Imbattable tome 3

Pascal Jousselin est de retour avec un nouvel opus d’Imbattable – Le cauchemar des malfrats – sa merveilleuse série éditée par Dupuis !

Imbattable, son stagiaire et Jean-Pierre le gendarme sont de retour dans de nouvelles aventures d’Imbattable. De nouveaux méchants, une histoire d’amour, des crêpes, un incendie éteint avec des glaçons, des tags, des voyages dans le temps…. Imbattable et ses amis savent tout faire et plus encore… Il est le seul véritable héros de la BD…

J’ai découvert cette série et le travail de Pascal Jousselin avec tome 1. Dès sa sortie, j’ai été immédiatement subjugué par l’intelligence et le côté astucieux des histoires de ce SUPER MÉGA HÉROS. À côté, les Batman les, Superman, Iron Man , Aquaman et tous les « je ne sais pas quoi » MAN peuvent aller se rhabiller chez « tout nu » (comme le dit souvent mon père). Imbattable « vole » à travers le temps, il intervient sur les cases du futur pour influencer les cases du passé bref il est imbattable. Et en plus il est tellement imbattable que tous autour de lui deviennent meilleurs.

Bon, je crois que vous l’avez compris je suis fan, totalement fan de cette série, fan du héros tout de jaune vêtu (il a le plus beau des costumes de tout l’univers), fan du très très bon travail de l’auteur (Chihuahua, L’atelier Mastodonte), car il ne faut pas l’oublier en dehors de l’humour débordant c’est juste une pépite de construction déconstruction des actions et du temps. Une série que je conseille pour les 7 à 77 ans et plus encore.

  • Imbattable, tome 3 : Le cauchemar des malfrats
  • Auteur : Pascal Jousselin
  • Editeur : Dupuis
  • Parution : 02 avril 2021
  • Prix : 10,95 €
  • ISBN : 9791034746347

Résumé de l’éditeur : Imbattable revient toujours. Lui, Toudi son fidèle stagiaire et Jean-Pierre le gendarme sont prêts à éteindre les incendies avec un verre de grenadine, ou arrêter un voleur en manque d’affection capable d’être à plusieurs endroits dans la même case. Même un fantôme visible seulement par les lecteurs leur donne à l’occasion un coup de main. Mais Imbattable peut compter sur un nouveau savant fou pour concevoir un robot indestructible qui risquerait de le faire définitivement sortir du cadre. Jamais à court d’idées, Pascal Jousselin construit son univers en toute liberté, en jonglant avec les codes visuels pour faire de la bande dessinée un espace ludique et dynamique. Dans ce troisième tome, il démontre une nouvelle fois les possibilités formelles infinies de ces gags graphiques qui font d’Imbattable « le seul véritable super-héros de bande dessinée », à travers cette série déjà culte.

Ne reste que l’aube

L’art, l’immortalité et les vampires sont au cœur de Ne reste que l’aube, le merveilleux album de Thierry Murat. Encore une belle surprise de lecture !

Dans un futur indéterminé, New-York est tombé, Facebook n’existe plus et a été remplacé depuis très longtemps par Workin’glass qui est devenu omniprésent dans la vie de tous à travers les assistants virtuels qui anticipent tous nos besoins.

Jørgen Nyberg est un des peintres les plus connus de la deuxième moitié du XXIe siècle. Il est célèbre pour son œuvre mais aussi pour toute la part d’ombre qu’il y a autour de son mode de vie. Cloîtré chez lui, il dort le jour et vit la nuit… Un jeune homme décide de le rencontrer pour en savoir plus. De ce premier rendez-vous renversant, découle une série d’échanges sur la vie, sur le monde, sur l’humanité et l’immortalité…

Après Étunwan en 2016 et Animabilis en 2018, Ne reste que l’aube, est le dernier volet d’un triptyque explorant la création artistique à travers les genres littéraires et là, l’auteur a décidé de s’attaquer aux vampires (chaque livre a sa propre histoire et peut se lire indépendamment). Ne vous attendez pas à une profusion de sang, à des dents pointues à chaque page. Il n’y aura pas non plus de crucifix ou d’ail. Thierry Murat aborde la vie, l’immortalité, l’évolution de la société dans un huis clos intimiste. On retrouve le style de l’auteur, aussi bien au niveau de l’écriture que du graphisme et c’est véritablement une réussite.

Ne reste que l’aube est un huis clos qui parle en même temps d’humanité, d’inhumanité, de vampire, d’intelligence artificielle il fallait oser. Et bien j’ai envie de dire « il faut !!! Des lectures graphiques comme celle-là j’en veux encore et encore ». Cette bande dessinée rassemble tout ce que j’aime. Alors pour moi ce sera un très grand OUI et un gros coup de cœur.

  • Ne reste que l’aube
  • Auteur : Thierry Murat
  • Editeur : Futuropolis
  • Parution : 07 avril 2021
  • Prix : 26 €
  • ISBN : 9782754828086

Résumé de l’éditeur : Thierry Murat revient avec le dernier volet d’un triptyque explorant la création artistique à travers les genres littéraires. Avec Ne reste que l’aube, il revisite le genre littéraire du récit de vampire et aborde les thèmes de l’art et de l’immortalité… En choisissant de situer son histoire dans un futur proche, il porte un regard aiguisé sur l’avenir de notre monde, devenu déshumanisé par la montée des réseaux sociaux, un monde où l’humanité se trouve peut-être là où on ne l’attend plus. Jørgen Nyberg est un peintre célèbre de la deuxième moitié du XXIe siècle. Il a installé sa notoriété grandissante avec des peintures de scènes intimistes aux formats gigantesques. D’une modernité implacable, ses toiles ont la particularité d’être exécutées avec une technique très ancienne de la Renaissance italienne. Ses oeuvres font autant parler d’elles sur le Workin’glass, le réseau social dominant, que la volonté de l’artiste de ne jamais apparaître en public. Avant d’être Jørgen Nyberg, il fût l’une des figures marquantes du Cinquecento, Giacomo della Fenice. Malheureusement, il meurt à 46 ans, en 1531, en Toscane, mordu à mort dans une ruelle de Sienne. L’immortalité lui est offerte par son agresseur, un vampire et collectionneur d’art qu’il n’a jamais revu. Cinq siècles plus tard, il vit et travaille dans un immense loft au 153e étage d’une tour de Stockholm où il réside, la lumière de l’aube y étant plus confortable. Un jour, Yris, l’intelligence artificielle qui gère son lien avec le monde extérieur, lui conseille vivement d’accepter un rendez-vous avec Niels, un jeune artiste étudiant fasciné par l’oeuvre et la troublante personnalité de Jørgen Nyberg. Une rencontre qui va bouleverser leurs vies.

Je crois que mon fils est gay

Et si le fils de Tomoko, Hirako, était gay ? La jeune maman, toujours bienveillante, ne s’en ferait pas. Okura dévoile Je crois que mon fils est gay, un très joli manga inclusif, hyper positif et drôle aux éditions Akata.

« Et puis, c’est pas la peine, mon futur copain sera super bon cuisinier… Hein ? Je voulais dire COPINE !! »

Voilà ce qu’a pensé tout haut, Hiroko lorsque sa mère lui a posé une question sur un plat partagé lors d’un dîner.

Et c’est ainsi pendant les 21 chapitres de Je crois que mon fils est gay : le fils pense tout haut à son futur petit copain et Tomoko, sa mère, ne relève pas. Mieux, elle s’en amuse dans sa tête. Parce que oui, si elle sent que son fils aîné est gay, elle ne le presse jamais et attend qu’il se décide à le dire. En somme, elle agit avec une infinie bienveillance.

On apprécie cette discrétion, cet amour d’une maman pour son fils. Elle ne le juge jamais, elle veut juste son bonheur, qu’il soit heureux, peu importe la personne qu’il pourra aimer.

Il faut dire qu’Hiroko enchaîne les gaffes, ce qui apporte énormément d’humour à ces saynètes. Ajouter à cela, Yûri, le petit dernier, placide, très lucide, ouvert sur les doutes et questionnements de son grand frère, et l’on obtient des situations familiales hilarantes.

Les magazines avec de beaux hommes en couverture, les messages texto de Daigo – dont l’adolescent est amoureux – ou les baseballeurs à la télévision, tout est prétexte pour que la maman titille son fils.

Je crois que mon fils est gay est un manga sympathique, lumineux, positif, drôle, chaleureux et bienveillant, à l’image des titres sur les sujets LGBT déjà édités par Akata (Le mari de mon frère, Mes yeux rivés sur toi, Our Colorful day, Eclat(s) d’âme ou Everyday is a good Day). On aime, on valide et on recommande.

  • Je crois que mon fils est gay, volume 1
  • Auteur : Okura
  • Editeur : Akata, collection Médium
  • Parution : 27 mai 2021
  • Prix : 7,55 €
  • ISBN : 9782382120354

Résumé de l’éditeur : Le quotidien de Mme Aoyama, mère au foyer, est bien chargé ! Et depuis quelque temps, elle a bien remarqué que Hiroki, son fils aîné, semble cacher quelque chose… Très observatrice, elle devine sans mal qu’il est gay, mais ce dernier ne semble pas encore prêt à le lui dire. Alors en attendant, elle veille sur lui en silence, tout en cherchant à créer un foyer aimant et ouvert.

 

Colt Bingers

Le jour où sa femme fut assassinée, Colt jura de la venger. Pascal Jousselin et Lionel Chouin dévoilent ses aventures dans Colt Bingers l’insoumis. Délirant et drôle.

Fluide Glacial a eut la riche idée publier en intégrale les volumes de Colt Bingers ! Ce flic new-yorkais est dévasté : sa femme a été assassinée par un borgne unijambiste. Maigre indice ? Pas pour Colt qui décide d’enfourcher sa moto pour retrouver le meurtrier. Peu importe s’il doit écumer tous les États-Unis, il le retrouvera et se vengera !

Mais voilà, aussi bon flic soit-il, Colt échoue lamentablement dans sa quête / enquête. A chaque fois qu’il pense avoir découvert le bon borgne unijambiste, celui-ci s’avère ne pas être l’assassin. Et c’est ainsi à travers les 80 pages. Composée de petits chapitres d’une dizaine de pages, cette intégrale est un régal de lecture.

Pascal Jousselin (Imbattable, Chihuahua) et Lionel Chouin (Le tsar fou, Jean-Corentin Carré) rivalisent d’ingéniosité pour faire échouer Colt Bingers et nous faire rire.

Tel Clint Eastwood, aigri et vengeur, ce flic va de déboires en désillusions. Vraie parodie de films ou de séries policières américaines, Colt Bingers possède un charme fous par son ambiance 70’s / 80’s.

  • Colt Bingers l’insoumis (intégrale)
  • Scénariste : Pascal Jousselin
  • Dessinateur : Lionel Chouin
  • Editeur : Fluide Glacial
  • Prix : 12,90 €
  • Parution : 05 mai 2021
  • ISBN : 9791038200890

Résumé de l’éditeur : Colt Bingers, un flic dont les méthodes ont gardé quelque chose de la franche brutalité des pionniers, protège avec efficacité les rues de New York. Mais sa vie bascule dans l’horreur le jour où sa femme se fait sauvagement assassiner par un mystérieux borgne unijambiste. Ivre de douleur, Colt n’a plus qu’une idée en tête : venger la mort de la femme qu’il aimait. Dans l’immensité sauvage des Etats-Unis d’Amérique, c’est une traque à moto qui débute alors, une traque qui sera sans pitié…

Francis en vacances

Après quatre ans d’absence, le blaireau le plus célèbre de la bande dessinée est de retour et cette fois-ci, il est en vacances. Francis en vacances, de Claire et Jake, c’est drôle, c’est cinglant, c’est de l’humour noir et on aime !

Après sept volumes et 85 000 exemplaires vendus, le duo Claire (Bouilhac – La princesse de Clèves) et Jake (Raynal – La force de l’ordre) propose des strips hilarants avec leur blaireau préféré.

Pas besoin d’être grand voyant pour savoir que l’on va passer un excellent moment de lecture avec l’animal ! Francis, sa femme, ses enfants, Lucien ou sa femme, ils sont encore tous là pour nous faire marrer.

« Francis se promène dans la campagne… Hop »

Toutes les situations cocasses avec le blaireau démarrent ainsi. Il se balade et paf…  un truc lui tombe sur le coin du museau et alors les emmerdes volent en patrouille. Mais rien de mieux que de coucher avec la femme de Lucien ou de tuer ses propres enfants pour s’en sortir.

Prépubliées dans Fluide Glacial, les mésaventures de Francis  en vacances sont à l’image d’un (gros) blaireau, désarçonnantes, déconnantes, décalées mais ô combien amusantes !

  • Francis en vacances
  • Scénariste : Claire
  • Dessinateur : Jake
  • Editeur : Cornélius, collection Delphine
  • Prix : 8,50 €
  • Parution : 15 avril 2021
  • ISBN :  9782360811878

Résumé de l’éditeur : Longtemps attendu et réclamé par les fans, le huitième tome des aventures de Francis, le blaireau farceur, arrive enfin! Mais pour ceux qui n’auraient pas encore la chance de le connaître, qui est cet animal et à quoi occupe-t-il son existence champêtre? Francis, blaireau mâle de forte taille et de caractère impulsif, se promène dans la campagne. Parfois cherchant l’amour. Parfois sauvant le monde. De temps à autre, il veut mourir. Souvent, il rate sa vie où attrape des maladies. Ses différentes tribulations sont toutes réunies dans cette série instructive, qui a vu ses adeptes se multiplier comme des hamsters. Aujourd’hui, Francis revient et il a décidé de s’accorder des vacances bien méritées…

La cantoche 6

Voici le sixième volume de La cantoche, l’excellente série humoristique jeunesse signée Nob aux éditions BD Kids.

Délires à la cantine pourrait être le sous-titre de cette formidable série. Si La cantoche n’est pas uniquement le lieu des saynètes de Nob, l’environnement scolaire en général, l’est.

A travers des gag en une planche composée de 4 vignettes, le talentueux auteur de Mamette, Dad et Chihuahua rivalise d’imagination pour faire rire les jeunes lecteurs. C’est rafraîchissant, jamais moqueur, toujours doux et joyeux !

Aliments louches, répliques du cuisinier, pêche et poissons rectangulaires, bonbons, choux de Bruxelles ou épinards, tout est là pour faire sourire ou rire.

Prépublié dans J’aime lire, La cantoche met en scène des anonymes – il n’y a pas de héros récurrents, les personnages ne sont pas nommés – pour que les jeunes lecteurs s’identifient encore plus.

Encore un excellent opus de La cantoche !

  • La cantoche, tome 6 : Les pieds dans le plat
  • Auteur : Nob
  • Editeur : BD Kids
  • Parution : 12 mai 2021
  • Prix : 9.95 €
  • ISBN : 9791036325496

Résumé de l’éditeur : Pour la sixième année consécutive, Nob nous fait redécouvrir l’insouciance du temps de la cantoche. On rit, on rêve, on fait des batailles de purée et on essaye de négocier avec le chef… Mais on se pose aussi des questions sur l’avenir, sur notre planète, sur l’écologie et l’environnement. Et si on plantait un potager dans la cour ? Ou si on instaurait un menu végétarien ? Ça, ce serait drôlement chouette… surtout que les frites, tout le monde le sait, ce sont des légumes !

 

Sigrid T1 – Sur cette terre inconnue

Terre-neuve, autour de l’an 1000

Un bateau Viking gît sur les brisants d’une côte sauvage. Du haut de la falaise, un guerrier primitif (armé d’un arc et d’une lance) s’élance et atterrit sur le pont du drakkar.

Deux semaines plus tôt, sur les côtes du Groënland, la jeune Sigrid parle à son père de sa peur, car elle part  en raid Viking pour la première fois dès demain avec lui. L’expédition est organisée par son oncle Harvard. Le voyage pourrait commencer agréablement, si ce n’était la tension qu’engendre ce dernier, en ne jurant que par le dieu unique, contrairement au reste de l’équipage…

Sigrid 1 de Chauvel et Pion (Delcourt)

Sigrid : Nouvelle saga viking

La bande dessinée est le théâtre de papier de nombreuses sagas nordiques. Glissant vers le genre fantastique, Thorgal en est son plus célèbre représentant, mais il n’est pas le seul. Dans le registre réaliste, le très beau Asgard de Xavier Dorison et Ralph Meyer m’ont laissé un beau souvenir. On peut aussi citer L’exilé de Érik Kriek et Le Ravageur de Éric Corbeyran et Nicolas Bègue.
Avec Sigrid (c’est le prénom de l’héroïne), David Chauvel, scénariste aux très nombreuses séries fantastiques ou historiques (Wollodrin, 7 voleurs, Nuit Noire, Rails, Arthur, Les 5 Terres, Robilar ou le maître chat…) fait équipe avec le dessinateur Patrick Pion, formé dans l’atelier d’Alex Alice et Mathieu Lauffray pour nous offrir un nouveau diptyque du genre.

Des conflits internes et un dessin nerveux

David Chauvel reprend l’idée du raid viking ne met pas en scène de grandes batailles héroïques ou des dieux du Valhalla, mais d’hommes en proie à leurs démons intérieurs. Vengeance personnelle, acceptation de la différence et imposition de la religion du Dieu unique, autant de sujets que David Chauvel traite dans ce contexte de Raid Viking

Le trait nerveux et expressif de Patrick Pion met en scène cet univers rude. Moments tranquilles, chasse à l’ours, et bataille à coups d’armes blanches, il accompagne ce récit d’une mise-en-scène cinématographique.

Si vous êtes réceptifs à l’univers viking, cette nouvelle mini-série devrait vous parler.

Sigrid 1 de Chauvel et Pion (Delcourt)

  • Sigrid 1 – Sur cette Terre Inconnue
  • Auteur : David Chauvel
  • Dessinateur : Patrick Pion
  • Editeur : Delcourt
  • Prix : 15,50 €
  • Parution : 5 mai 2021
  • ISBN : 9782884714778

Résumé de l’éditeur : Sigrid est une jeune viking avide de parcourir le vaste monde… Lorsque son drakkar quitte le Groenland, pour le pays fraîchement colonisé du Markland, elle est loin d’imaginer ce qui va suivre… Une mystérieuse maladie qui décime l’équipage, une trahison qui la laisse à moitié morte et finalement, la rencontre avec un indien Béothuk, qui va changer son destin à jamais…

Esma

Esma, c’est un double meurtre, un merveilleux polar d’Iwan Lépingle, auteur d’Akkinen et Une île sur la Volga. Captivant !

Esma est une jeune immigrée turque privée de papiers par son employeuse qui abuse de son statut. Une nuit, tard, elle assiste au meurtre de sa patronne sans voir qui est le meurtrier. Apeurée, elle s’enfuit et part de réfugier chez Audrey.

Esma n’a qu’une seule chose en tête récupérer son passeport pour rejoindre Paris. Audrey, elle, veut résoudre le mystère pour que son amie retrouve sa liberté. Pour cela elles doivent trouver le ou les tueurs…

Iwan Lépingle nous offre une histoire à suspens et rebondissements tout en nuances de bleus au bord du Lac Léman. Il tire toutes les ficelles d’un bon polar et c’est tout simplement très efficace.

Au delà de ce récit où l’on découvre les aspérités des différents acteurs de page en page, l’auteur glisse en toile de fond des thèmes comme l’immigration, la privation de liberté et l’amour à sens unique. Le récit est bien mené sans que l’on puisse deviner le dénouement avant les toutes dernières pages.

Une intrigue efficace, un choix des couleurs judicieux et un lettrage très agréable vous feront passer un excellent moment en compagnie d’Esma, d’Audrey et de tous les personnages qui peuvent vous sembler coupables du début jusqu’à la fin.

  • Esma
  • Auteur : Iwan Lépingle
  • Éditeur : La Gouttière
  • Prix : 22,50 €
  • Parution : 05 mai 2021
  • ISBN : 9782377316618

Résumé de l’éditeur : Double meurtre à la villa Matsuo. La première fois qu’Audrey croise le regard d’Esma, par une chaude journée d’été, dans le domaine de milliardaires près de Genève dans lequel elles travaillent, une émotion forte et nouvelle lui enflamme le ventre. Alors quand la jeune Turque sans-papiers déboule chez elle au beau milieu de la nuit, dégoulinante des eaux noires du Léman, en lui disant que sa vedette de boss vient d’être noyée dans sa piscine par un mystérieux assassin, Audrey décide de la croire. Tandis que l’enquête policière rame, que les médias se délectent de cette affaire sordide, Audrey cache sa protégée dans les villas vides du domaine. Mais le meurtrier court toujours. Et si Audrey avait manqué de discernement ? Et si le meurtrier était… une meurtrière ?

Demain les chats

Demain les chats ou comment les félins doivent sauver les humains. Olivier Pog et Naïs Quin adaptent le très beau roman de Bernard Werber. Apocalyptique !

Les humains montrent parfois une très grande disposition à l’autodestruction. En quelques mois, Paris est ravagée, puis abandonnée par la plupart des femmes et des hommes qui ont pu fuir. Les autres sont cloîtrés chez eux la peur au ventre.

Les rats prolifèrent en profitant des décombres et de l’insalubrité. Ils prennent le pouvoir. De plus en plus nombreux, ils colonisent la capitale et leur nombre grandissant menace l’équilibre du monde. Bastet une chatte qui cherche à établir des communication inter-espèces et Pythagore un chat issu d’une expérimentation scientifique cherchent à sauver les chats et les hommes qui ont toujours eu un destin commun depuis la nuit des temps…

Demain les Chats est à l’origine un roman d’anticipation écrit par Bernard Werber et publié en octobre 2016 chez Albin Michel. Olivier Pog (Trappeurs de rien, Mulo) a réalisé l’adaptation et les dialogues alors que Naïs Quin s’est chargée des dessins et des couleurs.

Dès les premières pages, j’ai été totalement pris entre les griffes de ces chats et surtout de cette histoire. Je n’ai tout simplement pas pu m’arrêter tellement l’histoire est intelligente, forte et haletante. Mais ça ne s’arrête pas là, le dessin est parfaitement adapté au récit, vivant, expressif, sombre et parfois inquiétant. Le tout est saisissant.

Souvent on hésite, puis on est transporté et bien là c’est le cas avec Demain les chats qui se sert de l’histoire pour appuyer sur l’effet vraisemblable du récit. Je suis totalement séduit, sous le charme, envoûté, comme si Bastet était venue communiquer avec moi pour me convaincre.Vous l’avez compris cette lecture est un très gros coup de cœur !

  • Demain  les chats
  • Scénariste : Olivier Pog, d’après le roman de Bernard Werber
  • Dessinatrice : Naïs Quin
  • Editeur : Albin Michel
  • Prix : 18,90 €
  • Parution : 28 avril 2021
  • ISBN : 9782226449306

Résumé de l’éditeur : Après la guerre et l’épidémie, qui des chats ou des rats gagnera le pouvoir et le savoir des humains ? À Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui peut se brancher sur Internet grâce à une prise USB greffée au sommet de son crâne. Ces deux-là se rencontrent et se découvrent alors que le monde des humains s’embrase. Les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine… et éviter que l’effrayant Cambyse ne mène les rats à la conquête du monde. Après le succès de Demain les chats de Bernard Werber, Bastet et Pythagore s’incarnent en bande dessinée pour gagner la guerre contre la barbarie.

Un chouette été

Par un chouette été, trois souris se baignent dans une mare. Les voisins ne sont pas contents du bruit occasionné. Dav dévoile le troisième opus de Sous les arbres, Un chouette été. Encore un petit moment sympa de lecture !

Lorsqu’il fait chaud, le meilleur moyen de se rafraîchir est de plonger dans l’eau. Trois petites souris tentent l’expérience dans une mare au milieu d’une forêt. Mais le bruit gêne messieurs Crapaud et Hibou. Pire, ce dernier garde la balle des trois enfants…

Après l’automne avec M. Grumpf et l’hiver avec M. Renard, Dav propose sa vision animalière de l’été. Si le précédent album était sans texte, celui-ci retrouve quelques dialogues très courts pour rythmer l’histoire.

Conflits intergénérationnels, jeux d’enfant, âme d’enfant, timidité et soleil sont le cœur de ce nouveau très bel opus de Sous les arbres.

Toujours aussi visuel, ce tome ravira les jeunes lecteurs dès 5 ans. Aventure champêtre, Un chouette été est une belle parenthèse enchantée dans notre monde si abrupt. Et si un ballon pouvait relier les Hommes ?

  • Sous les arbres, tome 3 : Un chouette
  • Auteur : Dav
  • Éditeur : La Gouttière
  • Prix : 10.70 €
  • Parution : 14 mai 2021
  • ISBN : 9782357960206

Résumé de l’éditeur : C’est l’été, et les cris des enfants résonnent sous les arbres. Mais pour les autres animaux, le temps de l’enfance est loin, et peu d’entre eux s’en souviennent. Peut-être est-ce le moment de le retrouver ?

 

Arnold le genre de super-héros

Les supers pouvoirs de justiciers, c’est le bien commun de la famille d’Arnold. Mais ce dernier en est dépourvu. Heater Tekavec et Guillaume Perreault imaginent son désarroi dans Arnold le genre de super-héros.

Arnold est le membre d’une famille pas comme les autres. Tous ont un super pouvoir qui leur permet d’aider les gens en détresse. Force physique, vol rapide ou corps rebondissant, ces dons sont très utiles. Mais jusqu’à présent, le pauvre Arnold n’a pas encore découvert le sien. En attendant, il s’occupe du standard du bureau de la famille.

Un jour, le jeune garçon reçoit un appel de détresse, mais personne n’est disponible pour aller aider la victime. Arnold enfile alors le costume de son grand-père et se rend sur place…

A l’image du premier tome du Temps des mitaines dans lequel Arthur n’avait pas encore découvert son don surnaturel, Arnold le genre de super-héros puise aussi dans le genre super-héros pour parler d’enfance, d’adolescence, du passage de l’un à l’autre, de famille, d’entraide et de bienveillance.

Sans trop en dévoiler pour ne pas gâcher le plaisir de lecture, le pouvoir du jeune garçon va lui permettre de faire le bonheur autour de lui.

Très positif, ce récit fantastique lumineux d’Heather Tekavec aborde aussi le thème de la gentillesse. Si aujourd’hui cette qualité est galvaudé et vilipendé – il faut être fort – l’autrice le remet en lumière pour y donner toute sa grandeur.

La partie graphique de Guillaume Perreault est idéal pour porter cette belle valeur. L’auteur du Facteur de l’espace réalise de très belles planches au format carré. Son trait tout en rondeur apporte lui aussi cette chaleur à cette histoire si optimiste. Trouver sa place dans sa famille ou dans la société n’est jamais simple surtout lorsque l’on pense que l’on ne pourra aider personne ou laisser une trace.

  • Arnold, ce genre de super-héros
  • Scénariste : Heather Tekavec
  • Dessinateur : Guillaume Perreault
  • Editeur : La Pastèque
  • Prix : 14 €
  • Parution : 09 avril 2021
  • ISBN : 9782897771003

Résumé de l’éditeur : Bien qu’Arnold travaille dans l’entreprise familiale de super-héros, il n’est pas exactement un super-héros. Contrairement à tous ses proches, il n’a pas de super pouvoir. Tout le monde s’attend à ce qu’il apparaisse n’importe quel jour. Arnold pense que la seule chose dans laquelle il est doué est de prendre des messages téléphoniques. Puis, un jour, un appel d’une fille en détresse arrive au quartier général, et personne d’autre n’est là. Arnold doit répondre à l’appel…

 

Les sortilèges de Zora

Une sorcière au collège est le premier volume de nouvelle série Vents d’Ouest, Les sortilèges de Zora, signé Ariane Delrieu et Judith Peignen.

Zora n’en fait qu’à sa tête : comme elle est une sorcière, il est hors de question pour elle d’aller au collège. L’adolescente de 12 ans est coupée dans son élan par sa grand-mère qui lui noue ses tresses. Ces nattes lui enlèvent alors tous ses pouvoirs. Elle se résout, la mort dans l’âme, à aller en classe.

Accompagnée par Edgar sa corneille, elle entre au collège. Si ses camarades filles semblent désagréables, Louis l’accueille avec gentillesse. Les premiers jours sont délicats pour Zora

Une petite fille magicienne qui entre dans une école avec des enfants sans pouvoirs magiques n’est pas un postulat de départ très original. Nous l’avons déjà vu maintes fois en bande dessinée. Mais Judith Peignen arrive à renouveler un peu le genre en y apportant de l’humour, en caractérisant son héroïne avec justesse et en inventant des personnages secondaires très drôles (la grand-mère, ses deux amies mais également Louis ou les petites pestes).

Le fantastique du récit permet de faire un parallèle avec l’adolescence. Zora aimerait faire ce qu’elle a envie, s’amuser, utiliser ses pouvoirs mais l’autorité de sa grand-mère est un frein à cette recherche de liberté, comme à l’adolescence où certain.es aiment défier les adultes. La transmission et la différence sont aussi abordées dans Les sortilèges de Zora.

La partie graphique d’Ariane Delrieu est plutôt sympathique et réussie. L’autrice du Pass’temps réalisent des planches d’une belle modernité et assez équilibrées.

  • Les sortilèges de Zora, tome 1 : Une sorcière au collège
  • Scénariste : Judith Peignen
  • Dessinatrice : Ariane Delrieu
  • Editeur : Vents d’ouest
  • Prix : 11,50 €
  • Parution : 05 mai 2021
  • ISBN : 9782749309385

Résumé de l’éditeur : Premier tome d’un diptyque plein de sorcellerie, de tendresse et d’action ! Zora est une pétillante sorcière de 12 ans qui vit, avec sa grand-mère Babouchka, sur le toit d’un immeuble parisien. Victimes de la chasse aux sorcières, elles ont trouvé refuge dans une étrange maison, invisible aux yeux des Nonsorciers et entourée d’un immense jardin magique qui les protège de tous dangers. La vie pourrait être douce mais entre la jeune fille et son aïeul : c’est la guerre. Babouchka n’aspire qu’à une chose que sa petite fille ait une vie normale, une vie dans le monde des Nonsorciers. Zora refuse de céder, elle, ce qu’elle veut, c’est être une sorcière ! Partir à l’aventure, sauver le monde, avoir une existence survoltée pleine de monstres, de périls et de dangers ! Malheureusement, sa grand-mère use de ses pouvoirs pour l’envoyer, contre son gré, au collège du coin… Loin des sortilèges et des potions, Zora découvre les histoires d’amitié, le besoin d’indépendance, les moqueries des camarades, les élans amoureux. Mais ces nouvelles expériences ont un prix que Zora n’est pas prête à payer : la magie. Une attitude qui risque de mettre en danger toute la communauté des sorcières…En abordant avec délicatesse et humour les questions de la différence et de la transmission, Les sortilèges de Zora forme un récit merveilleux aussi attachant qu’intelligent.