Boule et Bill #36

Notre avis : L’œuvre de Roba, Boule et Bill, se prolonge par la plume de Pierre Veys et Cric et par les crayons de Laurent Verron. Pour cette trente-sixième aventure, Flair de cocker les jeunes lecteurs retrouvent avec plaisir les deux héros, le papa, la maman, mais aussi Caroline, la tortue ou encore Pouf, le meilleur ami du petit garçon.

Assistant de Roba, à partir de 1986, Laurent Verron à la demande du créateur de la série, reprend Boule et Bill en 2000. Pour ce huitième album à ses manettes, l’auteur de la merveilleuse et sympathique série Odilon Verjus (avec Yann, Le Lombard) s’adjoint les services de Pierre Veys et Cric pour les idées gags. Dans la même veine que le papa du garçon et son petit chien, ils introduisent des thèmes actuels : le GPS ou les smartphones. De plus, ils font voyager la petite famille à la campagne (sur plusieurs planches). Malgré ce changement de dessinateur, le succès populaire ne faiblit pas (chaque nouveauté se vend à 200 000 exemplaires) et les mini-récits sont toujours d’une belle qualité. Laurent Verron imprime délicatement sa patte aux caractéristiques graphiques des personnages et c’est une belle réussite.

A noter qu’une nouvelle série animée sera bientôt diffusée sur la RTBF et France 3 (dans l’émission Ludo) de 52 épisodes de 12 minutes.

  • Boule et Bill, volume 36 : Flair de cocker
  • Scénaristes : Pierre Veys et Cric
  • Dessinateur : Laurent Verron
  • Editeur: Dargaud
  • Prix: 10.60€
  • Parution : 20 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Boule et bill partent à la découverte de la Montagne : des aventures toujours plus drôles et intrépides !

Là-hauuuuut dans la montagne, y a… Boule et Bill qui sont partis à la découverte de la faune et de la flore locales. Les petits citadins s’aperçoivent bien vite qu’ils ne sont pas les fins explorateurs qu’ils pensaient être ! Bill a un flair irréprochable ; Boule est un explorateur né… alors comment se fait-il que tous les animaux du coin, sangliers, chamois et marmottes, leur passent (en riant) sous le nez ?

Buck Danny #54

Notre avis : Aux manettes de la série Buck Danny depuis 4 volumes, Frédéric Zumbielh s’est adjoint les services de Gil Formosa au dessin pour la première fois avec La nuit du spectre.

Les aventures de Buck Danny ont été créées en 1947, dans les pages de l’hebdomadaire Spirou par un trio d’auteurs : Georges Troisfontaines, Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon. Les japs attaquent, le premier tome fut édité l’année suivante. Les histoires proposent sur la vie quotidienne mais aussi les combats aériens de trois pilotes : Buck Danny, Sonny Tuckson et Jerry Tembler.

Buck Danny représente le combattant ultime, ardent défenseur de son pays et de la bannière étoilée. Grand blond musclé (son modèle est Troisfontaines) c’est un excellent pilote, héroïque, réflédhi et qui n’hésite pas à se sacrifier pour ses amis.

Sonny Tuckson est le faire-valoir comique de la série. Petit, roux, braillard, gourmand, gaffeur et affublé de nombreuses conquêtes féminines pas très futées. Il est néanmoins excellent pilote.

Jerry Tumbler, prudent, méfiant et réfléchi, il est le bras droit de Buck. Son alter ego brun, il est néanmoins beaucoup plus effacé que le héros.

Le point fort de La nuit du spectre reste avant tout le scénario fondé sur un plan machiavélique très poussé. (Les chinois sont accusés à tord de la destruction d’avions. Les vrais torpilleurs étant les ultra-nationalistes japonais qui instrumentalisent l’incident pour rendre les relations sino-japonaises encore plus tendues). Avec ses amis, Buck Danny devra révéler au grand jour ces tentatives de déstabilisation et ainsi faire le lien entre Yamasaki San et Lady X, mercenaire et destructrice.

La grande et belle fluidité des dessins de Victor Hubinon dans un style très réaliste ne se retrouvent aucunement dans ceux de Gil Formosa. Les postures de ses personnages restent très figées, quant aux visages de Buck et de ses amis, ils arborent trop souvent un demi-sourire ultra-brite dérangeant.

  • Buck Danny, tome 54 : La nuit du spectre
  • Scénariste : Frédéric Zumbielh
  • Dessinateur : Gil Formosa
  • Editeur: Dupuis
  • Prix: 12€
  • Parution : 13 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Déterminée à prendre définitivement sa revanche sur Buck Danny, elle a pour projet de déclencher une guerre entre les États-Unis et la Chine, et de couler le porte-avion sur lequel notre héros est affecté. Pour ce faire, elle s’adjoint les services d’un partenaire idéal : Junichiro Yamasaki, capitaine d’industrie lié aux yakusas mais aussi membre éminent du Kokuryu-Kaï, un groupe ultranationaliste qui rêve de prendre le pouvoir au Japon et d’ainsi se venger de l’humiliation infligée par les Américains en 1945. Yamasaki va lui donner les moyens de mener à bien son ambition, notamment en lui proposant son prototype de chasseur furtif, le TX-60 Spectre.

Dans cette véritable poudrière politique, une seule étincelle pourrait bien tout faire exploser ! Pour Buck Danny et ses amis, c’est donc une mission à très haute tension qui s’annonce, s’ils veulent réussir à contrer les plans de leurs machiavéliques adversaires…

Your lie in April # 5

Notre avis : Lauréat du prix manga Kodansha et sélectionné pour le Taisho Awards en 2013, Your lie in april débarque en France, précédé d’une belle réputation, non usurpée. Publié par Ki oon, l’histoire est signée Naoshi Arakawa.

Qu’il est agréable de lire un tel manga ! Sous ses airs de shojô gentillet se cache une histoire prenante et accrocheuse. Le récit de Naoshi Arakawa très bien construit et rythmé par de nombreuses surprises et rebondissements, est teinté par un bel humour japonais. Cette histoire qui débute comme un drame se poursuit par une belle romance.

Kosei Arima est un ex-pianiste virtuose, petit génie avant l’heure, il est multi-récompensé dans de nombreux concours. Intelligent, patient et loyal, il s’est renfermé sur lui lors d’un récital qu’il ne terminera pas. Sa mère tout juste décédée d’une longue maladie, ce choc psychologique le bloque et l’éloigne pour toujours de la musique ; il aurait perdu son oreille parfaite. Passant les récréations en classe, l’adolescent n’a que peu d’amis. Seule Tsubaki, sa voisine veille sur lui. Elle le malmène souvent gentiment pour le faire réagir. Il croise ensuite Kaori, violoniste virtuose qui lui propose de l’accompagner au piano lors d’un prestigieux concours…

Dans ce cinquième volume, Emi donne un magistral concert, la salle est comblée et le jury est sous le charme. Si la jeune fille est aux anges, Koshei n’arrive toujours pas à vaincre sa peur et est de nouveau tétanisé.

C’est frais, décalé et agréable à la lecture. Plus qu’une banale histoire d’amour, la mangaka parle du deuil, du sacrifice, du talent inné, de l’entraide et de la passion pour la musique. Alternant un style graphique classique avec des dessins kawaï, Naoshi Arakawa livre des planches simples et d’une belle maîtrise technique.

  • Your lie in April, volume 5
  • Auteur : Naoshi Arakawa
  • Editeur: Ki oon, collection shônen
  • Prix: 6.60€
  • Parution : 22 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Après Takeshi, c’est à Emi de monter sur scène ! Devenue pianiste après avoir écouté la toute première prestation de Kôsei lorsqu’il était enfant, elle offre au public une interprétation éblouissante qui conquiert le jury et émeut le jeune homme.
Mais lorsque vient enfin son tour, l’ancien virtuose se retrouve une nouvelle fois paralysé par le souvenir de sa mère. Kaori espérait que ce concours provoquerait un déclic chez le jeune musicien, pour qu’il aille enfin de l’avant… Malheureusement, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu !

Petite histoire de la Révolution Française

Notre avis : Après trois tomes de la formidable série Petite histoire des colonies françaises, qui a connu un succès critique et public, Otto T. et Grégory Jarry nous délivrent un cours sur la Petite Histoire de la Révolution Française; d’une manière décalée et très drôle.

Pour mener à bien leur projet, ils se sont beaucoup documentés et ont eu recours à l’expertise de Anne Jollet, maître de conférence en histoire moderne. Malgré ses airs frivoles et amusants, leur ouvrage est juste dans les faits historiques. C’est seulement le traitement narratif et graphique qui en font son caractère humoristique.

A travers 184 pages et pour renforcer leur propos décalé, ils font un parallèle entre la Révolution de 1789 et une potentielle révolution future. Ainsi le texte se situant en haut de la page conte les événements du XVIIIe siècle tandis que les dessins en dessous mettent en scène l’imagination des deux auteurs.

 

  • Petite histoire de la Révolution Française
  • Scénariste : Grégory Jarry
  • Dessinateur : Otto T.
  • Editeur: Flblb
  • Prix: 20€
  • Parution : 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Des quatre coins du pays, le peuple se soulève, les centres de pouvoir s’af­folent, la France est à feu et à sang ! Après avoir traversé Paris en pleine révo­lu­tion, un homme pénètre dans l’As­sem­blée natio­nale. Les dépu­tés barri­ca­dés l’ac­cueillent en héros. Qui est-il, celui qui prend la parole devant eux et prétend sauver la Répu­blique de toute part mena­cée ?

La Révo­lu­tion française de 1789 racon­tée à ceux qui vont faire la prochaine.

Little Yu #3

Notre avis : L’artiste chinoise Xia Da dévoile le troisième volume de Little Yu, un manhua d’essence fantastique. Alors que La princesse vagabonde aborde une thématique historique (La Chine au VIIe siècle), Little Yu est construit comme une très belle fable poétique.

Dans ce dernier volet de la trilogie, le lecteur retrouve Xiao Yu, la petite fille qui parle avec les esprits de la nature et plus particulièrement Ambre, esprit-renard facétieux qui a le chic pour entraîner la fillette dans ses folles aventures, dans un univers onirique naturel parallèle au notre.

Entre la nature omniprésente et la transmission du savoir, Xia Da décline de nombreuses thématiques dans cette formidable histoire : la magie qui entoure la petite fille, la poésie et l’onirisme, le deuil, la perte d’un enfant ; tout cela d’une façon optimiste. Cette philosophie positiviste est le fil conducteur de l’ouvrage, quoiqu’il advienne, il faut avancer grâce aux rencontres faites dans notre vie. Comme Yu, le lecteur prend son temps, s’installe doucement dans cet album : les silences et les scènes plus contemplatives permettent de passer un excellent moment. L’atmosphère douce et heureuse rayonne du début à la fin de l’ouvrage.

Composé de petits chapitres, la jeune mangaka s’inspire de sa propre histoire dans le même petit village où elle a vécu, Linzhi, un endroit calme, où le temps est suspendu. Ses parents comme ceux de Yu étaient restaurateurs d’architectures anciennes. Comme pour La princesse vagabonde, Xia Da dévoile tout son talent de dessinatrice dans Little Yu. Un trait délicat, sensible et d’une grande poésie.

  • Little Yu, volume 3
  • Auteur : Xia Da
  • Editeur: Urban China
  • Prix: 12€
  • Parution : 09 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Devenue intercesseur entre les esprits et les humains, la petite Xiao Yu continue sa découverte du folklore chinois dans ce dernier volet de la trilogie Little Yu. L’occasion pour le lecteur de l’accompagner à nouveau dans les ruelles étriquées
de Linzhi, au sommet des montagnes solennelles et dans le vieux jardin plein de mystères.

Par bonheur, le lait

Notre avis : Par bonheur, le lait est un très beau roman pour enfant écrit par Neil Gaiman et illustré par Boulet. Dans ce livre, l’auteur de L’étrange vie de Nobody Owens (avec Philip Craig Russel, Delcourt) met en scène un fabuleux conte où se mêle l’Histoire et le fantastique.

Chez les Nicolson, le petit déjeuner est sacré et plus particulièrement les CrocMiams avec du lait. Ce matin, les enfants sont ronchons, ils ne peuvent pas déguster leurs céréales car il n’y a pas de lait. Papa Nicolson est chargé d’aller en acheter. Alors que le temps semble très long, le frère et la sœur sont étonnés, leur père revient les mains vides. Il leur explique alors pourquoi. C’est le début d’une folle aventure.

Neil Gaiman fait de ce papa, une sorte de héros bravant tous les dangers, s’arrangeant avec la vérité et racontant un merveilleuse histoire à ses enfants. Quel enfant rêverait pas d’avoir un père comme celui-là ? Captivés par cette aventure farfelue, le fils et la fille sont aux anges.

Pour accompagner le texte, Boulet illustre chaque page de son trait précis et fouillé en noir et blanc. fait de fines hachures, son dessin est idéal pour plonger le lecteur dans cette fable folle.

Découvrez le blog de Boulet, en parcourant l’article ici.

 

  • Par bonheur, le lait
  • Scénariste : Neil Gaiman
  • Dessinateur : Boulet
  • Editeur: Au Diable Vauvert
  • Prix: 12.50€
  • Parution : 05 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Un petit garçon et sa jeune sœur se rendent compte qu’il n’y a plus de lait pour leur petit-déjeuner. Leur maman étant partie, c’est leur papa qui part en acheter. Cette course devient un fantastique voyage pimenté par un volcan en éruption, la rencontre avec des extraterrestres et avec des poneys dotés d’une intelligence surprenante ou encore par d’étonnants vampires.

La trilogie des malfaisants

Notre avis : Michel Audiard et Georges Lautner ont enchanté le public grâce des œuvres cinématographiques devenus cultes. A travers trois films, Les tontons flingueurs, Les barbouzes et Ne nous fâchons pas, Philippe Chanoinat brosse le portrait d’acteurs célèbres et des deux réalisateurs dans La trilogie des malfaisants :

  • Lautner est croqué avec  une infinie délicatesse par Maëster. Sa biographie express de 6 pages est illustrée par l’auteur de Soeur Marie-Thérèse des Batignolles et plus particulièrement par de très belles caricatures traitées à l’aquarelle.
  • Tesse met en image deux personnalités : le scénariste et dialoguiste de génie Michel Audiard (« Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît »), ainsi que Lino Ventura, ex-catcheur et devenu acteur populaire. Le trait que crayons et au lavis noir est plutôt abouti malgré des formes parfois trop anguleuses.
  • Coquelet illustre les portraits de Francis Blanche, acolyte de Pierre Dac sur scène ainsi que Bernard Blier, comédien prolifique. Ses têtes surdimensionnées en noir et blanc conviennent assez bien à l’exercice de la caricature. Dommage que l’encrage des contours des personnages trop forcé élimine tout le charme des personnages.
  • Borot met en image quatre personnages. Jean Lefebvre, l’éternel loser souffre-douleur, Robert Dalban, le comédien aux 200 films, le majestueux Michel Constantin, ex-capitaine de l’équipe de France de volley devenu acteur culte et présentateur du jeu télé Anagram et enfin la délicieuse Mireille Darc, actrice populaire des années 60-70 devenue une grande réalisatrice de documentaires.
  • La trilogie des malfaisants
  • Auteurs : Collectif
  • Editeur: Jungle
  • Prix: 14.95€
  • Parution : 11 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Retrouvez dans ce livre un véritable hommage aux films d Audiard ou caricatures et textes se mélangent pour vous faire revivre les meilleurs moments de 3 films de légende ! 3 films d Audiard et Lautner réuni dans un seul album ! Des caricatures incroyables Des fiches de présentations des films Bio des personnages principaux

L’ours Barnabé #16

Notre avis : L’Ours Barnabé est une série jeunesse dès 6 ans, inclassable. Poétique, onirique, faisant du non-sense un art majeur, elle fut récompensée par le Prix des Ecoles à Angoulême en 2011 et surtout fait partie des ouvrages recommandés par le Ministère de l’Education Education pour les classes de Cycle III (CE2 à CM2).

Toujours positif, optimiste et avec un sens aigu de l’observation, le héros de Philippe Coudray vit de drôles d’aventures intemporelles qui magnifient l’imagination du lecteur et l’invite à des réflexions sur des thématiques actuelles fortes : l’environnement et l’écologie (les personnages sont des animaux anthropomorphes; les saisons, les poissons en aquarium que Barnabé délivre mais aussi les plantes – les cactus à protéger de la pluie), la nature (la montagne comme immense terrain de jeu) ou encore l’espace (conquête de la lune), mais aussi la consommation (Barnabé rhabille un mannequin de vitrine).

Si les enfants seront ravis devant les planches de l’auteur bordelais, les plus âgés seront comblés par d’autres rivaux de lecture. Ce 16e album de l’Ours Barnabé profite de l’élégant dessin de Philippe Coudray pour enjoliver ses aventures. Son trait d’une belle lisibilité rend efficace son discours et permet de restituer la très bonne humeur des mini-récits.

  • L’Ours Barnabé, tome 16 : Trucs et astuces
  • Auteurs : Philippe Coudray
  • Editeur: La Boîte à Bulles
  • Prix: 12.50€
  • Parution : 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Déambulant à son gré à travers les plaines et les montagnes en compagnie de son ami le lapin, l’Ours Barnabé est aussi fin philosophe qu’il peut être poète (et ce parfois malgré lui !).

Créé en 1980, Barnabé traverse les âges et fait le bonheur des petits comme des grands. Mu par une  douceur de vivre communicative, notre ours fait preuve d’une spiritualité pleine d’humour qui fait mouche.

 

Lost Sahara #1

Notre avis : Jeune dessinateur parisien de 26 ans, Alan Heller se lance dans le grand bain de la bande dessinée avec Lost Sahara, un manga-shônen teinté de fantastique, décalé et plutôt amusant.

Pour cela, il met en scène une enquête policière originale ou John Big Cookie, tient une place centrale. Assez loser, personnage à l’ego surdimensionné, le détective privé désordonné est en couple avec Honey qui est aussi son assistante. Au bord de la faillite, son agence patine sur une drôle d’affaire et sa jeune amoureuse ne le comprend plus. De plus, tous les 7 jours l’enquêteur perd la mémoire et donc tous les indices précieux pour découvrir la vérité.

Dans le plus pur style du shônen, l’auteur propose une histoire futuriste simple, un peu classique, très rythmée grâce à de nombreux rebondissements liés à l’intrigue. Combats, adversaires louches et coriaces, ainsi qu’une belle dose d’humour. Un récit plutôt réussi, proche des univers de Scott Pilgrim et One Piece.

  • Lost Sahara, volume 1
  • Auteur : Alan Heller
  • Editeur: Ankama
  • Prix: 7.95€
  • Parution : 23 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Détective privé immortel, John Big Cookie est victime d’une malédiction : ses souvenirs s’effacent tous les 7 jours. Rappelé par sa dernière cliente, Cookie comprend que les deux affaires sont liées. Il se retrouve malgré lui dans un jeu aux règles diaboliques où ses adversaires voudront tous mettre la main sur sa mémoire ! Au milieu du désert de Lost Sahara, Cookie, solitaire et égoïste, comprendra vite qu’il n’a pas d’autre choix que de coopérer avec les autres pour arriver à ses fins.

Axolot #2

Notre avis : Après un premier volume salué par le public et la critique, Patrick Baud dévoile un deuxième tome de Axolot, un recueil d’histoires étranges, insolites, incroyables mais toutes vraies.

L’écrivain s’est entouré de 12 dessinateurs et un scénariste pour mettre en images 32 récits (Pochep, Pénélope Bagieu, Eric Salch, Davy Mourier, Julien Neel, Leslie Plée, Fabien Toulmé, Aseyn, Mara, Herik Hanna, Bill, Yohan Sacré, Rosalie Stroesser).

Parmi ces drôles d’histoires, Pénélope Bagieu décline L’inconnue de la Seine (un employé de la morgue aurait fabriqué un masque mortuaire à partir du visage d’une femme retrouvée noyée dans le fleuve parisien); Julien Neel met en image plusieurs histoires sur Les troubles mentaux sidérants (le syndrome de la main étrangère, le syndrome d’Alice au pays des merveilles, le syndrome de l’accent étranger, le syndrome de la tête qui explose, le syndrome de Capgras & le syndrome de Cotard); Fabien Toulmé met en scène la biographie express du chimiste découvreur du gaz néon Thomas Midgley ou encore Davy Mourier qui a illustré plusieurs histoires Les savants fous prêts à tout pour la science (Stubbins Firth, Johann Wilhelm Ritter, Nicolae Minovici, Henry Head & Evan O’Neill Kane).

A noter que la chaîne Youtube d’Axolot a dépassé les 260 000 abonnés et compte plus de 110 000 fans sur les réseaux sociaux.

  • Axolot, tome 2
  • Scénariste : Patrick Baud
  • Auteurs : Collcetif
  • Editeur: Delcourt
  • Prix: 19.95€
  • Parution : 12 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Découvrez la folle épopée du chat insubmersible, les terribles trouvailles du chimiste Thomas Midgley, l’histoire délirante de la maison Winchester dont la construction ne fut jamais terminée ou encore, apprenez qui était le véritable Rambo du XIXe siècle. Destins inouïs, terrifiantes expériences scientifiques ou phénomènes stupéfiants, pour toujours plus de découvertes et d’étonnement !

 

Petit Poilu #18

Notre avis : Petit Poilu est l’une des plus belles séries jeunesse du catalogue Dupuis. Ciblée pour les primo-lecteurs puisque l’histoire est muette et ce héros est idéal pour faire passer de nombreux messages et transmettre de belles valeurs.

Pour ce 18e volume, Superpoilu, le personnage recouvert de poils et au gros nez rouge comme d’habitude embrasse sa maman et part pour l’école. Mais il se retrouve rapidement en face d’un mur de briques rouges. Content de sa trouvaille, il court et les formes géométriques s’effondrent. Il chute et se retrouve nez-à-nez avec Superarnak, un héros narcissique et imbu de lui-même. Ce gros costaud ne se déplace même pas pour secourir un petit chat apeuré en haut d’une colonne. C’est notre petit héros qui s’y colle alors…

Le récit de Céline Fraipont est comme d’habitude fort, sensible, touchant et d’une belle maîtrise narrative. Dans Superpoilu, elle met en lumière des questions que peuvent se poser tous les enfants : les apparences trompeuses, l’imposture, la force physique, les différence, la peur, l’accomplissement de soi-même ou l’intelligence et la ruse face à la montagne de muscle. Le tout sans jamais donner de leçons, juste dans la compassion et un grand éclat de rire.

Le dessin de Pierre Bailly est comme à son habitude très maîtrisé, agréable à l’oeil. Le talentueux auteur met en valeur ses cadrages cinématographiques qui lui permettent de livrer de très belles planches.

  • Petit Poilu, tome 18 : Superpoilu
  • Scénariste : Céline Fraipont
  • Dessinateur : Pierre Bailly
  • Editeur: Dupuis
  • Prix: 9.50€
  • Sortie: 13 novembre 2015

Résumé de l’éditeur : Place à l’action ! Dans « Superpoilu », Petit Poilu fait une plongée dans le monde cubique et bariolé d’un incroyable héros, Superarnak. Il est si grand, si fort, si musclé, notre jeune protagoniste est fasciné !

Mais tout n’est pas si simple, et les apparences peuvent être trompeuses. L’incroyable héros semble davantage préoccupé par son image que par les problèmes à régler dans son univers acidulé… Le finaud Petit Poilu ne tardera pas à relever la supercherie. Superarnak, fabriqué de toutes pièces, n’est autre que le petit Pierrot, un garçon rondouillard et timide…

Ze kami no Hon

Notre avis : Les éditions Taifu, spécialisées dans la diffusion de mangas japonais (Hentai : érotique-porno, Yuri : amours lesbiennes et Yaoi : amours masculines) dévoilent un one-shot Ze kami no Hon de Yuki Shimizu mettant en scène les personnages de Ze, une publication précédente.

Ces histoires gay sont explicites parfois au-delà du sensuel et de l’érotisme. La majorité de ce manga est composé de chapitres d’un même récit : Intérieur, qui racontent l’histoire d’amour entre Asari et Shôi, un jeune garçon et un homme plus mûr. Asari découvre juste l’amour, tandis que Shôi  est plus expérimenté. Un rapport de domination s’installe entre eux.

La mangaka propose des histoires simples sans grande originalité, comportant de nombreuses scènes de sexe. Le trait classique de l’auteure japonaise mise avant tout sur les personnages, sans s’embarrasser de décors.

 

  • Ze kami no Hon
  • Auteur : Yuki Shimizu
  • Editeur: Taifu Comics
  • Prix: 8.99€
  • Parution : 29 octobre 2015

Résumé de l’éditeur : Retrouvez les héros de ZE dans de nouvelles histoires qui explorent un peu plus l’univers de l’auteure ! Après la mort de son grand-père qui était sa seule famille, Raizô est recueilli dans une maison dont il ne connait rien. Il se retrouve témoin d’évènements tous plus étranges les uns que les autres. Mais quels secrets cache cette famille ? Raizô na va pas tarder à le découvrir… Et si certains d’entre eux n’étaient pas humains…