 5
  • Auteur : Naoshi Arakawa
  • Editeur: Ki oon, collection shônen
  • Prix: 6.60€
  • Parution : 22 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Après Takeshi, c’est à Emi de monter sur scène ! Devenue pianiste après avoir écouté la toute première prestation de Kôsei lorsqu’il était enfant, elle offre au public une interprétation éblouissante qui conquiert le jury et émeut le jeune homme.
Mais lorsque vient enfin son tour, l’ancien virtuose se retrouve une nouvelle fois paralysé par le souvenir de sa mère. Kaori espérait que ce concours provoquerait un déclic chez le jeune musicien, pour qu’il aille enfin de l’avant… Malheureusement, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu !

Petite histoire de la Révolution Française

Notre avis : Après trois tomes de la formidable série Petite histoire des colonies françaises, qui a connu un succès critique et public, Otto T. et Grégory Jarry nous délivrent un cours sur la Petite Histoire de la Révolution Française; d’une manière décalée et très drôle.

Pour mener à bien leur projet, ils se sont beaucoup documentés et ont eu recours à l’expertise de Anne Jollet, maître de conférence en histoire moderne. Malgré ses airs frivoles et amusants, leur ouvrage est juste dans les faits historiques. C’est seulement le traitement narratif et graphique qui en font son caractère humoristique.

A travers 184 pages et pour renforcer leur propos décalé, ils font un parallèle entre la Révolution de 1789 et une potentielle révolution future. Ainsi le texte se situant en haut de la page conte les événements du XVIIIe siècle tandis que les dessins en dessous mettent en scène l’imagination des deux auteurs.

 

  • Petite histoire de la Révolution Française
  • Scénariste : Grégory Jarry
  • Dessinateur : Otto T.
  • Editeur: Flblb
  • Prix: 20€
  • Parution : 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Des quatre coins du pays, le peuple se soulève, les centres de pouvoir s’af­folent, la France est à feu et à sang ! Après avoir traversé Paris en pleine révo­lu­tion, un homme pénètre dans l’As­sem­blée natio­nale. Les dépu­tés barri­ca­dés l’ac­cueillent en héros. Qui est-il, celui qui prend la parole devant eux et prétend sauver la Répu­blique de toute part mena­cée ?

La Révo­lu­tion française de 1789 racon­tée à ceux qui vont faire la prochaine.

Little Yu #3

Notre avis : L’artiste chinoise Xia Da dévoile le troisième volume de Little Yu, un manhua d’essence fantastique. Alors que La princesse vagabonde aborde une thématique historique (La Chine au VIIe siècle), Little Yu est construit comme une très belle fable poétique.

Dans ce dernier volet de la trilogie, le lecteur retrouve Xiao Yu, la petite fille qui parle avec les esprits de la nature et plus particulièrement Ambre, esprit-renard facétieux qui a le chic pour entraîner la fillette dans ses folles aventures, dans un univers onirique naturel parallèle au notre.

Entre la nature omniprésente et la transmission du savoir, Xia Da décline de nombreuses thématiques dans cette formidable histoire : la magie qui entoure la petite fille, la poésie et l’onirisme, le deuil, la perte d’un enfant ; tout cela d’une façon optimiste. Cette philosophie positiviste est le fil conducteur de l’ouvrage, quoiqu’il advienne, il faut avancer grâce aux rencontres faites dans notre vie. Comme Yu, le lecteur prend son temps, s’installe doucement dans cet album : les silences et les scènes plus contemplatives permettent de passer un excellent moment. L’atmosphère douce et heureuse rayonne du début à la fin de l’ouvrage.

Composé de petits chapitres, la jeune mangaka s’inspire de sa propre histoire dans le même petit village où elle a vécu, Linzhi, un endroit calme, où le temps est suspendu. Ses parents comme ceux de Yu étaient restaurateurs d’architectures anciennes. Comme pour La princesse vagabonde, Xia Da dévoile tout son talent de dessinatrice dans Little Yu. Un trait délicat, sensible et d’une grande poésie.

  • Little Yu, volume 3
  • Auteur : Xia Da
  • Editeur: Urban China
  • Prix: 12€
  • Parution : 09 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Devenue intercesseur entre les esprits et les humains, la petite Xiao Yu continue sa découverte du folklore chinois dans ce dernier volet de la trilogie Little Yu. L’occasion pour le lecteur de l’accompagner à nouveau dans les ruelles étriquées
de Linzhi, au sommet des montagnes solennelles et dans le vieux jardin plein de mystères.

Par bonheur, le lait

Notre avis : Par bonheur, le lait est un très beau roman pour enfant écrit par Neil Gaiman et illustré par Boulet. Dans ce livre, l’auteur de L’étrange vie de Nobody Owens (avec Philip Craig Russel, Delcourt) met en scène un fabuleux conte où se mêle l’Histoire et le fantastique.

Chez les Nicolson, le petit déjeuner est sacré et plus particulièrement les CrocMiams avec du lait. Ce matin, les enfants sont ronchons, ils ne peuvent pas déguster leurs céréales car il n’y a pas de lait. Papa Nicolson est chargé d’aller en acheter. Alors que le temps semble très long, le frère et la sœur sont étonnés, leur père revient les mains vides. Il leur explique alors pourquoi. C’est le début d’une folle aventure.

Neil Gaiman fait de ce papa, une sorte de héros bravant tous les dangers, s’arrangeant avec la vérité et racontant un merveilleuse histoire à ses enfants. Quel enfant rêverait pas d’avoir un père comme celui-là ? Captivés par cette aventure farfelue, le fils et la fille sont aux anges.

Pour accompagner le texte, Boulet illustre chaque page de son trait précis et fouillé en noir et blanc. fait de fines hachures, son dessin est idéal pour plonger le lecteur dans cette fable folle.

Découvrez le blog de Boulet, en parcourant l’article ici.

 

  • Par bonheur, le lait
  • Scénariste : Neil Gaiman
  • Dessinateur : Boulet
  • Editeur: Au Diable Vauvert
  • Prix: 12.50€
  • Parution : 05 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Un petit garçon et sa jeune sœur se rendent compte qu’il n’y a plus de lait pour leur petit-déjeuner. Leur maman étant partie, c’est leur papa qui part en acheter. Cette course devient un fantastique voyage pimenté par un volcan en éruption, la rencontre avec des extraterrestres et avec des poneys dotés d’une intelligence surprenante ou encore par d’étonnants vampires.